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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:15
Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...

 

 


Les déclarations des hommes politiques se succèdent et apportent leur lot de surprises et d'étonnements : il y a quelques jours, c'était au tour de Bruno Le Maire de présenter sa candidature aux primaires de la droite, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Et depuis, le candidat Bruno Le Maire multiplie les déclarations auprès des médias : on a droit à un florilège de propos sidérants, mettant en évidence la fatuité et l'autosatisfaction de notre classe politique...

Bruno Le Maire a, d'abord, affirmé que son "intelligence (était) un obstacle" pour devenir président de la République, une trop grande intelligence constituant un handicap pour ce poste...

Puis, invité sur BFMTV, Bruno Le Maire est revenu sur ses propos et a précisé :
"J'ai une formation intellectuelle et j'ai cru pendant très longtemps, que parce qu'on comprenait un problème, on pouvait y apporter des solutions et que l'intelligence permettait d'apporter des solutions... Mais après avoir sillonné le pays et avoir rencontré des gens qui sont confrontés à des difficultés que je n'ai pas connues... il faut bien le constater : c'est une erreur de penser que l'intelligence, seule, peut apporter une réponse aux problèmes des gens. C'est le cœur, c'est le coeur qui permet de comprendre les problèmes et d'y apporter des solutions."

Intelligent, sensible aux difficultés que rencontrent les gens, Bruno Le Maire se présente, donc, comme un candidat rempli de qualités.

Pourtant, à n'en pas douter, il lui en manque  une qui paraît essentielle : la modestie et le sens de la mesure.

Les hommes politiques semblent, ainsi, avoir perdu le contact avec les réalités, et se comportent comme s'ils vivaient dans un monde virtuel, comme si les français pouvaient adhérer à de telles déclarations qui dérapent vers une outrecuidance et une suffisance, hors de propos.

Ces dérapages desservent ceux qui s'en rendent coupables : un homme politique n'est pas là, pour se livrer à un panégyrique personnel, non, il se doit de faire des propositions concrètes, apporter des solutions aux problèmes des gens.

Avec un peu de réalisme, les responsables politiques devraient prendre conscience que les déclarations d'intention ne suffisent plus, et que les français ne peuvent y souscrire.

Décidément, comme je le disais dans un article précédent, la modestie n'est plus une vertu de notre époque : elle a tendance à disparaître, d'autant que les hommes politiques n'en donnent guère l'exemple...

La modestie s'accompagne souvent de retenue, de raison et de réflexion...


De plus, l'intelligence n'est-elle pas, avant tout, une faculté de percevoir, de comprendre et d'appréhender les réactions des gens ?

En se déclarant trop intelligent, et plein de générosité, Bruno Le Maire suscite à la fois la raillerie et la suspicion...


 
La déclaration de Bruno Lemaire :

 http://www.ouest-france.fr/politique/les-republicains/bruno-le-maire-prefere-avoir-du-coeur-quetre-intelligent-4056091



Uu autre article : C'est un modeste

 

http://rosemar.over-blog.com/2016/02/c-est-un-modeste.html

 

Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:26
Pauvre Nadine !

 

 



Bon, c'est vrai, on connaît, depuis longtemps, les nombreuses gaffes de Nadine Morano, elle est assez coutumière du fait... Fidèle de Nicolas Sarkozy, la voilà écartée des prochaines élections régionales par son propre mentor.

Se réclamant du général De Gaulle, elle a parlé de la France comme "d'un pays de race blanche", ce qui a soulevé un tollé de réactions, déjà, sur le plateau de l'émission de France 2, On n'est pas couché....

Aussitôt, Nicolas Sarkozy a senti tout le danger d'une telle déclaration, lui qui a perdu les élections présidentielles, sans doute, pour avoir voulu trop se rapprocher des thèses extrémistes du Front National.

Bien sûr, les propos de Nadino Morano, datés, étaient d'une grande maladresse, inadaptés... mais, on perçoit dans son éviction, toute une stratégie qui se met en place, de la part de Nicolas Sarkozy.

Il s'agit de ne plus réitérer les erreurs du passé, et tout cela relève plus d'une stratégie électorale que d'une réelle conviction, semble-t-il...

Pauvre Nadine ! On en viendrait presque à la plaindre, parce qu'elle fait les frais d'une manoeuvre politique à l'intérieur même de son parti, mené par Nicolas Sarkozy.

La voici lâchée par son propre camp ! Et tout le monde lui tombe dessus ! Le pouvoir en place, les Républicains, les animateurs de l'émission On n'est pas couché...


Elle a persisté, signé et en a perdu la tête de la liste, Les Républicains pour le Grand Est. Nadine Morano s'est exprimée ce jeudi , lors du journal de 20 heures sur TF1, face à Gilles Bouleau, revenant sur la polémique qui, depuis plus de dix jours, agite la droite.

