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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 12:23
L'homo numericus...

 

 

Voilà ! L'homo numericus est en marche : équipé de son ordinateur, de son smartphone, de sa montre connectée, de sa voiture numérisée, de son GPS, il est assailli par une technologie envahissante...

Jusqu'où iront les progrès de la technologie ? L'homme pourra-t-il y échapper ?

C'est peu probable...

 

Déjà, la plupart des Français possèdent un portable, un ordinateur, parfois une tablette...

 

Déjà, nous nous connectons régulièrement à internet...

Un progrès merveilleux, fantastique ! La connaissance à la portée de chacun d'entre nous...

Mais, derrière ce progrès, se profile une société hyperconnectée, donc hyper surveillée...

 

L'homo numericus devient une cible publicitaire, face aux écrans, il court le risque de perdre le contact avec la réalité, et de se perdre lui-même...

 

L'homo numericus devient un consommateur en puissance : Google va répondre à tous ses besoins, toutes ses envies car les GAFA captent toutes les informations qui nous concernent...

Les GAFA connaissent nos goûts, nos centres d'attraction, nos amis, notre date d'anniversaire... c'est une surveillance généralisée qui s'organise, et comble de l'ironie, nous participons volontairement à cette surveillance.

Nous acceptons de mettre à nu notre vie privée... Nous sommes comme pris au piège de la toile et nous ne pouvons nous y soustraire.

 

Et voilà que la politique s'en mêle : même les élections peuvent être truquées et influencées par le biais d'internet.

Aux États-Unis, la course à la présidentielle passe par le big data. De puissants algorithmes permettent aux candidats de cibler les électeurs et d'orienter le choix des indécis. 

 

Au nom de la sécurité, pour faire face à la violence du terrorisme, les GAFA mettent aussi en place un système de surveillance généralisée.

Dès lors, on voit se profiler le règne de Big Brother, un monde où nous serons tous espionnés, fichés, catalogués, un monde où la liberté ne sera plus qu'une chimère.

 

Internet envahit le monde et nos vies : déjà, de nombreux compteurs électriques sont connectés, bientôt, les voitures seront bardées de capteurs, bientôt nos villes seront elles aussi vouées à la surveillance permanente des citoyens...

C'est là un monde de technicité qui fait peur, un monde déshumanisé, voué à la consommation.

 

Quand nous sommes devant un écran d'ordinateur, nous avons l'impression d'être reliés au reste du monde, mais ne sommes-nous pas, en fait, très souvent coupés du réel ?

 

 

 

 

 

 

 

 

L'homo numericus...
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 13:39
Retrouver une spiritualité...

 

 

La lenteur, la méditation, la réflexion, le rêve, la pensée... autant de valeurs spirituelles qui se perdent...

Notre monde matérialiste valorise la vitesse, la quantité, le chiffre, la rentabilité.

Et on en oublie l'importance de la spiritualité : bousculés par un monde qui va de plus en plus vite, on ne prend plus le temps de savourer, d'observer, de regarder, de percevoir...

 

Comment retrouver une spiritualité dans cet univers voué aux objets et à la vitesse ?

Comment renouer avec une harmonie perdue ?

Savoir retrouver le contact avec la nature et le cosmos...

Percevoir l'harmonie du monde, et se laisser aller au rythme des saisons...

Observer les arbres, le ciel, les nuages, les fleurs d'un jardin, en percevoir toutes les beautés.

 

Regarder ! On oublie trop souvent de le faire : on se contente de voir fugitivement des images sur un écran, on se laisse éblouir par des images lumineuses, attractives, aux couleurs criardes.

Les spectacles télévisés se parent de strass, de lumières éblouissantes.

 

Et on oublie de lire, de savourer une page bien écrite, de relire et de s'imprégner de la poésie d'un texte...

 

Ecouter de la musique avec recueillement et attention, écouter le silence et les bruits imperceptibles du monde...

Nous sommes trop souvent occupés et obnubilés par des écrans de toutes sortes.

Il convient de s'en abstraire et de retrouver le réel, se reconnecter avec le monde, les êtres humains qui nous entourent...

 

Le printemps arrive : c'est le moment d'observer une nature qui se renouvelle.

Le beau temps nous y invite, le soleil inonde les arbres de lumières, les magnifie alors qu'ils retrouvent leurs éclats de verdure...

