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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 13:52
Un joli voyage musical...

 

Un mini concert donné à Nîmes dans le cadre du Festival des Hémisphères, un concert sur le thème du voyage...

Le Trio Borsalino nous emmène d'abord en Afrique avec une musique de Henry Mancini composée en 1961 pour le film Hatari...

Nous voici transportés sur le dos d'un bébé éléphant, un air enjoué, plein d'entrain, de vivacité...

On se laisse bercer par cette musique enfantine, légère, emplie d'humour...

 

Puis, nous empruntons le funiculaire ! 

Encore une musique célèbre, rayonnante, et si vive !

Funiculì funiculà est une chanson napolitaine dont la musique fut composée par Luigi Denza en 1880 sur des paroles en napolitain du journaliste italien Giuseppe Turco.

Cette chanson publicitaire a été écrite pour commémorer l'inauguration du funiculaire du Vésuve à Naples, qui eut lieu un an plus tôt.

Une musique que j'ai entendue très tôt dans mon enfance : mes grands-parents paternels étaient enfants d'émigrés italiens venus de Naples et de Gênes... et ils écoutaient souvent des airs du pays : O sole mio ! Funiculi, funicula !

 

"Nè jamme da la terra a la montagna
No passo nc'è! No passo nc'è
Se vede Francia, Proceta e la Spagna
E io veco a tte! E io veco a tte
Tirato co li ffune, ditto 'nfatto
'Ncielo se va, 'ncielo se va
Se va comm' 'à lu viento a l'intrasatto
Guè, saglie sà! Guè, saglie sà
Jamme, jamme 'ncoppa, jamme jà
Funiculì, funiculà!"

 
"Montons de la terre à la montagne,
Il n'y a qu'un pas
On voit la France, Procida, l'Espagne
Et je te vois,
Tirés par des cordes, aussitôt dit aussitôt fait,
On va au ciel
On va comme le vent et, tout à coup,
Oh, tu montes, tu montes
Allons, montons, allons,
Funiculi, funicula, funiculi, funicula"


 

Enfin, un hommage aux musiciens du Titanic qui ont joué jusqu'à la dernière minute : une musique nostalgique, si douce... Un moment d'émotions et de rêves...

 

Merci aux trois musiciennes pour ce joli moment de détente : Michelle Lalor, une irlandaise alto, accompagnée par Sharman Plesner, originaire du Texas au violon et Laurence Aragon à la contrebasse...

 

 

 

 

Trois premières vidéos : rosemar

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8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 12:53
La danse des ours polaires...

 

Un spectacle onirique et féerique pour ces fêtes de Noël à Nîmes : la compagnie Remue-Ménage a présenté  "Gueule d’ours" dans les rues de la ville, une chorégraphie avec huit marionnettes de quatre mètres en forme d’ours.

 

Une déambulation spectaculaire, de quoi faire rêver petits et grands...

 Ces marionnettes de quatre mètres sont illuminées par des leds.

 

On aperçoit d'abord leurs hautes silhouettes se dessiner sur le boulevard...

 

Puis, on découvre danseurs et danseuses qui les précèdent : robes ondoyantes qui virevoltent, chapeaux lumineux, danseurs en costumes blancs sur des échasses...

 

Une locomotive-diligence aux teintes lumineuses les accompagne, avec son atmosphère de country et de saloon...  une ambiance digne d’un cabaret forain de la fin du 19e siècle.

 

Puis, on admire la danse tourbillonnante et envoûtante des ours... créatures  fantastiques impressionnantes de force et de puissance...

 

On est ébloui par les acrobaties des danseurs sur des échasses...

Un Noël polaire cette année à Nîmes... 

 


Un merveilleux voyage dans le temps et l'espace, peuplé d’une horde d’ours lumineux qui s’avancent, accompagnés d’extravagantes danseuses, guidés par un séduisant maître de cérémonie perché sur échasses.

 

Un ballet gracieux, une rencontre unique et improbable avec des figures géantes d’ours polaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 12:00
Une bonne année à tous...

 

Une bonne année à tous...

 

 

Dans un monde insensé où règnent la guerre, la violence et la haine...

 

 

Dans un monde insensé qui détruit la nature...

