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26 décembre 2025 5 26 /12 /décembre /2025 12:39
Un festival de crèches de Noël !

 

Comme chaque année, une exposition de crèches de Noël était organisée dans une église de la ville... L'occasion d'admirer toute l'inventivité des participants : choix des matériaux, des couleurs, des décors...

 

D'abord une grande crèche traditionnelle, en bois, peuplée de santons colorés de Provence, et au centre, dans une grotte, la nativité...

Puis des panneaux de bois peints dans des tons de bleu et d'or... au dessus ce joli message :

 

"Minuit ! Les anges ont réveillé les mondes

Des astres commencent leurs rondes

Chantez, les eaux, les cieux, les forêts

Dansez, les étoiles, les univers parfaits

Les bergers s'éveillent, étonnés !

Vers la crèche ils vont joyeux, extasiés

Voir l'enfant roi, sur la paille, couché..."

 

Plus loin, une crèche étonnante inspirée par le cubisme avec des Rois Mages aux teintes chamarrées...

 

Une autre sur un tapis de plumes avec seulement Marie, Joseph et l'enfant Jésus...

 

On aime aussi cette petite crèche avec des santons de tissu : les Rois Mages, le berger et ses moutons, un ange au dessus de la bergerie et de la scène de la nativité...

 

Ou encore cette crèche toute simple actualisée, sous l'arche d'un pont, avec cette inscription : Noël dans la rue... on pense alors à tous les sans abris qui souffrent des rigueurs de l'hiver en cette période de fêtes de Noël...

 

Et celle belle crèche dorée où les personnages apparaissent en ombres chinoises...

 

Ou encore, cette crèche aux couleurs vives façonnée d'une mosaïque de perles...

 

Et aussi cette crèche où les personnages sont découpés dans du carton...

 

Très originale également : cette crèche en bois constituée de galets sur lesquels sont dessinés les personnages...

 

Et bien sûr, la crèche de Camargue avec un cheval qui galope... et sur une cabane, la croix camarguaise qui est constituée des trois symboles de la Camargue, représentant chacun une des trois vertus théologales du christianisme : Les tridents évoquent la profession des gardians et incarnent la foi. Le cœur, au centre, véhicule la notion de charité. L'ancre, attribut des pêcheurs, symbolise l'espérance.

 

Magnifique aussi et pleine de créativité, cette crèche constituée de bouchons de liège...

 

Ou encore cette crèche peinte sur une toile sur un fond bleu, avec une étoile qui scintille et juste à côté, ce message : "Cette peinture de la nativité a été créée à partir des empreintes de mon fils. Chaque trace, chaque couleur porte l'innocence de ses petites mains et pieds, et raconte la simplicité émerveillée de Noël.

Une oeuvre où la douceur de l'enfance rencontre le mystère de la naissance du Christ..."

 

Un bien joli message qui symbolise à merveille ce que représente Noël pour beaucoup de gens...

 

 

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21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 12:53
De roche et d'eau...

On ne dira jamais assez la magie de l'eau !

Quand roche et eau se rencontrent, s'effleurent ou se heurtent, se mêlent, échangent substances et ondes... cela donne une belle exposition vue au Carré d'Art de Nîmes. 

Florence Barbéris et Sylvie Deparis par leurs œuvres, dessins, estampes, photographies et installations, révèlent  un monde du sensible où roche et eau se rencontrent...

On y découvrait des pierres sculptées par l'eau,  mises en valeur et magnifiées par des touches de résine grâce au travail de Sylvie Deparis.

Une autre pierre encore creusée par la dynamique de l'eau était représentée avec une cordelette aux méandres ondoyants...

Plus loin, des pierres peintes par Florence Barbéris, aux teintes dorées... des schistes couleur d'ambre, avec des zincs gravés à l'eau forte.

