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19 août 2026 3 19 /08 /août /2026 09:32
Marins américains en détresse...

Donald Trump empêtré dans la guerre en Iran met son armée et son personnel en difficulté : des marins se retrouvent coincés en mer depuis des mois et connaissent de graves problèmes...

"Cinq mois après le début de la guerre en Iran, le conflit semble plus que jamais dans l'impasse. Les conditions de vie des soldats américains à bord du porte-avions Abraham Lincoln suscitent des inquiétudes. La presse américaine rapporte des témoignages alarmants sur la situation sanitaire à bord.

 

Jamais dans l’histoire récente un porte-avions n’est resté en mer aussi longtemps. L’USS Abraham Lincoln n’a pas touché terre en plus de 200 jours. Un déploiement qui ne cesse d’être prolongé et qui grignote peu à peu le moral des 5 000 soldats à bord... À tel point que plusieurs, désespérés, auraient tenté de se jeter à la mer.

 

En juillet, des journalistes américains ont pu monter à bord et constater la fatigue et la lassitude chez certains.

"Le moral est bas parce qu’on n’a pas touché terre depuis des mois. Je ne suis pas descendu du navire de toute l’année 2026", assure un soldat. "C’est difficile. Mon premier enfant est né en février", confie un autre.

 

Des conditions de vie difficiles...
À la longueur d’une mission qui s’enlise s’ajoutent les difficiles conditions de vie à bord. Des images de plateaux-repas diffusées en avril montrent la faible quantité de nourriture.

 

Un élu démocrate évoque aussi des toilettes hors d’usage, une eau contaminée et des douches insalubres. Des propos démentis par le secrétaire américain à la Défense.

"On s’assure que chaque navire, chaque équipage, chaque capitaine ont tout ce dont ils ont besoin en permanence", déclare Pete Hegseth, secrétaire d’État américain à la Défense.

 

Selon la presse américaine, un autre porte-avions, le George Washington, est en route pour prendre la relève, mais on ignore pour l’heure quand il arrivera précisément en mer d’Arabie."

Trump a balayé les critiques autour du porte-avions Abraham Lincoln malgré ces témoignages inquiétants...

 

Sources :

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/on-n-a-pas-touche-terre-depuis-des-mois-les-conditions-de-vie-des-soldats-a-bord-de-l-uss-lincoln-inquietent_8148008.html

https://www.huffingtonpost.fr/international/article/trump-balaye-les-critiques-autour-du-porte-avions-abraham-lincoln-malgre-les-temoignages-inquietants_305120.html


 

Marins américains en détresse...
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24 juin 2026 3 24 /06 /juin /2026 09:20
Moscou sous une pluie de drones...

"L’Ukraine a lancé une riposte de grande ampleur contre Moscou, avec plus de 500 drones...
 

A Moscou, les habitants de la banlieue sud se sont réveillés un peu groggy ce matin-là  après avoir subi hier, le raid le plus massif jamais lancé par l'Ukraine sur la capitale russe.

 

On a assisté à de véritables scènes de guerre en pleine ville, avec des drones volant partout dans le ciel, des militaires tirant des missiles anti aérien depuis les autoroutes au milieu de la circulation.

La raffinerie de Moscou a été principalement visée et touchée par au moins 7 drones. Les incendies étaient maitrisés aujourd'hui. Plusieurs bâtiments d'habitation sur la route des drones ont également été touchés.

 

L'ambiance est lourde à  Joukovski, à 35 km au sud du Kremlin, rue Gagarine,  au pied de l'immeuble où un drone s'est écrasé entre les 23ème et 24ème étages, détruisant plusieurs appartements.

Des voisins viennent prendre une photo puis s'éloignent à grands pas...

"Tout cela est effrayant", dit une femme aux journalistes.

 

Personne n'a vraiment envie de parler et encore moins aux journalistes...

"Je ne réponds pas et encore moins à la radio française.", dit une autre femme.

"Pourquoi ?" interroge le journaliste.

"Parce que vous êtes un pays qui nous traite mal, un pays de l'OTAN..."

 

La télévision a beau l'avoir totalement occulté de ses éditions, personne ici n'ignore l'ampleur de l'attaque lancée par les Ukrainiens et personne ne se fait d'illusion, comme cette habitante.