A cette occasion, elle a tout de même déclaré : "Je n'ai pas fait de lettre, mais si des Français ont été blessés, je m'en excuse auprès d'eux".

Là voilà, donc, sacrifiée pour des considérations électorales ! Et Nicolas Sarkozy ne sort pas grandi de cette éviction ! Bien au contraire !

On perçoit, là, une ruse politique, un changement de stratégie : à trop se mouler sur les idées du FN, le risque était de perdre pied, et les Républicains veulent se démarquer, pour ménager, sans doute, une partie de leur électorat.

On a l'impression que l'ancien président ne sait plus trop où se situer, il louvoie, sans cesse, entre des idées extrémistes à l'égard des migrants, des réfugiés, et des tentatives pour adoucir son discours.

L'éviction de Nadine Morano en dit long sur ces tiraillements et ces contradictions incessantes...

Il semble que Nicolas Sarkozy ne sait plus à quel saint se vouer, il alterne des attitudes contrastées, tel un homme aux abois, incapable de se tenir à une ligne politique.

Ainsi, il se discrédite complètement, en sacrifiant une fidèle admiratrice, tout simplement, pour des raisons de stratégie politique...

Pauvre Nadine ! Oui, on en viendrait, presque à la plaindre ! La voici transformée en victime expiatoire par son propre mentor !
"Je crois que Nicolas Sarkozy fait une faute politique majeure", a-t-elle affirmé.


Il semble que l'ex-président se retrouve, lui-même, en porte à faux avec certaines de ses positions antérieures,
N'oublions pas que Nicolas Sarkozy a une lourde part de responsabilité, dans la dérive droitière de son parti, et ce, sous l'influence d'un certain Patrick Buisson...

 

 

 

 


 

Pauvre Nadine !
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:54
Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...

Le voilà revenu, triomphant et superbe, après les élections départementales... Nicolas Sarkozy s'est livré à une déclaration où il affiche la victoire de la droite, lors de ces élections.


Il affirme ainsi : "Les français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement, le désaveu à l'égard du pouvoir est absolument sans appel... jamais, une majorité n'avait perdu autant de départements, jamais un pouvoir en place n'avait suscité une telle défiance et un tel rejet, au fond, jamais, une politique n'avait autant incarné l'échec à tous les niveaux... L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera."

Oui, la droite a remporté de nombreux départements, oui, la politique du gouvernement en place déçoit, oui, les français sont inquiets, notamment face à la montée du chômage...

Mais, ces élections locales sont-elles représentatives de l'ensemble de l'électorat ? Une fois de plus, c'est l'abstention qui triomphe, c'est l'abstention qui révèle une certaine méfiance des français à l'égard des hommes poltitiques...

Qui peut s'en satisfaire, qui évoque ce problème, alors qu'il mine notre "démocratie" ?

L'abstention atteint le taux impressionnant de plus de 50 % : la moitié des français n'ont pas voté !

"L'alternance est en marche", déclare Nicolas Sarkozy...

Mais qui souhaite encore cette alternance et peut-on parler d'alternance ? Nicolas Sarkozy a été évincé du pouvoir en 2012, lors des élections présidentielles : il avait, lui-même, échoué dans son action politique, à tous les niveaux : déficits, dépenses inconsidérées, une droite déchirée par
des conflits internes...

Et voilà qu'il ressort de sa boîte, pour faire des promesses qui paraissent bien illusoires...

"Nous mettrons fin aux dépenses publiques inutiles, nous maîtriserons les impôts, nous lutterons contre l'assistanat, nous donnerons toujours la priorité au développement économique, nous allons renforcer l'unité de notre famille politique... L'espoir renaît pour la France", a-t-il ajouté...

Ce discours très politique s'adresse à des militants convaincus, mais les français en ont assez d'entendre de vaines promesses.

Dans une déclaration, tout homme politique devrait prendre en compte le taux d'abstention et devrait le regretter...

Se targuer d'une victoire écrasante, en ces circonstances, est une fanfaronnade.

Nicolas Sarkozy a, lui aussi, déçu, lorsqu'il tenait les rênes du pouvoir, il avait, lui aussi, fait de vaines promesses...

Comment pourrait-il ne pas décevoir, à nouveau ?

Encore une fois, ces élections départementales sont révélatrices de l'état d'esprit des français : déçus par la droite, déçus par le parti socialiste, ils ne savent plus pour qui voter : dès lors, ils se mobilisent seulement, pour des élections où l'enj
eu est plus important...

"On a gagné ce deuxième tour", disent les responsables de la droite, mais, en fait, personne n'a réellement gagné : c'est l'absentéisme et ce sont les désillusions qui l'emportent, encore, dans ce scrutin...

Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...
Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...
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