Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 12:30
Tu es romantica...

Une belle chanson d'amour en forme de déclaration : Romantica... 

 

Dès le début, le tutoiement restitue une familiarité, une intimité et nous fait entendre un discours direct adressé à celui qu'on aime, un discours direct qui nous fait entrer dans les pensées et l'intimité de la narratrice...

Et celle-ci d'affirmer la singularité de son amoureux, un être empli de mystère, fascinant, à part :

"Tu es étrange, tu n'en laisses rien paraître
Et nul ne peut te connaître"

 

Une énigme, comme le suggèrent la répétition insistante de cette expression : "Tu es étrange" et cette remarque : "jamais tes yeux ne s'enflamment".

Mais l'amoureuse a percé ce mystère, le verbe "deviner" utilisé souligne une complicité étroite qui permet de résoudre l'énigme d'une "âme".

 

Et c'est le refrain qui dévoile cette âme :

"Tu es romantica, romantique et Bohème
Tu t'en défends parfois
Mais moi je sais, je sais tout ça"

Quelle belle déclaration ! Des qualificatifs qui évoquent sensibilité, émotion, liberté d'esprit viennent scander cette déclaration, avec une redondance "romantica, romantique".

Et l'amoureuse d'affirmer encore cette conviction avec une répétition à valeur d'insistance.

 

La déclaration qui suit est directe, comme un cri du coeur qui nous touche : "Tu es romantica voilà pourquoi je t'aime".

 

Et l'amoureuse de détailler ce romantisme de l'être aimé avec des exemples : la sensibilité avec l'évocation des "yeux malheureux" face à l'adversité, et surtout le goût de la simplicité, de la nature, de plaisirs simples faisant intervenir des sensations : "Le rire d'un enfant, une fleur au printemps Le chant d'un feu de bois".

Sensations auditive, visuelle, tactile, olfactive, des évocations sensuelles...

 

Sans oublier le refus de l'exubérance, une certaine pudeur...

Et la déclaration se précise avec cette expression : "Tu as fait de ma vie un univers de poésie".

L'amoureux a su transmettre sa vision du monde : "un univers de poésie", tout un art de réinventer le monde, d'en percevoir la beauté, tout un art de l'harmonie...

Au point d'apporter des rêves et un bonheur infini...

On aime la simplicité émouvante de cette déclaration...

 

La mélodie d'abord ténébreuse suggère l'étrangeté du personnage, puis elle s'adoucit dans le refrain, avec cette répétition sous forme d'incantation : tu es romantica...

 

Pour mémoire :

« Romantica »  est une chanson écrite par l'auteur-compositeur-interprète italien Renato Rascel en collaboration avec Dino Verde . Elle fut interprétée pour la première fois lors du dixième Festival de Sanremo en janvier 1960, où deux versions différentes furent chantées par Rascel et Tony Dallara . Rascel interpréta la chanson comme une douce ballade, tandis que Dallara, considéré par les critiques musicaux italiens comme l'un des « urlatori » (« hurleurs »), un style musical populaire en Italie dans les années 1960, en offrit une version plus puissante. 



La chanson a remporté le concours et a ensuite été choisie pour représenter l'Italie au Concours Eurovision de la chanson 1960 , où elle a été interprétée en italien par Rascel, douzième lors de la soirée. 

La chanson a connu trois versions étrangères en 1960  et notamment la version chantée par Dalida.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.cc/chanson,romantica,21021

 

 


 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2026 5 05 /06 /juin /2026 11:40
Je n'aurai pas le temps...

 

On perçoit dans cette chanson de Michel Fugain un magnifique et vibrant hommage à la beauté infinie du monde, à ses merveilles si nombreuses qu'une vie humaine ne suffirait pas à les découvrir...

 

Le texte à la première personne du singulier se présente sous la forme d'un discours direct très simple qui nous touche, il évoque un manque de temps : le mot "temps" apparaît à la rime à cinq reprises dans le refrain... comme une obsession, une urgence qui pèsent sur le narrateur...

Et, cela, malgré tous les moyens imaginés et improbables :

"Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant"

On retrouve là un thème littéraire et poétique très ancien, celui de la fuite irrémédiable du temps et de la brièveté de la vie humaine... mais ce thème est traité de manière originale, sans aucune amertume.

