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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 11:26
Les chansons et le cinéma : tout un programme...

 

 

Un concert de chansons et des airs d'accordéon, des musiques de films : un très joli moment pour ce concert donné dans une bibliothèque, au milieu des livres, des films, des disques, des partitions...

Une ambiance chaleureuse, intimiste, grâce au bibliothéco-maestro Jean Bousquet-Véla, et à l'accordéoniste Esther Hégé....

Une belle complicité avec le public, des chansons connues de notre répertoire, ou d'autres venues d'ailleurs...

 

D'abord, les artistes nous invitent à une belle promenade au bord de l'eau... une chanson emplie de gaieté et de joie de vivre... une chanson créée en 1936 pour le film La Belle Équipe, réalisé par Julien Duvivier.

Dans le film, elle est chantée par Jean Gabin. Les paroles furent écrites par Julien Duvivier et Louis Poterat, et la musique par Maurice Yvain et Jean Sautreuil.

Le texte évoque tout un monde de sensations agréables : "l'odeur des fleurs, le bleu, le vert, le trémolo des p'tits oiseaux."

 

"Quand on s'promène au bord de l'eau
Comme tout est beau
Quel renouveau
Paris au loin nous semble une prison
On a le coeur plein de chansons
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher
Chagrins et peines
De la semaine
Tout est noyé dans le bleu dans le vert

Un seul dimanche au bord de l'eau
Au trémolo
Des p'tits oiseaux
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s'promène au bord de l'eau"

 

Puis, c'est la magnifique Complainte de la butte qui raconte un beau rêve d'amour : 

 

"En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue

Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous..."

 

La Complainte de la Butte a été écrite par Jean Renoir pour les paroles et Georges van Parys pour la musique. Créée originellement pour le film French Cancan (1955) de Jean Renoir, La Complainte de la Butte est devenue un classique de la chanson française.

 

Puis, on redécouvre une autre Complainte, celle des infidèles, avec laquelle Mouloudji obtint son premier grand succès, une chanson extraite du film La Maison Bonnadieu de Carlo Rim (1951).

 

"Bonnes gens
Ecoutez la triste ritournelle
Des amants errants
En proie à leurs tourments
Parce qu'ils ont aimé
Des femmes infidèles
Qui les ont trompés
Ignominieusement...

(Refrain)
Coeur pour coeur
Dent pour dent
Telle est la loi des amants
Coeur pour coeur
Dent pour dent
Telle est la loi des amants."

 

On se laisse, ensuite, charmer par la douce Chanson de Maxence, extraite du film Les Demoiselles de Rochefort...

 


"Je l'ai cherchée partout j'ai fait le tour du monde
De Venise à Java de Manille à Hankor
De Jeanne à Victoria de Vénus en Joconde
Je ne l'ai pas trouvée et je la cherche encore

Je ne connais rien d'elle et pourtant je la vois
J'ai inventé son nom j'ai entendu sa voix
J'ai dessiné son corps et j'ai peint son visage
Son portrait et l'amour ne font plus qu'une image

Je pourrais vous parler de ses yeux, de ses mains
Je pourrais vous parler d'elle jusqu'à demain..."

 

 

On écoute encore avec bonheur India Song, titre d'une chanson tirée du film éponyme, interprétée notamment par Jeanne Moreau :

"Chanson,
Toi qui ne veux rien dire
Toi qui me parles d'elle
Et toi qui me dis tout
Ô, toi,
Que nous dansions ensemble
Toi qui me parlais d'elle
D'elle qui te chantait
Toi qui me parlais d'elle
De son nom oublié
De son corps, de mon corps..."

 

 


Pour ne pas oublier le registre humoristique, Jean Bousquet-Véla interprète une chanson célèbre de Boby Lapointe "Avanie et Framboise", que l'on pouvait entendre dans le film de François Truffaut Tirez sur le pianiste (réunissant en vedettes Charles Aznavour et Marie Dubois), sorti en 1960.

 Ce virtuose des calembours nous a laissé des textes d'une drôlerie inouïe...
Boby Lapointe nous surprend encore par les trouvailles de langage dont il fait preuve : poète incontestable des mots, il nous fait rire, sourire de sa bonne humeur...

