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10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 12:00
Voyage musical au Brésil...

Un joli moment de musique rythmée, dansante, qui nous fait voyager vers les rives du Brésil...

Un concert de musique Brésilienne pour ouvrir la saison des Jeudis de Nîmes : aux commandes, un musicien Brésilien Cristiano NASCIMENTO, entouré de Claire LUZI à la mandoline, Raquel FREITAS au piano et au mélodica, Damien FADAT à la flûte, et Icaro KAI au pandeiro...

Autour de la guitare à 7 cordes de Cristiano Nascimento, une flûte et une mandoline se disputent la mélodie, soutenues ou chahutées par le mélodica et le pandeiro : c'est le choro qui débarque, joyeux et virtuose !

A la fois familier et exotique, dansant et sentimental, le choro est une musique brésilienne populaire née à la fin du XIXème siècle... c'est la première musique instrumentale jouée au Brésil, et elle se transmet souvent oralement.

Quelques explications :

"Le choro aussi appelé aussi chorinho (petit pleur), est un genre de musique populaire et instrumentale, ayant émergé au XIXe siècle à Rio de Janeiro, au Brésil. Le choro a un rythme rapide et des tonalités plutôt joyeuses, malgré son nom. Il est caractérisé par les variations et l'improvisation autour de la mélodie, les nombreuses syncopes et contrepoints.

Au Brésil, le choro est souvent pratiqué lors de rodas (cercle en portugais) qui peuvent se tenir chez des particuliers, dans des bars, sur des places publiques. Les musiciens jouent en cercle et le public prend place autour, pour écouter et danser. Le choro est aussi joué dans de nombreux pays du monde. De nombreux Clubs de Choro se sont notamment créés en Europe."

Quelques mots sur les instruments :

"Le mélodica est un instrument de musique à vent, plus précisément à anches libres. Il s'apparente dans son mode de fonctionnement à un harmonica, mais à la différence de celui-ci, il comporte un clavier, qui peut avoir une portée d'une octave et demie à trois octaves. Le son est obtenu en soufflant dans l'embouchure de l'instrument, située sur le côté du clavier. La pression d'une touche permet alors à l'air de passer à travers l'anche correspondante et d'obtenir une note."

 

"Le pandeiro est un tambourin d'environ 25 à environ 30 cm de diamètre avec une ou, plus rarement, deux rangées de cymbalettes. La fabrication traditionnelle monte une peau de cuir fin sur un anneau en bois. Depuis de nombreuses années, des vis agissant sur un anneau en tôle d'acier assurent la tension de la membrane. Des instruments modernes ont un corps en matière plastique ; une membrane synthétique rend la sonorité indépendante de la température ambiante et de l'humidité, au prix d'une modification du timbre.

La sonorité idéale se traduit par un ton chaud ainsi que par un son sec et cristallin pour les cymbales. Un bon pandeiro reproduit tous les sons de la section de percussions."

 

On est d'abord charmé par ce morceau : Le Bal des Emigrés, joyeux, entraînant, rythmé par les voix des musiciens à la fin.

 

On se laisse ensuite bercer par cet extrait Rui Chorando, Rue qui pleure, un air empli de douce mélancolie...

 

Encore un air empli de vivacité, de rythme, avec ce Gaúcho ou Corta Jaca qui est le tango brésilien composé par Chiquinha Gonzaga , sa chanson la plus enregistrée. 

Intitulée à l'origine "Gaucho" , la chanson portait le sous-titre "Dança do Corta-jaca" . Finalement, « Corta jaca » est devenu le titre le plus connu. La danse en question est une danse traditionnelle brésilienne, caractérisée par des pirouettes individuelles énergiques, des mouvements gymniques et un jeu de jambes percussif.

 

D'autres musiques encore pour ce concert mais je n'ai pas pu, hélas, les retrouver sur internet...

 

Quel bonheur on percevait dans l'interprétation de tous ces airs de musique ! Bonheur du partage et de l'amour de l'art musical... Merci aux musiciens pour ce délicieux moment de détente et de rêves brésiliens...

 

 

 

 

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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 12:30
Tu es romantica...

Une belle chanson d'amour en forme de déclaration : Romantica... 

 

Dès le début, le tutoiement restitue une familiarité, une intimité et nous fait entendre un discours direct adressé à celui qu'on aime, un discours direct qui nous fait entrer dans les pensées et l'intimité de la narratrice...

Et celle-ci d'affirmer la singularité de son amoureux, un être empli de mystère, fascinant, à part :

"Tu es étrange, tu n'en laisses rien paraître
Et nul ne peut te connaître"

 

Une énigme, comme le suggèrent la répétition insistante de cette expression : "Tu es étrange" et cette remarque : "jamais tes yeux ne s'enflamment".

