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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:20
Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...

 

 


223 000 femmes sont victimes de violences conjugales, et 84 000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Une femme meurt tous les trois jours, sous les coups de son conjoint...

 

Non, ces faits ne se déroulent pas dans un pays lointain, mais chez nous, en France.

Les violences faites aux femmes se perpétuent, au sein même de notre société : comment peut-on le concevoir ? 

 

Alors que des plans de prévention sont mis en place, cette violence perdure et les femmes subissent des violences morales, verbales, psychologiques, physiques intolérables.

 

Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

C'est trop peu : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas en considération ses souffrances.

 

On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

Il faudrait multiplier les campagnes contre ces abominations dont sont victimes les femmes, il faudrait aussi que les femmes soient mieux soutenues dans cette lutte contre les sévices qu'elles affrontent dans leur couple ou ailleurs.

La parole se libère pour dénoncer ces violences, les témoignages sont importants car ils permettent aux femmes de ne plus se sentir isolées.

 

Ainsi, Rachel Jouvet a publié un livre pour raconter le calvaire qu'elle a vécu : mariée à un homme tyrannique, elle est parvenue à échapper à son bourreau, après deux années de violences.

Cette violence s'était installée peu à peu dans le couple : et la jeune femme s'est retrouvée prise au piège, quand elle a su qu'elle attendait un enfant.

 

Ce qui est terrible, c'est que Rachel Jouvet n'a pas su réagir immédiatement face aux coups, aux brimades, aux vexations de toutes sortes. Elle éprouvait, comme c'est souvent le cas, un sentiment de culpabilité, alors qu'elle n'était qu'une victime.

A plusieurs reprises, elle a tout de même porté plainte, mais aucune mesure n'a été prise pour la protéger et empêcher son compagnon de nuire.

 

Un drame terrible s'est, alors, produit puisque cet homme est venu dans la maison de ses parents où elle s'était réfugiée et a commis l'irréparable : il a tué le père de Rachel Jouvet...

Depuis, la jeune femme s'est reconstruite et son témoignage révèle une réalité terrifiante.

 

On a appris, aussi, hier que Jacqueline Sauvage a vu sa demande de libération conditionnelle rejetée par la cour d'appel de Paris.

On se souvient qu'elle avait été condamnée en décembre 2015 à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent.

 

Le 10 septembre 2012, après plusieurs décennies de violences conjugales, coups, viols répétés, y compris sur les enfants du couple, Jacqueline Sauvage avait tué son époux de 65 ans, à leur domicile.

 

A travers le cas de Jacqueline Sauvage, on voit que la femme battue, martyrisée, violentée est jugée coupable, alors même qu'elle abat son bourreau.

Devait-elle se laisser anéantir sous les coups de son mari violent ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées responsables de la violence des hommes ? Qui est coupable ? Le bourreau ou la victime ?

"La loi vous protège, l'état vous protège"... peut-on lire sur la plaquette de prévention contre les violences faites aux femmes. On aimerait que ce soit vraiment une réalité...

 

Le témoignage de Rachel Jouvet :

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/mille_et_une_vies_saison1_,149006221.html

 

 

Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:58
Des policiers victimes d'un acte de guerre...

 

 

 

Quatre policiers ont été la cible d'une véritable attaque en règle, dans l'Essonne : le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé, un agent de 28 ans se trouve entre la vie et la mort.

 

Ces policiers étaient chargés de protéger un feu rouge et une caméra de vidéo-surveillance, près de la Cité de la Grande Borne, sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. 

 

Le feu rouge près duquel a eu lieu l'attaque était surveillé, car de nombreux vols à la portière avec violence s'étaient déjà produits. Depuis plus d'un an, la mairie tentait de reprendre le territoire aux agresseurs, à ce carrefour.

 

Les policiers qui ont été agressés ont été victimes d'un véritable acte de guerre : coincés dans leur véhicule, ils ont été attaqués avec des cocktails Molotov.

L'intention des agresseurs était de les tuer, de les immoler dans leur voiture.

 

Des voyous font, ainsi, la loi dans certains quartiers sensibles.

Ils sèment la terreur, la mort, pour se livrer à des trafics, des vols, ils terrorisent la population.

 

De telles situations sont inadmissibles : il est intolérable que des caïds imposent leurs lois, dans certains quartiers, qu'ils menacent des policiers en train d'accomplir leur tâche, qu'ils les attaquent avec l'intention de les tuer.

 

Cet acte de guerre était prémédité, préparé de longue date, organisé pour détruire et tuer.

Ces agresseurs sont de véritables assassins, des criminels qui ne reconnaissent plus l'autorité de l'état, qui la bravent.

La scène a été particulièrement violente et atroce : des policiers sont devenus des torches, coincés dans leurs véhicules.

 

Certains quartiers sont, ainsi, livrés à des voyous : notre état doit absolument reconquérir ces territoires.

Aujourd'hui, ce sont des policiers qui ont été agressés et demain, qui sera la cible ?

Chacun d'entre nous est une victime potentielle de ces voyous.

D'ailleurs, les habitants du quartier essaient d'éviter ce carrefour sensible, où de nombreux vols ont été commis.

Les agresseurs qui se sont attaqués aux policiers ont agi en bande, ils étaient une dizaine, peut-être plus, ils étaient cagoulés et déterminés à tuer.

Indubitablement, la police doit avoir, à sa disposition, des moyens renforcés pour lutter contre cette forme de terrorisme.

Après les attentats qui ont durement frappé la France, il est temps de restaurer l'autorité sur tout notre territoire.

 

 

 

 

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:37
Quand la justice condamne des victimes...

 

 

 

Une femme de 69 ans a été condamnée à 10 ans de prison, pour avoir tué son mari, alors qu'elle a été, pendant de nombreuses années, victime de coups, d'abus sexuels, de violences physiques et verbales.

Où est la justice ? Une justice qui condamne une victime peut-elle être crédible ?

Le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusils dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

Alors que les violences faites aux femmes se multiplient, en France et dans de nombreux pays, un tel verdict tendrait à cautionner et justifier ces violences.

La barbarie d'un homme tyrannique, qui faisait vivre toute sa famille dans la terreur, a atteint un paroxysme d'horreur dans cette affaire.

Comment un tel verdict est-il possible, en France, le pays des droits de l'homme ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées coupables de la violence des hommes ?

Quand les victimes deviennent coupables, ne faut-il pas se poser bien des questions sur le fonctionnement de la justice ?

On peut, dès lors, parler de déni de justice : au cours du procès, les filles de l'accusée ont été, elles-mêmes, montrées du doigt, parce que, par peur de représailles pour leur mère, elles n'ont jamais dénoncé leur propre bourreau.

Une famille entière a souffert, pendant des années, sous le joug d'un tyran, et cette famille est, maintenant, victime de la justice.

Un fils qui se suicide, des filles violées, une mère accablée de coups, un tel tableau ne suffisait-il pas pour que soit prononcé un acquittement de Jacqueline Sauvage ?

Tuer un monstre qui martyrise ses proches, qui abuse de son autorité de père, est-ce un meurtre ?

Ce verdict n'est-il pas une honte ? Toutes les femmes battues se retrouvent bafouées par une telle décision.

Le bourreau qui a terrorisé sa propre famille est bien le coupable, et même si la loi interdit de se faire justice soi-même, il est des cas dramatiques où l'on perçoit la nécessité d'arrêter la tyrannie d'un monstre.

 

 

Une pétition à signer :


 https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_Francois_HOLLANDE_Grace_Presidentielle_pour_Jacqueline_SAUVAGE/?pv=2







 

 

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