"Ils vont continuer à bombarder, encore et encore et encore jusqu'à ce qu'on leur rende la pareille, comme il le faut, il n'y a plus de limites, plus d'interdit..."

 

Parmi les quelques rares qui ont accepté de parler, personne n'a voulu nous donner son nom, encore moins une occupante de l'immeuble frappé, désabusée.

"Les guerres, elles ne profitent à personne, ni aux citoyens, ni à l'état, on aimerait que les choses se calment un peu, car plus le temps passe, plus la situation de vient grave et compliquée. Je n'en dirai pas plus."

 

Le Kremlin n'a fait qu'une recommandation aux habitants : éviter de regarder les vidéos des frappes..."

 

Toujours plus de victimes civiles dans les deux camps : une guerre qui s'éternise et on peut craindre encore une aggravation du conflit. Poutine, lui, brandit à nouveau la menace de l'arme nucléaire.

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/guerre-au-moyen-orient-israel-et-le-hezbollah-libanais-conviennent-d-un-cessez-le-feu-5367460

Moscou sous une pluie de drones...
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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 12:50
Un nouveau fléau : le protoxyde d'azote...

Il m'arrive de voir des bonbonnes de protoxyde d'azote jetées à même le sol dans les rues de ma ville... Il semble que la consommation de ce gaz hilarant se propage alors que ce produit est très dangereux.

"C'est vraiment un fléau : consommateurs, proches et médecins décrivent les vies brisées par le protoxyde d'azote...

Extrêmement populaire chez les jeunes, ce produit peut causer de sévères dommages physiques et neurologiques. Dans certains cas, sa consommation peut aussi entraîner la mort.

 

À 18 ans, Clara ne fêtera pas le Réveillon avec ses amis, mais dans une clinique, où elle vient d'être hospitalisée. Ses jambes ne la portent plus. La faute au gaz hilarant, dont elle est devenue dépendante.

"Au début, c'était avec les amis. Au bout d'un moment, on commence à se renfermer sur soi-même. Je me lève de mon lit, je pense qu'à faire des ballons, même manger je n'y pense plus. Ce n'est pas sérieux", déplore-t-elle.

Le protoxyde d'azote qu'elle consommait chaque jour a attaqué son cerveau et ses jambes. Elle va rester hospitalisée six semaines.

"Nous avons une atteinte principalement des membres inférieurs, des deux jambes, qui touche aussi bien à la motricité qu'à la sensibilité associée à la faiblesse musculaire. Les deux font que votre marche n'est pas adaptée et efficace, avec un risque majeur de chute", lui explique Ali Khaled, médecin au Centre de rééducation L’Oiseau Blanc à Mantes-la-Jolie.

Le "proto", comme les jeunes l'appellent, est un gaz inhalé dans des ballons. Un gaz hilarant. Mais les intoxications graves ont été multipliées par quatre en trois ans. Pour Clara, la rééducation va être longue et éprouvante. Comme elle, les tout jeunes naufragés du proto sont de plus en plus nombreux. Des jeunes en fauteuil, dont la vie s'arrête net.

"Il ne se passe pas un mois sans qu'on ait un patient jeune atteint par le protoxyde d'azote. Ça fait peur", souligne le docteur Ali Khaled.


Au pied même de cette clinique de Mantes-la-Jolie, des dizaines de bonbonnes de protoxyde s'amoncellent. Et en plein cœur de ville, elles jonchent les rues et les buissons. "Et maintenant, ils l'auront même fait en format maxi. Vous voyez ? Et on en trouve vraiment partout, partout, partout. C'est vraiment un fléau", s'inquiète Idriss Bendaoud, médiateur pour l’association "Stop Ballons". L'association dénonce depuis quelques mois les dangers du protoxyde.

"Contrairement à quelqu'un qui fume, ne serait-ce que sa première cigarette, en rentrant chez lui, il sent. S'il a bu ou s'il est bourré, ça se voit. Mais avec ça, les parents ne voient rien du tout", indique-t-il.

Eux non plus n'ont rien vu. Le 19 février dernier, un médecin et sa femme ont perdu leur fils, Luc Jouaron. Aide-soignant, musicien, bricoleur et mort à 23 ans après avoir inhalé du protoxyde. Celui-là même qu'on trouve dans les siphons pour faire de la chantilly.

