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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 12:01
Toujours plus de pubs...

 

Les publicités envahissent nos écrans : elles sont abondantes, intrusives, invasives... elles contribuent au morcellement et à l'érosion de l'attention...

Google Chrome a récemment commencé à désactiver automatiquement certaines extensions, dont le populaire bloqueur de publicités uBlock Origin. Le navigateur affiche des messages indiquant que ces extensions "ne sont plus compatibles" car elles utilisent l’ancienne infrastructure Manifest V2, remplacée par Manifest V3.

 

Un changement évoqué depuis des années par Google qui prive de nombreux utilisateurs de l’une de leurs extensions préférées.

Et pour cause : avec uBlock Origin, plus aucune publicité pour polluer nos écrans...

 

Le marketing, la publicité, les images sont présents partout : on nous vend du rêve...

Nos écrans déversent sous nos yeux des flots de publicités : elles ont pour but de nous inciter à acheter, à consommer toujours plus.

 

Les images défilent, attrayantes, séduisantes : voitures de luxe, vêtements clinquants, médicaments miracle...

Il s'agit de nous vendre des faux-semblants, des illusions, des chimères : il faut que les gens achètent et recommencent !

"Jette-achète", telle est la devise de nos sociétés : peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences...

 

Les voitures doivent être imposantes, clinquantes pour susciter l'envie de les acquérir...

Les vêtements doivent se parer de couleurs vives, de paillettes, de dentelles, de volants, mais on oublie la qualité de la confection.

 

Et sur internet, la publicité est particulièrement intrusive : des fenêtres s'ouvrent pour nous vanter toutes sortes de produits : un oreiller miraculeux, des chaussures qui suppriment les douleurs, des tisanes pour perdre la graisse du ventre, etc.

Et même avec une application comme Adblock Plus, les publicités sont présentes partout ou presque sur nos écrans d'ordinateur, notamment sur les sites d'information...

Nous sommes ainsi voués à la consommation et nous perdons en qualité de l'attention...

 

Il nous faut de plus en plus contrôler notre temps passé devant des écrans afin d'éviter ces intrusions publicitaires.

 

Toujours plus de pubs...
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4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 09:35
Les Français lisent de moins en moins...

 

"Toujours plus d'écrans, toujours moins de livres, il ne reste plus que 56% de lecteurs réguliers aujourd'hui en France, selon le dernier baromètre du Centre national du livre. Le chiffre le plus bas depuis 10 ans...

 

Dévorer les pages d'un livre n'est plus aussi fréquent qu'avant. Ceux qui décrochent le plus ne sont pas forcément les jeunes, aidés en partie surtout grâce à l'école. Ce sont les 50-64 ans, avec moins 13 points par rapport à 2023.

La lecture chez les Français interrogés baisse, se diversifie de moins en moins.

 

Le roman, lui, fait de la résistance : c'est le genre littéraire le plus lu, loin devant les BD, mangas ou livres d'histoire.

 

Si les librairies avaient connu un regain de visiteurs et de ventes à la sortie de la crise covid, c'est fini. Les lecteurs se tournent maintenant vers les grandes surfaces culturelles.

 

Autre constat : les Français sont de moins en moins concentrés lorsqu'ils lisent un livre, ils sont nombreux à faire autre chose en même temps, comme envoyer des messages ou surfer sur les réseaux sociaux.

 

Et les lecteurs lisent moins sur le format papier, car la lecture au format numérique augmente particulièrement chez les 15-24 ans.

Les liseuses ont la cote pour leur côté pratique mais les écrans restent le principal frein à la lecture : les personnes interrogées restent en moyenne plus de trois heures sur les écrans en dehors du travail contre une demi-heure de lecture par jour.

 

C'est même plus de cinq heures d'écran chez les jeunes, principalement sur Instagram ou TikTok.

 

Mais les réseaux sociaux peuvent aussi inciter à la lecture. 91% des 15-24 ans estiment qu'ils sont influencés par des recommandations en provenance des réseaux sociaux.

Un exemple : La femme de ménage est le roman le plus vendu en France, deux millions d'exemplaires et ce succès est dû en grande partie au bouche à oreille numérique sur TikTok."

 

Mais, selon certains lecteurs, le style de ce roman assez plat et convenu est décevant, les dialogues sont un peu mièvres et les personnages souvent « nunuches » et caricaturaux ! Bref, il semble que ce ne soit pas de la grande littérature...

