Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 11:40
Duo CASCAR... guitare et violon pour nous enchanter...

Un duo de charme pour ce concert donné lors des Jeudis de Nîmes : deux jeunes musiciens, Garance CARTOU au violon, Damian KAPLAN à la guitare...

On est d'abord ébloui par cette sonate N°1 de Niccolo PAGANINI : après une attaque vive au violon, la musique se fait dansante, ponctuée par la guitare... une musique aérienne, légère, vive, emplie de gaieté... puis elle s'adoucit et nous fait rêver... une merveille !

 

 Damian Kaplan en solo nous joue, ensuite, le thème du film Voyage au bout de l'enfer de  Stanley Myers : une musique pour un film sur les ravages  humains de la guerre du Vietnam. Un morceau mélancolique, le temps est alors comme suspendu !

 

Dans un tout autre style, on écoute encore à la guitare un prélude de Albeniz : une musique hispanisante, rythmée, pleine de douceur et d'élégance...

 

Puis, c'est "Howl's Moving Castle" de Joe Hisaishi : une musique délicate, ciselée, qui fait rêver...

 

On est encore subjugué par un air enchanteur interprété par le duo : Cantabile de Paganini... une musique qui invite à une douce rêverie !

 

Dans un style moderne, on écoute ensuite au violon une sonate du compositeur Eric Tanguy, une musique étonnante... le violon crisse, pleure... c'est innovant !

 

Enfin, les deux musiciens nous jouent deux tangos d'Astor PIAZZOLA : d'abord, Café 1930, une musique aérienne, douce, mélancolique...

On écoute ensuite Bordel 1900 extrait de Histoire du Tango de Piazzolla : une des compositions les plus célèbres de musique de tango du compositeur Ástor Piazzolla, initialement composée pour flûte et guitare en 1985... Un morceau vif, enlevé, la guitare accompagne certains passages comme si elle était un instrument de percussion, cette guitare frappée est du plus bel effet ! On se laisse emporter par cette musique vive, enflammée.

 

Bravo à ces deux jeunes musiciens pour ce délicieux moment d'harmonie, de douceur, de rêves...

 

Les musiciens :

Née en 2004 à Nîmes, Garance Cartou commence le violon à 5 ans. Élève d’Anne-Marie Regnault au Conservatoire de Montpellier, elle intègre en 2020 le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, dans la classe de Marianne Piketty, Harvey De Souza et Manuel Solans.

 

Né en 2002 à San Francisco, Damian Kaplan commence ses études de guitare classique à l'âge de neuf ans. En 2016, il est sélectionné pour le Junior Bach Festival. En 2018, il remporte plusieurs premiers prix dans des compétitions internationales.

 

La photo des deux musiciens :

 

https://www.midilibre.fr/2026/08/26/le-talent-de-cascar-duo-a-impressionne-le-public-13523295.php

 

 

Partager cet article
Repost0
14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 11:24
Destination l'Irlande ! En musique !

Celtic Crumble, un groupe musical formé par Michelle Lalor en collaboration avec Robin Capuano, nous a présenté un programme varié de musique celtique, lors des Jeudis de Nîmes...

Quatre musiciens pour ce concert : Michelle Lalor, au violon, à la flûte, au chant, Robin Capuano batteur, Jules Frilleux Cayre à la guitare, Philippe Carmona guitariste, chanteur...

Les compositions de Michelle Lalor et les arrangements conçus avec Robin de cette musique irlandaise joyeuse, dynamique sont influencés par Sinead O'Connor, Riverdance, The Corrs et The Chieftains...

Nous voici transportés au coeur de l'île d'Emeraude ! "Destination l'Irlande !" clame Michelle Lalor avec son entrain et sa bonne humeur habituelle...