Des textes accompagnaient cette exposition, par exemple ce texte de Lao Tseu, philosophe chinois :

"Rien n'est plus souple au monde et plus faible que l'eau

Mais pour dissoudre le dur et le fort

Rien ne saurait la surpasser" 

 

Ou encore cette magnifique évocation de l'eau de Sylvie Deparis :

"S'écouler, serpenter, se cambrer, 

osciller en boucles et méandres, 

se rassembler, s'élancer

et déferler, 

tournoyer, s'enrouler en volutes,

s'entrelacer en courants spiralés

 

S'apaiser, s'étaler, se répandre,

envelopper,

imprégner, pénétrer, 

s'enfoncer dans les profondeurs, 

s'infiltrer, fuser, goutter, 

éroder et creuser

Puis s'évaporer, s'élever en nuées, 

émaner, s'exhaler"

On croirait voir sous nos yeux tous les mouvements et toutes les métamorphoses de l'eau...

Et aussi :

"Suivre des yeux les lignes de la roche, ses arêtes vives, ses courbes, son grain, ses fissures et anfractuosités. Le regard passe là où l'eau a creusé des nids pour ses méandres indéfiniment formés et défaits. Lente pénétration, danse inversée du yin-yang, l’eau creuse le roc."

 

On pouvait admirer aussi des impressions sur tissus de Sylvie Deparis, reproduisant les mouvements ondoyants de l'eau... ou encore de somptueuses photographies des flux et reflux de l'Estéron,  rivière  située dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est le troisième plus important affluent du Var.

 

Les photos de pierres sur fond noir nous les présentaient comme de véritables oeuvres d'art : des pierres aux formes variées, aux teintes nuancées avec cette citation de Roger Callois : "Toute pierre est une montagne en puissance."

 

On découvrait aussi des strates de roches photographiées sur plexiglass par Sylvie Deparis...

 

Un diaporama et une vidéo de Florence Barbéris complétaient cette exposition et  nous montraient les mouvements  tumultueux et variés de l'eau...

 

 

 

 

 

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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 12:12
La Symphonie des éclairs...

 

Ecouter dans le ciel la symphonie des éclairs, tel est le rêve formulé dans cette chanson... un rêve fou qui paraît inaccessible... et ce rêve, curieusement, n'est pas d'atteindre la stratosphère où "Il fait toujours beau au dessus des nuages..." Ce n'est pas l'harmonie du beau temps qui est recherché... c'est le mauvais temps, c'est la tempête... "l'orage, la pluie".

Le rêve c'est de se transformer en oiseau, comme le montre la subordonnée de condition : "Mais moi si j'étais un oiseau"..., et le rêve c'est de "danser sous l'orage", de "traverser les nuages", pour aller "écouter sous la pluie la symphonie des éclairs." L'oiseau, symbole de liberté peut représenter la capacité à surmonter les obstacles et les difficultés de la vie et à trouver la force intérieure pour danser même sous la pluie.

Etrange rêve ! Un rêve de turbulences qui semblent valorisées comme le montrent le verbe "danser" et la belle image de la "symphonie des éclairs" : le terme symphonie évoquant un ensemble musical harmonieux.

 La "symphonie des éclairs" et les "mélodies qui s'échappent du vent" symbolisent, en fait, la capacité de transformer la douleur et les difficultés en art et en beauté. La musique devient ainsi un moyen d'expression pour partager ses émotions et toucher les autres.

Ce rêve de turbulences est assumé et affirmé avec force puisque la première strophe qui est en même temps le refrain fait intervenir la première personne du singulier : "moi, je".

 

Soudain, sans transition, c'est la troisième personne du singulier "elle" qui est utilisée dans le couplet suivant, comme une distanciation qui se fait, avec un retour sur le passé, et sur le temps de la "plus tendre enfance"... et c'est une sorte de tempête intérieure qui est, cette fois, suggérée avec le verbe "crier" repris par le nom "ces cris", et par le mot "larmes".... une tempête irrépressible, qui déborde, un trop plein d'émotions, de sensibilité que l'on ne peut "retenir", "pas faute d'essayer".

On suit ensuite l'évolution de l'enfant avec cette expression : "En grandissant, rien ne s'est calmé", et les images de tempête, de pluie reviennent inlassablement...  dès lors cette étrangeté, cette hypersensibilité deviennent un obstacle à la rencontre des autres, à l'amour.

