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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 11:50
Quand Donald Trump sature l'espace médiatique...

Une technique de gouvernance pour le Président des Etats-Unis : la saturation de l'espace médiatique... Comme l'écrit Philippe Corbé dans son ouvrage Armes de distraction massive, "Donald Trump ensevelit les faits sous des avalanches de contenus, de mèmes, de commentaires. Il publie sur Truth Social des menaces de guerre, des insultes contre des célébrités. Il commente des échanges diplomatiques confidentiels en direct. Il met en scène sa vie, ses colères, ses ennemis... Il expose, il surexpose..."

 

"Ainsi, pour détourner l'attention de la guerre en Iran, Donald Trump joue sur plusieurs fronts...
Empêtré dans la guerre en Iran et ses négociations, Donald Trump tente de faire diversion et multiplie les prises de parole sur des sujets annexes pour saturer l'espace médiatique.

 

Alors que les tensions avec Téhéran s'enlisent et que les négociations pour la paix patinent, Donald Trump semble appliquer une de ses recettes favorites. Le président américain joue en même temps sur plusieurs fronts pour saturer l'espace médiatique et détourner l'attention d'une guerre qui ne livre pas les résultats promis. Rien que dans les dernières heures, Washington a en effet multiplié les stratégies de diversion.

 

Sur le plan intérieur, Donald Trump joue la montre : il avait théoriquement jusqu'au premier mai pour demander l'autorisation du Congrès américain de poursuivre la guerre, il a préféré envoyer une lettre pour notifier que les hostilités contre l'Iran étaient "terminées".

C'est une certaine interprétation puisque 20 navires de guerre et deux porte-avions restent déployés.

 

Sans gain stratégique significatif dans cette guerre, le président affiche donc selon lui la réussite de son blocus des ports iraniens et reprend l'arme économique (une de ses préférées) pour mettre sous pression ennemis et alliés : il menace de porter à 25% les taxes sur les véhicules européens, mesure de rétorsion envers des Européens qui refusent de le soutenir militairement, mais aussi un bon moyen pour déplacer le regard et éviter de parler de cet enlisement...

 

Dans une même logique de contre-feu, le Pentagone officialise le retrait de 5000 soldats américains d'Allemagne : là encore une punition contre Berlin, qui relance les inquiétudes sur l'avenir de l'OTAN, institution qu'il critique depuis des semaines.

 

Enfin, pour contraster avec ce flou sur l'Iran, Donald Trump relance aussi sanctions et menaces contre Cuba : une cible de proximité historiquement populaire auprès de sa base électorale, notamment en Floride où il était en visite.

 

Lors de son discours, il a assuré que les Etats-Unis vont prendre le contrôle de l'île très prochainement, manière de promettre, cette fois, une victoire facile et rapide."

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-samedi-02-mai-2026-7314371

 

 

Quand Donald Trump sature l'espace médiatique...
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8 avril 2026 3 08 /04 /avril /2026 09:34
Le prix des carburants s'envole...

La guerre au Moyen-Orient a de lourdes conséquences économiques sur toute la planète : le prix des carburants s'envole... ainsi que le prix de nombreux produits de consommation courante...

 

Le prix de l’essence est encore en train de battre des records : plus de 2 euros à la pompe de certaines stations pour le sans plomb 95 ! L’essence au prix du vin, voilà qui a de quoi étonner !

 

Le problème, c’est qu’on peut se passer de vin, mais pour certains, se priver d’essence est impossible, pour ceux qui habitent à distance de leur lieu de travail, par exemple ! Dès lors le budget des ménages est lourdement grevé : en période de crise, d’inflation, d’augmentation des prix, la situation devient préoccupante …

 

"Les prix à la pompe ont atteint des niveaux exceptionnels. Lundi 6 avril, un record a même été battu avec plus de 2,30 euros. Il y a aussi des pénuries et de longues files d'attente dans les stations-service.

 

Il fallait être patient pour faire son plein lundi 6 avril dans une station d'autoroute du Var. Grosse affluence en ce retour de week-end de Pâques. Les automobilistes étaient prêts à patienter de longues minutes pour obtenir le meilleur prix à la pompe.

