Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 13:24
Dans l'eau de la claire fontaine, elle se baignait toute nue...

 

 

 

Un thème érotique pour cette chanson de Brassens : une baigneuse qui révèle sa nudité dans un cadre champêtre...

Le personnage féminin anonyme, désignée simplement par le pronom "elle", est ainsi présentée comme l'archétype, l'image même de la femme et de sa beauté.

 

Le décor est planté, dès le premier vers : "Dans l'eau de la claire fontaine...", un décor rustique, une source d'eau limpide qui ne peut qu'inciter à la baignade.

 

L'emploi de l'imparfait à valeur durative suggère un bonheur de profiter de ce bain, dans toute sa plénitude : "Elle se baignait toute nue..."

 

Mais, ce bonheur est troublé par "une saute de vent soudaine", expression imagée, qui fait songer à "une saute d'humeur"... La nature personnifiée semble ainsi se faire la complice du poète qui assiste à ce spectacle.

 

Le passé simple qui suit souligne la brutalité du vent, et marque une rupture : "jeta ses habits dans les nues..."

 

Aussitôt, le poète se met en scène, puisque la jeune fille l'appelle à l'aide.

Le mot hyperbolique "détresse" restitue le désarroi sans doute exagéré de la baigneuse....

 

Privée de vêtements, la belle réclame "Des monceaux de feuilles de vigne,
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger...", afin de masquer sa nudité.

 

Pudeur ou comédie de la chasteté ? La jeune fille demande du secours et la nature environnante est convoquée pour couvrir son corps : feuilles, fleurs souvent associées à la beauté féminine, et révélant sa délicatesse...

 

Le poète s'applique alors à lui fabriquer un corsage, "avec des pétales de roses", encore un symbole de beauté, d'harmonie et d'amour...

 

Une seule rose suffit pour confectionner le corsage, une façon de rendre hommage à l'élégance, la finesse de la jeune femme désignée par le terme élogieux : "la belle".

 

Et c'est une seule feuille du pampre de la vigne qu'utilise le poète pour fabriquer "un bout de cotillon..."

 

Le jeu de séduction se poursuit puisque la jeune femme se lance dans les bras de son sauveur pour le remercier et se retrouve "toute déshabillée", expression qui fait écho à celle du début : "toute nue"... voilà une jolie construction en boucle !

 

Et la dernière strophe souligne malicieusement ce jeu, une volonté de la jeune femme de séduire, de feindre la pudeur.

Le terme "ingénue" constitue une sorte d'antiphrase pour désigner la belle, car celle-ci se plaît à revenir à la fontaine "en priant dieu qu'il fît du vent..."


Cette chanson est un magnifique hommage à la beauté féminine, mise en valeur par le thème du bain.... On retrouve là une sorte de blason qui célèbre, avec discrétion, tout le charme de la jeune femme...

Et c'est aussi une façon de mettre en scène une forme de pudeur féminine qui peut paraître feinte, dans certaines circonstances...

La mélodie à la guitare égrène des notes légères et douces comme pour restituer la limpidité de l'eau.

 

 

 

 

 

Repost 0
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:17
Des éblouissements d'hirondelles sur l'azur...

 

 

 

Les marronniers de l'été font naître des giclées d'hirondelles sur l'azur...

 

Elles tourbillonnent, forment des rondes vertigineuses sur le bleu de l'été...

 

Elles surgissent soudain et s'emparent du ciel dans des envolées sinueuses.

 

Leurs silhouettes sombres envahissent l'horizon dans des danses effrénées : quelle ivresse ! Quel élan ! Quelle sensation de liberté !

 

Elles s'enivrent des couleurs de l'été : le vert des pins, le bleu céruléen du ciel, la lumière qui sublime toutes les teintes de verts....

 

Elles caracolent sur l'azur et forment des ballets d'une virtuosité inouïe.

 

Elles éclaboussent le ciel de leurs vols d'arondes aux teintes contrastées de noir, de blanc...

 

Fugitives, légères, elles semblent surgir des arbres et pointillent le ciel de leurs éclats lumineux...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Repost 0
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 12:00
Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...