La chanson est donc l’histoire d’une enfant tourmentée, agitée, au point de se nommer elle-même "petite tempête". Ici, contrairement aux vibrations positives du refrain, on est dans les émotions négatives : "larmes, crier, pleurer, ne pas savoir parler, ne pas savoir qui pourrait l’aimer…"

La réflexion s'élargit dans les vers : 

"Personne n'aimerait se retrouver
Au cœur d'une tempête, avouez
Il y a des raisons de pleurer"

La fin de la chanson évoque les pouvoirs libérateurs de l'art et de la musique, car l'art est un partage de sensibilité et d'émotions, l'art, la création  soignent et apaisent...

L'art, la musique parviennent à toucher le coeur des gens : dès lors, les pleurs, la tourmente peuvent devenir sources de créations, de bonheur, de partage.

Dès lors, la tempête, le vent, les pleurs, la tourmente sont associés à des termes valorisants et joyeux : "des mélodies, le coeur des gens, je ferai danser les gens, réchauffer les coeurs, réchauffer mon coeur..."

 

Et le dernier refrain marque la victoire, le triomphe de la lumière et de la joie retrouvée : l'indicatif  a remplacé le conditionnel du premier refrain. L'artiste est devenue un de "ces oiseaux qui nous font danser sous l'orage."

"Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi je suis de ces oiseaux qui nous font danser sous l'orage
Je traverserai tous les nuages pour trouver la lumière
En chantant sous la pluie, la symphonie des éclairs"

 

‍La mélodie oscille entre un rythme haché, heurté dans les couplets et douceur, harmonie, apaisement dans le refrain....

Magnifique chanson, magnifique célébration des pouvoirs de l'art, de la musique qui apaisent !

 

Pour mémoire :

La Symphonie des éclairs est une chanson de l'auteure-compositrice-interprète française Zaho de Sagazan. Elle est sortie le 31 mars 2023 en tant que quatrième titre de son premier album studio éponyme. 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/zaho-de-sagazan/paroles-la-symphonie-des-eclairs

 

 

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27 avril 2025 7 27 /04 /avril /2025 11:52
Des surprises aux Jardins de la Fontaine...


Le parc de la ville offre parfois de belles surprises et des découvertes...

 

Au cours d'une promenade, je suis tombée en arrêt devant une ligne de panneaux suspendus à un fil : sur un des cartons qui se balançait au vent, on pouvait lire cette question : "Qu'est-ce que l'amitié ?"

Et tout à côté, d'autres panneaux qui étaient autant de réponses à cette question.

 

Comme je m'attardais devant cet étendage insolite, une fillette souriante se mit à m'aborder et m'interroger : "Que représente, pour vous, l'amitié ?"

J'hésitai car il est difficile de définir en quelques mots l'amitié...

"Parce que c'était lui, parce que c'était moi"... c'est ainsi que Montaigne définissait son amitié avec Etienne de La Boétie... montrant que ce sentiment relève souvent de l'indéfinissable. Après avoir réfléchi, je répondis, alors : "L'amitié, c'est une forme de tendresse et de complicité..."

La fillette était ravie de pouvoir installer un nouveau panneau sur le fil tendu entre deux marronniers du jardin...

 

Voilà une belle initiative d'un centre aéré qui permet aux enfants de leur donner confiance, de s'exprimer sur un thème essentiel, d'aller à la rencontre d'inconnus, d'oser poser des questions, une belle ouverture sur les autres.

 

Un autre jour, j'aperçois une artiste peintre qui a établi son chevalet devant le nymphée du jardin : elle peint, à l'ombre d'un tilleul, un des angelots de ce monument qui date du 18ème siècle...

La peinture est naïve, quelque peu maladroite, mais on admire la constance de cette dame qui observe attentivement le décor du nymphée pour en extraire la substance.

Tout à côté, installées sur des bancs, d'autres personnes dessinent au crayon, d'autres décors du nymphée, le motif central... de jolies esquisses au crayon.

