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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 09:31
Un marché qui se porte bien : l'édition... grâce à l'Education nationale...

 

 

En France, le marché du livre se porte plutôt bien. Selon les chiffres du syndicat national de l'édition, les ventes progressent régulièrement.

Pourtant, avec l'avènement d'internet, on pouvait craindre le pire : une concurrence redoutable pour le livre...

 

Comment expliquer cette progression ?

En fait, elle s'explique en grande partie grâce aux multiples réformes qu'a connues l'Education nationale, ces dernières décennies.

Nouveaux programmes, nouveaux livres, bien sûr...

 

Et les maisons d'édition s'empressent alors de sortir des livres conformes aux nouveaux programmes.

Une manne pour les éditeurs ! Editis, Nathan, Bordas, Hachette, et tous les autres...

Tous les 4 ou 5 ans, c'est imparable, les programmes sont modifiés. Et avec la réforme du Baccalauréat initiée par Jean-Michel Blanquer, on imagine le nombre de parutions qui sont en train de déferler sur le marché.

 

"Tant mieux pour ceux qui travaillent dans le secteur de l'édition !", pourra-t-on dire...

Quant aux enseignants, eux, ils vivent plutôt mal ces réformes successives, souvent bâclées, menées à la hâte, sans véritable concertation.

La nouvelle réforme du lycée sera appliquée dès la rentrée prochaine : elle va entraîner des changements de programme, plus ou moins profonds selon les matières. A la prochaine rentrée, certains collègues vont devoir préparer trois programmes (seconde – première générale – première technologique.) On imagine le travail colossal qui les attend, on imagine le stress, la fatigue que génèrent ces réformes perpétuelles.

 

En tout cas, les réformes génèrent un gros marché : ne vit-on pas dans une société de consommation ?

Au fond, les réformes ont aussi cet objectif : alimenter le marché du livre...

 

Un nouveau gouvernement arrive au pouvoir : on change tout... Aucune continuité, aucune cohérence, aucun suivi dans la politique éducative.

Tout cela est inquiétant : nous vivons sous la dictature du changement permanent, dans une instabilité constante et l'instauration du quinquennat contribue un peu plus à cette instabilité.

 

Mais, au fond, tout cela semble concerté : il faut faire fonctionner l'économie, c'est tout ce qui compte.

Peu importe si les programmes sont faits à la hâte, dans la précipitation, dans l'urgence, au mépris de l'intérêt des élèves et des enseignants.

 

Nous vivons la triste réalité d'une économie de marché et l'éducation en fait partie.

 

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/ledition-premier-marche-culturel-en-france

 

 

 

 

Un marché qui se porte bien : l'édition... grâce à l'Education nationale...
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:49
Les discrets...

 

 

A l'heure où les gens éructent, insultent, vitupèrent sur les réseaux sociaux, il est temps de célébrer les discrets... Ceux qui vivent dans l'ombre, ceux qui ne font pas de bruit, qui apprécient le silence.

 

Ce sont souvent des gens simples, qui n'aiment pas le tapage, qui savent se montrer courtois, bienveillants...

Ils sont humbles, refusent tout ce qui est tape à l'oeil.

 

Dans un monde où l'on aime se montrer, s'exhiber, les discrets, eux, préfèrent vivre en retrait. "Pour vivre heureux, vivons cachés", dit le proverbe.

 

Mais la discrétion n'est plus à la mode : on aime les vêtements voyants, on apprécie l'exubérance, on vante les gens qui ont du culot... on méprise les discrets...

 

J'ai découvert récemment les vidéos postées par Miss Book : elles s'adressent à des adolescents pour les inciter à lire et tout fonctionne dans l'outrance : les costumes, les voix, les attitudes.... tout est forcé, tout est factice, artificiel, tonitruant.

Aucune retenue, aucune discrétion, aucune élégance... et pourtant, ces vidéos remportent un vif succès auprès des jeunes...

 

On aimerait plus de réserve et de sérieux... mais la discrétion n'est plus une vertu, elle devient même un défaut.

A l'heure où les adolescents postent sans cesse des photos sur internet, à l'heure où les gens exhibent leur vie privée, la discrétion n'est plus de mise.

