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7 octobre 2026 3 07 /10 /octobre /2026 11:43
On cherche des profs...

On manque de professeurs : le problème n'est pas nouveau... depuis des années, le ministère peine à recruter des enseignants... Le métier n'est plus attractif : des réformes pédagogiques absurdes, un métier de plus en plus exigeant, avec toujours plus de tâches administratives, une pression des parents, un manque de perspectives, un manque de considération de la part de l'administration, des classes de plus en plus chargées...

 

"Parmi les attentes des lycéens, celle de retrouver un professeur devant chaque classe. En Seine-et-Marne, des élèves attendent un professeur de philosophie depuis la rentrée, alors qu'à Poitiers, un proviseur cherche lui-même des enseignants pour assurer les cours.

 

Devant ce lycée de Seine-et-Marne, les absences de professeurs sont la principale préoccupation. Jessica Mosnier s'inquiète pour son fils, qui passera le bac cette année. "Cette année en terminale, il n'a pas de prof de philo depuis la rentrée, et il ne sera pas remplacé de l'année a priori. On n'a aucune nouvelle de l'administration sur un remplacement ou pas de ce prof", explique-t-elle.

Eyden Houdeye-Pompouye, élève de terminale au lycée "La Tour des Dames" à Rozay-en-Brie en Seine-et-Marne, craint lui aussi pour ses notes aux examens : "Pour moi, c'est un sujet très compliqué parce que c'est quand même coefficient 8 au baccalauréat. Et avoir des difficultés dans cette épreuve, ça me coûterait sûrement le bac."

 

"Le professeur de mécanique n'a pas été remplacé depuis le début de l'année scolaire"
Les heures de cours perdues ne concernent pas seulement l'enseignement général. Dans un lycée professionnel à Poitiers, deux professeurs manquent depuis la rentrée, dont celui de mécanique automobile, un casse-tête pour Audrey Chanonat, proviseure au lycée Réaumur ( : "Le professeur de mécanique (...) n'a pas encore été remplacé depuis le début de l'année scolaire. Et c'est vrai que c'est problématique, parce que c'est la matière principale qui est enseignée à cette classe."

Problème : les candidatures sont encore plus rares que dans la filière générale. "Le vivier de remplacement, si j'utilise ce terme technique, est, évidemment, encore moins important. Et donc, c'est encore plus difficile de trouver des professeurs qui puissent se rendre disponibles", avance Audrey Chanonat.

Des recours grâce à des avocats...
En l'absence de professeurs, Kévin Villiers Eyraud, en deuxième année de maintenance automobile, se forme comme il peut avec des tutos sur Internet. 

Maître Joyce Pitcher, avocate, est le dernier recours pour les familles. En attaquant les rectorats, elle obtient des réparations financières : 10 euros par heure perdue, comme en juillet dernier. "Dans ce dossier, c'était 182 heures qui avaient été perdues par un élève de quatrième, qui a donc obtenu une indemnisation de 1 820 euros, en plus de 700 euros de frais de justice", détaille-t-elle.

 

D'après un rapport de l'Assemblée nationale, chaque année, les élèves du second degré perdent 20 millions d'heures d'enseignement, soit une heure de cours sur dix."

Une situation inadmissible...

 

De plus en plus d'enseignants renoncent à exercer ce métier et tentent de se reconvertir.

En dix ans, le nombre de départs volontaires dans l'enseignement a été multiplié par quatre. 

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/avoir-des-difficultes-dans-cette-epreuve-me-couterait-surement-le-bac-des-profs-non-remplaces-et-des-millions-d-heures-de-cours-perdues_8225731.html
 

https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/remplacement-des-professeurs-absents-edouard-geffray-promet-d-apporter-une-reponse-dans-les-huit-jours_8224645.html

 

Rappels :

 

https://rosemar.over-blog.com/article-l-education-nationale-cherche-des-enseignants-125450878.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2022/05/on-recrute-en-urgence-des-profs.html

 

On cherche des profs...
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30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 11:22
L'I A : une nouvelle incitation à la paresse...

 

Il y avait déjà les écrans, internet qui nous incitent à la paresse physique : nous passons de plus en plus de temps assis devant des écrans, immobiles, statiques.

Notre corps se ramollit, l'obésité nous guette...

 

"Aujourd'hui, l'adulte moyen passe 70% de sa vie assis ou allongé, complètement immobile : il bouge 30% de moins que ses pairs des année 1960. Quant aux enfants, ils passent 50% de leur temps libre (donc en dehors de l'école)... assis.