Mais l'amoureuse a percé ce mystère, le verbe "deviner" utilisé souligne une complicité étroite qui permet de résoudre l'énigme d'une "âme".

 

Et c'est le refrain qui dévoile cette âme :

"Tu es romantica, romantique et Bohème
Tu t'en défends parfois
Mais moi je sais, je sais tout ça"

Quelle belle déclaration ! Des qualificatifs qui évoquent sensibilité, émotion, liberté d'esprit viennent scander cette déclaration, avec une redondance "romantica, romantique".

Et l'amoureuse d'affirmer encore cette conviction avec une répétition à valeur d'insistance.

 

La déclaration qui suit est directe, comme un cri du coeur qui nous touche : "Tu es romantica voilà pourquoi je t'aime".

 

Et l'amoureuse de détailler ce romantisme de l'être aimé avec des exemples : la sensibilité avec l'évocation des "yeux malheureux" face à l'adversité, et surtout le goût de la simplicité, de la nature, de plaisirs simples faisant intervenir des sensations : "Le rire d'un enfant, une fleur au printemps Le chant d'un feu de bois".

Sensations auditive, visuelle, tactile, olfactive, des évocations sensuelles...

 

Sans oublier le refus de l'exubérance, une certaine pudeur...

Et la déclaration se précise avec cette expression : "Tu as fait de ma vie un univers de poésie".

L'amoureux a su transmettre sa vision du monde : "un univers de poésie", tout un art de réinventer le monde, d'en percevoir la beauté, tout un art de l'harmonie...

Au point d'apporter des rêves et un bonheur infini...

On aime la simplicité émouvante de cette déclaration...

 

La mélodie d'abord ténébreuse suggère l'étrangeté du personnage, puis elle s'adoucit dans le refrain, avec cette répétition sous forme d'incantation : tu es romantica...

 

Pour mémoire :

« Romantica »  est une chanson écrite par l'auteur-compositeur-interprète italien Renato Rascel en collaboration avec Dino Verde . Elle fut interprétée pour la première fois lors du dixième Festival de Sanremo en janvier 1960, où deux versions différentes furent chantées par Rascel et Tony Dallara . Rascel interpréta la chanson comme une douce ballade, tandis que Dallara, considéré par les critiques musicaux italiens comme l'un des « urlatori » (« hurleurs »), un style musical populaire en Italie dans les années 1960, en offrit une version plus puissante. 



La chanson a remporté le concours et a ensuite été choisie pour représenter l'Italie au Concours Eurovision de la chanson 1960 , où elle a été interprétée en italien par Rascel, douzième lors de la soirée. 

La chanson a connu trois versions étrangères en 1960  et notamment la version chantée par Dalida.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.cc/chanson,romantica,21021

 

 


 

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31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 11:20
Maman, la plus belle du monde...

 

Une chanson qui parle à chacun d'entre nous, tant elle renvoie à l'enfance, à l'image de la mère...

 

Dès les premiers mots, l'emploi du mot familier "Maman", et du tutoiement évoque l'univers de l'enfance, une intimité, une connivence... le texte se présente ainsi comme un discours adressé à toutes les mamans et a une valeur universelle.

 

Les compliments qui suivent relèvent d'une forme d'idéalisation propre au regard d'un enfant sur une mère, avec des hyperboles, des superlatifs : "la plus belle du monde", "aucune autre... n'est plus jolie, et une comparaison élogieuse avec l'expression :"un ange du paradis"...

Le compliment se poursuit avec l'évocation de "voyages, de paysages" qui ne peuvent faire oublier l'image de celle qui a "de beaux cheveux gris".

Car l'âge ne peut effacer la beauté d'une maman...

 

Et l'amour d'une mère est source de "joie profonde", notamment lorsque les bras se rejoignent et s'enlacent "Lorsqu'à mon bras ,Maman, Tu mets ton bras." La répétition du mot "bras" suggère ici une harmonie, une réciprocité, une entente parfaite.

 

Le compliment s'attarde aussi sur le regard, "les jolis yeux", d'autant plus beaux que "tant d'amour les inonde"...

 

Le temps a passé, mais l'adulte reste toujours pour une mère "le petit enfant sage des jours heureux."

Et c'est l'amour encore qui transforme la réalité, qui la sublime, qui défie le temps...

 

Car l'amour d'une mère est unique, il n'a pas de "trêve", et se perpétue malgré le temps qui passe et malgré tous les obstacles...

Et même "lorsque tout s'effondre", Maman, toi, tu es là", dit le poète, comme une présence essentielle..., elle est d' une fidélité absolue et elle fait preuve d'un amour inconditionnel.

 

La mélodie douce, pleine de tendresse, émouvante restitue tout cet amour infini d'une maman...

