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7 octobre 2026 3 07 /10 /octobre /2026 11:43
On cherche des profs...

On manque de professeurs : le problème n'est pas nouveau... depuis des années, le ministère peine à recruter des enseignants... Le métier n'est plus attractif : des réformes pédagogiques absurdes, un métier de plus en plus exigeant, avec toujours plus de tâches administratives, une pression des parents, un manque de perspectives, un manque de considération de la part de l'administration, des classes de plus en plus chargées...

 

"Parmi les attentes des lycéens, celle de retrouver un professeur devant chaque classe. En Seine-et-Marne, des élèves attendent un professeur de philosophie depuis la rentrée, alors qu'à Poitiers, un proviseur cherche lui-même des enseignants pour assurer les cours.

 

Devant ce lycée de Seine-et-Marne, les absences de professeurs sont la principale préoccupation. Jessica Mosnier s'inquiète pour son fils, qui passera le bac cette année. "Cette année en terminale, il n'a pas de prof de philo depuis la rentrée, et il ne sera pas remplacé de l'année a priori. On n'a aucune nouvelle de l'administration sur un remplacement ou pas de ce prof", explique-t-elle.

Eyden Houdeye-Pompouye, élève de terminale au lycée "La Tour des Dames" à Rozay-en-Brie en Seine-et-Marne, craint lui aussi pour ses notes aux examens : "Pour moi, c'est un sujet très compliqué parce que c'est quand même coefficient 8 au baccalauréat. Et avoir des difficultés dans cette épreuve, ça me coûterait sûrement le bac."

 

"Le professeur de mécanique n'a pas été remplacé depuis le début de l'année scolaire"
Les heures de cours perdues ne concernent pas seulement l'enseignement général. Dans un lycée professionnel à Poitiers, deux professeurs manquent depuis la rentrée, dont celui de mécanique automobile, un casse-tête pour Audrey Chanonat, proviseure au lycée Réaumur ( : "Le professeur de mécanique (...) n'a pas encore été remplacé depuis le début de l'année scolaire. Et c'est vrai que c'est problématique, parce que c'est la matière principale qui est enseignée à cette classe."

Problème : les candidatures sont encore plus rares que dans la filière générale. "Le vivier de remplacement, si j'utilise ce terme technique, est, évidemment, encore moins important. Et donc, c'est encore plus difficile de trouver des professeurs qui puissent se rendre disponibles", avance Audrey Chanonat.

Des recours grâce à des avocats...
En l'absence de professeurs, Kévin Villiers Eyraud, en deuxième année de maintenance automobile, se forme comme il peut avec des tutos sur Internet. 

Maître Joyce Pitcher, avocate, est le dernier recours pour les familles. En attaquant les rectorats, elle obtient des réparations financières : 10 euros par heure perdue, comme en juillet dernier. "Dans ce dossier, c'était 182 heures qui avaient été perdues par un élève de quatrième, qui a donc obtenu une indemnisation de 1 820 euros, en plus de 700 euros de frais de justice", détaille-t-elle.

 

D'après un rapport de l'Assemblée nationale, chaque année, les élèves du second degré perdent 20 millions d'heures d'enseignement, soit une heure de cours sur dix."

Une situation inadmissible...

 

De plus en plus d'enseignants renoncent à exercer ce métier et tentent de se reconvertir.

En dix ans, le nombre de départs volontaires dans l'enseignement a été multiplié par quatre. 

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/avoir-des-difficultes-dans-cette-epreuve-me-couterait-surement-le-bac-des-profs-non-remplaces-et-des-millions-d-heures-de-cours-perdues_8225731.html
 

https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/remplacement-des-professeurs-absents-edouard-geffray-promet-d-apporter-une-reponse-dans-les-huit-jours_8224645.html

 

Rappels :

 

https://rosemar.over-blog.com/article-l-education-nationale-cherche-des-enseignants-125450878.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2022/05/on-recrute-en-urgence-des-profs.html

 

On cherche des profs...
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28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 12:21
Un film sur les profs : toutes les difficultés du métier...

 

J'ai vu récemment ce film intitulé Un métier sérieux, une comédie dramatique française écrite et réalisée par Thomas Lilti sortie en 2023.