Or, toutes nos actions physiques ont une vertu libératrice fondamentale : elles sont la clé pour se dégager du ressassement et de l'esprit en boucle..." écrit Fabrice Midal dans son ouvrage  Empêcher que le monde ne se défasse.

 

Et voici qu'avec l'avènement de l'Intelligence Artificielle, c'est toute notre activité intellectuelle qui est menacée, ainsi que l'esprit de recherche...

L' I A, c'est une nouvelle incitation à la paresse : pourquoi réfléchir, pourquoi se fatiguer à chercher ? Il suffit de poser la question à une Intelligence Artificielle...

Rapidité, efficacité sont vantées de toutes parts...

 

Mais c'est ainsi que la pensée se délite et s'appauvrit...

Difficile, désormais, pour les enseignants de donner des devoirs à faire à la maison car l'I A est accessible à tous les élèves : pourtant, ces devoirs étaient l'occasion de faire des recherches, de réfléchir longuement sur des textes littéraires, par exemple...

 

Et la littérature elle-même est affectée par ce recours à l'I A : ainsi Thélyson Orélien plusieurs fois primé est suspecté d'avoir écrit son roman "C'était ça ou mourir" avec l' Intelligence Artificielle.

Une suspicion qui paraît crédible, d'autant que cet "auteur" s'est révélé coupable de nombreux plagiats dans ses oeuvres précédentes...

 

Et pourtant, le roman de Thélyson Orélien a été encensé par la critique et par de nombreux  auteurs présents notamment sur le plateau de la Grande Librairie : "Ce livre est un événement, ça n'a jamais été écrit avant, c'est la première fois avec une telle langue ! Quand il y a une langue, comme ça, une langue poétique pour dire l'indicible, alors la mort n'a pas le dernier mot. Il y a une scène, une traversée de forêt, c'est de la grande littérature ! il y a une vélocité du verbe, vous êtes un poète, ça se sent..." dit le romancier Yannick Haenel.

Rappelons ici l'origine et l'étymologie du mot "poète" : il vient d'un verbe grec "ποιεῖν, poiein", "créer, faire"...

Où est la création quand on fait appel à l'I A ?

 

Désormais, nous entrons dans l'ère de la suspicion : un monde où tout peut être faux, une image, un visage, une voix, une information, et même une oeuvre littéraire...

Vers quel abîme va l'humanité ?

 

 

 

 

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28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 12:21
Un film sur les profs : toutes les difficultés du métier...

 

J'ai vu récemment ce film intitulé Un métier sérieux, une comédie dramatique française écrite et réalisée par Thomas Lilti sortie en 2023.

Voici le synopsis :

"Benjamin Barrois (Vincent Lacoste), jeune doctorant, n'a pas réussi à obtenir de bourse d'études. Ayant besoin d'argent et sous la pression de son père (Bouli Lanners), il accepte un poste de professeur de mathématiques au collège Victor-Hugo en région parisienne, malgré son inexpérience. Sans avoir reçu de formation, il va découvrir un métier difficile au sein d'une institution en péril. Benjamin va cependant faire la connaissance d'un groupe d'enseignants avec lesquels il va tisser des liens étroits."

 

J'ai apprécié ce film car j'y ai retrouvé de nombreux aspects et difficultés que j'ai déjà moi-même rencontrés dans mon travail...

Par exemple, le matériel qui ne fonctionne pas : dans le film, une fenêtre bloquée, il est impossible de la fermer... pour ma part, c'était le chauffage en panne alors que j'avais cours dès 8 heures du matin dans une salle sous les toits...

J'ai osé signaler le problème à l'intendance... crime de lèse-majesté ! J'ai été très mal reçue... et je l'ai signalé à la direction. Peine perdue ! Toujours pas de chauffage en plein hiver...

 

"Certains élèves sont méchants", dit une jeune prof dans le film. Effectivement, en tant qu'enseignants, il nous arrive d'être confrontés à la méchanceté, l'acrimonie de certains élèves...

Est évoqué encore le "Pas de vagues" cher à l'administration alors qu'est envisagé un conseil de discipline pour un élève pénible.

