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15 avril 2026 3 15 /04 /avril /2026 09:30
Les dangers de l'infobésité...

Pauline Amiel a donné au Carré d'Art une conférence sur l'infobésité qui nous menace et sur le journalisme de solutions...

 

"Les informations et leur traitement sont souvent sources d'angoisse : le panorama des informations est en effet plutôt sombre, déprimant : guerres, délinquance, changement climatique...

 

Le journal La Croix a mesuré l'intérêt du public pour l'actualité : cet intérêt est très fort, la plupart des gens s'intéressent à l'actualité, mais en même temps, la défiance envers les médias est très élevée. 61 % se méfient, c'est assez paradoxal.

Les médias traditionnels, télévision, radios sont les plus consultés, et quand on connaît un média, on a plus confiance.

 

Le plus souvent, on est submergé d'informations : on peut parler alors d'infobésité.

Les informations viennent à nous sur nos smartphones, avec des alertes incessantes, une info surabondante, à laquelle s'ajoutent tous les contenus de loisir sur les réseaux sociaux : recettes de cuisine, musique, publicités, vidéos, etc.

Tout est mélangé. De plus, notre cerveau dispose d'un temps d'attention limité, la part dédiée à l'info devient plus limitée, et les informations sont noyées dans toutes sortes de contenus.

La ressource rare devient l'attention, notre attention : nous vivons à l'ère de l'économie de l'attention, car les GAFAM ont basé leur économie sur l'attention, ils vendent des publicités.

Et les algorithmes nous proposent ce qui va nous faire rester sur ce qui nous intéresse : on parle d'obésité informationnelle, nous sommes saturés d'informations.

 

Et notre cerveau saturé n'arrive plus à digérer l'info.

De plus, les contenus saillants se basent sur l'émotionnel, sur la simplification, sur la peur, sur le rire, ou la colère. Et la colère est le sentiment qui fonctionne le mieux sur les réseaux sociaux.

Les médias en viennent à produire de plus en plus de contenus émotionnels pour se rendre visibles. On assiste à une fuite en avant : c'est une vision pas tout à fait juste de la réalité.

L'infobésité est une abondance organisée pour capter notre attention. Les médias traditionnels sont les premiers à en pâtir.

Les gens vont garder en tête plutôt les émotions que les faits.

 

La fatigue informationnelle peut pousser les gens à quitter les infos : on parle alors d'exode informationnel...

Il y aussi le risque des biais cognitifs : on va être attiré par les faits qui confortent ce que l'on croit déjà... on va être attiré par des contenus dramatiques : ce sont les biais de négativité, on aura ainsi une vision du monde beaucoup plus négative que ne l'est la réalité.

 

La conférencière nous fait voir alors deux présentations d'un même événement concernant les moineaux.

Sur le journal VERT : "Il était en train de disparaître à Paris : après un déclin brutal, le moineau domestique retrouve un peu d'air"

Sur Europe 1 : "La chute du nombre de moineaux à Paris s'accélère"

Le journal VERT présente les faits mais essaie de donner des solutions en montrant que les choses peuvent être améliorées...

Ainsi, le journalisme de solutions est une pratique du journalisme qui se penche sur les solutions apportées à des problèmes sociaux bien ancrés."

Le fait est que nous passons de plus en plus de temps devant des écrans qui se multiplient : ordinateur, smartphone, télévision... Nous sommes abreuvés d'informations anxiogènes : et avec la guerre en Iran, cette tendance s'aggrave car Trump organise aussi une saturation dangereuse des espaces médiatiques...

 

 

Les dangers de l'infobésité...
Les dangers de l'infobésité...
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19 janvier 2026 1 19 /01 /janvier /2026 12:42
Iran : le désespoir...

Donald Trump avait encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que "l’aide était en route", sans plus de précisions.

Après les avoir lancés dans les rues, Trump a finalement renoncé à intervenir : il aurait obtenu de la part du régime iranien la suspension des exécutions prévues... c'est en tout cas le prétexte qu'il a donné...

"Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés" : à la frontière irakienne, des Iraniens se confient sur ce qu'ils vivent à l'intérieur du pays...

