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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 12:19
Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

La crise que nous vivons est profonde, et difficile : nous devons évoluer, réduire nos impacts sur l'environnement, afin d'atténuer et supprimer les dangers qui nous menacent, le changement climatique, la pollution, les risques de pandémie.

Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

Accepterons-nous de renoncer à notre train de vie ? Comment ? Dans quelle mesure ?

Il est relativement facile de prêter attention aux déchets, de les trier, de baisser un peu le chauffage, d'éviter la climatisation en été, de faire le tri des messages électroniques, de supprimer les mails inutiles.

 

Il n'est pas encore dans les habitudes de nombreux Français d'acheter en vrac pour éviter les emballages, d'éviter les modes de transports polluants, de ne plus utiliser certaines applications énergivores, comme Tik Tok, de manger peu de viande et de poissons.

 

Il serait souhaitable de changer de lieu d'habitation pour se rapprocher de son travail, de réduire les trajets de vacances et de loisirs, de supprimer les objets en plastique ou encore de réduire sa consommation d'internet et de produits électroniques.

Mais sommes-nous prêts à le faire ?

 

Beaucoup de nos loisirs sont dédiés aux écrans... Des habitudes sont prises.

Sommes-nous disposés à faire des sacrifices pour préserver notre environnement ?

 

Nous avons bien vu, lors du premier confinement, que la nature reprenait vie, que la pollution avait tendance à disparaître.

C'est bien l'homme et ses activités qui sont à l'origine du changement climatique et des catastrophes qui en découlent.

 

Pour la plupart, nous vivons dans des villes, loin de la nature : nous la connaissons mal.

Qui connaît les différentes espèces d'oiseaux, d'arbres, de fleurs et d'insectes ?

 

L'enseignement n'inclut pas vraiment une formation à l'écologie et au monde de la nature.

Nous avons perdu le contact avec la nature et ses merveilles. La nature nous paraît abstraite.

Il serait utile de renouer ce contact mais la tâche est difficile.

La plupart des adolescents possèdent un portable et ils en usent et en abusent : ils sont souvent fascinés par les écrans, les séries, des jeux vidéos de toutes sortes.

L'éducation, l'enseignement ont un rôle à jouer dans ce domaine : il convient de former les jeunes et de les sensibiliser aux problèmes écologiques.

A chacun aussi de faire des efforts pour réduire les pollutions et apporter sa pierre à l'édifice...

Et vous, quels efforts êtes vous prêts à consentir pour améliorer notre environnement ?

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? de Christian Clot

 

Mais sommes-nous prêts à changer ?
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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:29
Sur le mode du conflit...

 

A l'occasion de la publication d'un petit article assez anodin sur la clémentine, j'ai pu constater comment fonctionnent les forums de discussions sur Agoravox.

Après une gentille petite blague, j'ai dû essuyer des moqueries, des critiques acerbes dans les commentaires...

Il semble que même la clémentine ne soit pas un sujet de consensus ! Etonnant !

Un lecteur pour la énième fois s'est mis à fustiger l'analyse des sonorités du mot "clémentine"...

"Mais quelle laideur dans cette phrase : « La gutturale initiale et la dentale »t« nous font voir des éclats, la labiale »m« nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée »en« nous grise et nous exalte de senteurs. » ", écrit-il...

 

Et une autre lectrice surenchérit : "..surtout que ça ne veut rien dire du tout. Une labiale qui offre sa séduction, une voyelle nasalisée qui nous exalte de senteurs..."

Me voilà accusée d'écrire n'importe quoi... puis, d'être "psychorigide" ou encore de "disséquer" les sonorités...

 

Pourtant, l'analyse des sonorités d'un mot a de l'intérêt : le mot "clémentine" ne revêt-il pas un certain charme poétique avec sa finale féminine, ses sonorités, son ampleur ?

Pourquoi ne pas les analyser ?

Puis, la discussion a complètement dégénéré : insultes racistes à l'égard d'un intervenant, propos violents, haineux.

