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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 12:54
Washington Post : licenciement de 300 journalistes...

La liberté d'expression serait-elle menacée aux Etats-Unis ? Un journal réputé comme le Washington Post subit un plan de licenciement drastique : 300 journalistes licenciés !

"L'un des journaux les plus emblématiques des États-Unis, le Washington Post, a annoncé le licenciement d'environ 300 journalistes.

Certains d'entre eux ont appris la nouvelle alors qu'ils étaient sur le front ukrainien ou en train de couvrir les Jeux d'hiver. Comment expliquer la décision de son propriétaire Jeff Bezos également patron d'Amazon et proche de Donald Trump ?

La colère des abonnés et l'amertume des salariés se révèlent devant ce monument de la presse américaine qui est menacé...

"Le Washington Post a historiquement su résister aux pouvoirs en place, c'est une part de l'histoire américaine qu'on détruit..." commente une Américaine.


Un reporter fait partie des journalistes renvoyés. Il témoigne : Il y travaillait depuis 27 ans.  "Pour nous, c'était une vocation. Pour eux, ce n'est qu'une ligne comptable. C'est triste", raconte Dave Sheinin, journaliste licencié du Washington Post.

 

 Licenciés, la plupart des journalistes sportifs ou des critiques littéraires, mais aussi de nombreux correspondants à l'étranger, comme cette journaliste basée en Ukraine. "Je viens d'être licenciée par le Washington Post en pleine zone de guerre. Je suis sans voix. Je suis effondrée", indique la journaliste licenciée Lizzie Joohnson sur X.

 


Une annonce brutale pour un journal parmi les plus prestigieux au monde, célèbre pour son indépendance,  célèbre notamment pour avoir révélé l'affaire du Watergate, qui entraînera la chute du président Nixon en 1974. Un illustre épisode du journalisme d'investigation... L'histoire de ce scoop sera même immortalisée par Hollywood. L'histoire de deux jeunes reporters qui ont révélé la conspiration du Watergate.

 

La direction rappelle que le journal a perdu 100 millions de dollars l'an dernier. Mais pour beaucoup de salariés, Jeff Bezos, propriétaire du titre, a d'autres raisons. Le milliardaire fondateur d'Amazon s'est rapproché de Donald Trump jusqu'à faire partie des invités de marque à son investiture. Il est accusé de vouloir à tout prix plaire au président.

"Jeff Bezos a versé des dizaines de millions de dollars à Melania Trump pour un documentaire sur elle, dans le but de s'attirer les faveurs de la Maison Blanche", explique Jon Schleuss, président du syndicat "NewsGuild".

Donald Trump, lui, ne cache jamais son mépris pour le journal, comme dans la soirée du samedi 7 février où il a déclaré à une journaliste : "Le Washington Post est nul et vous, vous avez une très mauvaise attitude".

 

Ces attaques contre la presse ne sont pas nouvelles, mais cette fois-ci, elles aboutissent à l'affaiblissement d'un journal réputé pour son indépendance et sa capacité à questionner la toute-puissance des présidents américains."

 

 De fait, l'hostilité de Donald Trump à l'égard des journalistes n'est pas nouvelle. Il n'a eu de cesse au cours de son premier mandat de fustiger les médias, qu'il appelle "les fake news". Mais depuis qu'il a repris le pouvoir, il semble vouloir remodeler le paysage médiatique. Il s'est entouré des bonnes personnes pour le faire et rien ne semble pouvoir arrêter son entreprise de démolition. Les journalistes américains sont dans un état de sidération.


 

 

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/washington-post-le-celebre-journal-annonce-le-licenciement-de-300-journalistes_7790912.html

 

Un autre article sur le sujet :

 

https://rosemar.over-blog.com/2025/11/la-liberte-d-expression-selon-donald-trump.html

 

Washington Post : licenciement de 300 journalistes...
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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 09:41
No kings ! Nombreuses manifestations contre Trump...

"No kings ! C'est le mot d'ordre des manifestations massives aux Etats-Unis ce samedi contre le président Donald Trump et ses abus de pouvoir. Des millions d'Américains ont défilé  samedi 18 octobre, au sein de 2700 rassemblements à travers le pays de New York à Orlando en passant par Atlanta où les manifestants rappellent leur attachement à la démocratie et à l'Etat de droit.

 

Environ sept millions de personnes, selon les organisateurs, ont pris part à des manifestations contre Donald Trump et sa politique jugée autoritaire, samedi 18 octobre aux États-Unis. Le président américain n'a pas manqué de réagir, avec une vidéo générée par l'intelligence artificielle.

Cri de colère au cœur de Times Square à New York. Du pied du Capitole à Washington, en passant par Minneapolis ou les plages de San Francisco, sept millions d'Américains ont manifesté à travers tout le pays, samedi 18 octobre, pour dire "No Kings", pas de rois aux États-Unis. Un message adressé à Donald Trump, caricaturé en bambin colérique, critiqué pour ses attaques contre la presse et la justice, et les vagues d'arrestation de migrants.

