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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 12:53
Noël en fanfare !

Une fanfare pour célébrer Noël ! Que du bonheur !

Une fanfare itinérante pour animer les rues du centre ville à la veille de Noël : quelle belle idée !

Au détour d'une rue, on découvre ces musiciens habillés de rouge et blanc... comme le Père Noël !

Ils nous offrent d'abord une chanson bien connue de Noël : We Wish You a Merry Christmas (Nous vous souhaitons un joyeux Noël),  une musique pleine d'entrain et de gaieté...

On se souvient tous des paroles du refrain :


Couplet 1
We wish you a merry Christmas

We wish you a merry Christmas

We wish you a merry Christmas

And a happy new year

Refrain
Good tidings we bring to you and your kin

We wish you a merry Christmas

And a happy new year

Couplet 2
Oh, bring us some figgy pudding

Oh, bring us some figgy pudding

Oh, bring us some figgy pudding

Some bring it out here

Refrain                                
Couplet 3
We won't go until we got some

We won't go until we got some

We won't go until we got some

So bring some out here

Refrain   

                      

Puis, le groupe nous interprète un medley : 

"When the Saints Go Marching In", souvent appelé simplement "The Saints", est un negro spiritual traditionnel célèbre :

Oh, when the saints, go marching in (3x)Oh Lord, I want to be in that number
Oh when the saints, go marching in.
Oh, when the drums begin to bang (bis)
Oh, when the stars fall from the sky (bis)
Oh, when the trumpet sounds its call (bis)
Oh, when the saints, go marching in (3x)
Oh Lord, I want to be in that number
Oh when the saints, go marching in!

Oh, quand les saints défilent (3x) Seigneur, je veux être parmi eux

Oh, quand les saints défilent.

Oh, quand les tambours commencent à résonner (bis)

Oh, quand les étoiles tombent du ciel (bis)

Oh, quand la trompette sonne son appel (bis)

Oh, quand les saints défilent (3x)

Seigneur, je veux être parmi eux

Oh, quand les saints défilent !
 

Puis, on reconnaît la merveilleuse Farandole, une occasion de retrouver les paroles de cette chanson qui célèbre le sud, le soleil de Provence, le chant des cigales :

"Quand dans l´azur monte le clair soleil
Tout est joyeux sous le ciel de Provence
Quand dans l´azur monte le clair soleil
De la gaieté, c´est le réveil
Dans les vergers faisant des rondes folles
Les oiseaux chantent leurs refrains
Et pour guider la vive farandole
Vibrent d´accord fifres et tambourins
De la cigale, la note égale
Rythme gaiement la danse provençale
De la cigale, l´aigre chanson
Mets des bruits d´or dans l´or de la moisson."

 

Enfin, on écoute une adaptation swinguée d' Au Clair de la Lune...

 

Et soudain, entraînés par la musique,  des enfants se mettent à danser devant le groupe de musiciens ! Magnifique célébration de la joie de Noël !

 

 

 

 

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 12:06
Tai Chi de l'éventail...

 

Une musique douce, aérienne qui vous emporte dans un monde de rêves...

 

 

 

Et sur cette musique, une chorégraphie toute en souplesse et légèreté...

 

 

 

Quelle élégance dans les gestes mesurés !

 

 

 

Le règne de la lenteur enfin retrouvée ! On a alors l'impression de voir un film au ralenti...

 

 

 

 

Et tout d'un coup, le claquement sec des éventails que les danseurs déploient : leurs couleurs explosent sous nos yeux...

 

 

Un bel effet de surprise !

 

 

La lenteur n' est-elle pas source de beauté, comme l'écrit si bien Sylvain Tesson ?

"Un attelage de chevaux chiliens parcourt les allées du domaine d'Almaviva dans la vallée de Maipo. Les cueilleurs soupèsent les grappes, coupent les meilleures, en laissent d'autres sur pied. Le temps est suspendu, la poussière levée par la voiture retombe. Pourquoi tout est beau ? Parce que tout est lent..."