 

Il y a aussi la scène avec l'inspectrice qui est terrible : l'enseignante inspectée se voit reprocher d'avoir commis un cours "assez ennuyeux", sans interaction avec les élèves. "Vous posez des questions et vous y répondez, il n'y a pas de souplesse, pas d'improvisation dans vos cours", dit l'inspectrice. Et elle rajoute : "Il vous faut un déclic, une prise de conscience, il n'est jamais trop tard pour s'améliorer !"

Et à l'issue de l'entretien, la prof est terrassée, au bord des larmes...

Une scène que j'ai vécue moi-même au cours de certaines inspections : "un cours trop directif, les élèves doivent découvrir le savoir par eux-mêmes" ! Voilà les nouvelles lubies des inspecteurs !

 

Et puis, la rencontre parents-professeurs est l'occasion d'un florilège de critiques : certains contestent ouvertement les notes, un autre ose dire : "Je ne comprends pas qu'on vous confie une classe de troisième. Vous êtes débutant."

J'ai connu moi aussi ce défilé de parents parfois critiques face à mon enseignement, mes méthodes, etc.

 

On entend encore dans ce film tous les clichés concernant les profs : 18 heures de cours, sécurité de l'emploi, quatre mois de vacances... en oubliant tout le travail que génère ce métier, préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rencontres avec les parents, tâches administratives diverses...

 

Alors bien sûr, le métier d'enseignant comporte aussi des moments de joie : des élèves réceptifs qui participent, qui s'intéressent aux cours, qui progressent, des parents qui vous remercient, des moments de complicité avec les élèves...

 

 

 

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 11:42
La solitude des professeurs est infinie...

Septembre, c'est l'heure de la rentrée scolaire, l'occasion d'évoquer "le plus beau métier du monde" : le métier de professeur... Ainsi Yannick Haenel était l'invité de l'émission La Grande Librairie pour son roman "La solitude des professeurs est infinie". Yannick Haenel a été lui-même professeur de lettres et il témoigne des difficultés de ce métier :

 

"Un prof s'est fait décapiter... aujourd'hui, c'est un métier dont on meurt...

Oui, c'est un métier qui est devenu dangereux... je me suis rendu compte à quel point les profs sont exposés, pas toujours à la mort, heureusement, mais c'est un métier où il n'y a pas de filtre, où on est là pendant des heures avec des impacts...

 

Quand ça ne va pas, c'est l'horreur : on sort d'une heure de cours, on y pense sans cesse. Quant ça va très bien, le problème, c'est que le cours d'après il peut être un peu pourri... et on se remet en question sans cesse.

 

Quand je m'y suis penché trente ans après, tous ces morts... il n'y a pas que Samuel Paty, on songe à Dominique Bernard et une femme s'est suicidée parce qu'on mettait en question sa sexualité. Des directrices d'école se sont pendues. 

 

Le corps enseignant, c'est devenu... pour moi, c'est la honte... cela dit l'abandon par l'Etat et l'abandon par l'Education Nationale, et c'est une honte pour un pays comme la France... le fait que les enseignants sont si mal.

 

Augustin Trapenard présente alors une archive avec Annie Ernaux qui a été enseignante elle aussi :

"C'est le plus beau métier du monde, oui, sauf que apparemment ça n'est pas récompensé, ça n'est pas considéré réellement comme le plus beau métier du monde... c'est un métier qui demande tellement d'investissement, tellement ! Je me souviens tout de même de mes premières impressions, le sentiment que je n'allais pas y arriver, alors que j'avais, à cette époque, reçu une formation, la formation des maîtres, elle est réduite à rien maintenant, presque rien, et maintenant, les professeurs... on leur demande tout, et au fond, on leur donne pas grand chose..."

 

Et Yannick Haenel commente :

"Ce qu'elle dit est très juste, il n'y a pas de rétribution, c'est un métier où on ne sait jamais si on a bien fait, c'est la chose un peu tragique, mais très belle au fond, un peu mélancolique du métier de professeur. On ne sait pas si la transmission a eu lieu, on ne sait pas si un cours est réussi ou si c'est un échec.

Et on est constamment en train d'essayer de bien faire. Moi, franchement, je n'ai rencontré que des professeurs qui essayaient sans cesse de bien faire.

 

Alors, ce qui est vrai, c'est qu'on n'est pas bien récompensé... Mais que les élèves ne nous disent pas en sortant de cours : "Ah Monsieur, ç' a été génial", c'est normal, ils ne vont pas commencer à nous mettre des notes...

Mais c'est aussi la beauté belle et terrible de ce métier...