"Lui et les gens qui l'entourent ont une vision autoritaire et fasciste. Ils enfreignent toutes les lois", dénonce un manifestant. "Nous posions les bases de la démocratie, et maintenant tout est démantelé à un rythme qui nous dépasse", déplore de son côté une femme.

Sursaut du parti démocrate : après neuf mois d'une opposition peu visible, Bernie Sanders a appelé à reprendre confiance : "Nous ne voulons pas d'autoritarisme en Amérique. C'est nous, le peuple, qui avons le pouvoir."


Au total, 2 700 rassemblements ont eu lieu, jusque devant la résidence de Donald Trump, où ses partisans ont diffusé au mégaphone les discours du président, l'image de deux Amériques qui se font face. "On protège notre liberté d'expression, notre liberté de la presse, de religion, notre droit de nous rassembler", estime une manifestante.

 

Des revendications qui seraient insignifiantes selon le parti républicain...

"Dans ce rassemblement, ce sont des marxistes, des socialistes, des antifas, des anarchistes, et la branche pro-Hamas de l'extrême gauche. C'est ça, le parti démocrate aujourd'hui", a commenté Mike Johnson, président de la Chambre des représentants des États-Unis.

Donald Trump a semblé répondre aux manifestants par une vidéo d'intelligence artificielle, sans mots mais avec un message explicite : on y voit Donald Trump aux commandes d'un avion qui déverse des flots de merde sur les manifestants."

 

Trump dans tous ses excès et dans toute sa vulgarité !
 

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/mouvement-no-kings-aux-etats-unis-sept-millions-d-americains-sont-descendus-dans-les-rues-contre-donald-trump_7562539.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-samedi-18-octobre-2025-8772556

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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 10:05
200 journalistes palestiniens tués à Gaza...

"Au Proche-Orient, alors que le gouvernement israélien a annoncé vouloir prendre le contrôle total de la bande de Gaza, les bombardements s'intensifient. Ils ont visé dimanche 10 août une tente qui abritait des journalistes de la chaîne de télévision du Qatar, Al-Jazeera. Six journalistes palestiniens ont été tués.

 

Dans la nuit, un journaliste filme une vidéo et peine encore à y croire :  l'armée israélienne vient de frapper une tente accolée à l'hôpital Al-Shifa à Gaza. À l'intérieur se trouvait une équipe de journalistes palestiniens. Penché sur le corps de son collègue, un homme est désespéré.


Six journalistes ont été tués. Ils travaillaient pour la chaîne qatarie Al-Jazeera. Parmi eux se trouvait Anas Al-Sharif, 28 ans, un visage bien connu des téléspectateurs de la chaîne. Il était aussi père de deux enfants. Dimanche 10 août, juste avant la frappe, il postait une vidéo sur les réseaux sociaux. "Bombardement incessant. Depuis deux heures, l'attaque israélienne s'intensifie sur la ville de Gaza", écrivait-il alors.

 

L'armée israélienne confirme lundi 11 août l'avoir ciblé. Selon elle, il était un terroriste qui se faisait passer pour un journaliste. "Anas Al-Sharif était un membre de la branche armée du Hamas. Il avait un numéro d'immatriculation 305-342", explique Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne.


L'armée en veut pour preuve des listes qu'elle a éditées à partir, dit-elle, de documents administratifs du Hamas, où apparaît le nom d'Anas Al-Sharif. Elle montre aussi des photos du journaliste, prises lors d'une conférence de presse avec Yahya Al-Sinwar, ancien chef de la branche armée du Hamas. Quant aux cinq autres journalistes : "Tous sont affiliés au Hamas", assure le porte-parole de l’armée israélienne. "Cette frappe est une frappe précise contre le Hamas", martèle-t-il.

 

L'ONG Reporters sans frontières dénonce un assassinat revendiqué pour éliminer les journalistes qui dérangent. Depuis le début de la guerre, plus de 200 journalistes ont été tués à Gaza. La presse internationale n'est, elle, toujours pas autorisée à y entrer."

 

Et pourquoi cette interdiction ? Que craint Israël ? Pourquoi les Israéliens n'ont pas ouvert leurs portes à la presse internationale ?

 

200 journalistes tués à Gaza, c'est contraire aux lois de la guerre :  la Convention de Genève, article 79, dit très clairement que les journalistes ne doivent pas être ciblés.

 

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/guerre-a-gaza-soupconnes-par-israel-d-etre-des-terroristes-six-journalistes-ont-ete-tues_7430416.html

 

 

200 journalistes palestiniens tués à Gaza...
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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 12:02
L'esthétique façon Trump...

 

De l'or, de l'or, de l'or partout... ça brille, c'est clinquant à souhait ! "ça en jette", pour parler à la façon vulgaire de Trump...