 

 

Il nous faut retrouver le bonheur de nous émerveiller devant la beauté du monde...

 

 

Le bonheur d'admirer un paysage, une fleur, un arbre, un oiseau, un texte littéraire, une poésie, une musique...

 

 

Le bonheur de nous enivrer de toutes les beautés du monde...

 

 

 

Une très bonne année à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 11:38
Un chaleureux concert de Noël...

 

Un concert composé de musiques très connues pour ce spectacle offert aux Nîmois... L'ensemble CALLIOPE et la chorale de Sommières étaient dirigés par Laurent Richard avec la participation de Anne Derym et Mélina Gerbith, sopranos...

Le concert s'ouvrait sur la célèbre symphonie du nouveau Monde de Dvorak : une musique exaltante et triomphante....

"Dvorak écrit sa 9ème Symphonie alors qu’il réside aux Etats-Unis. Les critiques de l’époque ont voulu y voir le début d’une musique américaine. Mais si Dvorak s’est inspiré de différents styles présents sur le sol américain, tels les musiques indienne et irlandaise, la Symphonie du Nouveau Monde reste essentiellement imprégnée de l’âme tchèque du compositeur.

A l’écoute du premier mouvement, certains critiques américains ont cru déceler l’élan d’une jeune nation en marche."

 

Puis, on se laisse bercer par la Barcarolle d'Offenbach... un air langoureux et passionné.

Une barcarolle est une musique, généralement composée sur un rythme ternaire qui évoque l’eau, le balancement d’une barque ou d’un petit bateau.
A la base une barcarolle est une chanson qu’interprètent les gondoliers qui naviguent sur les canaux de Venise.
Ce morceau si célèbre est extrait d’un opéra d’Offenbach intitulé : Les contes d’Hoffman. Au cours de cette œuvre, le héros, Hoffman raconte ses amours malheureuses avec trois femmes.

Anne Derym et Mélina Gerbith interprètent magnifiquement cette barcarolle envoûtante....

 

On est ensuite captivé par l'âpreté, la vivacité et la douceur du concerto de Vivaldi, les quatre saisons,  l'hiver... Au violon, deux très jeunes filles : Amandine et Camille Nguyen...

 

Avec le morceau suivant : changement total de registre, c'est la Valse des Fleurs, extrait du ballet Casse-noisette de Tchaïkovski... on est alors entraîné dans un tourbillon féerique et enchanteur...

 

Puis, c'est Le duo des fleurs, chanté par Anne Derym et Mélina Gerbith, un extrait de l'opéra Lakmé de Léo Delibes qui nous séduit et nous entraîne "Sous le dôme épais..."

"Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!"

 

Le célèbre choeur des chasseurs Jägerchor, de Carl Maria von Weber nous transporte alors dans une atmosphère champêtre...

 

On écoute encore un extrait de l'opéra Rigoletto, un opéra populaire composé par Verdi en 1850, à partir de la pièce de théatre de Victor Hugo "Le roi s'amuse".

Il est connu pour le fameux air du Ténor "La Donna è mobile", ainsi que le choeur des courtisans "Scorrendo uniti remota via", repris par quelques publicités... 

 

Un autre air très célèbre : l'hymne à la joie de Beethoven, nous apporte un apaisement infini, une grande sérénité...

 

Une ambiance exotique et un dépaysement garantis avec un dernier extrait : une pièce orchestrale de Albert Ketèlbey,  Sur un marché persan...

 

Un tonnerre d'applaudissements pour l'orchestre, la chorale...  et les musiciens nous offrent le bouquet final avec La Marche de Radetzky de Strauss...

 

Merci à tous les musiciens pour ces merveilleux moments de paix, de bonheur et d'harmonie...

 

 

 

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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 09:02
Entre le boeuf et l'âne gris...

 

"Entre le bœuf et l'âne gris, dort, dort, dort le petit fils", dit une belle chanson de Noël. Jésus dormant sur la paille est réchauffé dans la nuit d'hiver par deux braves quadrupèdes : c'est ainsi que la tradition chrétienne décrit les premières heures du Christ, offrant à deux humbles animaux un rôle majeur, celui d'assurer la survie de l'enfant Dieu, de le réchauffer. Il ne faut jamais mépriser les plus humbles. C'est là une des belles leçons de Noël.

