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2 mai 2025 5 02 /05 /mai /2025 12:00
Au point du jour...

 

Encore une merveilleuse chanson dans le répertoire de Jean Ferrat, une chanson intitulée Au point du jour... une magnifique ode au matin qui se lève...

 

Le jour est personnifié dès le premier vers avec cette expression : "Encore un jour qui vient au monde", une naissance saluée comme celle d'un enfant... une naissance ponctuée par des sensations auditives, puis visuelles...

D'abord "le premier moteur qui gronde", puis "le premier enfant qui pleure", "la rumeur du point du jour" que le poète "écoute" : ce verbe restitue une attention portée à tous ces bruits qui caractérisent un début de journée... le poète célèbre ainsi la beauté et la poésie du quotidien à travers des scènes familières. Il nous laisse aussi entrevoir la douleur de la vie humaine avec les pleurs d'un enfant.

 

Les sensations visuelles qui suivent évoquent un matin d'hiver avec "la buée" que "quelqu'un efface sur la vitre du boulanger", avec "les arbres tout détrempés" et "les cheminées qui fument". Et là encore on constate une acuité dans cette attention portée au monde environnant... notamment avec ce geste entrevu sur "la vitre du boulanger".

 

Après ce regard sur l'extérieur, les yeux du poète se tournent vers l'intérieur du logis : 

"Je vois ma rose s'éveiller
ses yeux s'ouvrent sur l'oreiller
ils regardent la fin d'un rêve"

La jeune femme est assimilée à une rose grâce à une image pleine de beauté, d'autant que ses yeux sont soulignés et qu'ils sont encore emplis d'"un rêve": le poète nous convie ainsi à une scène intime pleine de douceur et de sensualité bien loin des bruits extérieurs de la ville...

L'image de la rose vient suggérer aussi traditionnellement toute la fragilité de la vie humaine, son caractère éphémère.

 

On assiste même au lever de la belle... au point du jour, ce qui fait naître un joli tableau plein de sensualité :

"Elle jette bas sa chemise
elle est nue comme une cerise
un rayon de soleil l'inonde
elle est la plus belle du monde"


Le soleil apparaît alors pour la première fois et vient éclairer la beauté rayonnante de la jeune femme... le superlatif vient traduire admiration, amour, tendresse...

 

Le dernier couplet élargit la scène... avec "la radio qui donne des nouvelles du monde" :

"quelque part la vie n' est pas belle
des bombes crient dans le lointain
défense de voir le matin
au point du jour"

Le contraste est saisissant entre la douceur du tableau précédent et l'évocation des nouvelles de la guerre diffusées par la radio avec "des bombes qui crient dans le lointain". La violence fait aussi partie de ce monde. Et certains sont malheureusement privés de ce point du jour, symbole d'espoir, de tendresse et de renouveau... On perçoit là toute la sensibilité du poète face aux malheurs du monde.

Et le poète en vient à éprouver "un peu de honte" de son propre bonheur... Mais l'espérance reste au coeur de la chanson avec ces vers :

"tandis que dans ma chambre monte
la bonne odeur de café noir
encore un jour, la vie, l'espoir
Le point du jour"

Une nouvelle sensation olfactive, cette fois, celle du café noir du matin vient réactiver l'espoir, le bonheur du jour qui recommence...

 

On aime la sensualité de cette chanson, où affleurent de nombreuses sensations associées au bonheur de vivre, et aussi la fragilité de ce bonheur et de la vie.

 

La mélodie emplie de douceur célèbre merveilleusement ce point du jour, avec un crescendo sur cette expression qui revient comme un refrain : "Au point du jour".

Pour mémoire : 

Le texte de cette chanson sortie en 1967 a été écrit par Henri Gougaud, la musique a été composée par Jean Ferrat.

 

Les paroles :

 

https://genius.com/Jean-ferrat-au-point-du-jour-lyrics

 

Un auteur à découvrir :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Gougaud

 

 

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25 avril 2025 5 25 /04 /avril /2025 11:45
Méditerranéenne...

 

Une belle déclaration d'amour à la Méditerranée et aux femmes du sud dans cette chanson interprétée par Hervé Vilard...

Les premiers mots sont un aveu d'amour total et éternel, avec l'emploi du futur de l'indicatif, et l'équivalence établie entre "ma vie" et "la tienne".

L'apostrophe qui suit : "Méditerranéenne" évoque l'origine de la femme aimée, comme étant une identité forte et importante, comme si la Méditerranée laissait son empreinte sur la personnalité.

Le lieu d'origine est ensuite précisé : "Aux Saintes-Maries que j'aime...", la capitale de la Camargue est ainsi célébrée. 