On se souvient de cette vidéo générée par l'IA, intitulée Trump Gaza : des billets de banque qui tombent du ciel, une statue monumentale en or de Donald Trump, et dans les boutiques des statues en or à l'effigie de Donald Trump... un luxe tapageur dans un pays ravagé par la guerre... où la famine fait désormais de nombreuses victimes.

Sur cette vidéo, on voyait même Elon Musk s'empiffrer de nourriture...

Quelle indécence !

L'argent au coeur du système Trump qui reste avant tout un homme d'affaires soucieux de faire des bénéfices et de "briller" en toutes circonstances...

Ainsi, Donald Trump n'admet guère les critiques : gare à celui ou à celle qui l'égratignent, car ils sont assurés de subir la vengeance et les foudres du président...

 

"Le New York Times consacre une tribune à ce qu’on pourrait appeler "l’esthétique Trump", telle qu’elle vous saute aux yeux en regardant la nouvelle déco du Bureau Ovale.

 

C’est l’éditrice photo Emily Keegin qui cherche à comprendre d’où vient la passion du président américain pour l’or, la feuille d’or, le doré sur tranche. Les appliques sur les murs sont en or. Les ornementations du manteau de la cheminée sont en or. Les cadres des toiles exposées sont en or. Les boutons de porte sont briqués, ils sont en or et arborent le sceau présidentiel. Et des miroirs permettent à tout cet or de se réverbérer à l’infini : il est l’or Monseignor !

 

Des gens très sérieux ont essayé de nommer ce style : "dictateur chic" a été avancé, les demeures de Trump ressemblant à celles de feu le tyran libyen Mouammar Kadhafi. Une lubie de rois et de despotes, donc, mais surtout, sans le moindre doute, un truc typiquement français ! Du bon rococo de chez nous, une contrefaçon de Versailles ! Par pitié, sortez-nous de là !

 

Emily Keegin traite son sujet à fond et rappelle, pour finir, que le nouveau rococo de Washington est comme l’ancien : du plâtre peint et rien de plus précieux. Et de cette terre dorée à la feuille d’or, elle fait, évidemment, la métaphore du trumpisme."

 

Du clinquant, du brillant, un faste tapageur ! C'est ça le style Trump !

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-80/les-80-de-nicolas-demorand-du-mercredi-28-mai-2025-1446548

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26 février 2024 1 26 /02 /février /2024 13:32
Une journaliste face à la guerre...

 

Quel courage !

Elle s'appelle Patricia Allémonière, elle est reporter de guerre, elle est venue présenter un de ses ouvrages, intitulé Au coeur du chaos,  lors du Festival de la Biographie. Grand reporter au service international de TF1  pendant trente ans, Patricia Allémonière a couvert les guerres contemporaines les plus meurtrières. 

Elle raconte alors son parcours :

"J'ai commencé comme pigiste dans de petites rédactions, puis très vite j'ai eu beaucoup de chance, je suis rentrée à TF1 et là, d'abord, j'ai fait des petits boulots, mon premier reportage, c'était l'histoire de la pomme Golden... donc très loin du grand reportage...

Et puis après, je suis arrivée dans un service économique, parce que j'avais fait sciences Po, section Eco, on m'a casée là en tant que pigiste, et très vite ils ont vu que France 2 employait des filles grands reporters, ils se sont dit : ce n'est pas possible, à TF1, il nous faut aussi des filles. Donc, ils ont lancé un appel d'offres, et je suis rentrée comme ça à TF1.

Et très vite, je suis partie sur les terrains de guerre... premier terrain de guerre : Le Mozambique, une guerre civile qui a fait un million de morts, dont personne n'a jamais parlé, dont tout le monde s'est moqué.

Deuxième terrain de guerre : le Tchad, l'armée française, l'armée libyenne, et très vite, j'ai été confrontée aux premières horreurs, il n'y avait pas d'école pour nous former à ça... et puis j'ai continué jusqu'à ce que j'aie un enfant.

Aujourd'hui, il y a plus de femmes grands reporters ; en fait, on les remarque davantage que les hommes. Au moment de la guerre du Golfe, il y a eu beaucoup plus de femmes, ils se sont aperçus que l'audience était beaucoup plus forte quand il y avait des femmes, donc c'était intéressant d'employer des femmes. D'autant qu'on savait parler de la guerre, comme les hommes, et on savait être courageuse, comme les hommes.

Et à un moment, il y avait plus de femmes effectivement que d'hommes, ils se sont dit : "Non, ce n'est pas possible." Ils ont rééquilibré et aujourd'hui, à TF1, il y a plus d'hommes que de femmes mais pas à LCI.

Je n'ai pas souffert du fait d'être une femme, je n'ai pas fait partie des femmes qui ont eu à subir un ostracisme masculin... mais il a fallu se battre, et à partir du moment où on se bat, on ne sent pas forcément l'ostracisme... simplement, il fallait toujours être disponible et comme on voulait vraiment se faire reconnaître, on était toujours disponible.