 

Cette présence bienveillante des deux animaux permet à l'enfant un doux repos prolongé, ce que suggère bien la triple répétition du verbe :

'Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils."

 

La nature, des végétaux entourent aussi le petit enfant, avec l'évocation de fleurs, les plus belles qui soient : "Entre les roses et les lis".

 

Les "pastoureaux" viennent compléter le tableau : les bergers sont là pour admirer le nouveau né.

 

Ainsi se retrouvent associés dans ce texte mondes animal, végétal, humain... comme si toute la création se réunissait pour célébrer l'enfant roi.

On perçoit là une harmonie, comme une union et une symbiose, une solidarité  entre l'animal, le végétal et l'humain...

 

Ne sommes pas dépendants de ce monde animal et végétal ? Et nous prenons de plus en plus conscience de cette unicité et de cette interdépendance dans un  monde moderne où de nombreuses espèces sont menacées.

 

Enfin, dans le dernier couplet, c'est Marie qui est évoquée : une présence protectrice puisqu'elle tient le petit fils "entre ses deux bras."

 

Dans le refrain, pour couronner l'ensemble apparaît le divin avec "Mille anges, mille séraphins qui volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour..."

Car il est bien question d'amour dans ce texte, l'amour qui réunit bêtes, végétaux, humains dans une parfaite harmonie et communion.

 

Quelle simplicité dans ce chant de Noël, quelle limpidité dans la mélodie !

 

Entre le bœuf et l'âne gris est l'un des chants de Noël les plus anciens car il daterait du début du XVIe siècle.

 

Le texte :

"Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à  l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les roses et les lis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les pastoureaux jolis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les deux bras de Marie
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour."

 

 


 

 

 

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23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 09:40
Une jolie découverte lors d'un concert de Noël : Albert Ketèlbey...

 

Une musique envoûtante, celle du compositeur britannique : Albert Ketèlbey...

Ses œuvres, en général courtes, présentent souvent un caractère mystique ou oriental. Parmi les plus connues figurent Sur un marché persan, Dans le jardin d'un monastère et Dans le jardin d'un temple chinois.

 

Lors du récent concert de Noël donné à Nîmes par l'ensemble CALLIOPE, sous la direction de Laurent Richard, j'ai été subjuguée par ce morceau intitulé Sur un marché persan...

Une musique si suggestive, si évocatrice qu'elle nous fait voyager vers l'orient, ses mystères...

Ketèlbey nous fait entendre, nous fait voir même toute une ambiance orientale : on visualise des personnages, des scènes pittoresques...

Premier tableau : c'est l'entrée des chameliers et la démarche majestueuse de leurs montures... une musique chaloupée, rythmée par des tambours, très orientale...

 

Deuxième tableau : on entend le chant des mendiants demandant l'aumône : "Bakshish bakshish Allah, empshi empshi..." des cris joyeux, insistants qui ponctuent la musique...

 

Troisième tableau : changement total de rythme et d'ambiance avec un chant langoureux à souhait qui suggère la danse d'une belle princesse... quelle douceur enivrante !

 

Quatrième tableau : le rythme s'accélère avec un numéro de jongleurs et se fait ensuite doucereux avec des charmeurs de serpents...

 

Cinquième tableau : on annonce le passage solennel du Calife visitant le marché... une musique triomphante...

 

Puis, de nouveau le chant des mendiants, la danse de la princesse et la caravane des chameliers qui s'éloigne, figurant le marché qui se vide peu à peu au soleil couchant... la musique s'atténuant peu à peu...

 

Quelle magnifique représentation d'un marché oriental ! On s'y croirait...

 

Et aussi une belle interprétation de l'ensemble Calliope et de la chorale de Sommières, sous la baguette de Laurent Richard...

 

 

 

 

 


Photo et vidéo : rosemar

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18 décembre 2022 7 18 /12 /décembre /2022 13:33
Mon beau sapin, roi des forêts !

 

Un bel hommage à la nature et à cet arbre majestueux : le sapin...

