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7 août 2026 5 07 /08 /août /2026 12:24
Des jonquilles aux derniers lilas...

Une chanson pleine d'amour et d'humour ! Une chanson emplie de fraîcheur, de vie : le titre Des jonquilles aux derniers lilas évoque l'univers des fleurs, un monde de beauté, d'harmonie et de bonheur... car les jonquilles annoncent comme les lilas la bonne saison : le renouveau du printemps...

 

Et bien sûr, les fleurs et le printemps sont souvent associés à l'amour : c'est ainsi que le narrateur qui parle à la première personne raconte sa rencontre avec "Emilie": "J'ai connu Emilie", on remarque ici l'emploi du verbe "connaître" qui peut avoir le sens ancien de "avoir des relations intimes"... le personnage évoque la beauté de la jeune fille de manière hyperbolique : "Elle était si jolie", d'autant plus que sa beauté est cernée de fleurs " des jonquilles aux derniers lilas."

 

En contraste, dans le tableau qui suit, on voit l'animosité et la violence d'un père autoritaire qui dans la "ferme endormie"  attend le jeune homme avec un fusil... chasse gardée !

Le vocabulaire est fort, volontairement caricatural : 

"Il me chassa aux premières jonquilles,
Me fusilla des jonquilles aux derniers lilas"

Le contraste entre les fleurs et la violence du vocabulaire est amusant, il prête à sourire et crée un effet burlesque.

 

La suite de la scène est particulièrement piquante, dans tous les sens du terme, avec cette anecdote qui est plutôt amusante :

"Un jour, dans la grange aux loups, aux premières jonquilles,
Elle sauta sur mes genoux des jonquilles aux derniers lilas.
Une fourche me piqua, je me relevai en hurlant."

 

C'est alors pour le narrateur la fuite éperdue à travers bois... on voit la scène comme dans un film... et dans le refrain, on retrouve de manière insistante le geste du père :

"Il me piqua aux premières jonquilles
Et me fourcha des jonquilles aux derniers lilas."

On remarque l'emploi amusant du verbe "fourcher" dans un sens qui n'est pas habituel, ce qui renforce le comique et la parodie...

 

Et le personnage ne se contente pas de séduire la jeune fille, il boit aussi le vin du paternel, si bien qu'il se retrouve catapulté "au fond de la mare aux canards." Et on note comme en contrepoint burlesque l'emploi du verbe "connaître" dans ces vers :

"Son pèr' voyant le tableau, me fit connaître un peu plus tard
Les grenouilles et les crapauds au fond de la mare aux canards."

Le vocabulaire hyperbolique utilisé " il m'injuria et me noya" relève encore de la parodie...

 

Dans le dernier couplet, comme un écho amusant au premier, on retrouve encore l'emploi du verbe connaître : 

"J'ai connu le sel et le plomb aux premières jonquilles.
J'ai connu l'auge à cochon des jonquilles aux derniers lilas."

Le "sel" peut représenter le sel de la vie, l'amour de la belle Emilie, le "plomb" symbolise la virulence du père, ainsi que "l'auge à cochons".

 

L'accumulation des mésaventures vécues par le personnage crée un effet comique, d'autant que le narrateur survit à toutes ces violences.

La fin de la chanson montre encore la vitalité, l'élan de vie du personnage, avec des verbes de mouvement :

Est-il encor' derrièr' moi ? Que m'importe Je cours encor'.
Je vais, je vas aux premières jonquilles
Du pré au bois des jonquilles aux derniers lilas.

 

La présence de la nature marque le triomphe de la vie, de la joie de vivre, le départ vers de nouvelles aventures...

La mélodie pleine d'entrain souligne merveilleusement cette vitalité du personnage...

 

 

Pour mémoire :

Des jonquilles aux derniers lilas » est une chanson interprétée par Hugues Aufray, sur des paroles de Jean-Michel Rivat et Frank Thomas et une musique de Maurice Dulac.

 

Les paroles :

 

https://www.parolesbox.fr/fr/paroles/hugues-aufray/des-jonquilles-aux-derniers-lilas

 

 

 

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31 juillet 2026 5 31 /07 /juillet /2026 12:20
Emmenez-moi au pays des merveilles...

