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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 11:02
Les journées romaines : le fort des légionnaires...

 

Pour quelques jours, du 4 au 8 mai 2022, la ville de Nîmes est redevenue Nemausus, ville romaine...

De multiples spectacles, reconstitutions, animations se sont déroulés dans la Rome française...

Cette année, l'empereur Hadrien était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans l'amphithéâtre de la cité : Hadrien et la guerre des Pictes, une grande fresque mise en scène par l'historien Eric Teyssier... combats de gladiateurs, course de chevaux, reconstitution de la guerre contre les Pictes...

 

Un fort de légionnaires a même été reconstitué, tout près des Jardins de la Fontaine, au coeur de la cité antique...

Pendant plusieurs jours, des ouvriers ont bâti ce fort selon un savoir faire d'antan, avec des rondins de bois, à l'intérieur, des tentes ont été installées, l'occasion de découvrir différents aspects de la vie dans la Rome antique...

 

Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction… Tout était expliqué sous forme de jeux et d’ateliers.

 

Des passionnés sont venus d'Italie pour transmettre leur savoir... des échoppes, des stands pour découvrir la vie romaine...

 

Démonstrations de manoeuvres militaires, découverte des stratégies et des techniques de combats de l'époque, apprentissage de la forge ou encore participation à différents ateliers libres, les stands disponibles permettaient de se glisser dans la peau d'un soldat romain...

 

Ateliers sur l'architecture, la cotte de mailles, la mosaïque, le travail du cuir, les jeux, le tissage, les bijoux, la fabrication de bracelets, des ateliers d'écriture, musique, sculpture,  cosmétique, et même un atelier de magie noire...

Les enfants ont ainsi pu s'initier à toutes ces techniques du passé auprès de spécialistes...

Des cours d'histoire vivante, en direct...

 

Un des ateliers permettait de fabriquer des sandales romaines, des caligae :  des sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les soldats romains. Elles sont munies d'une épaisse semelle de cuir lourdement ferrée de clous pointus pour éviter de glisser.

 

Ce fort a attiré un public nombreux : les participants répondaient aux questions des visiteurs curieux de s'informer sur l'antiquité romaine...

Une taverne romaine permettait aussi de boire de l'hydromel, de goûter des fruits secs...

 

Une belle initiative de la municipalité de Nîmes... un moment convivial, ludique, éducatif dans une ambiance chaleureuse...

 

 

 

 

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 11:36
Des pâtres silencieux dodelinaient dans la musique...

 

 

"Du joueur dans l'ombre, seules apparaissaient les mains : son corps, comme celui d'un dieu, était de l'autre côté de la nuit. Autour de lui, impondérable et souverain, des bûcherons, des pâtres silencieux dodelinaient dans la musique...  Au delà du foyer, le ventre de la guitare envoûtait toujours les bûcherons. Il en fluait un bruit gluant, moitié ronflement de ruisseau et voix d'arbre..."

 

 

Dans cet extrait du roman de Giono, Naissance de l'Odyssée, des paysans écoutent la musique d'une guitare et en suivent le rythme, en "dodelinant".

 

Ce verbe "dodeliner" qui signifie "se balancer doucement", est sans doute lié à l'expression enfantine "dodo" qui sert à bercer et à apaiser les jeunes enfants.

Duplication de la première syllabe du verbe "dormir", le mot "dodo' est utilisé dans des berceuses populaires connues de tous...

Le verbe "dodeliner", avec sa dentale redoublée, ses voyelles variées, traduit bien ce balancement régulier du corps, ce bercement léger.

Ce mot qui renvoie à un terme familier est rempli d'expressivité...

 

Dans l'extrait de Giono, les paysans semblent vibrer au rythme de la musique produite par une guitare. Avec ce verbe, on perçoit leurs mouvements réguliers et doux, on voit leurs gestes mesurés, on ressent aussi leur passion et leur intérêt pour cet air de guitare qui surgit de la nuit.

 

Ces bûcherons sont, d'ailleurs, silencieux, tout à l'écoute de la musique.

Ils semblent même imprégnés de cet air de guitare, car ils dodelinent "dans la musique."

 

Ce beau verbe expressif, à la dentale redondante, nous emporte dans le monde de l'enfance, des berceuses d'autrefois, pleines de simplicité, de charmes...

 

Il nous fait entrevoir des attitudes familières et courantes : une tête qui dodeline au son d'une musique entraînante, une envie de se laisser bercer par des airs que l'on aime.