J'ai eu droit aussi à une diatribe contre le féminisme, complètement hors-sujet...

 

En fait, sur internet, dans les médias, les discussions, les commentaires fonctionnent sur le mode du conflit.

Tout devient sujet de polémiques, et même  la clémentine !

La discussion devient un combat : ainsi, la culture du clash et du buzz a rendu les gens de plus en plus méchants et agressifs.

 

Il s'agit là d'un instinct primaire très ancien.

Les écrans, les réseaux sociaux entretiennent cet instinct primaire...

Il s'agit de s'opposer à tout prix, de provoquer l'autre...

 

Les gens, influencés par les médias, aiment le buzz, et tout devient occasion de créer le conflit, le clash.

On en vient à mépriser l'autre, à ricaner.

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

Heureusement, deux lecteurs sont venus commenter de manière constructive l'article, en apportant des précisions intéressantes et utiles sur la clémentine.

Merci à eux !

 

 

 

 

Sur le mode du conflit...
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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 12:32
Réhabiliter l'OTIUM...

 

 

L'OTIUM, vous connaissez ? Comme l'indique la terminaison du mot, il s'agit d'un terme latin : l'otium désigne le loisir studieux et fécond, temps désintéressé et consacré à la quête de sens et de beauté.

 

Pour l'historien Jean-Miguel Pire, il convient de réhabiliter cette notion venue de l'antiquité, et plus particulièrement en temps de pandémie.

"L'otium, explique l'historien, est une forme de loisir inventée en Grèce antique, la skholè, qui a été popularisée sous l'Empire romain sous le nom d'otium. Si ce terme latin n'a pas d'équivalent direct en français, il décrit selon Jean-Miguel Pire un loisir fécond, studieux, au temps que l'on consacre à s'améliorer soi-même, à progresser pour accéder à une cohérence et à une compréhension du monde plus grandes."

 

Vive l'otium ! Il est propice à la curiosité, l'éveil, l'envie d'apprendre, de connaître, de comprendre, d'embrasser le monde...

"L'otium est fondamentalement désintéressé. Il est fécond, mais pas utile. Il n'est pas réductible à une utilité matérielle extérieure : son propre accomplissement est déjà un but en soi.", explique Jean-Miguel Pire.       

 

Bien sûr, il y a deux types de conditions à remplir pour s'adonner à l'otium :

"Les conditions matérielles : l'accès au loisir fécond n'est possible que dans la mesure où les tâches vitales et les besoins essentiels sont accomplis. 
Les conditions mentales : le désir et la disponibilité personnels, l'effort qu'il faut accomplir pour atteindre la fécondité de l'otium."

 

Mais évidemment au temps des jeux vidéos, de Twitter, des réseaux sociaux, l'otium n'est plus à la mode...

 

Comme le rappelle Jean-Miguel Pire, l'otium s'oppose au négoce : "negotium" en latin, qui est la négation de l'otium.

"Ainsi, le négoce, le marché, est formé dans son étymologie-même par la nécessité d'éliminer cette forme de loisir."

"La montée des valeurs du marché (utilité, performance, rapidité, rentabilité) correspond bien au déclin des valeurs de l'otium (lenteur, désintéressement, quête de sens). Le constat sémantique est que plus on a de négoce, moins on a d'otium." 

     

Ainsi, nos sociétés de marchandisation ne laissent plus de place à l'otium.

 

Réhabilitons l'otium antique : les Grecs et le Romains par delà les siècles nous transmettent une leçon de sagesse.

Utilisons nos loisirs pour nous cultiver, pour progresser en savoir et en sagesse...

Utilisons nos loisirs pour apprendre, nous épanouir, apprendre à jouer d'un instrument, apprendre une langue étrangère, apprendre le latin, le grec, observer la nature et ses splendeurs, comprendre le monde qui nous entoure, contribuer au bien commun, etc.