 

Les discrets se font rares : ils devraient être d'autant plus appréciés.

Sur internet, c'est l'arrogance qui domine, c'est l'ostentation qui s'impose : on se montre, on se met en scène, on parade...

Notre époque prohibe la discrétion, la rejette...

 

"Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance", nous dit Pierre Zaoui, dans son ouvrage intitulé La discrétion ou l'art de disparaître.

"Le renoncement à l'apparition constitue une politique de la dissidence vis-à-vis du monde effroyable de la visibilité permanente et de la surveillance généralisée", écrit notamment Pierre Zaoui.

 

Etre discret, c'est faire un pas de côté... c'est refuser un monde où les apparences triomphent...

Etre discret, c'est une forme d'élégance, c'est une retenue qui est sympathique dans un monde du paraître...

 

 

 

 

 

 

Les discrets...
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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 10:02
Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?

 

 

Bientôt, la 5 G... encore une innovation qui nous est imposée et à laquelle on ne pourra échapper, comme le compteur Linky ou la TNT.

 

Je ne suis pas spécialiste, mais de nombreux scientifiques s'inquiètent de ce déploiement programmé de la 5G... D'autant que ce déploiement va s'accompagner d'une multiplication des antennes relais.

Voici ce qu'on peut lire sur une pétition en ligne :

"Le réseau 5G sera bien plus dense que les réseaux actuels (radio, 3G, 4G). Pourquoi ? Parce que les ondes 5G ont une très faible portée.

Les télécoms vont devoir installer des antennes-relais 5G ABSOLUMENT PARTOUT : sur les panneaux de signalisation, sur les lampadaires devant votre maison, ainsi que dans votre maison (pensez au compteur Linky). Ils ne vendront plus que des ampoules ‘connectées’."

 

La 5G serait, selon ses concepteurs, une véritable révolution à défaut d'être une évolution, un progrès : la 5G, c'est d'abord la promesse d'une meilleure connectivité mobile par rapport à la 4G...

Toujours plus vite ! C'est la tendance actuelle qui nous emporte dans un flux continu d'informations...

 

Dans le domaine de la santé, la 5G et son ultra-connectivité vont permettre de développer de nouveaux services, on pourra réaliser des opérations chirurgicales à distance... 

 

Et surtout, avec la 5G, on pourra mettre en place la voiture connectée et la voiture autonome.

On imagine tout le réseau routier surveillé, quadrillé, tous les déplacements observés à la loupe... le règne de Big Brother est en train de se mettre en place.

En Chine, c'est déjà chose faite, et c'est terrifiant... les citoyens sont sous surveillance, ils sont fichés, notés, évalués en fonction de leur comportement.

La connectivité généralisée nous entraîne vers un monde inhumain, désincarné, triste.

On imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voiture filmées...

 

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

 

Et que dire des ondes électromagnétiques et de leur impact sur la santé ? L'OMS les a classées dans la catégorie des "cancérogènes possibles". Dans ce cas, le principe de précaution ne devrait-il pas s'appliquer ?

Vraisemblablement, les consommateurs seront aussi amenés à payer plus cher les services de la 5G : un business fructueux, une manne pour les opérateurs téléphoniques.
 

 

 

Source :

 

https://youtu.be/LRmun1Kc1Mk

 

 

 

Une pétition :

 

https://petition.neo-nutrition.net/non-a-la-5g-en-france/?utm_source=neonut&utm_medium=emailing&utm_campaign=20190301&base=647&campaignId=342245&segmentId=343360&shootId=357507

 

 

 

Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:44
Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...

 

 

Cyber harcèlement, insultes récurrentes, photomontages dégradants : les femmes sont plus particulièrement des cibles sur Twitter, Facebook.

Certains journalistes eux-mêmes se sont livrés à ce "jeu" cruel du harcèlement.

 

La méchanceté devient ainsi une preuve de valeur sociale, le dénigrement personnel est érigé en "coolitude branchée."

C'est ainsi qu'on a découvert récemment "la ligue du lol", un groupe constitué de journalistes qui s'appliquait à harceler quelques hommes et beaucoup de femmes, identifiées comme féministes.

 

Cette explosion de haine qui se déverse sur internet, ce flot d'insultes révèlent une société en manque de repères.