 

Confronté à "Toute l’immensité D’un si grand univers", le poète a conscience que les richesses de ce monde sont infinies pour une vie humaine.

Et même une vie de centenaire n'y suffirait pas...

 

Alors comment faire ?

Comment faire ? Sinon s'ouvrir au monde, s'émerveiller, se montrer curieux, attentif au monde, s'enthousiasmer,  ce que fait le poète : 

"J’ouvre tout grand mon cœur
J’aime de tous mes yeux"

Ces expressions hyperboliques restituent ce désir de ne rien rater et de s'enivrer de ce monde...

 

Mais devant tant de beautés, "tant de coeurs", "tant de fleurs", encore des expressions hyperboliques, le poète ne peut que constater une forme d'échec...

"Trop peu, trop court, trop court" : ces expressions répétitives, insistantes traduisent une impossibilité...

 

Dans le dernier couplet, c'est l'amour lui-même qui paraît limité par le temps. Le verbe "aimer" répété  à trois reprises restitue ce besoin d'aimer à l'infini... un besoin encore restreint par le temps...

 

Voilà une chanson qui nous touche, car elle a une valeur universelle : tout le monde est sensible à la fuite du temps et à la brièveté de la vie. Et la chanson nous donne aussi une leçon de vie : s'émerveiller devant la beauté du monde, aimer sans perdre de temps.

 

La mélodie nous fait entendre et percevoir, par sa douceur, toutes les splendeurs de l'univers...

 

Sur ce thème, une citation de Jean-Claude Guillebaud : "S'émerveiller du monde, de la vie, des humains, me semble aujourd'hui la moindre des choses."

 

Pour mémoire :

"Je n'aurai pas le temps est une chanson écrite par Pierre Delanoë, composée et interprétée par Michel Fugain en 1967. Il s'agit du premier succès de Michel Fugain, à l'époque influencé et encouragé par son ami Michel Sardou, afin qu'il se lance dans l'interprétation. 

En 2008, l'astrophysicien et vulgarisateur scientifique canadien Hubert Reeves écrit un livre sur sa vie et son activité de scientifique qu'il intitule Je n'aurai pas le temps en référence à la chanson de Michel Fugain qu'il a entendue lors de son interprétation par une chorale dirigée par son fils mais aussi en raison de son âge qui l'empêchera de continuer ses recherches « au-delà de quelques années ». Il le précise dans le premier chapitre de cet ouvrage où il reprend la seconde strophe de la chanson."

 

Les paroles :

https://www.paroles.cc/chanson,je-n-aurai-pas-le-temps,24628

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 11:20
Maman, la plus belle du monde...

 

Une chanson qui parle à chacun d'entre nous, tant elle renvoie à l'enfance, à l'image de la mère...

 

Dès les premiers mots, l'emploi du mot familier "Maman", et du tutoiement évoque l'univers de l'enfance, une intimité, une connivence... le texte se présente ainsi comme un discours adressé à toutes les mamans et a une valeur universelle.

 

Les compliments qui suivent relèvent d'une forme d'idéalisation propre au regard d'un enfant sur une mère, avec des hyperboles, des superlatifs : "la plus belle du monde", "aucune autre... n'est plus jolie, et une comparaison élogieuse avec l'expression :"un ange du paradis"...

Le compliment se poursuit avec l'évocation de "voyages, de paysages" qui ne peuvent faire oublier l'image de celle qui a "de beaux cheveux gris".

Car l'âge ne peut effacer la beauté d'une maman...

 

Et l'amour d'une mère est source de "joie profonde", notamment lorsque les bras se rejoignent et s'enlacent "Lorsqu'à mon bras ,Maman, Tu mets ton bras." La répétition du mot "bras" suggère ici une harmonie, une réciprocité, une entente parfaite.

 

Le compliment s'attarde aussi sur le regard, "les jolis yeux", d'autant plus beaux que "tant d'amour les inonde"...

 

Le temps a passé, mais l'adulte reste toujours pour une mère "le petit enfant sage des jours heureux."

Et c'est l'amour encore qui transforme la réalité, qui la sublime, qui défie le temps...

 

Car l'amour d'une mère est unique, il n'a pas de "trêve", et se perpétue malgré le temps qui passe et malgré tous les obstacles...