"Ce sont les moins chers, donc c'est clair qu'on va s'arrêter à Total. Il y a 50 centimes de différence", lance un conducteur.

TotalEnergies plafonne encore ses prix jusqu'à mardi 7 avril. En France, les prix des carburants n'ont jamais été aussi élevés depuis plus de 40 ans. Lundi soir, le gazole s'affiche à 2,32 euros en moyenne, le sans-plomb 95 à 2,01 euros. Alors forcément, les stations les moins chères sont prises d'assaut.

 

Des stations se retrouvent à sec...
Depuis plusieurs jours, les ruptures d'approvisionnement se multiplient. Une station en région parisienne est même à sec. "Je vais essayer de trouver de l'essence sinon je ne travaille pas demain", déplore un homme.

 

Une situation qui s'aggrave. Selon les calculs de France Télévisions, 13,6% des stations-service manquent de sans-plomb 95 ce lundi soir et 17,5 % de gazole.

Alors, pour trouver du carburant, il faut parfois accepter de payer plus cher. Après deux essais infructueux, un automobiliste a dû se rabattre sur une station aux tarifs bien plus élevés.

"2,45 euros, à ce prix-là, je ne vois pas comment cela pourrait encore augmenter", lance-t-il. Dans certaines stations, un litre de gazole à 3 euros n'est plus à exclure."

Enfin, les prix du pétrole ont chuté ce mercredi, dans la foulée de l'annonce du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran. Les répercussions sur les prix à la pompe sont attendues dans les prochains jours. Il faut espérer que le cessez-le-feu soit respecté et prolongé... La situation reste très incertaine...

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/le-carburant-atteint-des-prix-record-a-la-pompe-pour-le-retour-du-week-end-de-paques_7919564.html

Le prix des carburants s'envole...
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23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 12:39
Le Moyen-Orient s'embrase...

"Le Moyen-Orient s'embrase un peu plus avec des frappes sur les installations énergétiques. L'Iran multiplie les attaques de représailles. Pete Hegseth, le ministre américain de la défense, semble indiquer que la guerre contre le régime des mollahs n'est pas près de s'arrêter.

 

Le conflit a pris une nouvelle dimension, avec les attaques iraniennes contre le site de Ras Laffan au Qatar, le premier site mondial de production de gaz liquéfié. Une riposte au raid israélien contre l'immense champ gazier de South Pars, que l'Iran partage avec le Qatar... Le régime iranien menace de poursuivre ses représailles contre d'autres infrastructures énergétiques dans le Golfe.

 

Après deux vagues d'attaques contre les installations énergétiques au Qatar, en Arabie Saoudite, mais aussi à Bahreïn, au Koweït, aux Emirats Arabes Unis, des frappes qui ont visé les installations gazières et pétrolières des pays de la région en riposte à l'attaque qui a été menée par Israël contre les installations très importantes et stratégiques de Pars du Sud, l'Iran veut montrer qu'il n'est pas question que l'Iran soit touché sans qu'il y ait des conséquences pour ses voisins arabes dans le golfe Persique. De nouvelles attaques ont été menées.

 

L'Iran accentue aussi la pression avec de nouvelles attaques contre Israël, notamment une centrale électrique dans le nord d'Israël et affirme avoir abattu ou en tout cas visé un avion F35 pour la première fois depuis le début du conflit.

Une manière de montrer pour Téhéran qu'il n'est pas question que l'Iran soit touché sans qu'il y ait des conséquences pour les pays arabes du Golfe Persique mais aussi pour les Etats-Unis ou encore pour Israël...

 

Israël ne s'est pas contenté d'attaquer des installations énergétiques, l'Etat hébreu affirme avoir détruit plusieurs navires iraniens sur la mer Caspienne, au nord de l'Iran. Une base de la marine iranienne a également été visée.
Ces opérations militaires contribuent de facto à l'embrasement de la région. Alors, quelle est la stratégie du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ?