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

Pour mémoire :

Maman la plus belle du monde est une célèbre chanson de Fernand Bonifay interprétée principalement par Luis Mariano et Tino Rossi (1958). Il s'agit d'une adaptation d'une chanson italienne de Marino Marini, La più bella del mondo (1957).

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-maman-la-plus-belle-du-monde

 

 

 

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29 mai 2026 5 29 /05 /mai /2026 12:33
L'univers du théâtre romain...

Le théâtre romain : un univers peu connu... L'association CARPEFEUCH  a eu la bonne idée de présenter les personnages, les intrigues de ce théâtre, lors des Journées Romaines de Nîmes, dans un lieu bien adapté : devant le Temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine...

"On va parler du monde du théâtre romain : la farce, le mime, la pantomime avec des personnages stéréotypés...

 

D'abord le vieux, et c'est le multi servus (cet esclave est toujours sur la scène qui est là pour tout le monde, il ne quitte jamais la scène) qui l'aide à monter sur la scène.

Le masque du vieillard indique bien, outre le fait qu'il est vieux, qu'il est aussi une grande gueule, parce qu'il est toujours en train de rouspéter, ses cheveux et sa barbe blanche disent son âge. Il est pas sympa du tout, il y a des vieux sympas mais lui pas du tout...

Et à côté de lui, il y a une seneca, une vieille femme et elle, en plus, elle boit... elle a toujours un petit coup dans le nez. Elle a un rôle bien attitré : elle chapitre une jeune femme.

 

Autre personnage : Caius pupus, on voit qu'il est jeune, il est tout fringant, il a un masque bronzé parce qu'il passe son temps dehors, il est sympa, on voit que c'est un bon gars, et son problème est qu'il voudrait bien trouver chaussure à son pied... C'est un coeur à prendre, donc on s'attend à une histoire d'amour.

 

De l'autre côté, se trouve Nivea, près de la senica qui lui sert de chaperon... Nivea, c'est la nunuche de service, elle est nunuche de la tête aux pieds. Elle a le teint blanc, elle ne parle pas, elle regarde souvent par terre, elle a une robe blanche, bref, elle est nunuche.

Et cette nunuche, elle a dans la main aussi un coeur, un coeur à prendre...

 

Est-ce que cela va matcher entre les deux ?

 

Et voici qu'arrive l'appétissante lupa : quand elle se présente, on fait le cri de la louve... HOU HOU ! Et on sait à qui on a affaire, cela se voit sur elle : elle est ultra fardée, ultra bijoutée et elle porte une tenue jaune...

Elle va faire son boulot tant qu'elle peut et elle est toujours suivie de son horrible mac, son souteneur qui la surveille et qui ne veut pas qu'elle fasse n'importe quoi si cela ne lui rapporte pas à lui. Il s'appelle Lusticus.

 

Une autre femme en jaune va pointer son petit bout de nez et de stola : c'est la meretrix, elle a choisi d'ouvrir une boutique, carrément et cette boutique s'appelle Pronuptia, donc on devine quel est son métier. Elle veut marier des gens contre de l'argent.

 

Et voici qu'apparaît un personnage qui fait beaucoup de bruit : le Miles gloriosus, le fameux soldat fanfaron dont Plaute a fait le titre d'une pièce... il revient de la guerre, il a tout vu, tout entendu, tout fait... et lui aussi va jouer un rôle, et lui aussi a un coeur dans sa besace...

 

Et voici la sagana, elle est parfois pieds nus, elle a les cheveux hirsutes, tout en noir, un peu inquiétante, c'est la sorcière ou la magicienne, on emploie les deux mots et elle aura un rôle important dans la "fabula", la pièce de théâtre...

Si les personnages sont stéréotypés, les intrigues sont elles aussi schématisées : intrigues amoureuses empêchées par des parents, intervention d'une sorcière, métamorphoses...

Vous découvrirez ces intrigues à partir de la vidéo n° 5...

Dans la vidéo 11, une évocation d'un écrivain latin : Apulée auteur des Métamorphoses ou l'Ane d'or, une évocation de son oeuvre mais aussi de sa vie, avec une anecdote amusante concernant le mariage de cet auteur et la magie...

 

A propos de L'âne d'or :

https://rosemar.over-blog.com/article-les-memoires-d-un-ane-un-roman-antique-a-decouvrir-121244662.html

 

 

 

 

 

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 11:55
Un défilé de mode romaine...

Comment s'habillaient les Romains ? L'Association CARPEFEUCH nous a présenté un défilé de mode lors des Journées Romaines à Nîmes, devant le temple de Diane, dans le cadre prestigieux des Jardins de la Fontaine...