Et même "lorsque tout s'effondre", Maman, toi, tu es là", dit le poète, comme une présence essentielle..., elle est d' une fidélité absolue et elle fait preuve d'un amour inconditionnel.

 

La mélodie douce, pleine de tendresse, émouvante restitue tout cet amour infini d'une maman...

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

Pour mémoire :

Maman la plus belle du monde est une célèbre chanson de Fernand Bonifay interprétée principalement par Luis Mariano et Tino Rossi (1958). Il s'agit d'une adaptation d'une chanson italienne de Marino Marini, La più bella del mondo (1957).

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-maman-la-plus-belle-du-monde

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2026 5 10 /04 /avril /2026 12:12
C'est un beau roman, c'est une belle histoire...

C'est l'histoire d'une belle rencontre, et même si elle est éphémère, elle rayonne, elle est intense, elle suscite un bonheur infini... tel est le thème de cette magnifique chanson...

 

C'est une "belle histoire" qui nous est contée, "un beau roman", c'est une "romance" : peut-on y croire, le terme de romance désignant souvent une "bluette sentimentale d’inspiration populaire et naïve" ? Une histoire qui fait rêver, c'est certain...

 

Un homme, une femme désignés simplement par les pronoms "il", "elle" sont évoqués. On peut ainsi facilement s'identifier à ces personnages qui ne sont pas décrits. 

Les personnages se croisent par hasard alors qu'ils sont sur la route des vacances :

"Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi"

 

Le coup de foudre n'est pas décrit non plus, on sait simplement qu'ils "se sont trouvés au bord du chemin" et ainsi leur amour paraît comme une évidence...

 

Le destin semble même les avoir rapprochés : le champ lexical du destin est utilisé avec les mots "chance, providence, ciel"...

On voit les deux personnages "se cacher dans un grand champ de blé" : ainsi la nature se fait complice des amoureux, "se laissant porter par le courant"...

On a alors vraiment l'impression de voir les amoureux comme dans un film...

 

L'amour passe aussi par la parole, la communication :

"Se sont raconté leur vie qui commençait
Ils n'étaient encore que des enfants, des enfants
Qui s'étaient trouvés au bord du chemin"

Et on découvre leur jeunesse, avec le mot "enfants" qui est répété...

On les voit "cueillir le ciel au creux de leurs mains", une belle image poétique qui suggère une idée de plaisir partagé...

Il s'agit de profiter de l'instant, de cueillir le bonheur sans "penser au lendemain..."

 

La fin de la chanson nous montre les deux personnages qui  "se sont quittés au bord du matin
Sur l'autoroute des vacances C'était fini le jour de chance"

Mais pour autant, aucune amertume : les personnages reprennent leur route, "saluant la providence en se faisant un signe de la main..."

Ils ont vécu un moment de bonheur intense... et c'est là l'essentiel...

 

La mélodie radieuse nous fait percevoir tout le bonheur de cette rencontre... une romance qui fait du bien ! Un moment magique, une parenthèse enchantée qui fait rêver ! Un beau souvenir teinté peut-être d'une certaine nostalgie !

 

Pour mémoire :
 

Une belle histoire est une chanson écrite par Pierre Delanoë, composée par Michel Fugain et interprétée par le Big Bazar. Ce morceau sort sur le premier album du groupe en 1972 et en 45 tours. Il remporte un grand succès au hit-parade français.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/michel-fugain/paroles-un-beau-roman-une-belle-histoire

 


 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2026 5 27 /03 /mars /2026 13:14
Only you...

Une magnifique chanson d'amour, un bel hymne romantique avec un message simple et fort : "Only you, Tu es la seule"...

 

Et la chanson décline tous les pouvoirs de l'amour : changer le monde, le rendre meilleur...  ou encore "transformer l'obscurité en lumière"...

 

Le verbe "pouvoir" réitéré vient souligner cette puissance de l'amour associée à un être unique, comme le montre l'emploi répété de l'expression : "Only you"...

Et l'amour provoque aussi des frissons, et vient combler celui qui aime...

 

Dans le deuxième couplet, l'amoureux réaffirme ce pouvoir de l'amour qui transforme les êtres, leur destin.

Un seul contact de la main a même un effet "magique" : ce mot très fort, hyperbolique vient donner à l'être aimé un pouvoir surnaturel, exceptionnel... une façon de restituer les émotions intenses de l'amoureux...

