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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 16:17


 

Je t’écris cette lettre, bien que tu ne sois plus là : un besoin, sans doute, de vaincre l’absence, le manque, le vide que tu as laissé…, un besoin de te parler, de t’adresser ce message car souvent les mots ne sont pas dits au bon moment…

 

Oui, il t’est arrivé le pire, l’irrémédiable, l’irréversible… un jour de juin, le pire s’est produit. Un coup de fil inhabituel, un matin, et tout a basculé.

Au bout du fil, une nouvelle angoissante : « Maman a fait un malaise, elle est à l’hôpital. » C’est ainsi que mon frère m’apprend que maman a été transportée dans un service d’urgences… Les questions se bousculent « Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Comment est-ce possible ? Que faut-il faire ? »

 

Au bout de la route, à une centaine de kilomètres, l’hôpital… l’inquiétude…l‘angoisse …

 

 Pourtant, me voilà presque rassurée quand j’entends maman, sur son lit d’hôpital, me raconter en détail d‘un ton ferme ce qui lui est arrivé : le matin de ce jour de juin, elle éprouve mille difficultés pour se lever, à quatre pattes, elle rampe, parvient à descendre lentement l’escalier, rejoint le téléphone et réussit comme par miracle à appeler le médecin de famille…

Je pense alors que maman a fait un simple malaise dû à la fatigue et au souci (mon père était alors lui-même souffrant et venait d’être hospitalisé).

 

Le récit qu’elle fait des événements est très précis, dense, plein d’intensité : le médecin appelé l’examine, ne comprend pas trop ce qui s’est passé … Maman le rassure, dit qu’elle va mieux : sa fille( ma sœur) doit venir la voir dans l’après midi, inutile de s’inquiéter et le médecin s’en va…

Dès lors, le destin était comme fixé, et l’enchaînement inéluctable se mettait en place. Dans l’après midi, ma sœur, voyant la fatigue persistante de maman, décide d’appeler le SAMU : direction, l’hôpital le plus proche mais l’incroyable, l’impensable, l’inadmissible se produit ! l’accès lui est refusé en raison d’un manque de places, on la transporte dans un autre service d’urgences.. Et voilà donc ce que deviennent les urgences des hôpitaux, des lieux d’attente, de transfert, de douleur indicible... d’angoisse pour les familles… voilà qu’un hôpital, lieu d’accueil, de soin devient un lieu de transit !

 

Là, après des temps d’attente interminables, les examens se déroulent selon la procédure habituelle : radios, scanners en tout genre. On soupçonne un AVC, accident vasculaire cérébral, mais ce n’est pas certain, hésitation, tergiversation : une radio révèle une tache sur le poumon : on diagnostique alors un cancer,erreur fatale : ce diagnostic interdit de donner à maman tout traitement contre un AVC,on attend, l’interne de service vient des pays de l’est et parle un français approximatif, difficile de communiquer, de toute façon, il est trop tard : un AVC doit être traité immédiatement,il n'est plus temps.Le lendemain ,je retrouve maman méconnaissable :la voix ,les gestes ,la bouche qui se tord ,tout a basculé... Dès lors,on essaie de se révolter, d’avoir des explications sur les atermoiements, les erreurs de l’équipe médicale…C’est peine perdue…De toute façon, il ne reste plus grand-chose à faire.

 

Que dire ? On nous apprend la terrible, l’indicible nouvelle : maman ne pourra plus marcher, seul un déambulateur pourra l’aider à faire quelques pas…Alors le monde s'écroule, l'avenir s'assombrit, on appréhende, on côtoie le fauteuil, le handicap, l’hémiplégie, la dépendance, les infirmières, la maison de rééducation pour essayer de retrouver quelques fonctions élémentaires, la maison de retraite assurée pour quelque temps, car de toute façon la maison familiale n’est pas encore aménagée et accessible pour un fauteuil.

