Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 août 2026 1 03 /08 /août /2026 12:02
Les centres de données encore sur la sellette...

Pollution, réchauffement climatique, surconsommation : les data centers suscitent inquiétude et méfiance dans de nombreux pays...

"Aux Etats-Unis, les data centers poussent comme des champignons mais la multiplication de ces centres de données nécessaires notamment pour l'utilisation de l'Intelligence Artificielle ne va pas sans oppositions...

Des foyers de révolte naissent un peu partout dans le pays. Dans l'état de Géorgie, par exemple, où il y a 150 data centers pour 11 millions d'habitants...

Ce développement, peu voire pas régulé, effraie les habitants et la mobilisation s'organise...

A Marietta, près d'Atlanta, les habitants s'opposent à la présence d'un deuxième projet : à la réunion publique, il n'y a que des opposants au centre de données.

Une retraitée est persuadée que sa facture d'électricité va augmenter :

"La Géorgie est un état où il fait déjà très chaud, cela veut dire qu'ils ont besoin de plus de ventilateurs pour refroidir les serveurs, et donc la consommation d'électricité, c'est un gros défi."

Les habitants se méfient aussi de leur mairie peu exigeante qui accueille les nouveaux venus à coup d'avantages fiscaux.

Gabriel Sanchez, 29 ans, élu des Démocrates socialistes à la Chambre des représentants explique :

"Les centres de données promettent beaucoup de choses, mais une fois qu'ils ont leur accord, ils ne tiennent pas leurs engagements. Ici, les responsables du projet ont commencé à tout démolir à l'intérieur du bâtiment existant pour le transformer, alors qu'ils n'avaient aucun permis, aucune autorisation."

Les habitants de Marietta ont tout de même obtenu un gel des nouveaux projets pour six mois.

Chris Arden réclame la même réglementation au niveau Fédéral :

"Le fait qu'ils agissent aussi vite, ça donne l'impression qu'ils nous cachent des choses, c'est pour ça qu'il faut des moratoires pour faire une pause, y voir plus clair, avoir plus d'informations au sujet des risques pour la santé et pour l'environnement. Il y a encore trop d'inconnu à ce sujet."

Evidemment, ce n'est pas l'avis des géants de la tech, Open AI, maison mère de ChatGPT vient d'annoncer la création d'un centre de plus de trois gigawatts au sud de la Géorgie. Il pourrait devenir l'un des plus grands du pays.

Et en France aussi, la construction de data centers s'accélère et suscite des oppositions. Selon une étude du cabinet Rexecode publiée la semaine dernière, leur déploiement en France représenterait 210 milliards d'euros d'investissement d'ici à 2035."

 

 

Source :

à 12 minutes, 3 secondes :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-samedi-01-aout-2026-8489110

Partager cet article
Repost0
29 juin 2026 1 29 /06 /juin /2026 12:00
Le gouffre des data centers et leur rôle dans le réchauffement climatique...

Alors que la canicule sévit en France : hôpitaux surchargés, agriculteurs et éleveurs en difficulté, infrastructures fragilisées, pannes électriques, on oublie d'évoquer les gouffres énergétiques que sont les data centers et leur rôle dans le réchauffement climatique...

"Parmi les facteurs aggravants du réchauffement climatique, il y a peut-être aussi l'explosion de l'intelligence artificielle qui nécessite des data centers, des centres de données, toujours plus puissants. Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, appelle les patrons du secteur à "dire toute la vérité" sur le coût écologique de ces data centers. S'ils constituaient un pays, ces centres de données auraient une consommation énergétique qui les placerait au 11ᵉ rang mondial, juste derrière la France. Il s'agit là d'une étude des Nations unies publiée début juin."

 

"C'est la face cachée de l'IA. Les data centers, cerveaux de notre monde numérique, sont des gouffres énergétiques et hydriques. Aux États-Unis (Arizona, Virginie), leur multiplication provoque des pénuries, assèche des agriculteurs et fait grogner les riverains face à la flambée des factures. Une simple requête IA consommerait une demi-bouteille d'eau.

