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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 12:20
Vers un monde virtuel ?

"

"L'empereur des réseaux sociaux ! Il a lui-même l'air d'un être irréel : le teint pâle, les traits réguliers, une coupe de cheveux où rien ne dépasse, il ressemble à un poupon en cire...

Marc Zuckerberg, le patron de Facebook règne sur 2 milliards d'utilisateurs dans le monde et il vient de leur annoncer un changement d'ère.

 

"Aujourd'hui, on va parler du métaverse, je veux imaginer avec vous tout ce qui sera possible...", déclare Marc Zuckerberg.

Il fait sa promotion grâce à son avatar, son double dans le monde digital : jeux, rencontres, travail, culture, tout sera possible dans le métaverse.

 

L'un des moyens d'en profiter sera un énorme casque qui immerge complètement dans la réalité virtuelle, une aubaine financière pour Facebook rebaptisé Méta qui le vend près de 300 euros.

 

Ce futur se construit en partie en Virginie,  à Ashburn : la capitale mondiale des serveurs de données : 70% du trafic internet planétaire y transite, et dans ce lieu, on se projette déjà dans le métaverse.

 

"La version 1 du web a connecté l'information et nous a donné internet. La version 2 a connecté les gens, ça a donné le commerce en ligne et les réseaux sociaux. On se dirige vers la version 3, le métaverse. C'est la convergence du monde physique et du monde digital", explique Kathy Hackl, experte en stratégie métaverse.

 

Une start-up est pionnière dans la création d'avatars volumétriques : de vrais doubles digitaux : on peut y voir un studio de capture visuelle Microsoft... il n'y en a que 4 dans le monde.

 

Un journaliste sert de cobaye : 70 caméras prennent chaque caractéristique physique, chaque mouvement, chaque expression du visage qui nous rendent humains et uniques.

 

Aujourd'hui, nous avons une adresse email comme part de notre identité pour vivre, consommer, travailler.

"D'ici moins de 30 ans, chacun de nous aura un double, un jumeau virtuel qui sera utilisé comme part de notre identité : c'est excitant mais aussi un peu vertigineux."

 

Nos avatars iront faire nos formations, nos démarches officielles dans le métaverse et des avatars de présidents se rencontreront pour des sommets virtuels.

On pourra même assister aux spectacles de son idole et être juste à ses côtés.

 

Ce métaverse existe déjà dans une version simplifiée : l'entreprise Virbela est située dans un monde digital. Il faut se créer un avatar pour y accéder. Les 160 employés de l'entreprise ont tous été recrutés dans le métaverse, et ne se voient jamais dans le monde physique. 

 

D'autres sociétés ont installé leur siège dans ce métaverse : ainsi, une entreprise d'immobilier qui vend de vraies maisons dans le monde physique, leur siège est dans le monde virtuel et cela leur fait économiser beaucoup d'argent.

Cela annonce aussi une révolution économique : les experts s'attendent à une réduction importante des locaux d'entreprise dans le monde physique.

 

Imaginé depuis longtemps par la science fiction, le métaverse existe à San Francisco depuis plus de 20 ans.

Second life pilote un monde virtuel, ses résidents y font leurs courses, y achètent de nouveaux vêtements, gagnent de l'argent.

C'est le seul endroit où l'on peut visiter Notre Dame de Paris déjà reconstruite : en fait, un avatar de Notre Dame qui ressemble à un décor de dessin animé avec des couleurs criardes, une schématisation décevante.

 

"Certains trouveront cet univers effrayant pour le futur de l'humanité", commente le journaliste.

Mais les créateurs de second life se veulent rassurants : bien sûr, certains joueurs de jeux vidéos y passent des heures mais la plupart des gens n'y consacrent qu'une fenêtre de leur temps... cela permettra d'offrir à l'humanité un monde d'expériences et d'imagination sans limite.

 

A peine développé, le métaverse est déjà l'objet de moqueries : l'office de tourisme islandais fait la promotion de l'Islandverse... un endroit avec de vrais rochers et de la vraie eau, de vrais humains, bref un monde physique qui a encore des choses à offrir."

 

En effet, il y a de quoi se moquer.

Et, en même temps, c'est très étrange : on a l'impression que les confinements, le télétravail, la distanciation physique sont comme les prémices de ce métaverse ?

C'est donc ce monde virtuel qui nous est promis avec les futures pandémies et leurs virus mutants qui nous menacent ?