 

Ce verbe, aux voyelles distinctes, le "o" ouvert, le "i" plus aigu et fermé, le "e", plus neutre restitue bien une sorte de mélodie variée qui incite à un bercement léger et régulier.

 

Ce verbe nous séduit par ses sonorités et par les images qu'il suscite : doux balancements de palmes, une harmonie rythmique, des chansons qui envoûtent, qui font rêver...

 

Giono nous montre un moment magique de communion autour d'une musique : on entre dans le choeur de ces bûcherons sensibles à un air de guitare...

 

 

  
 

 

 

 

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 11:08
Les Ukrainiens chantent pour leur liberté...

 

Musiciens et chanteurs de l’Opéra d’Odessa se sont réunis samedi 12 mars devant le bâtiment où ils se produisent habituellement alors que la ville est sous la menace de bombardements par l’armée russe. Drapeaux ukrainiens à la main, ils ont interprété l’hymne national et de grands airs d’opéra.
Les artistes de l’Opéra d’Odessa ont notamment chanté Nabucco...

 

Ils ont interprété un des airs les plus célèbres de l'opéra de Verdi : Va, pensiero ou Va, pensiero, sull'ali dorate, le Chœur des esclaves hébreux (Va, pensée, sur tes ailes dorées, en italien).

Magnifique chant de liberté, magnifique interprétation de ces artistes qui vivent dans un pays en guerre, après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe...

Ce chant incarne une volonté farouche de se libérer du joug russe.

Chanter, c'est aussi une façon de résister et de remonter le moral es troupes... chanter, c'est un acte de liberté...

 

De fait, on a pu voir durant ce premier mois de guerre initiée par Vladimir Poutine, l'âpre résistance dont sont capables les Ukrainiens.

L'armée russe est pourtant particulièrement puissante mais les Ukrainiens, malgré une offensive préparée de longue date, ont su affronter les forces russes.

Les Ukrainiens défendent une cause juste : leur liberté, leur droit à l'autonomie, leur droit de choisir...

Face au déferlement des chars russes, les Ukrainiens se défendent vaillamment, avec ferveur et courage !

 

Depuis plusieurs jours maintenant, la ville portuaire d’Odessa, ville stratégique dans le plan d’invasion de Vladimir Poutine, se prépare aux bombardements russes. Certains habitants ont fui la ville, d’autres se mobilisent et participent à la mise en place de barricades avec des sacs de sable un peu partout dans la ville. C’est notamment le cas devant le grand théâtre d’opéra d’Odessa, qui est maintenant entouré de barricades et de barrières de sécurité.

 

 Cet air chanté par les artistes de l'opéra d'Odessa, issu de l’opéra Nabucco du compositeur italien, éminemment symbolique, est aussi un hymne de paix et d’espoir.

Un espoir encore fragile car l'armée russe progresse sur le territoire ukrainien. Un espoir fragile car les négociations en vue de la paix n'ont toujours pas abouti.

Cependant, des négociations entre Kiev et Moscou s'ouvrent en ce début de semaine à Istanbul, l'Ukraine se disant prête à discuter en profondeur de sa neutralité, un point que Moscou ne lâche pas depuis l'ouverture du dialogue.
 

 

 

 

Voici la traduction du texte italien :

"Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion ...
Oh ma patrie si belle et perdue !
Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d'or des devins fatidiques,
Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?
Rallume les souvenirs dans le cœur,
Parle-nous du temps passé !

Semblable au destin de Solime
Joue le son d'une cruelle lamentation
Ou bien que le Seigneur t'inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !"

 

 

 

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 14:12
Celle que j' préfère, c'est la guerre de 14-18...

 

Dénoncer la guerre, ses horreurs, c'est bien l'objectif de Georges Brassens quand il écrit cette chanson : avec une ironie mordante, le poète fustige les va-t-en guerre, ceux qui n'hésitent pas à valoriser cette entreprise de mort, de massacre que sont toutes les guerres...

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de siècles d'histoire retentissants de conflits divers : la guerre a toujours accompagné les hommes, depuis Homère, belle référence littéraire qui nous rappelle la guerre de Troie et ses massacres.

 

Le locuteur qui s'exprime semble vouloir choisir la guerre la plus meurtrière et il affirme sa préférence pour la guerre de 14-18.