 

"Elle s'appelait Françoise
Mais on l'appelait Framboise
Une idée de l'adjudant
Qui en avait très peu, pourtant, des idées
Elle nous servait à boire
Dans un bled du Maine-et-Loire
Mais ce n'était pas Madelon
Elle avait un autre nom
Et puis d'abord, pas question
De lui prendre le menton
D'ailleurs, elle était d'Antibes !
Quelle avanie !

Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin !


Pour sûr qu'elle était d'Antibes !
C'est plus près que les Caraïbes
C'est plus près que Caracas
Est-ce plus loin que Pézenas ? Je ne sais pas
Et tout en étant Française
L'était tout de même Antibaise
Et, bien qu'elle soit Française,
Et malgré ses yeux de braise
Ça ne me mettait pas à l'aise
De la savoir Antibaise
Moi qui serais plutôt pour !
Quelle avanie !"

 

On remonte encore le temps avec une chanson qui était interprétée par Frehel, intitulée "Où est-il donc ?" une chanson extraite du film Pépé le Moko (Paroles de Lucien Carol et André Decaye - Musique de Vincent Scotto)

"Y’en a qui vous parlent de l’Amérique
Ils ont des visions de cinéma
Ils vous disent " quel pays magnifique
Notre Paris n’est rien auprès d’ça "
Ces boniments-là rendent moins timide,
Bref, on y part, un jour de cafard...
Encore un de plus qui, le ventre vide
A New-York cherchera un dollar
Parmi les gueux et les proscrits,
Les émigrants aux cœurs meurtris;
Il dira, regrettant Paris

{Refrain:}
Où est-il mon moulin de la Place Blanche?
Mon tabac et mon bistrot du coin?
Tous les jours pour moi c’était Dimanche!
Où sont-ils les amis les copains?
Où sont-ils tous mes vieux bals musette?
Leurs javas au son de l’accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Avec un cornet de frites à deux ronds
Où sont-ils donc?"

 

On écoute enfin America, extrait de West Side Story... joué magnifiquement à l'accordéon...

 

Une belle revue de chansons de cinéma au cours de ce spectacle : une occasion de remonter le temps, d'écouter des textes emplis de charme, de poésie...

 

 

 

Quand on se promène au bord de l'eau...

La Complainte de la Butte...

La chanson de Maxence...

India Song...

Avanie et Framboise...

America West Side Story

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 10:25
Ambiance Féria !

 

Je n'aime pas la corrida, je désapprouve la violence, la cruauté de ce spectacle qui met en scène des animaux destinés à mourir dans l'arène.

 

 Pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En revanche, j'aime l'ambiance festive qui règne dans les rues lors des férias.

 

Musiques, fanfares, danses ponctuent la fête : les rues s'animent, les gens se mettent à danser, taper dans les mains,...

De la bonne humeur, des sourires, de la complicité, une convivialité...

Une fanfare déambule dans les rues de la ville, une musique emplie de gaieté nous accompagne...

 

J'aime aussi les spectacles de chevaux : on admire la beauté, l'élégance des chevaux, des cavaliers et cavalières...

On perçoit une complicité entre l'homme et l'animal, les chevaux exécutent des pas de danse au son d'une musique entraînante.

Quelle adresse ! Quelle harmonie !

 

Comment ne pas admirer aussi la beauté des costumes ? Cavalière en somptueuse robe écarlate, à volants, cavalier en tenue goyesque sombre souligné de galons dorés...

Superbe ! Quel accord parfait entre le cavalier et sa monture !

Un magnifique spectacle qui permet de voir des animaux, de les approcher, de mieux en percevoir toute la beauté...

Notre monde moderne nous éloigne tellement de ce monde animal que nous ne côtoyons plus...

 

On peut admirer aussi les chevaux qui dansent, en liberté, sans bride, sans harnachement.

Crinières au vent, ils caracolent en cadence pour le plaisir des yeux.

 

On peut apprécier encore des numéros de cascades à cheval : on est ébloui par l'adresse des cavalières qui exécutent des figures périlleuses sur leur monture...

 

Ces traditions méritent d'être perpétuées, elles font partie de notre patrimoine. 