Le concert s'ouvre avec l'histoire de Molly Malone... une chanson traditionnelle irlandaise, une jolie ritournelle qui donne déjà envie de danser :

"In Dublin's fair city, Where the girls are so pretty,
Dans la belle ville de Dublin, où les filles sont si belles,
I first set my eyes on sweet Molly Malone,
En premier lieu j'ai posé mon regard sur la douce Molly Malone,
As she wheeled her wheel barrow,
Poussant sa charette roulante,
Through streets broad and narrow,
A travers les larges rues et les étroites,
Crying cockles and mussels, alive alive O !
S'écriant coques et moules, vivantes vivantes O !

Refrain
Alive alive O ! Alive alive O !
Vivantes vivantes O ! Vivantes vivantes O !
Crying cockles and mussels, Alive alive O !
S'écriant coques et moules, Vivantes vivantes O !"

 

Puis, nous voici dans un "Irish pub" : ambiance festive garantie ! Une musique rythmée qui invite encore à la danse ! Tous les spectateurs tapent alors des mains...

"Cause where ever you go around the world you'll find an Irish pub
Parce que où que vous alliez dans le monde, vous trouverez un pub irlandais..." dit le refrain...

 

Suit un air mélancolique très doux,  Foggy Dew (ou The Foggy Dew) : c'est le nom d'une ballade irlandaise, qui fait partie des grands standards de la chanson et de la culture irlandaise. Cette chanson fait la chronique de l'insurrection de Pâques 1916, et encourage les Irlandais à lutter pour la cause de l'Irlande, plutôt que pour celle des Anglais.

 

Robin Capuano nous présente alors un instrument typiquement irlandais : le bodhran. Le bodhràn est une sorte de tambour constitué d’une peau de chèvre tendue sur un cadre en bois circulaire. La tension de la peau est alors réglée par un système de clefs, de sorte que le musicien puisse jouer du bodhràn quel que soit le temps. (La peau de chèvre est en effet particulièrement sensible aux écarts de température et à l’humidité, et peut se détendre énormément par jour de pluie).

En ce qui concerne le jeu en lui-même, l’instrument se joue à l’aide d’un sticker, une sorte de long bâtonnet en bois sculpté, qui, en frappant la peau de chèvre, donne un son sourd si particulier.

Les techniques de jeux varient suivant le musicien et la musique, mais le plus souvent, le sticker est tenu en son milieu, et heurte par un mouvement de balancier la peau du bodhràn, frappant ainsi le tambour de chaque extrémité du sticker.

 

Philippe CARMONA interprète alors une chanson du répertoire de STING : Fields of gold, une belle mélodie emplie de charme et de douceur... une musique qui incite à la rêverie...

 

Avec "The Raggle Taggle Gypsy", on retrouve une chanson folklorique traditionnelle originaire des Marches écossaises , populaire en Grande-Bretagne, en Irlande et en Amérique du Nord. Elle raconte l'histoire d'une riche dame qui s'enfuit pour rejoindre les gitans (ou un gitan).

L'histoire de la chanson raconte qu'une femme abandonne une vie de luxe pour s'enfuir avec une bande de gitans. Dans certaines versions, il n'y a qu'un seul personnage, nommé Johnny Faa ou Black Jack Davy, tandis que dans d'autres, il y a un chef et ses six frères.

 

Philippe Carmona interprète ensuite Black Is The Colour (Noire Est La Couleur), magnifique chanson d'amour... on est envoûté par l'air joué à la flûte par Michelle Lalor...

Cette chanson est une chanson traditionnelle écossaise dont le thème évident est l'amour : 
"Black is the colour of my true love's hair".

Une merveilleuse mélodie que je découvre au cours de ce concert !

 

Le spectacle s'achève sur une musique traditionnelle bien rythmée : le public se lève, tape des mains pour scander le rythme ! Magnifique ambiance !

 

Merci et bravo aux musiciens pour leur enthousiasme communicatif et pour leur talent !

