Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 juillet 2026 1 06 /07 /juillet /2026 11:44
Rébellion au sein de l'armée russe ?

"Vladimir Poutine plus que jamais sous pression. La Russie, déjà affaiblie par les frappes ukrainiennes, fait face à un début de rébellion au sein de son armée. Un vétéran a directement interpellé le chef du Kremlin en le menaçant d'une mutinerie. La vidéo a été vue des millions de fois, et d'autres soldats dénoncent dans des lettres les ordres suicidaires du commandement russe.

 

La vidéo d'un vétéran russe a été vue plus de 19 millions de fois.

Face caméra, il interpelle Vladimir Poutine : "En ce moment, des dizaines, des centaines, des milliers de nos soldats sont enfermés dans des cachots, punis par leur commandant. Si vous ne me recevez pas, l'armée retournera ses armes contre le Kremlin", promet Alexandre Lunin, vétéran de l'armée russe.

Par la suite, le vétéran a affirmé qu'il n'appelait pas un coup d'État, mais voulait alerter le président sur les conditions au sein de l'armée russe. Quelques jours plus tard, l'homme de 39 ans a été arrêté.

La colère monte dans les rangs de l'armée russe. Les soldats eux-mêmes dénoncent par courrier des violences.

Un média d'opposition a pu se procurer 7 000 de ces lettres envoyées aux autorités russes. Des extraits ont été publiés : "Sous mes yeux, ils ont supprimé un homme parce qu'il avait fait preuve de lâcheté. 'Ne me tuez pas !', criait-il à son commandant en suppliant. Ils lui ont tiré dans les genoux, les épaules et la gorge ; on l'entendait seulement s'étouffer dans son sang", raconte l'un des hommes.

 

"Les soldats doivent payer leur commandant s'ils ne veulent pas être tués dès le premier jour".


Dans toutes ces plaintes de soldats, des mots reviennent comme "annulation" pour exécution, "viande" pour chair à canon ou encore "rançon", pour la corruption.

"Les soldats doivent payer leur commandant s'ils ne veulent pas être tués dès le premier jour. Ils doivent aussi les payer s'ils sont malades. Ils paient en toutes circonstances et ils savent parfaitement que leur commandant verse de l'argent aussi à leur supérieur. C'est une véritable pyramide pour faire du fric dans cette guerre", affirme Maxime Kournikov, rédacteur en chef "Echo".

Face à ces accusations, Vladimir Poutine garde le silence. Une étude américaine publiée aujourd'hui estime le nombre de militaires morts à 450 000 côté russe et 150 000 côté ukrainien depuis le début de l'invasion en 2022."

La barbarie s'installe-t-elle au sein de l'armée russe ? Une guerre qui dure trop longtemps entraîne douleurs, exaspération, détresse, abus de toutes sortes...


Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/l-armee-retournera-ses-armes-contre-le-kremlin-une-rebellion-couve-t-elle-dans-les-rangs-des-soldats-russes_8089106.html?drawer=true

 

 

 

Rébellion au sein de l'armée russe ?
Partager cet article
Repost0
4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 10:41
Ukraine : les enfants de la guerre...

Des témoignages bouleversants au cours d'un reportage de France2 au JT de 20 heures : des enfants meurtris, brisés par la guerre que mènent les Russes en Ukraine...

Et on sait combien les traumatismes vécus pendant l'enfance ont un impact profond et délétère...

 

"2025 a été l'année la plus meurtrière pour les civils ukrainiens. Les enfants sont particulièrement traumatisés par les quatre années de guerre. Les orphelins sont parfois recueillis dans des familles d'accueil ukrainiennes, où ils tentent de se reconstruire.

 

Une enfance volée. À 58 ans, Natalia, assistante familiale, accueille cinq enfants qui ont réussi à fuir les territoires ukrainiens occupés par les Russes. La plupart sourient, mais Ivan, 12 ans, a le regard dur. Il y a sept mois, le jeune garçon vivait avec sa mère dans la région de Kherson, lorsqu'elle a été tuée par les Russes sous ses yeux.

"Un jour, il y a un militaire russe qui est venu chez nous. Il voulait de l'alcool. J'étais assis dans la pièce, je jouais avec un éléphant et un ours en peluche. Il parlait avec ma mère. Il voulait la violer. Puis j'ai entendu les tirs. Je me suis allongé par terre. J'ai entendu les coups de feu. Au bout d'un moment, ils se sont arrêtés et ensuite il est parti", raconte-t-il.


Le traumatisme est si fort que l'adolescent bégaie désormais. "Je suis vraiment triste pour lui", confie Natalia en larmes. "Je ne sais même pas comment un enfant peut survivre à une chose pareille. En ayant moi-même vécu l'occupation, je n'arrive pas à imaginer sa douleur", poursuit celle qui l'accueille.