L'art s'invite au jardin qui suscite de belles vocations : peindre, dessiner, c'est se livrer à une observation attentive du monde, et de telles activités ont tendance à se perdre...

 

Parfois, c'est un groupe scolaire qui visite le jardin, sous la conduite d'un guide original : il accompagne les adolescents, au son d'une flûte, une musique entraînante qui donne envie de le suivre...

 

Le jardin s'emplit et résonne alors de ces sonorités limpides, la musique envahit l'espace et contribue à la rêverie..

 


 


  

   
 

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18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 10:53
Merveilleuses crèches de Noël !

 

La crèche de Noël : une tradition bien provençale, bien implantée dans le sud de la France... un beau symbole d'espoir, de renouveau... un message de paix, d'amour, de réconciliation... et en ces temps troublés, nous en avons plus que jamais besoin...

 

En Provence, la crèche est souvent placée sous le sapin, entourée de mousse et de branches de houx.

Mais la crèche peut aussi se décliner de façons diverses...

Il existe tout un art de façonner des crèches, et certains font preuve d'une grande inventivité...

Une exposition de crèches était organisée comme chaque année dans une église de Nîmes, l'occasion de découvrir cet art merveilleux de la crèche.

 

On pouvait admirer d'abord une grande crèche traditionnelle, en bois, avec une multitude de santons en argile, un village reconstitué, maisons, pont, rivière, décor champêtre... . Au centre : la grotte illuminée qui abrite l'enfant, Marie, Joseph, le boeuf et l'âne... tout un monde animé et joyeux...

 

Puis, une crèche modeste, avec des santons de laine : la scène essentielle étant représentée, une étable entourée de sapins, la nativité, un berger et deux moutons, les trois Rois Mages... une crèche colorée, simple, avec un petit ange sur le toit en bois de l'étable...

 

A côté, une nativité peinte stylisée avec Joseph, Marie et l'enfant Jésus au milieu de photos réalistes de guerre et de destructions, une façon de rappeler une actualité hélas tragique dans le monde.

 

On est surpris, ensuite, par une crèche moderne aux personnages de forme cubique comme inspirée par des peintures de Picasso... une crèche haute en couleurs avec la scène centrale de la nativité et les trois Rois Mages...

 

Puis, on s'attarde devant une crèche stylisée, simplifiée : les silhouettes de Marie, Joseph, du boeuf, de l'âne et quelques moutons tout autour, en carton recouverts de morceaux de laine...

 

Autre curiosité : une crèche constituée de mini tableaux où sont peints les personnages principaux, le tout posé sur des mosaïques aux tons de bleu.

 

Etonnante crèche encore fabriquée avec des pâtes alimentaires ! On admire le berceau de l'enfant Jésus constitué d'un entrelacs de pâtes, la coiffe de Marie, les Rois Mages et leurs petites capes...

 

Plus loin, encore une crèche stylisée : les Rois Mages en majesté, couronnés d'or, représentés en mouvement, s'avançant vers l'enfant, avec à côté un mouton, un chameau, une scène très orientale... le tout présenté sur de la paille et une gerbe de blé.

 

On découvre encore une crèche humble dans un petit panier rond surmonté d'une étoile, une crèche centrée sur la nativité qui attire les regards par sa simplicité et ses couleurs vives d'or et de bleu... tout autour des branches de lierre ont été déposées...

 

Et comment ne pas admirer cette crèche sur fonds de bouteilles en plastique, éclairés par une lumière bleue sur laquelle se détachent Marie, portant l'enfant Jésus et Joseph, entourés de quelques moutons ? Tout autour des plumetis vaporeux qui donnent une grande poésie et une extrême douceur à la scène...

 

D'autres crèches encore, plus modestes, l'une en bois, l'autre tendue de toile de jute... et une autre en coquillages, une autre en papiers pliés, une autre avec des rondins de bois, et des santons en bois habillés de tissus colorés...

 

Une exposition où on pouvait admirer toute l'inventivité de ces créateurs de crèches... Bravo et merci à eux !

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 10:32
La beauté donne du sens à nos vies...

