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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 11:00
Montrer qu'on est heureux...

 

 

Nos sociétés vivent dans un tourbillon d'apparences : sourire, arborer un visage heureux, rayonnant, montrer que le bonheur est présent en toutes circonstances, afficher sa bonne humeur...

 

Et puis fixer ce bonheur sur des photos, les partager ensuite sur des réseaux sociaux...

Une façon de montrer au plus grand nombre de gens qu'on est heureux...

Comme si le bonheur devait s'afficher...

 

Alors, bien sûr, on fait des photos dans des circonstances particulières, exceptionnelles : un mariage, un anniversaire, une fête.

Mais dorénavant, grâce aux smartphones, on peut faire des photos tous les jours, les afficher sur internet, et publier au monde entier son bonheur.

C'est la gaieté qui doit s'imposer partout...

Plus de place pour la morosité ou la mélancolie...

 

Comme si l'image publicitaire devenait le modèle de base, comme si l'on devait afficher sa bonne humeur en toutes circonstances...

Prière de sourire à l'appareil, prière d'être beau, jeune, souriant et heureux...

 

C'est le règne des apparences qui s'impose même dans des photos de réunions familiales ou amicales.

"Je suis heureux, tu es heureux, il est heureux, nous sommes heureux..."

Et nous voulons que le monde entier le sache, nous voulons être enviés, regardés, nous souhaitons nous mettre en scène, jouer la comédie du bonheur.

 

Certains arborent un large sourire qui paraît contraint et forcé...

C'est le bonheur qui doit prévaloir partout, et sur internet, sur Facebook, il devient un bonheur obligé et contraint.

Le selfie est aussi utilisé pour se mettre en scène dans un décor de rêve, un lieu connu...

Une façon de montrer encore que l'on profite de la vie et que l'on sait s'amuser, se distraire, à défaut de se cultiver...

C'est le monde des apparences, c'est le monde du paraître qui s'impose partout et notamment sur internet.

 

On peut même dorénavant retoucher des photos, se livrer à des montages, mêler réel et virtuel pour épater la galerie.

Il s'agit de faire rêver, de susciter l'imagination...

Autrefois, les photos étaient rares, elles servaient à fixer des événements importants, désormais la photo se généralise et devient une façon de s'afficher sur internet...

La photo devient un signe extérieur de bonheur...

 

 

 

 

 

 

 

Montrer qu'on est heureux...
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 13:22
Le bonheur de marcher...

 

 

 

Nous passons une grande partie de notre temps assis, le monde moderne est organisé pour que nous restions assis, assis devant un ordinateur, assis devant une télévision, assis dans une voiture...

Ainsi, nous pouvons être mieux contrôlés et mieux surveillés par ceux qui nous gouvernent...

Et nous perdons l'habitude de cette fonction essentielle : marcher...

 

C'est pourtant grâce à la marche que nous avons pu découvrir le monde, développer notre curiosité...

"Tout ce que nous faisons aujourd'hui, ce qui nous distingue des autres espèces tire son origine du fait que nous nous tenons debout et marchons", écrit Erling Kagge, dans son ouvrage intitulé Pas à pas.

 

Marcher, c'est se recentrer sur l'essentiel.

Voilà une activité accessible à tous qui permet une attention au monde : le rythme lent de la marche nous invite à observer les arbres, les fleurs, la couleur du ciel, un nuage, un chien, un oiseau...

 

Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

 

L'homme est fait pour se mettre en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive.

 

C'est aussi l'occasion d'utiliser nos cinq sens, notamment si l'on marche à la campagne ou dans une forêt : les odeurs des arbres, des fleurs, les chants des oiseaux, les couleurs variées de la végétation, les claquements d'ailes d'un oiseau....

 

Marcher permet de se reconnecter au cosmos, de comprendre que nous sommes une partie de ce tout, la nature qui nous environne.

Marcher, c'est aussi se maintenir en forme, faire fonctionner tout son corps, ses muscles.

 

Dans un monde où tout nous incite à rester assis, immobile, il est temps de retrouver le bonheur de marcher...