 

Avec un partage du travail, il serait sans doute possible pour tous de libérer du temps , et de retrouver l'otium antique.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-jeudi-07-janvier-2021

 

 

 

https://www.persopolitique.fr/1358/otium-et-negotium/

 

 

Réhabiliter l'OTIUM...
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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 13:24
Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...

 

Aux États-Unis, de plus en plus de personnes postent leur "vaxxie", un selfie de leur vaccin contre le Covid-19, sur les réseaux sociaux...

Le "vaxxie", tiens ! encore un nouveau mot lié au coronavirus !

Confinement, cluster, présentiel, distanciel.... que de mots et de situations inédites générés par le Covid !

 

 Des personnalités comme Joe Biden, 46e président des États-Unis, sa vice-présidente Kamala Harris ou l'immunologue américain Anthony Fauci ont publié une photographie ou une vidéo de leur vaccination contre le coronavirus.

En France, en revanche, on ne voit pas beaucoup de politiques montrer l'exemple.

 

Il faut dire que les nouveaux vaccins ARN peuvent susciter la méfiance : qu'en est-il des effets secondaires à long terme ?

 

Aux Etats-Unis, la pandémie fait plus de ravages que jamais... plus de 3500 morts quotidiennement, ces derniers jours.

Moins de 3 millions de personnes vaccinées au USA : beaucoup d'états n'ont pas les moyens pour embaucher du personnel, payer des heures supplémentaires, ouvrir des sites de vaccination.

Les hôpitaux sont aussi débordés par le rebond épidémique.

On apprend que deux Américains sur 10 n'ont pas l'intention de se faire vacciner.

Dans l'état conservateur de l' Ohio, le gouverneur affirme que 60% des employés des maisons de retraite ont déjà refusé de se faire vacciner !

C'est un problème !

Dès lors, les selfies de vaccins peuvent-ils avoir une utilité ? il s'agit de convaincre les plus réticents, de les inciter à se faire vacciner.

 

En France, même pas un tiers des soignants se vaccine aujourd'hui contre la grippe !

Pourquoi ? Les soignants devraient donner l'exemple... mais il semble qu'ils sont eux-mêmes peu convaincus de la fiabilité, de l'utilité ou de l'innocuité de certains vaccins.

 

Olivier Véran annonce que le gouvernement va "accélérer" en direction des publics prioritaires, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner "dès lundi"...  "Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l'ampleur", a ajouté Olivier Véran, assurant que la France sait "organiser une vaccination de masse."

 

Mais, combien de soignants accepteront de se faire vacciner ?

On le saura peut-être prochainement...

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/sante/etats-unis-les-vaxxies-selfies-des-vaccins-envahissent-les-reseaux-sociaux-01-01-2021-2407851_40.php#xtmc=selfies-de-vaccins&xtnp=

 

à 7 minutes :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-01-janvier-2021

Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...
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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 12:32
Rayons fermés dans les supermarchés...

 

Plus de rayon "Librairie" dans les supermarchés : la grande distribution a dû retirer de ses rayons les produits qui pourraient être vendus dans les petits commerces.

 Le Premier ministre Jean Castex en a décidé ainsi, par souci d'équité avec les commerces de proximité qui doivent garder portes closes, en raison des consignes sanitaires.

 

Je me suis rendue récemment au supermarché où je fais habituellement mes courses : plus d'accès aux jouets, aux produits culturels, livres, CD, DVD, plus d'accès au textile, aux chaussures, aux draps, aux serviettes, aux meubles...

Impossible, par exemple, d'acheter des pantoufles, si on en a besoin...

Impossible de se procurer des draps, des serviettes de bain...

Et pourtant, ce sont là des produits qui peuvent être utiles, voire indispensables.

 

Qui a décidé quels étaient les produits de première nécessité ? Curieusement, le rayon "maquillage" était encore accessible.

Que d'incohérence dans ces choix !

On comprend aussi les difficultés des petits commerçants : depuis un certain temps, de nombreux magasins des centres villes ont été contraints de fermer.