Pourtant,  dit l'amoureux : "Y a danger pour l'étranger", comme si la femme ne pouvait être approchée par un inconnu... passion et prudence étant soulignées dans cette déclaration.

 

Le poète décrit alors la jeune femme dans un discours qui lui est adressé, ce qui donne au texte ardeur et vivacité :

"T'as sur le front la croix de ton village
Et deux grands yeux noirs qui me dévisagent"

Son visage est marqué par une forme de sainteté qui contraste avec son regard effronté : et ce contraste ne peut que susciter la curiosité et l'attention.

 

La femme est aussi associée à la nature grâce à un champ lexical amplement développé : "les vignes et les champs d'oliviers, les orages, les flamants roses et les chevaux sauvages", et à la fin de la chanson "la mer qui est dans la plaine", autant de détails qui font penser à la beauté de la Camargue...

 

L'amoureux admire encore le "déhanché" de la belle..., la comparant ainsi à une oeuvre d'art.

Le portrait se précise dans les vers suivants tout en restant assez vague, ce qui lui confère une valeur universelle :

"Éparpillée, ensoleillée, ensorcelée
Comme le sont tous les gens du voyage"

Associée au soleil, à la sorcellerie, la belle gitane apparaît d'autant plus mystérieuse...

 

Et l'amoureux n'hésite pourtant pas à l'inviter,  de manière audacieuse, avec un impératif  : "Viens me rejoindre à la nuit", tout en lui signifiant tout de même d'être prudente car son frère veille face à l'étranger...

 

Les compliments se multiplient, magnifiant la beauté de la jeune femme, dans un style exclamatif : "Mais qu'est-ce que tu es belle". Et le poète va même jusqu'à évoquer "ce parfum de bohème", cet esprit de liberté qu'il aime et aimera grâce à une réciprocité dans l'amour.

Ainsi l'amoureux est lui-même saisi d'une envie folle de liberté au point d'avoir "envie de courir dans les vagues", "Et de crier sous le ciel de Camargue". Les verbes "courir", "crier" viennent souligner par leur intensité ce désir de liberté.

 

Et les compliments reviennent pour magnifier la jeune femme : l'amoureux évoque sa "majesté D'être nu-pied au milieu des gitanes". Le contraste entre le terme "majesté" et le fait d'être "nu-pied" vient renforcer le compliment.

 

Et la chanson s'achève sur un magnifique tableau nocturne d'un feu de camp où "les flammes
Raniment l'amour dans le cœur des femmes", un tableau accompagné par des musiciens "un guitariste, un violoniste" qui "jouent du vague à l'âme" : la musique au coeur de ce tableau apparaît comme une source de réconfort. Et on sait l'importance de la musique dans la culture gitane et méditerranéenne.

 

La mélodie rythmée, joyeuse, pleine d'entrain nous entraîne vers les rives ensoleillées de la Méditerranée...

 

Pour mémoire : 

La musique de cette chanson sortie en 1983 a été composée par Toto Cutugno sous le titre L'Italiano, les paroles écrites par Didier Barbelivien et Hervé Vilard.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/herve-vilard/paroles-mediterraneenne

 

 

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18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 11:34
A l'ombre bleue du figuier...

 

Une merveilleuse chanson interprétée par Jean Ferrat, ainsi qu'un bel hommage à la nature déjà présente dans le titre : A l'ombre bleue du figuier...

 

Une chanson sur le temps qui passe irrémédiablement... Pour souligner la fuite du temps, le verbe "passer" est réitéré à cinq reprises dans le refrain... employé au présent, puis au passé composé, il marque une fuite inéluctable... Le poète évoque une saison particulière qui les résume toutes : "Passent, passent les étés"... C'est la saison par excellence du bonheur, de l'épanouissement comme le suggère bien l'indication de lieu : "À l'ombre bleue du figuier", image de beauté, de réconfort.

C'est la saison où l'on peut plus intensément communier avec la nature symbolisée ici par l'ombre apaisante d'un figuier. C'est la saison sans doute qui marque le plus la fuite du temps, car elle est associée plus particulièrement à la nature qui, elle, est immuable.

Mais on perçoit un bonheur devant l'évocation de ce passé, une joie épicurienne bien restituée par ce cadre magnifique : A l'ombre bleue du figuier...

 

Dans le premier couplet, le poète s'exprime à la première personne : J'étais comme les bergers, Un chien fou sur les talons
J'étais comme les bergers, Moitié blé moitié chardon".