Il est temps de retrouver une harmonie avec le cosmos.

 

Comme l'écrit le philosophe Frédéric Gros, "Marcher, c'est résister fortement à la part maudite de la modernité (obsession pathologique de le performance, culte de la vitesse, existences parallèles dans des univers numériques )... c'est aussi se proposer soi-même comme aventure, rompre avec les inerties du présent".

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bonheur de marcher...
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 09:01
Le culte de l'audience...

 

 

 

L'avènement d'internet a assuré un peu plus encore la promotion de l'audience : désormais, il convient de faire de l'audience...

Les émissions de télévision, les films sont jaugés et jugés à l'aune de l'audience.

Si une émission de télévision n'attire pas suffisamment de spectateurs, elle passe rapidement à la trappe.

 

Sur Agoravox, les articles sont classés aussi selon leur audience, et les billets les plus lus figurent même dans une sélection mise en valeur sur la colonne de droite de ce média.

Le nombre de lecteurs est affiché sous chaque article. Et ces lecteurs peuvent cliquer pour signaler qu'ils aiment l'article.

 

Les blogs sont également soumis à ce diktat de l'audience : ils sont souvent classés selon ce critère...

Sur Youtube, c'est la même règle qui prévaut : le nombre d'abonnés, de spectateurs et d'auditeurs figure sous les vidéos...

 

Les politiques, les entreprises, les auteurs font aussi la chasse à l'audience.

 

Ainsi, on assiste à une forme de concurrence généralisée qui génère individualisme, égoïsme, repli sur soi.

Tout nous incite à entrer en concurrence les uns avec les autres.

 

C'est bien sûr la marchandisation du monde qui conduit à ces excès.

L'audience, c'est ce qui permet de générer des profits : la publicité partout présente sur internet, à la télévision, dans de nombreux médias, est une manne pour ceux qui la diffusent...

Ainsi, tout devient marchandise, tout est à vendre...

 

C'est assez effrayant, car personne ne peut échapper à cette marchandisation du monde : les auteurs, les lecteurs, les spectateurs...

 

Nous sommes emportés par ce système pervers... C'est ainsi que les chaînes Youtube vouées à la mode, au maquillage obtiennent souvent un vif succès grâce à leur audience... De même, certaines émissions de télévision qui privilégient un divertissement facile sont plébiscitées par un large public.

Ainsi, les programmes sont souvent critiqués pour leur piètre qualité. Peu d'invention, peu de création.

Télé-réalité débile, séries abêtissantes, publicités vulgaires, jeux stupides... voilà l'ordinaire du téléspectateur...

C'est le règne des apparences, du superflu qui s'impose... et le culte de l'audience nuit souvent à la qualité de ce qui est diffusé.

 

L'audience est sans cesse mesurée, scrutée mais elle n'est pas du tout un critère de qualité...

 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/medias/2014/08/08/31008-20140808ARTFIG00316-tele-realite-tnt-culte-de-l-audience-a-quand-une-television-de-qualite.php

 

 

 

 

 

 

Le culte de l'audience...
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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 09:21
Eteignez tout ! conseille Sylvain Tesson...

 

 

"Éteignez tout et le monde s’allume !", nous conseille Sylvain Tesson...

 Pour l’écrivain et voyageur Sylvain Tesson, il faut fuir le monde numérisé afin de retrouver l’espace et le temps, le silence et la durée.

 

Mais qui est capable, désormais, de vivre déconnecté ? Qui peut se passer de consulter son ordinateur, d'allumer son poste de télévision ?

Les habitudes sont prises : nous vivons sous la domination du numérique.

 

Comment y échapper ?

Partout, le numérique exerce son emprise : dans les hôpitaux, les administrations, les banques, les entreprises...

Et puis, chacun d'entre nous passe de nombreuses heures de loisir devant un ordinateur, ou une télévision...

Une véritable addiction s'est installée, sans parler des adolescents ou même des adultes qui ne quittent plus leur portable...

 

Partout, les écrans nous envahissent, nous surveillent, épient nos goûts, nos façons de vivre.