Un monde effrayant, en effet : travailler, faire ses courses, avoir des activités de loisirs grâce à un avatar ? C'est terrifiant !

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/technologie-a-l-interieur-du-metaverse-le-monde-virtuel-de-demain_4882345.html

 

 

 

Vers un monde virtuel ?
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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 10:51
Encore une astuce pour nous inciter à consommer...

Encore une astuce pour vous inciter à consommer ! On connaissait les soldes, les promotions, les crédits... désormais nous disposons aussi du cashback !

Encore un mot anglosaxon, un de plus !

A première vue, l'idée paraît séduisante : venu des États-Unis, le cashback est un système qui propose de gagner de l'argent quand on en dépense... 

Mais, à bien y réfléchir, on perçoit là surtout une nouvelle incitation à la consommation dans une société où tout nous invite déjà à surconsommer.

 

"Le cashback, c'est le remboursement d'une toute petite partie de vos achats par le vendeur.

"Cela permet de faire des économies, surtout dans la situation actuelle.", affirme un jeune homme.

 

Le principe : quand un client réalise un achat, en magasin ou sur internet, il paie normalement, mais pour le récompenser et le fidéliser, le commerçant lui rembourse directement dans une cagnotte une petite partie de la somme déboursée : quelques centimes, voire quelques euros à chaque fois.

Une pratique venue des Etats-Unis mais qui fait de plus en plus d'adeptes en France...

 

Une start-up française a lancé un outil pour repérer sur internet les sites qui proposent du cashback : déjà un million d'utilisateurs !

"C'est hyper simple, dès que j'arrive sur un site où il y a du cashback, j'ai juste à cliquer, le site active mon cashback, et j'ai juste à faire mes achats comme d'habitude, et quand je finalise mes achats, je n'ai rien à faire, je reçois mon cadeau.

Cela permet de récupérer un petit peu d'argent sur ses achats, c'est du pouvoir d'achat en plus, et c'est quelque chose qui est important pour beaucoup de gens aujourd'hui.", explique Xavier Starkloff, directeur de Joko.

En moyenne, chaque utilisateur récupère 150 euros par an.

 

Le cashback est aussi un système de plus en plus utilisé par les banques, même les plus traditionnelles. Pour le client, il suffit de payer, et quelques euros arrivent directement sur son compte bancaire.

Le cashback , qui signifie “remise en argent”, permet aux titulaires de certaines cartes bancaires de récupérer un pourcentage du montant des dépenses qu’ils effectuent par carte. Au départ, cette fonctionnalité était réservée aux cartes de crédit. Désormais, certaines cartes de débit, les cartes bancaires les plus répandues en France, proposent elles aussi des programmes de cashback.

 

Selon un expert, c'est devenu un argument indispensable pour fidéliser les clients. Les banques sont obligées de le faire, parce que les autres banques le font.

 

Un moyen de faire de bonnes affaires, mais un conseil : il faut comparer les tarifs, le cashback affiché n'est pas toujours la garantie du meilleur prix, selon les associations de consommateurs."

 

Bref, les prix risquent d'être "gonflés" avec le cashback... encore une belle arnaque qui nous donne le sentiment de gagner de l'argent, alors qu'on en perd...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/consommation-le-cashbackperce-en-france_4861503.html

 

 

Encore une astuce pour nous inciter à consommer...
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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 11:10
La calligraphie est l'algèbre de l'âme...

 

"La calligraphie est l'algèbre de l'âme tracée par l'organe le plus spiritualisé du corps, sa main droite. Elle est la célébration de l'invisible par le visible."

Voilà une belle définition de la calligraphie que l'on doit à Michel Tournier, dans son roman intitulé La goutte d'or.
 

 

L'art de la calligraphie tend à disparaître : de plus en plus, le clavier remplace l'écriture manuelle, le travail patient de la main qui trace des pleins et des déliés....

Arrondis, boucles, arabesques, l'écriture trace des motifs qui sont, parfois, de véritables oeuvres d'art...

 

Le mot lui-même, plein d'élégance, révèle des sonorités contrastées de gutturales assez dures, "k", "g", "r", qui s'adoucissent en une fricative finale "f".

Les voyelles "a" et "i" bien distinctes peuvent traduire la diversité des formes tracées sur la feuille de papier...

 

Ce mot très ancien remonte au grec, "καλλιγραφία, kalligraphía" étymologiquement, "la belle écriture"... La calligraphie est, dès les origines, liée à l'idée de beauté et d'harmonie...

