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29 mai 2026 5 29 /05 /mai /2026 12:33
L'univers du théâtre romain...

Le théâtre romain : un univers peu connu... L'association CARPEFEUCH  a eu la bonne idée de présenter les personnages, les intrigues de ce théâtre, lors des Journées Romaines de Nîmes, dans un lieu bien adapté : devant le Temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine...

"On va parler du monde du théâtre romain : la farce, le mime, la pantomime avec des personnages stéréotypés...

 

D'abord le vieux, et c'est le multi servus (cet esclave est toujours sur la scène qui est là pour tout le monde, il ne quitte jamais la scène) qui l'aide à monter sur la scène.

Le masque du vieillard indique bien, outre le fait qu'il est vieux, qu'il est aussi une grande gueule, parce qu'il est toujours en train de rouspéter, ses cheveux et sa barbe blanche disent son âge. Il est pas sympa du tout, il y a des vieux sympas mais lui pas du tout...

Et à côté de lui, il y a une seneca, une vieille femme et elle, en plus, elle boit... elle a toujours un petit coup dans le nez. Elle a un rôle bien attitré : elle chapitre une jeune femme.

 

Autre personnage : Caius pupus, on voit qu'il est jeune, il est tout fringant, il a un masque bronzé parce qu'il passe son temps dehors, il est sympa, on voit que c'est un bon gars, et son problème est qu'il voudrait bien trouver chaussure à son pied... C'est un coeur à prendre, donc on s'attend à une histoire d'amour.

 

De l'autre côté, se trouve Nivea, près de la senica qui lui sert de chaperon... Nivea, c'est la nunuche de service, elle est nunuche de la tête aux pieds. Elle a le teint blanc, elle ne parle pas, elle regarde souvent par terre, elle a une robe blanche, bref, elle est nunuche.

Et cette nunuche, elle a dans la main aussi un coeur, un coeur à prendre...

 

Est-ce que cela va matcher entre les deux ?

 

Et voici qu'arrive l'appétissante lupa : quand elle se présente, on fait le cri de la louve... HOU HOU ! Et on sait à qui on a affaire, cela se voit sur elle : elle est ultra fardée, ultra bijoutée et elle porte une tenue jaune...

Elle va faire son boulot tant qu'elle peut et elle est toujours suivie de son horrible mac, son souteneur qui la surveille et qui ne veut pas qu'elle fasse n'importe quoi si cela ne lui rapporte pas à lui. Il s'appelle Lusticus.

 

Une autre femme en jaune va pointer son petit bout de nez et de stola : c'est la meretrix, elle a choisi d'ouvrir une boutique, carrément et cette boutique s'appelle Pronuptia, donc on devine quel est son métier. Elle veut marier des gens contre de l'argent.

 

Et voici qu'apparaît un personnage qui fait beaucoup de bruit : le Miles gloriosus, le fameux soldat fanfaron dont Plaute a fait le titre d'une pièce... il revient de la guerre, il a tout vu, tout entendu, tout fait... et lui aussi va jouer un rôle, et lui aussi a un coeur dans sa besace...

 

Et voici la sagana, elle est parfois pieds nus, elle a les cheveux hirsutes, tout en noir, un peu inquiétante, c'est la sorcière ou la magicienne, on emploie les deux mots et elle aura un rôle important dans la "fabula", la pièce de théâtre...

Si les personnages sont stéréotypés, les intrigues sont elles aussi schématisées : intrigues amoureuses empêchées par des parents, intervention d'une sorcière, métamorphoses...

Vous découvrirez ces intrigues à partir de la vidéo n° 5...

Dans la vidéo 11, une évocation d'un écrivain latin : Apulée auteur des Métamorphoses ou l'Ane d'or, une évocation de son oeuvre mais aussi de sa vie, avec une anecdote amusante concernant le mariage de cet auteur et la magie...

 

A propos de L'âne d'or :

https://rosemar.over-blog.com/article-les-memoires-d-un-ane-un-roman-antique-a-decouvrir-121244662.html

 

 

 

 

 

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 11:55
Un défilé de mode romaine...

Comment s'habillaient les Romains ? L'Association CARPEFEUCH nous a présenté un défilé de mode lors des Journées Romaines à Nîmes, devant le temple de Diane, dans le cadre prestigieux des Jardins de la Fontaine...

 

Et on écoute les explications suivantes :

"Les vêtements étaient souvent en laine : la laine, lorsqu'elle n'est pas teintée, est moins chère. La laine sera relayée ensuite par le lin, et il faudra attendre l'époque d'Auguste pour voir s'introduire la luxueuse soie et elle sera utilisée dans les milieux les plus riches...

Mais traditionnellement, c'est la laine qui est la plus utilisée : la laine est un isolant parfait aussi bien pour le chaud que pour le froid.

 

La toge est très dure à porter dans tous les sens du terme, elle est dure à mettre, elle est dure à porter parce qu'elle est lourde et elle pèse son poids de laine.