 

Le Tai Chi :

https://taichi-inpact.fr/index.php/les-activites/taiji-leventail/

 

 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 10:33
Le matin, je m'éveille en chantant...

Tout un art de vivre dans cette chanson de Guy Béart : Le matin je m'éveille en chantant... Un bel hymne à la joie de vivre contrastant avec le rythme effréné et le productivisme de nos sociétés modernes qui nous incitent à des activités incessantes...

Le narrateur s'exprime dans un discours direct à la première personne, il n'est pas nommé, ce qui donne au texte une valeur universelle... le poète évoque ses journées depuis le matin, jusqu'au soir...

"Le matin, je m’éveille en chantant
Et le soir, je me couche en dansant"

On perçoit dès lors une joie de vivre, un bonheur décuplé d'autant que ces deux phrases sont répétées dans le refrain.

Chanter, danser : deux plaisirs simples accessibles à tous,  associés à la musique qui apaise, qui fait du bien... 

Et comble de bonheur ! "Entre temps, je fais la sieste...", chante le poète... la sieste, encore un bonheur simple à ne pas manquer, d'autant plus si elle se prolonge du matin au soir... on peut  percevoir là une exagération malicieuse de la part du poète.

 

Cette sieste qu'il convient de réhabiliter... "La sieste est un bien précieux, un moment de vie aussi nécessaire que la mise en jachère d'un champ. Tous les experts pointent les risques provoqués par la surproduction comme par le surmenage. On épuise nos sols et on brûle nos âmes. La jachère a du bon, elle est même vitale", écrit Sébastien Spitzer dans Petite Philosophie de la Sieste...

Et le poète, lui,  en rajoute une couche :

"Voilà tout ce qui me reste
Ou je me fais du café
On ne se soigne jamais assez"

On perçoit là tout un hédonisme : le café après la sieste... une boisson réconfortante et revigorante...

Et le refrain revient, insistant,  avec quelques variantes où on perçoit une attention portée aux gestes ordinaires du quotidien :

"Le matin, je me lave en chantant
Et le soir, je me baigne en dansant
Le matin, je me lave en chantant
Et le soir, je me baigne en dansant"

Et entre temps, le personnage se promène, cette fois, encore une activité simple du quotidien... et de rajouter :

"Une activité moyenne
Me conduit à m’ reposer
On ne se soigne jamais assez"

Il s'agit de prendre soin de soi, et de vivre pleinement le présent...

Après la promenade et le repos, c'est l'amour qui s'invite :

"Le matin, on s’embrasse en chantant
Et le soir, on s’enlace en dansant"

L'hédonisme du personnage est fait aussi de partage, d'amour, de caresses... prendre soin de soi, mais aussi de ses proches, c'est important...

La lenteur est également privilégiée bien loin de nos sociétés qui sont emportées par l'ivresse de la vitesse :

"Y’a vraiment rien qui nous presse
On va même se recoucher
On ne se soigne jamais assez"

Pourtant, dans le dernier couplet, soudain, une idée nouvelle apparaît, menaçante, inquiétante, bien loin du bonheur évoqué tout au long de la chanson :

"Jamais je ne m’intéresse
A la bombe vengeresse
Qui un jour f ’ra tout sauter
On ne nous soigne jamais assez"

Le danger est là avec l'évocation de cette "bombe", mais nous l'oublions pour mieux vivre l'instant présent...

Une chanson pour nous mettre en garde contre l'illusion de la légèreté ? Nous préférons chanter plutôt que de voir une réalité lourde et menaçante ?

A l'inverse, la mélodie est légère, pleine de gaieté, elle fait songer à une comptine de l'enfance...