Elles sont sources de bonheurs, de réjouissances communes : il faut les préserver...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 10:30
Vent debout ! Il est temps d'écouter des chants de marins !

 

 

Vent debout ! Il est temps d'écouter des chants de marins ! L'auteur-compositeur Marc Simon nous invite à une traversée pour découvrir les chants de marins connus ou moins connus...

 

Les chants de marins sont avant tout des chants de travail et de courage : autrefois, dans tous les métiers, on chantait pour se donner du courage, pour se donner de l'allant...

Les marins chantaient lors des différentes manoeuvres qui exigeaient de la force : les bateaux n'étaient pas mécanisés... Pour sortir du port, pour rentrer au port, il fallait tracter le bateau : on parle alors de chants de déhalage...

Quelques chants de marins sont aussi des chroniques : ils évoquent des événements politiques, des naufrages, des actes de piraterie, un peu comme des journaux... Le chant permet ainsi de diffuser une information.

Par exemple, une complainte raconte cet épisode : un galion espagnol est arraisonné par un navire français...

"Un galion d'Espagne est parti d'Aligan (Alicante) chargé de marchandises et quantité d'argent.Croyant faire voyage comme à l'accoutumée un navire de France lui en a empêché."

 

Mais les chants tournent surtout autour du travail des marins : virer une ancre, hisser, affaler les voiles, remonter l'ancre...

Les bateaux servaient alors pour l'exploration, pour le commerce, ou la pêche : des cap horniers partaient de Dunkerque allaient jusqu'au sud de l'Amérique du sud puis remontaient vers Valparaiso, étymologiquement la Vallée du paradis.

Une chanson célèbre évoque ces campagnes de pêche : Hardi les gars...

 

"Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye farewell, good bye farewell
Hardi les gars, adieu Bordeaux
Hourra! oh Mexico ooo
Au cap Horn, il ne fera pas chaud
Haul away hé, hou là tchalez
A faire la pêche au cachalot
Hale matelot et ho hisse et ho

Plus d'un y laissera sa peau
Good bye farewell, good bye farewell
Adieu misère, adieu bateau
Hourrah! oh Mexico ooo
Et nous irons à Valparaiso
Haul away hé, hou là tchalez
Où d'autres laisseront leur peau
Hale matelot et ho hisse et ho..."

Farewell est un cap au sud du Groenland... Le guindeau est un treuil à axe horizontal utilisé sur les navires pour relever l'ancre. Le travail au guindeau était particulièrement dur et dangereux.

 

De nombreuses chansons évoquent aussi la pêche à la morue : "la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve - qui remonte au 15e siècle - concernait à son apogée plus de trente ports français. Avant 1914, plus de deux cents trois-mâts et goélettes appareillaient pour les bancs, avec des équipages d'une trentaine d'hommes." 

La vie sur les bancs est décrite par tous les marins comme un des métiers les plus durs qui soient : neuf mois de campagne sans escale, en travaillant jusqu'à dix-huit heures par jour, sans dimanche, et dans une mer particulièrement rude (glaces, coups de vent, brouillard...).

Dans certains chants, il était question du travail pour saler la morue...

 

On connaît aussi des chansons de revendication où étaient évoqués les problèmes entre marins et capitaine : par exemple, Louis Tavernier, patron de pêche qui ne traite pas bien ses matelots.

" On sait bien qu'cett' année, si la pêche a manqué, ce n'est pas de notre faute, 

Ah ah Louis Tavernier, ne fais plus jamais de la misère aux hommes !"

 

Il existe encore des chants de revendication plus récents : ainsi, un chant des dockers au sud des Etats-Unis, ils protestent car ils n'ont pas été payés : Pay me my money down, interprété par Bruce Springsteen.

Certaines chansons ont une tonalité plus souriante : c'est le cas de cette chanson napolitaine, où un pêcheur évoque son activité, il fait du cabotage, il pêche aux alentours de sa ville et il invite les femmes du village à venir acheter ses poissons frais.

 

"Ueh, tenimmo lu pesce fresca stamattina!

Tenimme lu cefalo, tenimme l'anguilla e lu capitone,

Li calimeri e lu merluzza!

Ueh, bella fé, te piace lu pesce, bella fé. uhe, uhe, uhe.