 

Les paroles de Molly Malone :

 

https://www.songmeaning.io/fr/lyric-translation/molly-malone

 

https://www.le-chansonnier.com/chanson/hugues-aufray/la-ballade-de-molly-malone/

 

https://www.guide-irlande.com/culture/bodhran/

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 12:00
Voyage musical au Brésil...

Un joli moment de musique rythmée, dansante, qui nous fait voyager vers les rives du Brésil...

Un concert de musique Brésilienne pour ouvrir la saison des Jeudis de Nîmes : aux commandes, un musicien Brésilien Cristiano NASCIMENTO, entouré de Claire LUZI à la mandoline, Raquel FREITAS au piano et au mélodica, Damien FADAT à la flûte, et Icaro KAI au pandeiro...

Autour de la guitare à 7 cordes de Cristiano Nascimento, une flûte et une mandoline se disputent la mélodie, soutenues ou chahutées par le mélodica et le pandeiro : c'est le choro qui débarque, joyeux et virtuose !

A la fois familier et exotique, dansant et sentimental, le choro est une musique brésilienne populaire née à la fin du XIXème siècle... c'est la première musique instrumentale jouée au Brésil, et elle se transmet souvent oralement.

Quelques explications :

"Le choro aussi appelé aussi chorinho (petit pleur), est un genre de musique populaire et instrumentale, ayant émergé au XIXe siècle à Rio de Janeiro, au Brésil. Le choro a un rythme rapide et des tonalités plutôt joyeuses, malgré son nom. Il est caractérisé par les variations et l'improvisation autour de la mélodie, les nombreuses syncopes et contrepoints.

Au Brésil, le choro est souvent pratiqué lors de rodas (cercle en portugais) qui peuvent se tenir chez des particuliers, dans des bars, sur des places publiques. Les musiciens jouent en cercle et le public prend place autour, pour écouter et danser. Le choro est aussi joué dans de nombreux pays du monde. De nombreux Clubs de Choro se sont notamment créés en Europe."

Quelques mots sur les instruments :

"Le mélodica est un instrument de musique à vent, plus précisément à anches libres. Il s'apparente dans son mode de fonctionnement à un harmonica, mais à la différence de celui-ci, il comporte un clavier, qui peut avoir une portée d'une octave et demie à trois octaves. Le son est obtenu en soufflant dans l'embouchure de l'instrument, située sur le côté du clavier. La pression d'une touche permet alors à l'air de passer à travers l'anche correspondante et d'obtenir une note."

 

"Le pandeiro est un tambourin d'environ 25 à environ 30 cm de diamètre avec une ou, plus rarement, deux rangées de cymbalettes. La fabrication traditionnelle monte une peau de cuir fin sur un anneau en bois. Depuis de nombreuses années, des vis agissant sur un anneau en tôle d'acier assurent la tension de la membrane. Des instruments modernes ont un corps en matière plastique ; une membrane synthétique rend la sonorité indépendante de la température ambiante et de l'humidité, au prix d'une modification du timbre.

La sonorité idéale se traduit par un ton chaud ainsi que par un son sec et cristallin pour les cymbales. Un bon pandeiro reproduit tous les sons de la section de percussions."

 

On est d'abord charmé par ce morceau : Le Bal des Emigrés, joyeux, entraînant, rythmé par les voix des musiciens à la fin.

 

On se laisse ensuite bercer par cet extrait Rui Chorando, Rue qui pleure, un air empli de douce mélancolie...

 

Encore un air empli de vivacité, de rythme, avec ce Gaúcho ou Corta Jaca qui est le tango brésilien composé par Chiquinha Gonzaga , sa chanson la plus enregistrée. 

Intitulée à l'origine "Gaucho" , la chanson portait le sous-titre "Dança do Corta-jaca" . Finalement, « Corta jaca » est devenu le titre le plus connu. La danse en question est une danse traditionnelle brésilienne, caractérisée par des pirouettes individuelles énergiques, des mouvements gymniques et un jeu de jambes percussif.