Tous ces chiffres sont inquiétants car le livre est un outil de culture essentiel :  issu du latin "liber", ce mot comporte le même radical que l'adjectif "liber, libre"... Le livre libère, ouvre des espaces, des horizons nouveaux, il nous fait voyager dans le temps et l'espace...

Il nous fait oublier le tourbillon d'informations dans lequel nous sommes plongés et emportés...

Il nous offre des moments de paix, de réflexion, de repli sur soi, de découvertes...

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/les-francais-lisent-de-moins-en-moins-5644797

Les Français lisent de moins en moins...
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19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 12:14
Une épidémie liée aux écrans...

 

Un mal moderne est advenu et il fait des ravages notamment chez les adolescents : l'addiction aux écrans...

"Le temps d’écran des enfants et adolescents inquiète. L’exposition constante à laquelle ils sont soumis peut avoir des répercussions psychologiques que les professionnels de santé pointent du doigt.

Nombre de psychologues tirent la sonnette d’alarme quant à la trop grande exposition aux écrans à laquelle sont sujets les enfants et adolescents à l’heure actuelle. Ils font entendre leurs voix pour que des mesures soient prises pour accompagner les jeunes et les prendre en charge rapidement alors que les jeux en ligne peuvent devenir de véritables drogues pour certains d’entre eux.

Ce matin là Thomas, 15 ans, ne va pas au collège. Sa mère et son beau-père ne lui ont pas laissé le choix : il a rendez-vous chez une psychologue, car les écrans ont envahi sa vie.

"Le sac de cours est jeté, pas ouvert. Rien. Et direct, c'est la console... Evidemment, il hurle, il tape par terre durant les parties." témoigne son beau-père.

Les parents en sont arrivés à confisquer le téléphone pendant la nuit.

Pour la psychologue, c'est clair : ces jeux en ligne sont devenus une vraie drogue pour Thomas. Il y passe au moins 4 heures par jour !

"Tu ne peux pas t'arrêter, une fois que tu es mordu aux jeux. Tu ne peux pas de toi-même. Tu comprends ? C'est impossible, parce que ces mécanismes d'addiction sont hyper puissants. Il n'y a qu'une solution, c'est d'arrêter ce jeu. C'est comme si vous veniez me rencontrer, parce que Thomas boit. Mais vous ne trouveriez pas fou que je vous dise : la seule façon, c'est d'arrêter la boisson.", explique la psychologue.

Le remède s'annonce difficile pour l'adolescent, mais aussi pour ses parents.

"Pour l'instant, je suis dans l'inquiétude, je ne suis pas encore dans l'espoir. Elle a préconisé des mesures qui sont vraiment drastiques et compliquées à mettre en oeuvre dans l'immédiat.", dit le beau-père.

Ils reviendront dans trois semaines pour faire un premier point...

Une famille banale sans gros problème, jusque-là, qui vient chercher de l'aide à l'hôpital psychiatrique : c'est nouveau mais c'est à la hauteur du problème...

Cette consultation gratuite, créée en septembre, fait déjà le plein. La psychologue Sabine Duflo en est à l'origine, persuadée que nous ne sommes qu’au début d’une épidémie liée aux écrans. "C’est complètement inédit dans l’histoire de l’humanité ce qui est en train de se passer pour nos enfants et nos adolescents. On imagine qu’ils peuvent construire leur moi social, leur identité, derrière un écran avec des injonctions à se battre, à se comparer continuellement en dehors de tout monde physique, en dehors de la présence d'adultes, en dehors d'autres qui ont le même âge, c’est complètement fou !", développe-t-elle.

Alors, la psychologue s'emploie à ramener ces ados dans le monde réel : une fois par semaine, ils se retrouvent autour d'un jeu de société à l'ancienne...

A l'ancienne aussi le nouveau téléphone d'un de ces adolescents : sans accès internet... il passait jusqu'à 11 heures par jour sur son smartphone !

"Je ne me sens pas mieux ou pas moins bien. Le seul sentiment en plus, c'est l'ennui." témoigne cet adolescent.

Un autre comprend qu'on lui ait interdit l'accès à certains jeux. Il se dit complètement accro : "Je ne pensais qu'à ça, presque tout le temps. Mes parents le voyaient bien."