Ma sent'allegra stamattina

Jei iettata la ret'ammera

Tanta pesci jei pescheta

E ma sent'addegrieta

 

Ueh, lu pesce, calameri, triglie,

Le pescheta stamattina

Ighu vegnu a bon mercheta

E perché, e perché, i me spusà.

Corrite femmene de lu paese

Aiutate la bancarella

Mettitavilla dintala gunella

Jetela frije dinta la padella."

Auteurs : Francesco Antonelli, Matteo Salvatore

 

Merci à Marc Simon pour cette conférence sur les chants de marins : un magnifique voyage dans le temps et l'espace...

 

 

 

 

 

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 08:18
Soirée irlandaise à Nîmes...

 

Décidément, les festivals de Nîmes nous font voyager : après le Brésil, l'Argentine, nous voici transportés en Irlande avec le groupe Celtic Cottage...

 

Un air d’Irlande a soufflé  sur la maison Carrée et ses alentours à l’occasion du concert de Celtic Cottage présenté par l’Association des anciens élèves du conservatoire de Nîmes, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

Le groupe de musiciens s’est associé au programme culturel de la Ville pour une soirée à l’ambiance pub irlandais mais aussi avec un grand répertoire revisité à la mode celtique.

 

La violoniste et chanteuse irlandaise Michelle Lalor a présenté un programme à la fois traditionnel, classique et moderne entourée des artistes locaux Robin Capuano et Philippe Carmona.

 

Les musiciens ont transporté le public au cœur du pays natal de la chanteuse au talent empreint d’humour et de sensibilité.

Echos celtiques où se mêlent tradition et modernité résonnent dans ce spectacle qui a enchanté le public. Quelle énergie ! Quel talent !

 

On est ému par cette magnifique ballade , Oh Danny boy écrite par l'auteur-compositeur anglais Frederic Weatherly en 1913, sur la mélodie traditionnelle irlandaise de " Londonderry Air ".
Certains ont interprété la chanson comme un message d'un parent à un fils partant pour une guerre, ce que suggère la référence aux "cornemuses."

 

 


"Oh, Danny boy, the pipes, the pipes are calling
From glen to glen, and down the mountain side
The summer's gone, and all the flowers are dying
'Tis you, 'tis you must go and I must bide.

But come ye back when summer's in the meadow
Or when the valley's hushed and white with snow
'Tis I'll be here in sunshine or in shadow
Oh, Danny boy, oh, Danny boy, I love you so.

And when you come, and all the flowers are dying
If I am dead, as dead I well may be
You'll come and find the place where I am lying
And kneel and say an "Ave" there for me.

And I shall hear, though soft you tread above me
And all my grave shall warm and sweeter be
For you will bend and tell me that you love me
And I shall sleep in peace until you come to me."

"Mon Danny, les cornemuses, les cornemuses appellent,
De vallée en vallée et le long des montagnes,
L'été est fini et toutes les fleurs se meurent,
Tu dois, tu dois partir et je dois attendre.

Mais reviens quand l'été est dans le pré
Ou que la vallée est silencieuse et blanche de neige,
Je serai là au soleil ou à l'ombre,
Oh, mon Danny, oh mon Danny, je t'aime tant.

Et quand tu reviendras et que toutes les fleurs se mourront,
Si je suis morte, puisque je pourrais l'être,
Tu viendras trouver l'endroit où je reposerai
Et tu t'agenouilleras et diras un "Ave", là, pour moi.

Et j'entendrai, même si ton pas est léger au-dessus de moi
Et ma tombe sera chaude et plus douce
Car tu te pencheras et me diras que tu m'aimes
E
t je dormirai en paix jusqu'à ce que tu viennes à moi."

 

On aime aussi cette chanson Dirty old town... une chanson britannique écrite par Ewan MacColl en 1949, rendue internationalement populaire par les Dubliners puis par les Pogues.

La chanson brosse un portrait acide du nord de l'Angleterre, région très industrielle.

Dirty Old Town ayant été surtout popularisée par The Dubliners et The Pogues, deux groupes de musique irlandaise internationalement connus, le grand public pense souvent qu'il s'agit d'une chanson traditionnelle irlandaise. En Irlande, beaucoup de gens pensent d'ailleurs que cette chanson se réfère à Dublin.