Comment y résister ?

 

Sans doute, en y passant moins de temps, en retrouvant un vrai contact avec la nature, en réapprenant à marcher au lieu de courir...

En appréciant le silence, en goûtant le murmure d'un ruisseau, les voix des cigales...

 

C'est aussi bon que possible pour la planète : on dépense moins d'électricité, on ne se laisse pas distraire par des publicités racoleuses qui incitent à des achats compulsifs...

Et puis, c'est aussi bon que possible pour chacun d'entre nous : on s'aère, on bouge, on marche, on respire...

 

"Eteignez tout et le monde s'allume !" C'est certain : on découvre de nouveaux horizons, de nouveaux centres d'intérêt, on va visiter un jardin, un musée, on s'attarde devant un oiseau, un arbre, une fleur.

On sort, mais on ne prend pas sa voiture, on marche pas à pas, pour mieux découvrir le monde...

 

On réapprend à observer le monde, le vrai...

On oublie le virtuel, les écrans et leurs photos factices...

On se déconnecte enfin de cet univers clos qui enferme l'individu chez lui, qui l'incite à se recroqueviller, qui le pousse à une forme d'individualisme exacerbé.

Alors, bien sûr, il est difficile de tout éteindre, comme le suggère Sylvain Tesson, mais on peut passer moins de temps devant les écrans...

 

 

 

 

 

 

https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/08/03/sylvain-tesson-eteignez-tout-et-le-monde-s-allume_5339193_5325928.html

 

 

 

 

 

 

 

Eteignez tout ! conseille Sylvain Tesson...
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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 08:31
La sexualité est de plus en plus marchandisée...

 

 

 

 

C'est inévitable : dans une société d' hyperconsommation et de marchandisation, la sexualité n'échappe pas à la règle...

 

Sites de rencontres, vêtements sexy, dentelles, produits de maquillage... de nombreux biens de consommation nous invitent à cultiver l'attirance sexuelle...

La sexualité est partout : dans la publicité, les films, les romans...

Elle s'affiche sur de grands panneaux publicitaires... on peut y admirer des créatures de rêve, dans des tenues affriolantes.

Il suffit de regarder une vitrine de sous-vêtements féminins pour prendre conscience de ce phénomène : bodys, slips en dentelle, guêpières....

La pornographie est accessible à tous, sur internet : elle diffuse des images dégradantes, crues, vulgaires.

 

Sur internet, les sites de rencontre se multiplient... Ainsi, Tinder est une application qui permet d'avoir des rapports sexuels immédiats. Grâce à la géolocalisation, les internautes peuvent avoir une relation sexuelle très rapide avec quelqu'un dont ils ne connaissent même pas le nom.

Le sexe devient, ainsi, un vaste marché économique...

Et, dans ce domaine, c'est encore la compétition qui prime.

C'est à celle qui sera la plus belle, qui fera le plus de conquêtes, qui se montrera la plus performante sur le plan sexuel.

Mais que deviennent les sentiments dans ce marché du sexe ?

Voilà de quoi perturber les jeunes, les adolescents et les adolescentes en quête de reconnaissance et de bonheur.

Si les rencontres sont faciles, elles sont souvent éphémères, parfois, seulement le temps d'un rapport sexuel.

 

Comment ne pas être déstabilisé et inquiet devant ces nouveaux rapports amoureux légers et futiles ?

Entre aspiration romantique et sexualité débridée, les jeunes ne sont-ils pas un peu perdus ?

Ainsi, la libération sexuelle crée de nouveaux problèmes et là encore, c'est une compétition féroce qui s'installe, une compétition fondée essentiellement sur la beauté physique, sur les apparences.

Or, la sexualité est particulièrement valorisée dans nos sociétés : elle est source de bien-être, d'équilibre, de santé mentale et physique, dit-on souvent.

Et si on parle beaucoup de sexualité de nos jours, en revanche l'amour est quelque peu oublié...

Triste constat ! On n'ose plus parler d'amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sexualité est de plus en plus marchandisée...
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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 08:20
L'emprise du jeu et du divertissement...