 

D'autres musiques encore pour ce concert mais je n'ai pas pu, hélas, les retrouver sur internet...

 

Quel bonheur on percevait dans l'interprétation de tous ces airs de musique ! Bonheur du partage et de l'amour de l'art musical... Merci aux musiciens pour ce délicieux moment de détente et de rêves brésiliens...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 11:55
Un joli moment musical avec ce duo violon guitare...

 

Un joli moment musical grâce à ce duo violon guitare présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

Deux très jeunes musiciens pour ce spectacle : Damian Kaplan, à la guitare, et Garance Cartou au violon.

 

On écoute d'abord Bordel extrait de Histoire du Tango de Piazzolla : une des compositions les plus célèbres de musique de tango du compositeur Ástor Piazzolla, initialement composée pour flûte et guitare en 1985... Un morceau vif, enlevé, la guitare accompagne certains passages comme si elle était un instrument de percussion, cette guitare frappée est du plus bel effet ! On se laisse emporter par cette musique vive, enflammée.

Le deuxième extrait intitulé Café est empli d'une douce mélancolie... 

 

Puis, on est envoûté par l'adagio de la sonate N°1 de Bach, joué au violon par Garance Cartou.

 

La Mazurka Appassionata d'Agustin Barrios nous fait entendre une musique raffinée, un air délicat interprété à la guitare par Damian Kaplan. Quelle finesse ! Un morceau doux, gai, enjoué, en même temps... de la dentelle !

 

On est encore subjugué par un air enchanteur interprété par le duo : Cantabile de Paganini... une musique qui invite à une douce rêverie !

 

A la guitare, les Variations sur le Carnaval de Venise de Francisco Tarrega nous éblouissent : une musique qui s'anime, qui virevolte, comme un oiseau ! On admire la dextérité du guitariste !

 

On découvre encore cette Ballade d'Eugène Isaÿe : un air déchirant, plaintif, empli d'émotion...

 

Enfin, la Valse sentimentale de Tchaikovski nous emporte dans un monde de rêve ! 

 

Merci et bravo à ces deux musiciens pour ce moment d'évasion, de beauté, de poésie !

 

 

Née en 2004 à Nîmes, Garance Cartou commence le violon à 5 ans. Élève d’Anne-Marie Regnault au Conservatoire de Montpellier, elle intègre en 2020 le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, dans la classe de Marianne Piketty, Harvey De Souza et Manuel Solans.

 

Né en 2002 à San Francisco, Damian Kaplan commence ses études de guitare classique à l'âge de neuf ans. En 2016, il est sélectionné pour le Junior Bach Festival. En 2018, il remporte plusieurs premiers prix dans des compétitions internationales.

 

 

Partager cet article
Repost0
1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 12:20
Un moment musical enchanteur avec le Trio Focus...

Un moment enchanteur passé à écouter le Trio Focus, dans le cadre des Jeudis Classiques de Nîmes... Trois jeunes musiciens pleins de talent ont émerveillé le public venu nombreux pour assister à leur concert... 

Au piano, Mahmoud El Moussaoui, à la flûte, Jeanne Laplace et à la clarinette Marceau Brasseur...

 

On est séduit d'abord par la Tarentelle en la mineur op. 6 de Camille Saint-Saëns : c'est le piano qui ouvre ce morceau, bientôt suivi par les deux autres instruments... un air guilleret, aérien, sautillant, virevoltant qui s'adoucit, se ralentit puis s'emporte à nouveau... Quelle gaieté, quelle vivacité dans cette tarentelle avec un final étourdissant !

 

Puis, c'est la sonate pour clarinette et piano de Francis Poulenc qui nous charme de son originalité, de ses couleurs étonnantes avec ses variations de rythmes... une musique ondoyante, mystérieuse, ténébreuse... avec un final empli de vivacité, de tourbillons clownesques, de pirouettes...