Les marronniers se parent de fleurs aux teintes de roses, les seringas font éclore des parfums subtils, les genêts resplendissent de couleurs chaleureuses...

La nature se métamorphose et nous offre des spectacles toujours changeants...

 

Admirer, c'est l'essence de la philosophie... admirer au sens ancien du terme : "s'étonner", questionner le monde qui nous environne...

Il ne s'agit pas d'admirer béatement, mais de comprendre et de percevoir l'harmonie de la nature...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Retrouver une spiritualité...
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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 08:32
La méchanceté pulsionnelle sur internet...

 

 

Nous en avons tous fait l'expérience : sur internet, la méchanceté la plus primaire se déchaîne parfois, avec des insultes malveillantes, dégradantes, des propos qui ne respectent pas les notions élémentaires de politesse...

L'anonymat favorise ce phénomène : caché sous un avatar, chacun peut se livrer à l'invective sans en être inquiété.

 

Bien sûr, ces messages diffusés sur les réseaux sociaux font souvent appel à des pulsions, des réflexes. Ce sont des messages brefs, irréfléchis, gratuits...

Ils ne font pas intervenir une quelconque argumentation : ils sont de l'ordre de l'insulte, du dénigrement facile.

 

Ceux qui se livrent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Sans aucun complexe, certains n'hésitent pas à dire n'importe quoi, à diffuser des propos haineux, sans nuances...

Et on sent un certain plaisir, une certaine délectation dans ce déballage d'insultes, dans cette envie de dégrader, de rabaisser autrui.

Le plaisir de voir des têtes tomber ! Le plaisir de l'humiliation !

 

Il est vrai que sur internet, tout le monde a le droit de s'exprimer, et c'est une liberté extraordinaire...

Mais qu'en font certains ? Ils usent et abusent de l'insulte, de l'invective grossière, internet devient une sorte de défouloir...

Ils se complaisent dans le dénigrement abject, facile et irréfléchi...

 

Sont-ils des adultes, ceux qui s'expriment ainsi sur les réseaux sociaux ? Sont-ils des êtres responsables ?

Dans une discussion, c'est l'argumentation et le raisonnement qui devraient s'imposer.

Bon, on voit s'exprimer alors une forme de transgression qui est à la mode... mais le phénomène prend une ampleur démesuré, il révèle un manque de maturité dans le comportement... il envahit la toile.

 

C'est là un jeu de massacre qui amuse certains : mais quel temps perdu à dénigrer au lieu de raisonner et de participer intelligemment aux débats !

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

 

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/metamorphoses-de-la-mechancete

 

 

La méchanceté pulsionnelle sur internet...
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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 12:10
L'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue...

 

 

 

"Les élèves français écrivent peu dans le cadre scolaire et montrent des difficultés croissantes en orthographe et en grammaire", c'est ce que révèle une étude du Cnesco, le  Conseil national d'évaluation du système scolaire...

Pourtant, l'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue.

 

Rédiger, c'est apprendre à mieux maîtriser la langue et ses codes, rédiger, c'est exprimer sa sensibilité, ses émotions, c'est développer son imagination, écrire, c'est aussi structurer et ordonner sa pensée...

Il est donc essentiel de donner à l'élève la possibilité et l'envie d'écrire, et ce, dès l'école primaire.

L'exercice de la rédaction est particulièrement formateur : l'élève doit se concentrer sur ce qu'il écrit, faire un plan, rédiger d'abord un brouillon, relire, corriger ses erreurs.

 

La rédaction, c'est l'apprentissage de la lenteur et de la maturation...

Or, notre temps est celui de la vitesse, de l'image rapide et fugace.

Notre temps est celui de l'immédiateté, des désirs vite assouvis.

Notre temps est celui de Facebook, celui des SMS...

 

Ainsi, les élèves ne savent plus faire un brouillon, et s'ils en font un, ils ne savent pas relire, raturer, corriger les erreurs commises.

De nombreux élèves n'utilisent pas tout le temps qui leur accordé pour un exercice : il faut aller vite, bâcler son travail.

Depuis des années, on a, aussi,  tendance à privilégier l'oral spontané au détriment de l'écrit.