Voici le synopsis :

"Benjamin Barrois (Vincent Lacoste), jeune doctorant, n'a pas réussi à obtenir de bourse d'études. Ayant besoin d'argent et sous la pression de son père (Bouli Lanners), il accepte un poste de professeur de mathématiques au collège Victor-Hugo en région parisienne, malgré son inexpérience. Sans avoir reçu de formation, il va découvrir un métier difficile au sein d'une institution en péril. Benjamin va cependant faire la connaissance d'un groupe d'enseignants avec lesquels il va tisser des liens étroits."

 

J'ai apprécié ce film car j'y ai retrouvé de nombreux aspects et difficultés que j'ai déjà moi-même rencontrés dans mon travail...

Par exemple, le matériel qui ne fonctionne pas : dans le film, une fenêtre bloquée, il est impossible de la fermer... pour ma part, c'était le chauffage en panne alors que j'avais cours dès 8 heures du matin dans une salle sous les toits...

J'ai osé signaler le problème à l'intendance... crime de lèse-majesté ! J'ai été très mal reçue... et je l'ai signalé à la direction. Peine perdue ! Toujours pas de chauffage en plein hiver...

 

"Certains élèves sont méchants", dit une jeune prof dans le film. Effectivement, en tant qu'enseignants, il nous arrive d'être confrontés à la méchanceté, l'acrimonie de certains élèves...

Est évoqué encore le "Pas de vagues" cher à l'administration alors qu'est envisagé un conseil de discipline pour un élève pénible.

 

Il y a aussi la scène avec l'inspectrice qui est terrible : l'enseignante inspectée se voit reprocher d'avoir commis un cours "assez ennuyeux", sans interaction avec les élèves. "Vous posez des questions et vous y répondez, il n'y a pas de souplesse, pas d'improvisation dans vos cours", dit l'inspectrice. Et elle rajoute : "Il vous faut un déclic, une prise de conscience, il n'est jamais trop tard pour s'améliorer !"

Et à l'issue de l'entretien, la prof est terrassée, au bord des larmes...

Une scène que j'ai vécue moi-même au cours de certaines inspections : "un cours trop directif, les élèves doivent découvrir le savoir par eux-mêmes" ! Voilà les nouvelles lubies des inspecteurs !

 

Et puis, la rencontre parents-professeurs est l'occasion d'un florilège de critiques : certains contestent ouvertement les notes, un autre ose dire : "Je ne comprends pas qu'on vous confie une classe de troisième. Vous êtes débutant."

J'ai connu moi aussi ce défilé de parents parfois critiques face à mon enseignement, mes méthodes, etc.

 

On entend encore dans ce film tous les clichés concernant les profs : 18 heures de cours, sécurité de l'emploi, quatre mois de vacances... en oubliant tout le travail que génère ce métier, préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rencontres avec les parents, tâches administratives diverses...

 

Alors bien sûr, le métier d'enseignant comporte aussi des moments de joie : des élèves réceptifs qui participent, qui s'intéressent aux cours, qui progressent, des parents qui vous remercient, des moments de complicité avec les élèves...

 

 

 

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29 juillet 2026 3 29 /07 /juillet /2026 09:41
Saluons le courage des pompiers...

J'ai vu sur l'écran de mon téléviseur des images terrifiantes : des murs de feux, des myriades d'étincelles qui voltigent dans l'air, des nuages de fumées gigantesques... Et en face, des hommes qui luttent pied à pied contre ces monstres de feux. Quel courage !

 

"Après cinq jours de lutte contre l'incendie de Gironde, la fatigue commence à se faire sentir, chez des pompiers, souvent volontaires, qui ont quitté leur département. Au cœur du massif brûlé, au Porge, des journalistes ont rencontré un équipage exténué.

 

Six pompiers volontaires des Deux-Sèvres attendent avec leur visage de gamins, postés devant leur camion garé avec des dizaines d'autres, sur le stade de rugby. "On est prêts à partir et dès qu'il y a besoin de nous à un endroit, on part", indique une jeune femme. Elle et ses camarades sont dirigés par Nico, le taulier de l'équipe. À 46 ans, le père de famille se réjouit que "ses petits" aient enfin pu faire une vraie nuit de sommeil.


Le matin, au petit déjeuner, tout le monde a craqué. "On a versé une petite larme, ça fait du bien, confie Nico. Je n'ai pas peur de le dire, je n'ai pas honte non plus. On se disait que c'était bizarre que certains n'aient pas encore réagi. Puis ce matin, on se regardait dans le blanc des yeux en déjeunant."