Mais la magie de cette chanson fait qu'elle s'adapte finalement très bien à de nombreuses villes industrielles du Royaume-Uni, d'Europe en général ou encore des États-Unis.

 

"I met my love by the gas works wall
J'ai rencontré mon amour près du mur de l'usine à gaz
Dreamed a dream by the old canal
J'ai fait un rêve près du vieux canal
Kissed a girl by the factory wall
Embrassé une fille près du mur de l'usine
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

Clouds a drifting across the moon
Les nuages défilent devant la lune
Cats are prowling on their beat
Les chats rôdent dans leur quartier
Spring's a girl in the streets at night
Le printemps est comme une fille dans les rues le soir
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

Heard a siren from the docks
J'ai entendu une sirène venant des docks
Saw a train set the night on fire
J'ai vu un train mettre le feu à la nuit
Smelled the spring on the smokey wind
J'ai senti le printemps dans la fumée portée par le vent
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

I'm going to make a good sharp axe
Je vais fabriquer une hache bien aiguisée
Shining steel tempered in the fire
L'acier brillant trempé dans le feu
I'll chop you down like an old dead tree
Je t'abattrai comme un vieil arbre mort
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

 On admire l'originalité de la version interprétée par Celtic Cottage :  : le groupe a mélangé le thème de la chanson avec celui du morceau de Dave Brubeck TAKE FIVE, ce qui donne à la chanson un rythme haletant et intense. Voici le lien :

 

 

https://youtu.be/vmDDOFXSgAs


 

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 08:14
Châtaignes dans les bois...

 

 

Merveilleuse chanson sur l'alternance des saisons qui nous ravit et nous entraîne dans les tourbillons du temps...

 

Chanson apaisée et mélancolique à la fois sur la fuite du temps... "Colchiques dans les prés" : cette chanson fait partie de notre patrimoine... elle est dans nos coeurs et nos âmes...

Quel enfant ne l'a pas fredonnée ?

 

Dès le premier couplet, la nature entre en scène avec un magnifique tableau : une floraison de colchiques...

Le mot "Colchiques" est utilisé sans article : ainsi, les fleurs apparaissent comme personnifiées, pleines de vie et de vigueur...

Le verbe "fleurir" réitéré vient souligner cette impression...

Et cette floraison annonce inexorablement la fin de l'été...

 

Aussitôt, naît un autre tableau : celui des feuilles d'automne emportées par le vent : tristesse des feuilles qui tombent, mais le tableau est somptueux... on voit apparaître une "ronde" dans laquelle dansent ces feuilles...

 

L'automne nous apporte aussi ses fruits : les "châtaignes dans les bois... qui se fendent sous nos pas"...

Encore une image de bonheur et de vitalité : la nature se renouvelle pour nous apporter ses bienfaits...

Le mot "châtaignes" est lui aussi utilisé sans article, une façon de les personnifier.

 

Le tableau ne serait pas complet sans l'évocation du ciel et des nuages...

Belle image encore de nuages qui s'étirent dans le ciel... des nuages qui font immanquablement penser à des oiseaux puisqu'ils s'étirent "comme une aile"...

 

Enfin, dans le dernier couplet, par une sorte de mise en abîme, le chant lui-même est évoqué : un chant qui murmure, apaise et qui appelle le bonheur...

 

"Et ce chant dans mon coeur

Murmure, murmure,

Et ce chant dans mon coeur

Murmure le bonheur."

 

 

Voilà un bel hymne à la nature ! Une magnifique chanson qui nous entraîne dans une douce mélodie... une chanson inoubliable de l'enfance... et du renouveau des saisons...

 

Pour mémoire :

 

Colchiques dans les prés (dont le titre initial est Automne) est une chanson populaire française du xxe siècle. Les deux auteurs — Jacqueline Debatte pour les paroles et son amie Francine Cockenpot pour la mélodie —, toutes deux chefs scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à destination des jeunes des camps de scoutisme.

 

 

Les paroles :

 

https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-chansons-enfantines/paroles-colchiques-dans-les-pres.html

 

 

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:08
La chacarera... vous connaissez ?