 

Mais ton parcours de courage ne s’arrête pas là, non, c’est un parcours d’exception et de douleur sans fin, sans fond qui s‘ouvre. D’abord juste après la rééducation, une chute et une fracture du col du fémur… viennent briser tes efforts, hospitalisation, puis à nouveau rééducation … Plus tard, cette fois, une fracture du tibia et du péroné te fait endurer mille tourments, et de nouveau les mêmes étapes. Plus tard encore, un tassement de vertèbres,des problèmes cardiaques t'obligent à une nouvelle hospitalisation. Entre temps dans les intervalles, maman, tu as pu réintégrer ta maison aménagée ,ton lieu de vie, tes fleurs, la terrasse, ton jardin, ton petit espace, un peu de bonheur volé au milieu des douleurs des souffrances et des doutes… Quel courage a été le tien !

Quel courage pendant ces huit années, clouée sur un fauteuil. Aucune larme, aucune plainte, une volonté acharnée dans les premiers temps de marcher avec le déambulateur ! Quelle leçon merveilleuse et douloureuse de courage, tu nous as donnée ! Je ne sais pas vraiment si nous étions capables de la recevoir, car nos soucis nous empêchaient, sans doute de voir l’essentiel : ton courage éternel et magnifique, ce refus de geindre, de te plaindre,cette envie de nous voir heureux jusqu’au bout… jusqu’à la fin… L’amour des tiens t’a soutenue, t’a portée mais c’est toi qui nous a surtout assistés, qui nous a aidés à supporter l’insupportable, c’est toi qui as fait en sorte de nous épargner toute plainte, toute jérémiade .Merveilleuse maman, nous te remercions de tout cet amour que tu nous as donné… nous te remercions de tes sourires qui perçaient souvent sous la tristesse, nous te remercions de ta grandeur d’âme, merci pour tout… merci... Merci pour cette leçon de vie et d’espoir que tu as su nous transmettre...

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:30

lagarde

 

 

L’Europe vit depuis le début de la crise sous le règne de la peur, une peur savamment entretenue et orchestrée par la plupart des gouvernements : la Grèce au bord du gouffre, l’Espagne qui chavire et sombre dans le marasme économique, l’Italie qui souffre, la France qui a déjà subi le contrecoup de la crise avec des mesures d’austérité accablant les plus démunis.. Seule l’Allemagne ,nous dit -on, semble se tirer du naufrage : des salaires augmentés, des taux d’intérêt attractifs… Il faut, cependant, relativiser cette hausse des rémunérations, leur niveau étant très bas pour un quart de la population allemande précarisée à l’extrême…

A quoi sert la peur ? Bien évidemment à faire accepter des plans de rigueur :il faut faire des efforts et ces efforts sont sans cesse demandés aux plus humbles .Sont-ils responsables de la crise ?? Pas du tout mais c’est à eux d’en payer le prix...

Qui ne voit l’incohérence de tout ce système ? Qui ne voit que la peur sert à instaurer des mesures injustes, iniques ? Dans la plupart des pays d‘Europe, suppression de postes de fonctionnaires, baisse ou ponction sur les salaires, chômage croissant, journée de carence instaurée, soins de santé qui deviennent de plus en plus coûteux, voire inaccessibles pour certains, recul de l’âge de la retraite …

La gouvernance de N. Sarkozy a sans arrêt consisté à agiter le spectre de la peur, l’exemple de la Grèce, de l’Espagne. Et, ainsi les régressions sociales se sont établies et installées en France. Cela suffit !

Arrêtons de stigmatiser les plus pauvres ! Arrêtez ,Madame Lagarde de pointer du doigt le petit peuple grec qui n’y est pour rien, arrêtez de comparer les grecs aux petits Africains qui sont, bien sûr, plus malheureux…C’est, au fond, assez malhonnête quand on voit les drames qui se produisent en Grèce : suicides, exode des jeunes ,désespérance… Bien sûr, il faut que les pus riches ,le clergé, les armateurs grecs paient leurs impôts mais pourquoi accabler les plus démunis ?