 

 



Le mot "colonne" évoque immanquablement des temples antiques, aux proportions harmonieuses, aux teintes de marbre blanc : des vestiges du passé dont on perçoit la beauté, la pureté…


Le Parthénon, à Athènes, le temple de Poséidon à Cap Sounion, la Maison Carrée à Nïmes, le temple d’Apollon à Delphes…

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux, et abrupt, au pied des Phédriades ! Tout autour quelques cyprès lancent leurs fuseaux sur l'azur ! 

Des cyprès qui rivalisent avec l'élégance de ces colonnes tronquées...

Le vert et l'ocre se côtoient, dans ce site vertigineux !

La Vallée des Temples qui fait surgir, soudain, dans les paysages, ces colonnes antiques, aux teintes d'opales...


On voit des formes élancées s’élever vers le ciel, des cannelures régulières, parfois des fûts de colonnes effondrées…


Toute une poésie associée à ces marbres antiques !


On voit des paysages méditerranéens, des ciels d’un bleu infini, des colonnes doriques, ioniques, corinthiennes, qui nous montrent des formes variées, élégantes.


On admire des volutes, des enroulements, on est sensible à des délicatesses de feuilles d’acanthes, on aime, aussi, la simplicité brute des colonnes doriques.


La colonne n' a-t-elle pas une dimension spirituelle ? S’élevant vers le ciel, elle rejoint le monde divin.


Les colonnes forment des alignements harmonieux, des figures si raffinées...


Le mot suggère, lui-même, solidité et élégance, grâce à la gutturale initiale "c", et à la voyelle "o" réitérée qui retentit comme un écho sonore.


Le mot est, bien sûr, ancien et remonte au latin "columna".

Il pourrait être en relation avec le terme "colline" : encore un mot venu du latin "collis" qui suggère des paysages du sud !
 

La colonne nous fait pénétrer dans un monde mystique : les temples de l'antiquité égyptienne déroulent, aussi, des colonnes imposantes, dont on perçoit la magnificence.

Temples grecs, romains ou égyptiens, les colonnes nous séduisent par leur élégance, leur beauté.

Les colonnes nous font voyager dans le temps, suggèrent des formes aériennes, élancées, des teintes éclatantes de marbre...

Les colonnes évoquent le sud, la Méditerranée, le temps des vacances, des voyages et des découvertes...

 

 

 

 

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...
Repost 0
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 09:19
Le vulcain et la valériane...

 

 

Ballet de papillons sur la valériane...

 

Les fleurs d'un rose tendre offrent leurs éclats cendrés, en bouquets abondants et délicats au somptueux vulcain... robe sombre brodée de chrysanlines et de teintes d'opales.

 

Le papillon aux ailes marquetées s'enivre du suc des fleurs : il chavire sur les bouquets, il se délecte de ces offrandes.

 

Le papillon s'attarde sur les calices, il s'abreuve de parfums, de couleurs.

 

Le sombre vulcain aux éclats de feux enlumine les fleurs aux teintes d'aurore délicates...

 

Tout autour, bourdons, insectes, psylles tourbillonnent dans une ronde étourdissante.

 

C'est la fête de l'été qui commence...

 

 

 

Vidéos :

 

https://youtu.be/87Owto00WiM

 

https://youtu.be/fM86k3k1mfw

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Repost 0
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:29
Le ciel d'été se drape de rose...

 

 

 

Le ciel d'été se drape de rose et de gris : il s'éclaire des lueurs du couchant, dessine des plis ondoyants et soyeux...

 

Quelques nuages s'étirent sur le couchant, des nuées vaporeuses, illuminées par le reste de jour.

 

Quelques hirondelles sillonnent l'azur de leurs volutes amples et majestueuses.

 

Elles sifflent, tridulent dans l'air du soir, et remplissent le silence de leurs cris stridents...

 

Gris, or, roses se mêlent sur l'horizon...

 

Des nébuleuses blanches et grises  se forment et se déforment...

 

Des embruns de nuées s'effilochent sur les bords.

 

Une hirondelle effleure et frôle les pins de sa silhouette d'aronde, tandis que le ciel s'embrase d'or dans la paix du soir...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le ciel d'été se drape de rose...
Repost 0
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 11:20
L'oiseau sur le tilleul...