 

C'est une stratégie maximaliste qui a pour but d'aller le plus loin possible dans l'offensive jusqu'à ce que les Etats-Unis décident de se retirer du conflit. 

Vingt jours après le début de la guerre, l'opinion publique soutient encore l'intervention de l'armée, en tout cas, les Israéliens juifs à 80%, il y a aussi une rare unanimité dans la classe politique. Benyamin Netanyahou n'a donc aucune raison de freiner. Et ces frappes sur South Pars, c'est une étape de plus dans l'escalade, une manière aussi de tester les limites de l'allié américain.

C'est aussi un moyen de rendre la guerre plus insupportable pour la population iranienne, en espérant peut-être qu'elle se soulève...

 

South Pars, c'est 40% de la production du gaz iranien : un cinquième du site a été touché et évidemment, il y aura un impact sur le coût de l'énergie pour les Iraniens."

Mais pas seulement pour les Iraniens : ici, en France, les prix du pétrole et du gaz ont bondi... avec des conséquences économiques sur de nombreux produits...

Trump à lancé un ultimatum : il a donné 48 heures à l'Iran pour débloquer Ormuz, l’Iran a répondu avec des menaces...Alors que le président menace d’anéantir les centrales électriques, Téhéran réplique en promettant de viser toutes les infrastructures énergétiques et autres dans la région.

L'Iran menace aussi de poser des mines navales dans le détroit d'Ormuz...

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-19-mars-2026-9887144

 

 

 

 

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16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 13:15
Guerre en Iran : le chaos...

Invité dans l'émission CCeSoir, Nabil Wakim, journaliste au monde, spécialiste des questions climatiques, producteur du podcast  Chaleur Humaine a dénoncé la guerre mené par Trump en Iran :

 

"Le chaos de cette guerre est dramatique, on va parler des conséquences économiques mais quand même, regardons ce qui est en train de se passer : c'est un massacre, l'offensive israélo américaine sur l'Iran, l'offensive israélienne au Liban, ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza, le chaos de la région est un massacre.

 

Comment on peut penser qu'on va améliorer la situation de la région de cette manière là ? De ça, il ne va sortir que du malheur et du chaos. C'est horrible. Je ne trouve pas les mots pour le dire... c'est dur.

 

On peut dire les choses autrement : on ne libère pas un peuple en le bombardant. On va pas améliorer la situation du conflit israélo-palestinien en détruisant l'intégralité des écoles et des hôpitaux de Gaza et en bombardant toutes les terres agricoles, on ne va pas améliorer la situation vis à vis du  Hezbollah en occupant une partie du pays et en ayant 700 000 déplacés sur une population de 4 millions.

 

La base, c'est quand même ça : c'est un drame, c'est un drame aussi parce qu'il n'y a pas de retour en arrière, ni de retour en arrière moral, les gens qui aujourd'hui se satisfont de cette situation en pensant qu'il va en sortir quelque chose de bien pour l'économie, un autre équilibre dans la région, devraient avoir honte...

C'est grave, ce qui se passe, c'est horrible, les mots ne sont pas suffisants pour qualifier ce qui est en train de se passer...

 

Evidemment, il y a aussi des conséquences économiques qui vont avoir lieu. Alors, peut-être qu'à terme, parce qu'il y aura ce chaos et cette instabilité, cela va provoquer un désalignement dans nos intérêts avec le fait de se dire :  on va utiliser moins d'énergies fossiles, mais là aujourd'hui, sur le très court terme, la situation est insupportable d'un point de vue humain.

 

Un certain nombre de conséquences économiques vont être graves évidemment pour les populations civiles dans les pays du Proche Orient mais aussi en Occident pour nous parce qu'on est très dépendant du pétrole et du gaz... je rappelle qu'en France on importe 99% de énergies fossiles qu'on consomme, et ce sont les deux tiers de l'énergie qu'on utilise donc, en fait, on a beaucoup besoin de pétrole et de gaz."

 

"Toutes ces populations de la région sont fracassées par cette violence de cette guerre qui est menée sans aucune considération pour ces populations..." renchérit Agnès LEVALLOIS, Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient).