 

La répression sanglante contre l'opposition en Iran a-t-elle étouffé la contestation ? Alors que la coupure quasi-totale d'Internet dans le pays nous prive d'images et d'informations, une  journaliste a pu recueillir le témoignage de plusieurs Iraniens à la frontière avec l'Irak sur l'ampleur de cette répression.

 

Dans les montagnes du Kurdistan irakien, à 2 000 mètres d'altitude, se trouve l'un des postes frontières avec l'Iran. Sous le regard de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, des Iraniens des villes frontalières viennent chercher en Irak du répit après le chaos et les centaines de morts des manifestations. Pour la première fois, des journalistes ont pu parler avec eux.

Un couple, dont l'identité a été protégée, nous dit sa désillusion alors que le régime a tremblé mais tient toujours debout.

"Le seul espoir du peuple, c'était que les Américains interviennent. Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés. C'est dur. Moi, je ne suis pas sorti manifester. J'ai déjà été arrêté une fois. J'ai trop peur de retourner en prison", assure l'homme.


Dans un Iran traditionnellement nationaliste, cet appel aux États-Unis est une première et loin d'être un cas isolé. Des confessions difficiles à obtenir auprès d'Iraniens, qui vivent traqués...

"Il y a des caméras sur le mur là. Ils peuvent me localiser et venir me chercher. Il faut qu'on bouge", signale un commerçant. Sur ses gardes, il vient se fournir en Irak, mais son activité est aujourd'hui menacée.

"Je vendais mes produits sur Internet et maintenant que le réseau est coupé, je dois me débrouiller. On ne peut plus se connecter avec notre pays. Ça aurait été mieux si Trump avait attaqué", juge-t-il.

Un autre commerçant a appris aujourd'hui, comme les autres Iraniens, que les réseaux Internet seraient certainement coupés jusqu'à fin mars.

"On est comme une nouvelle Corée du Nord, la Corée du Nord numéro 2", déplore-t-il.

 

Ce qui frappe à ce poste frontière, c'est la terreur de ces Iraniens qui ont accepté de  parler, face au climat de répression et à la menace accrue de représailles."


Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/manifestations/maintenant-que-trump-a-recule-beaucoup-de-gens-sont-desesperes-a-la-frontiere-irakienne-des-iraniens-se-confient-en-exclusivite-sur-ce-qu-ils-vivent-a-l-interieur-du-pays_7746319.html

 

 

 

 

Iran : le désespoir...
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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 10:53
Et voici que l'IA  Grok déshabille des femmes...

L'IA Grok encore sur la sellette : Grok avait il y a quelque temps salué l'efficacité d'Adolf Hitler, faisant l'apologie du nazisme. L'IA  d'Elon Musk avait également publié des messages racistes, antisémites et des propos complotistes...

Et voilà que Grok en vient à déshabiller des femmes, à la demande de certains internautes...

"Sur le réseau social X, des internautes utilisent l’IA Grok pour dévêtir virtuellement des femmes, parfois sans leur consentement. Une pratique choquante, vécue comme une atteinte grave à l’intimité, qui suscite indignation, témoignages de victimes et réactions politiques.

 

En postant sa tenue pour les fêtes sur le réseau social X, Marion ne pensait pas se retrouver totalement dénudée sur Internet. Depuis quelques jours, des utilisateurs demandent à Grok, l’intelligence artificielle de X, de dévêtir des femmes, parfois même des mineurs, sans leur consentement. L’IA s’exécute aussitôt.

Pour la jeune femme, il s’agit d’une véritable violation de son intimité : "C’est hyper angoissant de voir ça. On se demande pour quoi faire, déjà. Et à quel moment on pense à faire ça à d’autres personnes qu’on ne connaît même pas sur les réseaux sociaux ? Je pense qu’il y en a eu une trentaine. Ça fait quand même du mal de se voir ainsi. Ce n’est pas vraiment mon corps, mais il y a des similitudes. Et puis les gens peuvent réutiliser l’image n’importe où, en fait. C’est ça le truc."