 

 

Les loisirs encadrés connaissent un vif succès dans une époque comme la nôtre, vouée aux divertissements dispendieux.

Il faut payer pour mieux se distraire...

 

Le tourisme de masse nous incite à partir dans des voyages organisés où chaque journée est programmée selon des horaires précis.

Il vaut les voir ces touristes en tee shirt et bermuda, avec un chapeau vissé sur la tête...

N'oublions pas l'appareil photo indispensable au voyageur moderne.

 

Le touriste est guidé dans son périple, et on lui propose même des activités sportives variées pour qu'il ne s'ennuie pas.

Surf, planche à voile pour mieux profiter de la mer, activités découvertes pour mieux apprécier la montagne...

Comme si l'être humain n'était plus capable de partir à l'aventure, tout simplement de marcher pour découvrir la nature environnante...

 

Nos sociétés sont ainsi de plus en plus encadrées, infantilisées comme si l'homme n'était plus apte à se divertir par lui-même.

Il nous faut du jeu permanent : c'est ce qu'offrent de nombreux jeux vidéos aux adolescents et à un certain nombre d'adultes.

Les parcs d'attraction connaissent aussi un vif succès, ainsi que les centres aquatiques où de nombreuses activités sont disponibles... toboggans interminables, magnifiques piscines et autres bains bouillonnants, bouées, jeux d'eau, glissades...

 

Nous basculons peu à peu dans un autre monde, celui des loisirs organisés.

Plus un coin de plage où l'on peut s'isoler vraiment et prendre du plaisir à un simple bain de mer.

Plus un coin de campagne où on ne prévoit des activités champêtres : découverte d'un vignoble, d'une ferme.

 

Les plages sont envahies de monde, et c'est tout juste si on peut profiter d'un espace marin qui ne soit pas assailli par des surfeurs, des véliplanchistes...

Lors de compétitions sportives, des fans zones sont prévues afin de rassembler les supporteurs de foot en délire, dans une ambiance survoltée.

Et bien sûr, les fans de foot peuvent se procurer des chapeaux, du maquillage, des ballons aux couleurs des bleus...

Nous sommes dans notre intérieur même des utilisateurs de médias, internet, la télévision qui nous orientent vers tel ou tel loisir...

C'est le jeu permanent ! C'est l'infantilisation des foules qui se met en place aux quatre coins de la planète !

 

 

 

 

 

 

 

 

L'emprise du jeu et du divertissement...
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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 08:36
Désormais, on se lâche !

 

 

De plus en plus, le langage se libère, se relâche : fini l'usage de la politesse, finie la courtoisie...

 

Sur les réseaux sociaux, sur internet, les insultes se multiplient, les allusions graveleuses, sexistes ne sont pas rares.


Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. 

La violence verbale envahit la toile : derrière leur ordinateur, protégés par l'anonymat d'un pseudonyme, certains se permettent d'insulter, de moquer, de ridiculiser à tout propos.

 

Au lieu d'argumenter, d'alimenter le débat, ils se contentent de balancer des invectives...

Vous voilà taxé de "sottise", de "bêtise", vous êtes "incompétent", on traite les femmes de "vieilles rombières"...

Une façon de rabaisser l'autre... de le terrasser...

L'art de la conversation se perd : il devient foire d'empoigne, assaut d'incivilités.

 

Et partout, on se lâche.

Les élèves n'hésitent pas à insulter les enseignants : parfois, une mauvaise note suffit à provoquer leur colère, leur indignation et une salve d'injures.

D'ailleurs, la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect et de retenue.

Les femmes et les hommes politiques ne sont pas en reste... ils utilisent volontiers un langage relâché : "pognon de dingue", "casse-toi, pauvre con".

La parole se veut spontanée, immédiate, débarrassée de fioritures, brutale.

On ne choisit plus ses mots, on ne nuance plus sa pensée.

 

Sur internet, certains se font une spécialité de l'insulte : ce sont des monomaniaques de l'injure. Invariablement, ils cherchent à rabaisser, à dégrader et dénigrer.