Quel plaisir peut-on prendre à harceler des victimes fragiles ?

Et quand ce sont des journalistes qui se livrent à une telle activité, on peut s'interroger sur le fonctionnement des réseaux sociaux où l'agressivité est bien vue, presque valorisée.

Une dizaine de journalistes français en vue ont été écartés ou renvoyés de leurs postes. Ils ont passé une décennie sur Twitter à insulter en toute impunité des femmes qui avaient eu le malheur d'apparaître sur leurs radars. 

 

Evidemment, l'anonymat favorise ces phénomènes de violence verbale : la parole se libère, elle éructe, elle déborde...

Certes, les réseaux sociaux ont un rôle positif, mais on observe une forme de "dilution des responsabilités, de dimension régressive, une forme de barbarie, de sadisme."

Ces plateformes deviennent de véritables fléaux.

De nombreux journalistes préfèrent se retirer des réseaux sociaux pour ne pas avoir à affronter des flots de haine, de reproches divers. Mais on laisse alors la place à ceux qui se livrent à ces débordements, on leur cède.

 

Ceux qui s'adonnent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Il m'est arrivé de subir, ainsi, des flots d'insultes sur Agoravox, et pendant 3 ans environ, j'ai renoncé à publier sur ce média : il est vrai que le harcèlement peut faire des ravages, et avoir des conséquences graves notamment sur les jeunes, les adolescents. Certains se spécialisent dans le commentaire haineux et malveillant...

 

Chacun doit se montrer responsable sur la toile : les insultes ne sont qu'une marque d'hybris, de démesure et d'irréflexion, il faut aussi les prendre avec du  recul et refuser de se laisser intimider par les fous furieux de la toile...

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/complotisme-harcelement-faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

 

 

 

Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...
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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 11:39
La déshumanisation du monde... selon Jean-François Kahn...

 

M comme Monde : on assiste à une mondialisation qui tend à déshumaniser notre environnement...

Jean-François Kahn analyse ce phénomène dans son ouvrage intitulé M la Maudite, une contre-encyclopédie qui lui permet de tout dire sur toutes sortes de sujet.

 

Invité lors du salon de la biographie à Nîmes, Jean-François Kahn évoque notamment la fracture numérique : "beaucoup de gens de 65-70 ans se retrouvent démunis face à la généralisation d'internet, ils ne sont pas formés à ça, on était dans une civilisation où il y a avait une altérité... autrefois, on pouvait réserver une place de train par téléphone, désormais, les réservations se font par ordinateur ou à l'aide de guichets automatiques..."

Jean François-Kahn raconte ainsi une soirée dans la Meuse : impossible de trouver un restaurant.... il reprend de l'essence, dans une station, "naturellement il n'y a plus personne qui sert l'essence, on se sert soi-même et on paye pour faire soi-même le boulot !"

Plus loin, il aperçoit des lumières qui clignotent et il découvre un distributeur : des pizzas, des spaghettis à la carbonara, des frites, de la lessive, des capotes anglaises, de la blanquette  de veau à l'ancienne.

"J'ai eu une espèce de déclic, un cauchemar absolu : c'en est fini de l'italien qui faisait des spaghetti ou de la pizza en chantant des airs, c'en est fini de la ménagère qui fait mijoter des petits plats... tout cela est fini, les machines prennent le relais."

 

Les petits commerçants disparaissent aussi  alors qu'ils avaient une fonction sociale : "on se retrouve désormais dans d'immenses hangars où on ne croise plus aucun regard, où l'autre disparaît encore, on est comme sur des rails..."

 

On a aussi fermé des maternités, des hôpitaux, des services de proximité...

La centralisation crée de nombreuses difficultés : ainsi le mouvement des gilets jaunes dénonce bien ce phénomène, les gens se retrouvent seuls, isolés devant leurs problèmes.

Le lien social a tendance à s'effacer : c'est ce lien social que les gilets jaunes tentent de retisser.

 

Face à une société qui se déshumanise, il est important de se retrouver, d'échanger, de discuter, et de remettre en question certains maux qui pourrissent le monde : l'argent, le profit, les paradis fiscaux, la corruption.