 

Quand on parle de se vêtir, il faut penser aussi chevelure et bijoux et maquillage. Dans tous ces domaines, la sobriété est de mise : il ne faut pas imaginer que les matrones, si elles sont très riches, vont se couvrir de bijoux. C'est l'inverse... elles vont participer d'une certaine "dignitas", d'une certaine sobriété.

Et si vous voyez des masques apparaître surchargés de maquillage ou de bijoux, c'est qu'il s'agit souvent de prostituées.

 

Si on lit le poète Martial ( on est au premier siècle à l'époque de Domitien ) on saura que la chevelure était une obsession : on a très peur aussi de perdre ses dents, et on perd  beaucoup ses cheveux parce qu'on les maltraite avec des fers à friser très brûlants, il y a des problèmes avec la teinture, donc on va fabriquer énormément de postiches.

On va aller chercher dans les pays du nord le blond pour faire des perruques blondes et dans les pays indiens la couleur brune.

 

Pour revêtir sa toge, un sénateur doit faire appel à un serviteur : personne ne peut mettre une toge tout seul, c'est impossible. Ce long tissu de laine de couleur écrue (car le blanc n'existe pas vraiment. La "toga candida" est la toge passée à la craie blanche pour le candidat à la magistrature) est un rectangle de 9 mètres sur 4. Le vêtement n'est pas cousu, il est drapé, épinglé, donc il faut faire avec : la toge s'enroule comme autour d'un paquet cadeau."

Et on voit la démonstration de la mise en place de ce vêtement d'apparat qui nécessite l'aide d'esclaves pour être drapé, tant l'ajustement est compliqué et malaisé.

 

"Au théâtre, hommes et femmes étaient mélangés : Ovide, poète de la période d'Auguste, donne des conseils extraordinaires de drague et il dit : "Si tu veux draguer, pas de problème, tu vas au cirque ou au théâtre et tu te colles à une jeune et jolie femme, et tu t'arranges pour la coller très très bien, afin que petit à petit il se crée des liens."

 

Pour les vêtements des femmes, il y a trois couches : la "tunica intima" qui est du linge de corps, au dessus une "stola", c'est la tunique du dessus, la belle tunique, , la stola consiste en une longue robe à plis portée par-dessus une tunique (la tunica intima, ancêtre du sous-vêtement) et serrée à la taille. La stola typique est ceinte par des rubans. et puis on porte un voile, car quand on est dehors, on couvre ses cheveux..."

 

Liens sur les auteurs cités : Martial et Ovide 

https://studylibfr.com/doc/2634754/commentaire-des-%C3%A9pigrammes-de-martial-contre

https://aguillon.info/wp-content/uploads/2017/07/Martial-Coquettes-Comm.pdf

 

https://x.com/SireGoupil/status/2054461970502283724

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 12:25
Un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages...

"Je fus noyé dans un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages qui s'épandait comme un flot plein de la senteur violente des myrtes, des menthes, des citronnelles, des immortelles, des lentisques, des lavandes, des thyms." écrit Guy de Maupassant dans La vie errante, un récit de voyage littéraire en Méditerranée ainsi qu'au Maghreb à la fin du XIXe siècle, Maupassant a réalisé une enquête journalistique, attiré par l'exotisme de ces pays.

 

À bord du "Bel-Ami II", il visite la côte italienne, la Sicile, navigue d'Alger à Tunis puis vers Kairouan. Il découvre avec émerveillement les pays lumineux et accueillants du Maghreb. Sensible à la beauté des paysages et fasciné par la vie quotidienne de ces habitants, il rédige plusieurs chroniques qui seront publiés dans Le Gaulois et La Revue des deux Mondes. Ces chroniques seront réunies dans l'ouvrage La vie errante en 1890.

 

Et c'est avec émerveillement encore que Maupassant découvre l'univers des aromates sauvages...


Le mot "aromate" est issu du grec ancien "ἄρωμα, arôma", "arôme, plante aromatique"...
 

Avec ce mot, on entre dans un monde de senteurs, de plantes, de nature sauvage, de parfums enivrants....

On touche à l'essence du monde, la terre, son absinthe qui emplit l'air, des herbes sur les chemins, des couleurs, des formes diverses, des éclats qui éblouissent...

On goûte à tous les bonheurs de la terre, ivresse des parfums, soupirs d'effluves, murmures, souffles, et profusion de feuilles et de fleurs...

 

Le soleil fait chanter les aromates, leur donne une vérité, une profondeur nouvelles...

Musique et harmonie des aromates qui se fondent, s'entremêlent quand le soleil fait resplendir les parfums de la terre...

 

Parfums qui se répondent, en un rebond de la voyelle "a", parfums qui se complètent avec des consonnes variées, gutturale "r", pour l'essence qui racle la gorge, labiale "m" pour goûter, dentale "t" pour mordre...

 

Les aromates comblent tous les sens ! Les voyelles "a" et "o" suggèrent ce plaisir des sens, cette ivresse de bonheur, une forme de plénitude...

 

Tant de senteurs surgissent, montent à la tête : lavande de Provence, sarriette, thym, romarin, marjolaine, origan...

Que de paysages dans ces mots !

L'aromate est le fruit de la terre, du soleil, des collines de Provence !