Disponibilité, qualité du travail : c'est tout ce qui compte.

Quand j'ai eu un enfant, j'avais déjà été en poste à Jérusalem comme correspondante permanente, et là j'étais à Londres, et voilà qu'avec mon enfant nous voulions rentrer avec le père de l'enfant qui est Britannique, diplomate, lui rentrait à l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris, et moi à Paris avec un bébé.

Une femme, avec un bébé, là ce n'était pas possible... alors, je ne dis pas du tout que c'était de l'ostracisme, c'est qu'ils étaient inquiets. Je leur ai dit : "En quoi la mort d'une maman est plus grave que la mort d'un papa ? Un papa, cela compte autant qu'une maman..."

Donc, ils n'étaient pas très contents, on ne m'a pas mis de bureau pendant trois mois, on m'envoyait pour la quatrième ou la cinquième relève... à la cinquième relève, tous les reportages ont été faits, donc il n'y avait plus grand chose à faire...

Pendant la guerre civile d'Algérie, personne ne voulait y aller, alors, je me suis portée volontaire... on ma dit : "Mais dis donc, ta fille, elle a quel âge ?" (Elle avait alors un an et demi)...Une guerre à connotation de massacres et on ne savait pas qui tue qui... c'étaient ou les djihadistes ou l'armée, les militaires. Donc, comme moi je ne savais pas dire, j'avais décidé de parler d'actes terroristes mais pas de terroristes, les dits terroristes, je les appelais "groupes armés", ne sachant pas qui tuait...

On a l'air de dire aujourd'hui : "C'est terrible, il n'y a jamais eu autant de conflits", mais en fait, il y a toujours eu autant de conflits. Ce qui est étonnant, c'est que tous les conflits dont je parle dans mon livre perdurent, ils sont devenus des conflits de basse intensité : Irak, Syrie, Iran, Afrique, Kosovo. Tout est là.

Mais, aujourd'hui, ce qui est très intéressant, ce qui nous passionne nous, ce sont les gros conflits où le bon et le méchant s'affrontent. Vous voyez qui je veux dire ? Les Américains et les Russes, les bons et les méchants... il faut des conflits où il y a les bons et les méchants et où l'un des grands protagonistes est impliqué... les petits conflits, on s'en moque, on s'en fout, on s'en tape... ils peuvent crever, ce n'est pas notre problème. Je dis ça vulgairement...

La guerre terrible du Yémen n'intéresse que depuis qu'ils bombardent la Mer Rouge... une guerre qui dure depuis 1994 ! Les Iraniens s'intéressent au Yémen depuis 2003-2004. Les Américains, eux, avaient sous-traité le conflit aux Saoudiens. : "Vous gérez le conflit avec les Houthis, nous, on s'en n'occupe pas, ce n'est pas intéressant."

Et pourquoi ce n'est pas intéressant ? Parce que ni les Russes, ni les Chinois n'étaient dans le coin. Ce qu'ils avaient oublié, c'est que l'Iran, lui, était dans le coin, ils commençaient à fournir des armes. Comme les Houthis avaient une position très anti-américaine et très anti-israélienne, ils sont rentrés dans le conflit... comme il était question d'Israël, les Américains sont intervenus et maintenant tout le monde s'intéresse aux Houthis, alors qu'avant, personne ne s'y intéressait et pourtant il y a eu une sale guerre, avec de nombreux morts, et de nombreux enfants sont morts de faim."

Patricia Allémonière évoque ensuite ses relations avec sa fille, alors qu'elle était reporter de guerre...

Puis, elle aborde la façon de traiter les informations dans les rédactions :

"Il y a des fake news, et des images détournées : on a appris à déchiffrer ces images... il y a aussi les deepfakes où on fait dire à n'importe qui des choses qu'il n'a jamais dites..."

Le journaliste qui interroge Patricia Allémonière lui pose alors cette question : "Est-ce que le manichéisme, les gentils d'un côté, les méchants de l'autre, ça ne s'est pas un peu aggravé avec le temps ?" 

Réponse : "Alors, aujourd'hui, on ne s'intéresse qu'aux gros conflits qui opposent dans la tête de la plupart des gens le bon et le méchant. Et chacun souvent se retrouve plus du côté de l'un ou du côté de l'autre... parce que le bon et le méchant ne sont pas les mêmes pour tout le monde...

Par exemple, prenons le conflit israélo-palestinien, si vous êtes hors de l'occident, le bon, ce n'est pas l'Amérique, ce n'est pas nous, nous, nous sommes presque des terroristes... Les perceptions varient complètement, en fonction de l'endroit où on est.

Mais il est vrai qu'en ce moment, notre monde a tendance à une simplification, on simplifie tout.