Et d'affirmer que l'amour est un rêve accompli...

 

La simplicité du texte traduit un amour vrai, sincère, authentique... L'amour est présenté comme vital, essentiel, salvateur... les répétitions viennent insister sur l'intensité de cet amour...

 

La mélodie radieuse restitue tout le bonheur procuré par l'amour, et la voix s'attarde sur le mot "you", comme pour souligner toute l'importance de l'être aimé.

 

La simplicité, l'anonymat  renforcent la valeur universelle du poème... On a là bien sûr une vision idéalisée de l'amour qui suscite le rêve...

 

 

 

Pour mémoire :

« Only You (And You Alone) » (souvent abrégé en « Only You ») est une chanson doo-wop enregistrée par le groupe américain The Platters et sortie en juin 1955. Elle a été écrite et composée par Buck Ram,le producteur et manager du groupe, qui était auparavant un auteur-compositeur à succès ; le chant principal est interprété par Tony Williams. La chanson a figuré dans les charts aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Belgique.

D'autres versions célèbres ont été enregistrées par Louis Armstrong , The Hilltoppers , Franck Pourcel et Ringo Starr.

The Platters est un groupe vocal de doo-wop et accessoirement de rock 'n' roll, d'une très grande renommée aux États-Unis et dans le monde dans les années 1950 et 1960, connu pour les slows Only You (And You Alone), The Great Pretender ; (You've Got) The Magic Touch ; My Prayer ; Smoke Gets in Your Eyes ; Twilight Time.

 

Les paroles :

 

https://www.lacoccinelle.net/243976-the-platters-only-you-and-you-alone.html

 

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 12:43
Un spectacle enchanteur avec le Trio Borsalino...

“Souvenir, que me veux-tu ?”

De l’enfance à l’hiver de nos vies, les souvenirs se bousculent, s’entrechoquent et se mêlent...

De la musique classique et des airs traditionnels qui nous parlent de nostalgie, évoquant la joie comme la tristesse des moments passés, mais avec une pointe d’ironie et de malice : c'est ce que nous a offert le Trio Borsalino. Ce concert s'est tenu au Carré d'art, musée d'art contemporain, dans le cadre du Festival des Hémisphères 2026 : une immersion poétique entre souvenirs, saisons et horizons croisés.

 

Au violon David Thauré, à l'alto et la flûte Michelle Lalor d'origine irlandaise, à la contrebasse Laurence Aragon...

 

"Memories" tisse un récital intimiste où le Trio Borsalino fait dialoguer musique de chambre, mélodies classiques, chansons traditionnelles et airs d’aujourd’hui, sur des arrangements de Michelle Lalor, autour des thèmes de l’enfance et du temps qui passe.

 

"Nous remplissons notre valise de souvenirs : l'odeur d'un parfum, une image, une mélodie...", nous dit d'abord David Thauré, violoniste...

Et le trio enchaîne en interprétant Memories un arrangement d'un titre du groupe Maroon 5, lui-même composé à partir du Canon de Pachelbel...

Merveilleuse musique qui parle à chacun d'entre nous, qui nous enveloppe de ses tourbillons, nous entraîne dans la rêverie !

 

"Nous n'avons pas toujours une mémoire d'éléphant, mais nous gardons quelques souvenirs d'enfance...", poursuit David Thauré...

"Un air plein de douceur comme la Berceuse de Gabriel Fauré..."

Et le trio joue pour nous ce morceau qui suggère tout le bonheur de l'enfance...

 

Après le thème de l'enfance, c'est le passage à l'adolescence, avec un extrait d'une musique japonaise : le tunnel ou le passage du vent, un air doux, de tonalité orientale, ponctué par des percussions sur la contrebasse...

 

"Une lumière apparaît au bout du tunnel : les premiers émois amoureux..." nous conte Michelle Lalor.

C'est l'amour festif avec la Danse espagnole de De Falla, et aussi le morceau Love de Nat King Cole...

Merveilleuse Danse espagnole qui nous emporte dans ses tourbillons !

Magique aussi la musique de Nat King Cole qui nous enivre de bonheur !

 

"Puis, ce sont les adieux déchirants sur un quai de gare..." 

On écoute alors un air sombre, mélancolique, plaintif : un concerto de Rachmaninov...