Des rêves de vie meilleure, des rêves d'un ailleurs, des rêves de voyage vers des îles lointaines, qui n'en a jamais fait ? Encore plus quand on vit dans la misère...

C'est pourquoi cette chanson nous touche, car elle nous emmène dans ces rêves de bonheur idyllique, loin d'une réalité sombre et dure.

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation des "docks", où "arrivent les bateaux" : le narrateur qui parle à la première personne raconte "le poids, l'ennui" qui lui "courbent le dos", symboles d'une vie triste, lourde, pesante...

 

En contraste, les bateaux, eux, apparaissent pleins de vie, de ressources : ils sont ainsi personnifiés : 

"Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux"

Et la personnification valorisante se poursuit dans les vers suivants : 

"Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes"

 

L'évocation fait aussi appel aux sens : sensation visuelle, d'abord avec des "reflets de ciel bleu", puis olfactive, avec cette expression :

"Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d’éternels étés"

Ces sensations sont merveilleusement agréables : "ciels bleus", "éternels étés" "Où l’on vit presque nus Sur les plages..."

C'est un monde idyllique qui est décrit, une utopie...

 

Et le narrateur, en contraste, évoque le lieu où il vit :

"Moi qui n’ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J’aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord"

Le "gris" représente toute la tristesse, l'ennui d'un monde sans relief, que le narrateur voudrait quitter. On aime, au passage, l'expression imagée et familière : "débarbouiller le gris", c'est comme si l'on entendait la voix de ce narrateur, désireux de fuir un monde trop triste, et employant déjà le vocabulaire de la navigation, avant même de partir : " en virant de bord"...

 

C'est alors qu'intervient le refrain, avec des impératifs, comme une supplication, comme un cri :

"Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil"

Rêves de pays lointains, idylliques, quand la misère accable l'être humain : on est sensible à ces rêves d'une vie meilleure pour tous ceux qui vivent dans la misère... et on perçoit aussi avec l'utilisation du verbe "sembler" une forme d'illusion dont se berce le narrateur. Mais cette illusion est indispensable pour survivre.

 

Et le rêve semble se réaliser quand le narrateur "un verre à la main, avec des marins", "parlant de filles et d'amour", se voit en pensée, "enlevé et déposé un merveilleux été sur la grève..."

Le verbe de perception visuelle qui suit : "je vois" montre que ce rêve semble se concrétiser, un rêve d'amour :

"je vois tendant les bras
L’amour qui comme un fou
Court au devant de moi"

L'indicatif, la personnification de l'amour rendent ce rêve quasi réel... Et la magnifique image qui suit : "Je me pends au cou de mon rêve" montre toute l'importance de ce rêve.

Et le rêve se poursuit, comme un espoir d'échapper à l'adversité :

"Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu’au matin"

 

Le narrateur en vient à évoquer l'espoir d'un prochain départ sur un "rafiot craquant De la coque au pont". On retrouve ici un vocabulaire familier qui nous fait entendre la voix du personnage.

Le narrateur imagine alors son voyage, "travaillant dans la soute à charbon", ne ménageant pas sa peine pour atteindre son rêve et le réaliser.

 

Et c'est un tableau idyllique qui suit, déferlent alors des images d'îles lointaines "Où rien n’est important Que de vivre"..., des rêves de "filles alanguies" qui "vous ravissent le coeur", un monde d'amour, de douceur, d'abondance, de beauté symbolisée par "les colliers de fleurs", tressées...

Le dernier couplet souligne encore ce besoin de partir vers un ailleurs que l'on pense meilleur :

"Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords"

Le verbe "fuir" montre une urgence, comme une libération, ce que suggère bien l'envie de partir "sans bagages".

 

On est ému dans cette chanson par le contraste entre le réalisme des évocations et les rêves de bonheur auxquels aspire le narrateur...

 

La mélodie vive marque comme un besoin impérieux de s'évader, et dans le refrain, elle se fait plus caressante, plus douce, comme un espoir infini de renouveau...

 

Pour mémoire :

Emmenez-moi (ou Take Me Along en anglais) est une chanson interprétée par Charles Aznavour, publiée pour la première fois en 1967.