"Je l'ai trouvé inanimé, couché sur le dos, dans son lit, avec une ou deux cartouches de protoxyde, pas loin de lui", témoigne Pascale Jouaron, mère de la victime.

"Quand je suis arrivé, il était mort. Le massage cardiaque, le Samu, les pompiers, ça n'a rien fait", regrette, ému, François, le père. Aujourd'hui, le couple ne comprend pas que le protoxyde soit encore légal et se bat pour son interdiction.

"Pour moi, c'est une question de santé publique immédiate, parce qu'il y aura de plus en plus d'accidents comme ça", estime François Jouaron.

"Rien ne nous ramènera Luc, mais qu'au moins, sa mort puisse servir à quelque chose", espère Pascale Jouaron.

Faute d'interdiction nationale, de plus en plus de maires interdisent le protoxyde d'azote dans leur ville pour éviter de nouveaux drames."


 

Source :

https://www.franceinfo.fr/sante/protoxyde-d-azote-des-vies-brisees-par-le-gaz-hilarant_7711402.html

Un nouveau fléau : le protoxyde d'azote...
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13 octobre 2025 1 13 /10 /octobre /2025 12:21
Prisonniers ukrainiens torturés en Russie...

La guerre est une barbarie, elle conduit aux pires abominations...

"Plus de 200 prisonniers ukrainiens ont retrouvé la liberté après des années de captivité en Russie. Derrière les retrouvailles émouvantes, se cachent des corps meurtris et des esprits brisés. Pour ces anciens détenus, commence désormais un long chemin de reconstruction, entre douleur, espoir et cicatrices indélébiles.

 

L’attente est insoutenable. Un groupe de plus de 200 prisonniers ukrainiens est sur le point d’être libéré. Une Ukrainienne a été mise au courant que son mari, le père de la petite Anna, se trouve parmi eux. "Je n’en peux plus de l’attendre. Il me manque tellement", confie-t-elle. Après trois heures d’attente, le convoi finit par arriver. La petite fille retrouve enfin son père. Il est méconnaissable : il a perdu plus de 30 kg. Le moment est aussi fugace qu'intense. Son père doit repartir pour passer des tests médicaux. La mère, bouleversée et inquiète pour son mari, raconte : "Je ne sais pas ce qui a pu changer en lui pendant ces trois années et demie de captivité, ni quel homme il est devenu."


Pour les anciens prisonniers ukrainiens, c’est un long chemin qui commence désormais, chargé de leur histoire douloureuse dans les prisons russes. Andrii Pereverzev a été libéré en mai dernier. Il porte ses quinze mois de détention inscrits dans sa chair. Il se trouvait alors à l'hôpital, lourdement blessé lors de son arrestation...

"Une femme est arrivée, une infirmière je crois, et elle m'a dit : "Ne t'inquiète pas, quand tu seras chez toi, tu pourras l'effacer. Je ne comprenais pas de quoi elle parlait. J'ai vu ça au bout d'une semaine. Comment on peut réagir quand on découvre sur sa peau cette inscription ? J'étais sous le choc, paniqué."

Ses geôliers ont gravé cette inscription sur son ventre : "Gloire à la Russie."

 

Dès sa libération, Andrii Pereverzev a demandé à faire disparaître cette scarification, située juste à côté de la cicatrice de sa blessure. "Les docteurs ont commencé à faire des injections, ensuite il y aura du laser et après ils lisseront la peau. Je suis un être humain. Je veux aller à la plage l’été, je ne veux pas me baigner avec un t-shirt. Les gens normaux ne peuvent pas comprendre. Il n’y a que les militaires et les ex-prisonniers qui savent ce que c’est. Je connais un autre gars, ils lui ont fait une croix nazie sur la tête avec un couteau."

Rien de plus humiliant pour un soldat ukrainien que de vivre avec une telle inscription. Andrii Pereverzev n’est pas une exception. D’autres prisonniers ont été mutilés comme lui. Il y a ceux qui souffrent dans leur corps et ceux qui ont du mal à retrouver une vie normale. "J’ai vu quatre personnes mourir en prison tellement elles avaient été tabassées", se souvient Oleksander Rybka.


