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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 11:23
Avec la 5G, un nouveau projet de société ?

 

Avec la 5G, arrive aussi une vague d'objets connectés.

Pour quel usage ? Du streaming vidéo, de la réalité virtuelle, de la connectivité à faible latence entre véhicules et infrastructures, véhicules entre eux, en fait un boulevard pour la smart city, pour une multitude des capteurs connectés, donc cent milliards d'objets connectés.

Mais c'est quoi, la smart city ? Encore des termes anglais qu'on a des difficultés à comprendre...

La smart city, ou ville intelligente, ou ville connectée, c'est une gestion plus efficiente et démocratique au bénéfice des usagers et de la collectivité. Toutefois ses risques et limites apparaissent déjà. Car, bardée de capteurs de données censés améliorer nos vies urbaines, la smart city est aussi un fantastique vecteur potentiel de surveillance.

 

De plus, on sait que le streaming vidéo est extrêmement énergivore. En 2018, cela représentait déjà l'équivalent de la consommation énergétique d'un pays comme l'Espagne.

Or, on devrait réduire la consommation du secteur numérique, celui qui est le plus en croissance de tous les secteurs industriels.

 

Créer des besoins au détriment de la planète... est-ce bien raisonnable ?

De plus, les risques des ondes ne sont pas encore bien évalués : peut-on déployer la 5G, si on n'en connaît pas bien les risques pour la santé ?

Et le principe de précaution ?

Les antennes vont être multipliées... Allons-nous être des cobayes ?

 

La 5G permettra le déploiement des véhicules autonomes, le développement des objets connectés, des téléphones portables.

C'est encore l'économie qui mène la danse.

L'addiction aux écrans ne cesse de croître : 6 heures 40 par jour !

41 % des jeunes entre 15 et 19 ans n'ont pas lu un livre dans l'année !

Baisse du temps de sommeil, augmentation de la myopie, problème de sédentarité, manque d'exercices, isolement...

Beaucoup de problèmes sont liés au numérique...

 

Même si le numérique présente des avantages indéniables, le tout numérique inquiète, fait peur...

Avec la 5G, la multiplication des objets connectés, vers quelle société allons-nous ?

Une société de surveillance, de loisirs futiles, d'écrans démultipliés, de passivité, de laisser-aller, de paresse ?

Où nous mène la 5G ?

 

 

Source :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-23-juillet-2020

 

 

 

Avec la 5G, un nouveau projet de société ?
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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 11:08
Le rôle essentiel de l'école...

 

L'école à la maison ? Ce fut un cauchemar pour nombre de parents : difficile de s'occuper des apprentissages des enfants, alors que l'on doit travailler.

 

Lors du confinement, les parents ont pris conscience plus que jamais du rôle essentiel de l'école, et des enseignants.

Bien sûr, il y eut et il y a encore l'enseignement à distance, grâce à internet.

 

Mais rien ne remplace le contact direct avec les autres élèves et avec les enseignants.

 

Ainsi, sur internet, le professeurs ont été confrontés à de nombreuses difficultés techniques : bugs, surcharge des réseaux, pannes diverses, manque de matériel, etc.

Ils ont dû se démultiplier pour répondre aux attentes des élèves et des parents...

 

L'école est aussi un lieu de socialisation et de rencontres avec les autres : peut-on envisager un enseignement sur ordinateur et à distance ? La dimension sociale de l’école se déliterait alors…
 
Va-t-on vers une société où l’ordinateur va primer et s’imposer à nous dans l’apprentissage, dans le travail ? Va-t-on vers une société où les gens vivront, apprendront, travailleront, chez eux, sans contact avec l’extérieur ?
 
Ce serait, sans doute, dommageable car une société s’organise autour de contacts, même si ces contacts se révèlent, parfois, difficiles.

 

On peut le rappeler : les enseignants prennent en charge les élèves tout au long de la semaine, lors de chaque année scolaire, ils ont donc un rôle éducatif fondamental.

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.