 

Il égrène différents guerriers illustres, ceux de Sparte, les grognards de Bonaparte, la guerre de quarante pour réaffirmer une prédilection irrépressible pour la guerre de 14.

 

On voit les épées, on entend les bruits des fusils, on perçoit des massacres qui semblent terribles, atroces et le personnage qui s'exprime, en faisant l'éloge de la guerre de 14, en montre aussi toutes les horreurs : il opère même un classement entre toutes les guerres.

 

Par le biais de l'ironie, Georges Brassens dénonce, en fait, toutes les guerres, celles qui se prétendent "saintes", celles qui sont, le plus souvent "sournoises", qui se cachent derrière des apparences trompeuses.

 

La guerre est, de fait, souvent présentée comme une action héroique : il faut entraîner les soldats dans les combats en mettant en évidence les aspects clinquants, héroïques, les vertus virilisantes de la guerre...

 

C'est bien ce que fait le locuteur dans cette chanson : il utilise un vocabulaire élogieux : "mérite, plaire, délice, guerre favorite"...

 

La mélodie entraînante s'accorde avec les propos de ce partisan de guerres violentes : elle semble mimer des chants guerriers destinés à accompagner les soldats qui partent à la guerre, la fleur au fusil...

 

On perçoit dans la musique tonitruante, comme un air de fanfare militaire...

Humour grinçant, ironie, références littéraires et historiques font de cette chanson une dénonciation percutante.

 

On perçoit toute l'hypocrisie qui préside dans ces conflits : il s'agit d'embellir la guerre, de la magnifier alors qu'elle conduit aux pires horreurs, aux pires abominations !

 

Parfois mal compris, ce texte de Brassens a pu susciter des controverses mais il faut bien lire entre les lignes et percevoir toute l'ironie : ceux qui exaltent la guerre sont coupables de mensonges, de falsification de la réalité...

 

A l'heure où la guerre sévit en Ukraine, où des civils, des hommes, des femmes, des enfants connaissent les fureurs de la guerre, il faut réécouter cette chanson de Georges Brassens : elle nous montre toutes les ignominies et atrocités commises à travers les siècles, au nom de la Guerre...

 

 

 

 

 

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 11:38
Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron : un duo magnifique !

 

Comme l'indique son nom : Gabriella Papadakis, elle a des origines grecques, et lui, Guillaume Cizeron porte un nom bien français... Ils ont remporté le titre olympique de danse sur glace lors des Jeux de Pékin et nous ont offert un spectacle magnifique lors du gala de clôture des JO.

Quelle harmonie parfaite dans ce duo !

 

Ils ont patiné sur une chanson de Léo Ferré : Avec le temps...

Quelle grâce, quel talent ! Quel bonheur de les voir danser dans une symbiose absolue !

Quelle sensibilité aussi dans leur façon de danser sur la glace !

Que d'émotions dans leur interprétation !

 

Les champions olympiques français de danse sur glace ont ému aux larmes tous les spectateurs et téléspectateurs ce dimanche 20 février lors du gala de clôture traditionnel des épreuves de patinage artistique des JO de Pékin.

 

Trois minutes de temps suspendu, trois minutes de douceur, de charme, de mélancolie...

Bien sûr, la chanson, le texte de Léo Ferré, sa voix ont participé à l'émotion de leur prestation...

Une chanson sur la fuite irrémédiable du temps, sur l'amour qui s'enfuit, une chanson qui nous touche tous, qui aborde un thème universel.

 

Les danseurs ont mimé le rapprochement de l'amour, ses jeux, la tendresse, la sensualité, les étreintes, les tourments, et l'éloignement.

La fluidité de leurs gestes semblait mimer aussi le temps qui s'enfuit, avec tant de mélancolie !

 

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont atteint les sommets de la danse sur glace. Ensemble depuis le plus jeune âge et leurs débuts en compétition, le duo français a tout connu. Les titres mondiaux, la déception argentée de Pyeongchang et enfin la consécration suprême à Pékin.

A Pékin, le duo français a battu son propre record du monde (226,98 points) pour décrocher la médaille d'or devant les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov ainsi que les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue. 

Quadruples champions du monde, quintuples champions d'Europe, champions olympiques, les deux danseurs ont remporté tous les titres...

De la danse sur glace élevé au rang d'art ! Deux sensibilités habitées par un idéal de pureté et d'élégance...

Un des plus beaux couples sur glace de tous les temps !