 

Dès le début de cette chanson très célèbre, le sapin est magnifié grâce à une personnification : il devient le "roi des forêts" et il suscite l'admiration, la tendresse, ce que suggère bien le point d'exclamation : "Que j'aime ta verdure !"

 

Le poète s'adresse à lui, comme à un ami familier, avec l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

Et il souligne une caractéristique essentielle de l'arbre : sa pérennité, sa verdure inaltérable, quand vient l'hiver...

Alors que la nature est dépouillée, le sapin, lui, garde sa "parure" : encore un terme valorisant pour souligner la beauté et la magnificence de l'arbre... le mot "parure" peut évoquer un bijou précieux...

 

 

Dans le couplet suivant, le sapin associé à la fête de Noël revêt un caractère sacré, avec la référence au "saint anniversaire".

Il réunit aussi la famille autour de lui, dans le foyer, avec l'emploi de la première personne du pluriel : "chez nous".

 

Et puis, bien sûr, entouré de "bonbons et de joujoux", il évoque l'enfance et tous les cadeaux de Noël. Les termes familiers, aux sonorités redoublées "bonbons, joujoux" renvoient aussi à ce monde de l'enfance.

 

La famille est bien présente dans ce deuxième couplet avec l'image de la mère et de ses mains qui ont installé, et même "planté" le sapin à l'intérieur du foyer, comme une sorte de renaissance.

 

 

Dans le dernier couplet, le sapin devient symbole de "fidélité, de foi, de constance et de paix"...

Fidélité, foi, constance en raison de son ombrage toujours vert...

 

Symbole aussi de paix et d'harmonie car il réunit les coeurs et les corps autour de lui...

Le sapin devient la "douce image" de ces symboles...

 

La mélodie à la fois tendre, triomphante et solennelle restitue la beauté majestueuse de l'arbre roi...

 

Pour mémoire :

"Mon beau sapin est un chant de Noël d'origine allemande. Son titre original est : O Tannenbaum. La version la plus célèbre est basée sur une musique traditionnelle et un texte de 1824 composé en allemand par Ernst Anschütz, organiste et professeur à Leipzig, ville qui fait alors partie du Royaume de Prusse. 

 La version française a d’abord porté le titre Le Sapin. Elle a été publiée en 1856 à Strasbourg dans un recueil de chants populaires allemands librement traduits pour le public scolaire français. Les paroles sont de Laurent Delcasso (1797-1887), recteur de l’académie de Strasbourg."

 

 

Les paroles :

Mon beau sapin, roi des forêts,
Que j’aime ta verdure !
Quand par l’hiver bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits,
Mon beau sapin, roi des forêts,
Tu gardes ta parure.

Toi que Noël planta chez nous,
Au saint anniversaire,
Joli sapin, comme ils sont doux
Et tes bonbons et tes joujoux,
Toi que Noël planta chez nous
Par les mains de ma mère.

Mon beau sapin, tes verts sommets,
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui ne ment jamais,
De la constance et de la paix,
Mon beau sapin, tes verts sommets,
M'offrent la douce ima
ge.

 

 

Autres chants de Noël :

 

http://rosemar.over-blog.com/article-chant-de-noel-113740165.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-dans-les-grands-sapins-verts-125249781.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/12/dormez-petits-c-est-noel.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-adeste-fideles-121754183.html

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 14:05
Fantasmagorie de Noël...

 

La fête de Noël approche ! la ville de Nîmes propose cette année un programme placé sous le signe du cercle polaire et de l'Arctique...

 

Le spectacle qui a ouvert ces festivités était présenté par la Compagnie des Quidams : devant l'église Saint Baudile, des figures géantes évanescentes ont déambulé parmi la foule...

Un spectacle fantasmagorique empli de poésie...

 

De longues silhouettes blanches et lumineuses perchées sur leurs échasses et drapées de toiles immaculées. apparaissaient au détour d’une rue, elles entamaient d’étranges mouvements, s’approchant, s’éloignant et nous invitant finalement à les suivre…

 

La magie de Noël était au rendez-vous.

Lumières, mystères, musiques envoûtantes...

Moments de rêves, de surprises, d'émotions, de rires...