Ce jeune homme de 25 ans a passé plus de trois années dans des prisons russes. Il en est sorti il y a six mois et prend encore des médicaments pour surmonter sa dépression. "La captivité, c’était comme un jour sans fin pour moi. C’est comme si ces trois années n’avaient pas existé. C’est très dur pour moi à comprendre."

Des pensées suicidaires le traversent régulièrement. Alors, pour chasser ses idées noires, le jeune homme, de retour chez lui, s’adonne à sa nouvelle passion : assembler des maquettes à longueur de journée. "J’ai fait ma première maquette quand j’avais un moment de dépression. Ça aide à se concentrer. Il y a plein de petites pièces. On n’assemble pas seulement un robot ou autre chose. C’est un peu comme si on s’assemblait soi-même."

Oleksander Rybka rêve un jour de retourner sur le front pour aider son pays. Une perspective encore lointaine. Au total, 6 235 prisonniers ukrainiens ont été libérés depuis le début de la guerre."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-je-veux-effacer-ces-marques-le-lourd-heritage-des-prisonniers-ukrainiens_7542571.html

 

 

 

Prisonniers ukrainiens torturés en Russie...
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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 12:15
Les ravages de la cocaïne...

"Cette drogue n'est plus réservée aux milieux festifs. Désormais livrée à domicile, plus pure et moins chère, elle séduit toutes les générations. Derrière l'illusion d'une drogue "fonctionnelle", des vies s’effondrent, entre addictions, drames familiaux et un marché en plein essor.

 

Stéphanie achète de la cocaïne toutes les semaines et ne peut plus s'en passer. Cette mère de famille accepte de témoigner pour montrer que cette drogue n'est plus réservée au show-business mais concerne aujourd'hui la population ordinaire. Aide-soignante, elle dépense toujours plus à cause de son addiction : "Je dépense à peu près 200 euros par mois, ça peut monter jusqu'à 600 euros", confie-t-elle. Le tout pour un revenu de 1 900 euros net par mois.

"Je savais que c'était très addictif mais je pensais pas à ce point là" témoigne cette aide-soignante.

Découverte lors de fêtes avec son ex-compagnon, la cocaïne s'est immiscée dans son quotidien. Elle en consomme désormais seule chez elle, en pleine journée, parfois même au travail, à l'hôpital : "Ça stimule, ça réveille, ça coupe la faim aussi. Ça m'aide à tenir la nuit." Mais cette habitude s'est transformée en perte de contrôle : Stéphanie s'isole aux toilettes pour consommer une dose.

"D'un côté, j'étais un petit peu reboostée pour finir ma nuit, et de l'autre, je culpabilisais quand même." explique encore l'aide-soignante.


Le nombre de consommateurs de cocaïne explose en France : 1,1 million en 2023, deux fois plus qu'en 2017. La production mondiale en hausse et les nouvelles méthodes de distribution expliquent ce phénomène.

La drogue est désormais livrée à domicile. Benjamin, trentenaire parisien qui travaille dans la vente, n'a qu'à sortir son téléphone pour recevoir sa commande. Il a plusieurs numéros de trafiquants. En 22 minutes, un livreur casqué se présente sur son palier. Lui consomme jusqu'à 10 grammes par mois.

Le prix moyen n'a jamais été aussi bas en France. Résultat : "C'est plus facile de consommer, donc tu peux consommer plus", explique-t-il. Les trafiquants ne se cachent pas, ils se multiplient sur les réseaux sociaux, usant de codes publicitaires pour séduire les clients.

Les trafiquants misent sur la pureté et l'addiction...
Un ancien dealer de la Côte d'Azur témoigne : la cocaïne est plus rentable et plus discrète que le cannabis. "Ça pouvait me rapporter entre 6 000 et 15 000 euros nets par mois", affirme-t-il.

"J'ai niqué la vie à plein de gens, j'ai fait couler des gens, des couples, je leur ai tout pris, tout leur argent... " dit-il et il ne regrette même pas !

Pour maximiser leurs bénéfices, les trafiquants augmentent la pureté du produit. En dix ans, elle est passée de 49 % à 73 %. Une évolution inquiétante, selon les laboratoires de police scientifique, car plus la cocaïne est pure, plus elle est addictive et dangereuse pour la santé.

Difficile alors de sortir de l'addiction...