 

Et comment ne pas être envoûté par ce Nocturne pour piano de Claude Debussy ? Une musique fluide, douce, qui incite à la rêverie... Debussy se serait inspiré des oeuvres de Claude Monet pour composer ce Nocturne... on voit surgir des images qui évoquent l'eau, un paysage nocturne sous la lune...

 

On se laisse ensuite emporter par la Sonatine en trio op. 85 de Florent Schmidt : un air guilleret, dansant, virevoltant... la musique s'apaise dans le troisième mouvement et nous entraîne dans une douce rêverie... le dernier mouvement vif à nouveau et plein d'entrain nous ravit...

 

La Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc nous fait encore entendre un air aérien, sinueux, virevoltant, divin !

 

La Sonatine pour flûte et clarinette d'André Jolivet exige un travail d'articulation très précis, c'est une musique surprenante, un peu dissonante, le troisième mouvement nous invite à entendre comme un chant d'oiseau, sautillant...

 

La Techno Parade de Guillaume Connesson vient clore ce concert : un morceau étonnant dans sa vivacité, son rythme tonitruant, vif...

 

Merci à ces jeunes musiciens pour ce joli moment de découvertes musicales...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2025 5 07 /02 /février /2025 14:40
Chico et les Gypsies au Festival de la Biographie...

 

Un magnifique moment musical avec ce concert de guitares donné par Chico et les Gypsies, lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

 

Le concert s'ouvre avec ce morceau : Baila Me, une belle chanson d'amour, une belle invitation aussi à danser et à chanter... et aussitôt, tout le public se met à chalouper, au rythme des guitares...

 

Puis, on écoute un somptueux quatuor de guitares, une musique envoûtante : quelles envolées de notes ! Etourdissant !

 

On est encore sous le charme de cette magnifique interprétation de la chanson : Historia De Un Amor... Quelle passion dans les mots de cette chanson !

Ya no estas más a mí lado, corazón,
Tu n'es déjà plus à coté de moi, mon cœur,
Y en al alma solo tengo soledad,
Et dans mon âme j'ai seulement de la solitude,
Que si ya no puedo verte,
Si je ne peux te voir,
Porque Dios me hizo quererte,
Pourquoi dieu m'a fait t'aimer,
Para hacerme sufrir más.
Pour me faire souffrir plus.

Fuiste toda la razón de mí existir.
Tu as été toute la raison de mon existence.
Adorarte para mí fué religión.
T'adorer était pour moi ma religion.
En tus besos yo esperaba,
Dans tes baisers j'attendais,
El calor que me brindaba,
La chaleur que tu m'offrais,
El amor y la pasión.
L'amour et la passion.

Es la historia de un amor,
C'est l'histoire d'un amour,
Como no hay otra iguál,
Comme il n'y en a pas d'autre égal...

 

On reconnaît ensuite ce chant célèbre : Bella ciao. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les mondines, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz, pour dénoncer leurs conditions de travail.

Ce chant de travail a été repris par la résistance italienne pendant la seconde guerre mondiale.

Ce chant est ensuite devenu un hymne à la résistance et l'antifascisme dans le monde entier.

 

Mario, le fils de Chico interprète alors une des chansons les plus célèbres de Charles Aznavour : La Bohème. Il chante la version des Gypsies... magnifique moment de nostalgie !

"La bohemia, la bohemia
Era el amor, felicidad
La bohemia, la bohemia
Era una flor de nuestra edad

La bohème, la bohème
C'était l'amour, le bonheur
La bohème, la bohème
Elle était une fleur de notre âge"

 

Du rythme encore et de la passion avec cet air : Bamboleo !

 

Puis, on écoute avec bonheur une chanson d'amour qui commence avec l'évocation d'un rêve, une vision onirique : Voler dans le ciel infini, emporté par le vent... voler comme un oiseau, le rêve de bien des humains... Volare !