Jean-François Kahn nous invite à la réflexion : il serait temps de revenir à une société plus humaine, il serait temps de tempérer une mondialisation effrénée.

Mais est-ce possible avec l'avènement d'internet ?

 

 

 

 

 

 

Photo vidéos : rosemar

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:49
Le portable en classe : encore des problèmes...

 

 

La plupart des élèves possèdent désormais un portable : certains n'hésitent pas à l'utiliser en cours, malgré les interdictions. Consultations de messages, sonneries intempestives, le portable favorise la distraction, l'inattention.

Combien d'élèves sont tentés de s'en servir en classe !

 

Et que penser de ce qui est arrivé à une enseignante d'un collège du Tarn-et-Garonne ? Des élèves sont soupçonnés d'avoir pris à plusieurs reprises des photos sous la jupe de ce professeur.

Cette enseignante d'anglais au collège Pierre-Darasse, à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne a porté plainte, il y a quelques semaines, contre plusieurs élèves de l'établissement : ils ont pris plusieurs photos d'elle, dont plusieurs sous sa jupe, et les ont diffusées sur les réseaux sociaux. 

Elle a été aussi photographiée en pantalon, avec des gros plans sur ses fesses et un doigt d'honneur devant. 

 

On comprend le désarroi de cette enseignante : de tels comportements sont inadmissibles, c'est une forme de malveillance et d'irrespect.

Le portable permet, ainsi, de filmer et de photographier facilement tout ce qui se passe en classe.

Dès lors, les élèves en arrivent aux pires dérives : faire des photos dégradantes à caractère sexuel, filmer les enseignants pour les tourner en dérision...

 

C'est là une forme de violence, un mépris de l'autorité des enseignants.

 

Il était question d'interdire les portables dans les écoles et les collèges, mais on voit bien qu'une telle mesure n'est pas respectée.

Les enseignants subissent de plus en plus la violence de nos sociétés : insultes, déni d'autorité, mépris des parents.

 

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne : il ferait interdire les portables à l'école. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait confirmé cette interdiction pour les élèves des écoles et collèges. Cette mesure devait être appliquée à la rentrée 2018.

Des annonces non suivies d'effets... comme le prouve ce qui est arrivé à cette enseignante.

Dans une société de consommation dominée par l'individualisme, tout est contesté, et notamment le travail et l'autorité des enseignants.

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/education/photos-malveillantes-prises-par-un-eleve-c-est-une-sorte-de-harcelement-08-01-2019-2284046_3584.php#xtmc=enseignante&xtnp=1&xtcr=7

 

Le portable en classe : encore des problèmes...
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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 09:49
Ces gens qui parlent d'eux à la troisième personne...

 

 

On voit sur le net, se répandre une curieuse habitude : au lieu d'employer la première personne, de parler directement, certains utilisent la troisième personne.

On voit sur certains sites d'information, des gens se présenter à la troisième personne : "l'auteur est professeur d'économie, il a écrit plusieurs ouvrages..."

"Il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS, docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à différentes recherches...."

On perçoit, là, une forme de schizophrénie inquiétante, comme si celui qui écrit n'assumait pas ses propres paroles : "je" est un autre !

"Je" est double !

 

Cette distance pompeuse semble aussi dire que celui qui parle n'est pas sincère, se cache sous un masque trompeur !

Il est vrai que sur internet, tout est possible, tout peut être trompeur : on peut s'affirmer détenteur de toutes sortes de titres, prétendre à une forme de notoriété.

"Journaliste auteur de plusieurs livres à succès, l'auteur s'est retiré de la vie active..."

 

Cette mise à distance, ce dédoublement de personnalité sont tout de même surprenants.

Parler à la troisième personne, c'est souvent se donner de l'importance, se considérer comme un autre qui n'est pas le même dans la vie de tous les jours !

Est-ce que, dans le quotidien, on parle de soi à la troisième personne ?

 

Cet artifice est, au fond, assez révélateur : souvent, sur internet, les gens se dédoublent, prennent une personnalité différente, peuvent jouer des rôles, abusent le lecteur, se jouent de lui...