"Ils sentent qu'ils sont en train de perdre leur vie, à ne faire que ça." dit la psychologue.

Les parents, eux aussi, ont dû s'éloigner de leur portable à la demande de la psychologue.

Et pour certains, les premiers résultats sont là.

"On a des règles, qui sont bien comprises et admises par tous dans la famille parce qu'il faut qu'on s'y mette tous. Et là, ça se passe mieux." dit la psychologue.

Aux parents, maintenant, de laisser leurs ados libres de se lancer dans le monde réel, loin des écrans..."

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/exposition-aux-ecrans-les-psychologues-veulent-lutter-contre-l-addiction-des-ados_7241118.html

 

https://www.lepoint.fr/societe/comment-les-geants-du-numerique-rendent-nos-ados-accros-a-leur-portable-18-05-2025-2589813_23.php

Une épidémie liée aux écrans...
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2 avril 2025 3 02 /04 /avril /2025 09:34
Compléments alimentaires : dangers !

 

Dans la série : on nous vend n'importe quoi... Certains compléments alimentaires censés améliorer notre santé se révèlent parfois dangereux, voire mortels...

C'est d'autant plus grave que ces produits sont accessibles à tous : on les vend même en supermarché ! 

 

"Les compléments alimentaires ne sont pas anodins : mieux vaut donc les acheter sur avis médical. C'est le message que voudrait faire passer l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire de l'alimentation.

Ces concentrés à base de plantes ou d'autres substances que l'on prend pour mieux se concentrer, pour améliorer ses performances, son sommeil ou sa beauté font l'objet d'une vigilance sanitaire rigoureuse.

Les consommateurs sont invités à déclarer leurs effets indésirables auprès de Nutrivigilance, ce dispositif piloté par l'ANSES travaille chaque année sur des centaines de cas...

En 2024, par exemple, il y a eu 500 signalements à Nutrivigilance. Il faut savoir qu'à l'inverse des médicaments, il n'y a pas d'autorisation de mise sur le marché préalable à la vente de compléments alimentaires. On ne fournit donc pas d'études sur l'efficacité ou l'absence de toxicité du produit, contrairement aux médicaments.

L'industrie, elle, est responsable de ce qu'elle vend, avec des contrôles, certes, mais comme dans l'agroalimentaire... en plus, sur internet, on trouve absolument tout et n'importe quoi en terme de compléments alimentaires.

De plus, lorsque nous sommes en pharmacie et que nous choisissons des gélules en vente libre, on a parfois l'impression d'acheter un médicament.

Cela peut être très grave : deux femmes, deux trentenaires ont avalé des "gummies" à base de vitamines et de minéraux, mais il y a dû y avoir une interaction entre leur pilule contraceptive et ces compléments.

 

"Des "gummies" qui étaient destinés à avoir des cheveux brillants, en bonne santé et ces deux jeunes femmes présentaient une hépatite, donc une infection du foie très sévère dont l'une d'elles a conduit a conduit à une greffe hépatique. Vous avez dû voir passer en début de mois l'alerte sur les compléments alimentaires contenant du Garcinia cambogia, une plante qui est utilisée dans les compléments alimentaires minceur, avec en Nutrivigilance un signalement de décès : une personne décédée en 2019, une personne qui n'avait pas d'antécédents médicaux et qui, au bout de quatre semaines ou cinq, a présenté une hépatite, avec une évolution fatale.

Il y avait également des cas de myocardites sévères avec des greffes du coeur." déclare Fanny Huret, responsable de Nutrivigilance.

 

38 pays ont signalé des effets indésirables à propos de ce complément alimentaire. La plante est interdite dans les médicaments mais elle ne l'est pas dans les compléments alimentaires !"

 

 

 

Source : à 9 minutes 28

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-24-mars-2025-5633065

Compléments alimentaires : dangers !
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26 mars 2025 3 26 /03 /mars /2025 10:33
Réseaux sociaux : une civilisation de la haine...

 

Sur internet, sur les réseaux sociaux, les haines se déchaînent encore plus qu'ailleurs : c'est parfois le règne de l'ultra violence.

L'anonymat favorise ces comportements indignes, ainsi qu'une enivrante liberté d'expression... la haine, le racisme, le sexisme sans contrainte s'exacerbent.

