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10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 09:34
Le danger sanitaire des réseaux sociaux...

 Le médecin Michel Cymes réagit aux nouvelles tendances véhiculées sur les réseaux sociaux et alerte sur le danger qu’elles représentent sur le plan sanitaire...

 

"Ce qui se passe sur les réseaux sociaux est catastrophique sur le plan sanitaire pour nos enfants... dit-il.

 

Il y a ce que vous voyez là : coups de marteau, injections, et puis il y a plus grave : il y a eu des morts parce que des gens se sont improvisés médecins esthétiques sans avoir aucune formation et ont injecté du botox ou de l'acide hyaluronique ayant entraîné la mort.

 

C'est catastrophique, alors là, c'est des épiphénomènes, il y a toujours des jeunes qui sont un peu sensibles à ça, mais ce que vous voyez sur les réseaux avec ça, ce sont aussi des fake-news en matière de santé, du complotisme, de l'anti-vax.

 

Comme les jeunes, les enfants sont complètement dingues de tous ces influenceurs... moi je pense que la justice devrait vraiment s'y intéresser.

L'exercice illégal de la médecine, ça existe ! Et c'est un délit !

 

Donc, à un moment, il va falloir les convoquer... leur expliquer que, non, on ne peut pas se donner des coups sur la mâchoire, comme l'affirment des créateurs de contenus (des masculinistes), mais ça reste des influenceurs et dans le mot "influenceur", il y a "influence" et on influence des jeunes."

 

Et on sait combien les enfants, les jeunes sont particulièrement influençables...

 

TikTok, Instagram, Snapchat… Les alertes des professionnels de santé et des institutions se multiplient depuis plusieurs années sur les effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents.

A tel point que le gouvernement français envisage désormais de les interdire aux moins de 15 ans. Un projet de loi devrait être prochainement discuté au Parlement, tandis qu’une proposition de loi a été déposée par la députée Laure Miller (Ensemble pour la République).

L’Australie a quant à elle interdit l’accès à de nombreuses plateformes aux moins de 16 ans depuis le 10 décembre 2025.

 

 

 

Sources :

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/01/13/l-anses-alerte-sur-les-risques-des-reseaux-sociaux-sur-la-sante-des-adolescents_6661615_1650684.html

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8 mai 2026 5 08 /05 /mai /2026 12:12
Une farce romaine : Medicus, médecin de gladiateurs...

Les Journées Romaines ont fait leur grand retour du 23 au 26 avril 2026, à Nîmes. Spectacles, reconstitutions et animations ont plongé la ville dans l’Antiquité Romaine. 

Cette année, c'est le personnage de Spartacus et l'art des gladiateurs qui étaient mis à l'honneur lors d'un grand spectacle dans l'Arène de Nîmes... 

 

Et devant le temple de Diane, c'était un spectacle loufoque qui était donné par la Compagnie ACTA...

Un bon moment de rires et de détente dans le cadre prestigieux des Jardins de la Fontaine...

Un médecin antique et un gladiateur se retrouvent liés le jour de la finale d'un combat prestigieux dans un amphithéâtre : le médecin profite de l'occasion pour expérimenter sa médecine nouvelle et le gladiateur se voit déjà en haut de l'affiche.

En ressort un tableau original, oscillant entre comique et absurde illustré par les prescriptions farfelues du médecin et les divagations d'un gladiateur prétentieux.

Comique de répétition, comique de mots, de situation, comique de caractère, toutes sortes de procédés comiques sont exploités dans cette farce romaine...

 

Un spectacle comique mais non dénué de vérités historiques...

Par exemple, le nom du médecin mis en scène dans ce spectacle évoque le nom d'un médecin célèbre de l' antiquité : Scribonius Largus était un médecin à la cour de l’empereur romain Claude (41-54). Il est connu pour son recueil de remèdes, utilisés jusqu'au XVIIe siècle, et dont la préface pose les bases d'une éthique de la prescription médicale, inspirée du Serment d'Hippocrate.

A ce sujet, un article de Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Scribonius_Largus

 

Autre fait véridique : les gladiateurs avaient accès à des médecins, ils étaient soignés. Galien, le plus grand médecin de l'antiquité commença sa carrière dans une école de gladiateurs.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Galien

 

Dès le début du spectacle, le médecin Largus  présente une de ses inventions :

"Comme vous pouvez le constater, j'utilise le meilleur de la technologie moderne et efficace, notamment avec mon invention qui ne manque pas d'audace : le trépanax !

Plusieurs tests concluants ont été effectués La phase 1, sur enfant, fut un très grand succès", dit-il en montrant un squelette étalé sur la scène...

"La phase 2 sur des  animaux n'a eu aucun procès", dit-il encore en montrant un renard ou un chien empaillé....

"Et aujourd'hui, nous passons en phase 3 : dans cet amphithéâtre où les combats font loi, il est temps de l'étudier sur un homme..."

 

C'est alors qu'arrive le gladiateur préféré de Largus...

Les deux personnages se congratulent et tombent dans les bras l'un de l'autre...

Le gladiateur raconte son entrée triomphale sous les applaudissements de 20 000 spectateurs. Et la foule en délire l'applaudit...

Le gladiateur redoute alors que Largus utilise sur lui le trépanax, déjà testé sur le chien Pollux qui s'est retrouvé empaillé.

Le gladiateur se vante de ses victoires dans l'amphithéâtre : 

"Vous allez voir défiler ici tous mes adversaires... la double peine pour eux d'avoir perdu devant 20 000 spectateurs et de se retrouver sur la table de Largus..."

Le gladiateur retourne au combat et le médecin Largus se présente précisément :

"Je suis le medicus Largus Scribonius, masseur, apothicaire et médecin, par Apollon, Asclépios, par Hygie et Panacée, je fais le serment de tout faire pour soigner..."

 

Le médecin fait alors la démonstration de tous les instruments dont il dispose pour prodiguer ses soins : un lacet pour attacher le gladiateur et l'empêcher de bouger, un couteau, un scalpel, un marteau, et même une faux !