 

Tout est possible sur internet : certains se parent de toutes les vertus, ou accusent les autres de défauts dont ils sont eux mêmes pourvus, oubliant de balayer devant leur porte, ils ne se voient même pas tels qu'ils sont !

Curieuse inconscience, curieux déni des réalités !

 

L'inconscience, la méconnaissance de soi, l'esprit de supériorité, une forme d'arrogance sont à l'origine de ces dénis....

 

Parler de soi à la troisième personne, un romancier peut le faire, à travers une fiction, lorsqu'il écrit une forme de roman semi autobiographique...

Mais parler de soi à la troisième personne pour se présenter, pour répondre à des questions, on a du mal à le concevoir !

On perçoit dans cet usage une forme de mégalomanie, une arrogance, un manque de modestie, un narcissisme exacerbé.

 

Certains reprochent aussi aux hommes politiques de mentir, de se livrer à de fausses déclarations, mais eux-mêmes adoptent la même attitude, ils n'hésitent pas à fausser le débat, et sont d'une mauvaise foi évidente et confondante...

Internet permet, ainsi, toutes sortes de trafics : les menteurs, les personnalités doubles se multiplient, et se livrent à un jeu assez malsain.

 

 

 

 
 

 

 

Ces gens qui parlent d'eux à la troisième personne...
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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 09:43
L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?

 

 

 

De plus en plus d'étudiants dans les universités utilisent l'ordinateur pour noter les cours : ils manient le clavier avec une aisance et une virtuosité étonnantes. Dans les lycées aussi, l'ordinateur commence à faire son apparition.

 

Ainsi, dans certaines régions, notamment en Languedoc Roussillon, on a distribué gratuitement aux élèves des ordinateurs et les adolescents sont autorisés à s'en servir pendant les cours.

 

L'écriture manuscrite tend donc à disparaître, va-t-elle devenir complètement obsolète ? C'est la question qu'on peut se poser.

Les jeunes enfants vont-ils apprendre à écrire sur l'ordinateur ?

 

Au cours d'un reportage du journal de 20 heures sur France 2, une fillette interrogée à ce sujet déclare : "C'est plus facile d'écrire sur l'ordinateur, les lettres sont déjà tracées." On voit bien là l'argument de la facilité s'imposer...

 

Oui, il est plus facile de taper une lettre que de la transcrire et pourtant le geste de l'écriture paraît essentiel. Comme le souligne une mère de famille dans ce même reportage de France 2 : "L'écriture manuelle est unique : on y perçoit une personnalité, des formes, des signes, des arabesques.... En fait, il semble, d'après certains spécialistes, que le geste de l'écriture est un apprentissage fondamental car lire, c'est se rappeler ce que l'on a écrit à la main. Pour apprendre à lire, il faut passer par le geste...

 

Si l'écriture à la main s'estompe et disparaît, quel sera l'impact de ce changement ? De moins en moins de gens écrivent à la main : désormais, on envoie des mails et non des lettres...

L'écriture manuelle est bien en train de se perdre. Il est vrai que l'on peut corriger à l'infini un texte tapé sur un ordinateur et sans faire de ratures...

 

Mais les ratures peuvent être importantes : elles montrent bien qu'un texte a été travaillé, corrigé. Les élèves souvent ne savent pas faire un brouillon, barrer, recommencer, vérifier...

 

De plus, le fait de tracer les lettres permet de mieux visualiser le message. Quand on utilise un clavier, on peut faire des fautes de frappe que l'on ne perçoit pas toujours.

 

Je pense qu'il est important pour tous de continuer à pratiquer l'écriture manuelle : on voit mieux ses corrections, on est en contact avec le papier, la feuille, le stylo.

Il est souhaitable que les deux pratiques coexistent et que l'une ne l'emporte pas sur l'autre : il ne faut pas perdre le plaisir de lire une belle écriture, d'en apprécier la graphie, d'en deviner les mystères....

 


 

 

 

 

 

L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 09:37
Je te note, tu me notes, nous nous notons...

 

 

Alors que les notes ont tendance à disparaître de notre système scolaire où elles ont pourtant leur utilité, elles envahissent notre vie quotidienne... Ainsi, les internautes peuvent noter et mettre des appréciations après chaque achat effectué sur internet...