Arrêtez Monsieur Bruno Lemaire, de jouer encore sur la peur en dénonçant la générosité du parti socialiste arrivé au pouvoir en France, avec le gouvernement de François Hollande ! Dans une interview publiée dans le Parisien, vous allez même jusqu’à annoncer la « ruine de la France » en déclarant : "Ces décisions prises par le gouvernement de F. Hollande sont désastreuses ! Augmenter le smic, c’est la fausse bonne idée : généreuse sur le papier, dangereuse pour l’emploi. Les augmentations du smic ont été une des causes principales du maintien d’un chômage élevé. Quant aux 60000 emplois dans l’Education, ce n’est pas responsable !.... La fausse générosité socialiste conduira la France à la ruine !"

Ainsi donc donner du pouvoir d'achat aux plus démunis, restaurer l'Education nationale, lui accorder des moyens, c'est être irresponsable ?

On le voit, le discours des hommes et des femmes politiques joue, sans arrêt, sur la peur et l'alignement par le bas. Oui, le sort des Africains est préoccupant, mais le sort du peuple grec l'est également : doit-il sombrer dans le dénuement le plus complet pour que l'on s'en inquiète ?? C'est le peuple qui souffre, qui subit des plans d'austérité répétés et il a le droit de se révolter...

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 11:35

dosière 2
La journée de solidarité a été instaurée en 2004 pour aider au financement d’actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Cette journée de travail supplémentaire n’est donc pas rémunérée, elle est fixée le lundi de Pentecôte pour la plupart des salariés.. L’état récolte ainsi un peu plus de 2 milliards d’euros.

Cette mesure pour généreuse qu ‘elle soit ne touche ,pourtant ,pas tous les contribuables :les commerçants, les professions libérales ne sont pas concernés par le paiement de cette journée de solidarité.

Plus inquiétant encore, les indemnités des élus ,des parlementaires, des sénateurs ne sont pas soumises non plus à cette contribution. Ce sont pourtant les élus qui ont voté cette loi !

Le député apparenté PS, René Dosière, spécialiste de la moralisation de la vie politique l'a fait remarquer dans une interview sur RMC/BFM TV : « les parlementaires ne cotisent pas pour cette journée », ce qui est, selon lui, « un peu étonnant ». « Je pense que cela provient du fait que juridiquement les parlementaires n'ont pas un traitement » mais « une indemnité », ce qui signifie que « certains peuvent continuer à exercer une activité professionnelle, pour laquelle ils paieront au titre de la Journée de solidarité », a expliqué l'élu. « Je suis moi même employeur ,j 'ai quatre collaborateurs (en tant que député) pour lesquels on ne retient pas cette journée de solidarité. Je pense que c'est quelque chose qu'il va falloir revoir tout de suite », a-t-il encore ajouté.

On le voit la plupart des salariés sont invités à payer, à faire preuve de générosité, à financer la dépendance mais d'autres sont exemptés. Où est la justice ? Où est l'égalité ? On ne peut demander aux uns d'être solidaires et accepter que d'autres soient exonérés de cette solidarité d'autant que ces derniers sont des privilégiés.

Au cours de cette même interview, un autre privilège est d'ailleurs évoqué par René Dosière : l'enveloppe pour frais des parlementaires d'un montant de 5899 euros par mois !"Une somme normalement réservée aux frais d'entretien de leur permanence dans leur circonscription, leurs dépenses d'habillement ou encore de restauration.

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Comme les Anglais ,les députés devraient justifier leurs frais" affirme R. Dosière. Et le journaliste de BFMTV rappelle à ce sujet un scandale révélé et publié par Médiapart le vendredi 25 mai : le député PS Pascal Terrasse aurait utilisé cet argent public pour, notamment, des déplacements très privés. Mediapart liste notamment, documents à l'appui, des vacances en famille au Sénégal en 2009, en Grèce en 2010, en Egypte en avril 2011... René Dosière refuse de se prononcer sur ce cas particulier mais pointe du doigt un manque de clarté dans ce domaine...En fait, il paraîtrait que ce soit là une pratique courante...