Ivan se retrouve sans sa mère et sans son père, qui n'est plus là non plus. Une association l'a aidé à fuir, et c'est avec Natalia qu'il tente maintenant d'avancer. "Je déteste cette Russie, ce qu'ils font avec nous. On avait tout, la maison, c'était le rêve. Puis on a vécu dans la terreur", dénonce l'assistante familiale.


Valeria a aussi connu la russification à marche forcée. À 16 ans, elle a passé 550 jours dans un camp russe. "Dès mon arrivée, j'ai été prise en photo. On était habillés n'importe comment, en fonction de ce qui arrivait avec l'aide humanitaire. Le photographe venait de Moscou, il nous racontait à quel point la vie était belle en Russie", témoigne-t-elle.

Dans le camp, elle n'a plus le droit de parler ukrainien. Sur ses bulletins scolaires, le russe devient sa langue maternelle et l'histoire de la Russie est une matière fondamentale.

"Les Russes m'ont brisé psychologiquement. Tu ne comprends plus rien. Tu parles ukrainien à la maison et on vient vers toi et on te raconte complètement autre chose. Les Russes sont très doués pour la propagande. Ce camp est devenu mon plus grand traumatisme. Mon caractère a changé. Je suis maintenant très fermée, je le sens", appuie-t-elle.

Valeria est parvenue à quitter le camp en obtenant une place dans un convoi humanitaire. Par chance, les autorités se sont montrées peu regardantes. Valeria et Ivan ne se connaissaient pas. Tous deux partagent désormais un passé douloureux lié à la guerre. Comme eux, 2 000 enfants ukrainiens sont revenus des territoires occupés."

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/ukraine-des-familles-d-accueil-recueillent-les-orphelins-de-la-guerre_7825226.html
 

Ukraine : les enfants de la guerre...
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 10:40
Drame à Minneapolis : meurtre d'Alex Pretti...

 

Aux Etats-Unis, pays où les polarités politiques gouvernent les âmes, vous n'avez pas accès à la même réalité, mais vraiment pas la même selon que vous regardez Fox News ou bien CNN! Le traitement médiatique du drame de Minneapolis est à cet égard exemplaire.

Après quoi les indignations sont telles, y compris au sein du camp Républicain, que ce contexte ébranle la Maison Blanche. Les appels se multiplient pour demander une enquête indépendante après la mort d'un nouveau manifestant lors d’un rassemblement contre les opérations de la police fédérale de l'Immigration (ICE).

Alex Pretti, un infirmier de 37 ans a été abattu samedi à Minneapolis par des agents fédéraux de la police aux frontières, tué alors qu'il était à terre sans défense, et qu'il essayait de protéger une personne violentée. Quelques jours plus tôt, Renee Good était tuée dans son véhicule par un employé de l’ICE. 

Il est un peu plus de 9 heures samedi au milieu d'une rue de Minneapolis, des manifestants s'opposent à une intervention de la police de l'Immigration. Plusieurs témoins filment la scène sous différents angles : on y voit une manifestante poussée au sol par un agent fédéral.

 

Un homme s'interpose : c'est Alex Pretti...

D'après le clan Trump, cet infirmier de 37 ans s'est approché des agents avec un pistolet mais ce n'est pas ce que montrent les images...

Alex Pretti a les mains en l'air et tient son téléphone, l'infirmier a bien un pistolet mais accroché à l'arrière de son jean, une arme qu'il possédait de manière légale...

L'un des agents l'asperge de gaz lacrymogène au visage, sept policiers l'entourent et tentent de le plaquer au sol, le frappent.

Quelqu'un crie : "Gun !" Un huitième policier attrape le pistolet d'Alex Pretti puis au moins dix coups de feu sont entendus.

Selon le Ministère de la sécurité intérieure, les policiers étaient en état de légitime défense !

Un déni pur et simple de la réalité que montrent les images.

Quand on décortique la scène, à aucun moment le manifestant n'a menacé les agents avec son arme.

Pire : au moment des coups de feu, Alex Pretti n'était plus armé, il était plaqué au sol.

 

Pas de quoi déstabiliser les proches de Donald Trump qui qualifient l'infirmier d'assassin qui voulait massacrer les forces de l'ordre.

Mais les images ne trompent pas : Alex Pretti a reçu plusieurs balles dans le dos à bout portant, alors qu'il était au sol et désarmé...

 

Le budget de l'ICE est passé de 10 milliards de dollars avant l'arrivée de Donald Trump au pouvoir à 85 milliards de dollars en 2025. En comparaison, le département de la justice, FBI compris, n'a que 35 milliards. Les effectifs ont aussi doublé et l'unité recrute à tour de bras. "L'Amérique a besoin de vous", vante le site internet. Aucune qualification particulière n'est requise...