Et pour rejoindre le ciel, le personnage qui parle à la première personne auquel on peut donc facilement  s'identifier dit : "J'ai peint mes mains et mon visage en bleu"

Et voilà notre personnage kidnappé par le vent, en train de voler et chanter son bonheur de s'évader "Plus haut que le soleil et plus haut encore
Tandis que le monde disparaissait lentement, loin là-bas".

La chanson devient, ensuite, une belle déclaration d'amour directe avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "tes beaux yeux bleus" qui sont comparés à "un ciel étoilé."

Des yeux qui font rêver encore, qui prolongent le bonheur de voler dans un plaisir absolu...et dans un oubli total du monde extérieur...

 

Enfin, on se laisse bercer par cette version mélancolique de la chanson Comme d'habitude...

"Yo se que no vendras
Por eso ya
Tanto la olvido
Dejar un nuevo amor
Tanto mejor
Ay como el mio
Deja e ir a vivir
En este mundo de tristeza
Deja e ir a vivir
A mi manera

Je sais que tu ne viendras pas,
C'est pourquoi déjà,
Je t'oublie tant.
Pour laisser un nouvel amour
Tellement meilleur,
Oh comme le mien.
Partir et aller vivre
Dans ce monde de tristesse.
Partir et aller vivre
À ma manière"

 

Bravo et merci aux musiciens qui ont enchanté le public venu nombreux assister à ce concert...

 

 

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2025 5 03 /01 /janvier /2025 12:30
Un concert de Noël tout en douceur...

 

La chorale Calliopé accompagnée de l’ensemble à cordes Eclisses et de l’Ensemble Vocal de Sommières, sous la direction de Laurent Richard nous a offert un concert de Noël empli de charme et de douceur...

Pour cette année, c'est l'ensemble à cordes Eclisses constitué de jeunes musiciens qui assurait la partie instrumentale, complété par l'orgue.

Le concert comportait deux parties, une première partie purement instrumentale et une seconde avec le choeur.

 

On écoute d'abord un extrait de la cantate 156 de Bach : une musique divine, apaisante... C'est Laurent Richard qui nous fait entendre ses talents d'hautboïste. Un moment de grâce...

 

Place à trois pièces de Mendelssohn : pièces pour la veillée de Noël... trois morceaux qui nous bercent et nous font rêver... des pièces courtes faciles à jouer pour de jeunes musiciens...
 

On aime la légèreté, la douceur de la pizzicato Polka de Strauss : quand le violon devient un instrument de percussion... tout le morceau est joué avec un doigt, sans archet !

 

Et voici que la chorale rentre en scène pour interpréter un air de Cherubini : Veni Jesu Amor mi... comme une douce prière...

Puis, c'est le magnifique aria de Haendel :  "Lascia ch'io pianga" : Quelle simplicité émouvante et quelle musique harmonieuse ! les voix de la chorale se croisent dans une interprétation divine...


"Lascia ch'io pianga                                           
Mia cruda sorte
E che sospiri
La libertà
E che sospiri
E che sospiri
La libertà
Lascia ch'io pianga
Mia cruda sorte
E che sospiri
La libertà
Il duolo infranga
Queste ritorte
De' miei martiri
Sol per pietà
De' miei martiri
Sol per pietà
Lascia ch'io pianga
Mia cruda…"

 


"Laisse-moi pleurer mon cruel destin
Et soupirer après ma liberté.
Laisse-moi pleurer mon cruel destin
Et soupirer après ma liberté.
Et soupirer, et soupirer après ma liberté !
Laisse-moi pleurer mon cruel destin
Et soupirer après ma liberté.
Que la douleur brise les liens
De mon martyre, ne fût-ce que par pitié,
De mon martyre, ne fût-ce que par pitié.
Laisse-moi pleurer mon cruel destin
Et soupirer après ma liberté."