Le pompier poursuit : "On a toujours été au taquet, de vendredi à lundi matin, on n'a dormi que cinq heures, dans un fossé ou dans le camion. On a foncé tête baissée sur ce monstre, comme on l'appelle."

"On a pris le temps de se poser. On commence à ouvrir les yeux un peu."


Soudain, tout le monde se lève. Les commandants vont les envoyer sur le feu. Un incendie qui effraie des pompiers de trente ans de carrière. "C'est une chaleur énorme, rapporte Nico. Déjà entre pompiers, ça nous fait peur. Mais on se dit qu'on est là pour ça, qu'il faut le stopper, l'attaquer. On pense à tous ces gens qui ont tout perdu."


Mais les soldats du feu se sentent aussi parfois "impuissants".

"C'est impressionnant. Le vent qui tourne fait qu'il s'en va ailleurs. On est prépositionnés, prêts à l'attaquer, puis il arrive à 200-150 mètres de nous et hop ! Il fait demi-tour et va voir ailleurs. Il joue avec nous et en attendant il fait des dégâts sur son passage", explique Nico.

L'équipage ressort en trottinant pour grimper dans le camion. Nico a juste eu le temps de répondre au "on pense à toi papa" de son fils de 15 ans. Il fait déjà 35°C au tableau de bord et ce n'est pas une bonne nouvelle."


Source :
 

 

https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/incendies-et-feux-de-foret/incendies-en-gironde/temoignage-on-a-fonce-tete-baissee-sur-ce-monstre-un-pompier-des-deux-sevres-raconte-le-combat-de-son-equipage-contre-l-incendie-de-gironde_8125673.html

Saluons le courage des pompiers...
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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 12:29
Il changeait la vie...

Un bel hymne au travail humain, à l'amour du travail bien fait, à la patience, un bel hommage aux héros ordinaires, à leur générosité, leur engagement : on le doit à Jean-Jacques Goldman avec cette chanson : Il changeait la vie...

Trois exemples sont évoqués et développés, d'abord "un cordonnier" : l'emploi de l'article indéfini vient souligner le fait qu'il s'agit d'une personne anonyme, ordinaire.

Le poète insiste d'ailleurs sur la banalité de ce cordonnier : "sans rien d'particulier", et il nous le montre à l'ouvrage :

"Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter"

On voit ce cordonnier appliqué à sa tâche : le verbe "faire" à l'imparfait à valeur de durée souligne son application. Le résultat de son labeur est à la fois esthétique et pratique : "des souliers si jolis, si légers".

Et son travail est si utile ! Ce travailleur manuel se met au service des gens, de la vie en général...

Le refrain vient souligner tout un amour du travail bien fait :

"Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures"

Le rythme ternaire a valeur d'insistance... et l'imparfait nous montre un engagement total de l'artisan.

Et ainsi son travail a le pouvoir de "changer la vie" ! Alors que certains se perdent en "beaux discours, des grandes théories", lui agit pour le bien et le bonheur des autres et il en arrive à "changer la vie" ! Et ce changement n'est pas le fait de puissants, d'hommes politiques, mais de gens simples qui donnent de l'espoir...

Voilà un bel éloge du métier laborieux de l'artisan !

 

Le deuxième exemple développé est celui d' "un professeur, un simple professeur" qui privilégie le "savoir" présenté comme "un grand trésor".

Voici un magnifique éloge de l'émancipation par le savoir ! Un moyen pour "tous les moins que rien" de "s'en sortir". Et le savoir est présenté comme un "droit" qui doit être accessible à "chacun".

A une époque où le savoir est souvent méprisé, il est bon de rappeler que c'est bien la culture qui rassemble et réunit un peuple, c'est la culture qui nourrit les hommes, leur offre des sujets de réflexion, qui les libère.

C'est la culture qui permet à chacun de s'épanouir et de progresser.

Dans une société où l'argent est roi, la culture semble perdre, hélas, toute valeur. 

Et la chanson de Goldman nous rappelle ainsi toute l'importance de la culture... Le refrain reprend alors l'idée du travail bien fait qui permet de "changer la vie".