 

Comment donner du sens à la vie ? Chacun a sa propre réponse, sans doute... mais c'est indéniablement la beauté qui nous environne qui peut donner du sens à nos vies...

La beauté de la nature, de l'art aussi qui s'inspire souvent de la nature, la peinture, la musique, la poésie, la littérature...

"Marcher dans la campagne, regarder les arbres, regarder la nature, c'est ce qu'il y a de plus beau, c'est la plus belle leçon de vie. Il faut qu'on réapprenne ça. C'est cela aussi le sens de nos vies... réapprendre la nature, la respecter, la regarder, la comprendre. C'est là où ça se passe." témoigne Valérie Perrin sur le plateau de l'émission La Grande Librairie.

 

"C'est tout à fait vrai. On est dans une époque assez curieuse où l'on parle beaucoup de nature et d'écologie, mais finalement on vit en permanence dans des bulles où les seules réalités naturelles, ce sont nos corps, ce sont les corps humains, ici et partout, dans chaque bureau, dans chaque espace de travail, on est très souvent dans le système...

Dans toute une série de lieux, la tendance de l'humanité est de s'insulariser, de constituer des îlots déconnectés de la nature, alors que la nature apaise complètement les angoisses sur le sens de la vie..." renchérit le philosophe Pascal Chabaud.

 

Regarder la nature, oui, c'est aussi la garder, la préserver, la révérer... et la retrouver dans toutes ses dimensions, à travers les différentes saisons... l'automne et ses couleurs flamboyantes, l'hiver et ses splendeurs de neige, le printemps et ses merveilleuses éclosions, l'été et ses paysages solaires...

"Quelle paix me procurent ces rencontres avec la beauté ! J'abandonne les buts et les résultats, je ne pense plus en termes de réussite ou d'échec. Le monde et moi faisons connaissance- "Enchanté ! De même".

Nul besoin d'intermédiaire ni d'écrans : le beau qu'il soit culturel ou naturel est l'une des dernières expériences immédiates que nous puissions faire." écrit Laurence Devillairs dans son ouvrage La splendeur du monde.

 

Comment ne pas souscrire à une telle déclaration ?

La nature est une source inépuisable d'émerveillements : il nous faut retrouver ce contact avec la nature, source de bonheurs et de bien-être...

Entourés d'images de synthèse, de photographies générées par l'IA, nous oublions trop souvent d'observer ce monde merveilleux de la nature.

On voit de plus en plus de gens qui marchent les yeux rivés sur leur portable, sans se préoccuper du monde qui les entoure... il est temps de lever les yeux et de redécouvrir la splendeur du monde !

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6591161-pascal-chabot-agnes-jaoui-marianne-chaillan-etienne-kern-valerie-perrin.html

 

Photos : rosemar et Christelle

La beauté donne du sens à nos vies...
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13 octobre 2024 7 13 /10 /octobre /2024 12:09
Tous les chemins mènent à Nîmes...

Une exposition intitulée" Tous les chemins mènent à Nîmes... " mettait en lumière le travail d'une vingtaine d'artisans, créateurs et artistes autour du thème des chemins et itinéraires. Les visiteurs pouvaient explorer des parcours fascinants :  la découverte de la ville de Nîmes à travers des photographies, le textile des Cévennes à Nîmes, un voyage " de l'Égypte à Nîmes ", etc.

 

On découvrait d'abord différents lieux de la ville de Nîmes grâce à des photographies de Dominique Marck : la fontaine Pradier, les Arènes et le palais de justice, le dôme du lycée Daudet, les allées Jean Jaurès, des photographies retravaillées au laser.

Plus loin, un buste en terre posé sur un tapis de mousse,  intitulé De la terre au Ciel, réalisé par Christine Couturier et Corinne Ballester. Ce buste représentait le patrimoine végétal et était commenté ainsi :

"Nous avons longtemps vécu au contact de la nature, avant de nous en éloigner. Aujourd'hui, près de 70% de la population vivent dans les villes, contre seulement 15% en 1900.