 

Pour mémoire : cette chanson a été écrite, composée, interprétée par Guy Béart... c'est une chanson de la bande originale du film Pierrot la Tendresse sorti en 1960.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/guy-beart/paroles-le-matin-je-m-eveille-en-chantant

 

https://www.melo-app.com/notice/le-matin-je-meveille-en-chantant

 

Le film : Pierrot la Tendresse

 

https://youtu.be/ueitL2_hT5Y?si=6Fm8hMReMgL5b4gX

 

 

 

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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 13:00
Un ballet aquatique haut en couleurs !

 

Un joli ballet de carpes dans l'eau du canal... Les poissons dansent avec élégance au fil de l'eau...

 

 

On admire leurs couleurs vives et variées : un arc-en-ciel de couleurs !

 

 

Poissons aux teintes d'or, de pourpre, poissons orangés, bruns, gris, bleus, poissons bariolés...

 

 

Quel spectacle !

 

 

On admire leurs mouvements fluides, légers, aériens...

 

 

 

Une libellule scintillante, aux teintes d'azur, vient aussi effleurer le miroir de l'eau et enluminer encore un peu plus ce tableau printanier...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 13:04
Tangos y otras cosas... la suite


Un merveilleux voyage de l'Espagne à l'Amérique du Sud, du romantisme au tango autour des grands maîtres de la guitare classique (de Fernando Sor à Heïtor Villa-Lobos) et des grands compositeurs argentins (de Carlos Gardel à Astor Piazzolla)... c'est ce que nous a offert le guitariste Ludovic Michel, lors du Festival de la Biographie..

Et tout d'abord, au cours de cette deuxième partie du récital, Ludovic Michel évoque la carrière de Carlos Gardel :

" Carlos Gardel qui était une star mondiale incontournable dans les années 30, forma un duo  avec le poète Alfredo Le Pera. On ne reviendra pas sur ses origines, française, uruguayenne, cela fait partie de la légende du tango...

Quoi qu'il en soit, l'oeuvre et la voix de Carlos Gardel ont été classées Mémoire du monde de l'UNESCO depuis 2003 et on présente l'artiste comme un chanteur argentin, né en France.

Carlos Gardel comme le tango appartiennent désormais au monde entier. C'est peut-être son dernier chef d'oeuvre que je vais vous interpréter, un" tango cancion" comme on l'a surnommé, parce qu'il chantait vraiment, c'est l'un des premiers à avoir chanté le tango. Il l'a composé peu de temps avant son tragique accident d'avion, le 24 juin 1935 à Medellin, en Colombie, en compagnie d'Alfredo Le Pera et de tous ses musiciens : El dia que me quieras, Le jour où tu m'aimeras..."

On est sous le charme de cette douce mélodie aux sonorités envoûtantes, interprétée à la guitare.

 

Ludovic Michel nous présente l'extrait suivant :

"Une balade sur les sentiers du tango nous ramène parfois au point de départ, et notamment en Europe, avec la valse et cette charmante valse d'Hector Stamponi et d'Enrique Francini : Morceau de ciel. Enrique Francini, grand violoniste virtuose qui lui aussi a fait partie du Quinteto Real et Hector Stamponi, pianiste, compositeur, qui fut baptisé par Astor Piazzolla lui-même comme étant le Strauss de Buenos Aires."

On écoute alors avec ravissement ce joli morceau de ciel qui nous emporte dans un tourbillon de notes...

 

"Avec la valse, on va y rester, le temps de ce petit morceau et revenir au romantisme avec un grand compositeur pour guitare Francisco Tarrega qui nous a laissé cette pièce absolument sublime : Recuerdos de la Alhambra, ce magnifique ensemble palatial que l'on trouve à Grenade." nous dit Ludovic Michel.

On se laisse alors  entraîner par ces souvenirs de l'Alhambra, aux sonorités envoûtantes...