 

Les enfants, les adolescents ont aussi besoin de contacts avec les autres, hors du cadre familial...

Ils apprennent à vivre en société, avec les contraintes qu'elle suppose...

L’école transmet des codes de conduite nécessaires aux enfants et les prépare aux rôles sociaux de la vie d'adulte.

 

Avec le déconfinement, l'école n'a pas vraiment repris, puisque de nombreux élèves ne peuvent être accueillis en raison de protocoles sanitaires très stricts et très contraignants.

De nombreux parents s'inquiètent et sont à la peine face à cette situation qui perdure...

Ils comprennent que l'école est vraiment indispensable à l'épanouissement des élèves, et à leur propre tranquillité...
 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/en-attendant-lecole-les-desillusions-du-deconfinement

 

 

 

 

Le rôle essentiel de l'école...
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:38
Un des dangers de la crise du coronavirus : la surveillance de masse...

 

Pour Yuval Harari, auteur notamment de Sapiens et Homo deus, "la crise que nous traversons peut constituer - à moins de faire les bons choix à très court terme - un point de basculement vers la surveillance de masse et le repli nationaliste. Il appelle à un sursaut rapide. "

 

Ce tournant est à redouter non seulement "parce que l’épidémie pourrait normaliser le déploiement d’outils de surveillance de masse dans des pays qui les rejetaient jusqu’alors", mais aussi "parce qu’une transition spectaculaire est en train de s’opérer vers une surveillance "sous-cutanée"  ("under the skin surveillance"), estime Harari. 

 

Harari imagine ainsi l'utilisation d'un bracelet biométrique qui permettrait de surveiller la température, le rythme cardiaque, la pression artérielle de toute une population.

Et tout cela pour préserver la santé des gens, ce qui peut paraître utile et nécessaire dans l'urgence.

 

Mais selon Harari, "les mesures temporaires ont une fâcheuse tendance à survivre aux urgences. Il y a toujours une nouvelle urgence à l’horizon."

En l'occurrence une nouvelle pandémie.

Certains États pourraient "assurer qu’il faut maintenir les systèmes de surveillance biométrique car ils craignent une seconde vague du virus."

Plutôt que de pratiquer un tel système de surveillance, Harari propose de responsabiliser les citoyens.

Ainsi, tout le monde a compris que le lavage des mains est indispensable en cas de pandémie.

Tout le monde peut comprendre les gestes barrières, le port du masque, la nécessité de respecter la distanciation sociale.

C'est une relation de confiance qui doit s'instaurer entre l'état et les citoyens.

Il faut refuser l'avènement de Big Brother.

Nous sommes déjà très largement surveillés par les GAFA : nous livrons chaque jour de multiples informations sur nos goûts, nos idées politiques, nos habitudes de vie...

Et, avec la crise du coronavirus, nous utilisons encore plus internet pour communiquer à distance.

 

Pouvons-nous vraiment nous déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps et, avec la crise du coronavirus, cette tendance s'accentue.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

 

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/covid-19-yuval-harari-anticipe-derapages-crise-et-appelle-sursaut

 

 

 

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 09:50
Utiles et solidaires...

 

 

Face à la catastrophe, face au virus qui nous menace et qui envahit nos esprits, soyons solidaires et utiles... Sur internet, nous disposons de moyens de communication performants, efficaces qui nous permettent d'échanger des informations utiles.

Bien sûr, il faut faire le tri car les fausses rumeurs envahissent la toile.

 

Mais la résistance s'organise et nous sommes contraints en la circonstance d'utiliser des termes de guerre : "résister", "lutter" contre l'inertie imposée par le confinement et les mesures sécuritaires.

Ainsi, dans mon quartier, des gens qui sont en télé travail proposent aux personnes âgées qui ne peuvent pas, de faire gratuitement et bénévolement leurs courses.

Des messages sont laissés dans les boîtes aux lettres : propositions d'aides, messages de solidarité... ou encore un exemplaire de l'autorisation de sortie.