Et Trump appelle cela une "excursion" alors que ce conflit fait des milliers de morts !

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-6/8223234-moyen-orient-la-guerre-du-petrole.html#about-section

Guerre en Iran : le chaos...
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9 mars 2026 1 09 /03 /mars /2026 13:09
Trump TV...

Il est partout sur les écrans, on ne parle que de lui, on commente ses dernières déclarations, ses mimiques, ses gestes... il sature l'espace médiatique...

Il s'impose par sa stature, son large manteau : on ne voit que lui.
Ce que Trump a réussi à faire est qu'on parle de lui tout le temps, sur toutes les chaines, il est omniprésent.

Un langage simple, agressif, des phrases courtes, martelées, des formules répétées : America First, Make America Great Again... une façon d'attirer l'attention tous azimuts...

Trump dit une chose, le lendemain il dit le contraire, le surlendemain il donne encore une autre version : la vérité est variable... elle n'est jamais la même.

Encore une tactique pour attirer l'attention...

"Dimanche 1er mars, Donald Trump a assuré que la guerre en Iran durerait quatre semaines maximum. Lundi, le président américain déclarait qu'elle pourrait finalement être plus longue. Mardi 3 mars, il a précisé qu'elle pourrait être au contraire plus courte. 

 

"Si vous regardez le Moyen-Orient, c’est le chaos total." La politique américaine menée là-bas est un "désastre". Y avoir engagé une guerre est "la pire décision jamais prise par un président" dans l’histoire des Etats-Unis…

Ces déclarations sont signées Donald Trump. Elles visaient Barack Obama et George W. Bush en 2016. Mais on n’en finirait pas de citer toutes les promesses isolationnistes de l’actuel président américain, qui insistait encore l’an passé sur le fait que son "succès se mesurerait d’abord aux guerres qu’il ne commencerai[t] pas". Il a dû encore changer d’avis."

Avec la guerre en Iran, Trump est encore plus présent sur nos écrans : une démonstration de force, de puissance. Les déclarations martiales se succèdent et les images viennent à l'appui.

Des titres tapageurs : Des tapis de bombes sur l'Iran, 100 heures de bombardements, Trump accélère...

 

"Galvanisé par son opération réussie au Venezuela, Donald Trump se laisse emporter par une hybris débordante...Donald Trump a l'impression qu'il peut faire ce qu'il veut, où il veut, à n'importe quel moment...

Le but de Trump ? Refaçonner le Moyen Orient pour faire des bénéfices, pour des raisons financières. Faire du business avec les pays du Moyen Orient. On se souvient du projet de riviera à Gaza, par exemple..."

Mais cette guerre se propage, embrase les pays environnants et risque d'avoir des conséquences économiques mondiales...

 

 

 

Sources :

https://www.nouvelobs.com/edito/20260304.OBS112896/guerre-en-iran-le-plus-terrifiant-est-que-trump-semble-ne-pas-savoir-ce-qu-il-veut-faire.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/guerre-au-moyen-orient-trump-et-netanyahou-partagent-ils-les-memes-buts-6024070

 

 

Trump TV...
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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 13:33
Trump rentre en guerre...

 Trump le "pacificateur" se transforme en chef de guerre au risque de déboussoler les MAGA.
En lançant une offensive militaire contre l'Iran, Donald Trump rompt avec son image de pacificateur. L'absence de stratégie claire et les risques économiques et humains pourraient revenir le hanter lors des élections de mi-mandat.

La guerre, c'est la paix ?

 

"Samedi 28 février, les États-Unis ont lancé l'opération "Epic Fury" contre l'Iran. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président américain a affirmé vouloir "veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde".

 

Pas d'allocution solennelle à la nation. Mais une vidéo de Donald Trump postée sur les réseaux sociaux pour justifier une guerre, longtemps annoncée, et finalement déclenchée samedi 28 février. Quels sont les objectifs affichés par le président américain ? "Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera totalement, encore une fois, anéantie. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde", a-t-il ainsi déclaré.