Autant d'outils qui font plus songer à des instruments de torture qu'à des soins médicaux...

Le médecin explique alors que les blessures des gladiateurs ne sont pas si fréquentes, car la plupart du temps ils combattent avec des armes plombées, ils sont très protégés...

 

Le gladiateur revient ensuite victorieux de son combat, et raconte ses exploits... puis retourne dans l'arène.

Le médecin présente ses potions aux noms burlesques : "crocodili testiculum, intestinum putridus, urinum vacca", etc.

C'est alors que revient le gladiateur, en boîtant : il a cette fois-ci été blessé au pied...

"Pas le trépanax !" supplie le gladiateur...

Après maintes manipulations, le médecin lui retire finalement un caillou dans la chaussure !

Et le gladiateur retourne au combat... puis revient en se tenant la tête et en criant de douleur... il a oublié d'attacher son casque... après une manipulation, le gladiateur se remet, mais refuse les potions du médecin pour guérir sa blessure...

Et nouveau retour du gladiateur dans l'arène...

Le médecin fait l'éloge de ses remèdes : "Tout le monde sait que dans cette maison, il n'y a que moi qui puisse obtenir guérison. Ma réputation traversera les générations ! Mes prescriptions dans 2000 ans retrouvées me rendront une gloire jusqu'ici bafouée !

Il est vrai que j'ai commis quelques erreurs, mais qui peut se vanter d'une vie sans malheur ?

Il faut dire qu'aujourd'hui, c'est spécial, car notre gladiateur est un peu stressé : il combat sur la piste avec armes tranchantes, ce type de combat, il n'y en a que trois par an... Heureusement pour moi, car je manque d'équipements.

Ah si seulement, j'avais un ou une assistante ! cela me serait utile ! Mais il y en a là des assistants !" dit-il en scrutant le public.

"Il y en a qui sont intéressés pour apprendre la médecine ?"

Des "Oui ! Oui"  fusent dans le public...

Le médecin choisit une assistante parmi les spectateurs, lui offre un tablier pour l'hygiène, la coiffe d'une charlotte... et lui demande son nom : "Elise", dit-elle.

"N'hésitez pas à prendre des photos ! sur Facebook et tout ça !" commente le médecin.

Applaudissements de la foule...

Le médecin fait alors ses recommandations : "Ne touche pas à cette machine là, le trépanax, c'est dangereux, cela nécessite un petit réglage... si tu veux, on va essayer..."

Et l'assistante d'acquiescer ! "Si c'est pour la science !" dit-elle. 

Rires de la foule...

Et voici le gladiateur de retour : il vient demander le secours du médecin car un drame s'est produit : un gladiateur est très mal...

Le médecin emporte sa trousse de secours et emmène son assistante... et tous deux disparaissent derrière un rideau blanc.

Derrière le rideau, on entend ces mots : "Mais qui est-ce qui m'a foutu une assistante pareille !"

Pendant ce temps, le gladiateur manipule le trépanax et le casse...

Retour du médecin qui houspille son assistante en lui disant "Arrête de pleurer !"

Et soudain, ils ressortent de derrière le rideau et le public découvre dans l'hilarité générale, le tablier maculé de sang de l'assistante.... alors que le médecin déclare, en contraste : 

"ça s'est extrêmement bien passé Messieurs Dames !"

"Bon, mais je sais pas si tu es faite pour la médecine, quand même... je t'ai senti un petit peu sur la corde, quand même..." déplore le médecin.

Elise rejoint alors le public sous les applaudissements de la foule...

 

Je vous laisse découvrir la suite et fin du spectacle dans la vidéo n° 7, avec un renversement amusant des rôles...

Bravo à tous ceux qui ont participé à ce spectacle : les deux acteurs, mais aussi le public qui a réagi spontanément, l'assistante Elise qui a su animer le spectacle de son sens de la répartie...

 

https://www.babelio.com/livres/Teyssier-Gladiateurs/1770816

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29 avril 2026 3 29 /04 /avril /2026 09:30
Alerte au cadmium...

"Une grande partie de la population en a dans son organisme : le cadmium, un métal lourd. Le cadmium peut contaminer certains aliments, comme les céréales ou les légumes cultivés dans des sols pollués. L’Autorité européenne de sécurité des aliments souligne que l’alimentation est la principale source d’exposition pour la population générale.

À long terme, le cadmium peut entraîner une insuffisance rénale et des cancers, notamment du pancréas.

Le gouvernement avait promis un dépistage remboursé à partir de cet été.
Finalement, il ne concernera que les personnes "potentiellement surexposées", du fait de leur lieu de résidence.

C'est ce qui inquiète beaucoup les médecins qui avaient sonné l'alerte en juin dernier : ils demandaient un dépistage face à ce qu'ils nomment "une bombe sanitaire"...

Un accord début avril a effectivement été signé avec des laboratoires de biologie médicale, le dépistage coûtera 27,90 remboursé à 60% par l'assurance maladie, le reste par les complémentaires santé.

Mais il ne sera pas universel. Or, c'est principalement l'alimentation qui nous empoisonne tous, bien au delà des zones dites rouges, comme le Jura, par exemple, où la roche est contaminée.

"Alors, si vous habitez sur une zone polluée, que vous faites vos propres légumes, vous pouvez éventuellement avoir un peu plus de cadmium, mais ce n'est pas sûr : on n'a pas d'éléments biologiques. Donc, je prends l'exemple d'un enfant de Lyon et d'un enfant de Marseille qui mange des céréales extrêmement contaminés venant d'ailleurs en France, qui, lui, ne pourra pas faire un dépistage pour, en fait, adopter une stratégie médicale." explique le docteur Pierre Souvet fondateur de l'Association Santé Environnement France.

Car ce métal est particulièrement dangereux et toxique, apporté par les engrais riches en phosphates.