Les paroles de la chanson sont de Charles Aznavour, alors que la musique et son arrangement sont de Georges Garvarentz. 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-emmenez-moi

 

 

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24 juillet 2026 5 24 /07 /juillet /2026 11:51
Dis-moi Céline...

Une magnifique chanson, pleine d'amour, de tendresse, d'humanité, qui a la forme d'un discours intimiste : on y retrouve toutes les marques du discours, impératif, première et deuxième personne du singulier, présent, passé composé, apostrophe : Céline... à qui s'adresse le poète.

 

C'est un frère qui parle à une de ses soeurs et qui l'interroge :

"Pourquoi n’as tu jamais pensé à te marier?"

Une question intime et un constat :

"De tout’ mes sœurs qui vivaient ici,
Tu es la seule sans mari."

 

Et la question ne reçoit pas de réponse mais seulement une réaction de pudeur commentée par le frère dans le refrain :

"Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas."

On perçoit là toute la discrétion, la retenue du personnage, ainsi que la douceur, la délicatesse de ce frère qui la rassure, la complimente sur ses "beaux yeux", malgré le temps qui passe... qui la rassure encore avec cette affirmation : 

"Tu aurais pu rendre un homme heureux."

Ainsi la chanson évoque aussi un thème universel : la fuite inexorable du temps...

 

Et le frère de souligner le rôle joué par sa soeur aînée, devenue une mère pour la fratrie, n'ayant vécu que pour se dévouer...

A tel point que cette soeur aurait renoncé à l'amour d'un "gentil fiancé". Les interrogations posées par le frère restent encore sans réponse :

"Dis moi, Céline, qu’est il donc devenu
Ce gentil fiancé qu’on n’a jamais revu?"

 

Et toujours cette pudeur qui se révèle dans le refrain :

"Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas."

Et toujours cette délicatesse du frère qui rassure, apaise, console :

"Mais non, Céline, ta vie n’est pas perdue.
Nous sommes les enfants que tu n’as jamais eus."

 

Et dans la dernière strophe, ce sont les larmes de Céline qui surgissent et qui sont évoqués dans un discours parlé plein de tendresse et de douceur :

"Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
Tu as toujours les yeux d’autrefois."

 

Et les derniers vers sonnent comme une affirmation d'amour éternel : 

"Nous resterons toujours près de toi,
Nous resterons toujours près de toi."

 

Quelle belle déclaration d'amour à une soeur qui s'est dévouée pour sa famille, qui a remplacé une mère ! Dévouement, générosité, modestie, discrétion, on perçoit dans le personnage de Céline une profonde humanité...

Voilà un bel hommage aux personnes qui oeuvrent dans l'ombre, qui se sacrifient pour le bonheur des autres... ainsi le personnage de Céline ne s'exprime pas, reste pudique... On aime la simplicité du texte sous la forme d'un discours familier qui nous touche.

 

La mélodie restitue dans sa douceur toute la tendresse de ce frère qui s'adresse à une soeur aimée.

 

Pour mémoire :

 

Céline est une chanson écrite et composée par Vline Buggy, Mort Shuman et Hugues Aufray qui en est l'interprète. Elle sort en 1966 sur un super 45 tours de quatre titres où figure également un autre succès Stewball.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/hugues-aufray/paroles-celine

 

https://www.radiofrance.fr/francebleu/podcasts/france-bleu-collector/celine-une-chanson-inspiree-d-une-bouleversante-histoire-familiale-3561981

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17 juillet 2026 5 17 /07 /juillet /2026 11:44
Départ pour l'Amérique en musique !

Encore un beau voyage musical... destination : l'Amérique du Nord et du Sud pour un joli moment de détente et de découvertes...

 

Un duo de musiciens pour ce deuxième concert des Jeudis de Nîmes : Adrien AVEZARD, pianiste et Antoine MEZY à la clarinette...

 

Et pour commencer ce voyage, trois préludes de George GERSHWIN, un premier prélude bien rythmé, un deuxième mélodieux, langoureux, le troisième vif, swingué...

 

Puis, c'est la sonate pour clarinette et piano de Léonard BERNSTEIN, une musique ondoyante, parfois mystérieuse, parfois piquante, facétieuse, sautillante...

 

On écoute ensuite deux ragtimes de William BOLCOM : d'abord une musique douce, dansante, pleine de charme, puis un air rythmé, vif...