On peut aider aussi les SDF de son quartier : leur apporter de la nourriture, leur offrir un réconfort, un sourire...

 

Face aux difficultés, face au fléau de l'épidémie, la solidarité s'impose : agir pour le bien commun, être utile, retrouver le sens de notre humanité... que nous avons tendance à perdre et oublier en temps ordinaire.

Emportés par le flot de nos occupations, nous ne voyons plus les autres, nous ne connaissons pas nos voisins qui vivent pourtant tout près de nous.

Nous ignorons tout d'eux, qui ils sont, leur métier, leurs loisirs, leurs activités.

Nous vivons dans des bulles d'égoïsme : le travail nous accapare et nous mobilise.

 

Nos loisirs nous conduisent aussi à nous replier sur nous-mêmes, les écrans happent notre attention...

N'oublions pas les deux sens du mot, l'écran, c'est ce qui nous permet de voir des images, mais c'est aussi tout ce qui arrête le regard, qui dissimule, empêche de voir...

Et puis, ce temps de confinement doit être aussi une occasion de se cultiver, de lire, de s'ouvrir au monde par la lecture...

C'est le moment d'ouvrir un livre et de savourer le plaisir des mots, c'est le moment de retrouver l'attention nécessaire pour la lecture.

 

Se concentrer sur un texte littéraire de qualité, lire et relire de la poésie, se détendre devant un bon livre, une occasion de solliciter l'imagination, mais aussi la réflexion.

 

C'est la culture qui signe notre appartenance à l'humanité, c'est la culture qui nous unit, nous relie aux autres, à notre passé, à notre présent, à notre avenir.

 

 

 

 

Utiles et solidaires...
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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 09:36
Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...

 

 

Lors d' une conférence de presse concernant l'appel à volontaires nécessaire pour venir en aide aux agriculteurs français, Sibeth Ndiaye a fait une déclaration pour le moins surprenante. Le pays étant à l'arrêt, la population étant confinée en raison de la crise du coronavirus, la porte-parole du gouvernement a voulu donner un exemple des personnes qui ne sont pas concernées par cet appel.

C'est à ce moment-là qu'elle a évoqué l'exemple "d'un enseignant qui ne travaille pas", en précisant : "compte tenu de la fermeture des écoles."

"Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises", a affirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

 

Cette déclaration a fait bondir de nombreux enseignants, eux qui assurent la continuité des cours grâce à internet...

Certes, ils ne sont à même de donner des cours en présence de leurs élèves car les établissements scolaires sont fermés.

 

Mais, ils envoient des cours, des exercices, des devoirs, donnent des conseils régulièrement à leurs élèves par internet. Et cette tâche n'est pas simple : le enseignants doivent se démultiplier pour transmettre des directives à leurs nombreux élèves car les classes sont surchargées. Il s'agit là d'une lourde responsabilité.

Certains professeurs assurent même la garde des enfants des personnels soignants et leur donnent des cours.

 

Une fois de plus, on ne peut que le constater : les hommes et les femmes politiques sont bien éloignés des réalités du terrain, ils perdent le contact.

Oui, les enseignants travaillent encore bien que le pays soit à l'arrêt, et que les écoles soient fermées.

Oui, leur tâche est particulièrement compliquée : ils doivent répondre aux diverses sollicitations fréquentes des parents et des élèves.

Et comme tous les autres Français, ils doivent assurer le quotidien quand ils ont eux-mêmes des enfants. 

 

Une fois de plus, on remet en cause le travail des enseignants, alors qu'ils exercent un métier difficile dans des conditions souvent compliquées.

Pour preuve : le ministère peine depuis des années à recruter des enseignants, ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Mal payés, mal considérés, les enseignants méritent mieux car ils remplissent des missions essentielles.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves : respect, politesse, savoir-vivre, rigueur dans le travail, discipline, partages, échanges...

 

Devant le tollé que suscitait sa déclaration, Sibeth Ndiaye s'est finalement excusée :

"Mon exemple n'était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", a-t-elle déclaré.