 

A une époque où le langage est appauvri, où l'organisation de l'appauvrissement du langage s'accélère planétairement, l'école, c'est encore un lieu où on est là avec des petits textes, et les élèves qu'ils écoutent ou qu'ils écoutent moins, qu'ils s'enthousiasment ou pas, qu'ils s'ennuient, ils s'occupent pendant des heures de textes..."

 

Je peux témoigner de cette infinie solitude des professeurs : en cas de problème, l'administration ferme souvent les yeux, surtout pas de vagues... les enseignants sont aussi de plus en plus mis en concurrence entre eux, par exemple lors des journées portes ouvertes, c'est déplorable.

 

 

Source : à 42 minutes, 21 secondes

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-19/8751315-speciale-rentree-litteraire.html#about-section

 

 

 

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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 11:43
Adieu Monsieur le professeur...

Un bel hommage aux professeurs dans cette magnifique chanson interprétée par Hugues Aufray...

Dès le début, on voit les "enfants qui font une farandole", une danse pour célébrer leur enseignant et son départ à la retraite. Et malgré cette ambiance de fête, c'est l'émotion qui domine pour celui qui est au centre de la fête :

"Et le vieux maître est tout ému"

Et c'est comme si l'on entrait dans les pensées du personnage qui nous paraît ainsi particulièrement proche de nous et touchant :

"Demain il va quitter sa chère école
Sur cette estrade il ne montera plus"

C'est ce que suggèrent bien l'adverbe de temps "demain" et le déictique "cette estrade".

On perçoit aussi dans ces mots toute l'affectivité d'un maître pour son école, et le caractère inéluctable de son départ prochain, avec l'emploi du futur et de la négation.

 

Et le refrain comme entonné par les élèves nous fait entendre leurs voix :

"Adieu monsieur le professeur
On ne vous oubliera jamais"

Le vocabulaire exprime alors respect, tendresse, affectivité avec les expressions " au fond de notre coeur", "combien on vous aimait".

Le souvenir indélébile que laissera le professeur est la meilleure des récompenses, le plus beau des cadeaux...

L'offrande de "quelques fleurs" vient s'ajouter à ces propos réconfortants.

 

Et voici le maître "seul dans la classe", et c'est dans cette solitude que s'exprime sa peine avec pudeur, retenue et modestie :

"Une larme est tombée sur sa main
Seul dans la classe il s'est assis"

Et le maître de se remémorer tous les "gamins qu'il a vus défiler, qu'il a aimés tout au long de sa vie". On perçoit là tout l'investissement que requiert l'enseignement : un métier prenant, une vocation...

 

Dans le dernier couplet, on assiste à la remise des prix de fin d'année, une cérémonie avec des discours, et les enfants réunis "sous le préau" sont prêts à chanter : le refrain revient alors, comme un adieu émouvant empreint de reconnaissance et de gratitude :

"Adieu monsieur le professeur
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre coeur
Ces mots sont écrits à la craie"

 

On aime la simplicité de cet hommage, sa valeur universelle, la mélancolie qui en émane, on y retrouve l'ambiance d'une école  d'autrefois avec des détails comme "la craie, l'estrade, le préau, les beaux prix remis aux élèves." Nous gardons tous ainsi en mémoire le souvenir de professeurs qui nous ont tant apporté.

 

La mélodie douce restitue harmonie, émotion, bonheur...

 

Pour mémoire :

 

"Adieu monsieur le professeur est une chanson écrite par Vline Buggy et Hugues Aufray, composée par Jean-Pierre Bourtayre et interprétée par Hugues Aufray. Elle sort en 45 tours en 1968.

La source d'inspiration de la chanson est le départ à la retraite de l'instituteur de la fille d'Hugues Aufray."

 

Les paroles :

https://www.paroles.cc/chanson,adieu-monsieur-le-professeur,14618

 

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 09:54
L' IA claude a visité mon blog... les IA sont partout !

Les IA sont partout... J'avais déjà reçu les visites de l'IA ChatGPT sur mon blog, à dix reprises... Et, en regardant les statistiques de mon blog ces jours-ci, j'ai constaté que l'IA Claude avait aussi visité mon blog à quatre reprises...

Par curiosité, je suis donc allée interroger l'IA sur mon blog... question posée : est-ce que le blog de rosemar est intéressant ?