 

 

 

 

Rouge-gorge, rubiette, plumage chamarré, l'oiseau célèbre la douceur de l'été qui arrive...

 

Sur une branche de tilleul, il dit le bonheur de la douce saison, il chante la verdure environnante, les frondaisons nouvelles...

 

Il fait vibrer son chant vers le ciel.

 

Sa voix flûtée et mélodieuse rayonne, le soleil caresse les feuilles, un air doux et serein fait frissonner le feuillage.

 

C'est la saison des oiseaux sauvages, des brises légères, c'est la saison de la nature triomphante...

C'est la saison des ivresses de l'été...

 

L'oiseau s'émerveille de toutes ces feuilles de tilleul  aux nuances de verts, aux fleurs naissantes, il chante son éblouissement...

 

Il chante la liberté, une nature accueillante, des senteurs nouvelles...

 

Soudain, l'oiseau s'envole et disparaît dans les feuillages...

 

Bel instant de bonheur, vision fugitive, fragile et gracieuse...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay

 

Vidéo : rosemar

Repost 0
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 13:34
Microcosmos : un monde à découvrir et à protéger...

 

 

On survole une forêt, une prairie, puis on entre dans un monde d'herbes frissonnantes...

 

Aussitôt, apparaissent des créatures étranges et étonnantes : une sauterelle aux teintes d'anis qui escalade un brin d'herbe, un scarabée sombre au dos cuivré de roux qui chemine, belle carapace luisante et dorée... une chenille à tête de clown, avec un nez énorme, des yeux globuleux, deux cornes sur l'arrière du corps, qui semble nous jeter un regard curieux...

 

Bientôt, une espèce de rhinocéros à corne se devine et se profile derrière les herbes... d'autres chenilles, l'une chamarrée de bruns, l'autre à cornes rouges et au corps vert surgissent, puis, un insecte au corps immense étire ses articulations, un papillon déploie ses ailes...

 

"C'est une prairie au petit jour, quelque part, sur la terre", nous dit une voix off... mais on a l'impression de découvrir un autre univers, d'autres dimensions dans l'espace et le temps.

 

Une chenille, une coccinelle, un papillon aux ailes dentelées, une fourmi qui butine une goutte d'eau... tout un peuple s'anime sous nos yeux éblouis...

Puis, la caméra s'éloigne et on perçoit des images somptueuses d'arbres aux teintes dorées.

 

Soudain, c'est la naissance d'un papillon qui sort de sa chrysalide, aux ailes froissées, tremblantes qui s'épanouissent et se parent de teintes nouvelles...

 

Des insectes font leur toilette, avec minutie, alors qu'un bourdon décolle dans un bruit assourdissant, un brin d'herbe s'enroule sur une tige, on admire des fleurs qui déroulent leurs corolles, un coquelicot qui se défroisse peu à peu, butiné par un bourdon.

Le monde végétal s'anime, prend vie sous nos yeux.

On entend des bruissements d'oiseaux, puis, c'est un insecte acrobate qui nous étonne avec ses longues pattes... vol de coccinelle, fourmis qui dévorent des pucerons, coccinelles amoureuses...

Le spécimen de chenille verte à face de clown réapparaît, puis des papillons multiples, aux motifs étonnants virevoltent...

Gros plan sur des escargots qui se rejoignent dans un ballet de coquilles...

 

Microcosmos nous fait découvrir une vie diverse, des couleurs, des formes nouvelles, le petit monde des insectes, son extraordinaire diversité...

On s'interroge sur ces êtres qui semblent venus d'une autre planète, qui vivent, pourtant, près de nous et que nous ne voyons pas.

 

Une araignée saisit sa proie qu'elle enveloppe comme une momie dans sa toile, scène terrifiante !

 

Des insectes velus au bec acéré butinent des fleurs et en boivent le suc dans un bourdonnement incessant.

 

C'est un émerveillement perpétuel de formes, de couleurs !

Des chenilles processionnaires forment une chaîne continue dans un ordre impeccable, comme une armée en marche.