 

"A l'âge adulte, ce sont de nouvelles amours, des coeurs brisés, mais aussi des départs, la quête d'une vie meilleure, puis le mal du pays..."

C'est Bartok qui fuit son pays, le fascisme, il compose des musiques inspirées des pays de l'est, comme des danses roumaines que nous interprète le Trio.

La musique du film Titanic résonne aussi, emplie de tristesse...

 

"Quand on part, on emporte des souvenirs, des coutumes, des recettes qu'on évoque autour d'une tasse de thé..."

C'est alors qu'on reconnaît cet air célèbre : Tea for Two...

"Avec cette cup of tea, on peut regarder les feuilles qui tombent, les flocons de neige, les grandes tempêtes hivernales..." nous dit Laurence Aragon.

 

On écoute ainsi l'Hiver de Vivaldi, une musique intense, vive qui nous emporte dans les rigueurs de la saison...

Puis, on se laisse envoûter par les notes mélancoliques de cet air célèbre : Les Feuilles Mortes... dont les paroles sont fredonnées par Michelle Lalor...

 

"On se souvient aussi des Noëls de notre enfance : Noël est un message d'amour, de paix, d'espoir... "

Et le Trio interprète un air de Mykola Léontovytch, musicien Ukrainien, un air empli de gaieté : Carol of bells...

Enfin, nous sommes invités à faire une magnifique balade en traîneau, sur une musique de Leroy Anderson, compositeur américain... On s'y croirait !

 

Le concert était encore ponctué de chansons irlandaises interprétées par Michelle Lalor...

 

Merci aux musiciens pour ce spectacle chaleureux et enchanteur qui nous a fait voyager dans l'espace et le temps !

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2025 5 19 /09 /septembre /2025 11:53
Je viens du sud...

Une magnifique chanson sur l'attachement à la terre natale, aux racines, aux origines : Je viens du Sud...

Le texte se présente comme une confidence, dès le premier vers, avec l'emploi de la première personne du singulier :

"J'ai dans le cœur, quelque part,
De la mélancolie,
Mélange de sang barbare
Et de vin d'ltalie"

Une confidence aussi puisqu'il est question du "coeur", siège des sentiments, de l'affection, de l'amour... le poète révèle sa "mélancolie", une forme de tristesse indéfinissable associée à du "sang barbare" qui peut renvoyer à une sorte de violence intérieure, alors que le "vin d'Italie" évoquerait plutôt une forme de griserie, de joie, de fête...

On perçoit là des sentiments variés, et même contradictoires, pouvant traduire le tempérament impétueux et passionné des gens du sud...

La suite de la chanson déroule des images, des souvenirs lointains :

"Un mariage à la campagne
Tiré par deux chevaux,
Un sentier dans la montagne
Pour aller puiser l'eau."

C'est la nature qui s'impose dans sa simplicité à travers ces tableaux : une vie humble proche de la nature est suggérée...

Et d'autres souvenirs intimes surgissent :

"J'ai au fond de ma mémoire
Des lumières d'autrefois
Qu'une très vieille femme en noir
Illuminait pour moi
Une maison toute en pierres
Que la mer a rongée
Au-dessus d'un cimetière
Où les croix sont penchées."

On retrouve là une vision contrastée entre ce souvenir d'une "vieille femme en noir"  et la lumière qu'elle apporte... "La maison toute en pierres" peut symboliser la famille, le foyer de l'enfance, et la présence de la mer suggère un paysage méditerranéen... on perçoit à travers toutes ces images la nostalgie d'un monde révolu...

Le cimetière, quant à lui, peut représenter l'attachement aux ancêtres, l'importance des liens familiaux...

Le refrain vient alors scander cet attachement à la terre natale : 

"Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J'y reviens..."

Dans le couplet suivant, on retrouve cette idée de violence, de virulence dans le tempérament qui s'exprime par "quelque chose qui crie dans la voix", "Mélange d'un chant barbare Et d'un ciel d'Italie", puis par "Des colères monumentales Que les vents m'ont soufflées..."

Comment ne pas songer à ce vent violent qui souffle sur les terres du sud : le Mistral ?

Le dernier couplet se présente justement comme un retour aux sources, un besoin de retourner vers cette terre natale du sud, avec cette belle expression imagée : "L'envie de remettre à l'heure Les horloges de ma vie".