Après de vaines négociations, la guerre est la seule solution, selon Donald Trump, pour éviter que l'Iran ne menace la sécurité et les intérêts des Etats-Unis dans le futur. Quel est le dispositif américain ? Pour mener l'opération "Epic Fury", Donald Trump a déployé un dispositif inédit depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Il comprend au moins 14 navires de guerre, des destroyers et deux porte-avions, ainsi qu'environ 200 avions de chasse. Ce dispositif s'ajoute aux moyens des bases américaines permanentes dans la région, pour un total de 50 000 soldats.

Le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald R. Ford, a rejoint la zone vendredi 27 février, après avoir fait le plein de vivres et de munitions. Des avions ravitailleurs américains ont aussi été photographiés en Israël. Pour tenir. Car l'opération est appelée à durer et pourrait se dérouler par vagues.


Selon les experts, les forces déployées restent insuffisantes pour une campagne prolongée, notamment en termes de logistique et de munitions. En face, quelle capacité de riposte ? Lors des frappes américaines et israéliennes en juin, seules 30 % des capacités militaires iraniennes auraient été détruites.

Il reste à Téhéran des drones et des centaines de missiles. Ces derniers auraient une portée d'au moins 2 000 km, soit de quoi toucher plusieurs bases américaines. Et ces armements ne sont pas si simples à détruire.

"Les sites ont été renforcés parce qu'ils s'attendaient à des attaques israéliennes et américaines. Et certaines rampes de lancement de missiles sont mobiles, l'Iran peut les déplacer, donc vous ne pouvez pas forcément les frapper de façon exacte", explique Marion Messmer, chercheuse en relations internationales.

Dans son allocution, Donald Trump prépare les Américains à la mort éventuelle de soldats. Mais selon lui, il s'agit d'une noble cause, essentielle pour le futur des États-Unis."

 

Certes "le guide suprême" est mort ainsi que sa garde rapprochée. Mais le régime iranien, lui, se maintient.

Et la riposte à cette attaque n'a pas tardé : bombardements contre Israël, contre de nombreux pays voisins et contre des bases américaines.

L'embrasement est régional : des explosions ont retenti à Riyad en Arabie saoudite, à Abou Dhabi, à Doha au Qatar, à Dubaï, au Koweït ou encore Manama, capitale de Bahreïn.

Est-ce qu'on s'achemine vers une guerre longue et incertaine ?

A l'issue de cette guerre, est-on sûr que l'Iran ira vers une transition démocratique ?

N'oublions pas les risques économiques : dans le détroit d’Ormuz, la guerre en Iran a déjà des conséquences sur l’économie mondiale. Le blocage de ce passage clé du commerce du pétrole par l’Iran va perturber l’approvisionnement en or noir et faire monter le prix du baril en flèche.

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/iran-quel-est-le-plan-de-donald-trump_7837190.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/dans-le-detroit-d-ormuz-la-guerre-en-iran-a-deja-des-consequences-sur-l-economie-mondiale_260983.html

Trump rentre en guerre...
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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 12:15
Les ravages de la cocaïne...

"Cette drogue n'est plus réservée aux milieux festifs. Désormais livrée à domicile, plus pure et moins chère, elle séduit toutes les générations. Derrière l'illusion d'une drogue "fonctionnelle", des vies s’effondrent, entre addictions, drames familiaux et un marché en plein essor.

 

Stéphanie achète de la cocaïne toutes les semaines et ne peut plus s'en passer. Cette mère de famille accepte de témoigner pour montrer que cette drogue n'est plus réservée au show-business mais concerne aujourd'hui la population ordinaire. Aide-soignante, elle dépense toujours plus à cause de son addiction : "Je dépense à peu près 200 euros par mois, ça peut monter jusqu'à 600 euros", confie-t-elle. Le tout pour un revenu de 1 900 euros net par mois.

"Je savais que c'était très addictif mais je pensais pas à ce point là" témoigne cette aide-soignante.