Caroline, consommatrice repentante, témoigne de son combat. "J'ai commencé à tout perdre dans ma vie, de A à Z", raconte-t-elle, après avoir décidé d'arrêter. Mais il n'existe ni substitut, ni traitement spécifique. Seule la patience et l'accompagnement médical permettent d'espérer une guérison : "On dit qu'il faut une année. La première année, le risque de rechute est de 70 %" explique Sophie Captier-Valette, addictologue.

Pour se donner du courage et briser le tabou, Caroline partage son parcours sur les réseaux sociaux.

Toujours plus d'hospitalisations et de dégâts : lésions nasales, malaises cardiaques même sur des organismes résistants.

Mais pour certains, l'issue est tragique. Théo, 28 ans, sportif et pompier volontaire, est décédé d'une overdose en juin dernier. Sa famille, dévastée, a créé une association pour sensibiliser les jeunes aux dangers de cette drogue encore trop souvent perçue comme anodine et inoffensive. C'est justement là l'un de ses plus grands dangers...

 

Des campagnes de sensibilisation devraient être diffusées sur les grands médias pour prévenir contre ces dangers de la cocaïne... les trafics de drogues s'intensifient en France, que fait l'état pour les endiguer ? Une économie parallèle qu'on laisse prospérer... l’Insee a même intégré le trafic de drogue dans le calcul du PIB !

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/sante/drogue-addictions/la-cocaine-une-drogue-qui-s-installe-dans-le-quotidien-des-francais_7496083.html

 

 

Les ravages de la cocaïne...
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1 juillet 2024 1 01 /07 /juillet /2024 12:11
De plus en plus de déserts médicaux...

30,2% de la population française vivent dans un désert médical (62,4% en Île-de-France)... Difficile de se soigner dans certaines régions en France.

"La Creuse fait face à un manque criant de médecins. À l'approche des élections législatives, le sujet est l'une des priorités des habitants du département.


Dans la Creuse, toutes les routes mènent bien à un médecin, à condition d'être prêt à rouler et rouler des kilomètres. Dans ce département, le RN est arrivé en tête des Européennes, au coeur de  la campagne des déserts médicaux. 

 

Dans un village, une maison médicale toute neuve a été construite. Mais elle est désespérément vide. En face, les voisins sont désabusés.

"Combien a été dépensé pour ça ?" demande une journaliste.

"Oh ! Au moins, 500 000. Ce serait bien qu'il y ait quelqu'un... parce qu'actuellement, pour aller chez le médecin, on fait une heure de route. Ce serait bien d'avoir quelqu'un en face. Ici, il n'y a personne qui vient, c'est beaucoup d'argent dépensé..." témoigne une livreuse en boulangerie. Elle a voté Raphaël Glucksmann, aux élections européennes.

"Cela va compter dans votre vote, cette situation là ?" questionne la journaliste.

"Moi, je vais éplucher les propositions, et en fonction des propositions, je verrai ce que je vais voter à ce moment-là.", répond la dame.


Pour 117 000 habitants, il reste 109 médecins dans le département. Un tiers est proche de l’âge de la retraite. Certains l'ont même dépassé comme la seule praticienne de la commune : elle a près de 2000 patients et cherche toujours un successeur.

"On espère pouvoir trouver quelqu'un peut-être même deux personnes. Les gens défilent dans la rue pour la retraite à 60 ans... nous, on est au-delà, bien au-delà. Moi, je ne me vois pas travailler jusqu'à 80 ans.", déclare le docteur Marie-Pierre Roussange.

"Même contre une aide financière ?"

-"Ah non, non !" répond le médecin.

 

Dans la salle d'attente, une mère de famille s'inquiète, d'autant plus que pour les spécialistes, c'est encore pire : soit une heure de route, soit des mois d'attente.

"Moi, j'ai une carie infectée et j'ai une autre dent qui commence à être attaquée, et j'ai rendez-vous au mois de novembre..." témoigne la jeune mère de famille.

Elle compte s'abstenir aux prochaines élections.

"Vous ne pensez pas qu'on pourrait changer les choses ?" insiste la journaliste.

"Cela fait un vote de plus, mais concrètement, je ne suis pas sûre que cela va changer grand chose à notre vide actuel.", répond la jeune femme.