 

Il serait temps de réhabiliter l'exercice de la rédaction : "Décrire une journée d'automne... Evoquer un animal familier, Raconter les événements d'un week-end mémorable...", autant de sujets qui offrent aux élèves la possibilité de travailler l'expression...

Il serait temps d'entraîner les élèves au brouillon : d'abord faire un plan, puis rédiger, relire, supprimer les répétitions, veiller à l'orthographe, à la correction des phrases.

C'est là tout un travail de patience, de maîtrise de l'écriture. Un vrai brouillon doit être raturé, chargé de corrections...

 

Face à l'emprise des ordinateurs, des smartphones, il convient de retrouver le bonheur de l'écriture manuelle qui permet une réflexion véritable.

Quand on écrit des SMS, on ne se soucie guère de la forme, on se laisse guider par le réflexe qui est justement l'inverse de la réflexion...

 

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, il est important de se ressourcer dans le travail de l'écriture.

S'entraîner à l'oral, c'est bien, mais l'écrit ne doit pas être oublié car c'est l'écrit qui permet une véritable réflexion sur le monde...

C'est l'écrit qui offre la possibilité d'un temps d'arrêt, d'une pause dans un monde qui s'accélère...

 

 

Source :

 

https://www.nouvelobs.com/education/20180411.OBS5027/a-l-ecole-les-eleves-francais-sont-reticents-a-ecrire-et-peinent-a-le-faire.html

 

 

 

 

L'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue...
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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 10:35
Incivilités...

 

 

Les incivilités sont partout : dans la rue, à l'école, dans les magasins, dans les moyens de transport.

Une sorte de manque de savoir-vivre ensemble s'installe dans la société.

C'est l'individualisme qui prime, une forme de barbarie qui prévaut.

 

Et les incivilités commencent dans l'emploi de la langue : on ne respecte plus notre langue, on la malmène, on la torture, on lui fait subir toutes sortes d'outrages...

Fautes d'accord, défauts de liaisons, mauvais usage du vocabulaire, orthographe négligée...

Partout, la langue se délite : on entend les jeunes prononcer des insultes, des mots grossiers, vulgaires, graveleux.

 

Même dans certains journaux, on peut lire des fautes grossières d'accord, quand le sujet est inversé, notamment...

Ne peut-on se relire ? Le temps manque-t-il aux journalistes pour vérifier ce qui est écrit ?

Au fond, on a l'impression que la forme n'a plus d'importance, que tout est possible, que l'on peut s'accommoder de quelques manquements à la grammaire....

Et ces erreurs se répercutent, sont colportées et admises...

 

La civilité passe aussi par le respect de la loi, le "vivre ensemble".

Et les incivilités permettent de passer outre, de ne plus respecter certaines règles, et même dans le langage qu'on utilise.

 

Sur internet, les insultes fusent : elles peuvent être violentes, inhumaines, proférées sans réflexion.

Un ancien candidat France insoumise aux législatives, Stéphane Poussier, s'est ainsi réjoui de la mort d’Arnaud Beltrame.

Des messages abjects, ignobles ont été postés, après la mort de ce gendarme courageux qui s'est dévoué pour sauver une otage.

Comment peut-on en arriver là ?

 

Internet favorise ce type de réaction irréfléchie, ces messages insultants et primaires...

Internet favorise les incivilités et une forme d'individualisme dangereux.

Les incivilités se répandent partout : elles révèlent une société en manque de repères, où la culture du vivre ensemble se délite, où la culture est méprisée et négligée.

C'est la culture qui fonde une société, et elle passe aussi par la langue, par l'usage que l'on en fait...

 

 

 

 

 

 

 

 

Incivilités...
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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 08:46
Pour défendre notre langue française...

 

 

Une langue qui s'appauvrit, le règne de l'image qui fait que les mots perdent de leur pouvoir et de leur sens, notre langue française défigurée, meurtrie, mutilée : tel est le triste bilan que dresse Jean- Michel Delacomptée dans son ouvrage intitulé Notre langue française...

 

Quand l'image prend le pas sur le mot, elle peut accomplir des ravages et anéantir tout un patrimoine culturel.

 

Jean-Michel Delacomptée met en évidence l'appauvrissement du vocabulaire et de la syntaxe : il dénonce la lourdeur de certaines expressions de plus en plus utilisées : "par rapport à", "au point de vue de", il débusque les abréviations, le style SMS, ou encore l'emploi d'un lexique banal et répété : "être, avoir, dire, faire"...