 

Le troisième exemple est celui "d'un petit bonhomme, rien qu’un tout petit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme...". Les termes utilisés sont plutôt péjoratifs : "petit, malhabile, un peu loupé." Il se sent même "inutile, banni des autres hommes", si bien qu'on le voit "pleurer sur son saxophone", et on devine alors qu'il s'agit d'un musicien...

Il se sert de sa souffrance, de ses larmes et douleurs pour composer et lui aussi "changer la vie".

La mélodie tourbillonnante nous fait entendre le bonheur que répandent tous ces héros du quotidien  évoqués dans la chanson, ces gens que, le plus souvent, on ne voit pas et que parfois on méprise... Ce sont les gens les plus modestes qui ont cette capacité de changer la vie et d'apporter du réconfort aux autres...

Voilà un magnifique message empli d'humanité...

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/jean-jacques-goldman/paroles-il-changeait-la-vie

 



 

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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 10:41
Les Japonais contraints de travailler jusqu'à un âge avancé...

La retraite ! Beaucoup de gens y aspirent dans nos sociétés... Au Japon, pourtant, les salariés travaillent souvent jusqu'à un âge avancé... Un pays confronté comme beaucoup d'autres à la dénatalité...

"Au Japon, plus de 30% de la population a plus de 65 ans. Avec des pensions de retraite très faibles, beaucoup de personnes âgées sont obligées de continuer de travailler après 70 ans.

 

Tous les matins, très tôt, Monsieur Otsuka répète les mêmes gestes sur son balcon. Des exercices d'étirement, d'assouplissement. Il a 78 ans et tous les jours, il se rend à son bureau. Il dirige un cabinet d'études dans le secteur de l'immobilier. Il ne souhaite pas s'arrêter. Car au Japon, le dévouement au travail est très répandu. "Je dois continuer à travailler, car c'est la mission qui m'a été confiée. Et pour moi, ce n'est pas une question d'argent.

D'autres le font par obligation", témoigne  Yoshifumi Otsuka. 30 % de la population a plus de 65 ans et dans la rue, on croise donc des papis gardiens de parking ou balayeurs dans les parcs.

Tomio Yochida, bientôt 83 ans, travaille dans un supermarché. Il se dit en bonne santé. Payé à l'heure, il perçoit à peu près 1000 euros pour l'équivalent d'un temps plein.
"Je commence le matin à 6 h 30. Je décharge les camions de fruits et légumes et je répartis les aliments dans les rayons du magasin", raconte-t-il. Et il n'est pas le seul. Sur les 300 employés, 75 ont plus de 65 ans. Ici, pas de traitement de faveur pour les seniors. Le directeur se montre clair.
"On ne leur confie pas un poste moins fatigant. Ils font comme tous les autres. Ils effectuent leur travail comme ils l'ont toujours fait", confie Kouji Minehira, directeur supermarché Don Quijote à Tokyo. 


Pourquoi Tomio Yochida travaille-t-il ? Sa pension de retraite est très faible, dit-il, sans préciser le montant. C'est également le cas d'un chauffeur de taxi : il a 70 ans. Il gagne 1600 euros pour 3 à 4 jours d'activité par semaine.

 

Au Japon, trop de personnes âgées, pas assez de bébés.


Le taux de fécondité est l'un des plus bas au monde. Le Japon pourrait perdre la moitié de sa population dans 70 ans. Toutes les entreprises sont concernées et des entreprises dirigées par un Français n'échappent pas à la règle. Une petite équipe et parmi le personnel, le comptable, il est francophone.

Le directeur vit au Japon depuis 38 ans, conseille des entreprises, et selon lui, le pays doit opérer un grand virage. "De compter sur les seules ressources japonaises pour tout un tas de postes dans des secteurs d'activité en tension, ça ne va jamais fonctionner. Donc ça passe nécessairement par une immigration plus importante", estime Martial Meyssignac, Directeur de la société Alpadis Tokyo. 


Plus d'immigrés, la question fait débat. Mais comment financer les dépenses de santé ? Elles représentent 30 % du budget de l'État.

Une maison de retraite, comme les 11 000 du pays, n'a plus de place disponible. Et pour le directeur, le coût pour les familles est chaque année plus important. "Auparavant, les particuliers payaient 10 %, mais c'est devenu insuffisant. Alors le gouvernement a augmenté la part individuelle à 20 %, puis à 30 %" indique Tatsuya Toyama, directeur maison de retraite Zenkoukai Tokyo.