Des lumières mouvantes dans l'obscurité de la nuit, des pas de danse, tout cela ponctué par les émerveillements et les cris de joie des enfants...

Un spectacle enchanteur qui a ravi un public venu nombreux malgré le froid et la pluie...

Une parade blanche, lumineuse, féerique !

Des danses tourbillonnantes, des rondes de lumières, des créatures qui semblent venues d'un autre monde...

Des formes fantomatiques, emplies d'élégance, des images de rêve... de quoi retrouver une âme d'enfant !

Un ballet féerique dans un cadre majestueux : le parvis de l'église Saint Baudile... une architecture de style neo-gothique sobre, avec des détails de qualité comme la rosace présente au dessus de la porte d'entrée principale.

 

Ces créatures oniriques glissaient majestueusement parmi la foule et nous invitaient au rêve...

 

Animations, spectacles, projections d’images, parades au cœur de l’Écusson : les Nîmois partagent encore une fois cette année la magie de Noël.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 10:40
Chanson pour un espion...

 

Au cours d'une conférence, Marc Simon, musicien-poète, nous emmène dans un film sonore... celui des films et des séries d'espionnage... Suspense et péripéties sont portés par des lignes mélodiques empreintes d’inquiétante étrangeté.

 

Marc Simon, musicien-poète, nous propose un voyage musical à travers les bandes originales de films et séries d’espionnage. Du Prisonnier (1967-1968) mis en son par l’Australien Ron Grainer, au Bureau des Légendes (France 2015-2020) composé par le Français Rob, des compositeurs célèbres tels Lalo Schifrin (Mission Impossible), Monty Norman puis John Barry (James Bond) sont sans doute pour beaucoup dans le succès rencontré !

 

Marc Simon cite d'abord Monty Norman compositeur du célèbre thème de James Bond... On parle plus souvent de John Barry qui est l'arrangeur...

 On constate que pour de nombreux films, il n'y a pas un seul compositeur, mais des équipes...

On écoute alors Marc Simon égrener à la guitare quelques notes de ce thème...

 

Puis, Marc Simon évoque la vie de Victor Young, célèbre compositeur américain : il est né à Chicago dans une famille de musiciens juifs, son père est membre d'une troupe d'opéra itinérante. Il fait étudier à Victor le violon à l'âge de six ans puis l'envoie en Pologne en 1910 séjourner chez ses grands-parents et étudier la musique au Conservatoire impérial de Varsovie. Victor travaille ensuite le piano à Paris avec Isidor Philipp. Il revient en 1920 aux États-Unis et entre dans l'orchestre du Central Park de Chicago. Il part pour Los Angeles et est engagé comme violoniste.

Il est nommé directeur musical des théâtres de la Paramount puis au milieu des années 1930 part pour Hollywood où il compose de la musique de film, enregistre de la musique populaire et fournit des arrangements pour des chanteurs populaires comme Bing Crosby.

On lui doit également la musique de grands classiques comme Rio Grande et L'homme tranquille pour John Ford, Pour qui sonne le glas de Sam Wood, le film d'aventures Scaramouche de George Sidney, les westerns L'Homme des vallées perdues et Johnny Guitare (chanson Johnny Guitar).

On lui doit encore la musique du film de Fritz Lang : Espions sur la Tamise... titre original : Le Ministère de la peur.

Voici le scénario :

Un homme gagne, lors d'une vente de charité, un gâteau bourré de microfilms et se retrouve mêlé, malgré lui, à une inquiétante affaire d'espionnage au cours de laquelle il est poursuivi par les services secrets nazis. 

Marc Simon nous fait écouter la bande annonce de ce film : la lumière s'éteint, cris de terreur, coups de feu tirés dans le noir... on est dans l'hyperbole, l'exagération. Le héros est accablé de malheurs; mais le film déroule aussi une belle histoire d'amour, une sorte de paradis dans l'enfer de cette histoire...

 

Mais au fait, qu'est-ce qu'un espion ? Un agent de renseignements qui vit dans un monde obscur, non familier, entouré de forces maléfiques... Et on peut se poser cette question : quelle est la véritable vie d'un espion ? Dans les films, il est souvent représenté comme un être invincible...