 

Une composition étonnante, à la clarinette basse : Mémoire pour Dolphy d' Etienne ROLIN, compositeur français d'origine américaine... un hommage à ce saxophoniste, Eric DOLPHY, musicien de jazz américain... Surprenant ! ça vrombit, ça hennit, ça hurle, ça craque !

 

Mais l'Amérique, c'est aussi l'Amérique du Sud avec ce compositeur argentin : Alberto GINASTERA... on écoute au piano ses danses argentines : d'abord la Danse de la Gracieuse Jeune Fille, une musique douce, charmante, envoûtante, puis la Danse du Gaucho en colère, une mélodie qui gronde, rythmée, rapide, tonitruante...

 

 

L'Argentine encore avec Histoire du tango, Nightclub 1960 de PIAZZOLLA, un air doux, puis rythmé, enlevé, et doux à nouveau...

 

On est ébloui encore par la célèbre Rhapsody in Blue de GERSHWIN, une musique envoûtante, tournoyante...

 

Puis  on se laisse bercer par cet air langoureux : In a sentimental mood de Duke ELLINGTON...

 

Très applaudis à la fin du spectacle, les deux musiciens nous offrent encore Bordel 1900 De PIAZZOLLA... Le premier mouvement décrit le tango dans ses origines, dans les maisons closes du début du XXe siècle. C'est dans ces lieux que le tango était joué et écouté. Le morceau est écrit avec un caractère vif mais élégant, et est décrit dans la partition comme molto giocoso.

 

Merci et bravo aux deux jeunes musiciens pour leur enthousiasme, et leur bonheur de jouer, de partager leur amour de la musique...

 

 

 

 

 

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10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 12:00
Voyage musical au Brésil...

Un joli moment de musique rythmée, dansante, qui nous fait voyager vers les rives du Brésil...

Un concert de musique Brésilienne pour ouvrir la saison des Jeudis de Nîmes : aux commandes, un musicien Brésilien Cristiano NASCIMENTO, entouré de Claire LUZI à la mandoline, Raquel FREITAS au piano et au mélodica, Damien FADAT à la flûte, et Icaro KAI au pandeiro...

Autour de la guitare à 7 cordes de Cristiano Nascimento, une flûte et une mandoline se disputent la mélodie, soutenues ou chahutées par le mélodica et le pandeiro : c'est le choro qui débarque, joyeux et virtuose !

A la fois familier et exotique, dansant et sentimental, le choro est une musique brésilienne populaire née à la fin du XIXème siècle... c'est la première musique instrumentale jouée au Brésil, et elle se transmet souvent oralement.

Quelques explications :

"Le choro aussi appelé aussi chorinho (petit pleur), est un genre de musique populaire et instrumentale, ayant émergé au XIXe siècle à Rio de Janeiro, au Brésil. Le choro a un rythme rapide et des tonalités plutôt joyeuses, malgré son nom. Il est caractérisé par les variations et l'improvisation autour de la mélodie, les nombreuses syncopes et contrepoints.

Au Brésil, le choro est souvent pratiqué lors de rodas (cercle en portugais) qui peuvent se tenir chez des particuliers, dans des bars, sur des places publiques. Les musiciens jouent en cercle et le public prend place autour, pour écouter et danser. Le choro est aussi joué dans de nombreux pays du monde. De nombreux Clubs de Choro se sont notamment créés en Europe."

Quelques mots sur les instruments :

"Le mélodica est un instrument de musique à vent, plus précisément à anches libres. Il s'apparente dans son mode de fonctionnement à un harmonica, mais à la différence de celui-ci, il comporte un clavier, qui peut avoir une portée d'une octave et demie à trois octaves. Le son est obtenu en soufflant dans l'embouchure de l'instrument, située sur le côté du clavier. La pression d'une touche permet alors à l'air de passer à travers l'anche correspondante et d'obtenir une note."

 

"Le pandeiro est un tambourin d'environ 25 à environ 30 cm de diamètre avec une ou, plus rarement, deux rangées de cymbalettes. La fabrication traditionnelle monte une peau de cuir fin sur un anneau en bois. Depuis de nombreuses années, des vis agissant sur un anneau en tôle d'acier assurent la tension de la membrane. Des instruments modernes ont un corps en matière plastique ; une membrane synthétique rend la sonorité indépendante de la température ambiante et de l'humidité, au prix d'une modification du timbre.