Et, avec la pandémie, de nombreux commerces ne vont pas survivre et sont menacés de faillite.

 

Mais, en fermant les rayons des supermarchés, on pénalise encore les consommateurs et on favorise les géants de la vente en ligne.

Les gens sont obligés de se tourner vers le commerce en ligne : une déshumanisation de la consommation qui est préjudiciable.

Vous aimez acheter des vêtements, des chaussures en ligne ? Difficile de se décider sans avoir essayé, vu l'article de près.

 

Kelly Ingargiola, patronne de la boutique Perreyon, spécialisée dans la vente de stylos de luxe et de papeterie fine, dénonce ce type de commerce.
Le commerce en ligne ? Le click and collect ? Les marketplaces ? Ces solutions ont le don de hérisser cette commerçante. "Je ne supporte plus le mot "digitaliser" ! dit-elle. Ce n'est pas la solution, tous les clients ne sont pas 2.0. Il y a un retour net des consommateurs vers le commerce de proximité, vers le contact, vers la découverte du produit. À trop vouloir digitaliser, on court vers un problème social."

 

En fait, beaucoup de petits commerçants ne sont pas préparés à ce commerce digital.

 

A n'en pas douter, c'est une aubaine pour Amazon ! Mais un véritable désastre pour les petits commerçants...

Les supermarchés vont pâtir aussi de cette situation puisque nombre de produits ne sont plus disponibles à la vente.

 

 

https://www.lepoint.fr/economie/la-grande-peur-des-commercants-lyonnais-08-11-2020-2399984_28.php

 

 

 

 

 

 

Rayons fermés dans les supermarchés...
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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 12:16
En période de confinement : le livre, objet de première nécessité...

 

Fermeture des librairies encore pendant cette période de confinement... Quand on est enfermé, on a plus que jamais besoin de s'évader par la lecture.

Le livre devient indispensable, nécessaire, vital...

 

On ne peut rester confiné devant des écrans qui délivrent souvent des informations anxiogènes, des écrans qui nuisent aussi à la concentration et à l'attention.

Les réseaux sociaux, on le sait, peuvent faire des ravages : ils créent des addictions.

C'est ce que met en évidence Tristan Harris, ancien haut cadre de Google, il n'hésite pas à déclarer : "Le véritable objectif des géants de la tech est de rendre les gens dépendants en profitant de leur vulnérabilité psychologique."

L'addiction aux jeux vidéo éloigne aussi les jeunes de la réalité.

Le confinement va-t-il nous rendre tous crétins ? Explosion des écrans récréatifs ! C'est un danger !

 

Le livre, lui, permet une véritable concentration, il offre des moments d'apaisement, de réflexion sur le monde.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

Lire, c'est s'ouvrir au monde, aux autres, à leurs expériences, à leurs découvertes.

Lire, c'est se cultiver, percevoir de nouveaux horizons, s'ouvrir à la curiosité !

 

La curiosité devrait être ce moteur qui anime chacun d'entre nous.

Le mot est ancien et vient d'un terme latin "cura" qui désigne le soin, l'attention... une attention portée aux autres et aux choses.

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

 

Les librairies nous offrent l'occasion d'exercer cette curiosité : on peut faire des découvertes dans les rayons, feuilleter des livres, pour mieux les choisir.

C'est ainsi que j'ai découvert et apprécié un auteur comme Sylvain Tesson : il m'a suffi de feuilleter quelques-uns de ses ouvrages pour avoir envie de lire : Géographie le l'instant ou Une très légère oscillation, des ouvrages qui nous font voyager et qui suscitent aussi la réflexion...

Une merveille !

 

A découvrir aussi : Le chemin de la Garenne, de Michel Onfray

Les yeux ouverts, de Jean-Pierre Siméon

La vallée du néant, de Jean-Claude Carrière

Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité, d'Aurélien Barrau

Pour rendre la vie plus légère... Les livres, les femmes, les manières, de Mona Ozouf et Alain Finkielkraut

Etc.