Puis, on assiste au travail des fourmis qui font des réserves de nourriture, on voit un grouillement tourbillonnant de guêpes près de leur nid, et leurs larves aux formes humaines qui palpitent...

L'épopée du bousier qui transporte sa bouse, malgré tous les obstacles, nous fascine : une obstination, une détermination sans faille, une volonté de puissance qui s'exprime avec force.

On est sensible à la poésie de certaines images : des libellules bleues aux ailes translucides qui frôlent la surface de l'eau, une araignée d'eau argentée, des nuages qui s'évaporent...

 

Ce peuple de l'herbe suscite admiration, fascination, étonnement...

Le film Microcosmos nous montre toute la beauté de cet univers que nous méconnaissons trop souvent.

 

Il convient de préserver toute cette richesse et cette diversité, il convient de protéger cette faune sauvage qui vit sur notre planète : les hommes ont un devoir de préservation à l'égard de ces espèces qui semblent insignifiantes mais qui participent à l'équilibre, à l'harmonie, la beauté de notre terre.

 

 

 

 

On peut visionner le film sur internet :

 

https://youtu.be/J9KkzlntuC8

 

 

 

 

Microcosmos : un monde à découvrir et à protéger...
Repost 0
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:43
La Kora : un moment de grâce et d'émotion...

 

 

 

Belle découverte d'un instrument africain, lors de l'émission On n'est pas couché, ce samedi 10 juin : la légendaire harpe africaine, la kora.  Matthieu Chedid a présenté son dernier album, Lamomali, réalisé avec des artistes maliens. 

 

L'occasion de découvrir cet instrument ancestral qui comporte 21 cordes, un mélange de luth et de harpe...

 

"Un instrument qui traverse le coeur..." affirme Matthieu Chedid.

Et il suffit d'écouter quelques notes de musique pour percevoir toute la pureté et l'élégance de cet instrument venu du passé...

Traditionnellement, la kora était jouée par les "griots", conteurs, poètes, troubadours : le griot parlait et chantait tout en jouant des musiques, transmises de père en fils, enrichies à chaque génération.

 

Instrument rustique, la kora est faite d'une grosse demi-calebasse de 40 à 60 cm de diamètre, évidée et percée d'un trou.

Elle est recouverte d'une peau de vache  parcheminée qui sert de table d'harmonie et dont dépend l'ampleur du son. 

 
Toumani Diabaté, musicien malien, virtuose de cette harpe africaine, caresse la kora et le monde paraît soudain différent, empli de grâce...
 

"Un instrument vertical qui va un peu de la terre au ciel... "affirme Matthieu Chedid et on est séduit par cette définition empreinte de poésie.

 

Matthieu Chedid chante "Cet air", accompagné par Toumani Diabaté et on est transporté dans un univers magique...

"Pars et ne te retourne pas..."

Une musique aérienne qui subjugue et envoûte, une musique qui semble venue d'un autre monde...

 

Mathieu Chedid fasciné par l'Afrique célèbre la beauté du monde, malgré les peurs, les douleurs qui le traversent...

"J'entends dans ta kora ta colère, j'entends dans ta kora ton coeur qui bat, mon frère, j'entends dans ta kora toute l'humilité, à la verticale, dans l'immensité, j'entends dans ta kora l'enfant qui part en guerre..."

 

Il célèbre aussi la tradition de la terre africaine, le retour aux sources, à la poésie qui est essentielle.

Il met en évidence toute la richesse de la rencontre des cultures... il célèbre la beauté des métissages.

 

Il nous invite à un partage, une rencontre avec la diversité, l'humanisme et l'humanité.

"Chaque fois que je suis face à des Maliens, j'apprends plein de choses. Le fait qu'ils soient connectés à la tradition et peut-être un peu plus terriens que nous. C'est-à-dire que nous, on est dans un monde hors-sol, j'ai l'impression qu'on est un peu déconnectés de pas mal de choses et ils nous ramènent à des choses assez évidentes et à la simplicité", nous dit Matthieu Chedid...

Une magnifique leçon de vie à méditer...

 

 

 

 

 

Repost 0
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 11:28
Un léger murmure dans le pin...

 

 

 

Un léger murmure dans le pin... quelques éclats qui tourbillonnent dans l'air du printemps...