De 1000 à 3000 euros par mois pour les résidents dans les structures publiques, c'est beaucoup plus dans le privé. De nombreux Japonais choisissent donc d'arrêter de travailler pour désormais s'occuper de leurs parents âgés."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/japon/japon-des-travailleurs-toujours-plus-ages_7681438.html

Les Japonais contraints de travailler jusqu'à un âge avancé...
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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 13:32
De nombreux emplois menacés par l'Intelligence Artificielle...

 

"Des milliers de licenciements chez Amazon : l'intelligence artificielle va-t-elle finir par prendre de nombreux emplois ?
L'annonce du géant américain du commerce en ligne, de supprimer 14 000 postes de "bureaux" marque le début d'un mouvement d'ampleur dans la course au développement de l'intelligence artificielle.

 

Tous les métiers sont-ils en danger ? Le géant américain du commerce en ligne Amazon a annoncé, mardi 28 octobre, la suppression prochaine de 14 000 postes, dans le monde. Des postes dans les bureaux et non dans les entrepôts. Une décision prise pour accélérer le développement de l'intelligence artificielle au sein de l'entreprise qui emploie 1,5 million de personnes à travers le monde.

 

Cela répond à la volonté du patron d'Amazon, Andy Jassy, qui souhaite réduire les coûts en pleine course aux investissements dans l'intelligence artificielle. Amazon n'est pas la première entreprise à le faire, et de plus en plus de salariés dans le monde s'inquiètent de la généralisation de l'IA et du bouleversement provoqué par son arrivée dans les entreprises. Dans la foulée, la firme de Jeff Bezos a annoncé, mercredi, un investissement de cinq milliards de dollars en Corée du Sud à l'horizon 2031, notamment pour y construire des centres de données IA.


"Ces réductions s'inscrivent dans la continuité des efforts pour devenir plus fort encore, en réduisant davantage la bureaucratie, en supprimant des niveaux hiérarchiques et en réaffectant des ressources", a écrit Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie, dans une déclaration publiée sur le site d'Amazon.

L'IA ne représente pourtant pas forcément une menace immédiate. Il est clair que l'intelligence artificielle permet une vraie transformation pour certains métiers, comme les emplois administratifs, la comptabilité, le juridique, ou encore le marketing. À court ou moyen terme, grâce à l'IA, un assistant administratif fera moins de saisies et plus de coordination tandis qu'un comptable contrôlera des IA qui font les calculs, plutôt que de les faire lui-même.

Même les journalistes, les avocats ou encore les traducteurs voient certaines tâches de leur quotidien automatisées, mais il s'agit souvent de gagner du temps, et non d'être totalement remplacés.


Les premiers effets de l'immixtion de l'intelligence artificielle dans les entreprises se constatent déjà. Dans la banque, par exemple, BNP Paribas a déployé, en 2024 à l'échelle mondiale, un outil d'intelligence artificielle pour accélérer le traitement des dossiers de prêt immobilier. L'IA vérifie automatiquement les documents des clients, comme les bulletins de salaire ou l'avis d'imposition, et a permis, selon la banque, de réduire de cinq jours en moyenne le délai d'émission d'une offre de prêt.

Chez Goldman Sachs, les 45 000 salariés se sont vus dotés, en juin 2025, d'un outil basé sur l'IA générative pour améliorer leur productivité, relatent Les Echos. L'outil est dédié spécifiquement à plusieurs corps de métiers, des développeurs informatiques aux banquiers d'affaires en passant par les analystes et les spécialistes du patrimoine.

Une tendance similaire se retrouve dans le domaine de l'assurance : AXA a annoncé avoir développé plus de 400 cas d'usage d'IA dans le monde, notamment pour le traitement des réclamations et la tarification. Mais pour ces cas-là, il n'y a eu de grand plan de licenciement pour remplacer les salariés par de l'IA ou lui faire de la place, comme chez Amazon, pour l'instant...

Mais jusqu'à 5% des emplois dans les pays riches sont totalement menacés.
Plusieurs études mesurent l'impact de l'intelligence artificielle sur l'avenir des salariés dans le monde. Dans un rapport publié en octobre 2023, l'Organisation internationale du travail (OIT), estime qu'environ 2,3% des emplois dans le monde, et jusqu'à 5% dans les pays riches, pourraient, en théorie, être entièrement automatisés par l'intelligence artificielle.