Et pourquoi ces conflits bons et méchants qui vont dans notre simplification quotidienne ? Parce que c'est simple à comprendre, donc facile, on ne va pas se casser la tête pour comprendre la complexité, il faut aller vite et comme ces bons et ces méchants, c'est ce qui nous plaît, les médias ne traitent que les bons et les méchants, c'est à dire qu'on va traiter les gros conflits, parce que ces conflits attirent de l'audience, donc entraînent une rentabilité... parce que, sans argent, on ne fait pas de couverture... c'est vous qui sanctionnez les médias, les journaux et internet. Si vous ne regardez pas, ils vont se dire : "Pourquoi ils ne regardent pas ?"

Par exemple, le Pape ne fait pas d'audience, alors que Poutine, lui, il cartonne ! Donc on va beaucoup plus traiter ce genre de sujet. Parce que les chaînes ont besoin d'argent, internet a besoin d'argent, les petites chaînes sur internet ont besoin de pubs..."

Patricia Allémonière évoque ensuite les risques de son métier : elle a été blessée le 7 septembre 2011 alors qu'elle suivait une opération de l'armée française dans la vallée d'Alasay, en Afghanistan. Malgré ses blessures, rester sur le terrain s'est imposé comme une évidence afin de poursuivre son travail.

'L'information des grandes chaînes comme TF1 et France 2, ce sont des chaînes qui doivent avoir le maximum d'audiences... qui dit maximum d'audiences dit ne pas cliver, donc en faire le minimum sur les sujets qui clivent, pas de position vous apporte le maximum d'audiences...

Sur les autres chaînes (et cela nous vient des Etats-Unis), il y a un public à prendre du côté de ceux qui aiment le buzz et les chaînes d'opinion, ils adorent le buzz, il y a une audience, un marché à capter.

BFM qui voulait faire du factuel baisse, LCI a fait un tournant éditorial avec l'Ukraine : ils ont traité l'Ukraine comme une série, c'est à dire : attendez, vous allez voir ce qui se passe ! L'information est traitée comme une série : on vous accroche et on vous dit : "Tout à l'heure, on va vous parler de Poutine ou de Wagner..." Donc, comme dans un bon film policier, vous voulez voir la suite... Ils traitent beaucoup plus l'Ukraine que le conflit israélo-palestinien... pourquoi ? Parce que ce conflit israélo-palestinien clive...

Il faut savoir que ce qui s'est passé là à Gaza se passe encore aujourd'hui tous les jours en Afrique et bien pire : femmes éventrées, etc."

Enfin, une spectatrice pose une question à la journaliste : "Est-ce que vous êtes prête à repartir en reportage ?"

Et Patricia Allémonière de répondre : "Je repars bientôt en Afrique, au Sahel..."  Le journaliste qui l'interroge ironise alors : "C'est bien, parce que les Français sont très bien vus, en ce moment... vous serez bien accueillie."

On ne peut qu'admirer le courage de ces femmes reporters de guerre, confrontées à des massacres, à l'horreur absolue...

 

 

 

 

 

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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 09:44
Emmanuel Macron a parlé dans le poste...

 

C'est à distance, alors qu'il était en déplacement à Nouméa, qu'Emmanuel Macron a répondu aux questions de deux journalistes...

Un discours convenu dans le poste... une interview enregistrée en distanciel, les deux journalistes qui l'interrogeaient étant à Paris, ce qui enlevait de la spontanéité et de la fluidité dans les échanges...

Un format inédit, très déroutant, des effets de lenteur, une grande pesanteur, quelque chose de très contraint : un choix de communication désastreux.

 

Une interview qui arrive au moment où les Français sont en vacances, le 24 juillet... et donc avec une audience limitée d'autant qu'elle était diffusée lors du journal de 13 heures.

On a une impression d'une certaine impréparation, et d'une certaine inefficacité... 

Eh oui, Emmanuel Macron aime parler dans le poste... pour reprendre ce qu'il reprochait lui-même à ses ministres...

Voilà un grand paradoxe !

 

Et bien sûr, peu d'annonces, une impression de piétinement...

En raison de la distance et du duplex, les journalistes ne pouvaient pas interrompre le Président pour demander des précisions, bref une fausse interview, un discours convenu.

Rien de nouveau dans cette intervention : Emmanuel Macron répète les grands chantiers à venir, parmi lesquels, par exemple, l'école...

Et à nouveau, il réitère ses "propositions" pour l'école...

Et blablabla et blablabla.

"Un professeur devant chaque classe à la rentrée !" Mais dans quelles conditions ? Et avec quelle "efficacité" ?

C'est donc le fameux "pacte" proposé aux enseignants...

 Emmanuel Macron a encore rappelé que les enseignants "prêts à en faire davantage" , notamment devoirs faits ou le remplacement de collègues, verront leur rémunération encore accrue.

C'est encore et toujours le "travailler plus pour gagner plus."

 

Mais comment les enseignants déjà surchargés de travail pourraient-ils dignement et efficacement remplacer des collègues absents ?