La sonorité idéale se traduit par un ton chaud ainsi que par un son sec et cristallin pour les cymbales. Un bon pandeiro reproduit tous les sons de la section de percussions."

 

On est d'abord charmé par ce morceau : Le Bal des Emigrés, joyeux, entraînant, rythmé par les voix des musiciens à la fin.

 

On se laisse ensuite bercer par cet extrait Rui Chorando, Rue qui pleure, un air empli de douce mélancolie...

 

Encore un air empli de vivacité, de rythme, avec ce Gaúcho ou Corta Jaca qui est le tango brésilien composé par Chiquinha Gonzaga , sa chanson la plus enregistrée. 

Intitulée à l'origine "Gaucho" , la chanson portait le sous-titre "Dança do Corta-jaca" . Finalement, « Corta jaca » est devenu le titre le plus connu. La danse en question est une danse traditionnelle brésilienne, caractérisée par des pirouettes individuelles énergiques, des mouvements gymniques et un jeu de jambes percussif.

 

D'autres musiques encore pour ce concert mais je n'ai pas pu, hélas, les retrouver sur internet...

 

Quel bonheur on percevait dans l'interprétation de tous ces airs de musique ! Bonheur du partage et de l'amour de l'art musical... Merci aux musiciens pour ce délicieux moment de détente et de rêves brésiliens...

 

 

 

 

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3 juillet 2026 5 03 /07 /juillet /2026 11:43
Il s'appelait Stewball...

Il s´appelait Stewball... comment ne pas être ému par cette chanson et cette histoire d'un cheval de course au destin malheureux ?

 

Dès le début le nom donné au cheval en fait une individualité, un personnage à part entière, et aussitôt on découvre qu'il s'agit d'un cheval blanc, symbole de liberté, de pureté, d'élégance, de grâce, de beauté...

L'expression "Il était mon idole" vient souligner toute l'admiration qu'éprouvait le narrateur pour cet animal... alors qu'il n'avait que dix ans...

 

Beau cheval mais cheval de pauvres, comme le montre la suite de l'histoire qui nous est contée...

Le champ lexical de l'argent est employé pour évoquer le dénuement de la famille : "pauvre père, affaire, dernier franc, liquider nos dettes, payer la maison"...

Un "pur sang" acheté pour "en faire un grand champion", mais au prix de sacrifices...

Ainsi le cheval symbolise aussi l'espoir de sortir de la misère...

 

Confiant en sa chance, le père engage l'animal "Par un beau dimanche Au grand prix de St-Paul."

Tout semble alors favorable pour assurer la victoire du cheval : le beau temps, la confiance absolue du père qui déclare :

"Je sais, dit mon père,
Que Stewball va gagner."

Ce discours direct nous fait entendre sa voix, son assurance...

 

Et la chute qui suit est d'autant plus brutale, surprenante, choquante :

"Mais, après la rivière,
Stewball est tombé."

 

Et l'intervention du vétérinaire qui abat le cheval est tout aussi soudaine et violente, ce que souligne l'emploi du passé simple, et de l'expression : "D'un seul coup"

"Quand le vétérinaire,
D´un seul coup, l´acheva,"

Les larmes du père marquent un désarroi profond, d'autant que l'enfant le voit pleurer pour la première fois... Le récit intimiste à la première personne rend cette évocation d'autant plus poignante et émouvante.

 

La mélodie douce, mélancolique vient souligner le destin tragique et douloureux de l'animal et la découverte de la fragilité des rêves...

 

Pour mémoire :

"Stewball  est une chanson d'origine anglo-saxonne adaptée en français par Pierre Delanoë et Hugues Aufray et interprétée par ce dernier. Elle sort en 1966 sur un super 45 tours de quatre titres où figure également Céline. Ces deux chansons comptent parmi les plus importants succès de Hugues Aufray.

 

Au départ, il y a, au XVIIIe siècle, un cheval de course britannique nommé Skewball dont la réputation de gagnant est telle que cela a donné naissance à une ballade devenue elle aussi célèbre et intemporelle.