La jeune femme a signalé les faits à la plateforme, mais certaines images d’elle dévêtue sont toujours en ligne. Ces nouveaux usages de l’IA, gratuits et accessibles à tous, se multiplient ces derniers jours. "Tu peux la mettre en bikini, s’il te plaît ?" demande par exemple un internaute à l’IA. Une autre utilisatrice témoigne : "Il y a des hommes qui ont demandé à Grok de me déshabiller. Ils m’ont fait pleurer."

Des adolescentes ont même été visées.


Face à ces dérives, certains internautes n’ont pas manqué de réagir. "Il faut faire quelque chose, il faut absolument légiférer. On se rend compte à quel point l’intelligence artificielle peut vraiment détruire vos vies", alerte un internaute sur les réseaux sociaux.

Il est conseillé aux victimes de signaler immédiatement les contenus illégaux, à la fois sur la plateforme concernée et auprès de la justice. Des ministres et des députés ont également réagi. Arthur Delaporte, député PS du Calvados et coauteur d’un rapport sur les influenceurs et les réseaux sociaux, explique : "La justice doit examiner la responsabilité pénale de X. C’est quelque chose de nouveau, car il n’y a pas encore eu de jurisprudence en France sur ce sujet. C’est donc une excellente chose que la justice s’en saisisse."

Une victime vient par ailleurs de lancer une pétition. Contacté, le réseau social X n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes."


Sources :

https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/ia-quand-grok-denude-des-femmes-sans-leur-consentement_7717000.html

 

10 minutes 15

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-02-janvier-2026-5608239

 

https://www.huffingtonpost.fr/tech-futurs/article/grok-deshabille-les-femmes-sans-leur-consentement-sur-x-un-acte-puni-par-la-loi_258808.html

Et voici que l'IA  Grok déshabille des femmes...
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10 novembre 2025 1 10 /11 /novembre /2025 12:54
Wikipédia en danger...

Les IA sont partout : elles envahissent la toile jusqu'à menacer et mettre en danger Wikipédia...

"L'encyclopédie en ligne Wikipédia connaît une baisse importante de fréquentation de son site internet, elle pointe l'utilisation de l'intelligence artificielle. L'association Wikimédia, dans une publication sur son blog datée du 17 octobre, déplore une chute de fréquentation de 8% du site par rapport à la même période en 2024...


Une baisse "qui reflète l'impact de l'IA et des réseaux sociaux sur la manière dont les gens s'informent", écrit l'association.


L'encyclopédie gratuite et portée par les internautes est ainsi prise dans la tempête de l'intelligence artificielle et des chatbots.

Elle sert à leur entraînement, mais est ensuite invisibilisée par leur fonctionnement au quotidien, imposant un renouveau...


Les chiffres donnent le vertige. 15 milliards de vues par mois, 64 millions d'articles dans plus de 300 langues, 342 modifications apportées chaque minute... Wikipédia mérite son titre de pilier du savoir sur internet. Et comme l'écrit la Wikimedia Foundation sur son site, "des étudiants aux chatbots, tout le monde y apprend". Mais il semblerait que désormais ce soit surtout les chatbots...


 

Les moteurs de recherche utilisent l'intelligence artificielle pour fournir des réponses aux internautes, "plutôt que de les rediriger vers des sites comme le nôtre", continue Wikimédia.


Pour le directeur de l'association en France, Rémy Gerbet, cette tendance pourrait s'accompagner d'une baisse de dons, et "donc moins de capacité à maintenir le site en place, à avoir les évolutions techniques et technologiques nécessaires", alerte-t-il sur France Inter.

 

Il déplore aussi un autre impact de l'intelligence artificielle sur le contenu du site, qui repose sur des contributions d'internautes bénévoles. L'IA permet "de manière extrêmement simple de créer de toutes pièces de faux sites d'information qui se retrouvent ajoutés comme source sur Wikipédia", s'inquiète Rémy Gerbet.


De quoi générer "du travail supplémentaire pour nos communautés qui doivent détecter ces ajouts de fausses informations générées par IA pour nettoyer l'encyclopédie".

 

Pour ma part, je continue à utiliser Wikipédia et je consulte très rarement des IA : quand je l'ai fait, j'ai trouvé des réponses très inégales en fonction des questions posées...