Dans des vidéos de promotion, les migrants sont même comparés à des Pokémon qu'il faudrait tous attraper.

Ainsi, la chasse aux migrants devient un jeu !

 

Et devant l'indignation de nombreux Américains,  voilà que Donald Trump a enfin déclaré : "Je surveille toute cette situation, j'aime tout le monde, j'aime notre peuple. J'aime sa famille, et c'est une situation très triste..."

On reconnaît la façon de parler de Trump : il parle comme un môme, un langage simpliste, nivelé par le bas pour séduire le plus grand nombre...

Et après avoir terrorisé sa population, il fait une déclaration d'amour à son peuple !

 

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/police-de-l-immigration-americaine/etats-unis-quels-sont-le-budget-et-les-effectifs-de-l-ice-la-toute-puissante-police-de-l-immigration_7766438.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/repression-en-Iran-plus-de-30000-morts-en-deux-jours-selon-des-sources-internes-8883977

 

Drame à Minneapolis : meurtre d'Alex Pretti...
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2026 1 19 /01 /janvier /2026 12:42
Iran : le désespoir...

Donald Trump avait encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que "l’aide était en route", sans plus de précisions.

Après les avoir lancés dans les rues, Trump a finalement renoncé à intervenir : il aurait obtenu de la part du régime iranien la suspension des exécutions prévues... c'est en tout cas le prétexte qu'il a donné...

"Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés" : à la frontière irakienne, des Iraniens se confient sur ce qu'ils vivent à l'intérieur du pays...

 

La répression sanglante contre l'opposition en Iran a-t-elle étouffé la contestation ? Alors que la coupure quasi-totale d'Internet dans le pays nous prive d'images et d'informations, une  journaliste a pu recueillir le témoignage de plusieurs Iraniens à la frontière avec l'Irak sur l'ampleur de cette répression.

 

Dans les montagnes du Kurdistan irakien, à 2 000 mètres d'altitude, se trouve l'un des postes frontières avec l'Iran. Sous le regard de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, des Iraniens des villes frontalières viennent chercher en Irak du répit après le chaos et les centaines de morts des manifestations. Pour la première fois, des journalistes ont pu parler avec eux.

Un couple, dont l'identité a été protégée, nous dit sa désillusion alors que le régime a tremblé mais tient toujours debout.

"Le seul espoir du peuple, c'était que les Américains interviennent. Maintenant que Trump a reculé, beaucoup de gens sont désespérés. C'est dur. Moi, je ne suis pas sorti manifester. J'ai déjà été arrêté une fois. J'ai trop peur de retourner en prison", assure l'homme.


Dans un Iran traditionnellement nationaliste, cet appel aux États-Unis est une première et loin d'être un cas isolé. Des confessions difficiles à obtenir auprès d'Iraniens, qui vivent traqués...

"Il y a des caméras sur le mur là. Ils peuvent me localiser et venir me chercher. Il faut qu'on bouge", signale un commerçant. Sur ses gardes, il vient se fournir en Irak, mais son activité est aujourd'hui menacée.

"Je vendais mes produits sur Internet et maintenant que le réseau est coupé, je dois me débrouiller. On ne peut plus se connecter avec notre pays. Ça aurait été mieux si Trump avait attaqué", juge-t-il.

Un autre commerçant a appris aujourd'hui, comme les autres Iraniens, que les réseaux Internet seraient certainement coupés jusqu'à fin mars.

"On est comme une nouvelle Corée du Nord, la Corée du Nord numéro 2", déplore-t-il.

 

Ce qui frappe à ce poste frontière, c'est la terreur de ces Iraniens qui ont accepté de  parler, face au climat de répression et à la menace accrue de représailles."


Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/manifestations/maintenant-que-trump-a-recule-beaucoup-de-gens-sont-desesperes-a-la-frontiere-irakienne-des-iraniens-se-confient-en-exclusivite-sur-ce-qu-ils-vivent-a-l-interieur-du-pays_7746319.html

 

 

 

 

Iran : le désespoir...
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2026 1 12 /01 /janvier /2026 12:50
Révolte populaire en Iran...

 

"Des manifestations spontanées ont eu lieu dans le pays, depuis plusieurs jours, pour protester contre la vie chère. Les universités ont ensuite rejoint le mouvement.

 

Sur une vidéo, seul, assis, un individu défie les forces de sécurité du régime des mollahs. En face, les hommes sont armés. Alors que les manifestations sont interdites en Iran, les policiers interviennent. Ils le frappent.

Dans le centre de Téhéran, des projectiles sont lancés. Les forces de l'ordre peinent à maîtriser la situation. Elles ripostent avec des tirs de gaz lacrymogène. Depuis la fin décembre, le peuple est dans la rue et c'est rare en Iran. Le ras-le-bol est immense. Les défilés enflent et les slogans contre le régime fusent.