 

Les fautes de langue se multiplient : fautes d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire "avoir", le non respect du "h" aspiré dans la prononciation...

 

On ne peut que regretter aussi l'invasion du "globish" en train de dévorer le globe...

Tous ces mots qui sont utilisés sur la toile et ailleurs "pour faire tendance"."News, la semaine du white, The voice, Secret story..."

Le snobisme de certains, la mode, la pub taillent en pièces notre langue.

Comme si on en avait honte... nos mots s'effacent devant l'invasion de la langue anglaise.

 

Jean-Michel Delacomptée fustige aussi l'internet vocal qui risque de prévaloir de plus en plus, les assistants vocaux se multipliant...

Une façon encore de simplifier la communication, de la rendre plus facile mais aussi plus superficielle et moins réfléchie...

Ainsi, l'auteur imagine un monde où l'humain "n'aura plus à fournir d'efforts pour se repérer dans le monde..."

 

La dématérialisation a tendance à gagner du terrain : fini, le bon vieux papier....

"Rédiger à la main devient suranné..." peut-être le geste lui-même se perdra-t-il un jour ?

On imagine facilement le danger que de telles pratiques font courir à la langue : l'écrit élaboré risque de s'évanouir.

 

Que dire de l'écriture inclusive qui massacre la langue ?

Que penser de la féminisation forcée du vocabulaire ?

On forge des mots nouveaux "auteure, autrice"... on hésite et on constate toute la maladresse de ces néologismes.

 

Notre langue mérite d'être protégée et préservée de ces atteintes multiples : à chacun de refuser ces manquements, ces agressions...

Jean-Michel Delacomptée s'inquiète devant le sort qui est réservé à notre langue française : si nous continuons à la saccager, nous risquons de "détruire notre idéal républicain, notre culture et aussi notre civilisation..."

L'enjeu est gravissime...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour défendre notre langue française...
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:56
La mode des compétences...

 

 

 

De plus en plus, notre système scolaire s'attache à privilégier des "compétences" plutôt que des savoirs et des connaissances...

C'est ainsi qu'ont été créés des cahiers et des tests d'évaluation visant à mesurer les compétences des élèves, des cahiers avec des codages numérotés particulièrement complexes...

Les enseignants passent beaucoup de temps à corriger ces tests, pour évaluer des compétences très aléatoires, car les tests sont souvent élaborés à partir de QCM dans lesquels le hasard peut intervenir ou à partir d'exercices qui n'ont pas toujours valeur de preuves...

 

Et quid des savoirs ?

Ils ont été sacrifiés au nom de la facilité...

Ainsi, en grammaire, on s'est mis à n'enseigner que les règles d'usage le plus courant...

Fini l'apprentissage du passé simple en primaire ! Aux oubliettes le subjonctif et notamment le subjonctif imparfait !

 

Au lycée la littérature classique a été bannie ! 

Etudier Montaigne, Rabelais, une hérésie ! Trop difficile pour ces chères têtes blondes à qui il faut épargner des efforts trop lourds !

Une façon de mettre à bas notre culture, la culture classique jugée trop lointaine, alors qu'elle constitue nos racines.

 

Grâce à internet, on juge que cette culture est de toute façon à portée de mains... C'est ainsi que les élèves à qui on pose des questions ont parfois le front de répondre à l'enseignant :  "Google vous donnera la réponse : il suffit de consulter un ordinateur !"

 

Mais quel leurre ! La culture n'est pas innée : elle doit être assimilée avec patience et efforts.

C'est le prix à payer pour progresser : c'est l'essence de notre humanité que de vouloir apprendre tous les jours.

C'est ainsi que nous formons notre mémoire...

C'est ainsi que nous pouvons nous enraciner dans une culture, et trouver des repères.

 

Oui, les textes de Montaigne, ceux de Corneille sont difficiles... on peut s'y ennuyer.

Mais comme le dit André Comte-Sponville, si l'ennui n'est pas là, l'apprentissage devient compliqué...

"Le bon élève est celui qui accepte de s'ennuyer... et s' il s'ennuie, c'est parce qu'il manque encore de maturité... de même, on ne peut pas faire de la philosophie sans assumer des moments d'ennui..."

