Fin septembre, début octobre, c'est, souvent, pour les profs, la fin de la lune de miel : les élèves commencent à s'enhardir, à percevoir les faiblesses de l'enseignant... la fatigue se fait sentir, la paresse s'installe...
Le début de l'année scolaire représente une découverte pour les profs comme pour les élèves, puis progressivement, l'enseignant interroge, note, sanctionne, tance, et le rêve s'évanouit.
Certains élèves prennent de mauvaises habitudes : retards, bavardages, travaux non rendus, insolence... et les tensions se multiplient.
La lune de miel est souvent de courte durée, surtout quand l'enseignant doit affronter des classes surchargées : jusqu'à 36 élèves... il est difficile, alors, de capter l'attention d'un public venu d'horizons divers, avec des centres d'intérêts différents.
Certains n'aiment pas les maths, d'autres exècrent la physique, ou encore le français ou l'histoire, certains n'aiment rien, et se retrouvent sur les bancs du lycée sans aucune motivation.
Dès lors, l'enseignant se retrouve bien en peine pour capter l'attention d'un auditoire diffus, déconcentré.
Et la suite de l'année scolaire représente un véritable marathon de longue haleine : succession de devoirs à préparer, à corriger, cours à revoir ou à organiser...
Ce n'est pas de tout repos, contrairement à ce que croient certains.
Parfois, les parents se croient autorisés à contester les décisions des profs, leurs notations, leurs méthodes pédagogiques.
Ainsi, les enseignants doivent non seulement supporter le comportement des élèves, mais aussi celui des parents qui n'hésitent plus à mettre leur grain de sel partout...
Enseigner devant 36 élèves, de nos jours, devient une tâche complexe : la déconcentration des élèves peut facilement intervenir dans des classes surchargées.
Impossible de séparer vraiment les bavards, d'isoler les contestataires, impossible de donner sans arrêt des punitions : l'enseignant y perdrait beaucoup de temps et d'énergie.
Par ailleurs, les élèves sont de plus en plus obnubilés par leur portable qu'ils ne quittent plus, et ils n'ont parfois qu'une hâte : sortir du cours pour consulter l'objet et découvrir des messages, des photos etc.
Il faut les voir, ces nouveaux élèves, se précipiter dans le couloir, le portable à la main.
Il faut les voir entrer en cours avec une seule pensée en tête : en ressortir le plus vite possible.
Bien sûr, toutes les classes ne sont pas aussi difficiles, mais on constate que, de plus en plus, l'attention se disperse et s'évanouit, justement à cette époque de l'année : début octobre...
Déjà ! Et pourtant, ce n'est que le début de l'année scolaire : on imagine les trésors de patience, de bonne volonté que doivent déployer les enseignants pour essayer de captiver l'attention de ces adolescents.
On imagine le marathon que représente une année scolaire : porter à bout de bras des classes diverses, parfois surchargées... leur inculquer des connaissances, un savoir-vivre, une envie de progresser et d'apprendre...