 

J'ai moi-même reçu des messages haineux sur Agoravox, parfois même des messages qui ressemblaient à des menaces de mort, par exemple : "Vous méritez de mourir."

 

Comme l'écrit Philippe Bloch " Pour la première fois de l'histoire humaine, nous sommes tous sur un pied d'égalité quant à notre capacité à nous exprimer et à interagir avec les autres, dès lors que nous avons accès à un smartphone et à une connexion internet. Un immense progrès pour la démocratie. Mais aussi un grave danger potentiel, quand cette liberté s'exerce à visage et à identité masquées, ce qui est de plus en plus fréquent.

Car comment faire société aujourd'hui et trouver des repères collectifs quand chacun de nous se sent libre de décider et d'établir ce qui sépare le vrai du faux, le bien du mal, le beau du moche, le rationnel de l'irrationnel ?"

 

On ne peut que dénoncer, comme le fait Philippe Bloch, la lâcheté qui caractérise de plus en plus "l'Homo numericus".

Messages haineux concernant le physique, la sexualité, la couleur de peau, la religion, la foi, les croyances, un éventuel handicap... tout cela est inadmissible...

 

"Car chacun sait combien les mots peuvent être plus violents et plus destructeurs que les armes" rajoute Philippe Boch. Et notamment pour des adolescents...

On connaît des cas de suicides à la suite de harcèlement sur internet. Le harcèlement scolaire a toujours existé, mais le phénomène s'amplifie avec le développement d'internet, les réseaux dits sociaux, Facebook, tweeter...

 Le harcèlement fait intervenir un groupe qui se ligue contre une seule personne : il fait des dégâts considérables sur des adolescents fragiles, influençables...

Les insultes, les brimades, les vexations se répandent d'autant plus facilement qu'internet permet un anonymat confortable, derrière lequel certains se cachent pour humilier, dénigrer, diminuer autrui. 


Sur internet, les adultes devraient, eux-mêmes, éviter les insultes, les propos méprisants et malveillants. Quand des adultes donnent le mauvais exemple, c'est un comble !

Sur la toile, le sens de la responsabilité se délite, hélas !

La vie réelle n'est pas un jeu vidéo où tous les coups sont permis..

 

 

 

Réseaux sociaux : une civilisation de la haine...
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17 mars 2025 1 17 /03 /mars /2025 13:01
Le narcissisme de Donald Trump...

 

Sur les réseaux sociaux, le narcissisme triomphe : on se montre, on s'affiche même sous les meilleurs aspects... on connaît l'engouement pour les selfies, on sait comment certains vont même jusqu'à mettre en scène leur vie, se prenant pour des stars, s'exposant de manière indécente...

Les influenceurs sont à la mode, et veulent servir de modèles, ils diffusent le plus souvent des images idéalisées...

Un narcissisme que l'on retrouve parfaitement illustré par le personnage de Donald Trump et le terme de "personnage" est bien adapté car, sans arrêt, il se met en scène...

"L'homme qui a passé sa vie à mettre son nom et son visage sur tout ce qui pouvait lui rapporter de l'argent, des gratte-ciels de Manhattan aux hôtels en passant par des golfs en Floride et des avions à son effigie, illustre plus que tout autre aujourd'hui cette insatiable soif de reconnaissance encouragée et aggravée par les réseaux sociaux.

 

A tel point qu'exclu de Twitter le 16 janvier 2021 pour cause de fraude à l'élection présidentielle et assaut du Capitole, il a immédiatement créé Truth Social, son propre réseau social pour rester libre d'insulter ses adversaires..." écrit Philippe Bloch dans son ouvrage Jamais sans mon écran !

 

Et il rajoute : "Rappelez-vous la façon brillante dont il avait surmonté l'affront de son mugshot ( photo d'identité judiciaire) pris à la prison du Comté de Fulton, en Géorgie. Plutôt que d'avoir honte d'une telle photo qu'on ne souhaite à personne, il avait réussi à en faire un trophée de guerre, en mettant immédiatement en vente sur les réseaux sociaux toute une série d'objets à son effigie, lesquels avaient largement contribué à le faire monter dans les sondages autant qu'à financer sa campagne électorale..."

 

On se souvient aussi de cette vidéo intitulée Trump Gaza où l'on voit la bande de Gaza transformée en riviera, où l'on pouvait découvrir une statue en or monumentale à l'effigie de Donald Trump, ainsi que des reproductions de cette statue vendues dans des boutiques, un culte de la personnalité qui inquiète.