On croit rêver en entendant un tel discours si éloigné des réalités du terrain que connaissent les professeurs !

 

Un métier dévalorisé et déconsidéré depuis des années... si dévalorisé que le ministère peine à recruter des candidats aux concours d'enseignement...

Un métier affaibli par une succession de réformes désastreuses, et notamment celle du Baccalauréat et du lycée initiée par Jean Michel Blanquer, ministre d'Emmanuel Macron.

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/5076765-emission-du-lundi-24-juillet-2023.html

 

 

 

 

Emmanuel Macron a parlé dans le poste...
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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 09:56
La journaliste qui a dit non à la guerre...

 

 Marina Ovsiannikova d'un seul coup a dit NON ! NON à la guerre... C'était le 14 mars 2022 sur un plateau de télévision...

"Cette journaliste  est aussitôt arrêtée, licenciée, elle écope d'une amende de 250 euros, elle s'exile ensuite quelques semaines en Allemagne avant de retourner à Moscou pour négocier la garde de ses enfants. Arrêtée, placée en résidence surveillée, elle subit la répression du Kremlin. Elle réussit alors à s'enfuir et se réfugie en France."

 

"C'est un coup de tonnerre, un coup d'éclat au milieu d'un ciel presque sans nuage ! Sur la première chaîne, c'est la chaîne la plus contrôlée, la plus censurée et on a quelqu'un qui effectivement brandit cette pancarte, tout d'un coup.", commente l'historien Andreï Kozovoï.

"On n'y croit pas, on pense à un canular, à quelque chose de totalement faux, non c'est quelqu'un qui existe vraiment, ce ne sont pas des images truquées, et évidemment, on se met à penser : "Mais qu'est-ce qui va lui arriver ?" précise l'historien.

"Marina a sans doute ce courage... Nikita Khrouchtchev  avait dit dans une conversation avec un  écrivain Américain : "Les femmes Russes ne sont pas des peureuses." Et on a ici un exemple de courage extraordinaire."

 

" Il y a des failles dans le système russe qui se présente comme monolithique, et l'une des failles, c'est typique de ce que représente Marina  Ovsiannikova qui est issue d'une famille mixte russo ukrainienne", explique l'historien Antoine Arjakovsky.

"Il y a beaucoup de familles mixtes russo ukrainiennes en Russie, des familles qui sont déchirées par cette guerre, et on les chiffre à plusieurs centaines de milliers de personnes, cela veut dire que c'est important. Ce n'est pas quelques centaines. Les Russes d'origine ukrainienne, les Ukrainiens d'origine russe ne peuvent pas admettre la propagande russe qui explique que l'Ukraine n'existe pas comme nation.

Donc voilà un geste qui est sorti des tripes, de la compassion et aussi de l'identité mixte de Marina."

 

On imagine bien, en effet, le désarroi de ces familles déchirées, leur révolte face à une guerre fratricide qui divise des familles, des amis, des proches...

 

"Beaucoup de Russes disent dans leur cuisine qu'ils sont fatigués de ce régime dictatorial. Tous ces régimes de type dictatorial commencent par une personne qui  a des complexes, qui est faible, qui arrive au pouvoir et dont le pouvoir devient illimité. C'est comme cela que ça s'est passé en Russie... il faut presque être suicidaire pour s'opposer à la guerre.", commente Marina  Ovsiannikova.

 

"Marina  Ovsiannikova décrit aussi dans son livre "No war" les règles, les ficelles de cette propagande d'état : ne jamais délivrer de mauvaises nouvelles après une information sur Vladimir Poutine, parce que cela nuirait à son image de sauveur de la Russie. A l'inverse, jamais de bonnes nouvelles en provenance de l'occident. Il y a aussi une liste de sujets incontournables qui sont envoyés directement par le Kremlin. Tout journaliste qui ne se plierait pas à ces consignes strictes peut être sanctionné d'une amende, d'une retenue sur salaire jusqu'à 40% de son salaire...

Une information corsetée depuis notamment le discours de Munich en 2007."

"Ce système de propagande n'est pas né par hasard, les Russes ont en héritage toute une culture de la propagande et de la censure à la télévision et dans les médias, qu'ils ont gardée, Poutine a été profondément marqué par cette culture de la propagande notamment télévisée, il en a été abreuvé, c'était une propagande beaucoup plus rugueuse et primitive que ce que l'on voit aujourd'hui, une propagande de l'époque soviétique...", explique Andreï Kozovoï.

 

De fait, on retrouve cette propagande figée dans les discours de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4837093-russie-l-opposition-impossible-a-poutine.html

 

https://www.lepoint.fr/monde/marina-ovsiannikova-la-majorite-des-russes-sont-dans-un-deni-de-la-realite-04-05-2023-2518913_24.php

 

 

 

 

 

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13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 13:29
Celle qui défie Poutine...

 

Une femme qui ose défier Poutine...