 

Il est possible de noter un médecin, une personne qui pratique le covoiturage, un restaurant, une boutique, des professeurs, des personnes sur des sites de rencontre...

 

C'est une habitude qui se généralise : sur un site comme Agoravox, les internautes sont invités à noter avec des étoiles les articles publiés et même les commentaires qui figurent sous les articles.

 

Certains passent beaucoup de temps à noter la moindre expérience : un film, un dîner au restaurant, un séjour en vacances, un hôtel...

 

Un signe des temps, tout de même : c'est comme si tout devait être quantifié, mesuré... La grande numérisation du monde a commencé et elle n'est pas près de s'arrêter...

En Chine, les citoyens reçoivent même une note sociale pour évaluer leur personnalité... Une bonne note donnera l'accès à un certain nombre de privilèges, à l'inverse une mauvaise note pourrait pénaliser certains : difficultés pour trouver un logement, interdiction de prendre le train ou l'avion... une façon de contrôler les gens, de surveiller les opposants.

 

Si les chiffres s'imposent partout, il semble que les mots, eux, soient dévalorisés : la poésie n'est plus à la mode, les jeunes lisent de moins en moins, les études littéraires n'attirent que peu d'élèves, alors que les sections scientifiques connaissent un succès grandissant.

Le chiffre est partout, notamment sur internet.

On y collectionne des "amis" sur Facebook, on cumule des "like", on essaie d'attirer le plus grand nombre de lecteurs. Il est même possible, sur certains sites, d'acheter des "followers" : c'est le règne du paraître qui s'impose.

Je te note, tu me notes, nous nous notons... et cette propension à la note se répand sur la toile...

Essayons d'échapper à cette dictature du chiffre... 

Essayons de fuir ces pratiques absurdes, chaque fois que c'est possible.

 

 

 

 

 

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 09:04
Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...

 

 

L'Université Paris Nanterre va mettre en place des cours de remise à niveau pour les étudiants qui ne maîtriseraient pas totalement les règles orthographiques et grammaticales. 

 

Ce n'est pas étonnant : pendant des décennies, ces deux disciplines, orthographe et grammaire ont été négligées à l'école primaire, au collège...

Trop difficiles, trop rébarbatifs, les cours de grammaire !

 

On a voulu simplifier leur enseignement... voilà le résultat : nombre d'élèves arrivent au Baccalauréat avec des lacunes en langue française.

Au nom d'un certain égalitarisme, des pédagogues ont simplifié les programmes, ont voulu réduire les exigences.

 

Mais aplanir les difficultés, est-ce rendre service aux élèves ?

La transmission de la langue française est essentielle : la pensée passe par le langage...

Comment penser si on ne maîtrise pas la syntaxe et toutes les relations logiques qu'elle met en jeu : cause, conséquence, opposition, condition, etc. ?

 

Les adolescents éprouvent, ainsi, des difficultés à lire des livres, opération trop complexe...

"C'est trop long", disent-ils le plus souvent...

Ils se réfugient devant des écrans numériques, où l'attention se délite, où la lecture est fugace, morcelée, où les sollicitations sont multiples...

 

La patience, le sens de l'effort ne sont plus à la mode..

Dès lors, comme les élèves pourraient-ils acquérir un bon niveau de langue ?

Il convient de réapprendre le français aux élèves, dès l'école primaire et de poursuivre assidûment cet apprentissage dans les classes de collège.

Les difficultés sont formatrices, elles font partie de la vie : pourquoi a-t-on voulu nier l'importance de l'effort ?

 

Certains pédagogues n'en ont pas vu l'importance et ont voulu privilégier la pédagogie de la découverte...

Comme s'il ne fallait pas d'abord apprendre pour maîtriser des savoirs et les réutiliser...

 

De nombreux élèves qui arrivent en lycée ne savent pas bien rédiger, ne connaissent pas les subtilités de la langue française.

Comment peuvent-ils mener à bien des études, alors que la grammaire et l'orthographe ne sont plus enseignées en lycée ?

 

 

 

Source :

 

https://www.bfmtv.com/societe/la-fac-de-nanterre-instaure-des-cours-de-francais-pour-ses-etudiants-en-licence-1527622.html

 

 

 

Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...
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