 

Imaginons sa vie, sa vraie vie :

Il s'appelle Jean John, qu'est-ce qu'il fait ? Il mène la grande vie dans des hôtels de luxe ?

Non, en fait, il fouille les poubelles pour se nourrir, il saute des repas, il souffre, alors que dans les films, les espions ne souffrent jamais.

Il souffre aussi moralement, car il est loin de sa famille, il attend souvent, comme le fait un acteur de cinéma, il est caché...

Puis, soudain, il saute dans un train, il voyage dans un pays étranger : là, il surveille des gens qui ont une double vie. Jean John se glisse dans une ambassade, prend part à une fête, il doit faire bonne figure, il danse avec la femme du consul... il a déjà repéré 3 personnes, pendant que l'orchestre joue...

Jean John reprend des amuse-gueules, il profite de la soirée, mais il a trop mangé de caviar : pour digérer, il danse avec la maîtresse de l'ambassadeur...

Les derniers invités sont partis, mais il a mal au ventre, il a trop mangé... Eh oui, un espion, ça peut avoir mal au ventre !

Il arrive tout de même à s'éclipser.

 

Ainsi, les films d'espionnage ont des points communs avec les films noirs : une vie nocturne, interlope pour les personnages.

On songe au Faucon maltais (The Maltese Falcon),  un film américain de John Huston sorti en 1941, d’après le roman policier du même nom de Dashiell Hammett paru en 1930. Le Faucon Maltais est considéré comme l'archétype du "film noir" et celui qui a révélé l'acteur Humphrey Bogart, dans le rôle du détective privé Sam Spade.

Dans ces films, on trouve trois types de personnages : le truand, le policier et la femme fatale.

Et cette femme est souvent une chanteuse...

Ici brigade criminelle (titre original : Private Hell 36) est un film américain réalisé par Don Siegel, sorti en 1954, encore un film noir : la musique de Leith Stevens a toutes les caractéristiques d'une musique qui évoque le suspense : des coups de percussion, vibraphone, saxophone... et voici qu'apparaît la femme fatale, une chanteuse qui a des rôles multiples : activité de renseignements, elle connaît des malfrats, c'est un personnage de femme libre, complexe...

 

 

Mais revenons à Jean John : il est dans la panade...enfermé dans les toilettes d'un club de jazz, il réfléchit, il s'est caché dans les toilettes des femmes... on va vite le repérer... il temporise... Mais comment va-t-il s'en sortir ?

 

Alfred Hitchcock s'est aussi lancé dans le film d'espionnage avec L'Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much), sorti en 1956. Le réalisateur avait déjà tourné une première version du film en 1934. Musique : Bernard Herrmann.

Le scénario :

Des comploteurs ont prévu d’assassiner un politicien assistant à un concert donné au Royal Albert Hall de Londres. Afin d’éliminer sa cible discrètement, le tueur a prévu son coup. Caché dans une loge de la prestigieuse salle de concert, l’assassin doit synchroniser son tir avec un coup de cymbale puissant qui couvrira la détonation de son pistolet. Il s’agit de la cantate The Storm Clouds, Les nuages de tempête une musique composée par un certain Arthur Benjamin. 

Arthur Benjamin était le compositeur du tout premier film L’Homme qui en savait trop d’Hitchcock sorti en 1934. Lorsque le réalisateur a tourné le remake de ce film en 1956, il a demandé à Arthur Benjamin l’autorisation de réutiliser cette musique pour la scène de meurtre. Le compositeur a accepté et la cantate a donc été réarrangée par Bernard Herrmann. C’est d’ailleurs ce dernier que l’on peut voir à l’écran dans la seconde version de L’Homme qui en savait trop, il dirige l’Orchestre Symphonique de Londres lorsque le coup de cymbale fatal est donné. Une magnifique orchestration !

 

Bientôt va apparaître le héros de Ian Fleming : en 1962, James Bond contre Dr No avec Sean Connery et Ursula Andress. La musique est signée Monty Norman, orchestrée par John Barry. Une des musiques les plus célèbres et les plus réussies...

 

Retour à Jean John : poursuivi dans le métro, il court dans les couloirs, il galope... Il va se réfugier au Rugby Bar de La Placette, à Nîmes. Là, une TV est allumée : on passe une vieille série britannique des années 60, Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Musique de Laurie Johnson.