L'origine de la chanson remonte au XVIIIe siècle. Elle fut créée pour célébrer une victoire de Skewball, le cheval blanc à taches alezanes sur une jument grise lors d'une course hippique qui eut lieu à Kildare en Irlande. Les origines de Skewball étant modestes alors que la jument grise appartenait à un riche propriétaire, la chanson célèbre symboliquement la victoire du pauvre sur le riche."

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stewball

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/hugues-aufray/paroles-stewball

 


 

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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 11:43
Adieu Monsieur le professeur...

Un bel hommage aux professeurs dans cette magnifique chanson interprétée par Hugues Aufray...

Dès le début, on voit les "enfants qui font une farandole", une danse pour célébrer leur enseignant et son départ à la retraite. Et malgré cette ambiance de fête, c'est l'émotion qui domine pour celui qui est au centre de la fête :

"Et le vieux maître est tout ému"

Et c'est comme si l'on entrait dans les pensées du personnage qui nous paraît ainsi particulièrement proche de nous et touchant :

"Demain il va quitter sa chère école
Sur cette estrade il ne montera plus"

C'est ce que suggèrent bien l'adverbe de temps "demain" et le déictique "cette estrade".

On perçoit aussi dans ces mots toute l'affectivité d'un maître pour son école, et le caractère inéluctable de son départ prochain, avec l'emploi du futur et de la négation.

 

Et le refrain comme entonné par les élèves nous fait entendre leurs voix :

"Adieu monsieur le professeur
On ne vous oubliera jamais"

Le vocabulaire exprime alors respect, tendresse, affectivité avec les expressions " au fond de notre coeur", "combien on vous aimait".

Le souvenir indélébile que laissera le professeur est la meilleure des récompenses, le plus beau des cadeaux...

L'offrande de "quelques fleurs" vient s'ajouter à ces propos réconfortants.

 

Et voici le maître "seul dans la classe", et c'est dans cette solitude que s'exprime sa peine avec pudeur, retenue et modestie :

"Une larme est tombée sur sa main
Seul dans la classe il s'est assis"

Et le maître de se remémorer tous les "gamins qu'il a vus défiler, qu'il a aimés tout au long de sa vie". On perçoit là tout l'investissement que requiert l'enseignement : un métier prenant, une vocation...

 

Dans le dernier couplet, on assiste à la remise des prix de fin d'année, une cérémonie avec des discours, et les enfants réunis "sous le préau" sont prêts à chanter : le refrain revient alors, comme un adieu émouvant empreint de reconnaissance et de gratitude :

"Adieu monsieur le professeur
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre coeur
Ces mots sont écrits à la craie"

 

On aime la simplicité de cet hommage, sa valeur universelle, la mélancolie qui en émane, on y retrouve l'ambiance d'une école  d'autrefois avec des détails comme "la craie, l'estrade, le préau, les beaux prix remis aux élèves." Nous gardons tous ainsi en mémoire le souvenir de professeurs qui nous ont tant apporté.

 

La mélodie douce restitue harmonie, émotion, bonheur...

 

Pour mémoire :

 

"Adieu monsieur le professeur est une chanson écrite par Vline Buggy et Hugues Aufray, composée par Jean-Pierre Bourtayre et interprétée par Hugues Aufray. Elle sort en 45 tours en 1968.

La source d'inspiration de la chanson est le départ à la retraite de l'instituteur de la fille d'Hugues Aufray."

 

Les paroles :

https://www.paroles.cc/chanson,adieu-monsieur-le-professeur,14618

 

 

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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 12:30
Tu es romantica...

Une belle chanson d'amour en forme de déclaration : Romantica... 

 

Dès le début, le tutoiement restitue une familiarité, une intimité et nous fait entendre un discours direct adressé à celui qu'on aime, un discours direct qui nous fait entrer dans les pensées et l'intimité de la narratrice...

Et celle-ci d'affirmer la singularité de son amoureux, un être empli de mystère, fascinant, à part :

"Tu es étrange, tu n'en laisses rien paraître
Et nul ne peut te connaître"

 

Une énigme, comme le suggèrent la répétition insistante de cette expression : "Tu es étrange" et cette remarque : "jamais tes yeux ne s'enflamment".