Il se présente lui-même comme ayant une mission divine ! Tout le monde le révère dans son camp... de quoi alimenter encore plus son narcissisme...

Trump est partout, il s'affiche, il attire l'attention sur lui par toutes sortes de déclarations tonitruantes, parfois contradictoires...

 

Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, qui a eu plusieurs conversations avec Donald Trump dit que le président est un "narcissique psychologique... il n'écoute pas son interlocuteur, il reste figé dans son discours..."

 

 

 

 

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12 mars 2025 3 12 /03 /mars /2025 10:40
Nous commençons à être hybridés avec des machines...

 

Un début d'hybridation : c'est le constat que fait Raphaël Gaillard dans son ouvrage, L'homme augmenté...

Nos smartphones ne nous quittent plus : ils nous accompagnent dans nos déplacements, et il nous est difficile de nous en passer... Ils deviennent notre mémoire : nous y stockons tous nos numéros de téléphone, et nous perdons ainsi l'habitude d'utiliser notre propre mémoire...

 

De plus en plus, on voit des jeunes, dans la rue, leur portable à la main... certains marchent même en le consultant, au risque d'avoir un accident...

Le smartphone devient le prolongement de leur corps, de leur bras, de leur main, de leur cerveau...

Des objets qui font partie de nous-mêmes. Qui peut se passer maintenant d'un portable ?

On voit même des gens dans la rue qui semblent parler tout seuls... la miniaturisation des oreillettes nous donnent cette impression.

 

Désormais, la plupart des adolescents possèdent un téléphone portable... qui ne leur sert plus à téléphoner.

Cet objet semble avoir perdu parfois sa fonction première : il devient appareil-photo, ordinateur, téléviseur, baladeur pour écouter de la musique.

Il devient outil de divertissement, où l'adolescent capte essentiellement des images, de la musique.

 

Bien sûr, cet outil permet d'accéder à toutes sortes de connaissances, il peut favoriser aussi la création, l'imagination.

 

Mais il comporte des risques et on en voit déjà les effets...

L'attention se disperse, elle ne peut pas se maintenir au delà de quelques secondes devant ce flot d'images qui se renouvellent... Les messages se réduisent comme peau de chagrin, avec l'usage des SMS... La communication s'atrophie.

La mémoire elle aussi devient superflue puisqu'on trouve tout sur la mémoire illimitée du Web.

Le vocabulaire s'appauvrit ainsi que la syntaxe... et quand le langage s'appauvrit, on peut redouter que la pensée elle-même soit fortement limitée.

Et n'oublions pas les effets émotionnels de ces outils : 

On connaît ces cas de suicides d'adolescents harcelés sur internet par des messages liés à la dépression, au suicide.

Internet peut créer aussi des frustrations, des envies face à l'opulence qu'affichent certains internautes...

Et la connexion à une multitude d'amis (ce terme est-il vraiment adapté ?) rend l'adolescent encore plus vulnérable à leur jugement.

On peut redouter encore les effets de bulle créés par les réseaux sociaux...

Et que dire de la violence des propos favorisée par l'anonymat ?

 

Ainsi, au bout du compte, l'homme augmenté court le risque d'être, en fait, diminué...

 

 

Source :

 

https://www.babelio.com/livres/Gaillard-Lhomme-augmente/1589806

Nous commençons à être hybridés avec des machines...
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5 mars 2025 3 05 /03 /mars /2025 10:35
Faire deux choses en même temps...

 

Notre monde moderne est trépidant : il nous entraîne dans un flux d'activités incessant...

Il n'est pas rare de voir dans la rue des gens manger en marchant, consulter leur smartphone en marchant, ou encore téléphoner en marchant...

Il y aussi ceux qui vapotent en marchant ou pire encore, ceux qui fument ou téléphonent en conduisant...

Ceux qui lisent avec la télévision ou la radio allumée... Il m'arrive à moi aussi de manger en regardant la télévision...

STOP !

 

Il est temps de se concentrer sur ce que l'on fait... Souvenons-nous de la sagesse des anciens, de ce proverbe latin : "Age quod agis" "Fais ce que tu fais".