Tout a commencé, dimanche 28 décembre, dans le plus grand marché pour téléphones portables de la capitale.

Les prix flambent, les commerçants préfèrent stopper les transactions pour éviter les pertes. Mardi encore, ils ont fermé boutique.

Tout le monde est touché par l'inflation : plus de 50 % en un an, des prix exorbitants, même pour du pain ou des œufs. Une étudiante est à bout. "L'objectif de ces manifestations est d'améliorer notre situation. Et ça passe par le renversement de la République islamique. C'est notre but", lance-t-elle.

Mardi 30 décembre, les universités rejoignent le mouvement. Après les revendications sur le pouvoir d'achat, la contestation devient politique.

"Ça craque à tous les niveaux en réalité et c'est ça qui laisse penser que la situation est susceptible de dégénérer de manière encore plus importante. C'est une situation probablement sans précédent depuis le début de la République islamique", indique David Rigoulet-Roze, docteur en sciences politiques et spécialiste de l'Iran.

Mardi 30 décembre dans la soirée, le mouvement s'étend dans plusieurs villes du pays."

 

Les Etats-Unis vont-ils intervenir en soutien de la contestation populaire contre le régime ?

Les manifestations ont fait au moins 192 morts, d'après une ONG. La répression des autorités face à cette vague de contestation populaire est de plus en plus féroce : la police iranienne a annoncé d'importantes arrestations et le président iranien accuse les Etats-Unis de fomenter la révolte alors que Donald Trump s'est dit prêt à aider les manifestants...

Internet et les moyens de communication ont été coupés dans le pays depuis jeudi...


 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/manifestations-en-iran-le-mouvement-de-contestation-sociale-prend-de-l-ampleur_7711435.html

Révolte populaire en Iran...
Partager cet article
Repost0
5 novembre 2025 3 05 /11 /novembre /2025 10:44
Un conflit oublié du monde : la guerre au Soudan...

Il est des guerres dont on ne parle pas : la guerre au Soudan, c'est un conflit oublié du monde... pourtant des massacres ignobles y sont commis contre la population civile.

"Après la prise d'al-Facher au Darfour par les paramilitaires des RSF, des images révèlent des massacres de civils.

 

Les récits et les images qui parviennent du Soudan témoignent d'une situation effroyable. Des massacres et des exactions de masse sont commis contre la population civile au Darfour. L'ONU, mais aussi le pape, les organisations humanitaires tirent la sonnette d'alarme.

 

Sur des vidéos, on voit des Soudanais assis en rang : ils ont été capturés par des combattants paramilitaires. Leur chef, armé, prend le temps de s'adresser à eux avant de les abattre l'un après l'autre.

 

À l'université, le sol est jonché de cadavres. Il ne reste qu'un seul survivant, que les paramilitaires vont exécuter.

 

Des images extrêmement violentes de massacre parviennent du Soudan depuis une semaine depuis que les forces paramilitaires du groupe RSF, opposées à l'armée gouvernementale depuis deux ans, sont entrées dans la ville d'al-Facher, le 26 octobre. Ils ont pris le contrôle de la ville après 18 mois de siège.

 

Les associations humanitaires appellent à agir en urgence. "C'est la plus grande crise humanitaire au monde actuellement. 15 millions de personnes sont déplacées ou réfugiées, 30 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire", témoigne Caroline Bouvard, directrice de Solidarités international au Soudan.

 


Une bataille est engagée pour le contrôle du Darfour dans l'ouest du Soudan. Al-Facher était la dernière grande ville de la région encore contrôlée par l'armée régulière. Aujourd'hui, la population ne sait plus où aller. 65 000 civils auraient fui. 2 000 sont morts en quelques jours selon le gouvernement et peut-être plus.

 

Beaucoup ne seraient pas parvenus à rejoindre les camps de réfugiés. "Ils battaient les hommes, ils ont pris tout ce qu'on avait, ils ne nous ont rien laissé. Une fois arrivés ici, on a appris que les filles du groupe avaient été violées", indique une femme.

 

Une situation alarmante dans une indifférence mondiale dénoncée cette semaine à l'ONU. "Quelqu'un ici peut-il affirmer qu'on ne savait pas que ça allait arriver ? Nous ne pouvons pas entendre les cris, alors que nous sommes assis ici, l'horreur se poursuit", s’indigne Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires de l'ONU.

L'ONU réclame des enquêtes rapides et transparentes et dénonce une terrible escalade du conflit."