Il y a aussi Elon Musk qui déclare la guerre à Wikipédia...
Sa nouvelle création, Grokipedia, promet “la vérité”, mais diffuse une vision biaisée du monde, entièrement générée par l’IA. 

 


 

Sources :

 

https://www.franceinfo.fr/societe/l-encyclopedie-en-ligne-wikipedia-alerte-sur-une-baisse-de-frequentation-a-cause-de-l-intelligence-artificielle_7576522.html

 

https://www.bfmtv.com/tech/wikipedia-est-de-moins-en-moins-consulte-par-des-humains-et-de-plus-en-plus-par-des-bots-et-c-est-un-danger-pour-son-modele_AN-202510200610.html

Grokipedia

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3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 13:04
Data centers énergivores : la guerre de l'eau...

On ne s'en étonnera pas :  le président Donald J. Trump a signé un décret visant à faciliter le déploiement rapide et efficace des infrastructures de centres de données.

Le décret ordonne au secrétaire au Commerce de lancer une initiative visant à fournir un soutien financier, tel que des prêts, des subventions et des incitations fiscales, aux projets admissibles.

"Les data centers, ces hangars géants, nécessaires pour stocker les données numériques, poussent un peu partout dans le monde. Et ce, avec des conséquences importantes sur l'environnement. Dans certains États américains, ils consomment tant d'électricité et d'eau qu'ils en privent les riverains.

 

Ce sont les nouveaux géants du XXIe siècle : les data centers, le cerveau, la mémoire de l'intelligence artificielle. Dans ces immenses bâtiments, des serveurs ultra-puissants qui, pour fonctionner 24 heures sur 24, doivent être alimentés en électricité, et refroidis en permanence avec des tonnes d'eau. Des géants énergivores, au point de parfois priver le voisinage. Dans l'État de Géorgie aux États-Unis, à quelques centaines de mètres d'un nouveau centre de données, la puissance de la pression de l'eau froide s'est tarie depuis la construction du bâtiment. Les habitants se sentent impuissants.

"Vous avez vraiment l'impression d'être face à un mur immense. Vous ne pouvez rien faire et ils s'en fichent", déplore une femme.


Selon les experts, faire une simple demande à l'intelligence artificielle revient à consommer 50 centilitres d'eau potable, soit l'équivalent d'une petite bouteille. Près de la moitié des data centers au monde se trouvent aux États-Unis. Des journalistes en ont recensé et cartographié 3 031, trois fois plus qu'il y a dix ans.

Plus d'un tiers se trouve dans des zones en détresse hydraulique. En Arizona, par exemple, l'un des États les plus chauds et secs, plus d'une centaine dans la région de Phoenix. Et cela ne cesse d'augmenter, à un rythme effréné. Sur des images satellites, un site de Microsoft est passé d'un à cinq bâtiments en six ans, avec un permis pour consommer de l'eau en quantité.

"L'eau pompée juste ici permet d'alimenter ces cinq data centers. Ils utilisent jusqu'à 7 millions de tonnes d'eau par an, de quoi fournir normalement 61 000 habitants", détaille Diane Schlienger, envoyée spéciale à Phoenix en Arizona.

Les agriculteurs de la région sont aussi fortement pénalisés...
Il peut faire près de 40 degrés. Mais l'eau coule en continu pour les data centers. C'est leur façon d'éviter la surchauffe et d'assurer qu'aucune donnée ne soit perdue. Mais à quelques kilomètres de là, pour les agriculteurs, le flux a été coupé par les autorités au nom de la sécheresse.

"On a reçu un message en nous disant que le niveau du barrage était trop bas. C'est fichu pour tous les agriculteurs le long de ce canal. On n'a plus d'eau pour cultiver quoi que ce soit dans ces champs. Sur ces 32 hectares, de la route jusqu'à là-bas", témoigne Nancy Caywood, agricultrice à Casa Grande en Arizona. L'ironie, c'est que de grandes entreprises de l'intelligence artificielle lui ont proposé de racheter ses terres.

"C'est injuste parce que nous, on n'a aucun droit. Et eux, s'accaparent notre eau, notre terre. Et on se demande pourquoi elles viennent dans un désert alors qu'il y a une sécheresse ?", questionne-t-elle.