 

 

 

En période de confinement : le livre, objet de première nécessité...
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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 08:30
Soutiens aux professeurs !

 

"Soutenez les profs !

Ce sont les pauvres soldats envoyés sans armes dans les territoires perdus de la république, non soutenus par tant de commentateurs les accusant de tous les défauts, non soutenus par une administration peureuse de tout. Soutenez les profs, rétablissez ainsi leur autorité au lieu de la saper à longueurs d’années de dénigrement. Nous  construisons tous la société dans laquelle nous vivons."

Tel est le commentaire d'un lecteur du journal Le Point. Un commentaire plein de vérité et de bon sens...

 

Un de ces soldats est mort, décapité par un fanatique.

Un de ces soldats a payé de sa vie le laxisme qui s'est installé dans nombre d'établissements...

 

Des parents qui portent plainte contre un professeur, parce qu'il fait un cours sur la liberté d'expression ? Et cela se passe en France ? Le pays des Lumières, le pays de Voltaire, de Montesquieu ! Ces Philosophes des Lumières qui ont oeuvré pour libérer les hommes de toutes croyances et superstitions.

 

Vilipendés, menacés, insultés, les enseignants vivent depuis des années des situations difficiles.

Comment enseigner sereinement dans de telles conditions ?

Souvent, ils ne sont pas soutenus par l'administration : surtout pas de vagues, surtout pas de scandales !

 

Il serait temps de prendre conscience de tous les efforts consentis par les enseignants.

Leur tâche est rude, complexe : classes surchargées, élèves dissipés qui en viennent à contester le contenu de l'enseignement.

 

Il n'est pas rare que des parents viennent demander des comptes sur les notes obtenues par les élèves, sur des punitions.

Il serait temps de rétablir l'autorité des enseignants trop souvent bafouée, il serait temps de redonner à ce métier son lustre d'autrefois.

 

Même leur savoir est contesté, mis en concurrence avec internet...

Si les ordinateurs peuvent être sources de culture, les enseignants restent les garants d'un savoir bien maîtrisé, ils sont à même de transmettre des connaissances en faisant appel à une connexion de savoirs : lectures, expériences, esprit critique...

 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" ! Cherchez l'erreur !

 

 

 

 

 

 

Soutiens aux professeurs !
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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 12:04
Bientôt, le chariot connecté...

 

La connexion est partout : téléphones, ordinateurs, montres, téléviseurs... et bientôt peut-être des chariots connectés dans les supermarchés.

 

Vous imaginez :

Ce chariot permettra une reconnaissance des produits achetés.
Il pourra guider le consommateur à travers le magasin selon ses critères de produits et de promotion.

 Il permettra d'éviter l’attente et le passage en caisse...

 

"Pour le déverrouiller, pas de chaînette ni de fente pour la pièce de monnaie : il suffit de passer par un écran tactile, où l’on rentre son numéro de téléphone et un code personnel."

 

 "Il faut vivre avec son temps",  affirme le président du groupe Monoprix, Jean-Paul Mochet.

Cette enseigne est la première en France à proposer ce service.

 

Décidément, on n'arrête pas "le progrès" : la connexion s'impose partout, et, bien sûr, elle menace le monde du travail, elle crée du chômage.

Finies les caissières dans les supermarchés : elles seront désormais inutiles.

Finie aussi une forme de convivialité : avec le chariot connecté, on entre dans un monde impersonnel, inhumain... finis les contacts avec le personnel du magasin.

 

Le chariot pourra aussi afficher des publicités en lien avec ce que le consommateur convoite et également lui indiquer diverses promotions effectuées à travers le magasin. 

Un chariot publicitaire ! La publicité est déjà si envahissante, mais, là, on atteint des sommets !

Une façon de pousser à la consommation, d'inciter les gens à l'achat compulsif.

 

Un chariot muni d'un GPS qui guide le client dans les grandes surfaces !

Nous voilà transformés en robots acheteurs, conditionnés par un chariot connecté !