 

Ludovic Michel reprend la parole : 

"On ne peut pas parler de romantisme sans parler des nectars qui exaltent les sentiments et qui colorent nos nuits de désirs, de tristesse ou encore de solitude. Enrique Cadicamo a fait un poème fabuleusement mis en musique par le compositeur argentin Juan Carlos Cobian, et qui est peut-être à ce jour l'un des plus beaux tangos : Los Mareados, Les Grisés, Les Eméchés... cette ode à l'ivresse a fait les frais de la censure sous la dictature militaire pour en nettoyer toute référence à l'alcool."

Et on est ébloui par ce tango enivrant !

 

"Maintenant, je vais vous interpréter le plus beau tango du monde pour certains et le plus laid des tangos pour d'autres comme pour Astor Piazzolla et Jorge Luis Borges qui détestaient ce tango qui pourtant est devenu l'hymne du tango, et qui est un tango uruguayen : La Comparsita..." poursuit Ludovic Michel...

On écoute alors ce tango très rythmé, un des plus connus...

 

"Qui mieux qu'Astor Piazzolla pour achever ce voyage, lui qui se rêvait compositeur de musique classique, après avoir écouté Jean Sébastien Bach dans la cour de son immeuble, et avant de renaître au tango, grâce aux conseils avisés de son professeur de composition à Paris, Nadia Boulanger ? nous dit Ludovic Michel.

Alors, tout à l'heure, je vous ai parlé de ce tragique accident de Carlos Gardel, à Medellin, le 24 juin 1935 : il revenait d'une tournée en Europe avec ses musiciens. En 1935, Astor Piazzolla a 13 ans, et Astor Piazzolla devait faire partie de cette tournée. A 13 ans, son papa lui a dit : "Non, non, mon fils, tu restes ici, tu ne pars pas en Europe."

Voilà à quoi tient peut-être l'histoire musicale du tango. Astor Piazzolla a composé l'un de ses plus beaux tangos pour le film Henri IV de Marco Bellocchio : Oblivion..."

 

 Oblivion de Piazzolla nous enveloppe alors dans ses notes envoûtantes emplies d'émotion et de sensibilité... Cette oeuvre traite musicalement le douloureux sentiment de l’oubli –  "oblivion" étant le terme poétique en anglais désignant cette pénible réalité. 

 

Merci à Ludovic Michel pour ce merveilleux moment de culture et de passion musicales ! 

 

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/guitare-de-legende/guitares-de-legende-recuerdos-de-la-alhambra-de-francisco-tarrega-1852-1909-5815928

 

 

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21 février 2025 5 21 /02 /février /2025 13:32
Tangos y otras cosas...

 

Un merveilleux voyage de l'Espagne à l'Amérique du Sud, du romantisme au tango autour des grands maîtres de la guitare classique (de Fernando Sor à Heïtor Villa-Lobos) et des grands compositeurs argentins (de Carlos Gardel à Astor Piazzolla)... c'est ce que nous a offert le guitariste Ludovic Michel, lors du Festival de la Biographie...

 

Le récital s'ouvre sur le magnifique Libertango du compositeur argentin Astor Piazzolla, une oeuvre dont le titre  mêle les mots "libertad et "tango".

 

Et Ludovic Michel nous raconte alors son parcours :

"Je suis né au tango un soir de décembre. Alors, on raconte que naître un soir de décembre peut parfois être annonciateur de bonnes nouvelles et j'étais loin de m'imaginer que cet univers musical serait pour moi synonyme de résurrection. Rien ne me prédestinait, pourtant, à succomber aux sanglots langoureux des maîtres de cette discipline, et même à observer, des heures durant, ces corps enlacés, à la démarche cadencée et à l'élégance certaine.

Alors, c'est la Lorraine dans mes bagages, la guitare chevillée au coeur que j'ai atterri à l'âge de 18 ans au conservatoire national supérieur de musique de Paris, bien décidé à conquérir Mozart et les grands classiques."