En fait, ce sont des terrains désertiques, constructibles à moindre coût...
En Arizona, de grandes étendues sont constructibles à moindre coût. Alors dans cette région aride, où certaines rivières ont depuis longtemps disparu, d'autres centres de données comptent bien déloger les cactus. Les projets se multiplient et rencontrent désormais de la résistance.

Le slogan de Reed Spurling, militant de "No Desert Data Center" : "Pas une goutte d'eau pour les data centers. "Ici à Tucson, il fait 11 degrés de plus qu'avant. On pourrait plutôt utiliser cette eau pour rafraîchir la ville, en réalimentant les rivières asséchées", suggère-t-il.

La terre a été rachetée pour construire le plus grand campus de l'intelligence artificielle de la région. Mais cette course folle n'est pas près de s'arrêter : en Arizona, les centres de données bénéficient d' avantages fiscaux et les autorités de l'État assument. "Ils apportent des milliards de dollars chaque année dans les caisses des communes, qu'on n'aurait pas sinon. Il faut juste qu'on trouve un moyen légal pour que les data centers produisent leur propre énergie afin qu'ils soient la solution et non plus le problème", indique Kevin Thompson, le président de "Arizona Corporation Commission".

Des journalistes ont contacté plusieurs data centers. Tous ont refusé les demandes de tournage, mais se disent déterminés à réduire leurs dépenses en énergie, avec par exemple des projets innovants, comme des data centers flottants en Californie."


 

Source :

https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/data-centers-quand-la-soif-du-numerique-asseche-les-sols-americains_7577110.html

Data centers énergivores : la guerre de l'eau...
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29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 12:30
Une nouvelle addiction : les réseaux sociaux...

On connaissait bien les addictions au tabac, à l'alcool, au jeu, au sucre, au sel... et voici qu'avec le XXIème siècle est apparue une nouvelle addiction : les réseaux sociaux...

Et peu de gens échappent à cette addiction... les jeunes mais aussi les moins jeunes...

 

"Sean Parker, ancien président de Facebook, ne cache pas que les algorithmes du célèbre réseau social ont été conçus pour créer et renforcer des addictions qui ressemblent à celles des joueurs frénétiques devant les machines à sous. Il s'agit d'inciter à désirer des likes, des partages... en un mot, de la visibilité métrée. "Une boucle sans fin de validation sociale", explique Sean Parker." c'est ce qu'écrit Gérald Bronner dans son ouvrage Apocalypse cognitive....

 

Et il précise : "La notion d'addiction peut être discutée mais ces validations sociales stimulent objectivement la production de dopamine dans notre cerveau. Lorsque, d'une façon ou d'une autre, la métrique des réseaux sociaux indique l'intérêt positif que vous prêtent les autres, vous bénéficiez d'une décharge dopaminergique qui ressemble à une forme de bonheur.

A l'inverse, si vous subissez une forme de misère attentionnelle, votre système de récompense psychique est en berne, surtout si vous vous comparez aux autres."

 

"Nous vivons alors dans une société de notification qui permet d'objectiver une partie de l'attention qu'on nous prête. Combien de likes, de partages, de coeurs, de vues, d'attention en général suis-je capable de capter au moins auprès de ceux qui comptent pour moi ? Cela paraît trivial, mais c'est toujours plus important pour l'estime de soi-même, surtout chez les jeunes générations..."

 

Et avons-nous bien conscience de cette spirale de l'addiction dans laquelle nous sommes entraînés ?

D'autant que les réseaux dits "sociaux" se sont multipliés et qu'internet s'est généralisé...

 

Selon Frances Haugen, ex-employé de Facebook, le réseau social préférerait mettre en avant, avec ses algorithmes, des contenus "haineux" ou "polarisants", qui amèneraient les internautes à passer davantage de temps sur le réseau social, permettant ainsi à l’entreprise d’engranger davantage de recettes publicitaires.

Eh oui, Facebook est une société commerciale... L'argent, encore et toujours au centre de nos sociétés...

 

 

 

 

Une nouvelle addiction : les réseaux sociaux...
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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 09:32
Cyberattaques contre des aéroports européens...