 

 

Un souffle chaud et parfumé d'aromates sauvages...
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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 10:40
In Violentia Veritas : un témoignage bouleversant...

 

Catherine Girard était l'invitée du club de lectures du Carré d'Art pour parler de son roman : In Violentia Veritas...

 

Un roman qui revient sur un fait divers sur lequel on a beaucoup écrit... Catherine Girard est la fille de Henri Girard, plus connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du célèbre roman : Le Salaire de la Peur.

Henri Girard est le fils de Valentine, une intellectuelle et de Georges aristocrate... Accusé d'avoir tué, le 24 octobre 1941, dans le château familial, à Escoire, en Dordogne, son père, sa tante, et leur servante, Louise Soudeix qui sont retrouvés morts, massacrés à la serpe.

Henri Girard est inculpé. Il sera défendu par un ténor du barreau de l’époque, Maître Maurice Garçon. Incarcéré dix-huit mois à la prison Beylleme, à Périgueux, il sera acquitté le 2 juin 1943, après un délibéré de dix minutes.

Innocenté, Henri Girard mène alors une vie de journaliste, d'écrivain, épris de justice, engagé pour l'indépendance de l'Algérie... . En 1962, Girard s'installe en Algérie avec sa famille, où il contribue à la création d'une école de journalisme et lance le quotidien Révolution Africaine.

Et voici qu'en 2025, Catherine Girard publie un roman : In Violentia Veritas où elle raconte le terrible aveu de son père : il est bien l'assassin de son père, de sa tante et de la bonne qu'il a tués au moyen d'une serpe.

Lorsqu’elle apprend, alors âgée de quatorze ans, qu’on la surnomme, à l'école, « la fille de l’assassin », Catherine Girard s’empresse d’aller interroger son père Henri Girard, mieux connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du roman Le Salaire de la peur. La confidence se fait dans une ambiance où la peur le dispute à la tendresse. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans un déni dont elle ne sortira qu’un demi-siècle plus tard, et qui la pousse aujourd’hui à prendre la plume pour confronter ce passé abyssal.

"Une nouvelle énorme, terrible de la part de la personne que j'aime le plus au monde", témoigne Catherine Girard.

"Et mon père a aussi tué celle qu'on appelait alors, dans ce milieu huppé, la bonne, le summum de l'injustice !"

Catherine Girard a travaillé sur les archives, les interrogatoires de police pour écrire son roman...

Et, malgré tout, elle dit toutes les valeurs de justice qui lui ont été transmises par son père, elle redit son admiration pour lui.

"Je voulais comprendre, et le premier ennemi pour comprendre, c'est l'amour porté à mon père. C'est un drame que je n'excuse pas du tout, mais que j'essaie de comprendre."

Catherine Girard évoque aussi la nécessité de se libérer par l'écriture... elle parle de l'amour dévorant de la mère pour son fils Henri, une forme d'emprise. Entièrement dévouée à son enfant, sa mère, bien que souffrant d’une dépression post-partum, élève seule son fils. Son père est au front. Valentine ne travaille plus et assure elle-même l’instruction de son fils. 

Pas d'école, pas de contact avec d'autres enfants. La mère Valentine était hypocondriaque, elle n'envoie pas son fils à l'école, elle avait peur qu'il attrape un microbe, une maladie : une emprise terrible, faite d'amour, certes, mais un enfant a besoin d'autres enfants pour se construire...

Alors pourquoi ces crimes ?

"Henri fut aussi un enfant battu par son père : ce premier crime est pour beaucoup dans la suite de l'histoire... conséquence : la haine, Henri Girard va payer de sa folie la violence de son père.

C'est un cri contre l'enfance bafouée, volée, un cri contre l'injustice, le summum de l'inacceptable.

Henri Girard souffrait d'une maigreur maladive, c'était donc un enfant fragile, et en plus c'était un enfant battu."

"Les violences subies par mon père, alors qu'il était un enfant, expliquent le meurtre. La pire des violences, c'est celle faite à plus faible que soi, et notamment à des enfants. C'est révoltant !", dit encore Catherine Girard.

Et comment a-t-il fait pour échapper à la justice ?

"Il n'a laissé aucune preuve tangible (il a donc tué la domestique totalement innocente) et il était défendu par un ténor du barreau..."

"Puis il a dilapidé la fortune dont il avait hérité : une sorte de règlement de comptes aussi avec l'héritage, le château a été saisi. Il a toujours méprisé l'argent..." ajoute Catherine Girard.

 

Avec ce roman, on perçoit les conséquences terribles d'une enfance battue. Grandir et vivre sous les coups a une inévitable influence sur le développement et le devenir des enfants. 

 

 

 

 

 

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13 février 2026 5 13 /02 /février /2026 12:50
Un magnifique éloge de la poésie...

En chacun de nous sommeille un poète...

"Un éloge de la sensibilité et de la douceur, et par les temps qui courent, c'est plutôt subversif dans l'hyperbrutalité de notre monde !" déclarait Augustin Trapenard pour présenter le nouveau roman de Thomas Schlesser : Le Chat du Jardinier... lors d'un épisode de La Grande Librairie...