 

On écoute alors les variations sur un thème de la Flûte enchantée de Mozart du compositeur espagnol et guitariste virtuose, Fernando Sor, un air empli de charme, de gaieté : un pur bonheur !

Ludovic Michel évoque ensuite ce musicien Fernando Sor : "un personnage atypique, tout d'abord au service de la duchesse d'Alba, il a soutenu ensuite les troupes napoléoniennes, ce qui l'a contraint à l'exil, une fois la défaite actée. Traversant l'Europe de Londres à Moscou, il posa définitivement ses bagages à Paris...

Une des portes par lesquelles on entre dans cet univers, c'est bien la porte de l'exil... l'autre porte qui nous mène au coeur du tango est aussi bien sûr celle des sentiments, de l'amour, de la passion, mais également celle de la jalousie, de la trahison, de la colère. Quel autre mouvement culturel aussi bien littéraire, pictural, que musical a su définir lui aussi bien l'expression de tous ces sentiments sinon le romantisme ?

Chez les romantiques, comme dans le tango, tout est psychodrame absolu, ampleur dramatique, nostalgie infinie.

Encore jeune étudiant au conservatoire, un livre sur ma table de chevet, le Werther de Goethe, un disque sur ma platine, celui du Sexteto Major, grand orchestre de tango des années 80, et créateur du célèbre spectacle "Tango Pasion", qui a fait le tour du monde et qui a apporté le tango en Europe, dans les années 80...

Werther qui lui également dut se résigner à l'exil, après sa rencontre lors d'un bal avec son impossible amour, Charlotte promise à un autre. Seule la mort l'en délivra. On peut dire qu'au 18ème siècle, Werther était déjà un peu un tango."

 

On est ensuite ébloui par ASTURIAS d'Isaac Albeniz, qui "est à la fois passionné, mélancolique et romantique", comme le présente Ludovic Michel...nous voilà saisis, littéralement subjugués par la vivacité puis la délicatesse de cet air célèbre d'Isaac Albeniz...

 

"Et maintenant TANGO, nous dit Ludovic Michel, avec Horacio Salgan, grand réformateur du célèbre  Quinteto Real. (Le Quinteto Real était un groupe de tango de premier plan fondé par Horacio Salgán en 1960. Ses premiers membres comprenaient Salgán lui-même au piano, Pedro Laurenz au bandonéon). Pourquoi commencer avec Horacio Salgan ? Parce qu'il aura traversé toute l'histoire du tango du 20ème siècle : né en 1916, et mort en 2016, il aura côtoyé et travaillé avec tous les plus grands artistes du 20ème siècle, chanteurs, danseurs, musiciens.  

Même le grand pianiste classique Arthur Rubinstein ne manquait jamais l'occasion de lui rendre visite lors de ses concerts à Buenos Aires pour que Salgan lui joue ses tangos préférés et notamment "A fuego lento, A petit feu", qui s'inspire du célèbre Air de la calomnie de l'opéra Le Barbier de Séville de Rossini : un thème lancinant qui se répète sans cesse, pour se finir dans une grande variation finale assez virtuose qui est un peu la tradition dans les tangos instrumentaux."

Et Ludovic Michel nous joue ce tango au rythme captivant... puis, évoque le rôle essentiel des femmes inspiratrices de tangos :

"Les femmes sont incontournables avec le tango et je dirai même qu'elles en sont les principales inspiratrices et Malena en est l'incarnation parfaite... tango mythique de Homero Manzi et Lucio Demare, dont la légende raconte que le compositeur aurait écrit la musique en un quart d'heure, sur le coin d'une table, après avoir lu les vers du poète.

Mais la grande question que se sont posée tous les historiens du tango est : qui est Malena ? Malena Toledo ? Azucena Maizani ? Tita Merello ? Mercédès Simone ? Toutes de grandes chanteuses... Malena n'est peut-être pas une seule femme mais toutes les femmes qu'Homero Manzi a aimées dans sa vie...