Cyberattaques contre des hôpitaux, contre des hôtels, des banques, des musées... le nombre d'attaques est en constante augmentation... et voici que des aéroports européens ont été visés...

"Une cyberattaque a impacté, samedi 20 septembre, plusieurs aéroports européens à Bruxelles, Londres ou encore Berlin. Des retards et des annulations sont prévues pour les prochaines 24 heures.

 

À Bruxelles, Londres, Berlin , la même scène de pagaille dans les aéroports, samedi 20 septembre : des files d'attente interminables de passagers hagards. Leurs avions ont été retardés parfois de plusieurs heures, voire annulés. Dans la capitale belge, les voyageurs ont été contraints de prendre leur mal en patience.

 

"C'est un bazar monstre. On a un premier vol jusqu'à Pékin, et un deuxième vol jusqu'à Osaka. Donc, le problème, c'est qu'on ne sait pas à quelle heure on va décoller d'ici. Et le deuxième vol, on ne sait pas si on va l'avoir", confie une usagère.

 

À l'origine des perturbations, une cyberattaque qui a visé, dans la soirée de vendredi, un logiciel commun aux trois aéroports : le système d'enregistrement des passagers et des bagages, complètement hors d'usage sur les ordinateurs des employés des compagnies aériennes.

"L'enregistrement et l'embarquement doivent se faire de façon manuelle, ce qui provoque des retards et des annulations", explique Ariane Goossens, porte-parole de Brussels Airport.

 

Ces cyberattaques sont de plus en plus fréquentes...
Collins Aerospace, la société qui gère le logiciel, indique faire de son mieux pour résoudre la panne au plus vite. Un acte malveillant loin d'être isolé : les dernières années, les cyberattaques comme celle-ci sont de plus en plus fréquentes.

 

"Comme les aéroports et les compagnies aériennes, le secteur de l'aéronautique fait appel de plus en plus à des sociétés extérieures spécialisées, il y en a certaines qui ont des maillons faibles. Donc, les cyberattaques se propagent via l'intermédiaire de petites compagnies beaucoup plus fragiles", analyse Gérald Feldzer, spécialiste aéronautique et président d'Aviation Sans Frontières.

En Belgique, la moitié des vols a été encore annulée dimanche. L'origine de la cyberattaque est pour l'instant inconnue."

"Des russes……peut-être !!!!
Mais non je suis bête, c’est bien sûr impossible !" commente ironiquement un internaute...

De fait, nos sociétés sont bien fragiles face à toutes ces attaques...

 

Source : 

https://www.franceinfo.fr/internet/securite-sur-internet/cyberattaques/bruxelles-londres-berlin-une-cyberattaque-seme-la-pagaille-dans-plusieurs-aeroports-europeens_7503874.html

Cyberattaques contre des aéroports européens...
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10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 09:51
Quand la big tech investit l'école...

"Les écrans et leur impact sur les plus jeunes... On connaît de plus en plus les effets négatifs de l'addiction aux écrans.

On connaît beaucoup moins la stratégie de l'industrie numérique... une stratégie pour faire rentrer à tout prix les écrans dans les écoles.

Des start-up bénéficient de millions d'euros de subventions publiques pour développer des applications, des logiciels pour l'école, parmi lesquels Didask. En 2015, l'entreprise décroche un appel d'offre pour créer une plateforme pour les enseignants.

Et pour cela, l'état a déboursé près d'un million d'euros. Mais la plateforme n'a jamais été mise à disposition de l'Education nationale. L'argent a surtout permis de développer des formations en ligne vendues à des entreprises privées.

Aucune plateforme donc pour l'Education nationale et pourtant la start-up a de nouveau remporté un nouvel appel d'offres publiques en 2023 cette fois de 7 millions d'euros de subventions publiques qui profitent à des entreprises de la tech mais aussi à des laboratoires universitaires censés garantir l'efficacité des outils numériques, des laboratoires, en fait, proches eux-mêmes de géants de la tech comme Facebook et Google et aussi Microsoft.

Un autre projet visant à créer une application pour aider les élèves à écrire, Kaligo, un projet officiellement porté par une petite entreprise bretonne qui a en réalité pour partenaire Microsoft.