Une journaliste qui fustige le régime de Vladimir Poutine : elle évoque "un régime totalitaire", "une propagande" qu'elle compare à "une pieuvre qui tient le pays tout entier dans ses tentacules..."

On le voit : des mots très durs pour qualifier ce régime...

"En plein direct, la journaliste Marina Ovsiannikova avait osé défier Vladimir Poutine et sa propagande.

 

Un acte de courage en plein journal télévisé sur une chaîne d'état russe : elle avait déployé une pancarte où était écrit : "Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ici, on vous ment."

Aujourd'hui, elle est réfugiée à Paris. grâce à l’aide de Reporters sans frontières.

 

Menacée, elle s'est cachée pendant des mois en France, et elle s'est exprimée récemment sur son geste :

"J'avais peur de ne pas réussir à arriver jusqu'au studio. Je pensais qu’ils allaient m’arrêter avant et m’envoyer croupir dans les caves des services secrets russes. Personne n'aurait alors jamais su ce que je voulais faire..."

 

"Il n'y a plus aucun média libre en Russie. C'est un régime totalitaire avec une propagande qui imprègne tout comme une pieuvre qui tient le pays entier dans ses tentacules. Cette propagande est une des armes de Poutine, comme les kalachnikovs."

 

 

Après son geste de défi, Marina Ovsiannikova est interrogée pendant 14 heures, passe une nuit atroce en prison, mais elle est libérée.

Elle poursuit ses critiques contre la guerre menée par les Russes en Ukraine. Discréditer l'armée, c'est risquer 15 ans de prison.

Elle est alors assignée à résidence et porte un bracelet électronique.

 

Mais elle décide de fuir.

" J'avais très bien compris que la prochaine étape serait pour moi la prison ferme. Mon avocat m’a dit que je devais faire vite, que c’était ma dernière chance de fuir."

"Ma famille ne me soutenait pas : mon mari m'a retiré mon fils et ma mère ne cessait d'affirmer que ma place était en prison, parce que j'étais contre Poutine."

Pour fuir, il lui faudra couper son bracelet électronique et emprunter 7 véhicules... une évasion rocambolesque à travers le pays.

"J'étais paniquée, je me disais que c'était au delà des capacités humaines, j'ai demandé combien de kilomètres on devait marcher de nuit, cela devait être moins d'un kilomètre. Mais ça ne s'est pas déroulé comme prévu, on était très loin, on a marché pendant des heures jusqu'à la frontière en se repérant avec les étoiles, notamment la Grande Ourse."

 

 Marina Ovsiannikova laisse derrière elle un pays qu’elle aimait. Elle devra vivre en exil avec la peur de représailles."

 

Avec cet exemple, on perçoit la Russie comme un pays divisé, déchiré : une journaliste est rejetée par sa propre famille...

Vladimir Poutine mène une guerre fratricide qui fracture son propre pays.

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-marina-ovsiannikova-la-journaliste-qui-s-est-oppose-a-poutine_5651951.html

 

 

 

Celle qui défie Poutine...
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6 février 2023 1 06 /02 /février /2023 13:19
Ici, vivent des gens...

 

Un tableau de la guerre en Ukraine, entre douleurs, dénuement, misère et espoir...

Un tableau que l'on doit à Florence Aubenas dans le cadre de l'émission littéraire La Grande Librairie...

 

"On est en Ukraine, à Izioum, ville de l'est au moment où l'armée russe vient d'être repoussée par les forces ukrainiennes après 6 mois d'occupation...

L'avenue Soborna, les Champs Elysées locaux, ressemble peu à l'image qu'on se ferait d'une ville libérée... pas de banderole aux façades, pas d'enfant en liesse aux fenêtres.

 

A vrai dire, il n'y a plus ni façades, ni fenêtres et pas même une bâtisse intacte. Les magasins, la grande Poste, les banques, la mairie, la ville est détruite à 80%, il n'y a plus beaucoup d'humains, non plus...

L'offensive a fait plusieurs milliers de morts civiles, 6 chambres de torture ont été découvertes, les deux tiers des 45000 habitants ont fui.

 

Dans ces ruines, une porte branlante marque comme elle peut l'entrée d'un immeuble aussi détruit que les autres.

Et sur la tôle de la porte, quelques mots à la peinture blanche : "Ici, vivent des gens."

 

Cette phrase barbouillée, on la lit à travers tout le pays dans les endroits lus plus dévastés, où comme ici, on a l'impression qu'il n'y a plus ni vie, ni gens.

Mais ceux qui restent malgré tout continuent de tracer ces mots, comme une prière ou une incantation. 

 

On pousse la porte, il faut s'habituer à la pénombre, un feu de petit bois dans un bidon diffuse un semblant de chaleur...

Par terre, un enfant joue à attraper un rai de lumière qui se faufile à travers la façade. Quelqu'un frappe, apportant un bidon d'eau. Un homme surgit, on s'embrasse.