"Le cadmium est un métal cancérigène, un perturbateur endocrinien, il touche de nombreux organes, le cerveau, le coeur et le système vasculaire, les os, les reins, le foie, le système reproducteur, il favorise de nombreux cancers." détaille le cardiologue.

D'où l'importance, poursuit le cardiologue, de dépister pour ajuster la prévention, il y a une urgence : les adultes français sont deux à trois fois plus touchés que leurs voisins européens, et les petits enfants français cinq fois plus."

"Ces différences de contamination entre les Européens peuvent s'expliquer par plusieurs hypothèses et dans un premier temps : les habitudes de consommation alimentaire. L'alimentation explique "jusqu'à 98 % de l'imprégnation au cadmium" de la population, en dehors des fumeurs, qui sont confrontés à une double exposition.

"Les habitudes de consommation alimentaires sont différentes entre les pays européens, on observe par exemple plus de consommation quotidienne de pain, de produits céréaliers ou de féculents comme la pomme de terre en France", détaille Géraldine Carne. En France, la consommation de "pain et céréales" en 2018 était supérieure de 8 % à la moyenne de l’UE, selon l'Insee. Or, ces produits sont les plus touchés par la contamination au cadmium. 

Par ailleurs, l'usage de certains engrais pourrait expliquer ces différences. Si le cadmium est naturellement présent dans le sol, une partie provient aussi des activités humaines, qu’elles soient agricoles ou industrielles. Certains engrais minéraux phosphatés utilisés en agriculture contribuent ainsi à enrichir les sols en cadmium.

"Les végétaux vont facilement absorber ce métal lourd par les racines et par les feuilles, et l’homme y est ensuite exposé par les aliments qu’il consomme, mais aussi par l’air qu’il inhale", explique Yann Le Bodo, coordinateur de l’étude."

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-27-avril-2026-2446514

 

https://www.touteleurope.eu/societe/cadmium-pourquoi-les-francais-sont-plus-intoxiques-que-leurs-voisins-europeens/

 

https://www.allodocteurs.fr/cadmium-quels-sont-les-aliments-les-plus-contamines-46037.html

Alerte au cadmium...
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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 12:39
Changer la couleur de ses yeux : quelle folie !

On n'arrête pas le progrès, ni la folie des hommes... voici qu'il est désormais possible de changer la couleur de ses yeux...

"Devenue esthétique, la kératopigmentation, l’opération permettant de changer la couleur des yeux, est en plein essor. Pourtant, la pratique peut faire peur, tout comme son coût.

Passer du marron au bleu, c’est possible en un clin d'oeil ! et pas  grâce à des lentilles. Une opération de chirurgie esthétique est réalisable. Bien qu’elle soit extrême, cette pratique est en plein essor.

 

En seulement sept jours, Mounim Sahbi a obtenu un rendez-vous dans une clinique où non seulement on corrige la myopie mais où on change aussi la couleur des yeux...

Après quelques examens, le chirurgien a le feu vert et peut procéder à l'opération, après avoir anesthésié localement la zone de l’œil.

"Vous avez des yeux tout à fait normaux, dit le chirurgien, donc vous êtes éligible à l'opération..."

Mounim Sahbi n'a pas opté par hasard pour un bleu Riviera, alors qu'il a les yeux marrons.

"Du côté de mon père, ils ont tous un peu les yeux bleus. Moi, j'en ai pas bénéficié. Aujourd'hui, la technologie nous permet d'en bénéficier. Voilà, c'est une petite signature... je vais faire comme toi, papa." dit Mounim Sahbi.

Dernier selfie, dernier regard brun, et Mounim va plonger dans le grand bleu !

Cette opération, le médecin la réalise deux fois par semaine sous anesthésie locale. Son nom officiel : kératopigmentation.

Concrètement, c'est une sorte de tatouage de l'oeil : avec un laser, le chirurgien découpe la cornée pour créer un mini tunnel dans lequel il va introduire un pigment coloré afin de recouvrir l’iris d’origine, mais sans se diriger sur la pupille.

La coloration est définitive après seulement 30 minutes d’opération.

Réservée aux chirurgiens, cette intervention n'était à l'origine réalisée que pour réparer un traumatisme de l'oeil. Aujourd'hui, elle est esthétique...

 

 Mais parmi tous les coloris, "des couleurs claires sont principalement demandées", précise le docteur Cyril Maillon, qui pratique la kératopigmentation.

En 30 minutes, Mounim obtient le regard espéré. 

"Magnifique ! Magique !" dit-il.

L' opération a tout de même un coût : 7 000 euros, et même jusqu’à 12 000 euros dans certaines cliniques.

Sur les réseaux sociaux, afficher ses nouveaux yeux est devenu tendance. Certains professionnels font même la promotion de cette pratique...

 

Pourtant, selon une femme médecin, la réalité n'est pas toujours aussi rose :

"On peut avoir des inflammations liées à la présence du pigment, on peut avoir une infection, évidemment si les conditions d'asepsie ne sont pas rigoureuses et on peut avoir aussi une déformation de la cornée et c'est une complication parce qu'on va avoir une baisse de la vision..." explique Catherine Albou-Ganem.

"On présente le produit sans risque sans problème, sans complication... c'est facile, il suffit juste de payer comme si on achetait une baguette de pain, mais la réalité, c'est le corps humain, c'est beaucoup plus complexe que ça..." met en garde Ruben Fitoussi, ophtalmologue."

Mais quelle folie ! Nous vivons dans un monde où la technologie s'impose dans de nombreux domaines : quand la chirurgie est réparatrice, c'est un bienfait indéniable, mais quand elle se soumet à des caprices, c'est pure folie...

 

 

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/prix-demande-tout-savoir-sur-la-keratopigmentation-l-operation-permettant-de-changer-la-couleur-des-yeux_7343994.html

 

 

Changer la couleur de ses yeux : quelle folie !
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23 avril 2025 3 23 /04 /avril /2025 09:29
Des soignants en souffrance...