Habitué à la nature, notre cerveau s'adapte difficilement à un nouvel espace de vie totalement artificiel. Notre cerveau a besoin de nature, c'est une source de bonne santé, de bien-être psychologique.

En fait, il est possible de comparer notre cerveau à un immense végétal, où les neurones seraient de petites plantes qui s'entremêleraient en des réseaux complexes.

On perçoit un lien entre le système racinaire des arbres et celui de notre cerveau. Les plantes fonctionnent sur le même modèle que notre cerveau.

Acceptons la part de végétal en nous !"

De fait, il nous faut retrouver ce contact avec ce monde végétal dont nous ignorons beaucoup trop de choses...

Plus loin, on pouvait admirer le travail de Jean-Claude Richard, révélateur de racines... de magnifiques bois lustrés aux formes biscornues, parcourus de veines, qui deviennent de vrais objets d'art...

Plus loin encore, on découvrait des surtouts de table, à l'effigie des arcades des Arènes de Nîmes, de Guillaume Brunelière... ces surtouts sont aussi parfois ornés du crocodile nîmois.

On aimait cet espace consacré à l'art de la fresque avec des extraits de la grande fresque murale de la Villa des Mystères à Pompéi.

Et encore ce tableau de Catherine Maury représentant Cléopâtre, intitulé de l'Egypte à Nîmes... Sans la défaite d 'Antoine et de Cléopâtre contre Octave, devenu l'empereur Auguste, l'emblème de la ville de Nîmes n'existerait pas. Rappelons que cet emblème représente un crocodile enchaîné à un palmier, symbolisant la soumission de l'Egypte à Rome...

Le visiteur était aussi invité à suivre le chemin de la soie des Cévennes à Nîmes... avec en plus des oeuvres d'art associées à de la soie : une céramique de Francine Grand représentant une femme dans un écrin de soie, des cocons de lumières de Guylaine Ragheboom, fabriqués avec du papier de soie collé ou encore un tableau de France Mondello où l'on découvrait un ver à soie et des cocons...

et aussi un arbre réalisé avec des matériaux de récupération, décoré de magnifiques papillons colorés, en broderie rigidifiée et avec des feuilles recouvertes de papier de soie collé.

 

En plus des oeuvres exposées, cette manifestation offrait une opportunité unique de découvrir l'architecture et l'histoire de l' hôtel particulier où était présentée l'exposition, avec des photographies et des documents d'archives.. cet hôtel particulier fut  construit par le docteur Cincinnatus Fontaine en 1847.

Cette exposition a été présentée dans le cadre des Journées du patrimoine...

 

 

 

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9 octobre 2024 3 09 /10 /octobre /2024 09:24
"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Kamel Daoud, invité de l'émission La Grande librairie, le mercredi 18 septembre, a délivré un message essentiel...

"Je ne crois pas que le passé existe, je crois à des récits sur le passé et j'ai envie d'avoir le mien... donc, quand on est né dans un pays comme l'Algérie, c'est une véritable question. Est-ce que c'est le passé qui doit vivre, ou est-ce que c'est moi ?"

"Est-ce que c'est une douleur de le regarder, parfois ?" interroge alors Augustin Trapenard.

"Non, c'est de la colère. Les morts prennent parfois trop de place, les sépultures, les monuments... alors que le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Le présent, un cadeau : voilà une magnifique leçon de vie !

Et honorer les ancêtres, tous ceux qui nous ont précédés, c'est vivre avec amour ce présent... habiter pleinement le présent.

"Ma maison, c'est le présent" dit encore Kamel Daoud.

Et il ajoute : "Les morts sont morts pour que nous vivions deux fois, trois fois, quatre fois, dix mille fois, ils ne sont pas morts pour que nous les imitions, ils nous regardent peut-être de l'autre côté pour que nous menions la fête jusqu'au bout, pour qu'on fasse des cérémonies, qu'on fasse des jeux, que l'on boive, que l'on vive, que l'on aime et que l'on se dépense... c'est fait pour ça, et nous devons mener deux vies, chaque fois que l'on perd quelqu'un."