Et Thomas Schlesser d'évoquer tous les pouvoirs de la poésie :

"C'était le jour béni de ton premier baiser", écrivait Mallarmé... Que chacun se remémore son premier baiser !

Mais la poésie n'est pas seulement affection et sentimentalisme, elle est aussi révolte, douleur et rage et politique.

Un jardinier va être initié à la poésie par une prof de français fraîchement retraitée et un peu farfelue sur les bords, elle s'appelle Thalie, la Muse de la Comédie.

Ce qu'elle fait comprendre à ce jardinier, c'est qu'il y a un poète qui sommeille en lui, qui sommeille en fait dans chacun d'entre nous...

Elle lui propose quelque chose de très simple : il suffit que vous racontiez un de vos rêves et vous allez devenir poète... il y aura déjà un matériau poétique, un matériau créatif.

Mais, quand bien même vous n'écrivez pas de la poésie, le simple fait de la lire et de la lire à haute voix, c'est à dire de l'incorporer, de la spatialiser dans votre bouche, eh bien, c'est une façon de devenir poète...

La poésie est une forme courte qu'on peut s'approprier pour soi-même devenir "l'opéra fabuleux" que Rimbaud disait être.

Le Bateau Ivre est un titre génial parce que c'est une métaphore du poète...

Preuve en est que la poésie est aventure : bien souvent, on a une image du poète claquemuré dans sa tour d'ivoire. C'est faux ! Lees poètes sont des fous, des meurtriers, Villon par exemple, il y a beaucoup de prisonniers, Guillaume Apollinaire a fait de la prison, Verlaine a fait de la prison, et puis vous avez des résistants, René Char, Aimé Césaire...

Vous voyez, ce sont des vies d'aventuriers, les vies de poètes...

Il y a quelque chose d'un peu canaille dans la poésie, quelque chose de subversif, de transgressif, et donc de porteur de liberté.

Il y a quelque chose de très émouvant : pour résister en prison, Nelson Mandela avait chaque jour, devant lui un poème de William Ernest Henley qui dit ceci :

"Si étroit soit le chemin, qu'on me juge, qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme."

Et il a écrit ça après une deuxième amputation parce qu'il souffrait de tuberculose osseuse, dans la deuxième partie du 19ème siècle.

Mandela était imprégné de ces vers, ce qui lui a permis, entre autres, de tenir pendant 28 ans.

La poésie fraye aussi du côté de la résistance.

Démocratiser la poésie, c'est essentiel parce que la poésie est une parole libre, il faut dire à tous les jeunes qui nous écoutent que le vers (d'ailleurs, il n'est pas forcément rimé et régulier, il peut avoir des formes extraordinairement variées) est un moyen de s'émanciper, parce que la poésie autorise toutes les audaces du langage et donc toutes les audaces de la pensée...

 

Deux êtres humains dans ce roman : la transmission ne se fait pas à travers des écrans, le livre prend place dans la Provence des années 80 avec ce temps lent, le jardinier qui est quelqu'un de humble va peu à peu s'initier à la poésie et se réconcilier avec la vie par la poésie..."

 

C'est le miracle de la poésie !

 

Source : à 10 minutes, 44 

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-18/8082690-emission-du-mercredi-28-janvier-2026.html

 

https://www.babelio.com/livres/Schlesser-Le-Chat-du-jardinier/1942482#!

 

Quelques exemples :

 

https://rosemar.over-blog.com/article-la-poesie-pour-denoncer-la-guerre-110583207.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2016/11/tu-n-en-reviendras-pas-toi-qui-courais-les-filles.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/2015/04/des-que-fille-du-matin-parut-l-aurore-aux-doigts-de-rose.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2017/02/voici-le-mirage-de-l-art.la-chambre-leo-ferre.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-gastibelza-ou-l-amour-fou-112548759.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/article-ballade-au-moyen-age-111817395.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2017/01/et-la-neige-sur-liege-pour-neiger-met-des-gants.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-les-souliers-121740673.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/article-il-porte-un-joli-nom-saturne-123508345.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/article-des-etoiles-qui-courent-dans-la-neige-124462425.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/article-c-est-le-moment-crepusculaire-112011453.html

 

 

https://rosemar.over-blog.com/search/ferrat/

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1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 10:41
Une bonne année à tous...

 

Une belle année à tous !

 

 

 

Des éclats de rire, des émerveillements, de la beauté, des lectures, de la poésie, de la musique, du rêve...

 

 

 

N'oublions pas non plus de célébrer le soleil, la terre, les collines, les ruisseaux, les fleuves et toutes les beautés du monde...

 

 

 

 

Une très bonne année à tous...

 

 

 

Quelques citations :

 

"La sagesse commence avec l'émerveillement." Socrate

 

"Contempler la beauté de la nature peut suffire à nous consoler... nos tourments nous semblent soudain plus petits, moins scandaleux quand nous réapprenons à habiter le mystère du monde, quand nous retrouvons le contact avec ce qui nous dépasse et nous traverse en même temps..." Charles Pépin

 

 

"C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on ne peut pas le remuer par des fictions." Voltaire

 

 

 

 

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29 décembre 2025 1 29 /12 /décembre /2025 12:51
ChatGPT a visité mon blog !