 

La chacarera : quel nom rempli d'exotisme ! Un mot qui nous transporte en Amérique du sud...

Un mot qui chante avec cette voyelle "a" réitérée, un mot mystérieux aux sonorités éclatantes...

 

La chacarera... vous connaissez ?

La chacarera est une danse traditionnelle originaire du nord de l'Argentine : on la danse en couple ou en groupe...

 

Lors du Festival du tango argentin, les Nîmoises et les Nîmois ont pu apprendre les rudiments de cette danse...

 

La leçon commence par une magnifique démonstration : un couple de danseurs virevolte sur le parvis de la Maison Carrée...

Quel charme ! quelle élégance !

Les spectateurs subjugués admirent le spectacle... et ne perdent pas une miette de ces pas de danse.

La chacarera rend heureux : il suffit de regarder les danseurs, leurs sourires, leurs gestes harmonieux.

 

La Chacarera est un rythme et une danse folklorique originaire du nord de l’Argentine, caractéristique de la province de Santiago del Estero. Son nom vient de "la chacra", qui désigne la ferme, car elle était au départ pratiquée dans les champs. Elle utilise comme instruments le violon, la guitare et le bombo. 

Le bombo est un instrument traditionnel du folklore, sorte de gros tambour fait de bois et recouvert de cuir.

Ainsi, la Chacarera est une danse populaire sur des rythmes joyeux...

 

Cette danse folklorique argentine se rapproche beaucoup des déplacements, placements du corps et de l'esprit de Sévillanes, tandis que le jeu de jupes et les frappes de pieds rappellent le travail de la danse tsigane. 

On perçoit tout le plaisir du mouvement dansé, l'expressivité et la musicalité du corps...

Cette danse est aussi une merveilleuse invitation au voyage...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:44
Nouvelle soirée musicale à Nîmes...

 

Nouvelle soirée musicale à Nîmes sur le parvis de la Maison Carrée... L'occasion de découvrir ce groupe de musiciens, the Woodies.

Un cadre magnifique pour ce concert : un temple romain édifié entre 10 av. J.-C. et l’an 4, à l’extrémité sud du forum, sous le règne d’Auguste.

Ce temple fut dédié aux héritiers d’Auguste, Caius et Lucius Caesar ; ce sont en fait les petits-fils et héritiers désignés d’Auguste avant qu’ils ne meurent prématurément.

 

Le récital commence avec une magnifique chanson de Nino Ferrer : Le sud... une chanson qui nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis, apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple.
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.

 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités.

 

 

Au cours de cette soirée, on entend aussi un air de musique que tout le monde connaît ou reconnaît, une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson dans laquelle le poète rêve d'un monde meilleur...

 

"Imagine !" dit le poète, il suffirait de supprimer de vaines croyances, comme le suggèrent les négations employées : "no heaven, aucun paradis, no hell, aucun enfer."

 

Et il faudrait garder à l'esprit seulement la beauté du ciel, au dessus de nous tous, pour réunir et rassembler le monde... "Above us, only sky."

 

L'utilisation du pluriel "all the people" marque une harmonie retrouvée, un désir d'union, enfin !

 

On est ému encore par cette chanson de Colin Vearncombe dit Black, Wonderful life...

 

Colin Vearncombe, alias Black, racontait que "cette chanson le faisait sourire. Parce qu’à chaque fois qu’il la chantait il repensait à sa première épouse. Après leur divorce, l’artiste s’est retrouvé quasi à la rue, sans un sou, sa mère malade et comble du malheur, il a été victime d’un accident de voiture. Dans ce genre de circonstances, certains auraient baissé les bras, lui s’est mis devant son clavier et a écrit cette chanson où il raconte que la vie est magnifique."

 

 Merci aux musiciens pour cette soirée de belles chansons qui restent gravées dans nos mémoires...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 08:30
Du jazz en dansant...

 

Du rire, de la gaieté, de la danse, un brin de folie : c'est ce que nous propose le Rose Betty Klub... Deux filles, trois garçons pour un concert tonique de blues, de rock et de jazz.

 

Un concert donné devant un somptueux monument : la Maison Carrée à Nîmes...