 

Le manque de médecins, de spécialistes ne concerne pas que les villages : à Guéret, préfecture du département, un couple d'hôteliers alsaciens s'est installé, il y a deux ans... ils n'ont trouvé ni pédiatre, ni dentiste. Pour se faire soigner, ils n'ont qu'une solution...

"On monte en Alsace pour aller chez le dentiste pour mon mari qui en a pour une heure de soins, ou pour moi pour vingt minutes de soins... mais cela nous fait faire 7 heures de route..." témoigne la jeune femme.

Et parfois, ils ont simplement renoncé à leur santé : les urgences étaient trop loin.

"Et si la majorité présidentielle propose de recruter plus de médecins étrangers ?" interroge la journaliste.

"Moi, je pense qu'il faudrait plus de médecins, qu'ils viennent de l'étranger, de la France, de n'importe où, il nous faudrait des médecins..." répond la jeune femme.

 

La situation est d'autant plus critique que les officines qui pallient en partie le manque de médecins dans les villages sont aussi de moins en moins nombreuses. Les gérants partent à la retraite. Et des pharmacies, aucun programme législatif n'en parle...

 

De nombreux praticiens partent à la retraite sans être remplacés. Les patients sont de plus en plus nombreux à renoncer à se faire soigner, avec un retard de diagnostic et de prise en charge. Les médecins également en souffrent : le nombre de patients augmente et le rythme est difficile à suivre."

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/deserts-medicaux-dans-la-creuse-les-habitants-font-des-kilometres-pour-se-soigner_6614109.html

 

 

De plus en plus de déserts médicaux...
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9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 12:18
Le difficile combat des victimes de médicaments...

 

Des patients victimes d’erreurs médicales avérées luttent afin de se faire indemniser par l’Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, un organisme créé en 2002.

Un rude combat pour des patients fragilisés par la maladie...

"Vivre au quotidien avec la narcolepsie. Jeanne, 23 ans, se débat avec cette maladie du sommeil, lourdement handicapante.

"Je suis exténuée, ça m'est encore arrivé hier.", témoigne la jeune femme.

Et on appelle cela des effets "secondaires" !

 

Chaque jour, elle doit prendre un cocktail de médicaments pour dompter sa maladie.

"Sans traitement, je vais faire une sieste toutes les deux heures..."

 

À ce combat, s’ajoute celui pour obtenir réparation auprès de l’ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux). La maladie de Jeanne s’est déclarée peu de temps après son vaccin contre la grippe H1N1, en 2009.

Comme cinq millions de Français, Jeanne a reçu l'injection, elle avait 9 ans à l'époque.

Mais sa vie a basculé. En plus de la narcolepsie, la moindre émotion peut entraîner une perte brutale du tonus musculaire dans tout son corps.

"Les yeux qui commencent à se fermer, la mâchoire qui tombe et petit à petit, c'est tout le corps, les jambes qui commencent à flageoler, et puis après, cela va jusqu'à la chute. On se sent impuissant, on veut commander son corps, mais ce n'est pas possible, ça ne répond pas." témoigne encore la jeune femme.

Partout en Europe, les autorités sanitaires ont établi le lien entre le vaccin et ces pathologies. Alors, Jeanne a demandé réparation à l’ONIAM. Malgré trois expertises médicales et deux décisions de justice qui lui donnent raison, l’organisme public refuse de reconnaître le lien de cause à effet dans son cas.

"On a une sensation de double peine, on se sent incompris, on se sent un peu maltraité, comme si on nous considérait pas. Ils attendent que je lâche afin de ne pas avoir à m'indemniser."

 

 

Créé en 2002, l’ONIAM était censé apporter une réponse humaine aux victimes d’accidents médicaux et proposer un accord à l'amiable plus rapide que les tribunaux.  Mais en 2017, la Cour des comptes rend un rapport accablant.

Elle fustige un opérateur lourdement défaillant, déplore des dysfonctionnements aux conséquences lourdes pour les victimes.

"Dans notre cabinet, nous avons environ 2500 dossiers déposés à l'ONIAM.", dit un avocat. Il dénonce les agissements de l'organisme public.

"L'ONIAM qui était une très bonne idée s'est un peu dévoyé. Il y a une sorte de philosophie de la méfiance. L'ONIAM n'est pas une assurance privée qui doit veiller à sa rentabilité."