En regardant les statistiques de mon blog ces jours-ci, j'ai constaté que l'IA Chat GPT avait visité mon blog à dix reprises...

Par curiosité, je suis donc allée interroger l'IA sur mon blog... question posée : est-ce que le blog de rosemar est intéressant ?

Réponse :


"Le blog de rosemar est généralement assez apprécié par ses lecteurs. Il propose principalement des analyses littéraires, des résumés et des commentaires sur des œuvres classiques et contemporaines, ce qui peut être très utile si tu es en quête de compréhension pour tes études de français, par exemple.
Si tu cherches à approfondir ta compréhension des textes, notamment des œuvres classiques comme Les Misérables de Victor Hugo ou Le Rouge et le Noir de Stendhal, le blog peut t'aider à mieux saisir les enjeux littéraires, les symboles et les thèmes abordés dans ces romans. rosemar fait souvent un travail de décodage assez clair et détaillé.
Après, le ton est parfois un peu académique, donc si tu cherches quelque chose de plus léger ou plus moderne, ce n’est peut-être pas le blog le plus adapté. Mais pour un travail scolaire ou pour enrichir tes connaissances en littérature, il est plutôt intéressant."

 

Deuxième question : Etudier le blog de rosemar...

"Réponse :

Étudier le blog de Rosemar peut être une bonne manière de renforcer ta compréhension de certains textes littéraires, surtout si tu veux améliorer tes analyses de romans ou de poèmes. Voici quelques conseils pour t'aider à en tirer le meilleur parti :

1. Commencer par choisir un texte

rosemar couvre une large gamme de textes, allant des classiques de la littérature française aux œuvres plus modernes. Choisis un texte que tu étudies actuellement en classe, ou un autre qui t'intéresse.

2. Lire l'analyse avec attention

Une fois que tu as choisi un article, commence par le lire attentivement. rosemar propose souvent une analyse détaillée des personnages, des thèmes, de la structure et des symboles. Si tu ne comprends pas quelque chose, prends des notes et n'hésite pas à chercher d'autres sources pour clarifier les points flous.

 

3. Prendre des notes

Note les idées principales que tu trouves intéressantes ou que tu pourrais utiliser dans tes propres analyses. Par exemple, si tu lis une analyse sur Germinal d’Émile Zola, tu pourrais noter les différents aspects du naturalisme abordés, les critiques sociales, ou l'importance de la condition des ouvriers.

4. Comparer avec ta propre analyse

Essaie de comparer l'analyse de rosemar avec ta propre interprétation du texte. Est-ce que tu vois les mêmes choses ? Y a-t-il des aspects que tu n'avais pas remarqués ou des idées qui te semblent nouvelles ? Cela te permettra d'affiner ton propre point de vue et de mieux comprendre le texte.

5. Réfléchir aux questions de lecture

Beaucoup des articles de rosemar posent des questions de lecture qui peuvent te servir de base pour ta propre réflexion ou pour une dissertation. Par exemple, "Quel est le rôle du narrateur dans ce texte ?" ou "Comment l’auteur utilise-t-il les symboles pour faire passer un message ?" Essaie de répondre à ces questions par toi-même avant de consulter l’article, puis compare tes réponses.

6. Utiliser les ressources supplémentaires

Parfois, rosemar propose des résumés, des cartes mentales ou des liens vers des vidéos explicatives. Ces ressources peuvent t’aider à mieux comprendre des concepts complexes ou à voir un texte sous un autre angle.

Exemple pratique : Si tu étudies Candide de Voltaire, le blog de rosemar pourrait te donner des idées sur la satire, le rôle de la philosophie de Pangloss, ou les critiques sociales présentes dans l’œuvre. Une fois que tu as lu l’article, tu pourrais essayer d’appliquer ces idées à ton propre travail d’analyse.
7. Participer aux discussions (si possible)

Si tu as des questions ou des réflexions après avoir lu un article, certains blogs permettent de discuter dans les commentaires. Cela peut être une bonne manière de clarifier des points avec d'autres lecteurs ou même d'entrer en contact avec des personnes qui partagent tes centres d'intérêt.

En résumé :

Le blog de rosemar peut vraiment enrichir ta compréhension des œuvres littéraires. Il offre des analyses détaillées et bien structurées, et en prenant le temps de lire et de réfléchir à ces analyses, tu pourras améliorer ta propre approche de la littérature."

 

 

Pas mal, tout de même ! Merci ChatGPT !

 

ChatGPT a visité mon blog !
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3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 12:39
L'amitié des saisons...

"Tant que je posséderai l’amitié des saisons, je suis sûr que rien ne pourra faire de la vie un fardeau..." écrivait  Henry David Thoreau...
 
 

Quatre saisons et une seule étymologie : le mot saison vient du latin, satio, action de semer, de planter, les semailles...