Réponse :

Le blog de rosemar 
rosemar.over-blog.com
 est un blog littéraire et culturel francophone qui mêle poésie, réflexions sur l'actualité, récits de voyages en Provence, et découvertes patrimoniales (art romain, châteaux, villages provençaux, musique classique…).

Points forts :

Contenu varié : culture, histoire, nature, musique
Écriture soignée, ton personnel
Belles évocations de la Provence et du patrimoine
À considérer :

Style plutôt contemplatif et littéraire — plaira surtout aux amateurs de ce registre
Certains billets abordent l'actualité politique avec un point de vue marqué
Si tu aimes la poésie, les escapades culturelles et un regard sensible sur le quotidien, ça peut valoir le détour. Si tu cherches quelque chose de plus dynamique ou spécialisé, ce n'est peut-être pas le format idéal.

 

Des commentaires plutôt élogieux sur le contenu et le style du blog !

Ceci dit, force est de constater que les IA fouinent partout et deviennent envahissantes...

De plus en plus de gens les utilisent au risque de tomber dans la facilité, la passivité, la paresse, le renoncement à tout effort. C'est déjà le cas, hélas, pour nombre d'élèves qui n'hésitent pas à utiliser les IA pour rédiger leurs devoirs. Dès lors, les enseignants ne peuvent plus donner de devoirs faits à la maison, voulant éviter toute tricherie.

De plus, comme le souligne Gaultier Bès dans son ouvrage La vie machinale, "la personnification des robots va bon train. On leur donne des petits noms, "Claude", ou "Alexa", on les tutoie, on leur donne du "s'il te plaît" et du "merci". L'humanisation des IA, c'est notre infantilisation. Nous finissons par oublier qu'il y a un truc, que c'est une machine, non une personne- un peu comme un vieillard qui voudrait déshériter ses enfants au profit de la photo de son chat défunt."

Les IA sont partout, elles sont même utilisées lors de conflits : une école de filles a été bombardée à Minab en Iran, faisant de nombreuses victimes, des enfants pour la plupart. Donald Trump a d'abord nié le rôle des Américains, mais les images ont bien montré que c'était une frappe américaine...

Il pourrait s'agir d'une erreur à cause de l'IA...

 "Une source anonyme au sein du département américain de la Justice, citée dans The Wall Street Journal, indique que le programme d’IA utilisé par l’armée américaine pourrait s’être appuyé sur des renseignements archivés trop anciens, confondant ainsi l’école et un ancien bâtiment militaire."

 

 

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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 12:05
Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...

 

Le ministère peine à recruter des enseignants, une catégorie professionnelle déconsidérée, sous payée, méprisée. 

 L'éducation est en détresse depuis des années : nivellement par le bas, diminution des exigences, suppression des difficultés, orthographe, grammaire négligées, alors que l'enseignement de la langue est essentiel.

Et en ce début d'année scolaire, la situation se dégrade encore...

"Dans un contexte politique incertain où l'actuelle ministre de l'Education nationale ne sait pas encore si elle sera reconduite dans ses fonctions, le principal syndicat des chefs d'établissement a tenu une conférence de presse de rentrée deux semaines après la reprise des cours.

 

Enquête à l'appui, le syndicat alerte : les économies à l'oeuvre dans l'Education nationale et la réduction de nombreuses dotations scolaires ont un effet immédiat sur la rentrée et sur les conditions de travail qui se dégradent aussi bien pour les élèves que pour les enseignants...

 

Une rentrée marquée par un manque de moyens humains, tout d'abord : il manque au moins un enseignant dans 60% des collèges et des lycées, un chiffre encore plus important en filières professionnelles.

Un manque de moyens financiers aussi puisque le ministère n'a pas attendu le prochain budget pour commencer à effectuer des coupes, comme par exemple pour le pacte qui permet de financer les remplacements de courte durée ou bien l'aide aux devoirs...

Ce qui a des conséquences financières pour les enseignants mais aussi pédagogiques pour les élèves.

 

Le proviseur du lycée Buffon à Paris explique : "Ce sont les heures supplémentaires qu'on attribue aux établissements, ce sont les indemnités diverses, c'est le pacte qui a baissé et c'est depuis hier et aujourd'hui l'enveloppe du pass culture qui arrive dans les établissements et qui ont très largement baissé malheureusement, comme on pouvait s'y attendre... Tout cela va dans le même sens : la réduction des moyens et des marges d'autonomie attribués aux établissements qui vont nous empêcher de financer des projets, des sorties ou des actions de type soutien scolaire, par exemple, et c'est évidemment fort regrettable."