Malena est peut-être la synthèse poétique de toutes ces femmes réelles ou fantasmées..."

On est subjugué par cette douce mélodie, emplie de tendresse et d'amour : Malena...

 

"Il n'y a pas que désolation et tristesse dans le tango, nous dit encore Ludovic Michel, on peut également se réchauffer aux couleurs de la joie, de la gaieté, comme dans cette milonga de Pedro Laurenz, la Milonga de Mis Amores, la Milonga de Mes Amours... on reste toujours dans le même thème, évidemment.

La milonga est une danse beaucoup plus gaie, beaucoup plus rapide que le tango, elle est née au milieu du 19ème siècle dans les faubourgs de Buenos Aires et de Montevideo d'un mélange de candombe afro-argentin et de habanera cubaine...

Etant antérieure au tango, c'est elle également qui a donné son nom au lieu où on pratique ces danses : on ne va pas danser au bal mais à la milonga, et l'on y danse trois styles de rythmes différents, le tango, la milonga et la valse..."

 

On se laisse alors emporter par le tempo rapide et envoûtant de la Milonga de Mis Amores...

 

Merci à Ludovic Michel pour ce somptueux récital mêlant récit et musique : un moment  enchanteur !

 

A suivre...

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7 février 2025 5 07 /02 /février /2025 14:40
Chico et les Gypsies au Festival de la Biographie...

 

Un magnifique moment musical avec ce concert de guitares donné par Chico et les Gypsies, lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

 

Le concert s'ouvre avec ce morceau : Baila Me, une belle chanson d'amour, une belle invitation aussi à danser et à chanter... et aussitôt, tout le public se met à chalouper, au rythme des guitares...

 

Puis, on écoute un somptueux quatuor de guitares, une musique envoûtante : quelles envolées de notes ! Etourdissant !

 

On est encore sous le charme de cette magnifique interprétation de la chanson : Historia De Un Amor... Quelle passion dans les mots de cette chanson !

Ya no estas más a mí lado, corazón,
Tu n'es déjà plus à coté de moi, mon cœur,
Y en al alma solo tengo soledad,
Et dans mon âme j'ai seulement de la solitude,
Que si ya no puedo verte,
Si je ne peux te voir,
Porque Dios me hizo quererte,
Pourquoi dieu m'a fait t'aimer,
Para hacerme sufrir más.
Pour me faire souffrir plus.

Fuiste toda la razón de mí existir.
Tu as été toute la raison de mon existence.
Adorarte para mí fué religión.
T'adorer était pour moi ma religion.
En tus besos yo esperaba,
Dans tes baisers j'attendais,
El calor que me brindaba,
La chaleur que tu m'offrais,
El amor y la pasión.
L'amour et la passion.

Es la historia de un amor,
C'est l'histoire d'un amour,
Como no hay otra iguál,
Comme il n'y en a pas d'autre égal...

 

On reconnaît ensuite ce chant célèbre : Bella ciao. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les mondines, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz, pour dénoncer leurs conditions de travail.

Ce chant de travail a été repris par la résistance italienne pendant la seconde guerre mondiale.

Ce chant est ensuite devenu un hymne à la résistance et l'antifascisme dans le monde entier.

 

Mario, le fils de Chico interprète alors une des chansons les plus célèbres de Charles Aznavour : La Bohème. Il chante la version des Gypsies... magnifique moment de nostalgie !

"La bohemia, la bohemia
Era el amor, felicidad
La bohemia, la bohemia
Era una flor de nuestra edad

La bohème, la bohème
C'était l'amour, le bonheur
La bohème, la bohème
Elle était une fleur de notre âge"

 

Du rythme encore et de la passion avec cet air : Bamboleo !

 

Puis, on écoute avec bonheur une chanson d'amour qui commence avec l'évocation d'un rêve, une vision onirique : Voler dans le ciel infini, emporté par le vent... voler comme un oiseau, le rêve de bien des humains... Volare !