 

On le voit, le mot est issu du langage des paysans pour lesquels les saisons sont si importantes, ils en suivent le rythme, écoutent le bruit du vent, regardent l'horizon, les nuages, la couleur du ciel pour prévoir le temps.

 

Le verbe latin "sero", planter, semer est à l'origine du mot "saison" et d'autres mots agicoles : semence, ensemencer, semailles.

 

On sait que les paysans vivent soumis au rythme des saisons, et pour eux, la saison des semailles est une des plus importantes : elle prépare la moisson future, elle annonce ce qui sera le fruit de tout le labeur des paysans.

 

Un roman de Giono, Regain montre bien cette soumission de l'homme à la nature : le paysan Panturle attend le moment favorable pour se livrer à ses activités, il attend le vent de printemps, il est à l'écoute de la nature.

L'automne, l'hiver, le printemps, l'été quatre saisons si différentes reliées et désignées par un même mot !

 

Quatre saisons qui portent bien leurs noms, avec l'automne et ses sonorités sourdes, sa voyelle "o" répétée, on voit toutes les splendeurs rousses et flamboyantes de ce moment de l'année, l'hiver, lui, avec sa voyelle aigue "i", sa gutturale "r" nous emporte vers une atmosphère glacée, faite de rudesse, le printemps et ses voyelles nasalisées sautillantes, "in", "an" nous transporte de joie, nous fait revivre, l'été nous emmène vers des chaleurs lourdes mais dure si peu de temps, semble si rapide dans sa voyelle répétée et sa seule consonne !

 

Les saisons sont bien liées à la terre qui en ressent tous les effets, les saisons sont associées aux paysans, aux cultures, à des végétations si diverses !

 

Les saisons nous accompagnent, nous emportent dans leurs tourbillons de renouveau, elles rythment nos vies et les scandent de leurs couleurs, de leurs formes, de leurs odeurs si diverses !

 

Comment ne pas aimer cette alternance et cette diversité des saisons ? Comment ne pas rechercher l'amitié des saisons ?

 

Rappel :

 

https://rosemar.over-blog.com/article-les-saisons-122821567.html

 

L'amitié des saisons...
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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 13:00
Epopées chantées en Méditerranée...

L'ensemble MYRTHO fait revivre des chants populaires narratifs, de tradition orale, tirés le plus souvent des Chansons de geste ou d'épopées antiques. Dans le répertoire de MYRTHO, un lien est tissé entre Orient et Occident, avec des chants de traditions grecque, séfarade, corse, française et espagnole.

 

L’épos homérique désignait le "dire", la parole ; c'est la parole poétique, celle des aèdes ... l'aède, c'est le troubadour de l'antiquité..., cette parole se chantait et se psalmodiait, en vers ; chant long et continu, l’épopée divertissait banquets et festins par la voix de l’aède qui déployait mythes et hauts faits légendaires. 

Voici donc un concert très original, qui nous fait entendre différentes langues, aux sons d'instruments comme le santour, la derbouka, le riq, le violon, l'alto, le kemençe...

Le santour est un instrument de musique iranien, diffusé dans tout le Moyen-Orient, appartenant à la famille des cithares sur table...

La derbouka est un instrument de percussion : c'est un vase étranglé en son milieu et recouvert à l'une de ses extrémités d'une membrane, répandu dans toute l'Afrique du Nord, l'Afrique Subsaharienne, le Moyen-Orient et les Balkans.

Le riq est un tambourin de 20 cm de diamètre, en peau de requin, au cadre serti de nacre et muni d'un double rang de cymbales.

Le kemençe classique est un petit instrument à trois cordes. Sa longueur est de  40-41 cm et largeur est de 14-15 cm. 

 

Le concert s'ouvre avec un morceau intitulé La Porcheronne, un chant traditionnel français, d'inspiration médiévale sur le thème de Cendrillon. Probablement datée du XVIème siècle, cette chanson ferait référence à Guillaume II de Beauvoir, seigneur du Dauphiné, parti en guerre avec le roi Saint-Louis, le lendemain de ses noces en 1226.

On est comme envoûté par la voix enchanteresse de Laetitia Marcangeli qui interprète ce chant :

"C'est Guilhèm de Beauvoir
qui se va marier;
Prend femme tant jeunette,
ne sait pas s'habiller.


Le lendemain des noces,
le Roi l'a appelé,
Pour aller à la guerre
servir sa majesté :


« A qui donner ma mie,
ma mignonne à garder ?
— Va, va, mon fils Beauvoir,
je te la garderai. »


A sa dame mère
l'a bien recommandée :
« Tous les jours à la messe
vous la ferez aller.


Quand sera revenue,
la ferez déjeuner;
Avec les autres dames
la ferez promener.


Ne lui faites rien faire,
ni laver, ni pâter;
Que filer sa quenouille
quand elle voudra filer. »


Quand Guilhèm de Beauvoir
eut les talons tourné,
Dut s'habiller de serge
et les pourceaux garder.


A gardé sept années
sans rire ni chanter;
Au bout de la septième
elle s'est mise à chanter.