Carpe diem, Cueille le jour ! disaient les anciens... profite de l'instant présent... car seul le présent existe vraiment, le passé est révolu, le futur n'est pas accompli.

"Age quod agis, Fais ce que tu fais..." disaient encore les Romains...

 

 Habiter le présent, n'est-ce pas là une des clefs du bonheur ?

L'habiter avec attention, bien sûr et non pas se laisser aller à l'accélération du temps, à cette frénésie du monde moderne qui nous emporte vers de vaines distractions, des jeux vidéo sans intérêt, des publicités, des films violents, des écrans factices, une consommation débridée...

 

Habiter le présent, c'est sans doute, s'étonner, s'émerveiller devant la nature, se livrer à la contemplation des êtres et des choses qui nous entourent.

Retrouver le bonheur de toutes les sensations visuelle, olfactive, auditive, tactile, gustative... bien souvent, nous nous contentons de la sensation visuelle, en oubliant les autres...

 

Goûter le bonheur de l'instant, savoir savourer une lecture, lire, relire, savoir apprécier une musique, une chanson, un spectacle, un paysage, une oeuvre d'art, prendre le temps de savourer les petits plaisirs de la vie.

S'intéresser aux merveilles de la vie...

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6457532-emission-du-mercredi-18-septembre-2024.html

 

 

 

"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."
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5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 09:11
Etre attentif à la beauté...

 

La beauté est présente partout : dans la nature, dans un air de musique, dans un tableau, un spectacle de théâtre, etc.

Mais souvent, dans notre monde moderne, nous ne savons plus être attentifs à la beauté : bousculés et emportés dans un monde d'images qui défilent, nous ne savons plus contempler ce qui est beau, toutes les splendeurs du monde...

Un coucher de soleil, une fleur, un paysage, un oiseau, la forme des nuages, les arbres, le murmure des oiseaux, celui de l'eau qui ruisselle, une lecture, une belle musique...

Or, la beauté est essentielle : elle nous apaise, nous console, nous apporte un réconfort unique et si précieux...

La beauté nous aide à vivre...

Emportés par un flot d'informations souvent malheureuses, nous oublions de regarder ce qui nous entoure, nous oublions souvent de cultiver la beauté.

 

Comme l'écrit si bien Laurence Devillairs dans son ouvrage La Splendeur du Monde :"On nous propose toutes sortes d'exercices spirituels et de sagesse, censés nous faire méditer, changer, nous améliorer. Mais on néglige les exercices esthétiques, l'éducation à la beauté, tout ce qui permettrait d'ouvrir et d'aiguiser notre sensibilité. Parce que voir s'apprend, et que voir est une expérience incomparable où se mêlent tous les sens, le corps et l'intelligence aussi.

 

C'est cette conviction que je voudrais partager, parce que je l'ai éprouvée : au quotidien, l'attention au beau qui m'entoure m'a transformée. C'est la plus certaine des consolations, le plus immédiat des bonheurs.

La splendeur du monde est là, à portée de regard, et je l'avoue sans hésiter, c'est pour moi l'une des dernières raisons d'espérer..."

 

Trop souvent, la beauté nous échappe, nous ne savons plus la voir : le regard émoussé par une multitude d'images, la beauté évidente du monde ne nous touche plus.

Il nous faut réapprendre à voir, à écouter, à sentir et ressentir... Il nous faut prendre le temps de contempler, de goûter, de savourer le monde et ses splendeurs..

 

Et Laurence Devillairs ajoute : "Il n'y aura pas de défense de la nature, sans rapport esthétique à la nature. D'abord il faut se dire : c'est beau et quand on dit : c'est beau, il y a quelque chose d'éthique, de moral, d'existentiel et d'écologique qui se passe. Donc l'écologie, elle devra être esthétique ou elle ne sera pas..."

 

 

 

A lire : La Splendeur du Monde de Laurence Devillairs

 

https://www.babelio.com/livres/Devillairs-La-splendeur-du-monde-Aller-a-la-rencontre-de-la-/1651705

 

 

 

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17 mai 2024 5 17 /05 /mai /2024 11:39
Journées romaines...

