Donald Trump avait encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que "l’aide était en route", sans plus de précisions.
Après les avoir lancés dans les rues, Trump a finalement renoncé à intervenir : il aurait obtenu de la part du régime iranien la suspension des exécutions prévues... c'est en tout cas le prétexte qu'il a donné...
"Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés" : à la frontière irakienne, des Iraniens se confient sur ce qu'ils vivent à l'intérieur du pays...
La répression sanglante contre l'opposition en Iran a-t-elle étouffé la contestation ? Alors que la coupure quasi-totale d'Internet dans le pays nous prive d'images et d'informations, une journaliste a pu recueillir le témoignage de plusieurs Iraniens à la frontière avec l'Irak sur l'ampleur de cette répression.
Dans les montagnes du Kurdistan irakien, à 2 000 mètres d'altitude, se trouve l'un des postes frontières avec l'Iran. Sous le regard de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, des Iraniens des villes frontalières viennent chercher en Irak du répit après le chaos et les centaines de morts des manifestations. Pour la première fois, des journalistes ont pu parler avec eux.
Un couple, dont l'identité a été protégée, nous dit sa désillusion alors que le régime a tremblé mais tient toujours debout.
"Le seul espoir du peuple, c'était que les Américains interviennent. Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés. C'est dur. Moi, je ne suis pas sorti manifester. J'ai déjà été arrêté une fois. J'ai trop peur de retourner en prison", assure l'homme.
Dans un Iran traditionnellement nationaliste, cet appel aux États-Unis est une première et loin d'être un cas isolé. Des confessions difficiles à obtenir auprès d'Iraniens, qui vivent traqués...
"Il y a des caméras sur le mur là. Ils peuvent me localiser et venir me chercher. Il faut qu'on bouge", signale un commerçant. Sur ses gardes, il vient se fournir en Irak, mais son activité est aujourd'hui menacée.
"Je vendais mes produits sur Internet et maintenant que le réseau est coupé, je dois me débrouiller. On ne peut plus se connecter avec notre pays. Ça aurait été mieux si Trump avait attaqué", juge-t-il.
Un autre commerçant a appris aujourd'hui, comme les autres Iraniens, que les réseaux Internet seraient certainement coupés jusqu'à fin mars.
"On est comme une nouvelle Corée du Nord, la Corée du Nord numéro 2", déplore-t-il.
Ce qui frappe à ce poste frontière, c'est la terreur de ces Iraniens qui ont accepté de parler, face au climat de répression et à la menace accrue de représailles."
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