L'imparfait vient encore mettre en évidence le thème de la fuite du temps, signalant un passé révolu... comparé à un berger, le poète se présente encore comme proche de la nature, communiant avec elle... on retrouve là les attributs d'un berger : "un chien fou" qui l'accompagne, et une nature complice " Moitié blé, moitié chardon", qu'elle soit cultivée ou sauvage. On peut percevoir une sorte de bonheur à parler de la jeunesse dans l'évocation de ce "chien fou".

 

Ainsi, la nature occupe une place essentielle dans les chansons de Jean Ferrat. L'espoir est aussi un de ses thèmes de prédilection, et on le retrouve dans cette chanson avec la vision du jour qui se lève, l'aurore symbolisant un renouveau : on entrevoit un enthousiasme qui caractérise la jeunesse dans cette expression :

"Voyant se lever le jour, j'y croyais à chaque fois"

Et l'espoir est aussi un rêve d'amour partagé, nous dit le poète, et il donne tant de bonheurs au point de se voir comme un "prince", puis un "roi".

 

On retrouve la présence de la nature dans le couplet suivant ainsi que l'élan de la jeunesse symbolisé par cette belle image de l'ivresse des oiseaux qui donne une impression de liberté infinie :

"Ivre comme les oiseaux, J'étais poussé par le vent
Ivre comme les oiseaux, Je me suis cogné souvent"

Le vent, les oiseaux permettent d'atteindre un monde céleste, fait de bonheurs mais aussi d'incertitudes, de douleurs, comme le suggère le verbe "cogner".

Et le poète était alors à la recherche d'une lumière représentée par "une lampe", et d'un idéal qui peut être symbolisé par "un drapeau" :

Non sans humour, il évoque ses déboires : la perte de "quelques plumes", de quelques illusions sans doute, mais "j'ai gardé mon chapeau", dit-il, signifiant qu'il a su garder la tête droite, fidèle à ses idées.

 

Dans le dernier couplet, c'est le Ferrat chanteur qui est dépeint, un Ferrat pour qui l'amour est essentiel :

"A la bouche une chanson
Dans mon cœur un amour fou"

On perçoit aussi un rêve, un désir de laisser une empreinte dans la mémoire... Le poète imagine que, plus tard, son identité sera sujet de conversation ou de curiosité. Il imagine aussi un hommage empli de délicatesse avec la belle image de "roses-thé" lancées en son souvenir.

La chanson s'achève sur l'idée d'une paix intérieure, d'une complète sérénité, d'un destin accompli :

"Moi je dormirai tranquille
Heureux d'avoir pu chanter"

 

La mélodie pleine de tendresse restitue la douceur et le bonheur des souvenirs : si on perçoit un peu de nostalgie dans les paroles, la musique et la beauté des évocations de la nature nous font percevoir gaieté et enchantement.

 

Pour mémoire :

Cette chanson sortie en 1972 a été écrite par Michelle Senlis, la musique a été composée par Jean Ferrat.

 

Les paroles :

https://genius.com/Jean-ferrat-a-lombre-bleue-du-figuier-lyrics

 

 

 

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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 13:14
Love is in the air...

 

Une chanson d'amour où l'amour se répand, et envahit l'espace : on aimerait bien que ce soit une réalité... Love is in the air nous entraîne ainsi dans un tourbillon de rêves et de notes...

Cette chanson se présente comme une sorte de confidence, grâce à l'emploi de la première personne du singulier :

"Partout où je regarde
Il y a de l'amour dans l'air"

Et cette phrase répétée dans le refrain "il y a de l'amour dans l'air" nous donne bien l'impression que l'amour est partout...

 

Il est "Dans chaque regard et dans chaque son", dit le poète, envahissant les perceptions du locuteur, perceptions visuelle et auditive...

 

Et l'amour est souvent tissé d'impressions diverses, contrastées, est-il fait d'idiotie ou de sagesse ? C'est l'incertitude qui domine.

Et pourtant, il faut "y croire", un terme très fort qui renvoie à une sorte d'acte de foi religieux.

 

Et le poète s'adresse alors à celle qu'il aime, en employant la deuxième personne du singulier : "quand je regarde dans tes yeux", les yeux de la femme aimée lui apportant cette certitude de l'amour, un regard qui ne trompe pas, en quelque sorte.

 

Et le poète d'énumérer tous les lieux où transparaît aussi l'amour : 

"Dans le chuchotement d'un arbre
Dans la tempête marine"

Ainsi, la nature dans son ensemble  semble elle-même s'imprégner de cet amour, une vision très romantique : les paysages deviennent le reflet des états d'âme du poète...