"Calligramme, calliphlox, callipyge, hémérocalle", tous ces mots contiennent l'idée de beauté et viennent de ce mot ancien : "κάλλος kállos, la beauté..."

 

Calligraphie persane, extrême orientale, ou latine ont donné lieu à des chefs d'oeuvre...

L'écriture déroule et fait tourbillonner des arabesques, de vagues, des volutes, des envols de brumes... Les motifs virevoltent, éblouissants...

On perçoit le trait, toute l'habileté de l'artiste qui a peint ces dessins, écriture et oeuvres d'art se mêlent sur ces pages dignes de la technique d'un peintre...

 

Avant l'apparition de l'imprimerie, les livres étaient des manuscrits, copiés par des moines dans des ateliers, ils étaient aussi décorés par des enlumineurs...

Ainsi, au Moyen-Age, le livre d'Heures connut un immense succès , c'était un ouvrage de piété personnelle, avec un calendrier, des prières, des extraits de l'Evangile, des litanies des saints...

 

Des enroulements de feuilles, des fleurs, des oiseaux accompagnent les calligraphies des copistes, dans un ensemble harmonieux...

Quel travail patient et minutieux ! Que d'heures passées à décorer ces pages, à les illustrer, à les embellir de ces écritures savamment ouvragées !

 

La calligraphie semble appartenir à un temps révolu, surtout avec l'apparition d'internet et son développement...

"Les mains n'ont plus rien à faire dans un monde numérisé... Dans ces conditions, quel destin peut-on imaginer pour nos mains, de plus en plus dépourvues de fonctions ? Avec le visiocasque, il sera possible d'effectuer n'importe quelle recherche et d'établir toutes sortes de communications grâce à des ordres dictés directement par la voix ou par l'oeil, sans le moindre mouvement de la main, ni même du doigt.", écrit Konrad Paul Liessmann dans son ouvrage La haine de la culture.

 

Pourtant, certains passionnés s'adonnent encore à l'art de la calligraphie, il existe des cours de calligraphie qui permettent de retrouver cet art ancien, si riche, si précieux...

 

 

 

 

 

 

La calligraphie est l'algèbre de l'âme...
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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 12:10
La toute-puissance des GAFAM...

 

Les GAFAM sont partout, ils s'immiscent dans tous les domaines et même les plus inattendus...

"Ainsi, dans sa lutte contre le crime, les services secrets britanniques s'associent avec Amazon.

 

Un contrat devrait lier le géant américain du numérique Amazon avec le MI5 et le MI6 pour plus de 500 millions de livres, selon The Financial Times. Les MI5 et MI6 font partie du service de renseignement secret, qui a pour tâche de fournir au gouvernement britannique des renseignements extérieurs. Amazon s'occuperait de protéger les données des services secrets du Royaume-Uni. Les GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, sont désormais au plus haut niveau des États. 

 

Est-ce possible, chez nous, en France ?

 

"Non, assure le gouvernement français qui appelle les pays européens à rester sur leurs gardes.

"Je pense que c'est une menace invisible, mais c'est une menace réelle, nous, en tout cas, jamais nous ne stockerons des données sensibles, des données des services secrets ou des données stratégiques d'entreprises sensibles chez une entreprise américaine", assure Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances.

"Je pense que ce serait perdre notre souveraineté", rajoute le ministre.

 

Le pouvoir des GAFAM ne cesse de croître en même temps que leurs bénéfices.

Les chiffres ont de quoi donner le tournis : en un seul trimestre, 9 milliards, 200 millions de dollars pour Facebook, 18 milliards, 940 millions pour Google, 20 milliards, 500 millions de profits pour Microsoft.

 

A eux cinq, les GAFAM pèsent 3 fois le PIB de la France, surtout, ils concentrent les données et informations de centaines de millions de personnes à travers le monde.

Des données de localisation via le téléphone, des données médicales puisqu'on fait dorénavant des consultations en visio-conférence. On est incapable aujourd'hui de fonctionner sans ces outils là.

Jusqu'où ira l'extension de ces géants ?

Facebook a désormais pour objectif de créer sa propre monnaie virtuelle.

Cette tentative pourrait venir concurrencer l'euro, selon le gouvernement français qui tente de s'y opposer."