 

On est ému encore par ce chant empli de pureté de Giuseppe de MARZI : Signore delle cime... un chant de prière d' inspiration populaire , avec des paroles et une musique composées en 1958 par le compositeur de Vicence, Giuseppe  de Marzi , alors âgé de vingt-trois ans. La chanson est un une commémoration funéraire de De Marzi à la mémoire de son ami Bepi Bertagnoli, emporté par une avalanche en 1951 lors d'une ascension solitaire du mont Gramolon dans la haute vallée du Chiampo . La chanson a été interprétée pour la première fois en octobre 1958 à l'occasion de la cérémonie de pose d'une plaque à la mémoire du défunt.

 


"Dio del cielo, Signore delle cime,

Un nostro amico hai chiesto alla montagna.

Ma ti preghiamo, ma ti preghiamo 

Su nel Paradiso, su nel paradiso

Lascialo andare per le tue montagne.

 

Santa Maria, Signora della neve,

Copri col bianco, soffice mantello,

Il nostro amico, il nostro fratello.

Su nel Paradiso, su nel paradiso

Lascialo andare per le tue montagne."

 
"Dieu du ciel,

Seigneur des cimes,

Dans la montagne tu as appelé notre ami.

Mais nous te prions, mais nous te prions :

Là-haut au paradis, là-haut au paradis,

Laisse-le aller dans tes montagnes.

 

Sainte Marie, Dame des neiges,

Couvre avec un blanc manteau moelleux

Notre ami, Notre frère,

Là-haut au paradis, là-haut au paradis,

Laisse-le aller dans tes montagnes."

 

On écoute ensuite un extrait de La Flûte enchantée de Mozart : Das klinget so herrlich, un air joyeux, entraînant...

 

"Das klinget so herrlich
Das klinget so schön !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la
Nie hab ich so etwas gehört und gesehn !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la
Nie hab ich so etwas gehört und gesehn !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la

Das klinget: traduction

Quels sons merveilleux
Quels sons ravissants !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la
Jamais je n'ai entendu ni vu rien de tel !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la
Jamais je n'ai entendu ni vu rien de tel !
La la la la la la la la la la la la la la La la la la la la la la la"

 

Puis, c'est le célèbre Panis Angelicus de César Franck qui nous séduit de ses notes emplies de douceur...

 

On découvre le Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré,  une pièce vocale composée en 1865 par Gabriel Fauré, alors âgé seulement de 19 ans : magnifique chant qui invite au recueillement...

 

Quel apaisement aussi dans ce choeur final de l'oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns !

 

Merci aux musiciens, aux choristes pour ce moment de grâce, d'harmonie, de beauté...

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2024 5 29 /11 /novembre /2024 12:55
Trio Bergamasque : un moment de grâce...

 

Trois musiciennes pour un moment de grâce : Nathalie Cornevin, harpiste, Anne-Cécile Brielles, violoniste et Lise Péchenart, violoncelliste...

Dans le cadre de l'Automne Musical de Nîmes, ces trois musiciennes ont enchanté le public venu nombreux pour assister à leur concert.

 

On écoute d'abord le Trio deuxième, troisième et quatrième mouvements de Henriette Renié, harpiste et compositrice française du 20ème siècle.... un premier morceau vif, aérien, parfois mutin, enlevé... une merveille de vivacité.

Puis un troisième mouvement très doux, langoureux, une musique qui fait rêver...

Lors du  quatrième mouvement, après un début vif, on est subjugué par un air léger, guilleret, fantasque... puis la douceur du violon, de la harpe nous séduit...

 

Les musiciennes interprètent ensuite la Sonatine de Ravel : une douce musique encore qui invite à la rêverie...

 

Puis, c'est dans une ambiance espagnole que nous entraîne le trio avec une composition de Gaspar Cassado, violoncelliste et compositeur né à Barcelone : le Trio, troisième mouvement.... un air hispanisant... nous voici transportés en Espagne avec cette musique vive, alerte... un véritable tourbillon ! Un air dansant et virevoltant ! Une pulsation ibérique magnifique !