Un monument vieux de 2000 ans ! Un temple romain voué au culte d'Auguste, le premier empereur romain.

Comment ne pas être inspiré par un tel cadre ?

Soudain, le passé et la modernité s'unissent, se rejoignent dans une harmonie étonnante...

Le monument reprend vie, résonne et rayonne d'une musique éclatante.

La ville de Nîmes riche de son passé accueille ainsi de nombreux spectacles dans des vestiges prestigieux : les Arènes, la Maison Carrée, les Jardins de la Fontaine, le temple de Diane...

 

 

Ce fut un beau moment passé à écouter une musique rythmée, envoûtante, pétillante...

Et pétillante, c'est un adjectif qui sied parfaitement à Marie Nosmas- alias Rose Betty.

 

Fascinée depuis sa plus tendre enfance par les comédies musicales américaines, Marie Nosmas – alias Rose Betty – plonge avec bonheur dans le jazz et crée en 2012 le ROSE BETTY KLUB.

Formée au théâtre, la brune Rose Betty a cette présence évidente et vivante des gens de théâtre. 

 "Avec son look de pin up et son allant charismatique, Rose Betty ne peut s’empêcher de parler, d’inventer, de danser, de bondir, de rire, entraînant le Klub dans cette douce folie !"

 

Dès lors, le spectateur ne peut s'empêcher lui aussi de balancer la tête, de taper du pied au rythme de la musique, il ne peut s'empêcher de se déhancher...

Le concert nous entraîne dans un sillage de bonne humeur, d'enthousiasme, de rires...

 

 "C’est en direct que l' univers joyeux et vivifiant de Rose Betty  prend tout son sens ! Une énergie scénique généreuse, juste ce qu’il faut de gouaille, un style pulpeux et distingué qui en jette, Bett Betty a de l’aplomb et une voix qui en impose."

Une assurance contre la morosité...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 08:44
Honneur à la chanson française !

 

Une soirée dédiée à la chanson française : c'est l'occasion d'écouter des grands classiques connus de tous, pour la plupart.

Dans le cadre des Jeudis de Nîmes, le groupe de musique jazzy de Montpellier, Marie Jeanne Swing a donné un concert devant la Maison Carrée...

Un beau moment de détente, dans un cadre somptueux : un temple romain vieux de 2000 ans !

Deux musiciens, une chanteuse pour faire revivre ces airs d'autrefois qui restent dans nos mémoires.

On est séduit d'abord par Ménilmontant, cette chanson de l'auteur-compositeur-interprète Charles Trenet qui l'enregistre avec le succès que l'on connaît en 1938.

 

On est charmé par ces souvenirs affectifs heureux et nostalgiques de ce quartier de Paris Ménilmontant dans le vingtième arrondissement. "Ménilmontant mais oui madame, C'est là que j'ai laissé mon cœur, C'est là que je viens retrouver mon âme, Toute ma flamme, Tout mon bonheur..., Elles me racontent, Comme autrefois, De jolis contes, Beaux jours passés je vous revois, Un rendez-vous, Une musique... "

 

Puis, on écoute avec bonheur une chanson inspirée par l'amour de Brassens pour Pupchen (poupée en allemand), elle qui restera sa compagne pendant toute sa vie et qui repose auprès de lui au Cimetière des pauvres à Sète... Je me suis fait tout petit....

"Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand elle me sonne
J'étais chien méchant, elle me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait Ma
man quand on la touche..."

 

On découvre ensuite ou on redécouvre cette magnifique chanson sentimentale : N'oublie jamais... sur des paroles de René Rouzaud, une musique de Louis Ferrari...

"N'oublie jamais
Le jour où l'on s'est connu
Si tu l'oubliais
Mon bonheur serait perdu
J'avais mon bras
Qui s'appuyait sur son bras
Et le ciel de mai semait
Des bouquets de rêve
Un ciel si bleu
Je n'en croyais pas mes yeux
J'avais peur que tant de joie
Soudain s'achève
Et pour la première fois
J'ai compris combien je t'aimais
N'oublie, n'oublie jamais"

 

On se laisse encore  bercer par ce grand classique : "Que reste-t-il de nos amours ?",  encore une chanson de  Charles Trenet écrite en 1942. La musique a été composée par son pianiste accompagnateur Léo Chauliac. "Que reste-t-il de nos amours ?" est l'un des plus grands succès du chanteur.