On perçoit l'envie de retrouver une vie simple, près de la nature, avec un champ lexical développé : "un sentier dans la montagne, l'eau, un jardin dans la campagne, la mer..."

Sans oublier l'attachement au lien familial avec la référence :  "un cimetière Où mon père est couché."

Cette chanson émouvante nous touche car elle aborde des thèmes universels : la quête des racines, la nostalgie du passé, l'hommage au père, aux ancêtres, à ceux qui nous ont précédés...

La mélodie, douce, intimiste au début s'intensifie au fil de la chanson pour exprimer et affirmer une volonté d'identité profonde...

 

 

Pour mémoire : 


Les paroles de Je viens du sud ont été écrites par Pierre Delanoë / Michel Sardou et la musique composée par Jacques Revaux.
Le titre Je viens du Sud a été enregistré par Michel Sardou en 1981 pour l'album : Les Lacs du Connemara.

La chanson a été reprise par Chimène Badi en 2004.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/michel-sardou/paroles-je-viens-du-sud

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2025 5 12 /09 /septembre /2025 11:51
Paysages de la musique au féminin...

 

Un voyage à travers les paysages des compositrices : c'est ce que nous a proposé Marc Simon au cours d'une conférence musicale... Honneur aux femmes, enfin !

 

Et le voyage commence avec Florentine Mulsant, pianiste : à 61 ans, Florentine Mulsant a obtenu le prix de la Compositrice de l'année pour son œuvre "Le Chant du soleil", lors de la 31e cérémonie des Victoires de la musique classique qui s'est tenue  jeudi 29 février 2024 au Corum de Montpellier.

On écoute une de ses compositions pleine d'harmonie, de charme...

Puis, direction : le Mali, avec la compositrice Rokia Traoré : elle compose ses propres chansons, son premier disque est sorti en 1998. Installée en France, à Amiens, dans les années 1990, elle est revenue vivre à Bamako en 2009. Marc Simon nous fait écouter une de ses chansons : une voix et une mélodie limpides ! 

Retour en France avec la batteuse et compositrice Anne Paceo : figure de proue de la nouvelle scène jazz, elle a su créer un style singulier, identifiable dès les premières mesures. Une musique très originale inspirée par l'Afrique avec ce morceau : Reste un oiseau. Une magnifique ode à la liberté !

Melody Gardot, elle, est née en 1985 dans l’État du New Jersey aux États-Unis, elle est une auteure-compositrice interprète et musicienne américaine. On écoute alors Love Song, une chanson d'amour sur une musique douce et rythmée à la fois, une voix veloutée, un style sophistiqué inspiré par le Brésil...

On passe ensuite à une Anti Love Song, une chanson de révolte contre l'amour, avec Betty Davis, la seconde épouse de Miles Davis. Une chanson idéale pour fêter un divorce ! Betty Davis était une femme de caractère : pour la première fois, une femme noire était la directrice musicale de ses enregistrements.


"Non je ne veux pas t'aimer
Car je sais comment tu es
C'est pourquoi j'ai cherché à t'éviter
C'est pourquoi je ne t'ai pas appelé

Parce que je sais que tu peux prendre mon corps
Je sais que tu peux me faire bredouiller
Je sais que tu peux me faire trembler
Je sais que tu peux me faire grimper aux murs
C'est pourquoi je ne veux pas t'aimer"

 

A la même époque, Suzanne Ciani, une Américaine d'origine italienne s'est intéressée aux synthétiseurs, elle a composé de nombreuses musiques de films : c'est la naissance de la musique électronique. Elle compose aussi des pièces musicales pour des publicités télévisées de compagnies comme Coca-Cola.

 

Au Venezuela, Teresa Carreno est une pianiste compositrice : on écoute une de ses oeuvres au piano : Un Rêve en Mer... Elle a écrit cette musique à l'âge de 15 ans seulement !

 

En France, Colette Magny est un personnage singulier de la chanson.  Souvent délaissée par les médias, elle trouve la notoriété, dans les années 1960, grâce à un passage dans Le Petit Conservatoire de Mireille, avec un répertoire inspiré par le blues et le jazz, et surtout grâce à sa chanson à succès Melocoton en 1963. Une chanson pleine de fraîcheur que Marc Simon interprète alors en s'accompagnant de sa guitare.