 

 

 

 

 

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 12:49
La belle illusion : un spectacle féerique...

 

Un  spectacle féerique mêlant pyrotechnie, voltige, acrobatie, danse, musique, a été présenté devant les Arènes de Nîmes, le vendredi 24 décembre...

Une féerie de Noël devant l'amphithéâtre bimillénaire. La Belle Illusion de la compagnie Remue Ménage nous  a offert un moment de magie et de rêve...

 

On assistait d'abord à un premier tableau où l'on voyait deux personnages, une femme, un homme flotter dans l'air revêtus de longues jupes ballons.... une scène de séduction emplie de poésie...

 

Puis, un numéro d'acrobaties sur une perche nous permettait d'admirer la force, l'adresse, l'élégance de l'artiste, sur fond de grande roue lumineuse...

 

Place ensuite à la danse : danseurs et danseuses virevoltaient sur un air de bal envoûtant...

 

Puis, on admirait de nouvelles acrobaties d'une danseuse suspendue à un filin, comme une vision aérienne d'un ange qui s'envole...

 

Accompagnées d'une musique envoûtante, des danseuses maniaient encore des cerceaux enflammés dans l'obscurité de la nuit...

 

Puis, on entendait un galop et des hennissements de chevaux ! Des chevaux lumineux exécutaient des pirouettes, des pas de danse, sur une musique grinçante...

 

Encore des acrobaties sur une corde ! L'acrobate s'enroulait et se déroulait avec une adresse stupéfiante...

 

Puis, c'étaient des exercices d'équilibre sur deux bras, et un seul...

 

Encore des danses sur un rythme endiablé, encore des acrobaties sur corde...

 

Le spectacle s'achevait avec un feu d'artifice lancé au dessus des Arènes...

 

 

Cette nouvelle création nous transportait dans une autre Belle époque, où le temps s’efface et les gens se retrouvent, où la danse et le cirque l’emportent, où la beauté nous fait rêver.

 

Un spectacle empli de poésie qui alliait musique, acrobaties, danses, lumières... un moment enchanteur offert aux Nîmois...

 

 

 

 

 

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 12:19
Rendez-vous au prochain orage... une chanson d'amour à la manière de Brassens...

 

Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire :  on connaît bien sûr le fameux p'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a l'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre !

 

Ainsi, la chanson commence par une déclaration et une injonction paradoxales :

"Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage"

Et l'explication nous est donnée aussitôt :

"Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage"

L'emploi du superlatif fait de cet amour une exception, ce qui suscite l'attention et la curiosité de l'auditeur... d'autant que cet amour semble comme tombé du ciel, et qu'il est même quasi divin puisque le poète utilise une référence mythologique : "Jupiter".

La description du soir d'orage qui intervient dans la strophe suivante est haute en couleurs : Brassens a recours, comme souvent, à un langage populaire et familier : "un vrai tonnerre de Brest avec des cris d'putois".

Et il nous fait voir et entendre toute la violence de cet orage qui devient "feux d'artifice", comme pour célébrer d'avance le nouvel amour qui va naître. Les sonorités de gutturales "r" et de dentales "t" et "d" viennent souligner l'intensité de cet orage.

 

Cet amour s'incarne dans la voisine du poète : celle-ci est évoquée avec vivacité et pittoresque, grâce à un verbe de mouvement "bondissant de sa couche", alors qu'elle est "en costume de nuit", une tenue qui va, bien sûr, favoriser la séduction.

Cette voisine réclame secours et assistance dans un discours direct, ce qui nous donne l'impression de vivre la scène :

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerres"

La belle semble tout de même surjouer la peur : elle insiste sur sa solitude, son désarroi, elle utilise un impératif insistant et elle évoque même l'absence de son époux pour justifier sa peur !

 

Quelle aubaine pour le poète ! Le mari qualifié pompeusement de "mercenaire" va en faire les frais...

Aussitôt, le poète ne perd pas de temps et passe à l'action, avec un certain humour :

"En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins"

On aime alors la pudique expression : "Et puis l'amour a fait le reste"

 

Le poète se permet même une adresse au mari trompé :


"Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur, on ne peut plus funeste"

De fait, ce mari insouciant n'a pas pu empêcher le coup de foudre qui survient.

 

Et voilà la belle repartie en même temps que l'orage : elle n'oublie pas tout de même de prendre rendez-vous pour les jours d'intempérie... l'expression "rendez-vous" réitérée suggère l'empressement de la belle pour la prochaine occasion...

"Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage"

 

Dès lors, le poète est dans l'attente : de nombreux verbes de perception "contempler, regarder, guetter, lorgner" viennent souligner sa quête d'un nouveau rendez-vous : il n'arrête pas de scruter le ciel dans l'espérance d'un nouvel orage.

Les noms de nuages s'accumulent aussi :"les nues, les stratus, les cumulus, les nimbus" montrant l'attention exacerbée du poète.

 

Hélas ! La belle ne revient pas... car le mari a fait fortune et a emmené sa femme vers "des cieux toujours bleus, Des pays imbéciles où jamais il ne pleut..."

La chanson se conclut sur une supplique à Dieu :

"Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble"

 

Dans cette supplique, la chanson devient même un message adressé à la belle, un message qui a valeur de souvenir, un message qui pourra lui parvenir "tambour battant", ce qui peut évoquer encore le bruit tonitruant de la pluie...

 

Le poète parle enfin d'un "coup de foudre assassin" : une expression particulièrement adaptée à la situation, un  coup de foudre qui est à double sens : celui, au propre, qui a tant effrayé sa voisine par ce soir d'orage, et celui, au figuré, qui a fait tomber le poète amoureux de sa belle voisine...

La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

 

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

 

 

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 13:08
Musique aux Jardins...

 

 

Un musicien s'est installé sur un des bancs de pierre des Jardins...

 

 

 

Un harmonica, une sono, et il il fait vibrer ses notes dans l'air de l'hiver...

 

 

 

C'est dimanche, les promeneurs s'attardent à écouter cette musique chaleureuse qui envahit l'espace des Jardins...

 

 

 

Un temps serein, magnifique : devant le musicien, le Nymphée déroule ses balustres, ses statues... un décor de rêve pour un récital !

 

 

 

Des pigeons traversent l'espace, joli ballet aérien qui anime aussi les Jardins...

 

 

 

Une musique jazzy nous enveloppe... des passants s'arrêtent pour écouter ces airs envoûtants... un cycliste, un père et sa fillette s'avancent pour profiter de ce spectacle musical offert aux promeneurs du dimanche...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 10:15
Une bonne année à tous !

 

Une bonne année à tous,

 

 

 

 

Une bonne année de musique, de chansons, d'harmonie...

 

 

 

 

Une bonne année de lectures, de curiosité, de découvertes, de voyages, de culture, et surtout de poésie...

 

 

 

 

Une très bonne année à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 09:25
Merveilles du patin à glace !

 

Tout un art de l'équilibre, de la grâce, de l'élégance : on admire ces artistes de la glace qui dansent avec tant de souplesse...

Quelle harmonie dans ces ballets sur glace !

 

Et le spectacle est encore plus magique quand il se déroule devant le cadre somptueux de la Maison Carrée à Nîmes où une patinoire éphémère a été installée pendant les fêtes de Noël.

Les colonnes de l'antique temple se colorent de teintes nouvelles, et le spectacle est encore plus féerique !

 

Ces acrobates de la glace nous font admirer des rondes harmonieuses, des chorégraphies où l'on perçoit la précision des gestes, des mouvements...

Que d'heures de travail passées à s'entraîner !

 

On admire la force de ces artistes, leur maîtrise sur la glace, on admire leur adresse, leur sens de l'équilibre.

 

Boucles, sauts, pirouettes, quelle virtuosité !

On voit parfois les danseuses tournoyer comme de véritables toupies vivantes ! C'est vertigineux !

 

La beauté des chorégraphies, la musique qui les accompagne donnent à ces ballets tant de charme !

 Danser en rythme sur la glace exige une grande maîtrise de son corps : c'est une école de patience, d'élégance, de persévérance.

 

Ce n'est un hasard si l'on parle de patinage artistique... C'est de l'Art !

Tout paraît si simple, si évident quand on voit les danseurs et les danseuses évoluer sur la glace... c'est pourtant une discipline qui exige des qualités physiques, mais aussi une grande sensibilité artistique.

Les costumes participent encore à la beauté du spectacle...

 

Un véritable enchantement de Noël pour le public nîmois venu nombreux pour assister à cette féerie !

La troupe Patin'Air a présenté son spectacle : un tourbillon de prouesses, d'acrobaties, de grâce, d'émotions, de poésie...

Merci à tous ces artistes pour ce moment féerique !

 

 

 

 

 

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