 

On est encore séduit par la Géorgienne de Rachmaninov : une musique mélodieuse, une chanson d'amour passionnée et langoureuse, d'une douceur infinie.

 

Et c'est un éblouissement lors de l'interprétation de la Rhapsodie en do mineur n° 2 de Franz Liszt. D'abord un air sombre, solennel, puis léger, aérien, scandé, vif, rythmé... un tourbillon encore  !

 

Très applaudies, les trois musiciennes reviennent pour un bis : on écoute la Sicilienne de Gabriel Fauré, un morceau langoureux, empli de douceur et de charme...

 

Au cours de ce concert, on a pu admirer le jeu des musiciennes, un son puissant, une expressivité émouvante... comment ne pas évoquer plus particulièrement la magie de cet instrument : la harpe ? Un son cristallin...  On admire le plus souvent la dextérité des harpistes, leurs doigts qui courent sur l'instrument, mais on oublie tout le travail des pieds... Nathalie Cornevin, pieds nus, joue autant avec les pieds qu'avec la mains...

Au bas de la harpe, se trouvent 7 pédales qui correspondent chacune à une note. Avec ces pédales, les harpistes peuvent faire des altérations, c'est à dire bémol, bécarre, dièse... ainsi, sur chaque corde, on peut faire trois notes. 

 

Merci à ces trois musiciennes pour ce programme musical qui permettait de découvrir aussi des compositeurs et compositrices peu connues, Henriette Renié ou Gaspar Cassado... un merveilleux moment d'harmonie, de détente, de pur bonheur...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 11:46
Sous le soleil bat le coeur des guitares...

 

La générosité, le bonheur du partage, c'est ce que nous offre "le coeur des guitares"...

On connaît la passion des gitans pour la guitare, cet instrument qui évoque des images de liberté, le sud, la lumière, la douceur, cet instrument que caresse le musicien, et dont il fait naître tant d'harmonies.

 

 La guitare suggère tant d'images ! Le bois travaillé, sculpté, vernis, des formes élégantes, des arrondis, des gestes précis, des mains souples et agiles sur les cordes...

 La virtuosité des doigts qui forment, dans une harmonie, les notes, la dextérité, la limpidité de la musique.

La précision, l'attention du musicien qui tient en mains son instrument, qui le caresse, le fait vibrer de mille harmonies.

 La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie, de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur.

 

Et on entend monter ce chant "des errants qui n'ont pas de frontières"...

Un coeur des guitares chaleureux, festif qui rassemble et réunit les spectateurs autour de la musique...

Une vingtaine de guitaristes étaient réunis pour un concert donné à la Placette où un village gitan avait été installé avec roulotte, chevaux...

Et très vite, des spectateurs deviennent acteurs et se mettent à danser au son des guitares et des chants des gitans.

Les bras s'enroulent, se déroulent au rythme de la musique... une spectatrice entre dans la danse... puis une autre, puis une autre, et d'autres encore... et la foule bat la mesure... et la foule applaudit le coeur des guitares.

Un spectacle convivial, fait de bonne humeur, de simplicité, de chaleur humaine...

 

"Simplicité, vérité, pure présence au monde, jouissance voluptueuse d'un temps lent, naturel...", comme l'écrit Michel Onfray dans son ouvrage intitulé Cosmos, quand il évoque les Tziganes.

 

Un moment de détente passé en compagnie de ce groupe de musiciens et chanteurs... sourires, complicité entre les guitaristes et avec le public...

Les guitares vibrent, les chants s'élèvent vers les grands micocouliers qui peuplent la place.

Des airs dansants, entraînants envahissent la Placette... On danse, on chante, on boit, on rit sous le soleil du sud.

 

La foule se met à danser : une "fiesta" générale sur la place... le coeur des guitares entraîne tout le monde...

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0