Comme chaque année, au début du mois de mai, Nîmes est redevenue une ville romaine : avec son fort de légionnaires, des spectacles variés mettant en scène des Romains et des Barbares, des animations qui permettaient de découvrir la vie des Romains, leurs différentes activités...

 

Cette année, c'est le personnage de Germanicus qui était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans les Arènes de la ville : Germanicus était un général très admiré et très populaire, qu'on a souvent comparé à Alexandre le Grand. Dans un décor exceptionnel, plus de 600 reconstituteurs venus de toute l’Europe ont fait  revivre l'histoire de la bataille de Teutobourg,  aussi appelée "massacre de Varus"  ou "massacre d'Arminius". Cette bataille a opposé en septembre 9 apr. J.-C., dans la forêt de Teutobourg, trois légions romaines commandées par Varus, gouverneur de Germanie, et une coalition de tribus germaniques ayant bénéficié de la trahison d'Arminius, commandant des troupes auxiliaires de Varus, prince chérusque éduqué à Rome, fait citoyen romain et formé dans l'armée romaine.

 

Cette bataille se solde par un désastre pour les Romains, la destruction des trois légions engagées dans l'opération. Malgré plusieurs campagnes au cours des années qui suivent, les Romains, alors dirigés par l'empereur Auguste, renoncent rapidement à leurs projets d'expansion dans les territoires situés à l'est du Rhin et instituent le système du limes.

 

À trente ans, (en 14) Germanicus se trouve à la tête de huit légions en Germanie pour venger la défaite infligée par Arminius à Varus, cinq ans auparavant. Il réussit à pacifier momentanément cette turbulente province jusqu'à l'Elbe. À la mort d'Auguste, les légions romaines proclament Germanicus empereur. Mais celui-ci, légaliste, refuse cette charge.

C'est donc Germanicus, homme politique romain,  auteur d'importantes victoires contre les Germains qui était la vedette des Journées romaines de Nîmes...

 

De nombreux spectacles étaient accessibles aux Nîmois :

Soudain, on voyait défiler dans la ville une légion romaine, en costumes d'époque, en armes, bouclier à la main...

Un fort romain construit près des Jardins de la Fontaine était ouvert aux visiteurs : on y découvrait, par exemple, l'art de la fresque, des portraits, de magnifiques natures mortes, l'art de la poterie avec des vases étrusques, des lampes à huile, des céramiques décorées, des bijoux, l'art du tissage, le travail du cuir.

 

Un stand était réservé à la table romaine : légumineuses, lentilles, pois chiches, fèves, légumes, carottes, oignons, haricots, figues, huile d'olive...

"Les légumineuses, consommées par tous, étaient extrêmement populaires, puisqu'elles conjuguent tous les atouts : idéales pour la culture, quelle que soit la nature du sol, économiques, faciles à conserver, à transporter, roboratives à l'envi, elles sont aussi simples à cuisiner...", nous dit Martine Quinot Muracciole dans son ouvrage intitulé Rome, côté cuisine.

 

Les enfants pouvaient s'initier au tir à l'arc... ils pouvaient visiter des tentes de légionnaires, avec leurs armes, leur paquetage, leurs bagages...

On pouvait aussi s'intéresser à la religion, la magie... aux jeux des enfants romains : jeux à damier, osselets, toupies...

On pouvait découvrir les instruments de musique de la Rome antique : la flûte double, le tambourin, la lyre, le sistre.

 

Plus loin dans les Jardins, un atelier de couronnes végétales où les enfants pouvaient eux-mêmes composer ces couronnes.

Des enfants armés d'épées en bois et de bouclier simulaient des combats... 

Plus loin, un atelier de magie et de divination chez les Germains...

 

Un peu partout dans la ville, des spectacles consacrés à Germanicus, spectacles sérieux ou complètement loufoques permettaient dans tous les cas de s'intéresser à l'histoire romaine de Germanicus et de ceux qu'on appelait alors les Barbares...

 

 

 

 

 

 

 

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