On sait aussi que Facebook se lance dans le "métaverse." Facebook a annoncé lundi 26 juillet la création d'une équipe dédiée au "metaverse", c'est-à-dire un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metaverse incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

Une innovation qui permettra à Facebook d'engranger encore plus de profits, sans doute...

Les GAFAM sont des sociétés commerciales qui font avant tout du business. Elles ont donc peu de considération pour la protection des sociétés démocratiques et elles ne se sentent pas responsables des conséquences sociétales de leurs actions. 

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/gafam-amazon-signe-un-accord-avec-les-services-secrets-britanniques_4823831.html

La toute-puissance des GAFAM...
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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 08:32
Bientôt, le méta univers ?

 

Le méta univers ! Encore un nouveau mot de la technologie moderne... 

Il faut dire que le milliardaire Marc Zuckerberg ne manque pas d'imagination : Facebook a annoncé lundi 26 juillet la création d'une équipe dédiée au "metaverse", c'est-à-dire un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metaverse incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

 

On n'arrête pas le "progrès" !

Le metaverse désigne un cyberespace parallèle à la réalité physique où une communauté de personnes peuvent interagir sous forme d'avatars. Le concept a été élaboré par l'auteur Neal Stephenson dans un roman de science-fiction.

Progressivement, les écrans, hologrammes, casques de VR et lunettes de réalité augmentée sont censés permettre des "déplacements" fluides d'univers virtuels en lieux physiques, comme des "téléportations", selon Mark Zuckerberg.

 

Mais quelle folie !

Le metaverse, c'est le refus de la réalité telle qu'elle est... On y voit des gens équipés de masque de plongée, coupés du monde réel, enfermés dans leur univers parallèle.

C'est inquiétant. On conçoit que ce dispositif puisse avoir une utilité pour des personnes handicapées, qui ne peuvent se déplacer.

Mais penser à généraliser le procédé est une aberration.

 

Facebook bouffe déjà l'existence des gens qui y passent leur temps au lieu de lire ou de parler avec des vrais amis.

Alors, avec le metaverse, on atteint le nec plus ultra de la connexion.

 

Regardez ces êtres affublés de casque virtuel : ils ont l'air de cyborgs venus d'une autre planète.

Ils perdent une part de leur humanité : les yeux éteints ouverts sur un monde illusoire, le visage défiguré par un masque sombre...

Facebook fait déjà des dégâts sur les jeunes générations : Selon Frances Haugen, le réseau social préférerait mettre en avant, avec ses algorithmes, des contenus "haineux" ou "polarisants", qui amèneraient les internautes à passer davantage de temps sur le réseau social, permettant ainsi à l’entreprise d’engranger davantage de recettes publicitaires.

Alors, avec cette nouvelle invention, quel sera l'avenir de l'humanité empêtrée dans un monde virtuel ?

La réalité est déjà suffisamment complexe à cerner dans notre monde moderne, alors si on se perd dans le meta univers, quelles seront les conséquences ?

Perte de repères dans le monde réel,  possible confusion entre le réel et le virtuel : voilà de quoi susciter des inquiétudes...

 

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/metaverse-facebook-vous-navez-rien-suivi-on-vous-raconte_fr_616e7544e4b005b245c16dc6

 

Bientôt, le méta univers ?
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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 11:21
Facebook sur la sellette...

 

"Après 6 heures d’une panne mondiale sans précédent ce lundi 4 octobre, les services de Facebook Instagram et WhatsApp ont réémergé dans la nuit...

 

L’impact de cette panne est néanmoins sévère. Elle a montré comment Facebook, utilisé par 3 milliards et demi de personnes, est devenue une plateforme pivot dans le monde entier, avec ses services de messageries, de vidéo en direct ou de réalité virtuelle. Dans certains pays, Facebook est synonyme d’Internet, comme en Inde, au Birmanie..."

 

3 milliards et demi de personnes connectées à Facebook !

C'est fou !

Pour ma part, je refuse de m'inscrire sur ce site : quel est donc ce besoin de montrer sa vie, d'étaler sa vie privée, photos à l'appui ? 

 

Notre temps est celui de la "culture du narcissisme.", écrivait déjà Christopher Lasch en 1979.

"Nous sommes sans cesse et en tout lieu confrontés à des personnes égocentriques, qui ne sont pas intéressées par des relations à long terme et par l'avenir, qui ne ressentent pas le besoin de se voir intégrées à quelque chose qui les dépasse, qui n'ont pas le sens de l'histoire, qui n'obéissent qu'aux injonctions du moment et sont constamment à la recherche d'elles-mêmes. Vivre dans l'instant est la passion dominante-vivre pour soi-même et non pour ses ancêtres et la postérité."