Mais l'amoureuse a percé ce mystère, le verbe "deviner" utilisé souligne une complicité étroite qui permet de résoudre l'énigme d'une "âme".

 

Et c'est le refrain qui dévoile cette âme :

"Tu es romantica, romantique et Bohème
Tu t'en défends parfois
Mais moi je sais, je sais tout ça"

Quelle belle déclaration ! Des qualificatifs qui évoquent sensibilité, émotion, liberté d'esprit viennent scander cette déclaration, avec une redondance "romantica, romantique".

Et l'amoureuse d'affirmer encore cette conviction avec une répétition à valeur d'insistance.

 

La déclaration qui suit est directe, comme un cri du coeur qui nous touche : "Tu es romantica voilà pourquoi je t'aime".

 

Et l'amoureuse de détailler ce romantisme de l'être aimé avec des exemples : la sensibilité avec l'évocation des "yeux malheureux" face à l'adversité, et surtout le goût de la simplicité, de la nature, de plaisirs simples faisant intervenir des sensations : "Le rire d'un enfant, une fleur au printemps Le chant d'un feu de bois".

Sensations auditive, visuelle, tactile, olfactive, des évocations sensuelles...

 

Sans oublier le refus de l'exubérance, une certaine pudeur...

Et la déclaration se précise avec cette expression : "Tu as fait de ma vie un univers de poésie".

L'amoureux a su transmettre sa vision du monde : "un univers de poésie", tout un art de réinventer le monde, d'en percevoir la beauté, tout un art de l'harmonie...

Au point d'apporter des rêves et un bonheur infini...

On aime la simplicité émouvante de cette déclaration...

 

La mélodie d'abord ténébreuse suggère l'étrangeté du personnage, puis elle s'adoucit dans le refrain, avec cette répétition sous forme d'incantation : tu es romantica...

 

Pour mémoire :

« Romantica »  est une chanson écrite par l'auteur-compositeur-interprète italien Renato Rascel en collaboration avec Dino Verde . Elle fut interprétée pour la première fois lors du dixième Festival de Sanremo en janvier 1960, où deux versions différentes furent chantées par Rascel et Tony Dallara . Rascel interpréta la chanson comme une douce ballade, tandis que Dallara, considéré par les critiques musicaux italiens comme l'un des « urlatori » (« hurleurs »), un style musical populaire en Italie dans les années 1960, en offrit une version plus puissante. 



La chanson a remporté le concours et a ensuite été choisie pour représenter l'Italie au Concours Eurovision de la chanson 1960 , où elle a été interprétée en italien par Rascel, douzième lors de la soirée. 

La chanson a connu trois versions étrangères en 1960  et notamment la version chantée par Dalida.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.cc/chanson,romantica,21021

 

 


 

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5 juin 2026 5 05 /06 /juin /2026 11:40
Je n'aurai pas le temps...

 

On perçoit dans cette chanson de Michel Fugain un magnifique et vibrant hommage à la beauté infinie du monde, à ses merveilles si nombreuses qu'une vie humaine ne suffirait pas à les découvrir...

 

Le texte à la première personne du singulier se présente sous la forme d'un discours direct très simple qui nous touche, il évoque un manque de temps : le mot "temps" apparaît à la rime à cinq reprises dans le refrain... comme une obsession, une urgence qui pèsent sur le narrateur...

Et, cela, malgré tous les moyens imaginés et improbables :

"Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant"

On retrouve là un thème littéraire et poétique très ancien, celui de la fuite irrémédiable du temps et de la brièveté de la vie humaine... mais ce thème est traité de manière originale, sans aucune amertume.

 

Confronté à "Toute l’immensité D’un si grand univers", le poète a conscience que les richesses de ce monde sont infinies pour une vie humaine.

Et même une vie de centenaire n'y suffirait pas...

 

Alors comment faire ?

Comment faire ? Sinon s'ouvrir au monde, s'émerveiller, se montrer curieux, attentif au monde, s'enthousiasmer,  ce que fait le poète : 

"J’ouvre tout grand mon cœur
J’aime de tous mes yeux"

Ces expressions hyperboliques restituent ce désir de ne rien rater et de s'enivrer de ce monde...

 

Mais devant tant de beautés, "tant de coeurs", "tant de fleurs", encore des expressions hyperboliques, le poète ne peut que constater une forme d'échec...