 

En fait, plusieurs musiques ont été écrites : Johnny Dankworth (saisons 1-3) Laurie Johnson (saisons 4-6) Howard Blake (saison 6).

Dans cette série, homme et femme sont presque à égalité : c'est inédit !

Une autre série va lui emboîter le pas : Des Agents très Spéciaux, une série télévisée américaine totalisant 105 épisodes de 49 minutes chacun, dont 29 en noir et blanc. Deux espions, l'Américain Napoleon Solo (Robert Vaughn) et le soviétique Illya Kuryakin (David McCallum), doivent travailler ensemble au service du "Commandement uni du réseau pour la loi et son application". Ils doivent lutter contre une organisation criminelle internationale baptisée THRUSH. Deux espions américain et russe travaillent de concert, difficile à imaginer de nos jours !

 

Une des musiques les plus réussies est celle de la série : Mission impossible. Lalo Schifrin, un compositeur argentin, en est l'auteur. 171 épisodes au total !

 

Et puis, Le Prisonnier (The Prisoner) est une série télévisée britannique en dix-sept épisodes de 52 minutes, créée par l'écrivain et ancien agent des services secrets1 George Markstein et Patrick McGoohan, acteur principal, scénariste et producteur délégué de la série. 

Le Prisonnier utilise les ficelles du roman d'espionnage, teintées de science-fiction, d'allégorie et de drame psychologique. Une série équivoque, glauque, pas très loin de l'univers de Kafka.

La musique fait appel à des percussions, des timbales, des bongos, et les orchestrateurs s'en donnent à coeur joie pour restituer une ambiance mystérieuse.

"Vous êtes le numéro 6 ! Je ne suis pas un numéro ! Je suis un homme libre !"

Ainsi, Le Prisonnier parle surtout de la condition humaine de plus en plus contrôlée dans la modernité.  Et si le Village du Numéro 6 n'était autre que celui, global, qu'on nous propose aujourd'hui ?

 

Patrick McGoohan avait joué dans une série précédente : Destination Danger qui avait obtenu beaucoup de succès.

On peut évoquer aussi L'homme invisible : Après un accident de laboratoire, Peter Brady, un scientifique londonien, devient invisible. Devenu détective privé, il collabore également avec les services secrets britanniques, tout en continuant à mener des recherches afin de retrouver sa " visibilité ". Inspiré du roman de Wells, la série est tirée vers l'espionnage : le personnage peut espionner partout, grâce à son invisibilité, c'est pratique...

 

Puis, très rapidement, des réalisateurs ont tourné des pastiches et des parodies...

En 1965, Max la Menace, série télévisée américaine en 138 épisodes de 25 à 26 minutes, créée par Mel Brooks et Buck Henry. Le personnage s'appelle Maxwell Smart mais il fait beaucoup de bêtises.


Autres parodies : Les Tontons flingueurs de Georges Lautner, musique de Michel Magne...

Les Barbouzes en 1964, Le Monocle rit jaune de Georges Lautner, encore.

 

On peut citer aussi un film italien, Cet espion qui venait du surgelé,  réalisé par Mario Bava, avec Vincent Price, un film d'un grotesque monstrueux... ce n'est pas une réussite.

 

Les Anglais ne sont pas en reste avec Mr Bean, une série télévisée britannique en 15 épisodes. Elle met en scène le personnage de Mr Bean, créé par Rowan Atkinson (qui joue lui-même le rôle de Mr Bean) alors qu'il était à l'université. Il s'agit, comme le décrit son créateur, d'un "enfant dans le corps d'un adulte" pour qui tout événement de la vie de tous les jours devient une source d'ennuis et prend parfois des proportions insoupçonnées. Il se caractérise également par sa tendance à trouver une solution totalement improbable à ses problèmes. 

 

Au service de la France est une série télévisée française de deux saisons créée par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès, réalisée par Alexandre Courtès (saison 1) et Alexis Charrier (saison 2) et diffusée, pour la première saison du 29 octobre au 12 novembre 2015 sur la chaîne franco-allemande Arte. La deuxième saison est diffusée à partir du 5 juillet 2018 toujours sur Arte. 