Beauvoir est delà l'ève, (l'eau)
l'a entendue chanter :
« Arrête, arrête, page,
entends-tu bien chanter ?


Semble que c'est ma mie,
la faut trouver. »
A traversé montagnes,
la mer a trépassé.


Quand fut dans le bocage,
la porchère a trouvé :
« Bonjour, la porcheronne,
pour qui dois-tu garder ?


— Pour monsieur de Beauvoir,
qu'est par delà la mer :
Y a sept ans qu'est en guerre,
s'en entend plus parler."

 

 

Puis, on écoute un extrait de l'Iliade, chant 19, raconté par Laetitia Marcangeli, la scène d'armement des Myrmidons :


"De même que les neiges épaisses volent dans l'air, refroidies par le souffle impétueux de Borée, de même, hors des nefs, se répandaient les casques solides et resplendissants, et les boucliers bombés, et les cuirasses solidement assemblées, et les lances de frêne. Leur éclat montait jusqu'au ciel, et toute la terre, alentour, riait sous l'éclair du bronze, et sous les pieds des hommes, un grondement s'élevait. Et, au milieu d'eux, s'armait le divin Achille...."

Cet extrait est alors suivi de plusieurs musiques guerrières...

 

On découvre ensuite avec émerveillement un chant traditionnel de Franche-Comté : Les trois princesses : 

 

"Derrièr' chez mon père
Vole, mon cœur, vole !
Derrièr' chez mon père
Y a t'un pommier doux. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Y a t'un pommier doux.


Trois jeunes princesses
Vole, mon cœur, vole !
Trois jeunes princesses
Sont couchées dessous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Sont couchées dessous.

 
Ce dit la plus jeune :
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la plus jeune :
— Je crois qu'il est jour. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Je crois qu'il est jour.

 
Ce dit la seconde
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la seconde
— J'entends le tambour. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
J'entends le tambour.

 
Ce dit la troisième :
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la troisième :
— Les gens de chez nous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Les gens de chez nous…

 
S'en vont à la guerre
Vole, mon cœur, vole !
S'en vont à la guerre
Combattre pour nous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Combattre pour nous.

 
S'il gagne bataille
Vole, mon cœur, vole !
S'il gagne bataille
Aura mes amours. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Aura mes amours.

 
Qu'il perde ou qu'il gagne
Vole, mon cœur, vole !
Qu'il perde ou qu'il gagne
Les aura toujours. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Les aura toujours."

 

Puis, c'est encore un étonnant chant traditionnel séfarade : El Rey de Francia : 

 

"El Rey de Francia tres hijas tenía
La una lavrava y la otra cuzía
La mas chica de ellas bastidor hazía
Lavrando, lavrando sueno le callo
 
Su madre que la via aharvar la quería
No m’aharvex mi madre ni m’aharvariax
Un sueno me sonaba bien y alegría
Sueno vos soñavax yo vo lo soltaría
 
M’apari a la puerta vide la luna entera
M’apari a la ventana vide la estrella Diana
M’apari al pozo vide un pilar de oro
Con tres paxaricos picando el oro
 
La luna entera es la tu suegra
La estrella Diana es la tu cuñada
Los tres paxaricos son tus cuñadicos
Y el pilar de oro el hijo del rey tu novio

 

Le Roi de France avait trois filles
L’une lavait, l’autre cousait.
La plus jeune des trois brodait.
Tout en travaillant, elle s’endort et rêve.
 
Sa mère la voit et veut la battre.
Ne me bats pas, ma mère, ne me bats pas
J’ai fait un rêve plein de joie
Laisse-moi te le raconter
 
Je me suis arrêtée à la porte, j’y ai vu la pleine lune,
Je me suis arrêtée à la fenêtre, j’y ai vu l’étoile de Diana,
Je me suis arrêtée au puits et j’y ai vu une colonne d’or,
Avec trois petits oiseaux qui picoraient.
 
La pleine lune est ta belle-mère,
L’étoile de Diana est ta belle-sœur,
Les trois petits oiseaux, tes beaux-frères
Et la colonne d'or, le fils du roi, ton futur mari."

 

Place à la littérature latine avec un extrait des Héroïdes d'Ovide : Héro et Léandre sont un couple d'amoureux de la mythologie grecque. Le poète latin Ovide a imaginé dans les Héroïdes une lettre écrite par Léandre à Héro, et sa réponse.


Héro est une prêtresse d'Aphrodite à Sestos (sur la rive européenne de l'Hellespont), tandis que Léandre habite à Abydos, sur la rive asiatique. Toutes les nuits, Léandre traverse le détroit à la nage guidé par une lampe qu'Héro allume en haut de la tour où elle vit. Mais lors d'un orage, la lampe s'éteint et Léandre s'égare dans les ténèbres. Lorsque la mer rejette son corps le lendemain, Héro se suicide en se jetant du haut de sa tour.

"rupe sedens aliqua specto tua litora tristis
     et, quo non possum corpore, mente feror.
lumina quin etiam summa vigilantia turre
     aut videt aut acies nostra videre putat."

