"Comprendre le cadre de vérité trumpiste... et la question du langage est fondamentale, comme le montre Georges Orwell dans 1984... Sur la question du langage, ce que fait Trump, ainsi que quelques gourous de la technologie autour de lui, c'est la manipulation des définitions et des mots.
Quand il arrive, les gens autour de lui vont mener toute une campagne sur la fameuse liberté d'expression, sauf que, et ça c'est très orwellien, c'est la liberté d'expression tant que vous êtes d'accord avec moi... parce que si vous n'êtes plus d'accord avec moi, à ce moment là vous êtes invisibilisé, vous n'êtes plus visible sur les réseaux sociaux, et surtout, vous faites l'objet d'attaques, de raids numériques, de cyberharcèlement, d'intimidations, etc., ce dont j'ai fait l'objet en janvier dernier...
Les technologies des réseaux sociaux sont devenues aussi de masse et peuvent être transformées en milices..." explique Asma Mhalla lors d'une une émission de La Grande Librairie.
De fait, l'hostilité de Donald Trump à l'égard des journalistes n'est pas nouvelle. Il n'a eu de cesse au cours de son premier mandat de fustiger les médias, qu'il appelle "les fake news". Mais depuis qu'il a repris le pouvoir, il semble vouloir remodeler le paysage médiatique. Il s'est entouré des bonnes personnes pour le faire et rien ne semble pouvoir arrêter son entreprise de démolition. Les journalistes américains sont dans un état de sidération.
"Une purge brutale, annoncée par mail. Après s’être attaqué à l’éducation et à la science, Trump s’en prend aux médias. Le démantèlement de ces derniers se concrétise lorsque le personnel contractuel de la radio Voice of America (VOA) reçoit un mail, le samedi 15 mars, les informant que leur contrat prendrait fin au 31 mars, au lendemain de l’annonce de nouvelles coupes budgétaires par Donald Trump. Dans son viseur : les radios Voice of America, Radio Free Asia et d’autres médias publics financés par les États-Unis.
Des centaines d’emplois sont en jeu. De nombreux contractuels n’étant pas citoyens américains se retrouvent à présent face à la menace de voir leurs permis de séjour remis en cause. Les employés permanents de Voice of America, de leur côté, n’ont à ce jour pas reçu de notification formelle de licenciement.
Cette vague de licenciements s’inscrit dans la lignée d’une diabolisation des médias publics par le président états-unien, et plus largement des médias favorables au parti démocrate, comme CNN. Déjà, en novembre 2018, il avait accusé le journaliste de la chaîne d’information, Jim Acosta, de "rapporter des fake news", qualifiant la chaîne d’ennemi du peuple.
Si la radio publique internationale Voice of America, initialement financée par le gouvernement américain, se retrouve menacée par l’administration Trump, c’est précisément pour la couverture négative qu’elle fait d’elle. L’hostilité de VOA aux décisions prises par Trump et à ses valeurs lui a valu, à plusieurs reprises, un statut de "propagateur de fake news" de la part du président."
Donald Trump cible tout le paysage médiatique américain et aussi le monde des arts, celui de la muséologie, de la philanthropie, des cabinets d’avocats, des universités…
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https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/930030/ascension-ploutocratie-trumpiste
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