 

Comme l'écrit Frédéric Lenoir, "la seule condition pour que notre cerveau produise les principales substances à notre bien-être et à notre équilibre émotionnel, c'est d'être pleinement attentif à ce que l'on fait. Une personne qui effectue une tâche en pensant à autre chose, ou qui fait plusieurs choses à la fois, sera en déficit de dopamine ou de sérotonine.

 

En revanche, un individu concentré sur son travail ou sur une activité quelconque, attentif à ce qu'il regarde ou écoute, aura un bon équilibre en neuromédiateurs, ce qui augmentera son plaisir et son sentiment de bien-être.

 

Force est pourtant de constater que notre attention est souvent dispersée...

Cette dispersion d'attention est certainement une des causes de la prolifération de l'anxiété, du stress, des burn-out et des dépressions puisqu'elle entraîne un déséquilibre biochimique qui perturbe notre humeur et nos émotions.

Plutôt que de prendre des antidépresseurs, il serait tellement plus efficace de changer notre manière de vivre, de prendre le temps de faire les choses, de savourer chaque menu plaisir du quotidien, de redevenir présent et attentif à soi, aux autres et à tout ce que nous faisons."

"Carpe diem, Cueille le jour", écrivait le poète Horace...

Et n'oublions pas la sagesse de Montaigne qui dans les Essais nous conseillait aussi de savourer les moments de bonheur : "Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors..."

 

Plus que jamais, nous sommes entraînés dans un flux de distractions, d'activités, d'informations, il nous faut retrouver le bonheur de nous concentrer sur ce que nous faisons... c'est essentiel ! Pour ce faire, la lecture peut nous aider à rester attentifs et concentrés : elle aiguise l'esprit, enrichit le vocabulaire et l'imagination...

 

 

 

 

 

Faire deux choses en même temps...
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12 février 2025 3 12 /02 /février /2025 10:42
La liberté de tout dire selon Elon Musk...

 

Pour Elon Musk, la liberté d'expression est sacrée : on peut tout dire, absolument tout et même n'importe quoi !

Plus aucune censure sur les réseaux sociaux : on peut alors insulter, injurier, diffamer, tenir des propos ouvertement racistes, ou encore refaire l'histoire, par exemple nier l'existence de la Shoah ?

Les réseaux sociaux sont souvent des déversoirs de haine, mais selon Elon Musk, aucune limite n'est nécessaire... On connaît maintenant les dangers des réseaux sociaux : addictions, manipulations, harcèlement, suicides... et les victimes sont le plus souvent des jeunes, des adolescents...

Or, les limites sont indispensables dans de nombreux domaines : c'est la thèse que défendent Monique Atlan et Roger-Pol Droit dans leur ouvrage intitulé Le sens des limites...

 

Il est bon de rappeler à cette occasion cette maxime fondamentale de la sagesse grecque antique : "Méden agan, rien de trop"
Cette formule grecque ΜΗΔΕΝ ΑΓΑΝ (Méden Agan) était l’une des maximes inscrites sur le fronton du temple de Delphes.

Ce sens de la mesure condamnant l’excès que les Grecs appelaient hybris (démesure), est une attitude que nous avons souvent tendance à oublier complètement, comme le démontrent Monique Atlan et Roger-Pol Droit.

 

Dans nos sociétés de consommation débridée, nous n'avons plus de limites, nous sommes constamment dans la démesure.

Plus de limite à la consommation, à la vitesse, plus de limite à la production, plus de limite aux gaspillages, aux innovations, etc.

"Il faut faire l'éloge de l'interdit. Nous avons tant pris l'habitude de croire que "vivre sans temps mort et jouir sans entraves" était un but suprême, le pli s'est tellement pris de considérer les interdits comme arbitraires, conventionnels, voire absurdes... que nous avons fini par oublier complètement combien la limite -celle qui dit non, exclut et ne transige pas- possède une indispensable fonction de structuration." écrivent Monique Atlan et Roger-Pol Droit.

Et ils rajoutent : "En séparant permis et interdit, licite et illicite, faisable et infaisable, la limite interdictrice organise le monde. Elle élabore la vie, la pensée et les gestes. Elle aménage selon sa règle la sexualité, l'alimentation, l'hygiène, les travaux et les jours, les relations entre sexes, entre puissants et démunis, parents et enfants... La maxime "Tout n'est pas permis" est la condition première pour qu'un système fonctionne- qu'il s'agisse des relations de parenté, des fondements de la morale, des règles de la vie commune."