A quand une vraie moralisation de la vie politique ? une vraie transparence ? Il serait temps de mettre fin aux privilèges exorbitants de certains. Une journée de solidarité est demandée aux salariés, il faut que cette mesure concerne l'ensemble de la nation et que cet effort soit exigé de tous...





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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 13:44

mur 4-copie-1
 

 

J’ai revu dernièrement le célèbre film de Laurent Cantet « Entre les murs » avec François Bégaudeau. Rappelons que ce film a obtenu la palme d’or au festival de Cannes en 2008. 

A sa sortie, ce film avait été salué pour sa valeur documentaire, sa drôlerie. Le sujet, certes, est et reste original, il évoque le quotidien d’un enseignant de français dans un collège de banlieue. La plupart des scènes se déroulent entre les murs de ce collège. Les acteurs sont de jeunes collégiens et ils s’expriment avec leur langage direct, leur verve populaire. Le film a le mérite d’essayer de restituer l’atmosphère d’un collège difficile de banlieue.


Le professeur au centre du film semble, au début, parfaitement à l’aise dans sa classe : il fait parler abondamment les élèves sur toutes sortes de sujets : leurs goûts, leurs complexes, le football, le look vestimentaire. Seuls quelques extraits ressemblent à de vrais cours de français, un sur une recherche de vocabulaire, un autre sur le subjonctif imparfait, un autre encore sur les noms donnés aux strophes en poésie…


Le film montre, certes, la difficulté du métier de professeur face à la violence verbale, physique. Comment réagir face à cette violence ? C’est là toute la problématique du film. Le professeur, lui-même, dans le feu de l’action se laisse aller une fois à des propos injurieux et traite certaines élèves déléguées de classe de « pétasses ». On perçoit bien que l’enseignant a le devoir de se maîtriser dans tous les cas et n’a pas le droit à la moindre erreur. L’élève peut insulter, il risque une punition mais le professeur, lui, doit absolument rester dans la parfaite maîtrise de son comportement, sinon il perd toute crédibilité auprès des élèves.


La violence physique d’un élève est également évoquée puisqu’un des élèves de la classe se rebelle et ,en quittant violemment la salle de classe, blesse une de ses camarades. A la suite de cet incident, le jeune garçon passe en conseil de discipline, est exclu de l’établissement.

On peut parler d’un certain réalisme, mais le film est loin d’évoquer la réalité de l’enseignement d’un cours de français : ce professeur a le mérite de faire parler ses élèves qui se prêtent assez volontiers à ce jeu mais le fond apparaît assez irréaliste : un cours de français ne consiste pas à faire parler les élèves sur toutes sortes de sujets... Il faut aussi que l'enseignant délivre des connaissances, qu'il analyse avec ses élèves des textes littéraires.


En revanche, on voit bien la détresse de certains élèves, leur peur, leur souci de leurs propres difficultés, le rejet de la section professionnelle qu’ils redoutent.

On perçoit bien aussi toute la difficulté de la juste sanction. L’élève renvoyé méritait il de l’être ?

Que faire face à la violence des élèves ? Le professeur se retrouve isolé face à des classes de 30 à 35 élèves parfois difficiles à gérer.


L’attitude de fermeté s’impose dans tous les cas mais cela génère des tensions, des colères, des désarrois. La fragilité n’est guère permise. Le métier exige une solidité, une maîtrise de soi, une rigueur vis-à-vis de soi même et des autres. C’est là le mérite de ce film : nous montrer, en partie les obstacles auxquels sont confrontés les enseignants. 


Ces difficultés sont bien réelles, face à une jeunesse parfois déboussolée et qui n'a aucun repère. Il faut, sans aucun doute, aider les enseignants, les valoriser, mettre en évidence l’importance de leur rôle. Il faudrait aussi pour que le métier redevienne attractif restaurer une certaine confiance entre les enseignants, les parents, les élèves. Les critiques auxquelles sont exposés les enseignants sont aussi pernicieuses et nuisibles : « des nantis, des paresseux, toujours en vacances » ! Quelle image totalement erronée de cette profession donne-t’on !!