 

L'incertitude revient, tout de même, propre au sentiment amoureux :

"Et je ne sais si je suis juste en train de rêver
Je ne sais pas si je me sens en sécurité"

Mais la foi en l'amour revient aussi, "quand tu prononces mon nom", dit l'amoureux... insistant sur l'importance de l'échange, du dialogue.

 

Et, non seulement l'amour est partout, mais il est aussi présent tout le temps, du matin au soir :

"Il y a de l'amour dans l'air
Au lever du soleil
Il y a de l'amour dans l'air
Quand la journée prend fin"

Présent partout et toujours malgré des doutes qui subsistent : 

"Et je ne sais pas si tu es une illusion
Je ne sais pas si je vois la vérité"

Mais toujours revient cette foi en l'amour, désigné par le mot "chose", comme si c'était là tout un mystère indéfinissable :

"Mais c'est une chose en laquelle je dois croire
Et tu es là quand je te cherche"

La présence de la femme aimée est alors comme une assurance de cet amour...

 

La mélodie légère, rythmée évoque bien ce bonheur idyllique associé au sentiment amoureux...

 

 

Pour mémoire :

Love Is in the Air " est une chanson disco de 1977 du chanteur australien John Paul Young . Elle a été écrite par George Young (aucun lien de parenté) et Harry Vanda...

 

Les paroles :

 

https://www.lacoccinelle.net/277214-john-paul-young-love-is-in-the-air.html

 

 

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7 février 2025 5 07 /02 /février /2025 14:40
Chico et les Gypsies au Festival de la Biographie...

 

Un magnifique moment musical avec ce concert de guitares donné par Chico et les Gypsies, lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

 

Le concert s'ouvre avec ce morceau : Baila Me, une belle chanson d'amour, une belle invitation aussi à danser et à chanter... et aussitôt, tout le public se met à chalouper, au rythme des guitares...

 

Puis, on écoute un somptueux quatuor de guitares, une musique envoûtante : quelles envolées de notes ! Etourdissant !

 

On est encore sous le charme de cette magnifique interprétation de la chanson : Historia De Un Amor... Quelle passion dans les mots de cette chanson !

Ya no estas más a mí lado, corazón,
Tu n'es déjà plus à coté de moi, mon cœur,
Y en al alma solo tengo soledad,
Et dans mon âme j'ai seulement de la solitude,
Que si ya no puedo verte,
Si je ne peux te voir,
Porque Dios me hizo quererte,
Pourquoi dieu m'a fait t'aimer,
Para hacerme sufrir más.
Pour me faire souffrir plus.

Fuiste toda la razón de mí existir.
Tu as été toute la raison de mon existence.
Adorarte para mí fué religión.
T'adorer était pour moi ma religion.
En tus besos yo esperaba,
Dans tes baisers j'attendais,
El calor que me brindaba,
La chaleur que tu m'offrais,
El amor y la pasión.
L'amour et la passion.

Es la historia de un amor,
C'est l'histoire d'un amour,
Como no hay otra iguál,
Comme il n'y en a pas d'autre égal...

 

On reconnaît ensuite ce chant célèbre : Bella ciao. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les mondines, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz, pour dénoncer leurs conditions de travail.

Ce chant de travail a été repris par la résistance italienne pendant la seconde guerre mondiale.

Ce chant est ensuite devenu un hymne à la résistance et l'antifascisme dans le monde entier.

 

Mario, le fils de Chico interprète alors une des chansons les plus célèbres de Charles Aznavour : La Bohème. Il chante la version des Gypsies... magnifique moment de nostalgie !

"La bohemia, la bohemia
Era el amor, felicidad
La bohemia, la bohemia
Era una flor de nuestra edad

La bohème, la bohème
C'était l'amour, le bonheur
La bohème, la bohème
Elle était une fleur de notre âge"

 

Du rythme encore et de la passion avec cet air : Bamboleo !

 

Puis, on écoute avec bonheur une chanson d'amour qui commence avec l'évocation d'un rêve, une vision onirique : Voler dans le ciel infini, emporté par le vent... voler comme un oiseau, le rêve de bien des humains... Volare !

Et pour rejoindre le ciel, le personnage qui parle à la première personne auquel on peut donc facilement  s'identifier dit : "J'ai peint mes mains et mon visage en bleu"

Et voilà notre personnage kidnappé par le vent, en train de voler et chanter son bonheur de s'évader "Plus haut que le soleil et plus haut encore
Tandis que le monde disparaissait lentement, loin là-bas".

La chanson devient, ensuite, une belle déclaration d'amour directe avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "tes beaux yeux bleus" qui sont comparés à "un ciel étoilé."

Des yeux qui font rêver encore, qui prolongent le bonheur de voler dans un plaisir absolu...et dans un oubli total du monde extérieur...