 

C'est le nouveau géant du 21e siècle, mais sa soif est inextinguible. Les data centers, ces hangars géants qui stockent nos données et entraînent l'intelligence artificielle, poussent comme des champignons à travers le monde. Mais cette expansion a un coût environnemental colossal.

Le refroidissement : c'est le nerf de la guerre pour ces centres gigantesques. Pour fonctionner 24h/24, les milliers de serveurs surchauffent. Pour éviter la panne, ils sont refroidis en permanence avec des tonnes d'eau potable.

 

Des data centers sont parfois construits à proximité d’établissements recevant des publics sensibles : écoles, crèches, EHPAD, … Cela pose particulièrement problème car les data centers émettent des pollutions sonores (bruit permanent) et atmosphériques (lors de l’utilisation des groupes électrogènes). Ils contribuent également aux îlots de chaleur urbaine.

 

Une étude confirme ce que tout le monde craignait, sans avoir de véritable preuve jusqu’à maintenant : la présence de data centers dans une ville fait grimper la température environnante de plusieurs degrés.

La chaleur résiduelle produite par un seul centre de données peut dépasser celle émise par 40 000 foyers.

 

Ces bulles de chaleur s'étalent ensuite autour du data center, ou voyagent  plus loin si le vent souffle. Cette chaleur résiduelle constitue un « risque thermique important » selon l'étude, d'autant plus que la capacité et la puissance des data centers devrait doubler aux États-Unis d'ici 2030.

En France, la répartition territoriale de ces infrastructures révèle un déséquilibre saisissant. Trois régions monopolisent 90 % de la capacité informatique nationale : l'Île-de-France domine largement, avec 56 % des centres et plus de 70 % de la puissance totale, devant les Hauts-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur."

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/marc-bloch-historien-et-resistant-entre-au-pantheon-5297836

 

https://travail-industrie.com/blog/article-titre/carte-data-centers-france-regions-implantations

 

 

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-data-centers-chauffent-tellement-cette-ville-chercheurs-parlent-risque-thermique-134635/

 

https://www.greenetvert.fr/data-center-explosion-energetique-france/

 

https://www.generation-nt.com/actualites/data-centers-eau-secheresse-ia-arizona-virginie-2065153

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/un-monde-connecte/un-monde-connecte-chronique-du-jeudi-23-avril-2026-9448704

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20260601.OBS115407/a-marseille-la-proliferation-des-data-centers-cree-des-tensions.html

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 13:04
Data centers énergivores : la guerre de l'eau...

On ne s'en étonnera pas :  le président Donald J. Trump a signé un décret visant à faciliter le déploiement rapide et efficace des infrastructures de centres de données.

Le décret ordonne au secrétaire au Commerce de lancer une initiative visant à fournir un soutien financier, tel que des prêts, des subventions et des incitations fiscales, aux projets admissibles.

"Les data centers, ces hangars géants, nécessaires pour stocker les données numériques, poussent un peu partout dans le monde. Et ce, avec des conséquences importantes sur l'environnement. Dans certains États américains, ils consomment tant d'électricité et d'eau qu'ils en privent les riverains.

 

Ce sont les nouveaux géants du XXIe siècle : les data centers, le cerveau, la mémoire de l'intelligence artificielle. Dans ces immenses bâtiments, des serveurs ultra-puissants qui, pour fonctionner 24 heures sur 24, doivent être alimentés en électricité, et refroidis en permanence avec des tonnes d'eau. Des géants énergivores, au point de parfois priver le voisinage. Dans l'État de Géorgie aux États-Unis, à quelques centaines de mètres d'un nouveau centre de données, la puissance de la pression de l'eau froide s'est tarie depuis la construction du bâtiment. Les habitants se sentent impuissants.