C'est une magnifique chanson sur le thème du temps qui passe... les saisons qui s'égrènent, les amours d'autrefois, la jeunesse perdue...

"Ce soir le vent qui frappe à ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s' éteint
Ce soir c'est une chanson d' automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains
Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d' avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse
+
Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi..."

Un petit village, un vieux clocher
Un paysage si bien caché
Et dans un nuage le cher visage
De mon passé
Les mots les mots tendres qu'on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés pourquoi?

 

On est ensuite emporté par une musique de bal musette, un autre grand classique de la chanson française : Mon amant de Saint-Jean, une chanson française de 1942 qui connut un immense succès, une chanson réaliste relatant les amours sans lendemain d'une jeune fille pour un séducteur, les paroles sont de Léon Agel et la musique d'Émile Carrara sur un rythme de valse musette.

"Je ne sais pourquoi elle allait danser
À Saint Jean, aux musettes
Mais quand ce gars lui a pris un baiser
Elle frissonnait, était chipée
Comment ne pas perdre la tête
Serrée par des bras audacieux?
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Elle qui l'aimait tant
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean
Elle restait grisée
Sans volonté sous ses baisers."

 

Enfin, un chanteur nous parle de ses rêves de gloire. Au fil des années, dans son costume bleu, il a persévéré, tout donné, mais jamais le succès n'était pas au rendez-vous. Il s'agit bien sûr de cette célèbre chanson de Charles Aznavour, Je m'voyais déjà... 


"Je m'voyais déjà en haut de l'affiche
En dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait
Je m'voyais déjà adulé et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient..."

 

Merci à ce groupe pour ce moment de rêve et de nostalgie qui nous permettait de réécouter ces chansons qui font partie de notre patrimoine culturel.

 

 

 


Photo et vidéos : rosemar

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 10:24
Du soleil dans les voix, du soleil dans la musique, du soleil à Nîmes...

 

Humour, gaieté, charme, inventivité, rythmes endiablés... voilà de quoi passer une bonne soirée, avec les 4 chanteuses du groupe Banan'N Jug...

 

Du soleil dans les voix, du soleil dans la musique, du soleil à Nîmes où les quatre chanteuses ont donné un concert devant la Maison Carrée, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

Une soirée musicale pleine d'entrain, de dynamisme, et de gaieté.

 

Le public a particulièrement apprécié ce moment festif : les enfants ont dansé au rythme de la musique...

 

Banan'N Jug est un groupe de quatre chanteuses qui s'accompagnent de divers instruments : banjo ou ukulélé, washboard, contrebasse, kazoo,  autres piano toy, écumoires et casseroles..

4 chanteuses aux voix harmonisées, dans un univers résolument ensoleillé...

 

"Banan'N Jug s'attache à dépoussiérer de vieux morceaux, souvent oubliés, voire quasiment inconnus, et de les tordre, les malmener, pour en extraire l'essence et se les approprier. Divers horizons sont explorés : Jamaïque, Bahamas, Haïti, Hawaii... les chansons nous  emmènent aussi en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France..."

 

"Les paroles et les ambiances sont choisies pour la force du récit mais souvent sans oublier la part d'humour, illustrées aussi à travers les "farces musicales" dont le groupe joue souvent : accélérations, ralentis, changement d'ambiance, clin d'oeil à d'autres styles musicaux plus contemporains", etc...

 


Banan'N Jug revisite à quatre voix harmonisée Dirty Blues, Calypso Swing et Negros Spirituals du début du XXe, avec une énergie communicative.



Les Jug Bands se sont développés dans le sud des États-Unis au début du XXème siècle. Ces musiciens se produisaient dans la rue, mêlant des instruments "classiques" et des objets du quotidien détournés. Le jug est le pichet en terre que les hommes à la voix grave utilisaient pour imiter la contrebasse.

 

Loin du formalisme, la musique Jug c’est aussi un état d’esprit simple et spontané qui autorise les détours par d’autres genres musicaux.

 

Merci à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

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