Découverte lors de fêtes avec son ex-compagnon, la cocaïne s'est immiscée dans son quotidien. Elle en consomme désormais seule chez elle, en pleine journée, parfois même au travail, à l'hôpital : "Ça stimule, ça réveille, ça coupe la faim aussi. Ça m'aide à tenir la nuit." Mais cette habitude s'est transformée en perte de contrôle : Stéphanie s'isole aux toilettes pour consommer une dose.

"D'un côté, j'étais un petit peu reboostée pour finir ma nuit, et de l'autre, je culpabilisais quand même." explique encore l'aide-soignante.


Le nombre de consommateurs de cocaïne explose en France : 1,1 million en 2023, deux fois plus qu'en 2017. La production mondiale en hausse et les nouvelles méthodes de distribution expliquent ce phénomène.

La drogue est désormais livrée à domicile. Benjamin, trentenaire parisien qui travaille dans la vente, n'a qu'à sortir son téléphone pour recevoir sa commande. Il a plusieurs numéros de trafiquants. En 22 minutes, un livreur casqué se présente sur son palier. Lui consomme jusqu'à 10 grammes par mois.

Le prix moyen n'a jamais été aussi bas en France. Résultat : "C'est plus facile de consommer, donc tu peux consommer plus", explique-t-il. Les trafiquants ne se cachent pas, ils se multiplient sur les réseaux sociaux, usant de codes publicitaires pour séduire les clients.

Les trafiquants misent sur la pureté et l'addiction...
Un ancien dealer de la Côte d'Azur témoigne : la cocaïne est plus rentable et plus discrète que le cannabis. "Ça pouvait me rapporter entre 6 000 et 15 000 euros nets par mois", affirme-t-il.

"J'ai niqué la vie à plein de gens, j'ai fait couler des gens, des couples, je leur ai tout pris, tout leur argent... " dit-il et il ne regrette même pas !

Pour maximiser leurs bénéfices, les trafiquants augmentent la pureté du produit. En dix ans, elle est passée de 49 % à 73 %. Une évolution inquiétante, selon les laboratoires de police scientifique, car plus la cocaïne est pure, plus elle est addictive et dangereuse pour la santé.

Difficile alors de sortir de l'addiction...


Caroline, consommatrice repentante, témoigne de son combat. "J'ai commencé à tout perdre dans ma vie, de A à Z", raconte-t-elle, après avoir décidé d'arrêter. Mais il n'existe ni substitut, ni traitement spécifique. Seule la patience et l'accompagnement médical permettent d'espérer une guérison : "On dit qu'il faut une année. La première année, le risque de rechute est de 70 %" explique Sophie Captier-Valette, addictologue.

Pour se donner du courage et briser le tabou, Caroline partage son parcours sur les réseaux sociaux.

Toujours plus d'hospitalisations et de dégâts : lésions nasales, malaises cardiaques même sur des organismes résistants.

Mais pour certains, l'issue est tragique. Théo, 28 ans, sportif et pompier volontaire, est décédé d'une overdose en juin dernier. Sa famille, dévastée, a créé une association pour sensibiliser les jeunes aux dangers de cette drogue encore trop souvent perçue comme anodine et inoffensive. C'est justement là l'un de ses plus grands dangers...

 

Des campagnes de sensibilisation devraient être diffusées sur les grands médias pour prévenir contre ces dangers de la cocaïne... les trafics de drogues s'intensifient en France, que fait l'état pour les endiguer ? Une économie parallèle qu'on laisse prospérer... l’Insee a même intégré le trafic de drogue dans le calcul du PIB !

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/sante/drogue-addictions/la-cocaine-une-drogue-qui-s-installe-dans-le-quotidien-des-francais_7496083.html

 

 

Les ravages de la cocaïne...
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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 12:05
Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...

 

Le ministère peine à recruter des enseignants, une catégorie professionnelle déconsidérée, sous payée, méprisée. 

 L'éducation est en détresse depuis des années : nivellement par le bas, diminution des exigences, suppression des difficultés, orthographe, grammaire négligées, alors que l'enseignement de la langue est essentiel.

Et en ce début d'année scolaire, la situation se dégrade encore...