L'OIT précise qu'il s'agit d'un potentiel, pas d'une prévision. En revanche, près de 60% des métiers dans le monde sont partiellement exposés à l'automatisation par l'IA, ce qui signifie qu'une partie des tâches de ces emplois peut être automatisée, mais pas l'ensemble du métier. De son côté, l'OCDE conclut que 27% des emplois dans les pays développés sont aujourd'hui hautement exposés à l'automatisation et à l'IA.

Concernant les salariés français, l'OCDE évalue la proportion d'emplois français à "haut risque d'automatisation" entre 16 et 22%. Des données proches de celles d'un rapport français, daté de janvier 2025. Le Conseil économique, social et environnemental, le Cese, indique qu'environ un tiers des emplois en France comportent des tâches substituables par l'IA.

Pour faire face à cette vague de généralisation de l'intelligence artificielle dans les entreprises, le FMI, le Fonds monétaire international, préconise d'investir dans la formation, seul moyen pour les entreprises de profiter de ces outils révolutionnaires à moyen terme..."

Et les gens continuent à commander sur Amazon ? Une façon de détruire des emplois : de nombreux petits commerçants sont contraints de fermer boutique...

De plus, comme l'écrit Marion Carré dans son ouvrage intitulé Le paradoxe du tapis roulant, "l'IA appauvrit la créativité qu'elle est censée renforcer, anesthésie la pensée qu'elle est censée stimuler, copie-colle les idées qu'elle était censée démultiplier, nous faisant stagner, alors qu'elle devait nous accélérer..."

 


Source :

 

https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/des-milliers-de-licenciements-chez-amazon-l-intelligence-artificielle-va-t-elle-finir-par-prendre-nos-emplois_7580891.html

De nombreux emplois menacés par l'Intelligence Artificielle...
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17 septembre 2025 3 17 /09 /septembre /2025 09:40
Des Américains licenciés pour avoir critiqué Charlie Kirk...

 

"L'Amérique est toujours sous le choc de l'assassinat de Charlie Kirk et vit une ambiance de chasse aux sorcières. Des dizaines d'Américains ont été licenciés pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux l'influenceur conservateur.

 

Ils s'étaient réjouis de l'assassinat de Charlie Kirk, ou avaient simplement refusé de s'en attrister. Pour un commentaire sur les réseaux sociaux, ils ont été licenciés du jour au lendemain. "J'ai répondu à quelqu'un en disant que Kirk était en train de brûler en ce moment, car je pense que ce n'était pas une très bonne personne. Le ministère du Travail m'a viré pour ce commentaire sur Instagram, même si c'était un compte privé", raconte un internaute.


Et il est loin d'être le seul. Depuis l'assassinat de l'activiste conservateur Charlie Kirk, une chasse à l'homme s'est organisée sur internet, menée par des militants républicains.

"J'aime traquer sur internet les gens qui se moquent de la mort de Charlie Kirk et les dénoncer à leur employeur..." témoigne un de ces militants.

 

Des dizaines de personnes ont ainsi été renvoyées : pompiers, employés de compagnies aériennes, enseignants...

"Vous êtes virés !" s'exclame triomphalement un Américain.

Un exemple a fait la une, celui d'une enseignante. Elle avait simplement posté un message : "La haine appelle la haine. Zéro compassion." Cela lui a valu une vague de harcèlement sur Internet, puis son licenciement pour atteinte à la réputation de l'université.

 

Et Donald Trump lui-même a encouragé cette chasse aux sorcières. "On cherche des noms. On n'aime pas ça. Personne ne se réjouit de la mort des gens. Ce sont des gens malades, dérangés", déclare le Président des États-Unis.

 

Cela va encore plus loin. Certains militants vont jusqu'à filmer des employés pour pouvoir les dénoncer.

Bien qu'ils fassent polémique, ces licenciements sont a priori légaux, car aux États-Unis, un employeur peut renvoyer un salarié à n'importe quel moment et pour à peu près n'importe quelle raison..."

Charmant pays où règne la délation, où on peut licencier des salariés à tort et à travers ! Un pays qui n'admet pas la contradiction...

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/assassinat-de-charlie-kirk-des-americains-licencies-pour-avoir-critique-l-influenceur-conservateur_7494136.html

 

 

Des Américains licenciés pour avoir critiqué Charlie Kirk...
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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 12:05
Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...