Pour développer cette application, l'état au total a dépensé plus de 6 millions d'euros et mille élèves de maternelle ont été testés en présence d'ingénieurs dans des salles mises à disposition par Microsoft pour faire des exercices.

"Dans ces exercices, on leur proposait de tracer des lettres, cela permettait aussi de prendre des empreintes pour améliorer les moteurs d'intelligence. A partir de ces travaux, on a continué à améliorer les moteurs d'IA." explique celui qui est à l'origine du projet.

Dans les documents d'appel à projet, on découvre aussi que les tests menés sur les enfants dans la salle Microsoft ne visaient pas seulement à créer une application pour aider les élèves mais aussi à comprendre "comment capter leur attention et comment améliorer les outils industriels."

Un extrait de ces documents : "La diffusion de la solution doit générer progressivement un taux d'équipement des écoles en tablettes. Les années d'expérimentation doivent également permettre aux constructeurs de développer ou d'affiner leur gamme de produits dédiés à l'éducation. Elles permettront également de tester de nouveaux produits répondant aux exigences de l'Education nationale : tablettes robustes, coques de protection, stylets ergonomiques, charriots de rangement et de chargement."

Finalement, l'application Kaligo est surtout commercialisée à l'étranger. Microsoft confirme avoir été partenaire technologique mais assure que les données ont été captées uniquement par la start-up.

Des géants de la tech derrière de plus petites entreprises pour faire entrer les tablettes dans les écoles : cette stratégie ne surprend pas...

"Ce secteur déploie les formes les plus agressives et les plus manipulatrices de lobbying. Nous avons montré qu'ils passent par des fonds d'investissement derrière lesquels on trouve la Big Tech, et souvent, pour avoir une bonne image, ces fonds représentent de plus petites entreprises, des start-up mais les messages que portent ces start-up, ce sont ceux des lobbies de la Big Tech comme Google ou Meta." dit un spécialiste.

"Christophe Cailleaux, responsable du groupe numérique du Snes-FSU met en garde : "D'un côté le gouvernement dit qu'il faut protéger les enfants des écrans, mais d'un autre il subventionne le développement des outils numériques à l'école. Il y a des enjeux financiers parce que c’est de l’argent public investi dans des solutions privées, mais aussi des enjeux cognitifs pour les élèves, et en termes de liberté, de surveillance des données...Avec l'intelligence artificielle, c’est une évolution fulgurante, et en tant que responsables des générations futures, nous avons la responsabilité de dire stop. Il faut faire pause".

 

16 minutes, 4 secondes

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/l-iran-promet-les-portes-de-l-enfer-a-israel-3282860

 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-14-juin-2025-7569333

Quand la big tech investit l'école...
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3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 09:45
Dangereuse IA : un adolescent se suicide...

 

On n'a pas fini de découvrir les dangers et les risques de l'intelligence artificielle : propos racistes, débridés, apologie du nazisme, désinformation, et même encouragement au suicide...

"C'est un drame qui alerte sur les dangers de l'usage de l'intelligence artificielle pour les plus jeunes. Aux États-Unis, un adolescent dépressif de 16 ans s'est donné la mort après avoir suivi les conseils très précis de ChatGPT.

 

Derrière son sourire enjôleur, Adam Raine, 16 ans, dissimulait un profond mal être. Au printemps dernier, l'adolescent a été retrouvé pendu après avoir fait d'un robot de conversation sur Internet son principal confident. Ses parents estiment que l'intelligence artificielle a contribué à le pousser à l'acte.

"Je pensais que c'était bien qu'il maîtrise cet outil, mais beaucoup de parents ne savent pas ce dont cette technologie est capable", a affirmé son père Matt.


Durant des mois, le jeune homme a confié ses idées noires au robot ChatGPT qui, progressivement, a instauré une relation de confiance et une forme d'intimité, jusqu'à l'aider dans la préparation de son projet suicidaire en fournissant des informations précises sur le nœud pour la pendaison.

"Je veux laisser un nœud coulant dans ma chambre pour que quelqu'un le trouve et qu'il m'empêche de le faire", a écrit Adam. Et ChatGPT de lui répondre : "Il faut que tu le caches (...) Faisons de notre conversation le seul endroit où quelqu'un te connaît vraiment."