"Dans un contexte politique incertain où l'actuelle ministre de l'Education nationale ne sait pas encore si elle sera reconduite dans ses fonctions, le principal syndicat des chefs d'établissement a tenu une conférence de presse de rentrée deux semaines après la reprise des cours.

 

Enquête à l'appui, le syndicat alerte : les économies à l'oeuvre dans l'Education nationale et la réduction de nombreuses dotations scolaires ont un effet immédiat sur la rentrée et sur les conditions de travail qui se dégradent aussi bien pour les élèves que pour les enseignants...

 

Une rentrée marquée par un manque de moyens humains, tout d'abord : il manque au moins un enseignant dans 60% des collèges et des lycées, un chiffre encore plus important en filières professionnelles.

Un manque de moyens financiers aussi puisque le ministère n'a pas attendu le prochain budget pour commencer à effectuer des coupes, comme par exemple pour le pacte qui permet de financer les remplacements de courte durée ou bien l'aide aux devoirs...

Ce qui a des conséquences financières pour les enseignants mais aussi pédagogiques pour les élèves.

 

Le proviseur du lycée Buffon à Paris explique : "Ce sont les heures supplémentaires qu'on attribue aux établissements, ce sont les indemnités diverses, c'est le pacte qui a baissé et c'est depuis hier et aujourd'hui l'enveloppe du pass culture qui arrive dans les établissements et qui ont très largement baissé malheureusement, comme on pouvait s'y attendre... Tout cela va dans le même sens : la réduction des moyens et des marges d'autonomie attribués aux établissements qui vont nous empêcher de financer des projets, des sorties ou des actions de type soutien scolaire, par exemple, et c'est évidemment fort regrettable."

 

Enfin, l'enquête nous révèle que seul un collège sur dix applique vraiment l'interdiction des téléphones portables, comme le souhaitait Elisabeth Borne, avec la mise en place de casiers ou de pochettes... un choix qu'assument les chefs d'établissement qui rappellent à la ministre ne pas avoir les moyens pour mettre en place une telle mesure... et qui précisent aussi que, de manière générale, les élèves respectent plutôt bien la règle..." sauf quand ils ne la respectent pas...

 

Source :

 

11 minutes 40

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h

Rentrée scolaire : encore une dégradation des conditions de travail...
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16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 09:33
Elon Musk se lance en politique...

 

Deux mégalomanes face à face : Elon Musk, Donald Trump... Quel cirque ! Après avoir été les meilleurs amis du monde, les voilà qui se déchirent et se vouent une haine réciproque.

 

"Aux États-Unis, Elon Musk lâche Donald Trump. Le patron de Tesla annonce la création de son propre mouvement : "le Parti de l'Amérique". Objectif affiché : bousculer le bipartisme et faire payer aux Républicains ce qu’il considère comme une trahison budgétaire.

On le pensait échaudé par son bref passage au gouvernement. Pourtant, Elon Musk vient de faire un retour tonitruant sur la scène politique.

"Les deux tiers d'entre vous veulent un nouveau parti politique et ils l'auront ! [...] Aujourd'hui le parti de l'Amérique voit le jour pour vous rendre votre liberté", a-t-il écrit sur son réseau social X (anciennement Twitter).

Alors, simple coup d'éclat médiatique ou réelle menace à l'encontre de son ancien allié Donald Trump ?


Après leur rupture spectaculaire, il y a un mois, le patron de Tesla avait pourtant présenté ses excuses avant de se faire plus discret.

Mais il n'a pas digéré la loi sur le budget votée par le Congrès et signée en grande pompe par Donald Trump.

Il la juge trop coûteuse, lui qui avait été chargé de couper dans les finances publiques. "Cette loi est un suicide politique pour le parti républicain", a-t-il écrit fin juin sur X.

 

Devant ces critiques répétées, le président américain a menacé de mettre fin aux nombreux contrats entre le gouvernement et les entreprises d'Elon Musk.

"Ce qui va finir par arriver, c'est qu'on va se pencher sur ces contrats et je suis sûr qu'on trouvera plein d'économies à faire ! Il ne devrait pas jouer à ça avec moi..." a déclaré Donald Trump.