 

Et on écoute les explications suivantes :

"Les vêtements étaient souvent en laine : la laine, lorsqu'elle n'est pas teintée, est moins chère. La laine sera relayée ensuite par le lin, et il faudra attendre l'époque d'Auguste pour voir s'introduire la luxueuse soie et elle sera utilisée dans les milieux les plus riches...

Mais traditionnellement, c'est la laine qui est la plus utilisée : la laine est un isolant parfait aussi bien pour le chaud que pour le froid.

 

La toge est très dure à porter dans tous les sens du terme, elle est dure à mettre, elle est dure à porter parce qu'elle est lourde et elle pèse son poids de laine.

 

Quand on parle de se vêtir, il faut penser aussi chevelure et bijoux et maquillage. Dans tous ces domaines, la sobriété est de mise : il ne faut pas imaginer que les matrones, si elles sont très riches, vont se couvrir de bijoux. C'est l'inverse... elles vont participer d'une certaine "dignitas", d'une certaine sobriété.

Et si vous voyez des masques apparaître surchargés de maquillage ou de bijoux, c'est qu'il s'agit souvent de prostituées.

 

Si on lit le poète Martial ( on est au premier siècle à l'époque de Domitien ) on saura que la chevelure était une obsession : on a très peur aussi de perdre ses dents, et on perd  beaucoup ses cheveux parce qu'on les maltraite avec des fers à friser très brûlants, il y a des problèmes avec la teinture, donc on va fabriquer énormément de postiches.

On va aller chercher dans les pays du nord le blond pour faire des perruques blondes et dans les pays indiens la couleur brune.

 

Pour revêtir sa toge, un sénateur doit faire appel à un serviteur : personne ne peut mettre une toge tout seul, c'est impossible. Ce long tissu de laine de couleur écrue (car le blanc n'existe pas vraiment. La "toga candida" est la toge passée à la craie blanche pour le candidat à la magistrature) est un rectangle de 9 mètres sur 4. Le vêtement n'est pas cousu, il est drapé, épinglé, donc il faut faire avec : la toge s'enroule comme autour d'un paquet cadeau."

Et on voit la démonstration de la mise en place de ce vêtement d'apparat qui nécessite l'aide d'esclaves pour être drapé, tant l'ajustement est compliqué et malaisé.

 

"Au théâtre, hommes et femmes étaient mélangés : Ovide, poète de la période d'Auguste, donne des conseils extraordinaires de drague et il dit : "Si tu veux draguer, pas de problème, tu vas au cirque ou au théâtre et tu te colles à une jeune et jolie femme, et tu t'arranges pour la coller très très bien, afin que petit à petit il se crée des liens."

 

Pour les vêtements des femmes, il y a trois couches : la "tunica intima" qui est du linge de corps, au dessus une "stola", c'est la tunique du dessus, la belle tunique, , la stola consiste en une longue robe à plis portée par-dessus une tunique (la tunica intima, ancêtre du sous-vêtement) et serrée à la taille. La stola typique est ceinte par des rubans. et puis on porte un voile, car quand on est dehors, on couvre ses cheveux..."

 

Liens sur les auteurs cités : Martial et Ovide 

https://studylibfr.com/doc/2634754/commentaire-des-%C3%A9pigrammes-de-martial-contre

https://aguillon.info/wp-content/uploads/2017/07/Martial-Coquettes-Comm.pdf

 

https://x.com/SireGoupil/status/2054461970502283724

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 12:25
Un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages...

"Je fus noyé dans un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages qui s'épandait comme un flot plein de la senteur violente des myrtes, des menthes, des citronnelles, des immortelles, des lentisques, des lavandes, des thyms." écrit Guy de Maupassant dans La vie errante, un récit de voyage littéraire en Méditerranée ainsi qu'au Maghreb à la fin du XIXe siècle, Maupassant a réalisé une enquête journalistique, attiré par l'exotisme de ces pays.

 

À bord du "Bel-Ami II", il visite la côte italienne, la Sicile, navigue d'Alger à Tunis puis vers Kairouan. Il découvre avec émerveillement les pays lumineux et accueillants du Maghreb. Sensible à la beauté des paysages et fasciné par la vie quotidienne de ces habitants, il rédige plusieurs chroniques qui seront publiés dans Le Gaulois et La Revue des deux Mondes. Ces chroniques seront réunies dans l'ouvrage La vie errante en 1890.

 

Et c'est avec émerveillement encore que Maupassant découvre l'univers des aromates sauvages...


Le mot "aromate" est issu du grec ancien "ἄρωμα, arôma", "arôme, plante aromatique"...
 

Avec ce mot, on entre dans un monde de senteurs, de plantes, de nature sauvage, de parfums enivrants....