Internet favorise et amplifie ce phénomène : la réactivité est immédiate, la pensée et la réflexion s'affaiblissent...

 

Pourtant, ce sont des adultes qui s'expriment mais ils se comportent comme des adolescents mal élevés, braillards...

Insulter, ce n'est pas raisonner, c'est de l'ordre du réflexe et de l'impulsivité.

Insulter, c'est une démission de la pensée, un renoncement à la réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais, on se lâche !
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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 09:30
La vitesse !

 

 

Un article paru sur le journal Le Monde a attiré mon attention... son titre : comment optimiser sa vitesse de lecture ? Il s'agit d'utiliser une présentation informatisée séquentielle rapide qui pourrait être une méthode de lecture révolutionnaire pour demain.

 

Incroyable ! On nous montre un minuscule écran (celui d'une montre connectée par exemple ou d'un téléphone mobile) qui permet d'accélérer radicalement notre vitesse de lecture. Les mots défilent, un par un, parfois coupé en deux ou trois séquences en accéléré !

 

Avec cet appareil, nous voilà transformés en robots lecteurs ! Plus le temps pour nous arrêter sur une phrase, plus le temps de réfléchir, de nous poser des questions.

 

Plus le temps pour le rêve, pour la part d'imagination : oui, on lit plus vite, mais quel est l'intérêt si le message n'est pas bien digéré ?

 

Notre monde est bien celui de l'accélération, de la vitesse : tout s'emballe, les innovations nous submergent sans arrêt, une innovation en chasse une autre, un système informatique en remplace un autre, un smartphone succède à un autre...

 

La vitesse s'impose partout : les adolescents sollicités par de nombreux médias ne prennent plus le temps de lire, c'est le règne des SMS qui s'impose, le règne des messages rapides : peu importent l'orthographe, la grammaire !

 

De plus en plus, les adolescents qui entrent en classe n'ont qu'une envie : en ressortir, on les voit les yeux rivés sur leur portable pour vérifier l'heure.

 

On les voit peu concentrés, impatients, pressés : il semble que le monde actuel leur imprime un rythme de vie où il faut toujours aller plus vite.

 

Dans un monde où les loisirs sont si multiples, il faut passer sans cesse d'une activité à une autre, parfois même les adolescents sont à l'écoute d'une émission de télévision tout en taquinant leur ordinateur.

 

La vitesse ! C'est bien là une composante essentielle de nos sociétés ! Je suis, ainsi, étonnée de ce nouveau système informatique ou encore des tablettes tactiles où il suffit d'effleurer un écran pour passer d'une image à une autre !

A-t-on le temps de regarder vraiment ces images ? 

Dans le travail aussi, le temps s'accélère : l'informatique permet d'aller toujours plus vite.

La lecture sur internet s'apparente à un "sport de glisse", comme l'écrit Alain Finkielkraut : on passe d'un texte à un autre dans des lectures fugaces...

Ainsi, la vitesse nous fait vivre dans un monde superficiel : l'attention se perd, se délite et l'être humain est emporté dans un tourbillon d'informations diverses... et bien sûr, la réflexion en pâtit...

 

 

 

 

 

   Photos : Pixabay

La vitesse !
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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 12:34
Les vertus essentielles du silence...

 

 


Dans un monde où la parole est mise sur un piédestal, où chacun s'exprime sur toutes sortes de sujets, où le verbe se développe dans la plus grande confusion, dans un désir de s'imposer à l'autre, de le dominer, je tiens à célébrer les vertus du silence...


Le mot lui-même invite à l'apaisement avec ses deux sonorités de sifflante, pleines de douceur, grâce à sa voyelle nasalisée "en " qui suggère un envol, une suspension dans le flot des paroles.

Parler peu, c'est, aussi, parfois, parler mieux, avec une densité, avec un sens, une réflexion approfondie...

La parole abondante n'est souvent qu'un réflexe, une démesure, un excès : elle déborde, dans un flux ininterrompu, elle en devient même, parfois, agressive, virulente.