Guerre en Ukraine, guerre à Gaza, guerre au Soudan : on voit partout une résurgence de la barbarie... jusqu'où ira la folie des hommes ?
 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/guerre-au-soudan-l-onu-tire-la-sonnette-d-alarme_7591208.html

Un conflit oublié du monde : la guerre au Soudan...
Partager cet article
Repost0
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 12:54
Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées... après le business de la vieillesse, voici celui de la petite enfance... c'est ignoble, indigne d'une société dite civilisée. Une société du fric, une civilisation du veau d'or.

Maltraitances, dysfonctionnements, abus dans des crèches : on retrouve comme dans les EHPAD les ravages de la privatisation et de la financiarisation à outrance dans ce secteur, en l’occurrence celui de la petite enfance. La rentabilité encore et toujours dans les métiers du soin...

Et dans certaines cliniques privées, ce n'est pas mieux : les patients sont mal accueillis, traités comme un bétail.

Et que dire de l'école ? Un métier grignoté et malmené par la logique de ce monde marchand...  Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

"C'est au sein d’une crèche lyonnaise People & Baby qu’un drame s’est produit en juin 2022. Une fillette de 11 mois est morte par empoisonnement après qu'une salariée, excédée par les pleurs, l'a forcée à ingérer un produit caustique, un déboucheur ménager. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, et avait été le point de départ d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), mandatée par le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe. Soit le prédécesseur d'Aurore Bergé."

Si trois semaines après la mort de l’enfant, le groupe People & Baby a préféré parler d’un drame isolé, plutôt que remettre en question les conditions de travail des professionnels au sein de ses établissements, la réalité semble toute autre, d’après les éléments rassemblés par Victor Castanet dans son livre Les Ogres.

Pour ma part, je n'avais pas vu cette information de la mort d'un bébé dans une crèche : a-t-elle été bien diffusée et médiatisée ? C'est gravissime.

"Ainsi, des vidéos mettant encore en évidence des humiliations et des moqueries de la part d’assistantes maternelles dans des crèches font scandale. Un établissement de Saône-et-Loire a été fermé.


Sur une vidéo, un enfant en crèche est coincé dans une boîte, filmé et moqué par son assistante maternelle. À Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), plusieurs vidéos aux propos parfois choquants ont été dévoilées.

"J'ai cru que j'allais le buter !" dit, par exemple, une assistante maternelle...

Des images enregistrées par les assistantes maternelles elles-mêmes et découvertes par les parents avec effroi.

Quand la garderie devient un enfer dans le plus grand secret...

"Moi, quand j'emmenais mon enfant, il hurlait, il ne voulait pas rentrer... sur le coup, on ne se rendait pas compte, on n'était au courant de rien." explique une mère.

"On découvre des vidéos des enfants qui sont maltraités psychologiquement, qui sont humiliés, des choses qui sont complètement aberrantes et inappropriées professionnellement parlant..." témoigne une autre mère.

 Les faits se seraient déroulés entre décembre et juillet dernier alors que l’établissement venait d’ouvrir ses portes.

Depuis, une enquête de la protection maternelle et infantile est en cours. Quatre mains courantes ont été déposées et les quatre assistantes maternelles ont perdu leur agrément. 

Insuffisant pour une maman qui témoigne : "Moi, je souhaite qu'elles soient punies, je souhaite que tout cela se sache, parce qu'actuellement elles peuvent garder d'autres enfants en tant que nounous."

 Une nouvelle affaire quelques jours après les révélations de maltraitance visant plusieurs groupes de garderies comme People&baby. Par mesure de précaution, l’établissement de Montceau-les-Mines a fermé ses portes."

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/creches-privees-soupcons-de-maltraitance-dans-un-etablissement-de-saone-et-loire_6794353.html

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/les-ogres-les-revelations-chocs-de-victor-castanet-sur-les-creches-privees-18-09-2024-2570610_23.php

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/creches-people-baby-le-proces-de-deux-ex-directrices-pris-dans-la-tempete-mediatique_239992.html

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...
Partager cet article
Repost0
22 avril 2024 1 22 /04 /avril /2024 11:25
Iran : la répression s'accentue...

 

"Depuis l'attaque de l'Iran menée contre Israël dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 avril, le régime iranien accentue la répression contre les femmes qui ne portent pas le voile. Face à ce durcissement, la population résiste autant que possible.


Sur une vidéo, on voit des femmes brutalement arrêtées par la police dans les rues de Téhéran parce qu'elles ne portent pas le voile, on entend des cris de protestation et on perçoit l'impuissance de ceux qui filment. Des scènes similaires se multiplient dans la capitale iranienne depuis samedi 13 avril, depuis que la police a annoncé renforcer ses contrôles sur le port obligatoire du foulard. Comment expliquer le durcissement du régime iranien après des mois de relative tolérance ?

Un journaliste local a interrogé des femmes confrontées à cette nouvelle répression... une architecte de 35 ans ne porte plus le voile depuis plusieurs mois... selon elle, ce raidissement est lié aux tensions avec Israël.