"Melocoton et boule d'or
Deux gosses dans un jardin
Melocoton, où elle est maman?
J'en sais rien, viens, donne-moi la main
Pour aller où?
J'en sais rien, viens
Papa il a une grosse voix
Tu crois qu'on saura parler comme ça?"

La chanson se présente sous la forme d'une étrange comptine énoncée par deux enfants dans laquelle Colette Magny évoque sa mère et ses neveux Périne, Christophe, Benoît et Grégoire, ces deux derniers apparaissant dès la première strophe sous les noms de Melocoton et Boule d'or :

« Melocoton et Boule d'or,
Deux gosses dans un jardin »

Boule d'or ne cesse de poser des questions sur les membres de sa famille plus âgés sous des formes très directes, auxquelles Melocoton (son frère) répond à chaque fois par une courte phrase servant de refrain :

« J'en sais rien, viens, donne-moi la main »

Une façon de rassurer l'autre enfant en lui tendant la main... un joli message d'amour simple, plein de tendresse !

 

Autre chanson interprétée par Marc Simon : Born to die, une chanson mélancolique de Lana Del Rey. À travers ses chansons, elle explore les thèmes de la tristesse, de la romance tragique, du glamour et de la mélancolie...

 

Merci à Marc Simon pour toutes ces belles découvertes et ce merveilleux voyage musical...


 

A propos de la chanson : Melocoton

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/c-est-une-chanson/13h46-c-est-une-chanson-du-lundi-13-septembre-2021-5871456

 

 

Partager cet article
Repost0
22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 12:54
Elle m'oublie...

 

Une belle chanson d'amour mélancolique, car c'est un amour perdu qui est évoqué à travers ce refrain lancinant : "Elle m'oublie..."

 

Elle est déjà partie loin, et l'amoureux ne peut s'empêcher de penser à celle qui l'a quitté : on entend alors son monologue où il s'exprime à la première personne :

"A l'heure qu'il est je sais qu'il est déjà trop tard
Elle aura sûrement pris le premier autocar"

 

On entre ainsi dans la peau et les pensées du personnage, il nous paraît d'autant plus familier, proche de nous.

Et à quoi pense-t-il ? Bien sûr, à celle qu'il aime toujours et qui est partie... il imagine alors ce qu'elle fait, ce qu'elle voit, ce qu'elle a en tête... 

Et de dérouler les paysages qu'elle contemple : "sur la nationale sur les bords de Loire".

La chanson nous fait voir le départ et le voyage de la jeune femme comme dans un film, et c'est d'autant plus poignant.

L'emploi du pronom "elle" sans que soient cités le prénom ou le nom de la jeune femme donne une valeur universelle à ce thème d'un amour perdu...

 

Le refrain réitéré à trois reprises : "Elle m'oublie, elle m'oublie, elle m'oublie" vient souligner le désarroi du personnage qui ne peut s'empêcher d'imaginer le voyage et le trajet de son amoureuse perdue.

 

Il la revoit alors : "Ses cheveux blonds serrés dans un chignon mal fait", le portrait reste vague et s'attache à un détail intime et poursuivant son monologue, l'amoureux imagine la suite de son voyage, une façon de la rendre présente malgré son absence :

"Elle pense à Dieu sait quoi, le soleil disparaît
Et la nuit va venir, le chauffeur fatigué
Cherche un vieux restaurant et elle voudra dîner"

 

Dans le couplet suivant, le personnage évoque sa solitude, comme le souligne l'emploi du pronom mis en relief "Et moi", au début de vers. On le voit en train de vouloir noyer son chagrin dans l'alcool : "je vais finir cette bouteille de vin"

Et ce ne sont pas de beaux paysages qu'il regarde mais seulement la table qui est devant lui, "en se tordant les mains", geste qui traduit son désarroi. Le contraste est saisissant entre celle qui est partie en mouvement, et celui qui reste seul, figé, passif, abandonné, malheureux.

Le voilà seul dans le jardin, à compter les étoiles comme pour se consoler et il essaie même de se persuader que "ça ira mieux demain..."

 

Mais l'imagination galope inévitablement et le personnage poursuit son monologue et ses pensées : il imagine le retour de la jeune femme à Paris, et la voici entourée de "ses parents, de ses amis", encore un contraste saisissant avec la solitude du narrateur.