On touche à l'essence du monde, la terre, son absinthe qui emplit l'air, des herbes sur les chemins, des couleurs, des formes diverses, des éclats qui éblouissent...

On goûte à tous les bonheurs de la terre, ivresse des parfums, soupirs d'effluves, murmures, souffles, et profusion de feuilles et de fleurs...

 

Le soleil fait chanter les aromates, leur donne une vérité, une profondeur nouvelles...

Musique et harmonie des aromates qui se fondent, s'entremêlent quand le soleil fait resplendir les parfums de la terre...

 

Parfums qui se répondent, en un rebond de la voyelle "a", parfums qui se complètent avec des consonnes variées, gutturale "r", pour l'essence qui racle la gorge, labiale "m" pour goûter, dentale "t" pour mordre...

 

Les aromates comblent tous les sens ! Les voyelles "a" et "o" suggèrent ce plaisir des sens, cette ivresse de bonheur, une forme de plénitude...

 

Tant de senteurs surgissent, montent à la tête : lavande de Provence, sarriette, thym, romarin, marjolaine, origan...

Que de paysages dans ces mots !

L'aromate est le fruit de la terre, du soleil, des collines de Provence !

 

 

Un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages...
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24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 11:31
Humour et musique...

Marc Simon a donné une conférence musicale sur le thème : humour et musique, une occasion de découvrir de nombreux procédés comiques...et aussi un beau moment de détente et de rires...


 "Dans un match de catch pour rire, nous allons explorer les rapports compliqués, voire houleux, entre humour et musique. Car la musique est la voix des dieux, et le divin pousse parfois à la joie, moins à la rigolade. Rire en musique, c’est parfois mettre les deux pieds dans la flaque du sacré : bien souvent, du lourd qui éclabousse !
Or le rire en musique est possible, avec un grand doigté, et une bonne dose de mélancolie. Observons ensemble les réussites, pudiques ou baroques, de quelques aventurières et innovateurs, depuis les sopranos du "Duo des Chats" aux philo-farces de Boby Lapointe, de Satie au Portsmouth Sinfonia." nous dit Marc Simon...

Humour et musique : deux éléments qui ne sont pas toujours solubles l'un dans l'autre, la musique se suffisant souvent à elle-même...

Et pourtant, de nombreux musiciens se sont illustrés dans l'humour notamment à travers des chansons.

Ainsi, aux Etats-Unis, Frank Zappa a publié un disque pour se moquer des convenances américaines avec cette chanson : Bow Tie Daddy, Papa avec le Noeud Papillon...  Bow Tie Daddy  est l'un des titres les plus singuliers de Frank Zappa, un morceau qui combine satire mordante, groove funk et improvisation jazz-rock, typiques du style avant-garde du guitariste et compositeur américain. Une narration ironique de Zappa, qui tourne en dérision la mode du nœud papillon et les excès de la société de consommation...

Marc Simon nous interprète alors cette chanson mêlant version américaine et française... un régal !

 

André Minvielle, lui, est un chanteur français percussionniste. Il chante en français ou en occitan, et pratique ce qu'il appelle la vocalchimie, un mélange de scat, de blues et de rap, qu'il accompagne parfois de vielle à roue, de percussions et de bruitages. Une sorte d'acrobate vocal et cela met de bonne humeur !

 

Erik Satie, quant à lui, est un musicien anticlassique : il veut une musique épurée, répétitive à l'extrême avec des titres poétiques et humoristiques, il  a inventé la musique minimaliste... La répétition est aussi un procédé comique : c'est Bergson qui définit le comique de répétition dans son essai sur le rire.

 

Le comique, c'est aussi le travestissement des voix : on connaît le célèbre Duo des chats, une parodie humoristique d'un duo d'amour, une oeuvre attribuée à Rossini mais qui n'est pas de Rossini. Elle a été écrite en 1825 par le compositeur anglais Robert Lucas de Pearsall.  Les paroles se limitent à des "Miaou" déchirants et confèrent à l’ensemble un ton humoristique.

 

David Moss travestit aussi sa voix. David Moss (né le 21 janvier 1949 à New York) est un compositeur, percussionniste et chanteur autodidacte américain, fondateur du David Moss Dense Band. Ses performances sont reconnues pour leur style novateur...

 

N'oublions pas le comique de parodie avec cette reprise humoristique du chant religieux : Kyrie Eleison, transformé en Qu'ils riaient les hérissons, par le groupe Chanson plus bifluorée : 

"Qu'ils riaient les hérissons, qu'ils riaient les hérissons, Avant de passer sous le camion, Pauvres hérissons !"

On voit là que la cruauté est aussi une des composantes de l'humour...

 

On retrouve le procédé du travestissement de la voix dans les musiques de dessins animés... notamment dans la chanson de Popeye... celui qui nous parle des épinards !