 

Enfin, on se laisse bercer par cette version mélancolique de la chanson Comme d'habitude...

"Yo se que no vendras
Por eso ya
Tanto la olvido
Dejar un nuevo amor
Tanto mejor
Ay como el mio
Deja e ir a vivir
En este mundo de tristeza
Deja e ir a vivir
A mi manera

Je sais que tu ne viendras pas,
C'est pourquoi déjà,
Je t'oublie tant.
Pour laisser un nouvel amour
Tellement meilleur,
Oh comme le mien.
Partir et aller vivre
Dans ce monde de tristesse.
Partir et aller vivre
À ma manière"

 

Bravo et merci aux musiciens qui ont enchanté le public venu nombreux assister à ce concert...

 

 

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31 janvier 2025 5 31 /01 /janvier /2025 13:01
On s'est connus au café des trois colombes...

 

Une belle chanson d'amour qui suit le rythme des saisons : l'hiver, le printemps, l'été... et qui suggère ainsi la fuite irrémédiable du temps...

La chanson s'ouvre sur une brève évocation de l'hiver à Nancy, avec "une neige mouillée", et aussitôt le narrateur fait le récit d'une rencontre, avec un présent de narration qui actualise la scène et la rend plus vivante : "Une fille entre dans un café".

Le narrateur l'observe "s'installer à côté", alors qu'il "boit son verre"... on perçoit là une scène familière dans un café et un thème traditionnel : celui du coup de foudre.

 

Dés lors, le narrateur se demande "comment aborder" la jeune fille.

La conversation s'engage sur "la pluie, le beau temps", et l'on entre dans les pensées du narrateur qui nous paraît d'autant plus proche, d'autant plus humain : "ça n'a rien de génial", pense-t-il, d'autant que le style de cette expression est familier, comme l'est aussi la réflexion qui suit : "Mais c'est bien pour forcer son étoile".

Et de fil en aiguille, la conversation se fait plus intime : 

 "Puis vient le moment où l'on parle de soi
Et la neige a fondu sous nos pas"

Et l'on trouve là une belle expression poétique qui suggère une confiance et une complicité mutuelle, une expression qui en rappelle une autre : "rompre la glace."

 

Le refrain évoque alors cette rencontre au passé, et on découvre le magnifique nom de ce café qui a servi de cadre à la rencontre :

"On s'est connus au café des trois colombes
Aux rendez-vous des amours sans abri"

Et c'est un bonheur infini qui est décrit dans les vers suivants, grâce l'emploi de l'imparfait à valeur durative :

"On était bien, on se sentait seuls au monde
On n'avait rien mais on avait toute la vie"

Un bonheur fait de simplicité, d'évidence, ce que suggère bien le style familier utilisé, avec l'emploi des verbes "être, avoir".

 

Le couplet suivant marque une nouvelle étape, avec une autre saison : "Nancy au printemps, ça ressemble au Midi". Et, cette fois, l'amour s'est installé, avec une belle réciprocité, grâce à la répétition du verbe "aimer" :

"Elle m'aime et je l'aime aussi"

Les deux amoureux sont réunis aussi avec l'utilisation du pronom indéfini "on" :

"On marche en parlant, on refait la philo"

Conversations, photos prises par le narrateur... les amoureux vivent un bonheur idyllique...

Un bonheur fait de temps libre, de soleil, et le café des trois colombes reste un refuge pour les deux amoureux qui s'y retrouvent à la nuit, loin de la "lumière et du bruit".

 

Mais soudainement, le narrateur indique une distance dans l'espace et dans le temps, malgré la présence du souvenir :

"Nancy, c'est très loin, c'est au bout de la terre
Ça s'éloigne à chaque anniversaire"

Et pourtant, malgré l'éloignement, le personnage exprime une certitude :

"Mais j'en suis certain, mes chagrins s'en souviennent
Le bonheur passait par la Lorraine"

Le temps a passé, et le bonheur s'est enfui, mais il reste le souvenir inaltérable de ce bonheur associé à la Lorraine et au café des trois colombes.

On perçoit là une nostalgie, un regret dans cette confidence, grâce à cette belle expression imagée pleine de poésie : "mes chagrins s'en souviennent".

Un bonheur disparu, "il s'en est allé", un bonheur perdu, et le narrateur exprime alors un paradoxe :

"Je t'ai oubliée, mais c'est plus fort que moi
Il m'arrive de penser à toi"

 

Quelle nostalgie dans cette belle chanson d'amour ! Un passé magnifié, celui de la jeunesse triomphante... Les personnages qui ne sont pas décrits ni nommés nous touchent d'autant plus car ils ont une valeur universelle, on peut s'identifier à eux.