Et c'est ce que l'on appelle un chariot intelligent ! Un chariot qui pense pour le consommateur, un chariot qui fait de lui un toutou docile...

C''est effrayant !

 

Comme l'écrit Nicolas Hulot, "l'être humain utilise des machines sans forcément s'interroger sur l'apport de leurs performances sur son épanouissement. D'autre part, il se paie tout ce qu'il veut sans se limiter. La science et l'économie semblent avoir dépassé sa conscience."

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20200909.OBS33075/le-chariot-connecte-debarque-chez-monoprix.html

 

 

Bientôt, le chariot connecté...
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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 12:08
Emmanuel Macron : tout pour la 5G !

 

Un réfrigérateur connecté, une cafetière connectée, une multitude d'objets connectés, la voiture autonome : vous en voulez vraiment ? C'est ce que permettra la 5G...

Mais où nous mène cette technologie ?

Aucune étude d'impact environnemental, une nouvelle génération numérique, une antenne 5G  qui consomme trois fois plus qu'une antenne 4G...

 

Et pourtant, Emmanuel Macron s'engage pour le développement de la 5G. "Oui, la France va prendre le tournant de la 5G", a déclaré Emmanuel Macron... Une déclaration qui se veut une réponse à une demande de moratoire formulée la veille par une soixantaine d'élus de gauche et écologistes.

 

 "J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine", a déclaré Emmanuel Macron, en référence à cette communauté religieuse qui rejette de nombreuses technologies.

 

Selon le philosophe Dominique Bourg, cette déclaration est d'une stupidité remarquable : "on assiste à la Trumpisation du gouvernement Macron."

"Les data centers et les différents types de terminaux, c'est à peu près 4% de gaz à effets de serre au monde, avec un taux de croissance de 9%.

Ce taux de croissance va être beaucoup plus fort... parler de Amish, c'est faire preuve d'une espèce de grossièreté absolue, dans uns situation où soi-même, on n'a pas exercé son rôle de garant des droits et de la défense de l'intérêt vital des gens. Et cette grossièreté s'ajoute à des grossièretés sociales antérieures.

 

L'attitude anti-environnementale devient une ligne de politique publique."

"Pourtant, le gouvernement a installé un haut conseil pour le climat, a fait de la défense environnementale le combat du siècle, s'est doté d'une stratégie de lutte contre la déforestation importée, et la France a été le premier pays du G7 à transcrire dans ses lois la fermeture des centrales à charbon, la centrale de Fessenheim a été mise à l'arrêt, le projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes a été arrêté, etc." , rétorque la journaliste qui interroge Dominique Bourg sur France Culture.

Réponse du philosophe : "C'est une politique à double ressort : d'un côté nous n'ignorons pas le sujet, mais les prises de position sont totalement contradictoires.

Ainsi une tonne de néonicotinoïdes peut tuer cent cinquante mille milliards d'abeilles.

La 5G est un progrès technologique qui va déboucher sur une augmentation de la consommation d'électricité, sur un surcroît d'activité extractive qui est extrêmement destructrice.

L'idée, c'est de rendre obsolète toute une gamme d'objets : on met le climat en danger, pour quoi ? Pour produire des cafetières et des casseroles connectées, pour permettre le développement de la voiture autonome, alors que par rapport à nos villes, on a franchement tout à fait autre chose à faire.

Imaginez que dans la décennie 2040-2050, vous aurez dans les capitales régulièrement des pics de températures qui vont s'échelonner entre 40 et 50 degrés.

Vous pensez que ça va être favorable au shopping des Chinois, et que c'est vraiment la voiture autonome qui va nous sauver ?

Il y a une façon de parler de l'écologie sans en faire.

L'écologie punitive, ce sont les canicules, les sècheresses, ce sont les cyclones, c'est l'effondrement du vivant.

Qu'est ce qui détruit aujourd'hui l'habitabilité de cette planète ? Ce sont nos flux d'énergie et nos flux de matières.