 

"Une plainte pour harcèlement et homicide involontaire visant trois ministres a été déposée devant la Cour de justice de la République. Ils sont accusés de ne pas agir pour améliorer les conditions de travail dégradées des personnels dans les hôpitaux.

 

Trois ministres attaqués en justice pour harcèlement moral et homicide involontaire : c'est là une plainte inédite pour dénoncer des pratiques pouvant mener au suicide dans les hôpitaux.

 

 Dans un établissement de Poissy, le chef des urgences s’est donné la mort dans son bureau. Un suicide reconnu comme accident du travail. Un an et demi après, sa veuve dénonce l’épuisement de son mari et la pression quotidienne sur ce médecin qui cumulait trois postes.

"Il a enchaîné 37 jours d'affilée sans avoir 2 jours de repos consécutifs... des repos de garde absolument pas respectés. Il était entre ses soignants qui souffraient au quotidien et un manque de personnel énorme, avec des plannings infaisables..." témoigne la femme de ce médecin.

 

Une histoire que l'avocate de la famille souhaite porter devant  la Cour de justice de la République. Elle a réuni les plaintes de 19 personnes, familles de soignants qui ont mis fin à leurs jours, mais aussi infirmières ou directeurs d’hôpitaux.

 

Elle dénonce l’inaction des ministres successifs.

"Les ministres doivent répondre de leurs agissements quand il y a de telles conséquences mortifères. Avec toutes les alertes qu'il y a pu y avoir en interne, avec des corps d'inspection des ministères qui font des constats suffisamment alarmants et que rien ne change, là on se rend compte que malheureusement il y a un système d'impunité qui est organisé.", commente cette avocate.

Les alertes existent mais elles ne seraient pas toujours relayées. La loi du silence prévaut selon un cadre hospitalier..."

Surtout, pas de vagues, on connaît ce problème qui règne dans nos administrations...

"Un directeur qui remonte des éléments indésirables graves n'est peut-être pas aujourd'hui en odeur de sainteté auprès de sa tutelle, comme des cadres peuvent craindre que le déroulement de leur carrière puisse être bridé." témoigne le cadre hospitalier.

 

Contactés, les ministères concernés ne commentent pas cette plainte mais assurent investir pour améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux..."

Et même dans les cliniques privées, il arrive que des médecins, des chirurgiens soient victimes de burn-out en raison de surcharges de travail, d'un manque d'effectif, ou du poids des charges administratives... Et bien sûr, l’épuisement professionnel menace la prise en charge des patients, qui voient la qualité de leurs soins diminuer.

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/conditions-de-travail-dans-les-hopitaux-trois-ministres-vises-par-des-plaintes-pour-harcelement-et-homicide-involontaire_7189737.html

Des soignants en souffrance...
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2 avril 2025 3 02 /04 /avril /2025 09:34
Compléments alimentaires : dangers !

 

Dans la série : on nous vend n'importe quoi... Certains compléments alimentaires censés améliorer notre santé se révèlent parfois dangereux, voire mortels...

C'est d'autant plus grave que ces produits sont accessibles à tous : on les vend même en supermarché ! 

 

"Les compléments alimentaires ne sont pas anodins : mieux vaut donc les acheter sur avis médical. C'est le message que voudrait faire passer l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire de l'alimentation.

Ces concentrés à base de plantes ou d'autres substances que l'on prend pour mieux se concentrer, pour améliorer ses performances, son sommeil ou sa beauté font l'objet d'une vigilance sanitaire rigoureuse.

Les consommateurs sont invités à déclarer leurs effets indésirables auprès de Nutrivigilance, ce dispositif piloté par l'ANSES travaille chaque année sur des centaines de cas...

En 2024, par exemple, il y a eu 500 signalements à Nutrivigilance. Il faut savoir qu'à l'inverse des médicaments, il n'y a pas d'autorisation de mise sur le marché préalable à la vente de compléments alimentaires. On ne fournit donc pas d'études sur l'efficacité ou l'absence de toxicité du produit, contrairement aux médicaments.

L'industrie, elle, est responsable de ce qu'elle vend, avec des contrôles, certes, mais comme dans l'agroalimentaire... en plus, sur internet, on trouve absolument tout et n'importe quoi en terme de compléments alimentaires.

De plus, lorsque nous sommes en pharmacie et que nous choisissons des gélules en vente libre, on a parfois l'impression d'acheter un médicament.

Cela peut être très grave : deux femmes, deux trentenaires ont avalé des "gummies" à base de vitamines et de minéraux, mais il y a dû y avoir une interaction entre leur pilule contraceptive et ces compléments.

 

"Des "gummies" qui étaient destinés à avoir des cheveux brillants, en bonne santé et ces deux jeunes femmes présentaient une hépatite, donc une infection du foie très sévère dont l'une d'elles a conduit a conduit à une greffe hépatique. Vous avez dû voir passer en début de mois l'alerte sur les compléments alimentaires contenant du Garcinia cambogia, une plante qui est utilisée dans les compléments alimentaires minceur, avec en Nutrivigilance un signalement de décès : une personne décédée en 2019, une personne qui n'avait pas d'antécédents médicaux et qui, au bout de quatre semaines ou cinq, a présenté une hépatite, avec une évolution fatale.

Il y avait également des cas de myocardites sévères avec des greffes du coeur." déclare Fanny Huret, responsable de Nutrivigilance.

 

38 pays ont signalé des effets indésirables à propos de ce complément alimentaire. La plante est interdite dans les médicaments mais elle ne l'est pas dans les compléments alimentaires !"

 

 

 

Source : à 9 minutes 28

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-24-mars-2025-5633065

Compléments alimentaires : dangers !
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4 décembre 2024 3 04 /12 /décembre /2024 10:44
Des agriculteurs victimes des pesticides...

 

On en entend peu parler mais un certain nombre d' agriculteurs tombent malades, victimes de pesticides : un sujet tabou ?