 

Pour la famille Martin, le bras de fer avec l'ONIAM  a commencé il y a cinq ans...

Epileptique, la mère a été traitée avec de la Dépakine. Conséquences : ses deux enfants sont nés avec de lourds handicaps : visage marqué, troubles de l'apprentissage et de l'interaction sociale pour Salomé et pour Nathan, des problèmes neurologiques, des malformations et un autisme reconnu.

Pourtant, l'organisme public multiplie les demandes de justificatifs.

"Il faut retrouver les tickets d'autoroute de 2008, quand on allait faire opérer Nathan, à l'hôpital. Je n'attends plus rien, pas de compassion, pas de compréhension.", témoigne la mère.

L'ONIAM  a fini par proposer une indemnisation aux enfants : 360 000 euros pour Nathan, 100 000 pour Salomé... des montants bien plus bas que ceux que les tribunaux prononcent habituellement.

Mais épuisés par ce combat, les enfants Martin ont préféré accepter.


L’ONIAM n’a pas souhaité s’exprimer devant les caméras, mais a répondu par écrit : "La création de l'ONIAM a constitué une avancée importante pour la démocratie sanitaire et les droits des patients [...]. Depuis sa création, l'office a instruit 95 000 demandes d’indemnisation."
 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie-le-combat-des-victimes-d-erreurs-medicales-pour-obtenir-reparation_6106143.html

 

 

Le difficile combat des victimes de médicaments...
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13 mars 2023 1 13 /03 /mars /2023 12:45
Les banques alimentaires font le plein...

 

Même les premiers prix et les marques distributeurs connaissent des records d’inflation eux aussi. Par exemple, le prix du sucre premier prix a grimpé de 42 % en raison de la mauvaise récolte de betteraves. Les produits frais ne sont pas épargnés par cette hausse, notamment les œufs premier prix, avec une augmentation de 31 %. Selon un expert, ces hausses ne sont pas une surprise. Dans les autres rayons, le constat est le même : les prix augmentent. 

Alors, il n'est pas étonnant de voir les banques alimentaires prises d'assaut par de plus en plus de personnes en difficulté.

 

"C'est une file qui ne cesse de s'allonger : devant le restau du coeur de Redon, une jeune femme de vingt ans qui cherche un peu ses marques...

 

La première fois qu'elle s'est décidée à venir c'était lundi dernier... elle travaille en intérim mais avec un salaire de 700 euros par mois, elle n'a pas de quoi remplir son caddie ni pour elle ni pour ses parents qu'elle aide.

"On est trois à vivre à la maison, alors c'est un peu compliqué..."

La jeune femme fait partie des nouveaux inscrits ; un tiers des bénéficiaires des banques alimentaires le sont depuis moins de six mois.

 

Les travailleurs pauvres représentent 17% des personnes aidées, une situation difficile pour la jeune femme.

"J'aurais préféré m'en sortir moi-même que de venir ici", dit-elle avec amertume.

 

Avec l'inflation, l'alimentation est devenue le deuxième poste de dépenses pour les plus modestes, juste derrière le logement.

 

Une autre femme témoigne :

"Je suis en situation de handicap avec une adolescente à la maison, des factures qui augmentent, qui augmentent, voilà il y a pas le choix..."

 

Dans une autre épicerie solidaire, aussi, les demandes affluent. 

Huile, lessive, viande, ici, les clients paient les produits 20 à 40% de leur valeur en supermarché, un coup de pouce indispensable pour une mère de famille.

"On a des retards de loyer, on a les charges qu'on n'arrive pas à payer... si on ne trouve pas de solutions pour manger, parce que manger, c'est la base, tout de suite on s'écroule..."

 

En 2022, les banques alimentaires ont aidé deux millions quatre cent mille personnes."

 

Des précaires, des chômeurs de plus en plus nombreux parmi ces bénéficiaires : l'inflation les frappe de plein fouet et ils doivent se résoudre à obtenir des aides alimentaires.

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/precarite-de-plus-en-plus-de-francais-se-rendent-dans-les-banques-alimentaires_5683319.html

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/pouvoir-d-achat-les-produits-de-marques-distributeurs-impactes-par-l-inflation_5683271.html

 

Les banques alimentaires font le plein...
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