 

Aux Etats-Unis, créer un parti politique est un processus long, complexe et coûteux, mais ce n'est pas hors de portée pour l'homme le plus riche du monde qui vise les élections de mi-mandat, l'an prochain.

"Il veut concentrer ses efforts sur 3 ou 4 élections de sénateurs et une poignée d'élections de représentants, des proches de Donald Trump, par exemple ou des élus qui lui ont déplu personnellement." explique Collin Anderson, politologue.

Peser sur ces scrutins pourrait mettre en péril la majorité de Donald Trump au congrès.

 

Le milliardaire, originaire d'Afrique du Sud, ne pourra pas, en revanche, se présenter à l'élection présidentielle, puisqu'il faut pour cela être né aux Etats-Unis.

Donald Trump a même menacé de le déchoir de sa nationalité et de l'expulser vers son pays d'origine..."

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/etats-unis-elon-musk-cree-son-propre-parti-politique_7361070.html

 

Elon Musk se lance en politique...
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7 avril 2025 1 07 /04 /avril /2025 11:39
Trump : la spirale de la guerre commerciale...

 

"Au lendemain des annonces choc de Donald Trump, vendredi 4 avril, Pékin a adressé une réplique cinglante aux nouveaux droits de douane décidés par le président américain, plongeant les bourses du monde entier dans le rouge un deuxième jour de suite.


Il a fallu un peu plus de 24 heures à Pékin pour élaborer sa riposte cinglante aux nouveaux droits de douane américains annoncés par Donald Trump. À partir du 10 avril prochain, tous les produits américains qui rentreront en Chine se verront imposer une nouvelle taxe de 34%. Un chiffre strictement équivalent à celui annoncé la veille pour la Chine par le président américain.

Une annonce commentée par la télévision chinoise : 

"Cette décision américaine va à l'encontre du commerce international et nuit sérieusement aux droits légitimes et aux intérêts de la Chine..."


Conséquence de cette riposte, les bourses du monde entier ont plongé dans le rouge pour la deuxième journée consécutive, vendredi 4 avril. Les géants de la tech aux États-Unis sont les premiers touchés : rien que jeudi, Apple a perdu l'équivalent de 340 milliards de dollars, Amazon 190 milliards et Meta, ex-Facebook, 130 milliards.

À Paris, la bourse a connu sa pire journée depuis mars 2022.

" Quand Trump a pris la parole à 22 heures, le marché s'est fortement cassé la figure. Donc là on est vraiment sur un marché en totale déconfiture..." témoigne un trader.

Les traders sont sur les nerfs.

"On voit qu'il y a une agressivité, il y a une peur ambiante. Quand ça dévisse, ça dévisse extrêmement fort.", dit encore le trader.

 

La spirale de la guerre commerciale paraît bien enclenchée. Les dirigeants de la planète sont à l'unisson. "Tout le monde va y laisser des plumes", disent-ils, y compris la France.

"Dans le domaine agricole, dans le domaine viticole, dans le domaine des spiritueux, il y a des dizaines de milliers d'emplois qui sont menacés.", a déclaré François Bayrou.

Au milieu de cette tempête qu'il a lui-même déclenchée Donald Trump garde le cap :

"Aux nombreux investisseurs qui viennent aux Etats-Unis pour investir d'énormes sommes d'argent, mes politiques ne changeront jamais. C'est un super moment pour devenir riche !"

"L'argent, être riche", les maîtres mots de la politique de Donald Trump... mais la politique peut-elle se réduire à des questions d'argent ?

"Le président des Etats-Unis a été contredit immédiatement par le président de la Banque centrale américaine, qui parle lui-même d'un risque de déconvenue pour l'économie américaine."

 Plusieurs centaines de manifestations ont été organisées samedi partout aux Etats-Unis. Une riposte citoyenne face aux dérives du pouvoir trumpiste...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/droits-de-douane/droits-de-douane-americains-l-onde-de-choc-se-propage-dans-le-monde_7170855.html

Trump : la spirale de la guerre commerciale...
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