" Si on veut que l'enseignant rivalise avec la télévision ou les jeux vidéos, soit toujours en train de faire du spectacle, on se trompe sur l'enseignement... l'enseignement relève du travail pour les enseignants comme pour les élèves...

Arrêtons de demander aux enseignants d'être aussi divertissants qu'une émission de télévision... Il ne s'agit pas de remplacer, à l'école, l'effort par le plaisir, il s'agit d'aider les élèves à prendre plaisir à l'effort...."

Le bonheur est dans le faire... "

 

L'effort : c'est là un apprentissage essentiel, car toute vie est faite d'efforts et de difficultés à dépasser.

Sans effort, on ne peut assimiler des connaissances, un savoir qui permet de progresser...

 

 

 

 

 

 

La mode des compétences...
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:53
Google m'a souhaité un bon anniversaire...

 

 

J'ai eu la surprise, le jour de mon anniversaire, de voir sur l'écran de mon ordinateur, sur la page d'accueil de Google, un gâteau décoré de bougies, avec ce message : "Bon anniversaire"...

Les flammes des bougies vacillaient sur le gâteau, donnant une impression de réalisme à l'image.

 

Quand une machine vous souhaite un bon anniversaire, il y a de quoi se poser des questions, de quoi s'interroger sur les pouvoirs de la machine...

Ainsi, Google connaît ma date de naissance ? Et que sait-il encore ?

 

Google voit tout, entend tout et utilise tout, surtout pour son profit.

Notre société est ainsi transformée en un immense "camp de consommation", où chacun d'entre nous est ciblé par des publicités.

Toutes les activités sont enregistrées et stockées minute par minute : Bienvenue dans le monde de Big Brother !

Ainsi Google connaît mes goûts, mes sites préférés, mes idées, mes centres d'intérêt.

Sans doute Google connaît-il  aussi mes opinions politiques...

 

Nous sommes ainsi sans cesse surveillés, épiés dans nos moindres activités.

Et cela se fait, avec notre consentement, sans que nous nous en apercevions vraiment.

Nous devenons esclaves de la machine, nous lui offrons même toutes nos données, nous nous livrons à elle, sans en avoir vraiment conscience.

Et nous devenons les acteurs de notre propre aliénation.

 

On peut  imaginer toutes les données recueillies par Google.

Google doit connaître ma profession, mes loisirs, les contours de ma personnalité, où je suis née, où j'habite.

Et quoi d'autre encore ?

Google sait tout de ma vie, une sorte de viol consenti...

Google peut nous suivre aussi dans tous nos déplacements : les portables connectés permettent de repérer toutes nos allées et venues.

Bien sûr, il nous est loisible d'utiliser un autre moteur de recherche, mais Google sait s'imposer en proposant de nombreux services...

Google devient presque incontournable : performant, efficace, il nous accompagne partout.

De plus, Google ne respecte pas le droit à l'oubli, il se sert de nos données intimes à des fins mercantiles.

Et que dire de la politique d'optimisation fiscale dont Google use et abuse ? Google paie toujours moins d'impôts, grâce aux paradis fiscaux. 

Ne s'achemine-t-on pas, ainsi, vers une forme de totalitarisme consenti ?

 

 

 

 

http://www.europe1.fr/emissions/axel-de-tarle-vous-parle-economie/toujours-plus-doptimisation-fiscale-pour-google-3535772

 

 

 

Google m'a souhaité un bon anniversaire...
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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 14:38
De l'importance de la lucidité...

 

 

Difficile d'être lucide dans un monde où nous sommes sans cesse abreuvés d'informations : qui dit vrai ? Nous sommes souvent confrontés à des informations contradictoires...

Certains, sur la toile, sont passés maîtres dans l'art du mensonge, du masque et de la dissimulation

 

Comment ne pas être dupe ?

C'est pourquoi il convient de voir le monde avec beaucoup de clairvoyance et le voir tel qu'il est, avec ses noirceurs, ses horreurs, ses impostures et ses illusions... 

 

C'est Molière qui dénonce dans une grande partie de son oeuvre théâtrale les dangers de l'aveuglement et de l'inconscience.