 

La mélodie emplie de tendresse est bien en harmonie avec une forme de confidence, elle s'amplifie dans le refrain avec l'évocation du café des trois colombes.

 

Pour mémoire : 


Les paroles de Le café des trois colombes ont été écrites par Pierre Delanoë.
Le titre Le café des trois colombes a été interprété par Joe Dassin en 1976. 

Le chanteur et compositeur néerlandais Pierre Kartner, plus connu sous le nom de Vader Abraham a composé la musique, il est l'auteur de Het kleine café aan de haven, repris en français par Mireille Mathieu sous le nom Le Vieux café de la rue d'Amérique et par Joe Dassin Le Café des Trois Colombes.

 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/joe-dassin/paroles-le-cafe-des-trois-colombes


 

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24 janvier 2025 5 24 /01 /janvier /2025 12:43
Siffler sur la colline...

 

Une belle ode à la beauté et aux bienfaits de la nature dans cette chanson du répertoire de Joe Dassin...

La chanson évoque dans le premier couplet la rencontre d'une inconnue, une bergère, dans un cadre champêtre : "près d'un laurier, elle gardait ses blanches brebis"... Le narrateur qui parle à la première personne passe très vite de la perception visuelle : "je l'ai vue", à un compliment direct : "Quand j'ai demandé d'où venait sa peau fraîche...", une façon de restituer un coup de foudre immédiat.

 

Et la réponse ne se fait pas attendre : "elle m'a dit
C'est d'rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies..."

Voilà une recette de beauté naturelle, comme une belle exhortation à un retour à la nature et à ses bienfaits.

 

Et aussitôt, le narrateur, bien sûr, saisit l'occasion pour faire une demande audacieuse :

"Mais quand j'ai dit qu'avec elle je voudrais y rouler aussi..."

 

La réponse de la jeune bergère ne se fait pas attendre, le refrain est une invitation à "aller siffler là-haut sur la colline", où il faudra "l'attendre avec un petit bouquet d'églantines".

On retrouve là un décor champêtre, avec la colline, lieu d'élévation, de détachement...

 

Là, on pense tout de même que c'est gagné, comme le pense aussi sans doute le narrateur.

Mais malgré la longue attente suggérée par la répétition : "J'ai attendu, attendu", la jeune fille "n'est jamais venue".

On pourrait alors croire à une déconvenue, une déception profonde... Mais le ton, la mélodie restent enjoués... comme si la leçon donnée, celle de la patience, d'une pause contemplative dans la nature était bénéfique... comme si le fait de siffler permettait un épanouissement, une libération...

 

Nouvelle occasion de rencontre avec la bergère, nouvelle scène de séduction : cette fois, "à la foire du village"... une séduction qui passe à nouveau par une parole toujours pleine d'audace et encore associée à la nature :

"Un jour je lui ai soupiré
Que je voudrais être une pomme suspendue à un pommier
Et qu'à chaque fois qu'elle passe elle vienne me mordre dedans"

Mais la jeune fille se contente de "montrer ses jolies dents" et l'invite à nouveau à "aller siffler sur la colline"... et à "l'attendre avec un bouquet d'églantines", fleurs sauvages, fleurs des poètes...

 

On aime dans cette chanson ce beau message de simplicité et de retour à la nature...

 

De plus, les personnages évoqués sont des figures anonymes ; ils ne sont pas nommés, ni décrits, ce qui leur donne une dimension universelle. On peut facilement s'identifier à eux.

 

La mélodie joyeuse, enlevée, rythmée nous entraîne dans ses tourbillons de notes... que du bonheur !

 

Pour mémoire : c'est une reprise de la chanson italienne Uno tranquillo, interprétée et enregistrée en 1967 par Riccardo Del Turco. Le texte français, sans rapport avec l'original, a été écrit par Jean-Michel Rivat et Frank Thomas.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/joe-dassin/paroles-siffler-sur-la-colline

 

A propos de cette chanson :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/pop-co/tubes-co-joe-dassin-et-le-rateau-de-la-bergere-zai-zai-zai-zai-4745898

 

 

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22 novembre 2024 5 22 /11 /novembre /2024 13:51
L'amour est cerise...

 

Une chanson d'amour sensuelle et même charnelle : un texte de Jean Ferrat empli d'audace et de charme... L'amour est cerise...

 

Le poète s'adresse à une "Belle fiancée", une jeune femme à la fois "Rebelle et soumise"... une antithèse qui souligne la jeunesse de cette fiancée : elle fait preuve d' un esprit de liberté et aussi d'une certaine docilité et de pudeur, ce que suggère aussi l'expression "Paupières baissées."