Il va jusqu'à l'imaginer à nouveau "amoureuse" et "heureuse" ! On perçoit toute la cruauté de ces pensées.

 

Dans le dernier couplet, le personnage en vient à évoquer d'autres préoccupations liées à un travail agricole avec ses soucis, ses contraintes :

"Il y a un champ de blé à faner quelque part
Le tracteur est cassé, ça fait tout une histoire
Il faudrait bien penser à soigner ce cheval"

Et là encore ces évocations de soucis agricoles liées à la fin de l'été peuvent être aussi des images de la fin de la relation amoureuse.

Et aussitôt reviennent la pensée obsédante de l'absente et l'expression d'une souffrance infinie :

"C'est la fin de l'été, elle m'oublie et j'ai mal"

 

La mélodie mélancolique devient un lamento rempli d'émotion dans les refrains, notamment grâce à l'interprétation sensible et incarnée de Johnny Halliday.

 

Pour mémoire :

 

Cette chanson, sortie en 1978, a été écrite et composée par Didier Barbelivien.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/johnny-hallyday/paroles-elle-m-oublie

 

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 12:12
Rimons, rimons tous les deux...

Et si on jouait avec les rimes en associant des idées, avec des jeux de mots ? C'est le jeu subtil auquel se livre Claude Nougaro dans sa chanson Rimes...

 

La chanson est aussi un bel hymne aux joies de la vie dont il faut savoir accepter les limites, les peines, les difficultés...

La chanson débute ainsi par cette déclaration d'amour à la vie :

"J’aime la vie quand elle rime à quelque chose"

Et le poète utilise là une expression familière : "rimer à quelque chose", donc "avoir du sens", avoir une valeur, une utilité... un message qui paraît essentiel...

Et le poète aime même les épines "quand elles riment avec la rose"... voilà un beau symbole de ces difficultés de la vie : les épines qui accompagnent la rose, elle même symbole de beauté et de fragilité...

Et même l'ultime épreuve, la mort qui attend tous les hommes, fait partie de la vie : "J'aimerais même la mort si j'en sais la cause", chante le poète.

 

Dans une deuxième strophe, c'est à la femme aimée qu'il s'adresse directement :

"J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche Comme les ponts de Paris avec bateau-mouche"

Un joli message de tendresse et une occasion de jouer avec les mots tout en évoquant la ville de Paris, emblème de la France...

 

Et même les pleurs sont bienvenus, évoqués à travers une image "la perle des pleurs" et associés à l'oeil des biches...

Et de préciser : "Rimes tristes", la poésie pouvant transmettre des émotions,  comme la tristesse, le désarroi.

Les jeux de mots s'enchaînent, évoquant tour à tour la nature et un conte de fées très connu :

"J'aime les manèges quand ils riment avec la neige
J'aime les nains qui riment avec Blanche-Neige"

 

Tout cela pour en arriver à cette belle invitation, avec la répétition insistante d'un impératif :

"Rimons, rimons tous les deux
Rimons, rimons si tu veux"

Une façon d'inciter à une harmonie, une union parfaite... une invitation à l'amour particulièrement originale et poétique...

Et le poète ajoute même avec humour :

"Même si c'est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s'en fiche"

Le verbe "arrimer" est utilisé comme un jeu de mots, mais il a aussi un sens très fort : "fixer avec des liens, attacher".

 

Plus loin, le verbe "rimer" est repris avec insistance, accompagné d'une apostrophe : "belle dame" :

"Rimons, rimons belle dame
Rimons, rimons jusqu'à l'âme
Et que ma poésie
Rime à ta peau aussi"

C'est bien une union parfaite et totale qui est évoquée : corps et âme, peau et âme...

Voilà une magnifique célébration de la vie, de la poésie, de l'amour que nous offre Claude Nougaro dans cette chanson ! Sans oublier le phrasé du chanteur qui nous fait savourer les mots de la langue française et toute leur harmonie.

 

La mélodie légère, jazzy, nous emmène dans une ambiance poétique et tendre...

 

Pour mémoire :

 Sortie en 1981, cette chanson est un véritable hommage à la langue française et à la musicalité des mots, tout en reflétant l’amour de Nougaro pour le jazz et la poésie.

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/claude-nougaro/paroles-rimes

 

 

https://www.melo-app.com/notice/rimes

Partager cet article
Repost0