Et pour rejoindre le ciel, le personnage qui parle à la première personne auquel on peut donc facilement  s'identifier dit : "J'ai peint mes mains et mon visage en bleu"

Et voilà notre personnage kidnappé par le vent, en train de voler et chanter son bonheur de s'évader "Plus haut que le soleil et plus haut encore
Tandis que le monde disparaissait lentement, loin là-bas".

La chanson devient, ensuite, une belle déclaration d'amour directe avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "tes beaux yeux bleus" qui sont comparés à "un ciel étoilé."

Des yeux qui font rêver encore, qui prolongent le bonheur de voler dans un plaisir absolu...et dans un oubli total du monde extérieur...

 

Enfin, on se laisse bercer par cette version mélancolique de la chanson Comme d'habitude...

"Yo se que no vendras
Por eso ya
Tanto la olvido
Dejar un nuevo amor
Tanto mejor
Ay como el mio
Deja e ir a vivir
En este mundo de tristeza
Deja e ir a vivir
A mi manera

Je sais que tu ne viendras pas,
C'est pourquoi déjà,
Je t'oublie tant.
Pour laisser un nouvel amour
Tellement meilleur,
Oh comme le mien.
Partir et aller vivre
Dans ce monde de tristesse.
Partir et aller vivre
À ma manière"

 

Bravo et merci aux musiciens qui ont enchanté le public venu nombreux assister à ce concert...

 

 

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 13:28
Mystères et surprises du temple de Diane...

 

Près de la source, dans l'antique sanctuaire du culte impérial, voici le temple de Diane ! Un temple préservé d'une ruine totale parce qu'il devint vers l'an mille un monastère des filles de l'ordre de Saint-Benoît...

 

Temple de Diane ? Rien n'est moins sûr... Temple de l'eau ? Bibliothèque ? On ne sait pas...

 

Mais pourquoi cette appellation : Temple de Diane ? Le temple est tout près d'une colline boisée, lieu idéal pour la déesse de la chasse Diane...

 

En tout cas, un lieu entouré de mystères, et  d'autant plus séduisant...

Un temple de vieilles pierres patinées par le temps... refuge pour les pigeons...

 

Et le lieu est encore plus séduisant quand il accueille des spectacles...

Spectacles de chant, de musique, de théâtre, de danse...

 

Ce jour-là, des déesses se sont invitées sous les voûtes de l' antique monument...

Cinq déesses, aux longs cheveux dansent avec grâce sous les yeux émerveillés des visiteurs...

On admire leurs mouvements en cadence, leurs cheveux qui volent, leur enthousiasme dans ce lieu mystique...

Un joli ballet de déesses dans le temple...

 

Musique, chant des cigales viennent souligner la beauté des lieux et du spectacle...

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2024 5 13 /12 /décembre /2024 13:15
Feria des vendanges : les chevaux de Camargue à l'honneur...

 

Les chevaux de Camargue à l'honneur pour cette feria des Vendanges à Nîmes dans un cadre magnifique : devant le grand mur des Jardins de la Fontaine, dans la grande allée principale bordée par des marronniers aux couleurs de l'automne...

 

L'occasion d'admirer ces chevaux à la robe blanche, dans des scènes de dressage, de monte en amazone, de poste hongroise, de voltiges...

 

D'abord une séquence où quatre cavalières montées en amazones font danser leurs chevaux en rythme... Magnifique carrousel !

 

Puis, on assiste à une superbe scène de dressage : le dresseur paraît proche de son cheval qui le suit avec confiance... le cheval danse alors d'un pied sur l'autre... puis il s'affaisse et se couche sur le côté, se redresse, esquisse encore quelques pas de danse... il se dresse enfin majestueusement sur ses pattes arrière.

 

Les amazones reviennent dans un nouveau carrousel, cette fois accompagnées d'un deuxième cheval, qu'elles guident...