 

Cela faisait longtemps déjà que la famille ne descendait plus à la cave pendant les bombardements.

"On était fatigué d'avoir peur." dit la mère.

 

On partage avec un voisin un sac d'aide alimentaire, un chat se glisse près du feu, et tout le monde rit, sans trop savoir pourquoi, peut-être juste pour retrouver l'impression de ce que ça faisait de rire...

 

Oui, ici, vivent des gens..."

 

Des gens qui devraient avoir le droit de choisir leur destin, le droit de vivre à leur gré, le droit d'être libres... le droit de ne pas souffrir, le droit de vivre en paix...

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-15/4514602-emission-du-mercredi-1er-fevrier-2023.html

 

 

 

 

Ici, vivent des gens...
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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 13:19
La malédiction des oligarques...

Des disparitions mystérieuses et inquiétantes d'oligarques russes... une troublante succession de suicides, de morts suspectes....

C'est la malédiction des oligarques !

 

"Mikhail Watford retrouvé pendu dans son garage, Ravil Maganov tombé de la fenêtre d’un hôpital, Yuri Voronov mort dans sa piscine, Andrei Krukovsky tombé d'une falaise, Dmitri Zelenov tombé d'une balustrade, Ivan Pechorin tombé d'un bateau...

Une longue liste de cadavres !

Au total, depuis le début de la guerre en Ukraine, douze hommes d’affaires russes sont décédés dans des conditions mystérieuses à travers le monde.

Des suicides ou des accidents en apparence, mais leur coïncidence est étrange...

Y a-t-il une malédiction des oligarques ?

 

Le dernier décès en date a eu lieu en Inde, dans la petite ville de Rayagada. A 5000 kms de Moscou, le 24 décembre dernier, Pavel Antov, 65 ans, se serait jeté du toit d’un hôtel.

Son corps a été retrouvé par des employés. Des journalistes se sont rendus dans cet hôtel, en caméra discrète. Mais personne n'a voulu répondre à leurs questions.

"Ecoutez, je ne sais rien, une enquête est en cours, le personnel de l'hôtel est entendu, je ne sais rien de plus..."

C'est curieux ! Pavel Antov, député d'un parlement régional, membre du parti de Vladimir Poutine avait critiqué la guerre en Ukraine sur les réseaux sociaux au mois de juin 2022.

 "Pour dire la vérité, il est difficile d'appeler ça autrement que de la terreur..."avait-il déclaré... avant de faire machine arrière, quelques jours plus tard...

"Le message publié précédemment est le résultat d'une erreur technique : cela me contredit complètement. Je soutiens le Président et suis patriote." avait-il écrit.

Etonnant renversement de situation ! Aurait-il subi des pressions insistantes ?

Pavel Antov était aussi à la tête d'un empire dans le domaine de la viande, un homme d'affaires puissant, une figure de la ville de Vladimir où il était installé.

L'équipe de journalistes a rencontré un de ses collègues du parlement, un proche : il n'y voit pas un assassinat politique mais a du mal à croire à la thèse du suicide :

"Pavel Antov était une personne qui aimait beaucoup la vie, il avait plein de projets professionnels, politiques. Si c'est un accident, c'est tragique, mais j'ai du mal à croire qu'il ait voulu mettre fin à ses jours.", déclare Roman Kavinov, député de Russie Unie.

Alors, que s'est il passé en Inde ?

Trois jours avant son décès, le 21 décembre, Pavel Antov accompagné de trois autres Russes et d'un guide indien s'enregistrent dans cet établissement pour une nuit : le groupe est officiellement en visite touristique dans la région.

Mais au petit matin, Pavel Antov découvre l'un de ses compagnons de voyage mort dans sa chambre. La veille, il avait été vu complètement ivre.

Encore un mort !

"L'autopsie du corps révèle qu'il a fait un arrêt cardiaque, il en est mort et a été depuis incinéré.", explique un officier de police.

D'après les premiers éléments de l'enquête, c'est parce que Pavel Antov aurait été bouleversé par le décès de son ami qu'il se serait suicidé.

Une version qui ne satisfait pas un journaliste local :

"Moi je dis qu'il y a quelque chose de très étrange derrière ces décès : d'abord que faisaient-ils ici ? Ils auraient pu aller n'importe où sur la planète. Ici, il n'y a rien à visiter à part des zones tribales. Et puis, on sait aussi que Pavel Antov avait critiqué Poutine."

Alors, le décès de Pavel Antov et ceux des autres hommes d'affaires russes sont-ils des suicides ou s'agit-il d'assassinats ?

La dépouille de Pavel Antov ne pourra plus parler : deux jours après son décès, son corps a été précipitamment incinéré dans un crématorium hindou."

Décidément, il ne fait pas bon être un oligarque russe, par les temps qui courent...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-les-mysterieuses-disparitions-d-oligarques-russes-interrogent_5612249.html

 

 

 

La malédiction des oligarques...
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