 

 

 

Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...
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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 13:11
Le triomphe des émoticônes...

 

 

Les images sont partout, sur internet, sur nos écrans, téléviseurs, ordinateurs, téléphones portables...

 

Elles s'imposent même dans les messages que nous envoyons sur internet : certains ont pris l'habitude de les ponctuer de ces figurations symboliques qui représentent des émotions, des états d'esprit, des sentiments : les émoticônes...

 

Mais quelle puérilité !

On voit ainsi apparaître un visage hilare pour signifier la moquerie... un autre en train de pleurer, ou de s'étonner, un autre qui rougit de honte... etc.

On retombe en enfance ! Il est vrai qu'internet ne nous incite pas toujours à la réflexion...

 

Certains manient l'émoticône avec enthousiasme et ferveur, comme si ces figures étaient indispensables dans la communication.

Certains usent de l'émoticône pour terrasser l'interlocuteur, l'impressionner, comme si cela avait valeur d'argument.

 

Cet usage est favorisé et encouragé par les réseaux dits "sociaux", les messageries sur internet....

 

Ainsi, l'image est au centre de nos sociétés, elle envahit tout... elle pollue les messages, s'invite partout...

Elle pollue aussi  la réflexion...

 

Michel Onfray dénonce cet usage abusif dans son Dictionnaire :

"Le texte va disparaître, le livre aussi, au profit des signes iconiques, pixélisés, scannérisés, le réel recule dans son épaisseur charnelle au profit de sa modalité virtuelle : nous atteignons le comble de l'image."

 

Pour ma part, je refuse d'utiliser ces signes régressifs que sont les émoticônes...

Les mots existent pour exprimer des sentiments : pourquoi avoir recours à des images stéréotypées ?

 

Dans une société où le langage s'affaiblit, perd de sa consistance, il est important de passer par les mots, les phrases pour s'exprimer et communiquer.

Dans un monde où triomphe la rapidité, il est important de prendre le temps de réfléchir et de peser ses mots...

 

 

 

 

 

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 09:32
Cadeaux de Noël : trop d'écrans !

 

Noël approche : désormais, les enfants sont couverts de cadeaux... et les jeux électroniques, les écrans connaissent un vif succès dans le choix des achats de Noël.

Ordinateurs, téléphones, télévisions, i-pads, les écrans se multiplient dans les foyers...

 

Les enfants, les adolescents et même les adultes ont tendance à passer beaucoup trop de temps devant des écrans... et ils n'en ont pas conscience.

Le chercheur Michel Desmurget, spécialiste des écrans, étudie les apprentissages et le cerveau. Il recommande pour les enfants et les adolescents 30 minutes ou une heure maximum par jour. Et ce temps est trop souvent largement dépassé.

 

Plutôt que des écrans, offrons des livres !

Le livre permet une véritable attention et une concentration que n'offrent pas les écrans.

 

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de publicités, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration.

 

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

"Sans câble, sans circuits électriques, sans batteries, compact, le livre peut être utilisé n'importe où ! Il n'a besoin d'être rechargé... il est donc disponible à tout instant. Il suffit de l'ouvrir pour profiter de ses énormes avantages..."

 

Face aux jeux vidéos qui remportent tant de succès de nos jours, il est important de donner aux enfants le goût des livres et ce, dès le plus jeune âge...

 

Romans, poésies, livres d'art ou d'histoire, les choix sont multiples.

 

Une façon d'éveiller la curiosité des enfants et des adolescents, une façon de les inciter à se cultiver, et à se concentrer.

 

Car les jeunes connaissent de plus en plus de difficultés à être attentifs : en classe, leur attention se disperse, ils ne savent plus écouter.

Dès qu'ils sortent d'un cours, les adolescents s'empressent de dégainer leur portable : ils sont victimes d'une addiction aux écrans et ils ne peuvent plus s'en passer.

 

Il faut redonner le goût de la lecture aux jeunes : offrons-leur des livres !