 

Le ministère peine à recruter des enseignants, une catégorie professionnelle déconsidérée, sous payée, méprisée. 

 L'éducation est en détresse depuis des années : nivellement par le bas, diminution des exigences, suppression des difficultés, orthographe, grammaire négligées, alors que l'enseignement de la langue est essentiel.

Et en ce début d'année scolaire, la situation se dégrade encore...

"Dans un contexte politique incertain où l'actuelle ministre de l'Education nationale ne sait pas encore si elle sera reconduite dans ses fonctions, le principal syndicat des chefs d'établissement a tenu une conférence de presse de rentrée deux semaines après la reprise des cours.

 

Enquête à l'appui, le syndicat alerte : les économies à l'oeuvre dans l'Education nationale et la réduction de nombreuses dotations scolaires ont un effet immédiat sur la rentrée et sur les conditions de travail qui se dégradent aussi bien pour les élèves que pour les enseignants...

 

Une rentrée marquée par un manque de moyens humains, tout d'abord : il manque au moins un enseignant dans 60% des collèges et des lycées, un chiffre encore plus important en filières professionnelles.

Un manque de moyens financiers aussi puisque le ministère n'a pas attendu le prochain budget pour commencer à effectuer des coupes, comme par exemple pour le pacte qui permet de financer les remplacements de courte durée ou bien l'aide aux devoirs...

Ce qui a des conséquences financières pour les enseignants mais aussi pédagogiques pour les élèves.

 

Le proviseur du lycée Buffon à Paris explique : "Ce sont les heures supplémentaires qu'on attribue aux établissements, ce sont les indemnités diverses, c'est le pacte qui a baissé et c'est depuis hier et aujourd'hui l'enveloppe du pass culture qui arrive dans les établissements et qui ont très largement baissé malheureusement, comme on pouvait s'y attendre... Tout cela va dans le même sens : la réduction des moyens et des marges d'autonomie attribués aux établissements qui vont nous empêcher de financer des projets, des sorties ou des actions de type soutien scolaire, par exemple, et c'est évidemment fort regrettable."

 

Enfin, l'enquête nous révèle que seul un collège sur dix applique vraiment l'interdiction des téléphones portables, comme le souhaitait Elisabeth Borne, avec la mise en place de casiers ou de pochettes... un choix qu'assument les chefs d'établissement qui rappellent à la ministre ne pas avoir les moyens pour mettre en place une telle mesure... et qui précisent aussi que, de manière générale, les élèves respectent plutôt bien la règle..." sauf quand ils ne la respectent pas...

 

Source :

 

11 minutes 40

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h

Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...
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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 12:32
Les vols de raisins se multiplient...

On connaissait les vols de voitures, les vols de bijoux, de portables... et voici que des voleurs s'en prennent même aux vignobles ! C'est particulièrement ignoble, parce que ces voleurs s'attaquent au résultat du travail harassant de simples paysans, des viticulteurs...

 

"À l’heure des vendanges, les vols de raisins et de grands crus se multiplient dans les vignobles français. Entre grappes dérobées, caves visées et pertes colossales, viticulteurs et forces de l’ordre redoublent de vigilance pour protéger une récolte aussi précieuse que convoitée.

 

Au cœur des vignes de Champagne, des gendarmes à cheval veillent aux grains. Pas moins de 35 000 hectares sont à surveiller. Car avec le début des vendanges, les vols de raisins se multiplient partout en France.

En Bourgogne, sur une parcelle de Chardonnay appartenant à Vincent Latour, il ne reste plus rien.

"On travaille pendant un an pour arriver à faire des raisins comme on le souhaite. On effeuille la vigne, on en prend soin, on fait des traitements… et quelqu’un est venu nous prendre notre bien", raconte Vincent Latour, encore sidéré. Le préjudice est estimé à 30 000 euros.

Dans le massif des Corbières, la viticultrice Laura Lee a, elle, perdu l’équivalent de 1 100 bouteilles. Pour protéger sa parcelle située en bord de route et facilement accessible, elle a organisé des veilles nocturnes :" ici, il y avait juste deux amis vendangeurs qui avaient un camion et je leur ai demandé de dormir à côté de la parcelle, la veille des vendanges. L’idée était de dissuader et, en cas de mouvement suspect, d’appeler la gendarmerie, qui était au courant", explique-t-elle.