 

On constate aussi une posture exhibitionniste... on se montre, on s'exhibe, on se met en scène...

La plupart des adolescents ont un compte Facebook : ils se conforment à une mode, un phénomène de société, et certains voient dans ce réseau social un moyen indispensable de rester connectés avec une multitude d'amis... Plus on a d'amis, plus on est valorisé...

Mais quelle illusion ! L'amitié, la vraie, se vit en direct.

Michel Onfray évoque ainsi "une ivresse de la virtualité", dans son ouvrage L'art d'être Français... "une ivresse qui permet aux adolescents et aux adultes d'accumuler des amis qu'ils n'ont jamais vus et ne verront jamais. Ces amis numériques contribuent au narcissisme des propriétaires des comptes à partir de leur seul nombre : le règne de la quantité plutôt que la qualité..."

 

Cette panne mondiale survient , en plus, au moment où une ex-employée de Facebook,  Frances Haugen, accuse, documents à l’appui, le groupe de choisir "les profits plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs dans un entretien diffusé par la chaîne américaine CBS.

 

Selon Frances Haugen, le réseau social préférerait mettre en avant, avec ses algorithmes, des contenus "haineux" ou "polarisants", qui amèneraient les internautes à passer davantage de temps sur le réseau social, permettant ainsi à l’entreprise d’engranger davantage de recettes publicitaires.

Eh oui, Facebook est une société commerciale qui détient, en plus, un monopole sur la toile...

Retenir l'attention des internautes, c'est là une pratique qui se généralise et se banalise sur les réseaux sociaux.

 

Illustration de cette tendance, selon Frances Haugen ? L’attaque du Capitole de Washington par des partisans de l’ex-président Donald Trump, le 6 janvier 2021. Facebook, de son côté, se défend d’avoir joué tout rôle dans ces faits.

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-des-reseaux-sociaux/facebook-attaque-sur-tous-les-fronts

 

 

Facebook sur la sellette...
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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 11:59
Réalités virtuelles ?

 

 

La réalité virtuelle... voilà un oxymore qui a de quoi surprendre, étonner... Comment la réalité pourrait-elle être virtuelle ?

Le virtuel relève de ce qui immatériel, irréel, et pourtant, il existe, désormais, des casques de réalité virtuelle qui donnent l'illusion de se trouver dans un autre lieu, un autre temps...

 

Ainsi, on peut faire du vélo dans sa chambre et avoir l'impression d'être sur une route, dont on suit virtuellement les méandres, le vélo s'adaptant aux difficultés du terrain : sur une côte, le pédalage devient, alors, plus difficile...

On peut, aussi, courir sur un tapis roulant, et voir se dérouler un itinéraire champêtre : on a ainsi l'illusion de courir à l'extérieur, alors qu'on est enfermé dans un appartement.

On peut, encore, s'exercer sur un rameur et, comme par magie, on se retrouve sur un cours d'eau ou en pleine mer, on découvre des paysages réalistes...

 

Voilà les merveilles du progrès !

 

Pourtant, c'est, là, une déconnexion totale avec la réalité, avec la nature, ses odeurs, son air ambiant, le vent, les caresses du soleil, le murmure de l'eau, celui des oiseaux...

On voit bien les dangers de toutes ces applications qui nous éloignent de la vraie vie, de ses composantes, de ses risques, de ses dangers.

 

Nous avons déjà tendance à nous plonger dans des écrans d'ordinateurs, de smartphones, de tablettes, mais avec ces casques de réalité virtuelle, on sombre dans une illusion dangereuse de réalité...

Le risque est grand de se couper totalement du monde, d'en oublier toutes les saveurs.

La vie est faite d'expériences et ces expériences doivent se vivre dans le réel...

Peut-on en viendra-t-on bientôt à reconstituer les odeurs, le souffle de l'air, le bruitage ?

D'ailleurs, avec la 4 D, il sera bientôt possible, au cinéma, de percevoir des odeurs, des mouvements, lors de la projection d'un film d'action.

Tout est possible... mais rien ne vaut le contact direct avec la nature...

 

Bien sûr, ces équipements de réalité virtuelle coûtent encore très cher, et sont réservés à une élite. Mais, il est probable qu'ils seront bientôt accessibles à tous.