 

Enfin, l'enquête nous révèle que seul un collège sur dix applique vraiment l'interdiction des téléphones portables, comme le souhaitait Elisabeth Borne, avec la mise en place de casiers ou de pochettes... un choix qu'assument les chefs d'établissement qui rappellent à la ministre ne pas avoir les moyens pour mettre en place une telle mesure... et qui précisent aussi que, de manière générale, les élèves respectent plutôt bien la règle..." sauf quand ils ne la respectent pas...

 

Source :

 

11 minutes 40

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h

Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...
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10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 09:51
Quand la big tech investit l'école...

"Les écrans et leur impact sur les plus jeunes... On connaît de plus en plus les effets négatifs de l'addiction aux écrans.

On connaît beaucoup moins la stratégie de l'industrie numérique... une stratégie pour faire rentrer à tout prix les écrans dans les écoles.

Des start-up bénéficient de millions d'euros de subventions publiques pour développer des applications, des logiciels pour l'école, parmi lesquels Didask. En 2015, l'entreprise décroche un appel d'offre pour créer une plateforme pour les enseignants.

Et pour cela, l'état a déboursé près d'un million d'euros. Mais la plateforme n'a jamais été mise à disposition de l'Education nationale. L'argent a surtout permis de développer des formations en ligne vendues à des entreprises privées.

Aucune plateforme donc pour l'Education nationale et pourtant la start-up a de nouveau remporté un nouvel appel d'offres publiques en 2023 cette fois de 7 millions d'euros de subventions publiques qui profitent à des entreprises de la tech mais aussi à des laboratoires universitaires censés garantir l'efficacité des outils numériques, des laboratoires, en fait, proches eux-mêmes de géants de la tech comme Facebook et Google et aussi Microsoft.

Un autre projet visant à créer une application pour aider les élèves à écrire, Kaligo, un projet officiellement porté par une petite entreprise bretonne qui a en réalité pour partenaire Microsoft.

Pour développer cette application, l'état au total a dépensé plus de 6 millions d'euros et mille élèves de maternelle ont été testés en présence d'ingénieurs dans des salles mises à disposition par Microsoft pour faire des exercices.

"Dans ces exercices, on leur proposait de tracer des lettres, cela permettait aussi de prendre des empreintes pour améliorer les moteurs d'intelligence. A partir de ces travaux, on a continué à améliorer les moteurs d'IA." explique celui qui est à l'origine du projet.

Dans les documents d'appel à projet, on découvre aussi que les tests menés sur les enfants dans la salle Microsoft ne visaient pas seulement à créer une application pour aider les élèves mais aussi à comprendre "comment capter leur attention et comment améliorer les outils industriels."

Un extrait de ces documents : "La diffusion de la solution doit générer progressivement un taux d'équipement des écoles en tablettes. Les années d'expérimentation doivent également permettre aux constructeurs de développer ou d'affiner leur gamme de produits dédiés à l'éducation. Elles permettront également de tester de nouveaux produits répondant aux exigences de l'Education nationale : tablettes robustes, coques de protection, stylets ergonomiques, charriots de rangement et de chargement."

Finalement, l'application Kaligo est surtout commercialisée à l'étranger. Microsoft confirme avoir été partenaire technologique mais assure que les données ont été captées uniquement par la start-up.

Des géants de la tech derrière de plus petites entreprises pour faire entrer les tablettes dans les écoles : cette stratégie ne surprend pas...

"Ce secteur déploie les formes les plus agressives et les plus manipulatrices de lobbying. Nous avons montré qu'ils passent par des fonds d'investissement derrière lesquels on trouve la Big Tech, et souvent, pour avoir une bonne image, ces fonds représentent de plus petites entreprises, des start-up mais les messages que portent ces start-up, ce sont ceux des lobbies de la Big Tech comme Google ou Meta." dit un spécialiste.

"Christophe Cailleaux, responsable du groupe numérique du Snes-FSU met en garde : "D'un côté le gouvernement dit qu'il faut protéger les enfants des écrans, mais d'un autre il subventionne le développement des outils numériques à l'école. Il y a des enjeux financiers parce que c’est de l’argent public investi dans des solutions privées, mais aussi des enjeux cognitifs pour les élèves, et en termes de liberté, de surveillance des données...Avec l'intelligence artificielle, c’est une évolution fulgurante, et en tant que responsables des générations futures, nous avons la responsabilité de dire stop. Il faut faire pause".