C'est Molière qui invente le personnage d'Orgon, bourgeois naïf qui se laisse abuser par Tartuffe, un imposteur...

Orgon est l'archétype de l'homme égaré, incapable de voir la réalité, même quand on la lui met sous les yeux...

Orgon est aveugle à tel point qu'il en vient à négliger sa propre famille, pour ne penser qu'à son idée fixe : la prétendue dévotion de Tartuffe.

Les personnages lucides de la pièce, Dorine, Cléante, Elmire, Damis eux, ont perçu l'hypocrisie du personnage et s'attachent à le dénoncer.

Ainsi Molière met souvent en scène dans son oeuvre l'importance de la lucidité, une qualité essentielle.

 

La lucidité doit nous guider plus particulièrement à notre époque où l'imposture est partout : dans les médias, la publicité, sur internet...

"La lucidité est un premier pas vers la sagesse, donc aussi vers le bonheur...", écrit fort justement André Comte-Sponville.

 

A l'heure où ressurgissent toutes sortes de fanatismes, la lucidité permet de repérer notamment les impostures de la religion.

Ainsi, l'intégrisme est associé à l'aveuglement, à une démission de la conscience : on remet alors sa conscience entre les mains de quelqu'un, d'un gourou, d'un prétendu religieux...

Il s'agit d'une forme de servitude volontaire.

 Certains s'en remettent à des prophètes qui leur dictent leur conduite.

Le fanatisme se propage ainsi de manière collective, dans une sorte d'instinct grégaire.

Le fanatisme religieux n'est-il pas une démission de l'esprit ? Il s'empare des individus, leur enlève tout esprit critique.

 

La lucidité est une vertu première, essentielle qui permet de démasquer ces impostures...

 

 

 

 

 

De l'importance de la lucidité...
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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 12:41
Les enfants sont de plus en plus éduqués par des machines...

 

 

 

Les machines occupent de plus en plus de place dans nos vies...

Les enfants eux-mêmes sont de plus en plus éduqués par des machines : smartphone, tablette, ordinateur, écrans...

Ils passent souvent plus de temps avec des machines qu'avec leurs parents.

Dès lors, plus de rapport à la nature, plus de rapport aux autres et à l'empathie : hélas, les parents donnent l'exemple, car ils sont eux aussi obnubilés par les écrans... et ils offrent à leurs enfants toutes sortes d'objets connectés.

 

C'est un problème grave... car la parole, la communication directe s'évanouissent.

Or, dans l'éducation, tout passe par le langage...

Il convient donc de limiter l'usage de ces machines à la maison, à l'école.

L'ordinateur est désormais beaucoup trop présent dans les collèges et les lycées.

Toutes les salles de classe sont équipées d'écrans : la révolution numérique est en marche et, en une dizaine d'années, tout a changé... avec l'ordinateur, on privilégie des apprentissages ludiques et on en oublie l'importance de l'effort.

La dispersion favorisée par les images des écrans n'est pas bonne, les élèves ont besoin d'apprendre la rigueur, ils ont besoin de se confronter à des difficultés pour progresser. 

Ainsi, les écrans envahissent tous les espaces.

 

De plus, avec tous ces objets connectés, la connexion à l'intériorité disparaît : les enfants ne savent plus s'ennuyer, rêver, laisser une place à leur imagination.

Ils vivent ainsi dans un monde virtuel et en oublient les réalités les plus simples.

 

Face à cette invasion des écrans, les parents doivent réagir : organiser des sorties dans la nature pour faire percevoir aux enfants la variété des saisons, des paysages, les connecter au cosmos, à l'ordre du monde.

Car la nature offre de vraies leçons : des leçons de poésie et de beauté, des leçons d'humilité, de persévérance...

C'est la nature qui nous donne aussi une vraie conscience du temps, grâce au déroulement des jours, des saisons...

C'est la nature qui nous apprend la patience, des joies simples, des plaisirs renouvelés...

C'est la nature qui nous montre l'ordre du monde, ses lois, ses difficultés, ses peines...

 

L'humain a besoin de ce contact avec la nature pour se ressourcer, retrouver une harmonie dans un monde où tout s'accélère.

 

 

 

Source : une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/conferences/college-des-bernardins/il-faut-savourer-lennui

 

 

 

 

Les enfants sont de plus en plus éduqués par des machines...
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