Les progrès techniques ne cessent de se développer : ils comportent des écueils dont il faut se protéger.

 

Déjà, le smartphone occupe une place de plus en plus importante dans nos vies : certains jeunes ne s'en séparent jamais, ils ont les yeux rivés sur leur appareil, on les voit, parfois, marcher dans la rue, le regard concentré sur leur écran.

 

Notre monde moderne devient celui de l'artifice : bientôt, on ne saura plus ce qu'est le chant d'un oiseau, on ne prêtera plus attention au bruissement des arbres, au murmure de l'eau.

C'est comme si les écrans prenaient le pouvoir et s'emparaient de nos vies...

 

 

 

https://www.lepoint.fr/emploi/pole-emploi-quand-la-realite-virtuelle-vient-en-aide-aux-chomeurs-28-01-2019-2289551_30.php

 

 

https://www.lepoint.fr/technologie/la-guerre-de-la-realite-augmentee-aura-bien-lieu-23-03-2019-2303405_58.php

Réalités virtuelles ?
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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 09:55
Une drogue électronique...

 

"Le pouvoir chinois veut lutter contre l'opium mental que représentent les jeux vidéos en ligne. Et pour réduire l'addiction des plus jeunes à ces jeux, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur : les mineurs n'ont plus le droit de jouer plus de 3 heures par semaine et les contrôles sont renforcés.

 

L'honneur des rois... c'est l'un des jeux vidéos dans le collimateur des autorités chinoises : plus de cent millions de personnes y jouent chaque jour sur smartphone.

Ce jeu sur mobile (le joueur fait progresser un personnage au fil d’une série de combats) enregistre actuellement plus de 50 millions de connexions quotidiennes. Davantage donc que le phénomène Pokémon Go à son pic (autour de 45 millions d’utilisateurs, beaucoup moins aujourd’hui)… et dans un seul pays !

Le jeu rapporte gros à l'entreprise chinoise qui l'a créé : plus d'un milliard d'euros par an... beaucoup d'enfants y dépensent des fortunes en achetant des personnages, des équipements ou des pouvoirs magiques.

 

Désormais, il faudra s'enregistrer pour y jouer avec sa carte d'identité : un système de reconnaissance faciale est aussi intégré pour être sûr que l'on ne joue pas avec le code des parents.

 

Et ce sera la même chose pour tous les jeux vidéos en ligne.

 

Selon la nouvelle réglementation, les utilisateurs de moins de 18 ans ne pourront jouer qu'entre 20 heures et 21 heures le vendredi, le samedi et le dimanche, soit 3 heures seulement par week-end.

La presse officielle a qualifié ces jeux de drogue électronique et d'opium mental... des brigades du net seront chargées de surveiller les plateformes et de s'assurer que ces nouvelles réglementations sont bien appliquées."

Ce sont là des mesures dignes d'un état dictatorial...

 

Mais, il est certain que les écrans ont un très grand pouvoir d'addiction : les adultes eux-mêmes n'y échappent pas.

Alors, les enfants, les adolescents sont encore plus sensibles à cette attraction pour les écrans.

Une attraction dangereuse qui peut fonctionner comme une véritable drogue...

Les parents doivent veiller à imposer des limites à leurs enfants.

 

Comme le dit Michel Desmurget : "On parle d’un produit dont l’effet négatif sur la réussite académique est aujourd’hui démontré par des dizaines d’études convergentes. Plus nos progénitures consomment de contenus audiovisuels (télé, Netflix, YouTube, etc.), plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils passent de temps sur les réseaux sociaux (Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) et plus leurs performances scolaires chutent. C’est vrai quel que soit l’âge, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Dans ce contexte, les parents seraient en effet bien avisés de mettre les écrans récréatifs au placard et à défaut, si cela leur semble impossible, de réduire les temps d’usage. Cette règle du « le moins le mieux » constitue d’ailleurs, comme l’ont établi plusieurs études sociologiques récentes, une pratique caractéristique des familles scolairement les plus efficientes."

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-du-lundi-30-aout-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-les-jeux-video-en-ligne-limites-a-3h-par-semaine-pour-les-mineurs_fr_612ce308e4b01d0862f36219

 

https://www.marianne.net/societe/education/dangers-des-ecrans-leducation-nationale-fait-le-necessaire-pour-masquer-le-probleme

Une drogue électronique...
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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 08:49
Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...