"C'est un service unique en France : chaque jour, le Dr Sylvain Chamot reçoit au CHU d'Amiens des agriculteurs, des jardiniers, ou encore des fleuristes rendus malades par l'exposition aux produits phytosanitaires.


"L'objectif de la consultation est de voir si l'on peut faire un lien entre votre activité professionnelle et la maladie", précise le Dr Sylvain Chamot du CHU d'Amiens à deux de ses patients.

Un agriculteur souffre d'une leucémie. Le Dr Chamot le questionne pendant une heure et demie sur ses pratiques agricoles, il liste les produits utilisés, la durée des traitements  et évalue le degré d'exposition des professionnels aux pesticides. Ses questions ébranlent parfois les patients.


Ainsi, une agricultrice à qui l'on a diagnostiqué un cancer : "C'est compliqué de se dire qu'on a quelque chose qui peut se déclarer d'un seul coup et que l'on a peut-être provoqué par des produits que l'on a manipulés alors qu'il n'aurait pas fallu. Et pourquoi on a tous ces produits-là maintenant et qu'on nous laisse travailler avec ça, pourquoi ?", confie-t-elle, très émue.

"A aucun moment, il faut que vous vous sentiez coupable de quoi que ce soit. C'est la problématique des pesticides. Elle vous dépasse très très largement." dit le médecin.

"Quand je pense à mes enfants qui sont exposés à tout ça, ça me fait peur... comme disait le docteur, faut pas culpabiliser, mais c'est compliqué.", explique l'agricultrice.

 

D'après le médecin, le lien entre sa maladie et l'utilisation de pesticides est avéré : "Il n'y a pas de doute, vous serez reconnue en maladie professionnelle, ça ne pose pas de problème." 

Mais son dossier doit encore être examiné par le Fonds des victimes de pesticides, qui décide si oui ou non  le malade peut être indemnisé et à quelle hauteur.

 

Le Dr Sylvain Chamot fait une cinquantaine de consultations d'agriculteurs par an, et sur ces 50, le CHU d'Amiens a transmis 40 dossiers de victimes de pesticides.

La Picardie n'est pas la seule région très touchée, il y aussi le Maine et Loire ou encore la Martinique avec 53 cas à cause du chlordécone, le traitement des bananeraies.

En 2023, 13 millions d'euros d'indemnités ont été versés, soit quatre demandes validées sur cinq.

Mais le chemin pour être reconnu comme victime s'apparente parfois à un parcours du combattant. C'est le cas d'Antoine Lambert atteint d'un cancer du sang diagnostiqué il y a trois ans.

"C'est difficile, dès le matin, c'est compliqué de démarrer... avant, des choses que je pouvais faire, repartir bosser le soir sur des périodes un peu serrées au niveau météo, ben là, c'est plus possible. Je serai sous traitement à vie, sous une chimio orale, c'est tous les jours. Je ressemble à une batterie d'un vieux téléphone portable. Je n'ai plus d'énergie.", témoigne cet agriculteur.

Il a fait une demande d'indemnisation en 2021, son cancer figure dans la liste des pathologies professionnelles du régime agricole. Pourtant, il reçoit un refus. Il attaque alors la décision en justice. Un an plus tard, quelques jours avant l'audience, le fonds d'indemnisation l'informe avoir changé d'avis.

"J'ai bien fait de contester, parce que si j'avais pas contesté, mon dossier, j'imagine même pas une seconde qu'ils seraient revenus dessus." dit l'agriculteur.

Le fonds lui propose 550 euros d'indemnités par mois mais pour l'agriculteur qui n'est plus en état de travailler, on est loin du compte. Sa bataille judiciaire se poursuit...

Son cas est loin d'être isolé : 48 demandes ont fait l'objet d'une contestation l'année dernière sur 639 décisions d'indemnisation. Une commission d'enquête parlementaire critique aussi un manque de communication :

"L'information des agriculteurs relative à l'existence du fonds semble largement perfectible. L'activité du fonds reste en deçà des estimations réalisées."

Le fils de Florence est né avec une malformation génitale pouvant être liée aux pesticides. Pourtant, à l'époque, Florence ne travaillait pas dans les champs. Les médecins étudient donc son exposition aux pesticides à travers l'activité de son père, horticulteur et de son beau-père, céréalier. A l'époque, ils ne portaient aucune protection.

Au CHU d'Amiens, le docteur Chamot aide Florence à récupérer les preuves de son exposition aux produits phytosanitaires...

En un an, le docteur a reçu sept patientes seulement, pour des expositions prénatales aux pesticides, pourtant, les victimes ne manquent pas, selon lui, mais le sentiment de culpabilité l'emporte.

"Venir à ces consultations, c'est particulièrement compliqué : tumeurs cérébrales, leucémies...  des enfants meurent, et "c'est peut-être mon travail qui a causé ça". Donc les gens ont beaucoup de mal à venir en consultation." explique le docteur.

Il y aurait 10 000 maladies en lien avec les pesticides."

 

"Pourquoi on nous laisse travailler avec tous ces produits ?" interroge une agricultrice. Oui, pourquoi ?

Le besoin de rentabilité à tout prix de nos sociétés ? L'influence et les mensonges du lobby des pesticides ? Le règne de l'argent ?

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/pesticides-ces-agriculteurs-malades-de-leur-travail_6923153.html

Des agriculteurs victimes des pesticides...
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4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 13:44
Se soigner aux USA : un parcours du combattant...

Les Etats-Unis : une des plus grandes puissances mondiales, et pourtant de nombreux habitants ont des difficultés pour se soigner...

"C'est un pays où le passage chez le médecin peut vous coûter l'équivalent de quatre pleins d'essence. Aux Etats-Unis, se rendre à l'hôpital, c'est parfois choisir de s'endetter.

Du Texas à l'Alabama, beaucoup d' Américains peinent à se soigner...