"Trop peu, trop court, trop court" : ces expressions répétitives, insistantes traduisent une impossibilité...

 

Dans le dernier couplet, c'est l'amour lui-même qui paraît limité par le temps. Le verbe "aimer" répété  à trois reprises restitue ce besoin d'aimer à l'infini... un besoin encore restreint par le temps...

 

Voilà une chanson qui nous touche, car elle a une valeur universelle : tout le monde est sensible à la fuite du temps et à la brièveté de la vie. Et la chanson nous donne aussi une leçon de vie : s'émerveiller devant la beauté du monde, aimer sans perdre de temps.

 

La mélodie nous fait entendre et percevoir, par sa douceur, toutes les splendeurs de l'univers...

 

Sur ce thème, une citation de Jean-Claude Guillebaud : "S'émerveiller du monde, de la vie, des humains, me semble aujourd'hui la moindre des choses."

 

Pour mémoire :

"Je n'aurai pas le temps est une chanson écrite par Pierre Delanoë, composée et interprétée par Michel Fugain en 1967. Il s'agit du premier succès de Michel Fugain, à l'époque influencé et encouragé par son ami Michel Sardou, afin qu'il se lance dans l'interprétation. 

En 2008, l'astrophysicien et vulgarisateur scientifique canadien Hubert Reeves écrit un livre sur sa vie et son activité de scientifique qu'il intitule Je n'aurai pas le temps en référence à la chanson de Michel Fugain qu'il a entendue lors de son interprétation par une chorale dirigée par son fils mais aussi en raison de son âge qui l'empêchera de continuer ses recherches « au-delà de quelques années ». Il le précise dans le premier chapitre de cet ouvrage où il reprend la seconde strophe de la chanson."

 

Les paroles :

https://www.paroles.cc/chanson,je-n-aurai-pas-le-temps,24628

 

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31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 11:20
Maman, la plus belle du monde...

 

Une chanson qui parle à chacun d'entre nous, tant elle renvoie à l'enfance, à l'image de la mère...

 

Dès les premiers mots, l'emploi du mot familier "Maman", et du tutoiement évoque l'univers de l'enfance, une intimité, une connivence... le texte se présente ainsi comme un discours adressé à toutes les mamans et a une valeur universelle.

 

Les compliments qui suivent relèvent d'une forme d'idéalisation propre au regard d'un enfant sur une mère, avec des hyperboles, des superlatifs : "la plus belle du monde", "aucune autre... n'est plus jolie, et une comparaison élogieuse avec l'expression :"un ange du paradis"...

Le compliment se poursuit avec l'évocation de "voyages, de paysages" qui ne peuvent faire oublier l'image de celle qui a "de beaux cheveux gris".

Car l'âge ne peut effacer la beauté d'une maman...

 

Et l'amour d'une mère est source de "joie profonde", notamment lorsque les bras se rejoignent et s'enlacent "Lorsqu'à mon bras ,Maman, Tu mets ton bras." La répétition du mot "bras" suggère ici une harmonie, une réciprocité, une entente parfaite.

 

Le compliment s'attarde aussi sur le regard, "les jolis yeux", d'autant plus beaux que "tant d'amour les inonde"...

 

Le temps a passé, mais l'adulte reste toujours pour une mère "le petit enfant sage des jours heureux."

Et c'est l'amour encore qui transforme la réalité, qui la sublime, qui défie le temps...

 

Car l'amour d'une mère est unique, il n'a pas de "trêve", et se perpétue malgré le temps qui passe et malgré tous les obstacles...

Et même "lorsque tout s'effondre", Maman, toi, tu es là", dit le poète, comme une présence essentielle..., elle est d' une fidélité absolue et elle fait preuve d'un amour inconditionnel.

 

La mélodie douce, pleine de tendresse, émouvante restitue tout cet amour infini d'une maman...

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

Pour mémoire :

Maman la plus belle du monde est une célèbre chanson de Fernand Bonifay interprétée principalement par Luis Mariano et Tino Rossi (1958). Il s'agit d'une adaptation d'une chanson italienne de Marino Marini, La più bella del mondo (1957).

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-maman-la-plus-belle-du-monde

 

 

 

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