 

Et ce n'est pas fini ! A suivre !

 

 

 

 

 

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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 12:29
Il changeait la vie...

Un bel hymne au travail humain, à l'amour du travail bien fait, à la patience, un bel hommage aux héros ordinaires, à leur générosité, leur engagement : on le doit à Jean-Jacques Goldman avec cette chanson : Il changeait la vie...

Trois exemples sont évoqués et développés, d'abord "un cordonnier" : l'emploi de l'article indéfini vient souligner le fait qu'il s'agit d'une personne anonyme, ordinaire.

Le poète insiste d'ailleurs sur la banalité de ce cordonnier : "sans rien d'particulier", et il nous le montre à l'ouvrage :

"Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter"

On voit ce cordonnier appliqué à sa tâche : le verbe "faire" à l'imparfait à valeur de durée souligne son application. Le résultat de son labeur est à la fois esthétique et pratique : "des souliers si jolis, si légers".

Et son travail est si utile ! Ce travailleur manuel se met au service des gens, de la vie en général...

Le refrain vient souligner tout un amour du travail bien fait :

"Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures"

Le rythme ternaire a valeur d'insistance... et l'imparfait nous montre un engagement total de l'artisan.

Et ainsi son travail a le pouvoir de "changer la vie" ! Alors que certains se perdent en "beaux discours, des grandes théories", lui agit pour le bien et le bonheur des autres et il en arrive à "changer la vie" ! Et ce changement n'est pas le fait de puissants, d'hommes politiques, mais de gens simples qui donnent de l'espoir...

Voilà un bel éloge du métier laborieux de l'artisan !

 

Le deuxième exemple développé est celui d' "un professeur, un simple professeur" qui privilégie le "savoir" présenté comme "un grand trésor".

Voici un magnifique éloge de l'émancipation par le savoir ! Un moyen pour "tous les moins que rien" de "s'en sortir". Et le savoir est présenté comme un "droit" qui doit être accessible à "chacun".

A une époque où le savoir est souvent méprisé, il est bon de rappeler que c'est bien la culture qui rassemble et réunit un peuple, c'est la culture qui nourrit les hommes, leur offre des sujets de réflexion, qui les libère.

C'est la culture qui permet à chacun de s'épanouir et de progresser.

Dans une société où l'argent est roi, la culture semble perdre, hélas, toute valeur. 

Et la chanson de Goldman nous rappelle ainsi toute l'importance de la culture... Le refrain reprend alors l'idée du travail bien fait qui permet de "changer la vie".

 

Le troisième exemple est celui "d'un petit bonhomme, rien qu’un tout petit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme...". Les termes utilisés sont plutôt péjoratifs : "petit, malhabile, un peu loupé." Il se sent même "inutile, banni des autres hommes", si bien qu'on le voit "pleurer sur son saxophone", et on devine alors qu'il s'agit d'un musicien...

Il se sert de sa souffrance, de ses larmes et douleurs pour composer et lui aussi "changer la vie".

La mélodie tourbillonnante nous fait entendre le bonheur que répandent tous ces héros du quotidien  évoqués dans la chanson, ces gens que, le plus souvent, on ne voit pas et que parfois on méprise... Ce sont les gens les plus modestes qui ont cette capacité de changer la vie et d'apporter du réconfort aux autres...

Voilà un magnifique message empli d'humanité...

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/jean-jacques-goldman/paroles-il-changeait-la-vie

 



 

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20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 13:02
Un beau moment musical avec ce concert de l'orchestre des Mines d'Alès...

Créé en avril 2022, l'Orchestre des Mines d'Alès (OMA) est une association musicale réunissant plus de 40 musiciens. L'orchestre est composé à la fois d'étudiants et de membres du personnel de l'IMT Mines Alès ainsi que de membres extérieurs passionnés de musique.

L'OMA  a pour ambition de faire découvrir la musique à un large public, de la promouvoir et de la partager...

De nombreux jeunes étudiants dans cet orchestre que l'on sent passionnés par la musique, investis dans cette activité de loisir.

 

Un répertoire éclectique pour ce concert : musiques de film, oeuvres classiques, comédies musicales, chansons...

 

Et le concert s'ouvre sur une musique de film : L'extase de l'or de Ennio Morricone extraite de Le Bon, la Brute et le Truand, une musique envoûtante, soulignée par la voix de la soprano : Olga El Kik...

 

Puis, on est enchanté par cette autre musique de film : Mon voisin Totoro,  un film d'animation japonais réalisé par Hayao Miyazaki. Une musique aérienne, légère...

 

L' Hymne à l'amour, une chanson d'Édith Piaf sortie en 1950, dont les paroles ont été écrites par Édith Piaf et la musique par Marguerite Monnot nous emporte encore dans ses envolées de notes...