Avec un impératif, le poète invite la jeune fille à "quitter sa chemise", car "L'amour est cerise", phrase qui donne son titre à la chanson : l'amour est ainsi associé à une cerise, fruit rouge de la passion ardente et impatiente... comme le montre aussi la formule suivante : "Et le temps pressé..."

Tout le reste importe peu dans l'instant... et "C'est partie remise Pour aller danser."

 

Dans la strophe suivante, l'emploi du futur : "Nous irons ensemble", les impératifs "Prête-moi ta bouche, Ouvre-moi ta couche" traduisent encore une urgence de l'amoureux et des prières insistantes, soulignées par l'expression "Pour l'amour de Dieu".

Des prières et aussi des promesses d'aller "ensemble Au-delà de tout"..., promesses de bonheur, d'exaltation, de folie.

Et le poète d'évoquer avec sensualité les plaisirs de l'amour, il s'agit de boire aux plaisirs de l'amour jusqu'à l'ivresse dans ces vers audacieux :

"Laisse-moi sans crainte
Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux"

L'attitude est humble, celle d'un poète courtois "à genoux", mais l'amour est ici surtout une communion charnelle, pleine de sensualité et de volupté.

 

Et l'amour charnel est fait de contradictions où se mêlent "rires et plaintes", des "mots insensés"...

Peu importent les interdits, les amants se vouent aux plaisirs partagés  de l'amour dans une scène intime de sexe : le vocabulaire hyperbolique traduit une intensité de plaisir dans une sorte d'extase : "Ton plaisir inonde Ma bouche ravie" jusqu'à l'accomplissement de l'acte sexuel.

De quoi atteindre la stratosphère, les astres, la lune avec ces exclamations : "Ô Pierrot de lune Ô monts et merveilles"...

 

Et c'est alors que le sommeil peut gagner les deux amoureux : la plume du poète "tombe de sommeil"... une magnifique comparaison permet d' évoquer la nuit qui protège les amants :

"Et comme une louve
Aux enfants frileux
La nuit nous recouvre
De son manteau bleu"

L'amour est ainsi présenté comme un trésor fragile et précieux à préserver...

 

Cette merveilleuse ballade, sensuelle, délicate et coquine à la fois a été écrite et composée par Jean Ferrat...La mélodie est emplie de douceur, d'entrain, de charme, de poésie...

 

Les paroles :

 

http://www.chansons.lespassions.fr/chanson-ferrat-85.html

 

 

 

 

 

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15 novembre 2024 5 15 /11 /novembre /2024 13:20
Tout ce que j'aime...

 

Un bel hymne à la beauté de la nature et à l'espoir en ce monde : on le doit à Philippe Pauletto qui a écrit le texte de cette chanson composée et magnifiquement interprétée par Jean Ferrat... Tout ce que j'aime.

 

Dès la première strophe, le poète fait appel à des images poétiques pour évoquer les splendeurs et les merveilles de la nature : "La mer et les oiseaux envolés du sommeil" "Roses d'écumes et fruits vermeils", "L'or des poissons".

On peut alors imaginer et  admirer de magnifiques envols d'oiseaux, des éclats dorés qui nimbent les fruits et les poissons...

 

Mais l'homme est aussi présent dans cette première strophe : il est même intimement lié à la nature.... d'abord dans cette expression : "les oiseaux envolés du sommeil", l'envol ayant toujours été un des rêves de l'humanité... puis dans ce vers :  "La pierre du seuil usée par le pas des saisons"... où les saisons sont personnifiées, assimilées à des êtres humains et encore dans cette belle évocation : "Le vent rêvant sur ma maison" où les vents sont ainsi humanisés et associés à la maison du poète.

Enfin, "le soleil", "les moissons" humaines sont cités en fin de strophe, étant indissociables... une façon de souligner toute l'importance de la nature pour notre humanité.

Le mode énumératif utilisé dans la première strophe crée un effet d'abondance, de générosité, de plénitude que l'on trouve illustré dans le refrain :

"Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime au creux des mains"

Et l'on retrouve aussi dans ces vers l'idée que toutes ces merveilles sont offertes et accessibles à l'homme.

 

La deuxième strophe déroule une nouvelle thématique chère à Jean Ferrat : celle du combat pour une vie toujours meilleure... Le mot est ainsi utilisé au pluriel à deux reprises : "Combats d'hier combats toujours recommencés...", une lutte qui se perpétue..., un espoir pour l'avenir restitué par cette belle image : "graines de l'avenir".