Il suffit de se rendre sur des forums ou sur des sites d'information, pour voir se déverser des insultes ou des propos malveillants et méprisants.

Ces débordements ne laissent aucune place à la réflexion, à la raison.

Un peu de retenue, de modération éviterait ce genre de débordements.
 
Pour ma part, j'apprécie l'esprit de synthèse qui ne s'embarrasse pas de mots inutiles, j'aime la parole claire, précise, qui va à l'essentiel.

Certains parlent abondamment, pour se libérer de leurs angoisses ou pour avoir l'impression vaine d'engloutir l'autre, de l'anéantir.

Le silence, lui, permet un véritable recul, une réflexion essentielle. Le silence est une vertu que l'on a tendance à oublier et en l'oubliant, on se perd dans de vains discours, sans véritable influence.

Le silence n'est-il pas un retour sur soi, sur sa propre conscience ? Et paradoxalement, une ouverture sur les autres, car il permet une vraie réflexion, un raisonnement... Il permet souvent d'éviter le réflexe pur et simple qui est le contraire de la réflexion.

Le verbe est le propre de l'humanité mais quand il devient envahissant, irréfléchi, il rabaisse l'homme, au lieu de l'élever.

Le silence, lui, permet l'écoute et le respect des autres, il est essentiel de retrouver toutes ses vertus. Il est propice à la méditation, apaisant, plein de sérénité...

Le silence est une maîtrise de soi, une forme de modération et de mesure, dont il faut percevoir les effets bénéfiques.

Quand la parole déborde, quand elle éructe, au lieu de raisonner, elle perd de sa valeur.

Le silence laisse, aussi, une place à la rêverie qui a tendance à disparaître dans nos sociétés : il faut toujours être occupé, actif, dans l'action... Souvent, on ne laisse plus aux enfants cette possibilité de rêver, on les noie sous un flot d'activités qui ne sont pas propices à la rêverie, à l'imaginaire...

Le silence permet une vraie réflexion, un questionnement, il offre la possibilité de résoudre certains problèmes, grâce à un retour sur soi.

Oui, le silence comporte des vertus essentielles.





 

 

Les vertus essentielles du silence...
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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 10:44
Quand l'anglais envahit la toile...

 

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même a volontiers recours à des termes anglais.

 

Une de mes amies me transmet régulièrement ses "news"... et je corrige en utilisant le terme français "nouvelles".

Il est vrai qu'internet nous influence et nous façonne mais nous ne devrions pas céder à cet endoctrinement par la langue.

 

Nous devrions résister face à cette invasion qui discrédite notre propre langue, comme si le français devait se plier au joug d'un envahisseur, comme si le français ne comportait pas un vocabulaire suffisamment riche et expressif, comme s'il fallait mettre notre langue au placard...

Défendons notre langue et dénonçons cette utilisation abusive d'un globish infâme.

Cette mode de l'anglais s'immisce partout et notamment sur internet.

Ne cédons pas à la tentation du SMS, du langage tronqué ou mixé avec l'anglais.

 

Notre langue mérite qu'on la valorise, elle est à l'origine de tant de chefs d'oeuvre de la littérature !

Elle est capable d'exprimer tant de nuances !

Pourquoi lui préférer l'anglais ? 

Question de mode et de snobisme, sans doute... et aussi l'influence d' une mondialisation qui nous inciterait à employer un langage commun et universel.

C'est là une tentation dangereuse d'uniformisation des cultures et des langues.

 

 

Or, la langue, c'est bien ce qui fonde notre culture...

La langue est notre patrimoine, un héritage venu d'un lointain passé, un héritage façonné depuis des siècles, un bien précieux qu'il convient de préserver.

Qui pourrait oublier des siècles d'histoire ? La langue nous relie au passé, à tous ceux qui nous ont précédés.

La culture : c'est bien ce qui soude un peuple et le rassemble...

La langue, notre langue est un élément essentiel de cette culture : ne cédons pas à la tentation du renoncement et luttons pour préserver ce patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Quand l'anglais envahit la toile...
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