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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:17
Laisse tomber l'éventail !

   

 

Qui n'a jamais rêvé de laisser tomber l'éventail ?

 

Suivre le vent, se laisser emporter par un souffle de liberté, échapper aux contraintes de ce monde : qui n'en a jamais rêvé ?

 

Dans cette chanson de liberté, d'évasion, Angelo Branduardi lance un invitation à suivre le vent, symbole même de délivrance et d'une certaine audace...

 

Le poème s'adresse à une femme, désignée par le terme "belle" : on perçoit un éloge appuyé de la beauté féminine... La jeune femme, présentée "dans la poussière de rails" qui représentent une voie toute tracée, mille fois empruntée, est sommée de laisser tomber son éventail, image de l'artifice, de la vie sociale, faite de masques et de représentations.

 

Elle est invitée à "danser la vie", à se libérer du poids des mots, ceux qui enchaînent, ceux qui pèsent de leurs faux semblants : il faut suivre le rythme du monde, se laisser aller.

 

Il faut, aussi, sur les ondes, ne pas se laisser guider par un gouvernail qui peut représenter une forme de carcan, car il impose une direction.

Le poème est, enfin, une incitation à l'aventure de l'amour : "Serre le bien fort dans tes bras, le premier qui te sourira..."

 

Il faut vivre l'amour, comme un espoir, ne pas le laisser passer, et en accepter les incertitudes, voilà ce que suggère le poème.

 

Le refrain, avec ses verbes de mouvements répétés : "Va où le vent te mène" insiste sur l'idée de liberté.

 

Les nombreux impératifs adressés à la jeune femme sont autant de conseils pour l'inviter à s'évader, sortir des sentiers battus.

 

La mélodie, légère, enlevée, virevoltante nous entraîne dans ses tourbillons ! Les sonorités de fricatives "v" dans le refrain contribuent à cette légèreté... Les verbes de mouvement incitent à une évasion, une délivrance, un élan...

 

Mais, on peut se demander si nous sommes encore capables de suivre le vent dans notre monde encadré, surveillé.

Sommes-nous assez libres pour suivre nos instincts ? Souvent, c'est la prudence qui nous guide, qui nous paralyse...

 

Suivre le vent ! Est-ce encore possible ? Il faudrait l'espérer !

 

Dans un monde de surveillance, de précautions, est-il permis de suivre le vent et d'oublier toutes les contraintes de nos sociétés ?

 

Belle chanson rythmée, hymne à la liberté, ce texte d'Angelo Branduardi nous donne envie de larguer les amarres, de fuir les servitudes étouffantes de la vie ! 

 

 

http://youtu.be/wNnQi5RIjEc

 

 

 

vents.jpg

 

 

vents 2
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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commentaires

P
Voler dans les airs, c'est bien... Voler ce qui appartient à autrui, c'est mal ! Et cela dure : voilà quatre ans que vous nous avez volé cette photo d'un de nos éventails. Avant d'utiliser une photo, même prise sur l'internet, et à moins qu'elle ne soit manifestement dans le domaine public (Wikipedia Commons, photo banale d'un lieu public...) il convient au mieux de demander l'autorisation, et en tout cas de citer la source. Merci d'avoir l'obligeance d'agir ainsi.
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R
Désolée... je peux supprimer la photo, si vous le souhaitez et en chercher une autre sur Pixabay...

Bonne soirée
P

Rosemar,


Est-ce qu'« Il reste le rêve » signifie ne pas oser réaliser sa passion ;


Vivre sans exister, perdre son âme d'enfant, l'espoir d'un amour véritable ?


Le rêve ne suffit pas...


Ne vaut-il pas mieux laisser tomber le masque que de subir la frustration ?


Pan
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R


Le rêve fait aussi partie de l'enfance, je crois que chacun  naît avec une nature, un tempérament : je n'ai jamais eu l'esprit aventureux et je ne l'aurai jamais, de toute façon,
j'ai trop vu dans ma famille des gens se perdre dans des aventures périlleuses et hasardeuses...


Merci pour ce message Pan ! Etiez-vous donc parti à l'aventure ces derniers temps ?


Belle soirée !



F

Suivre le vent, tout quitter, je suis trop sage pour ça .


Est-du à la pérode ou nous vivons ou est-du au caractère de chacun d'entre nous?


C'est vrai que de nos jours on possède plus d'obligations, matérèles surtout, mais il en reste encore pour être assez fous.


En tous casn une chose est sure. Angelo Branduardi a bien du talent.


Bises et belle soirée Rosemar
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R


Je crois que nous sommes de plus en plus encadrés, canalisés et de plus en plus prudents aussi face à la crise, ses incertitudes, parfois, j'aurais vraiment envie de laisser tomber
l'éventail... mais je suis trop peu  aventureuse pour le faire ! Il reste le rêve : Angelo Branduardi nous fait rêver...


Bises du sud