 

Place ensuite à la poste hongroise : une pratique équestre consistant à monter une paire de chevaux en se tenant debout, un pied sur la croupe de chaque cheval. Un exercice d'équilibriste ! On admire l'aisance et l'adresse des deux cavalières qui doivent même se baisser quand elles passent sous les marronniers...

 

Puis, suivent de périlleux exercices de voltiges... des figures acrobatiques variées exécutées en pleine vitesse... sous les cris d'admiration de la foule.

 

Le spectacle s'achève avec une roussataïo, un lâcher de juments avec leurs poulains de l'année, encadré par des cavaliers et cavalières. L'occasion encore d'admirer la beauté de ces chevaux de Camargue en liberté...

 

Très applaudis, les artistes la troupe du Caval-Show adressent alors un salut à la foule...

 

Merci à eux pour ce spectacle dans un cadre unique et merveilleux : sous un ciel bleu lavande balayé par le mistral, lors d'une belle journée d'automne...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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8 novembre 2024 5 08 /11 /novembre /2024 12:59
Fandango du pays basque !

 

Fandango : un mot qui chante et qui danse avec ses deux voyelles nasalisées "an", ses consonnes variées, fricative, dentale, gutturale, ses voyelles ouvertes "a", "o" qui peuvent traduire étonnement ou admiration...

Un mot bien approprié pour désigner une danse, en l'occurrence  une danse traditionnelle espagnole de couple, d'origine andalouse, accompagnée de castagnettes et de guitare et qui peut être chantée. Les caractéristiques du fandango sont un rythme continu de castagnettes et une accélération constante du tempo.

 

C'est ce rythme vif, endiablé que l'on retrouve dans une chanson interprétée par Luis Mariano, Fandango du pays basque, Luis Mariano étant lui-même originaire du pays basque espagnol.

 

Dès le premier couplet, le Fandango apparaît comme une entité vivante à qui s'adresse le chanteur, dans une apostrophe, en employant le tutoiement :

"Fandango du pays basque
Fandango simple et fantasque
Pour te danser dans les bras d'un garçon
Une fille ne dit jamais non!"

 

Le fandango est décrit aussi comme une danse joyeuse qui favorise les rencontres...la fête, la poésie, l'amour...  c'est une danse qui emporte et entraîne tout le monde dans ses tourbillons, non seulement les êtres humains mais aussi toute la nature environnante... tant est forte l'attraction de cette danse.

On voit ainsi "La montagne flirter avec l'Adour", un fleuve... et l'écho du fandango qui se répand de "Sare à Bilbao" !

Et la nature entière se met à l'unisson de ce "chant d'amour : les oiseaux, le ruisseau"...

 

 Un chant si joyeux qu'il permet toutes les "folies"... un chant interprété  lors de nombreux "mariages"... un chant magnifié grâce au procédé de personnification puisque le poète s'adresse au fandango, en employant la deuxième personne du singulier : "tes accents si joyeux, ton rythme qu'on a dans le sang."

Un chant, une danse si entraînante que "Les mains sur les tambourins bien entrain Rythment ce refrain jusqu'au matin."

Ce fandango grâce à sa vivacité et son entrain a même un effet magique rajeunissant :

"Alors grand-père et grand-mère
Ont des regards qui s'éclairent
En écoutant cet air du bon vieux temps
Il revoient leur printemps de vingt ans!"

 

La mélodie est à l'unisson des paroles : rythmée, joyeuse, virevoltante, elle nous entraîne dans ses tourbillons de notes...

 

Pour mémoire :

La chanson Fandango du pays basque  a été chantée par Luis Mariano dans le film "Fandango", 1948. Les paroles ont été écrites par André Tabet et Gérard Carlier - La musique a été composée par Francis Lopez.
 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-fandango-du-pays-basque


 

 

 

 

 

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