 

ABBA Gold,  une compilation de quelques grands succès du groupe de pop suédois ABBA, nous fait revivre les plus belles musiques de ce groupe...

 

Nous voici bientôt plongés dans la magie des nuits orientales avec la musique du film Aladdin : dépaysement garanti !

 

Puis c'est Libertango de Piazzolla qui nous entraîne dans ses rythmes envoûtants !

 

On se laisse ensuite bercer par la Danzón no 2, une œuvre musicale pour orchestre symphonique du compositeur mexicain Arturo Márquez, créée le 5 mars 1994. Influencée par le danzón, les rythmes populaires et la musique de concert mexicaine, cette pièce est la plus remarquable de la série de neuf pièces du même nom et elle entre au répertoire de nombreux orchestres mexicains et du reste du monde...

Puis c'est un joyeux medley des chansons du groupe des Blues Brothers, et le public scande cette musique rythmée, en tapant des mains...

 

Merci et bravo à tous les musiciens et chanteurs pour ce concert donné pour la Société des Membres de la Légion d'Honneur...

L'auditoire a été sous le charme et a chaleureusement applaudi l'orchestre pour cette splendide prestation initiée par le comité d'Alès. l'Ecole des Mines d'Alès a été décorée de la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur en aout 1937 pour le rôle éminent de ses anciens élèves dans l'industrie minière en France et dans le monde. L'IMT Mines Alès a rejoint la SMLH récemment. (SOCIETE DES MEMBRES DE LA LEGION D’HONNEUR)

 

https://gard.smlh.fr/news/concert-de-l-orchestre-de-l-imt-mines-ales-7738

 

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13 mars 2026 5 13 /03 /mars /2026 12:52
La création musicale des femmes...

Etre une femme et composer de la musique : la création musicale des femmes a longtemps été invisibilisée, empêchée même...

Claire Bodin se consacre depuis plus de dix-huit ans à la mise en valeur de la création musicale des femmes dans le domaine de la musique classique.

Elle a créé en 2011 le festival Présence Compositrices (anciennement Présences Féminines), seul festival à cette époque sur le territoire français à avoir pour ligne artistique exclusive l’exploration des œuvres des compositrices de tous temps et nationalités.

Elle a donné récemment une conférence sur ce thème au Carré d'Art de Nîmes.

 

"Il existe plus de dix siècles de composition musicale féminine, donc une très grande richesse. On peut parler de "matrimoine", un terme qui ne nous est pas familier, qui peut faire polémique, un terme militant... et pourtant, ce n'est pas un néologisme, le terme existe depuis longtemps, c'est une réalité ancienne, mais il a été effacé, invisibilisé, comme le mot "autrice".

Ainsi, le legs des femmes a été longtemps jugé peu digne d'intérêt.

"Oublions que je suis une femme et parlons musique"... disait Nadia Boulanger.

 

Empêchées par les conventions sociales, effacées par l'Histoire... les compositrices restent très marginales dans les programmes des concerts et des théâtres lyriques.

Questions que l'on se pose :

Les compositrices ont-elles des sources d'inspiration différentes ?

Existe-t-il une écriture féminine ?

Ont-elles des goûts différents, des instruments de prédilection ?

Les femmes sont-elles capables de composer ? Car le génie est masculin, disait-on !

Combien y a t'il de compositrices ? Dans quels pays ? A quelles époques ?

Quelles oeuvres ? Que valent-elles ?

Et pourquoi ne les connaît-on pas ? Pourquoi on ne les joue pas ou si peu ?"

 

Claire Bodin nous fait alors écouter une chanson interprétée par Elsa Barraine sur un poème de Sully Prudhomme : Ne jamais la voir, ni l'entendre...

"C'est un poème d'amour à l'origine, mais il peut faire écho à l'invisibilité des femmes dans le domaine musical.

Alors, on fait un retour sur cette vieille histoire lamentable, une histoire vieille comme le monde, et beaucoup de pays sont encore bien loin d'en être sortis :

Dès les origines, on connaît cette représentation réductrice du féminin : la femme assujettie au principe mâle, la femme est un être faible, défectueux. Seul le principe mâle serait capable de créer, et la musique n'échappe pas à la règle. La femme serait, en plus, un être diabolique, maléfique, selon une vision religieuse ancienne.

Les femmes ont été assimilées aux Sirènes, aux sorcières.

La pratique musicale des femmes va être limitée dans l'accès à l'enseignement, dans le choix des instruments, dans la manière de jouer...

Heureusement, il y eut des transgressions : on recense 2200 noms de compositrices.

Les familles d'artistes ont ainsi encouragé la pratique musicale.