Soit vous voulez contribuer à la baisse de ces flux et vous êtes du côté de l'écologie, soit vous vous y refusez et vous trouvez toutes sortes de paravents pour finalement ne pas agir, et là vous n'êtes pas dans l'écologie.

Toutes les mesures proposées par la convention citoyenne, on les refuse, à commencer par le moratoire sur la 5G."

 

La 5G, c'est aussi un extraordinaire pouvoir potentiel de surveillance.

Big Brother nous menace et nous guette.

Les Chinois nous entraînent dans leur sillage...

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-actu/dominique-bourg

 

Emmanuel Macron : tout pour la 5G !
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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 11:30
Les repentis du numérique...

 

Un reportage diffusé sur France 2 dans Envoyé Spécial nous met en garde contre la dépendance aux écrans...

 

Le reportage s'ouvre sur l'évocation d'une école pour les privilégiés de la Silicon Valley : on y dispense un enseignement ludique, avec moins de théorie... cours de théâtre, de tricot, de jardinage, ferronnerie, broderie représentent 50 % de l'enseignement.

C'est un enseignement garanti sans tablette ni écran,  le but étant que les élèves apprennent à se servir de leurs mains.

Aucun de ces élèves ne possède de téléphone portable personnel. Et leurs parents sont des créateurs de programmes informatiques.

On le voit : au coeur du système, haro sur les écrans ! Les créateurs de la Silicon Valley appellent à débrancher !

 

Comme l'écrit Pascal Buckner dans son ouvrage "Une brève éternité", "Cliquer d'un coup de pouce sur l'astrophysique ou la chimie organique ne fait pas de nous des astrophysiciens ou des chimistes, même pas des vulgarisateurs. Juste des analphabètes pédants... La démocratie du clic n'est qu'une démocratie d'ignares... Nous revenons de ces chimères d'autant que de nombreux grands patrons de la Silicon Valley interdisent à leurs propres enfants l'accès aux iPads, tablettes, et autres ordinateurs qui nuisent à la concentration et à la créativité."

 

Au commencement, étaient l'iPhone et son inventeur Tony Fadell qui reconnaît aujourd'hui avoir créé un monstre.

Quand les applications sont apparues, ce fut un point de bascule : l'homme est alors devenu l'esclave de son outil.

Les gens passaient leur temps à regarder leurs écrans : il existe plus de 90 000 applications !

 

Guillaume Chaslot, quant à lui, a renoncé à son travail sur Youtube : sa tâche consistait à rendre Youtube le plus addictif possible, avec des pièges, des contenus racoleurs, des théories ineptes...

Plus c'est gros, plus c'est captif ! Du clic à tout prix, tout cela pour maximiser les revenus publicitaires...

 

Aza Raskin, lui, a inventé le puits sans fond : on peut dérouler un maximum d'images à une vitesse record : c'est un verre qui se remplit sans cesse par le fond.

Raskin critique les effets de la technologie moderne sur la vie quotidienne et la société. Il évoque le sujet des pouvoirs et des dangers potentiels induits par la technologie dans la société moderne, dans un podcast nommé Your Undivided Attention.

 

La dépendance au numérique est si grande que certains ont inventé des applications pour prévenir ce phénomène : c'est ainsi que Fred Stutzman a crée "Freedom".

Mais cette application a été rapidement virée de l'Apple store.

 

Un ancien de Google et de Facebook, Tavis Mc Ginn dénonce encore de graves dérives : il est convaincu que Facebook détruit nos sociétés.

3 américains sur 4 ont un compte Facebook et il est difficile de s'en défaire car le site est particulièrement addictif.

 

Les addictions sont si nombreuses que certains ont eu l'idée d'inventer un ligtphone, une version minimale sans application.

Est-ce la mort des smartphones ? Est-ce plutôt un nouveau filon ?

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-smartphone-sommes-nous-tous-accros_4080769.html

 

 

 

 

 

Les repentis du numérique...
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