 


"Assis sur un rocher, je regarde tristement le rivage où tu es ; et, où je ne peux aller avec le corps, je m'élance en esprit ; mes yeux, fixés vers ce point, aperçoivent ou croient apercevoir les fanaux qui veillent sur le sommet de la tour.

Trois fois je déposai mon vêtement sur la plage aride ; trois fois je tentai de faire, nu, ce périlleux trajet ; la mer opposa son courroux à ma téméraire jeunesse, et lança contre mon visage, pendant que je nageais, des flots qui l’inondèrent...

 Là est le port qu’il faut à mon navire ; nulle anse ne convient mieux à ma poupe. Que Borée m’y emprisonne, il me sera doux d’y séjourner."

 

On écoute aussi un chant traditionnel séfarade sur ce même thème antique de Héro et Léandre...

 

 Le spectacle s'achève avec un extrait de la Bravura di Rodrigo, une romance issue du fameux cycle du Cid Rodrigo Lainez, chevalier mercenaire chrétien, héros de la Reconquista qui devint prince de Valence. Le personnage historique a ensuite laissé place à la légende du Cid, héros chevaleresque amant de Chimène... 

Une musique prenante qui commence au son des percussions dans une atmosphère guerrière... Saisissant !

 

Merci et bravo à l'ensemble MYRTHO pour ce magnifique voyage dans l'espace et le temps !

Chant : Laetitia Marcangeli, santour et arrangements : Pierre Blanchut, percussions orientales : Timothée Tchang Tien Ling, violon, alto, kemençe : Raphaël Sibertin-Blanc.

 

 

 

 

 

https://www.chants-populaires-francais.com/textes_35/La_Porcheronne.html

 

 

https://lyricstranslate.com/it/bravura-de-rodrigo.html

 

 

 

 

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7 novembre 2025 5 07 /11 /novembre /2025 12:52
Le bonheur d'assister à un concert...

"L'orchestre c'est quelque chose qui réunit et qui peut réunir des gens qui n'ont pas la même histoire, qui ne sont pas dans les mêmes couches socio économiques, qui n'ont pas les mêmes opinions politiques parfois.

C'est une utopie collective qui est nécessaire : il y a cette idée de la cohabitation intergénérationnelle, des jeunes, des moins jeunes, mais aussi de milieux qui se croisent et qui ne se croiseraient pas autrement... car c'est une fracture dramatique : le fait que les gens ne se rencontrent pas...

Alors que là dans un orchestre ils sont obligés de se rencontrer et de faire quelque chose ensemble, faire quelque chose de gratuit.

On peut aussi jouer avec quelqu'un dont on ne parle même pas la langue : vous allez avoir la même partition avec un langage universel qui vous permet d'être côte à côte et de communiquer.

La magie de la polyphonie ! Chacun écoute les autres, et c'est aussi cela qui crée l'émotion, et c'est cela qui crée la beauté et cette beauté là est à portée de main... il faut s'écouter, ce n'est pas très compliqué, mais il semble que pour certaines personnes, ce soit plus difficile...", disait magnifiquement Agnès Desarthe lors d'une émission de La Grande Librairie où elle présentait son livre L'oreille Absolue.

"La musique a aussi des vertus thérapeutiques..." ajoutait Antoine Sénanque...

 

Et bien sûr, la musique réunit aussi un auditoire qui vibre, qui éprouve des émotions aux sons des instruments... la musique crée une harmonie, une complicité.

Et c'est ce que l'on ressent plus particulièrement lors d'un concert en direct : la musique suscite alors des émotions particulièrement fortes...

N'oublions pas la beauté des instruments, la beauté et la précision des gestes, la beauté de la concentration...

Ces émotions, je les ai éprouvées encore lors d'un concert donné dans le cadre de l'Automne musical de Nîmes par l'ensemble Sinfonietta.

 

Le spectacle s'ouvrait sur la Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, composée par Wolfgang Amadeus Mozart à la fin des années 1770.

Une musique joyeuse, aérienne, légère avec des effets de crescendo, une musique emplie d'harmonie, avec des passages plus mélancoliques, très doux... une musique qui transporte, qui virevolte...

 

L'extrait suivant, la Méditation de Thaïs de Jules Massenet nous ravit et nous emporte dans un monde d'émotions et de sensibilité... Quelle douceur ! Quelle délicatesse dans cette musique !
La Méditation de Thaïs est un intermezzo symphonique de l'opéra Thaïs du compositeur français Jules Massenet. La pièce est écrite pour violon solo et orchestre. L'opéra a été créé à l'Opéra Garnier à Paris le 16 mars 1894. Bien qu'issue d'un opéra, cette pièce fait partie des solos les plus célèbres du répertoire du violon.

Un moment enchanteur !

 

Avec le concerto en mi mineur de Mendelssohn, on est tout de suite séduit par la mélodie envoûtante : une oeuvre passionnée, pleine de fraîcheur, féerique...

 

Merci aux musiciens ! En les écoutant, en les observant, on perçoit aussi toute la passion, tout l'amour de la musique qui les animent...

 

à 54 minutes, 40

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-18/7626809-emission-du-mercredi-29-octobre-2025.html

 

 

 

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