Victime d’un malaise cardiaque, Ronald, 41 ans, a passé quatre jours à l’hôpital, sans être assuré. Lui qui a toujours eu une santé de fer n'a pas d'assurance. Il a ensuite reçu plusieurs factures pour un total de plus de 36 000 dollars de frais médicaux.. facture du chirurgien, celle des deux infirmières qui se sont occupées de lui aux urgences... Il ne pouvait pas payer. Il a lancé une cagnotte en ligne et espère négocier un tarif à la baisse, car aux Etats-Unis on peut négocier ses factures de santé.

"Je vais leur dire : si vous divisez par deux, je pourrais rembourser un peu tous les mois et garder un peu de marge pour les soins suivants." déclare ce patient.

Comme lui, près d’un Américain sur deux déclare avoir des dettes médicales.

Dans l’Alabama, l’un des États les plus pauvres, se soigner est devenu un luxe que beaucoup d’habitants ne peuvent plus se payer.

"C'est très cher et il y a peu de médecins disponibles..." dit une femme.

"Les gens pauvres, comme moi, repoussent leur visite chez le docteur le plus longtemps possible", confie une autre femme. 

Et quand les patients ne se soignent plus, c'est le système de santé qui  vacille. À Thomasville, une zone rurale, un hôpital flambant neuf vient de fermer, il y a quelques semaines à peine. 

C'est un hôpital fantôme...

Le maire, Sheldon Day, s’est battu pendant des années pour faire ouvrir cet établissement privé, qui était l’un des mieux équipés de la région : scanner, IRM.

"Le hall était rempli de patients attendant d'être reçus, c'était le plus bel hôpital rural aux Etats-Unis." témoigne le maire.

Le Covid a coupé son élan, les médecins ont déserté, l'hôpital vivait au dessus de ses moyens. Les rentrées d’argent n’étaient plus suffisantes, de nombreux patients ne pouvant pas payer. 

Des hôpitaux criblés de dettes et un système au bord de l'effondrement...

 

Alors, certains cherchent donc à repenser le modèle. À Tuscaloosa (Alabama), une entreprise qui produit de l’aluminium a créé sa propre clinique, où les employés comme leur famille peuvent se soigner gratuitement.

"J'arrive à passer plus de temps avec les patients, à discuter avec eux et à les voir plus fréquemment.", témoigne un médecin.

Les salariés peuvent voir un généraliste sans rendez-vous, consulter un spécialiste ou récupérer leurs médicaments.

"On a aussi quatre laboratoires d'analyse et on fait tout sur place..." dit le directeur des ressources humaines.

La société dépense plus de 10 millions de dollars par an mais elle s'y retrouve, malgré tout.

"Quand les salariés ne se soignent pas, ils finissent par avoir une maladie très grave et très chère à couvrir, car ils n'ont pas reçu de soins depuis tellement d'années qu'il faudra une période de convalescence très longue. Avec cette clinique dans l'entreprise, on réussit à éviter ce genre de cas de figure." explique le directeur des ressources humaines.

 

De plus en plus d’entreprises choisissent ce modèle indépendant... Le signe d'un système de santé malade où se soigner est devenu un parcours du combattant."

 

La prévention : ce devrait être le maître mot d'un médecine efficace et utile pour tous...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/presidentielle-americaine-a-la-rencontre-de-l-amerique-qui-peine-a-se-soigner_6863336.html

 

 

 

Se soigner aux USA : un parcours du combattant...
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1 juillet 2024 1 01 /07 /juillet /2024 12:11
De plus en plus de déserts médicaux...

30,2% de la population française vivent dans un désert médical (62,4% en Île-de-France)... Difficile de se soigner dans certaines régions en France.

"La Creuse fait face à un manque criant de médecins. À l'approche des élections législatives, le sujet est l'une des priorités des habitants du département.


Dans la Creuse, toutes les routes mènent bien à un médecin, à condition d'être prêt à rouler et rouler des kilomètres. Dans ce département, le RN est arrivé en tête des Européennes, au coeur de  la campagne des déserts médicaux. 

 

Dans un village, une maison médicale toute neuve a été construite. Mais elle est désespérément vide. En face, les voisins sont désabusés.

"Combien a été dépensé pour ça ?" demande une journaliste.

"Oh ! Au moins, 500 000. Ce serait bien qu'il y ait quelqu'un... parce qu'actuellement, pour aller chez le médecin, on fait une heure de route. Ce serait bien d'avoir quelqu'un en face. Ici, il n'y a personne qui vient, c'est beaucoup d'argent dépensé..." témoigne une livreuse en boulangerie. Elle a voté Raphaël Glucksmann, aux élections européennes.

"Cela va compter dans votre vote, cette situation là ?" questionne la journaliste.

"Moi, je vais éplucher les propositions, et en fonction des propositions, je verrai ce que je vais voter à ce moment-là.", répond la dame.


Pour 117 000 habitants, il reste 109 médecins dans le département. Un tiers est proche de l’âge de la retraite. Certains l'ont même dépassé comme la seule praticienne de la commune : elle a près de 2000 patients et cherche toujours un successeur.

"On espère pouvoir trouver quelqu'un peut-être même deux personnes. Les gens défilent dans la rue pour la retraite à 60 ans... nous, on est au-delà, bien au-delà. Moi, je ne me vois pas travailler jusqu'à 80 ans.", déclare le docteur Marie-Pierre Roussange.

"Même contre une aide financière ?"

-"Ah non, non !" répond le médecin.

 

Dans la salle d'attente, une mère de famille s'inquiète, d'autant plus que pour les spécialistes, c'est encore pire : soit une heure de route, soit des mois d'attente.

"Moi, j'ai une carie infectée et j'ai une autre dent qui commence à être attaquée, et j'ai rendez-vous au mois de novembre..." témoigne la jeune mère de famille.

Elle compte s'abstenir aux prochaines élections.

"Vous ne pensez pas qu'on pourrait changer les choses ?" insiste la journaliste.

"Cela fait un vote de plus, mais concrètement, je ne suis pas sûre que cela va changer grand chose à notre vide actuel.", répond la jeune femme.