En Italie, les soeurs Caccini Settimia et Francesca sont les filles du compositeur Giulio Caccini. Francesca Caccini fut probablement la première femme ayant composé des opéras.

Elisabeth Jacquet de La Guerre a appris le clavecin avec son père.

Autres exemples d'éducation donnée par le père : Julie Candeille, Joséphine Lang, Pauline Thys, Pauline Viardot, Clara Schumann, Sophie Menter, Lili Boulanger, Henriette Bosmans, Jeanne Leleu, Claude Arrieu, Barbara Strozzi, Louise Farenc, Rita Strohl, Alma Schindler."

 

On écoute alors la sonate pour violoncelle et piano de Dora Pejacevic, compositrice Croate.

 

"Au sein des familles aisées, les jeunes filles recevaient une éducation musicale, mais la finalité était le mariage. Pas question de se produire hors de la sphère privée !

Cécile Chaminade avait fait la connaissance de Bizet... Georges Bizet, qui la surnomme "mon petit Mozart" conseille de la faire entendre par Le Couppey, professeur de piano au conservatoire, dans la classe réservée aux jeunes filles. Ce dernier propose d'inscrire Cécile dans sa classe mais se heurte au refus de son père : "Dans la bourgeoisie, dira-t-il, les filles sont destinées à être épouses et mères."

 

A l'intérieur de certains couvents, il était possible parfois d'apprendre la musique. Mais c'est le pape Innocent XI qui déclare : "La musique nuit à la modestie qui convient au sexe féminin."

Hildegarde de Bingen  moniale bénédictine allemande a écrit des poèmes, des recettes, des pièces vocales : on a un corpus de 70 pièces qui nous sont parvenues.

D'autres nonnes se sont illustrées dans le domaine musical : Giacenta Badalla, Chiara Cozzolani, Isabella Leonarda, Bianca Maria Meda.

L’ Ospedale della Pietà de Venise permettait aussi aux jeunes filles de recevoir un enseignement de qualité : Anna Bon compositrice et chanteuse italienne y fut admise à l'âge de quatre ans. Maddalena Laura Sirmen commença ses études à San Lazzaro dei Mendicanti : le père d' Antonio Vivaldi enseigna le violon à l'école de musique de cet endroit de 1689 à 1693.

En dehors de ces lieux, la position de l'église est très restrictive...Une fois mariées, les femmes devaient se soumettre à leur mari.

 

Malgré l'opposition de son père qui s'exprime en ces termes "Pour ma fille, faire le Conservatoire ou le trottoir Saint-Michel, c’est la même chose. Jamais je ne donnerai mon autorisation", et à l'insu de celui-ci, Germaine Tailleferre, compositrice française, entre en cachette au Conservatoire de Paris et intègre les classes de piano et de solfège en 1904, le peintre Louis Payret-Dortail ayant convaincu la mère de Germaine de la laisser suivre cette orientation."

 

On écoute alors un extrait d'une magnifique symphonie d'Emilie Mayer, compositrice allemande : le premier mouvement de la symphonie n° 7 en fa mineur.

 

"L'accès aux instruments a été aussi soumis à de nombreuses restrictions : le tambour, le fifre, la trompette étaient exclus pour les femmes...

L’apprentissage des instruments les plus féminisés (violon, flûte, harpe) s’inscrit dans une tradition d’éducation des jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie. Le piano et le chant faisaient aussi partie de cette éducation : les claviers vont sembler convenir plus particulièrement aux femmes. Dans de nombreux tableaux, sont représentées des femmes devant un clavier.

 

Les femmes qui s'exposaient dans l'espace public étaient déconsidérées : elles étaient associées à la prostitution.

Le pape Clément XI interdit aux femmes de se produire sur la scène car "on sait, en effet, qu’une beauté qui chante sur la scène et entend cependant préserver sa vertu est semblable à celui qui voudrait sauter dans le Tibre sans se mouiller les pieds" (du coup les castrats vont connaître un immense succès)."

 

On écoute ensuite l'étude 66 de Hélène de Mongeroult : cette musicienne invisibilisée annonce les pièces romantiques.

"On doit souligner le courage de ces compositrices sous estimées, interdites de représentation, méprisées...

La fabrication de l'oubli est destructrice pour toutes ces créatrices."

 

On est ébloui par cette composition de Mel Bonis : Soir...

De nos jours encore, on compte très peu de femmes chefs d'orchestre...
 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/affaire-en-cours/le-matrimoine-n-est-pas-un-neologisme-mais-un-mot-efface-par-l-histoire-2051620

 

https://www.lepoint.fr/culture/mel-bonis-la-musique-entre-le-hochet-et-le-goupillon-ET3VYF4IIRE2VAMK5VF3PBIKQM/

La création musicale des femmes...
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