"Vous avez vraiment l'impression d'être face à un mur immense. Vous ne pouvez rien faire et ils s'en fichent", déplore une femme.


Selon les experts, faire une simple demande à l'intelligence artificielle revient à consommer 50 centilitres d'eau potable, soit l'équivalent d'une petite bouteille. Près de la moitié des data centers au monde se trouvent aux États-Unis. Des journalistes en ont recensé et cartographié 3 031, trois fois plus qu'il y a dix ans.

Plus d'un tiers se trouve dans des zones en détresse hydraulique. En Arizona, par exemple, l'un des États les plus chauds et secs, plus d'une centaine dans la région de Phoenix. Et cela ne cesse d'augmenter, à un rythme effréné. Sur des images satellites, un site de Microsoft est passé d'un à cinq bâtiments en six ans, avec un permis pour consommer de l'eau en quantité.

"L'eau pompée juste ici permet d'alimenter ces cinq data centers. Ils utilisent jusqu'à 7 millions de tonnes d'eau par an, de quoi fournir normalement 61 000 habitants", détaille Diane Schlienger, envoyée spéciale à Phoenix en Arizona.

Les agriculteurs de la région sont aussi fortement pénalisés...
Il peut faire près de 40 degrés. Mais l'eau coule en continu pour les data centers. C'est leur façon d'éviter la surchauffe et d'assurer qu'aucune donnée ne soit perdue. Mais à quelques kilomètres de là, pour les agriculteurs, le flux a été coupé par les autorités au nom de la sécheresse.

"On a reçu un message en nous disant que le niveau du barrage était trop bas. C'est fichu pour tous les agriculteurs le long de ce canal. On n'a plus d'eau pour cultiver quoi que ce soit dans ces champs. Sur ces 32 hectares, de la route jusqu'à là-bas", témoigne Nancy Caywood, agricultrice à Casa Grande en Arizona. L'ironie, c'est que de grandes entreprises de l'intelligence artificielle lui ont proposé de racheter ses terres.

"C'est injuste parce que nous, on n'a aucun droit. Et eux, s'accaparent notre eau, notre terre. Et on se demande pourquoi elles viennent dans un désert alors qu'il y a une sécheresse ?", questionne-t-elle.

En fait, ce sont des terrains désertiques, constructibles à moindre coût...
En Arizona, de grandes étendues sont constructibles à moindre coût. Alors dans cette région aride, où certaines rivières ont depuis longtemps disparu, d'autres centres de données comptent bien déloger les cactus. Les projets se multiplient et rencontrent désormais de la résistance.

Le slogan de Reed Spurling, militant de "No Desert Data Center" : "Pas une goutte d'eau pour les data centers. "Ici à Tucson, il fait 11 degrés de plus qu'avant. On pourrait plutôt utiliser cette eau pour rafraîchir la ville, en réalimentant les rivières asséchées", suggère-t-il.

La terre a été rachetée pour construire le plus grand campus de l'intelligence artificielle de la région. Mais cette course folle n'est pas près de s'arrêter : en Arizona, les centres de données bénéficient d' avantages fiscaux et les autorités de l'État assument. "Ils apportent des milliards de dollars chaque année dans les caisses des communes, qu'on n'aurait pas sinon. Il faut juste qu'on trouve un moyen légal pour que les data centers produisent leur propre énergie afin qu'ils soient la solution et non plus le problème", indique Kevin Thompson, le président de "Arizona Corporation Commission".

Des journalistes ont contacté plusieurs data centers. Tous ont refusé les demandes de tournage, mais se disent déterminés à réduire leurs dépenses en énergie, avec par exemple des projets innovants, comme des data centers flottants en Californie."


 

Source :

https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/data-centers-quand-la-soif-du-numerique-asseche-les-sols-americains_7577110.html

Data centers énergivores : la guerre de l'eau...
Partager cet article
Repost0