 

Vite, encore plus vite, toujours plus vite ! Notre monde est voué à la vitesse, à une frénésie d'activités sans fin...

La télévision, internet nous emportent dans un flot d'images rapides : a-t-on le temps de les analyser ?

Les images nous dictent leur rythme, nous sommes happés par toutes sortes d'informations qui nous submergent...

 

Le télétravail lui aussi ne nous laisse guère le temps de nous déconnecter...

 

A l'inverse, ouvrir un livre, c'est comme "lancer un défi au culte de la vitesse".

On se cale dans un fauteuil et on oublie tout le reste : on se livre entièrement à la lecture, avec délice et selon le rythme qui nous convient.

 

On a même le loisir de feuilleter les pages, de revenir en arrière, de relire pour mieux savourer...

Quelle détente ! Un pur bonheur !

La lecture permet un maximum de concentration et de réflexion...

Oui, vraiment, lire est un acte de résistance !

 

Dans notre monde hyperactif, la lecture permet un temps d'arrêt, un recul, une attention, une concentration qu'il nous faut retrouver.

Evidemment, dans un monde voué au marché, à l'économie, la culture littéraire semble obsolète, elle paraît n'avoir aucun intérêt...

 

Et pourtant, quel apport essentiel ! 

"Le lecteur de littérature apprend la langue de l'âme. Il apprend que d'autres peuvent ressentir les choses d'une manière différente de la sienne. Un autre amour, une autre haine. Il apprend de nouveaux mots et de nouvelles métaphores pour décrire les états d'âme. Grâce à l'enrichissement de son vocabulaire, de son répertoire de notions, il est en mesure de parler de son vécu d'une façon plus nuancée, ce qui lui permet de ressentir les choses avec plus de finesse.", écrit le philosophe berlinois Peter Bieri.

 

Dans un temps où prime l'économie, la lecture, la culture deviennent suspectes...

Il est temps de réagir contre ces tendances : le culte de la vitesse et de la performance, le mépris de la culture littéraire jugée inutile dans un monde de technicité grandissante...

Il est temps de réagir !

Lisons !

 

 

 

 

 

Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...
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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 09:33
La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...

 

Non, ce n'est pas une histoire belge, ce n'est pas une blague belge... on annonce la fin des "Journées du patrimoine" à Bruxelles, en Belgique. Pas l’événement en tant que tel, mais sa dénomination !

Le terme "patrimoine" étant jugé sexiste, voire peu inclusif, les autorités bruxelloises, notamment le secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Patrimoine, Pascal Smet, et l’administration ont décidé de les rebaptiser "Heritage Days", rapporte le média francophone La Libre , mercredi 18 août.

L’appellation "patrimoine" renvoie, en effet, à l’héritage transmis par le père, selon le secrétaire d’État, le mot patrimoine venant du latin "pater", "le père".

 

Mais, au nom de l'inclusion, à quelles dérives se livre-t-on ?

Faudrait-il ne plus utiliser aussi les mots "patrie, expatrier, rapatrier, patronyme" ?

 

Que dire aussi de l'emploi d'une expression anglaise "Heritage Days" pour remplacer le joli mot venu du latin "patrimoine" ?

Faut-il renier notre histoire, notre langue, notre culture ?

Alors que la langue anglaise s'impose toujours un peu plus sur internet, alors qu'elle se fait de plus en plus présente sur les affiches, dans le langage publicitaire, il faut refuser ces intrusions.

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même, Emmanuel Macon a volontiers recours à des termes anglais.

 

Avec la crise du coronavirus, on a vu  aussi se développer et se multiplier nombre d'anglicismes...

Avant l'épidémie, nous n'avions jamais entendu ce terme "cluster" utilisé dans le jargon scientifique. Les hommes politiques l'ont rapidement adopté.

Les mots "care", "tracking" sont aussi à la mode...

 

Quant à la mode "inclusive", à la culture victimaire, elle envahit aussi tous les secteurs de la société : l'orthographe devrait être plus inclusive, nous dit-on ..."le racisme dominerait dans l'art, l'école, la musique classique, trop blanche et inadaptée à la diversité ethnique...", comme l'écrit Pascal Bruckner.

Un pur délire !

"Voir du racisme ou du sexisme partout, c'est vivre dans un univers paranoïaque", comme l'écrit fort justement le politologue Pierre-André Taguieff.

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/europe/belgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptiseesbelgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptisees-19-08-2021-2439494_2626.php

La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...
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