Insidieusement et progressivement, les machines prennent de plus en plus de places dans le monde moderne, elles supplantent l'homme, dans de nombreux domaines....
Serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...
L'homme d'aujourd'hui est, sans cesse, confronté à des machines : les serveurs vocaux se multiplient dans l'administration : pour le moindre renseignement, on tombe sur une boîte vocale et on éprouve, parfois, des difficultés, quand il faut taper le bon numéro, pour trouver une réponse aux questions que l'on peut se poser.
L'achat de billets SNCF se fait désormais grâce à des machines : là encore, mieux vaut éviter les erreurs de réservation car les billets ne sont pas toujours remboursables...
Comment échapper à ce monde des machines ? Elles remplacent les humains dans de nombreux secteurs, elles les libèrent de gestes, parfois, répétitifs, mais elles créent ,aussi, inéluctablement, du chômage.
Avec les progrès de la robotique, on verra, bientôt, apparaître des voitures sans chauffeur, des autocars et des trains automatiques, peut-être même des avions.
Les chauffeurs de taxis, actuellement en concurrence avec les VTC sont-ils amenés à disparaître ?
De nombreux métiers risquent, ainsi, d'être impactés et affectés par toutes ces innovations technologiques.
Si les machines facilitent le travail des hommes, elles ont, aussi, des conséquences sur notre vie quotidienne, et sur les activités humaines.
Certaines machines sont incontestablement utiles, mais il ne faudrait pas qu'elles remplacent complètement les hommes : un monde automatisé à l'excès peut devenir inhumain et difficile à vivre.
Face à ces multiples mutations, il faudrait imaginer des solutions : il paraîtrait raisonnable d'envisager un partage du travail, dans les secteurs où les tâches sont trop lourdes...
Ainsi, les professeurs de français sont accablés de travail : préparation des cours, corrections des copies très pesantes, classes surchargées : pourquoi ne pas partager ce surcroît de travail ? On pourrait dire que cette solution coûterait trop cher à la collectivité : mais, en fait, on gagnerait en efficacité, car l'enseignement serait plus performant.
Il faut absolument rétablir des équilibres qui ont été perdus : le chômage est galopant, alors que certains salariés sont saturés de travail.
Des deux côtés, la dépression nous guette : burn out, désespérance, nos sociétés nous conduisent au pire.... vers des extrémités dangereuses et néfastes !
Quel est ce monde déséquilibré, absurde dans lequel nous sommes contraints de vivre ?
Il faut aussi rééquilibrer et modérer nos consommations : gaspillages, excès font partie de nos habitudes : ainsi, nos besoins en argent seraient régulés, nous pourrions travailler moins et partager ce travail qui devient si précieux.
Notre monde est bien celui de tous les déséquilibres, de tous les excès : il faut les refuser, accepter le partage, la modération.
Méden agan : rien de trop ! c'est, là, un proverbe grec à méditer ! Nous ne savons plus vivre dans l'harmonie, la simplicité, la juste mesure : nous perdons, même, le sens de la vraie vie.
Entourés de machines en tous genres, nous ne voyons plus l'essentiel : la nature, les plaisirs ordinaires, le monde qui nous entoure...