 

16 minutes, 4 secondes

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/l-iran-promet-les-portes-de-l-enfer-a-israel-3282860

 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-14-juin-2025-7569333

Quand la big tech investit l'école...
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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 11:51
L'obsolescence au coeur de nos sociétés...

 

J'ai eu récemment un problème avec mon ordinateur : à l'ouverture, un panneau s'affichait avec un message en anglais me signalant un ventilateur défectueux, encrassé, et me mettant en garde contre une panne totale si aucune réparation n'était effectuée...

Un ordinateur acheté il y a seulement quatre ans !  Et déjà un problème important...

Evidemment, j'ai fait appel à un dépanneur informatique qui a pu changer le ventilateur défectueux... j'ai eu alors la curiosité de demander la durée de garantie de ce nouveau ventilateur...

Et la réponse fut pour le moins surprenante : "Trois mois" !

 

Acheter, jeter, racheter... nous vivons dans des sociétés de consommation, de surconsommation même...

De plus en plus, les produits qu'on nous propose sont fragiles, ils ne sont pas faits pour durer mais pour être remplacés rapidement...

Il m'est même arrivé d'acheter un poulet immangeable tellement son goût était franchement mauvais !

Et même les programmes de l'Education nationale deviennent rapidement obsolètes, au gré des changements de gouvernements et de ministres ! Quel gâchis ! Aucune constance, aucune perspective d'avenir...

 

Dans le roman Le meilleur des Mondes, Aldous Huxley décrivait le caractère totalitaire et liberticide d'un système fondé sur les exigences de la production : la population était bercée dans son sommeil par les slogans : "Mieux vaut finir qu'entretenir", "Les vieux habits sont affreux. Nous jetons toujours les vieux habits", "Plus on reprise, moins on se grise".

Et si on regarde la mode vestimentaire, on voit qu'elle est fondée sur les nouveautés permanentes, quitte à faire dans le moche... on voit de plus en plus des jeans larges, troués, des imprimés léopard, des pulls très courts...

La mode est un domaine où l'obsolescence est particulièrement présente :

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! 

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique et dangereuse pour l'environnement.

 

"Et il existe plusieurs types d’obsolescences programmées :

L’obsolescence psychologique qui désigne l’obsolescence par effet de mode : le consommateur remplace le produit passé de mode ou ne répondant plus à ses demandes d’innovation (design, fonctionnalités …).
L’obsolescence fonctionnelle : le produit arrête de fonctionner ou ne peut plus remplir sa fonction première du fait d’un défaut technique.
L’obsolescence indirecte : le produit n’est plus utilisable à cause d’un produit associé qui ne fonctionne plus et qui n’est ni réparable ni remplaçable, par exemple : un chargeur de téléphone qui n'est plus commercialisé. 
L’obsolescence de service après-vente : il s’agit d’un produit qui ne peut pas être réparé par le fabricant, car il n’y a pas de service après-vente à cet effet, et il coûterait plus cher à faire réparer qu’à renouveler."

"La production de produits avec obsolescence programmée engendre ainsi des pollutions et des coûts importants qui ne sont nécessaires que pour la pérennité des entreprises qui les produisent. Mais cela a également des implications sociales, en termes d’emplois dans les réseaux de réparations par exemple ou d’inégalités sociales."

 

Ainsi nos sociétés nous conduisent à une surconsommation dommageable pour la planète, et au bout du compte dommageable pour l'homme lui-même...

Comment contourner ce problème ? Difficile d'échapper à l'obsolescence dans un monde de technicité croissante, dans un monde où le changement devient une loi universelle...

 

 

Source : 

https://www.novethic.fr/lexique/detail/obsolescence-programmee.html

 

 

 

L'obsolescence au coeur de nos sociétés...
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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 09:44
Le cauchemar de l'IA...

 

Eric Sadin, philosophe, spécialiste du monde numérique était l'invité d'Alain Finkielkraut, lors de l'émission Répliques du samedi 22 mars 2025, il nous met en garde contre l'avènement de l'intelligence artificielle : 

"Nous vivons un moment de gravité, d'une extrême gravité : peut-être commençons nous à le voir, et nous le verrons de plus en plus... et je dois relever que les premiers jours de décembre 2022, au lieu de nous interroger sur ce qui se jouait, c'est à dire ce tournant intellectuel et créatif, selon lequel des systèmes vont désormais assurer des tâches qui mobilisent jusque là nos facultés les plus fondamentales, au lieu de nous interroger sur la gravité, et de faire toute une série de séminaires, de chantiers de travail à toutes les échelles de la société, qu'est ce qui s'est passé ?