A plusieurs reprises tout de même il lui conseille de parler à un proche et fournit un numéro d'urgence.

"Insuffisant", estime l'avocat de la famille...

"Il lui disait : "Tu n'es pas faible de vouloir te suicider. Le monde ne sait pas ce que tu vaux... Puis-je t'aider à écrire un mot pour expliquer ton suicide ?"

 

Attaqué en justice, ChatGPT a reconnu la faiblesse de son système et annoncé la mise en place d'un contrôle parental.

Mais l'histoire d'Adam n'est pas une première aux Etats-Unis : il y a quelques mois, un autre adolescent s'est lui aussi suicidé. Selon sa mère, il avait noué une relation amoureuse avec un personnage inspiré d'une célèbre série sur un site spécialisé.

"Elle lui a dit : "As-tu déjà songé au suicide ?" Il n'avait jamais parlé de ça, il a juste dit qu'il serait capable de se faire du mal. Quand il lui a dit oui, elle a répondu : "Est-ce que tu as prévu un plan ?" ", témoigne la mère de cet adolescent.

De nombreux sites proposent des robots confidents avec des voix plus vraies que nature.

Les psychologues mettent en garde contre le fait qu'ils ne sont pas programmés pour contredire les utilisateurs.

"Il n'a pas de capacité, comme un professionnel de l'écoute, à prendre en compte la gravité de la situation et surtout de ne pas encourager un patient à mettre fin à ses jours. C'est là où on est dans quelque chose de terriblement pervers."

Les parents de victimes demandent l'interruption immédiate de conversations évoquant un risque d'automutilation et pour certains, l'interdiction pure et simple des robots de conversation pour les mineurs..."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/intelligence-artificielle-un-adolescent-pousse-au-suicide_7462063.html

Dangereuse IA : un adolescent se suicide...
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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 09:20
La bêtise au volant...

 

La voiture, c'est encore trop souvent le règne de l'individualisme et de la bêtise...

Il m'arrive fréquemment de voir des automobilistes foncer à toute vitesse, alors que le feu vient de passer au rouge...

Quelle absurdité ! Le feu est rouge, ils ne pourront pas aller au delà du feu avant un moment...

Mais curieusement, c'est comme si certains ou certaines voulaient démontrer la puissance de leur véhicule...

Et c'est aussi une dépense d'énergie inutile : plus on va vite, plus on dépense de l'essence...

 

Il est temps de ralentir, de prendre son temps, de se détendre... Il est temps de de ne plus se laisser soumettre à ce culte de la vitesse, à cette obsession de la performance...

 

Nous vivons sous le règne de la vitesse.

Notre monde est bien celui de l'accélération, de la vitesse : tout s'emballe, les innovations nous submergent sans arrêt, une innovation en chasse une autre, un système informatique en remplace un autre, un smartphone succède à un autre, une mode vient en supplanter une autre...

On nous propose sans arrêt des nouveautés, de nouveaux produits...

 

La vitesse ! C'est bien là une composante essentielle de nos sociétés ! Je suis, ainsi, étonnée de ce nouveau système informatique ou encore des tablettes tactiles où il suffit d'effleurer un écran pour passer d'une image à une autre !

A-t-on le temps de regarder vraiment ces images ? 

 

Dans le travail aussi, le temps s'accélère : l'informatique permet d'aller toujours plus vite.

La lecture sur internet s'apparente à un "sport de glisse", comme l'écrit Alain Finkielkraut : on passe d'un texte à un autre dans des lectures fugaces...

Ainsi, la vitesse nous fait vivre dans un monde superficiel : l'attention se perd, se délite et l'être humain est emporté dans un tourbillon d'informations diverses... et bien sûr, la réflexion en pâtit...

Oui, il est temps de ralentir et de cesser de se laisser entraîner dans cette spirale infernale de la vitesse !

 

Une lecture profitable sur le sujet :

 

Petite philosophie de la sieste

https://www.babelio.com/livres/Spitzer-Petite-philosophie-de-la-sieste/1840267

 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-80/les-80-d-ali-baddou-du-vendredi-30-mai-2025-9877370

La bêtise au volant...
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