La série parodie les films d'espionnage sur les services secrets français du début des années 1960, symbole d'une France coloniale en déclin.

 

 

 

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:38
Du JAZZ pour les petits et les grands enfants...

 

Un cadre majestueux : le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes... pour un spectacle de jazz qui sollicite les spectateurs, petits et grands, avec des rythmes, des chansons, en français, anglais, créole...

Lors de ce concert, le duo AMALEA (Léa Amable et Marc Simon) nous a fait découvrir de nombreuses facettes du blues : origines, historique, voix féminines et masculines…

 

A travers compositions et standards, les styles les plus variés de cette musique venue du Sud des Etats-Unis, désormais répandue dans le monde, se succèdent : depuis le  fife & drum (fifre & tambour) d’Otha Turner jusqu’à ses formes les plus contemporaines en passant par ses dimensions poétiques…

Le blues est un chant né à la fin du 19ème siècle parmi les ouvriers et les esclaves noirs dans le sud des Etats Unis : ils avaient des manières de communiquer très particulières... ils ont inventé un système avec des percussions pour communiquer entre eux.

 

 Le blues est aussi à l'origine une technique vocale, avant d'être joué sur un instrument. 


Les esclaves ont commencé à chanter pour se donner du courage lors des travaux dans les champs de coton. Les esclaves ont ajouté les percussions corporelles pour accompagner leurs chants, car les Blancs avaient supprimé et interdit les instruments de musiques. Les tambours étaient jugés subversifs, car leurs rythmes codés servaient à communiquer entre les plantations, comme en Afrique.

Le spectacle s'ouvre sur un chant de travail qui est aussi un chant religieux : No more my lord, rythmé par des battements des mains...

 

"No More, My Lord
No more, my Lord,
No more, my Lord,

Lord, I'll never turn back no more.
I found in Him a resting place,
And He have made me glad.

Pas plus, mon seigneur
Pas plus, mon Seigneur,
Pas plus, mon Seigneur,

Seigneur, je ne reviendrai plus jamais.
J'ai trouvé en Lui un lieu de repos,
Et Il m'a rendu heureux."

 

 Pour trouver du réconfort, les esclaves se sont ainsi réfugiés dans des chants religieux...

"Shall not, I shall not be moved.
Non jamais on ne me fera bouger
I shall not, I shall not be moved.

Like a tree planted by the water, I shall not be moved
Comme un arbre planté au bord de la rivière,

On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
Like a tree planted by the water, I shall not be moved.
Comme un arbre planté au bord de la rivière..."

 

Puis, on écoute une chanson de Ma Rainey : See See Rider Blues. Ma Rainey  est l'une des premières chanteuses de blues américaines connues,.. Elle fut surnommée "la Mère du Blues". Elle fit beaucoup pour développer et populariser le blues, et eut une influence décisive sur les générations suivantes de chanteuses de blues et sur leurs carrières.

"I'm so unhappy,
I feel so blue.
I always feel so sad.
I made a mistake
Right from the start.
Oh, it seems so hard to part.
Oh, but this letter
That I will write,
I hope he will remember,
When he receive' it.
 
Seeee see, rider.
See what you done done.
Lawd, lawd, lawd.
 
Made me love you,
Now your girl done come.
You made me love you,
Now your gal done come"

Cette chanson, signée Ma Rainey et Lena Arent, mais inspiré d'un air de blues traditionnel, fut reprise par un grand nombre d'artistes.

 

On découvre encore des chansons de Louis Armstrong, de Billie Holiday, Nina Simone,  Cab Calloway, des grands noms du jazz...

 

Léa Amable et Marc Simon interprètent aussi des chansons de leur composition : une jolie récré-blues pour les enfants, ou encore ce titre : Wolf man blues..., une histoire de loup fait homme ! Ouh ! Ouuuh, Aouuuuh.

 

Un beau moment de détente pour les Nîmois petits et grands venus assister à ce concert...

Ce spectacle sympathique a été présenté dans de nombreuses écoles de la région nîmoise... pour le plus grand bonheur des enfants.

 

 

 

 

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