Et le but reste le même : "Un pas de plus vers la beauté...", une beauté faite de "rêves qui vont fleurir", une beauté faite d'espoir, d'union, de bonté... On perçoit là tout un humanisme cher à Jean Ferrat.

Et le refrain vient scander cet espoir :

"Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime mène à demain"

 

La dernière strophe égrène encore sur le mode de l'énumération les bonheurs de la vie : "Le goût de vivre sans mesure... l'amour... Deux bras qui s'ouvrent comme un grand livre, une chanson", bien sûr, qui pourra évoquer de "Justes colères" mais aussi la beauté du monde et ses "mystères : la lumière, l'infini"...

Le refrain qui suit apparaît comme une offrande faite à chacun d'entre nous :

"Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime t'appartient"

 

Indéniablement, avec cette chanson on fait un pas de plus vers la beauté et l'harmonie du monde...

La mélodie emplie de douceur invite à la rêverie, et nous entraîne dans son sillage de notes alanguies...

 

Au sujet de Tout ce que j'aime, le biographe Robert Belleret écrit qu'il :

« [...] "est très joliment construit selon une métrique descendante ; à chacun des trois couplets on retrouve deux alexandrins, deux octosyllabes, puis deux vers de quatre pieds et enfin deux de trois."

Ainsi, le poème dessine trois triangles, le triangle est souvent considéré comme une figure divine évoquant l’harmonie, la sagesse...

Pour mémoire :

C'est pour Jean Ferrat que Philippe Pauletto écrit, en 1969, sa chanson Tout ce que j'aime. Cette chanson est enregistrée en décembre de la même année et aussitôt publiée en disque 33 tours, puis en 45 tours en janvier 1970.

 

Les paroles :

 

https://genius.com/Jean-ferrat-tout-ce-que-jaime-lyrics

 

 

 

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8 novembre 2024 5 08 /11 /novembre /2024 12:59
Fandango du pays basque !

 

Fandango : un mot qui chante et qui danse avec ses deux voyelles nasalisées "an", ses consonnes variées, fricative, dentale, gutturale, ses voyelles ouvertes "a", "o" qui peuvent traduire étonnement ou admiration...

Un mot bien approprié pour désigner une danse, en l'occurrence  une danse traditionnelle espagnole de couple, d'origine andalouse, accompagnée de castagnettes et de guitare et qui peut être chantée. Les caractéristiques du fandango sont un rythme continu de castagnettes et une accélération constante du tempo.

 

C'est ce rythme vif, endiablé que l'on retrouve dans une chanson interprétée par Luis Mariano, Fandango du pays basque, Luis Mariano étant lui-même originaire du pays basque espagnol.

 

Dès le premier couplet, le Fandango apparaît comme une entité vivante à qui s'adresse le chanteur, dans une apostrophe, en employant le tutoiement :

"Fandango du pays basque
Fandango simple et fantasque
Pour te danser dans les bras d'un garçon
Une fille ne dit jamais non!"

 

Le fandango est décrit aussi comme une danse joyeuse qui favorise les rencontres...la fête, la poésie, l'amour...  c'est une danse qui emporte et entraîne tout le monde dans ses tourbillons, non seulement les êtres humains mais aussi toute la nature environnante... tant est forte l'attraction de cette danse.

On voit ainsi "La montagne flirter avec l'Adour", un fleuve... et l'écho du fandango qui se répand de "Sare à Bilbao" !

Et la nature entière se met à l'unisson de ce "chant d'amour : les oiseaux, le ruisseau"...

 

 Un chant si joyeux qu'il permet toutes les "folies"... un chant interprété  lors de nombreux "mariages"... un chant magnifié grâce au procédé de personnification puisque le poète s'adresse au fandango, en employant la deuxième personne du singulier : "tes accents si joyeux, ton rythme qu'on a dans le sang."

Un chant, une danse si entraînante que "Les mains sur les tambourins bien entrain Rythment ce refrain jusqu'au matin."

Ce fandango grâce à sa vivacité et son entrain a même un effet magique rajeunissant :

"Alors grand-père et grand-mère
Ont des regards qui s'éclairent
En écoutant cet air du bon vieux temps
Il revoient leur printemps de vingt ans!"

 

La mélodie est à l'unisson des paroles : rythmée, joyeuse, virevoltante, elle nous entraîne dans ses tourbillons de notes...

 

Pour mémoire :

La chanson Fandango du pays basque  a été chantée par Luis Mariano dans le film "Fandango", 1948. Les paroles ont été écrites par André Tabet et Gérard Carlier - La musique a été composée par Francis Lopez.
 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-fandango-du-pays-basque


 

 

 

 

 

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