 

Le manque de médecins, de spécialistes ne concerne pas que les villages : à Guéret, préfecture du département, un couple d'hôteliers alsaciens s'est installé, il y a deux ans... ils n'ont trouvé ni pédiatre, ni dentiste. Pour se faire soigner, ils n'ont qu'une solution...

"On monte en Alsace pour aller chez le dentiste pour mon mari qui en a pour une heure de soins, ou pour moi pour vingt minutes de soins... mais cela nous fait faire 7 heures de route..." témoigne la jeune femme.

Et parfois, ils ont simplement renoncé à leur santé : les urgences étaient trop loin.

"Et si la majorité présidentielle propose de recruter plus de médecins étrangers ?" interroge la journaliste.

"Moi, je pense qu'il faudrait plus de médecins, qu'ils viennent de l'étranger, de la France, de n'importe où, il nous faudrait des médecins..." répond la jeune femme.

 

La situation est d'autant plus critique que les officines qui pallient en partie le manque de médecins dans les villages sont aussi de moins en moins nombreuses. Les gérants partent à la retraite. Et des pharmacies, aucun programme législatif n'en parle...

 

De nombreux praticiens partent à la retraite sans être remplacés. Les patients sont de plus en plus nombreux à renoncer à se faire soigner, avec un retard de diagnostic et de prise en charge. Les médecins également en souffrent : le nombre de patients augmente et le rythme est difficile à suivre."

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/deserts-medicaux-dans-la-creuse-les-habitants-font-des-kilometres-pour-se-soigner_6614109.html

 

 

De plus en plus de déserts médicaux...
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18 mars 2024 1 18 /03 /mars /2024 13:11
Covid : Les profiteurs de la crise...


C'est  dans ce monde là que nous vivons : celui des profiteurs, des agioteurs, des spéculateurs pour qui seul l'argent compte, au mépris de la santé, de la dignité humaine et du bonheur des hommes...
 

"Dans le paysage de la biologie médicale, 6 sociétés règnent en maîtresses : les sociétés Eurofins, Gerba, Biogroup, Inovie, Unilabs et Synlab...

Pendant la période de la pandémie, elles se sont partagées la manne des tests PCR : à 73 euros le test au plus fort de la crise, ce fut un sacré gueuleton !

En 2020, le chiffre d'affaires du clan a bondi de 85% : 7 milliards d'euros versés intégralement par la sécu ! Et la sécu, c'est nous...

A l'automne 2022, au sortir de la pandémie, l'état annonce vouloir mettre un terme au festin.

"C'est un secteur qui a largement profité de la crise Covid.", dit alors le ministre de la santé, François Braun qui veut imposer aux labos une baisse des remboursements de la Sécu. L'objectif est d'économiser 1 milliard d'euros d'ici à 2026, soit 250 millions par an, un effort raisonnable, selon le ministre.

Les biologistes sont d'accord pour une économie de 250 millions d'euros, mais uniquement en 2023.

Pour faire plier le gouvernement, les labos ferment leurs portes pendant plusieurs jours, d'abord en novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023. Les Français ne peuvent plus réaliser ni test PCR ni analyse médicale de routine... Les biologistes, eux, viennent dans les médias justifier leur drôle de grève :

"La manne Covid est bien une fable et en fait, le gouvernement et la CNAM se servent de ce prétexte pour baisser durablement le remboursement de la Sécurité Sociale, et donc, c'est ce qui nous alerte. Les conséquences sont dangereuses. On ne peut pas jouer avec la santé des Français comme ça."

Il ne manquait plus que le chantage à l'emploi :

"On sait qu'on va être obligé forcément de réduire notre masse salariale et de jouer sur nos effectifs."

Au ministère de la Santé, l'homme qui a osé demander des économies aux laboratoires est interrogé par des journalistes : il s'agit de François Braun.

"Les labos ont répondu à une commande du gouvernement, lors de la crise du Covid, mais de fait, par l'argent de la Sécurité Sociale, il y a eu des bénéfices hors normes. Et l'argent de la Sécurité Sociale, c'est l'argent des Français et mon rôle est de le dépenser à bon escient."

Quatre jours après le départ de François Braun (à la suite d'un remaniement ministériel), un accord est signé avec les labos et il leur est, en fait, très favorable... ils devront faire d'ici à 2026 environ 550 millions d'euros d'économie bien loin du milliard voulu par François Braun.

Parmi ces labos qui se sont battus pour préserver la manne Covid : Eurofins, ce groupe français est le numéro 1 mondial des analyses, il est présent sur 4 continents, il teste les aliments, les produits pharmaceutiques, cosmétiques, l'environnement... et pendant la pandémie, Eurofins a développé ses propres réactifs et fait des tests PCR à gogo.

A la tête de cette entreprise prospère, se trouvent les frères Martin. Grâce au Covid, ils ont vu leurs résultats exploser.

Gilles Martin a révélé : "Le Covid a généré plus d'un 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires sur un total de plus de 6,7 milliards d'euros..."

Question : qu'ont fait ces dirigeants de la manne Covid ? Impossible pour les journalistes de les interroger. Visiblement, les Martin veulent rester discrets sur les profits liés au Covid...

Les journalistes ont donc enquêté pour savoir ce qu'ils ont fait de cet argent.

 

En 2021, ils se sont versés 43 millions d'euros de dividendes. En pleine pandémie, au moment où le titre Eurofins atteint des sommets en bourse, ils vendent des actions... Résultat : plus de 51 millions d'euros de plus value.

Les deux frères vont alors investir dans un secteur qui n'a rien à voir avec la santé. Les frères se seraient lancés dans la location saisonnière de villas sur la Côte d'Azur.

A Saint-Jean Cap Ferrat : c'est sur cette péninsule entre Monaco et Nice que les frères auraient acheté des villas. Ce lieu attire depuis longtemps milliardaires, stars d'Hollywood ou encore oligarques russes.