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/noel-fetes-de-fin-annees/les-ecrans-rois-des-cadeaux-de-noel_3744893.html

 

 

 

Cadeaux de Noël : trop d'écrans !
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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 12:50
Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

 

 

Un vendredi pollué par la publicité : sur internet, c'est un déferlement publicitaire en continu... Un vendredi NOIR annoncé à grand renfort de publicités tapageuses.

 

Les écrans clignotent pour mieux séduire et attirer le client : une explosion de couleurs sur tableaux noirs.

Des promotions alléchantes, livraison gratuite, sur un fond noir, -50, -60%, -1000 euros !

Vêtements, bijoux, ordinateurs, téléphones, télévisions, appareils ménagers, tout est bradé ou presque !

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts.

 

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

 

C'est la folie du consumérisme qui nous gagne... c'est la frénésie des achats de Noël qui commence dès la fin du mois de Novembre... c'est la course à la promotion...

Et les gens se précipitent pour "faire de bonnes affaires"...

Mais quelle illusion de bonheur consumériste les pousse à acheter ?

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

 

Refusons cette frénésie ! Boycottons ce vendredi noir !

C'est une incitation scandaleuse à la surconsommation...

 

N'oublions pas la pollution engendrée par internet et ce déferlement publicitaire...

Internet génère une pollution astronomique d’autant plus inquiétante qu’elle est invisible. 

La facture énergétique des e-mails envoyés  donne le vertige, les chiffres sont tellement énormes qu’il devient impossible de se les représenter concrètement. 

 

Ainsi va notre monde moderne : un monde tourné vers la production à outrance et la consommation.

Un monde où les inégalités sont criantes : les uns surconsomment, les autres crèvent la faim.

Les uns se goinfrent, alors que les autres n'ont même pas de quoi survivre...

 

 

 

 

Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...
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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 12:40
Vive le tableau noir !

 

 

Le tout numérique envahit les écoles, les lycées et les collèges... c'en est bientôt fini du tableau noir et de la craie...

Les tableaux blancs numériques tendent à supplanter le bon vieux tableau d'autrefois...

 

Et pourtant, ce tableau permet à l'enseignant et aux élèves de prendre le temps : le temps de l'écriture faite à la main, le temps de la réflexion, de la maturation.

 

Face à l'importance que prennent les écrans, les enfants, les adolescents ont de plus en plus de difficulté de concentration... ils ne savent plus regarder, écouter attentivement, ils ne savent plus admirer...

 

Nous avons tous des souvenirs de ces tableaux noirs qui nous faisaient rêver ! Ecrire au tableau ! C'était comme un jeu, c'était comme imiter la maîtresse, se donner de l'importance...

Et ce tableau serait donc voué à disparaître ?

 

Alors que les élèves ont tendance à utiliser toutes sortes d'écrans, le tout numérique à l'école pose problème...

Selon les études PISA,  les pays qui ont introduit le numérique dans le système scolaire n'ont aucun avantage pédagogique par rapport aux autres.

 

De plus, l'usage du numérique est très énergivore : pour préserver notre planète, il conviendrait de modérer ces usages envahissants.

 

En fait, on assiste à une course à la numérisation initiée et voulue par les GAFAM.

 

Ainsi, de nombreuses start-up françaises prétendent révolutionner la pédagogie grâce au numérique, sans rien connaître de l'enseignement.

C'est un comble ! Il s'agit pour ces sociétés de vendre leurs produits : nous vivons dans une société de consommation où tout s'achète et se vend.

 

Or, les enseignants voient bien les dangers du numérique : ce n'est pas une panacée...

Les écrans isolent les jeunes, les rendent parfois dépressifs, agressifs, moins attentifs... moins empathiques. Les écrans les rendent obèses.

Les écrans font perdre le contact avec la réalité...

 

Rien ne remplace l'expérience, le contact avec l'autre... 

Rien ne remplace le geste d'écrire attentivement à la craie sur un tableau....

 

 

 

Source : un dossier paru sur Marianne : Le tout digital, enjeu du siècle...

 

 

 

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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