Mais, à Téhéran, elle continue de conduire, les cheveux découverts, malgré le danger...

Elle témoigne : "Si on est arrêté au volant sans le foulard, on sait qu'on n'a plus le choix et qu'on va suivre un stage pour apprendre à bien le porter... c'est la seule façon de récupérer notre véhicule qui est saisi. C'est un comble pour nous ! Le gouvernement fait ça pour mettre la pression sur la population et pour détourner la population du conflit avec Israël."

Une démonstration de force de la ligne dure du régime iranien, visible avec la présence accrue de policiers à chaque carrefour de Téhéran...

Prise au piège, une majorité de la population continue de résister et la solidarité se manifeste par tous les moyens.

Sur les réseaux sociaux, les internautes se livrent des conseils pour résister à la répression.

"Comment réagir, si la police des moeurs vous interpelle ? C'est un tutoriel : à l'aide de l'intelligence artificielle qui circule sur les réseaux sociaux, des conseils sont donnés en cas d'arrestation :

"Appelez les autres à l'aide, filmez", il y a même des schémas pour apprendre à s'échapper...

Dans un clip militant, les femmes finissent par gagner leur droit de choisir...

 

Le soir, à l'abri des regards sur les hauteurs de Téhéran, la jeunesse iranienne veut encore continuer d'y croire... les femmes se dévoilent, des couples s'embrassent librement.

Mais une Iranienne de 40 ans, comme beaucoup d'autres,  craint le durcissement de ces derniers jours :

"Depuis l'attaque sur Israël, on est très stressé, on a peur d'un nouveau conflit, et la vraie guerre ici, c'est celle que les autorités mènent dans les rues contre les femmes pour nous contrôler... en fait, on subit une double guerre."

Face à face, plus que jamais, un état qui se raidit et une population excédée qui pourrait de nouveau se rebeller..."

Des lois qui sont la négation de la vie : interdiction de faire la fête, de chanter, interdiction de danser, et même pour les filles, interdiction de penser...

 

Source :
 

https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/iran-au-c-ur-d-une-population-sous-tension_6494582.html

Iran : la répression s'accentue...
Partager cet article
Repost0
27 mars 2024 3 27 /03 /mars /2024 10:23
Russie : médiatisation et banalisation de la violence...

 

"Des terroristes, des islamistes radicaux arrêtés en Russie par le FSB : quatre premiers suspects ont été présentés devant un juge, trois jours après la fusillade à Moscou qui a tué au moins 139 personnes. Les terroristes présumés ont été passés à tabac durant leur interrogatoire, une pratique courante en Russie.

 

Sur les images, les quatre suspects présentent des visages d’hommes qui ont été durement battus. Il manque un bout d’oreille à l’un d’entre eux. Un autre est figé dans un fauteuil roulant, presque inanimé. En Russie, de nombreux commentateurs ont souligné, sans s’offusquer, ces traces évidentes de torture, une pratique banale dans les commissariats et les prisons russes.

 

"Cela fait vingt ans que je documente des actes de torture à l’électricité sur les parties génitales et d’amputation de bouts d’oreille, observe une défenseure russe des droits humains. En Ukraine et en Syrie, on avait déjà vu des vidéos exposées sur les réseaux sociaux." 

 

Un néonazi notoire appartenant à la milice Roussitch s’est vanté d’avoir coupé un bout de l’oreille d’un des suspects arrêtés dimanche. Il a ensuite mis aux enchères le couteau utilisé avec les traces de sang.

 

Après les attentats du World Trade Center, les États-Unis avaient également été accusés de recourir à des formes de torture (simulation de noyade, exposition au bruit, privations de sommeil, froids ou chaleurs extrêmes…) dans des centres à l’étranger ou à Guantanamo, en utilisant des failles dans le droit national. Les États-Unis comme la Russie ont pourtant ratifié dans les années 1980 la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants."

 

Des pratiques barbares et indignes, des violences d'un autre temps...

En ce qui concerne la Russie, ces violences sont exhibées, montrées en exemple. On a vu les visages tuméfiés de ces suspects arrêtés par les Russes.

Interrogé par les journalistes sur ces allégations de torture, Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, n’a fait aucun commentaire. "Je laisserai cette question sans réponse", s’est-il contenté de déclarer.

Un refus de s'exprimer sur le sujet... un silence qui en dit long...

 

"La torture par les institutions policières et carcérales est documentée en Russie depuis de longues années grâce aux ONG et aux médias", témoigne Anna Colin Lebedev, chercheuse en sciences politiques et spécialiste des sociétés post-soviétiques...

 

Source :

 

https://www.la-croix.com/international/attentats-de-moscou-la-russie-assume-le-recours-a-la-torture-20240325

 

 

Russie : médiatisation et banalisation de la violence...
Partager cet article
Repost0
28 février 2024 3 28 /02 /février /2024 10:34
Goulag et colonies pénitentiaires...