Sur un site internet d'immobilier de luxe, les Martin proposent des villas à la location. Des villas d'un luxe éhonté : accès privé à la mer, piscine chauffée, hammam, cinéma privé, salle de fitness... avec cela on peut s'adjoindre les services d'un chef, d'un agent de sécurité, d'un majordome ou même louer un jet privé... bref tout comme dans un palace.

Prix de la location pour un mois : plus de 500 000 euros, le personnel de maison est compris dans ce tarif et très disponible... un chef peut être amené à cuisiner des pâtes bolognaises à 3 heures du matin, une véritable entorse au droit du travail !

Des locations saisonnières très lucratives ! Et les frères Martin ont bien l'intention d'en faire un business.

D'ici 3 à 4 ans, il y aura 11 villas en location !

Les Martin ont une holding familiale basée au Luxembourg qui détient elle-même six SCI, des sociétés civiles immobilières toutes créées en plein Covid, juste après que les deux frères ont vendu leurs actions.

Via ces SCI, les Martin ont acquis au moins 10 biens depuis 2021 pour des montants faramineux ! Montant total de ce patrimoine : plus de 200 millions d'euros !

Ces villas auraient-elles été achetées grâce aux remboursements de la Sécurité Sociale ? Un expert financier explique : "Comme dans toutes les crises, il y a des profiteurs, ils ont vendu des actions au bon moment avant que ça décline, pour empocher une plus-value considérable, ils ont réinvesti l'argent dans ces SCI, cela peut paraître a priori étonnant que des laboratoires d'analyse, financés par la Sécurité Sociale, puissent générer suffisamment d'argent pour avoir in fine ce type d'investissement très coûteux et sans doute particulièrement lucratif."

Au total, les Martin ont déboursé 68 millions d'euros. Pour le reste, ils ont eu un bon coup de pouce des banques : 136 millions ! Et cet emprunt n'est pas contracté par les propriétaires mais par les SCI.

"Cela permet aux Martin d'agrandir leur patrimoine immobilier de manière très conséquente, en mettant très peu d'argent et d'ici quelques années, ils seront propriétaires de toutes ces villas, en ayant pris personnellement quasiment aucun risque, avec en plus un intérêt fiscal : réduire considérablement les frais de succession, si les Martin font une donation rapide."

Les patrons d'Eurofins ont refusé catégoriquement les demandes d'interviews des journalistes.

Ils ont envoyé un mail : Sur les investissements immobiliers du Cap Ferrat, ce serait notamment "pour soutenir l'activité touristique et l'emploi dans le sud de la France durement touchée par la pandémie."

Quant aux profits liés au Covid, ils rappellent que "Eurofins a contribué à protéger la santé, à ralentir la diffusion du virus et à assurer la reprise de la vie sociale suite aux confinements..."

Bref, les frères Martin ont bonne conscience, toute honte bue !

En deux ans de crise Covid, la fortune personnelle des frères Martin aurait doublé !

Si le Covid a autant profité aux labos, c'est parce que, ces dernières années, la biologie médicale s'est complètement transformée...

Des petits laboratoires de quartier sont devenus en 30 ans des mastodontes ultra rentables.

Avant, un laboratoire ne pouvait appartenir qu'a un seul biologiste et un biologiste ne pouvait détenir qu'un seul laboratoire : la santé ne devait pas être commerciale et devait être protégée par des règles contraignantes.

A partir de 1995, ces verrous vont progressivement sauter : des lois successives autorisent les biologistes à se regrouper et à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs.

L'idée, c'est d'avoir des labos plus importants, qui sont capables de traiter des volumes d'analyse plus importants, en centralisant leurs activités.

Aujourd'hui, 6 entreprises détiennent 80% des 4200 sites en France... et leurs affaires sont devenues si rentables qu'elles attirent des acteurs purement financiers. Quoi de plus sûr comme payeur que l'Assurance maladie ? La Sécurité Sociale paye très rapidement.

Le dernier labo en date à avoir cédé aux sirènes de la finance, c'est INOVIE... plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaire pendant le Covid !

Cette machine à cash attire des fonds d'investissements étrangers.

Un biologiste d'INOVIE raconte sous anonymat : "En août 2021, on nous apprend qu'on va être racheté, on nous dit que le prix de nos parts est valorisé à 320%, donc on s'est retrouvé après la vente avec plus de 3 millions d'euros. Gagner tous ces millions, c'est très attrayant, mais moi personnellement, je suis choqué, parce qu'on est une profession médicale et on est payé par les remboursements de la Sécu."

Avec ce pactole, sur les quelques 400 biologistes associés, certains partent à la retraite, d'autres réinvestissent dans le groupe une partie de la somme qu'ils ont touchée.

"On a commencé à voir qu'on était sous la coupe des financiers, quand les volumes des PCR Covid ont baissé, ils ont serré la vis et là on l'a très vite senti." Depuis l'arrivée des nouveaux actionnaires, la direction aurait une priorité : augmenter la rentabilité du groupe coûte que coûte...

Une infirmière du groupe INOVIE témoigne : "Seule la rentabilité compte, plutôt que la qualité relationnelle, il faut aller vite, le patient est devenu un client, nous, on n'est plus personnel soignant, on est un outil de rentabilité..."

Elle dénonce la pression managériale et la dégradation des conditions de travail.

"La qualité, c'est la rapidité maintenant, je suis contrainte de bousculer les gens, c'est une maltraitance.", dit-elle.

Pour cette infirmière, cette situation serait une conséquence de la financiarisation de la santé dans laquelle son groupe s'est engouffré.

Climat social délétère, burn-out, mépris, fatigue du personnel, polyvalence, flexibilité, suppression de postes, l'argent à tout prix, prise en charge des assurés qui se dégrade, course effrénée à la rentabilité...

 

Source :

https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/5695812-energie-covid-les-profiteurs-de-crise.html

Covid : Les profiteurs de la crise...
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