Les jours qui ont suivi, les semaines qui ont suivi, j'ai observé cela... Les gens ont sauté sur ces outils à pieds joints en disant : "Mais, c'est cool ! C'est cool, ChatGPT !"

Mais la première question : plutôt que de les utiliser comme ça de manière si impulsive et très irresponsable... la première question que nous aurions dû nous poser, la question la plus fondamentale, c'est la question qui va venir d'ici deux, trois ans. Et on commence à me dire qu'elle est déjà posée, cette question...

C'est celle qui va être posée par nos enfants et petits enfants, la voit-on cette question de nos enfants qui vont nous dire : "Papa, maman, mais pourquoi moi je vais à l'école ? Si des systèmes, sur une simple instruction de ma part, vont écrire, pourquoi ai-je besoin d'apprendre la grammaire, l'orthographe, les grands textes ?"

Déjà ils sont sur des écrans et sur TikTok du matin au soir, alors vous pensez que déjà si on est dans cet environnement, si des systèmes écrivent à notre place, ils ne vont pas se gêner...

Mais non ! Cette question, nous ne nous la sommes pas posée. Et pourquoi ?

Parce que l'utilitarisme qui est à l'oeuvre depuis un siècle et demi dans nos sociétés est tellement devenu la norme qu'il a fini par infiltrer nos cervelles très malades et très paresseuses... c'est à dire que chacun n'a vu que le midi de ses intérêts à sa porte sans voir l'étendue des conséquences civilisationnelles.

Et ces conséquences civilisationnelles sont gigantesques, et on le verra semaine après semaine, mois après mois et année après année...

Il y a une inertie. Nous n'arrivons pas à travailler à une bonne administration de la vitesse, parce qu'il y a une telle vitesse des développements technologiques qui sont mus par qui ? On en arrive à une représentation générale qui voudrait que les développements technologiques, en gros, c'est un projet de société. Mais nullement ! un projet de société, c'est contradictoire, c'est pluriel... A quoi a-t-on affaire ? A des personnes qui, au seul nom du profit, d'une vision du monde extrêmement réductionniste qui veut que les systèmes, à terme, vont mieux réaliser toute une série de tâches que nous réalisons tellement mal, vous et moi, n'est-ce pas, depuis la nuit des temps... ce monde de la tech, ce monde de l'industrie, il ne s'agit pas de dénoncer seulement leurs attitudes, il s'agit de voir l'éthos qui les anime : des ambitions et des intérêts privés. Cela s'impose, et que fait la société ?

La société est bien trop passive ou alors elle entérine les choses comme relevant de phénomènes quasi naturels.

Avec l'IA, c'est un pseudo langage, un langage nécrosé de la mort, un langage schématisé, statistique, mathématisé qui produit ce qui doit avoir lieu, c'est à dire l'opposé absolu de la façon dont nous, nous utilisons le langage, fondé sur l'association et l'indétermination alors que là c'est un langage probabiliste, c'est un langage de la mort qui advient ! Et il va devenir majoritaire et des gamins et des foules d'individus vont utiliser ces outils de la mort ! des outils du renoncement à nous-mêmes."

Eric Sadin dénonce aussi les usages d'encadrement de l' action humaine :" Il suffit d'aller dans un entrepôt Amazon de logistique, le e-commerce, voir comment il y a des modalités de management totalement inhumaines qui sont à l'oeuvre... des capteurs sous forme de smartphones et de tablettes dont sont équipés les manufacturiers et des systèmes d'IA qui interprètent leur localisation, leur niveau de performance et qui leur envoient des signaux pour aller chercher tel article dans telle armoire, pour les déposer à telle vitesse dans telle palette, réduisant ainsi des humains à des robots."

Pourtant, bien sûr, pour certains usages, Eric Sadin dit qu'il faut reconnaître les bienfaits de l'IA dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, surtout, car remplacer des médecins par des machines c'est courir le risque de couper les liens sociaux, les contacts humains qui sont déjà détériorés.

 

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/reves-et-cauchemars-de-l-intelligence-artificielle-8319338

 

 

 

Le cauchemar de l'IA...
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