Des raisins… aux caves, une traque des grands crus...
Les viticulteurs sont confrontés à des vols en plein air, mais aussi directement dans leurs caves, où les grands crus sont la cible privilégiée de trafiquants organisés. Les forces de l’ordre n’hésitent plus à employer les grands moyens pour démanteler ces réseaux. Les butins peuvent atteindre plusieurs millions d’euros.

En Bourgogne, un domaine de Gevrey-Chambertin a investi lourdement pour protéger ses précieuses bouteilles de pinot noir. Un système de double porte, dont l’une blindée, a été installé pour accéder à la cave.

Une appellation prestigieuse, reconnue jusqu’en Chine : un stock de plusieurs milliers de bouteilles conservées sous haute surveillance avec alarmes, caméras et dispositifs sophistiqués. "On a plusieurs caméras dont certaines avec vision nocturne. Tout est sur puce 4G, avec un enregistrement délocalisé. Même si on coupe tous les réseaux extérieurs, tout continue de fonctionner", détaille le viticulteur Jean-Luc Burquet.

En cette période sensible de vendanges, les gendarmes appellent les exploitants à la plus grande vigilance pour protéger leur récolte et leurs caves."

Ainsi, nos sociétés deviennent de plus en plus des sociétés de méfiance et de surveillance à l'image de la Chine...


 

Source :

https://www.franceinfo.fr/faits-divers/des-vignes-a-la-cave-les-vignobles-sous-haute-surveillance_7477255.html

Les vols de raisins se multiplient...
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23 avril 2025 3 23 /04 /avril /2025 09:29
Des soignants en souffrance...

 

"Une plainte pour harcèlement et homicide involontaire visant trois ministres a été déposée devant la Cour de justice de la République. Ils sont accusés de ne pas agir pour améliorer les conditions de travail dégradées des personnels dans les hôpitaux.

 

Trois ministres attaqués en justice pour harcèlement moral et homicide involontaire : c'est là une plainte inédite pour dénoncer des pratiques pouvant mener au suicide dans les hôpitaux.

 

 Dans un établissement de Poissy, le chef des urgences s’est donné la mort dans son bureau. Un suicide reconnu comme accident du travail. Un an et demi après, sa veuve dénonce l’épuisement de son mari et la pression quotidienne sur ce médecin qui cumulait trois postes.

"Il a enchaîné 37 jours d'affilée sans avoir 2 jours de repos consécutifs... des repos de garde absolument pas respectés. Il était entre ses soignants qui souffraient au quotidien et un manque de personnel énorme, avec des plannings infaisables..." témoigne la femme de ce médecin.

 

Une histoire que l'avocate de la famille souhaite porter devant  la Cour de justice de la République. Elle a réuni les plaintes de 19 personnes, familles de soignants qui ont mis fin à leurs jours, mais aussi infirmières ou directeurs d’hôpitaux.

 

Elle dénonce l’inaction des ministres successifs.

"Les ministres doivent répondre de leurs agissements quand il y a de telles conséquences mortifères. Avec toutes les alertes qu'il y a pu y avoir en interne, avec des corps d'inspection des ministères qui font des constats suffisamment alarmants et que rien ne change, là on se rend compte que malheureusement il y a un système d'impunité qui est organisé.", commente cette avocate.

Les alertes existent mais elles ne seraient pas toujours relayées. La loi du silence prévaut selon un cadre hospitalier..."

Surtout, pas de vagues, on connaît ce problème qui règne dans nos administrations...

"Un directeur qui remonte des éléments indésirables graves n'est peut-être pas aujourd'hui en odeur de sainteté auprès de sa tutelle, comme des cadres peuvent craindre que le déroulement de leur carrière puisse être bridé." témoigne le cadre hospitalier.

 

Contactés, les ministères concernés ne commentent pas cette plainte mais assurent investir pour améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux..."

Et même dans les cliniques privées, il arrive que des médecins, des chirurgiens soient victimes de burn-out en raison de surcharges de travail, d'un manque d'effectif, ou du poids des charges administratives... Et bien sûr, l’épuisement professionnel menace la prise en charge des patients, qui voient la qualité de leurs soins diminuer.

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/conditions-de-travail-dans-les-hopitaux-trois-ministres-vises-par-des-plaintes-pour-harcelement-et-homicide-involontaire_7189737.html

Des soignants en souffrance...
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