Un frisson dans les aiguilles du grand pin...

 

Dans les entrelacs des branches, un écureuil savoure une pigne avec délectation... silhouette brune et rousse, ombre chinoise dans les branches...

 

On entend la lente dégustation de l'animal, on entend un léger frémissement dans l'arbre.

 

Des éclats de pigne s'envolent dans l'air... doux papillons fragiles...

 

Dans la chaleur intense de l'après-midi, un écureuil fait entendre une musique imperceptible.

 

Soudain, sa queue en panache apparaît sur l'arbre...

Vif, il bondit de branche en branche, dévale le pin, tourbillon de lumière rousse sur le gris de l'arbre...

 

Soudain, l'écureuil virevolte dans les branches et s'évanouit derrière l'arbre.

 

Vision fugitive, éclair de roux...

Vision éphémère et fugace, tourbillon de vie !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Repost 0
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 14:42
Le lierre s'enroule et déroule ses feuilles vernissées...

 

 


 "Il a compris la race antique aux yeux pensifs
 Qui foule le sol dur de la terre bretonne,
 La lande rase, rose et grise et monotone
 Où croulent les manoirs sous le lierre et les ifs.


 Des hauts talus plantés de hêtres convulsifs,
 Il a vu, par les soirs tempétueux d'automne,
 Sombrer le soleil rouge en la mer qui moutonne ;
 Sa lèvre s'est salée à l'embrun des récifs."

 

 

Tel est l'hommage que rend le poète José Maria de Heredia au peintre français Emmanuel Lansyer, paysagiste qui a représenté la Bretagne dans de nombreux tableaux...

Heredia évoque magnifiquement ces paysages bretons fixés par le peintre : la lande, l'Océan, les vieux manoirs recouverts de lierre.

Le lierre semble conférer à ces manoirs encore plus de mystère...

 

Le lierre qui s'enroule et déroule ses feuilles vernissées sur les murs, les arbres, le sol : beau tapis de vert, le lierre qui orne et embellit les jardins de ses feuilles aux formes épanouies...

 

Le lierre côtoie la mousse, escalade les arbres, recouvre la terre, le lierre s'accroche partout, se répand, s'épanche dans un envahissement étourdissant...

 

Ce mot "lierre", avec ses deux voyelles imbriquées "i" et "é", sa double consonne gutturale "r" semble mimer la plante qui s'imprègne sur toutes les surfaces, sur la roche, les pierres, les branches...

 

Belles feuilles alvéolées, abondantes, prolifiques, le lierre nous offre des bouquets de verdure.

 

Ce mot venu du latin "hedera" est issu d'un verbe "prehendo", saisir, prendre...

Le lierre fut d’abord appelé "èdre", puis "l’ierre", et la fusion avec l’article défini a donné la forme définitive du mot...
  

Le lierre s'empare de tous les territoires, il chemine, se disperse, s'éparpille partout, il prend possession de tous les lieux, même les plus improbables.

 

Symbole de fidélité, d'attachement, le lierre aux feuilles éternellement vertes forme des tableaux étonnants, ruisselle sur les murs, les façades, les cyprès, les cèdres...

 

Associé au dieu du vin Bacchus, souvent représenté avec une couronne de lierre, cette plante représente aussi la prolifération, la gaieté, l'enthousiasme.

 

Le lierre protège une faune abondante qui se cache sous son feuillage, tout un monde d'insectes qui vit à l'abri de ces feuilles persistantes...

Le lierre recèle une vitalité mystérieuse, des myriades d'insectes qui peuplent ces sous-bois...

 

"Hedera", feuille de lierre ! Le mot est féminin, en latin, comme la plupart des noms d'arbres et de plantes...

"Hedera", peuplée de nymphes prolifiques, "hedera" souple et ondoyante !

 

Les feuilles de lierre couronnent aussi les poètes, et sont une façon de les honorer.

Ce mot fait surgir des images de luxuriance, d'harmonie et d'abondance !

 

 

 

 

Le poème de José Maria de HEREDIA  :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jose_maria_de_heredia/un_peintre.html

 

 

 

Le lierre s'enroule et déroule ses feuilles vernissées...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/