 

"Nous avons tenté de mettre en relief la nécessité vitale de la limite, sa fonction décisive pour le fonctionnement d'une société, d'une civilisation. Une nécessité à laquelle nous devons nous soumettre, pour faire société, pour entrer en relation avec les autres... La limite appartient au monde adulte, et devrait en être la marque. C'est à ce titre qu'elle devrait être reconnue." précisent encore les deux auteurs.

Et ils rajoutent encore : "Bien entendu, on peut et doit abolir des censures, laisser dire, laisser faire. Mais à la condition impérative, que des limites soient posées... Sans limites, pas d'autres, pas d'éthique, pas de tolérance."

 

Alors, le règne de l'insulte, le règne de la force, de la puissance de l'argent, la quête de performance, de profits, de domination : ce sont là des constantes qui caractérisent Donald Trump et Elon Musk... ils n'ont pas de limite et c'est dangereux.

 

Sources :

 

https://www.babelio.com/livres/Droit-Le-sens-des-limites/1304724

 

https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20220426-elon-musk-et-twitter-la-libert%C3%A9-d-expression-absolue-%C3%A0-g%C3%A9om%C3%A9trie-variable

 

https://www.tiktok.com/@chloe.ridel/video/7458272225825688854

 

 

La liberté de tout dire selon Elon Musk...
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15 janvier 2025 3 15 /01 /janvier /2025 12:56
L'aliénation aux messages de WhatsApp...

 

Il y a l'aliénation en série sur Netflix, l'aliénation aux vidéos de TikTok et voici l'aliénation aux messages de  WhatsApp... Trop, c'est trop !

Un reportage au journal de 20 heures sur France 2 montre l'emprise de ce réseau social...

 

"Au petit-déjeuner, dans la rue, jusqu'au soir devant la télévision, les discussions groupées sur WhatsApp  inondent les gens. Entre les groupes de famille, de bureau, ou encore d'amis, c'est une avalanche de notifications qui s'abat sur leurs smartphones. De quoi frôler parfois l'indigestion.

"Moi, j'en ai cinq" dit un jeune garçon... "Moi une dizaine...", témoigne une jeune fille. "Moi, je dois en avoir une trentaine..." surenchérit la mère des adolescents.

"Il y a tellement de notifications qu'on ne les lit plus", dit une jeune femme.

"Là, ce matin, j'en ai 421 sur un seul groupe de l'Université.", dit une autre.

 

Ces groupes : une charge mentale pour 40% d'entre eux...

Le phénomène est tel que certains humoristes s'emparent du sujet.

"Dans le groupe WhatsApp, celui qui me dérange vraiment, les amis, c'est celui des parents d'élèves... L'autre jour, à 23 heures 15, carrément, groupe WhatsApp du CE2, bing ! Maman Bérénice écrit : Alerte poésie !"  ironise Gad Elmaleh. 

 

Quitter un maximum de groupes, c'est ce qu'a fait Marius Noël, étudiant. Entre la famille, les amis, les associations étudiantes, le jeune homme de 21 ans recevait parfois plus de 500 messages par jour !

"En terme de sollicitations pour le cerveau, déjà on ne déconnecte jamais, et ensuite ça prend du temps pour plein d'autres choses pour le travail, pour la famille, les amis. Là j'ai arrêté, je n'ai plus toutes ces sollicitations, là je me rends vraiment compte : le temps que j'ai libéré à ne plus répondre à des messages est faramineux !", témoigne le jeune homme.

 

Mais quitter un groupe, ce n'est pas toujours évident... car cela se voit, et il faut l'assumer, selon un psychologue.

"Notre travail, c'est parfois d'aider nos patients à quelque part s'affranchir de certaines relations de dépendance toxique avec un des parents qui n'est que relayé par WhatsApp. Donc, quitter le groupe, ce serait comme une manière de se dire : "ça y est, enfin, je suis libre."

 

Si la culpabilité de quitter définitivement le groupe est trop forte... il vous reste tout de même le mode silencieux..."

Et j'ajouterai : dans tous les cas, avec modération !

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/whatsapp-les-groupes-une-charge-mentale-pour-beaucoup-d-utilisateurs_7006493.html

 

 

 

L'aliénation aux messages de WhatsApp...
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