 

"Historiquement, bien entendu, le goulag a une existence limitée dans le temps de l'URSS entre les années 1920 et les années 1960.

Pourtant, la mort récente d'Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique a rappelé, ne serait-ce que géographiquement, l'implantation des camps de travail de la période stalinienne. C'est le durcissement du régime de Vladimir Poutine vis à vis de ses opposants qui provoque aujourd'hui une réflexion renouvelée sur les méthodes répressives utilisées dans la Russie contemporaine.

 

"Mon message, dans le cas où je serais tué, est très simple : Ne pas abandonner. Ecoutez, j'ai quelque chose de très important à vous dire : je vous interdis d'abandonner. S'ils décident de me tuer, cela signifie que nous sommes extrêmement puissants... nous devons faire usage de ce pouvoir, ne pas oublier, nous souvenir que nous sommes un immense pouvoir. Un pouvoir qui est oppressé par ces mauvaises personnes. Nous ne nous rendons pas compte de la force que nous possédons. C'est la passivité des personnes justes qui permet au mal de triompher. Donc, ne restez pas sans rien faire."

C'est ainsi que s'exprimait Alexeï Navalny dans sa lutte contre la répression du régime russe...

 

Sa mère a enfin réussi à voir le cadavre de son fils, mais elle accuse les enquêteurs russes de chantage à propos des funérailles d'Alexeï Navalny, déclarant qu'ils tentaient de la forcer d'enterrer son fils en secret, sans cérémonie, ce qu'elle dit avoir refusé...

Une question se pose alors : Peut-on encore parler de goulag dans la Russie actuelle ?

Luba Jurgenson, professeur de littérature russe  analyse les similitudes qui permettent de rapprocher le goulag du XXe siècle du système pénitentiaire actuel : "L'institution cesse d'exister après la mort de Staline, mais les pratiques sont toujours là à l'époque de Khrouchtchev, de Brejnev, et finalement ne se sont jamais totalement éteintes. Et certaines de ces pratiques sont aujourd'hui recyclées. En sachant encore une fois que les goulags pouvaient être très différents. Donc lorsque l’on parle de cette postérité, on parle d'un éventail de pratiques très diverses. Mais la première chose qui fait penser au goulag, c'est la géographie. Il s'agit d'éloigner les personnes indésirables et de les mettre dans des conditions de vie vraiment extrêmes, aussi bien climatiques que sur le plan du traitement.

La configuration des espaces fait aussi penser au camp du goulag, puisqu'on est dans des colonies pénitentiaires qui ressemblent à des sortes de camps... il y a bien sûr des différences : les colonies pénitentiaires d'aujourd'hui ne sont pas un acteur économique de la vie russe, au même titre que l'était le goulag qui était une véritable force économique, elles sont en revanche un acteur de la guerre, puisqu'on y recrute des criminels de droit commun pour les envoyer au front en Ukraine... aujourd'hui, le gouvernement russe utilise des techniques de communication qui étaient inconnues à l'époque soviétique, mais sa propagande est différente : on ne prétend pas rééduquer les personnes qui sont aujourd'hui dans ces colonies. Leur rôle est purement punitif. Et on simule une espèce de transparence, c'est à dire, par exemple, Navalny a pu communiquer avec ses proches... ce qui ne voulait absolument rien dire quant au traitement qui lui était réservé...

Emilia Koustova, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg, explique : "On retrouve la géographie du goulag dans le système pénitentiaire contemporain dans toute sa complexité, d'une part, il y a bien sûr l'usage de la distance, des distances immenses, l'usage de cette immensité de l'espace russe pour isoler, briser, punir davantage. C'était le cas déjà à l'époque stalinienne, cela reste le cas aujourd'hui. Quand on est envoyé au-delà du cercle polaire, il y a le climat très rude, l'absence de soleil... Et quand Alexeï Navalny est resté pendant plusieurs mois dans une colonie située dans une région proche de Moscou, les conditions de détention y ont été épouvantables, et c'est probablement là que sa santé a été fragilisée par l'envoi régulier dans la cellule d'isolement.

Il est toutefois certain qu' il y a beaucoup moins de détenus dans ces colonies qu'au moment de la mort de Staline."

Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI, complète cette analyse en insistant sur l’usage de la répression : "Pour traiter de ce sujet, il s’agit de parler de la répression, de l'enfermement et de l'éloignement des minorités dissidentes, à la marge, et qui sont dans une posture de transgression vis-à-vis de la norme. Et cette norme, à l'époque soviétique comme à l'époque actuelle, était édictée à partir d'un centre du pouvoir au Kremlin, peut-être un peu plus collectif à certaines années de l'Union soviétique, mais en tout cas très centralisée au Kremlin. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Je pense surtout que ce système est vraiment réactivé par les autorités et les dirigeants russes de manière à entraîner des réactions dans la population d'analogie immédiate avec l'époque soviétique et avec le goulag. Il est même pensé en direction de ces segments de la population qui ont une culture soviétique, pas tellement pour la population des moins de 30 ans, et des moins de 40 ans, qui eux se sont éveillés à la politique en 2011, au moment des manifestations justement emmenées notamment par Alexeï Navalny, qui consistent à demander des comptes au pouvoir..."

 

Selon Luba Jurgenson, professeur de littérature russe à la Sorbonne, dans les livres d'histoire russes, "on minimise le nombre de victimes, l'ampleur du phénomène est minimisée également, c'est surtout le rôle que jouait le goulag dans l'ensemble de la vie soviétique qui est minimisé... A l'époque de Staline, il n'y avait pas besoin d'être dissident ou opposant pour aller au goulag. Il y avait une multitude de gens qui étaient inculpés pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis, alors que, par la suite, c'était surtout la dissidence qui était visée par cet appareil pénitentiaire... l'appareil s'est vraiment durci depuis l'invasion, avec l'apparition de nouveaux dispositifs juridiques, depuis les deux derniers mandats de Poutine, avec une centaine de lois répressives qui ont été promulguées ou sorties des oubliettes."

 

Emilia Koustova rajoute : "Il faut souligner la continuité et les liens directs entre la période post stalinienne et  celle d'aujourd'hui. Je pense que Vladimir Poutine n'est pas un héritier direct de Staline, mais c'est bien un héritier fidèle, loyal à Andropov qu'il présente comme son maître, maître du KGB, en l'occurrence, et si on regarde le fonctionnement de la justice, de la police politique, des colonies pénitentiaires dans les années 50-60-70, on retrouve beaucoup de similitudes avec ce qui se passe aujourd'hui. Ce sont des façons de torturer, d'humilier, de menacer..."

 

Selon Elsa Vidal, "Vladimir Poutine est l'héritier d'une pratique guébiste, comme on le dit parfois du pouvoir, et on voit très bien que cette orientation s'est accélérée et renforcée... il y a plusieurs milliers de Russes qui ont contesté leur mobilisation dans le cadre du droit et la justice leur a donné raison pour 9000 d'entre eux... et ce sont les magistrats qui s'opposent à une instrumentalisation du droit par le pouvoir politique.

Luba Jurgenson vient compléter le tableau des colonies pénitentiaires : "Il y a l'isolement, des tortures psychologiques et physiques, c'est la marque du régime poutinien.

En 2008-2009, une militante de l'opposition avait été internée de force, pour la faire taire, dans le grand Nord, nous sommes allés la chercher avec d'autres amis, nous sommes allés l'extraire... La psychiatrie punitive n'a jamais complètement disparu. En revanche, ce n'était plus utilisé de manière régulière jusqu'aux manifestations de 2011-2012, où on a vu de nouveau des manifestants arrêtés et condamnés à des peines d'internement en hôpital psychiatrique. Le retour à ce type de dispositif répressif date déjà d'au moins dix ans...

On est dans un contexte mondial où on constate le recul de la démocratie, même en Europe, on l'a vu avec l'exemple polonais ou encore hongrois, sans parler d'autres contrées dans le monde, le régime poutinien surfe bien sûr sur cette tendance, par exemple avec une politique répressive contre les communautés LGBT.

Emilia Koutova précise : "Il y a beaucoup moins de prisonniers qu'il n'y en avait dans la période soviétique... mais il y a des dizaines voire des centaines de milliers de détenus qui se sont enrôlés d'abord chez Wagner, puis auprès du ministère de la défense russe pour aller faire la guerre en Ukraine.

La situation est bien meilleure qu'à l'époque soviétique, mais il y a les règles qui sont écrites, et puis il y a aussi la pratique, la réalité qui, elle, laisse une large place à de la torture, à des humiliations, l'isolement, etc. Cela ne se limite pas aux prisonniers politiques, il y a aussi des centaines de milliers de prisonniers ordinaires, de droit commun, qui sont victimes de ce système. Et c'est là quelque chose qui est hérité de l'époque soviétique."

"La culture de la violence de Poutine, sa vision pessimiste de la nature humaine, la répression qui s'exerçait, les changements à l'intérieur du régime poutinien et ses évolutions extrêmement dramatiques que nous connaissons aujourd'hui, ainsi que la guerre comme instrument de la puissance russe, tout cela, c'est ce qu'on n'a pas vu..." explique Elsa Vidal.

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/le-goulag-existe-t-il-encore-6631927

Goulag et colonies pénitentiaires...
Partager cet article
Repost0