Une profession, rappelons-le, qui est en détresse :elle n’attire plus les vocations : il est temps de la réhabiliter, de lui redonner toute sa place. Il est temps de percevoir tout le dévouement qu'exige ce métier, un métier au service des élèves.






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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 11:27

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Fleur exotique originaire de l’Egypte, de l’Inde et de la Chine, l’hibiscus nous étonne par sa beauté éclatante : le calice grand ouvert nous fait percevoir toutes les nuances de couleurs de la fleur : un rouge pourpre qui se décline en un rose profond, un orange vif qui devient jaune mordoré, un jaune éclatant veiné de blanc..

 

La fleur nous semble d’abord comme enroulée sur elle-même avant de s’épanouir, puis on la retrouve largement offerte, avec des contours réguliers, progressivement elle se froisse et prend des formes festonnées sur les bords, elle fait alors songer à un pliage de papier crépon, elle se referme enfin sur elle-même et retourne à sa forme première… Le cœur de la fleur lui-même paraît irréel avec un pistil étoilé de petites étincelles scintillantes et lumineuses...

 

Cette rose de Chine se dresse sur sa tige et nous impose son altière beauté, ses pétales somptueux, larges et magnifiques… fleur éphémère, elle est d’autant plus belle : sa splendeur fragile s’éteint rapidement, et l’on retrouve à terre le rouleau de la fleur repliée sur elle même …

 

De la famille des malvacées, l’hibiscus vient d’un mot grec : ibiscos qui désigne « la guimauve ». ses fleurs rouges sont utilisées en Egypte pour la préparation d’une boisson divine « le carcadé ».

Cette fleur d'Egypte nous transporte dans un monde magique et mystérieux : elle nous emmène au bord du rêve : on perçoit alors les rives verdoyantes du Nil, les felouques, les pyramides, le sphynx, les pharaons, les dieux antiques Amon, Baal, Sobek, les fleurs de lotus...

L'hibiscus semble tout droit sorti d’un conte de fées… tant sa beauté est étrange et irréelle, tant sa fleur nous enchante et nous transporte dans un monde idéal…. Le feuillage abondant, d’un vert profond et luisant rehausse la merveilleuse splendeur de cette rose éphémère…

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:34
aube dorée 2
Après le bon score de Marine Le Pen au premier tour des élections présidentielles ,la Grèce elle-même en pleine crise est touchée par les dangers de l’extrémisme et du nazisme….

 

Les dernières élections du 6 Mai en Grèce ont vu la progression du parti néo nazi ,l’aube dorée ,un nom plein de poésie qui cache sous cette dénomination des idées extrémistes nous rappelant l‘idéologie de l‘Allemagne nazi et et les heures sombres de l‘histoire de l‘Europe.

 

Nikos Mihaloliakos ,le chef de ce groupe grec néonazi Chryssi Avghi (Aube dorée) propulsé au parlement par le scrutin du 6 mai a nié l'existence des chambres à gaz lors d'un entretien télévisé, s'attirant une protestation du gouvernement dans un pays où le négationnisme n'est pas poursuivi. 

 

"Auschwitz, quoi Auschwitz ? Je n'y suis pas allé. Que s'y est-il passé ? Vous y étiez-vous ?" a déclaré Nikos Mihaloliakos, selon la vidéo d'une émission diffusée dimanche soir par la chaine privée Méga. "Il n'y avait pas de fours, ni de chambres à gaz, c'est un mensonge", a-t-il précisé . Il a aussi affirmé avoir "lu beaucoup de livres mettant en doute le chiffre de six millions de juifs" exterminés par les nazis. 

 

Mihaloliakos prononce là sans détour des propos négationnistes. Son parti,Chryssi Avghi a conquis 6,9% de l'électorat (21 députés) en jouant sur la colère des Grecs face à l'austérité et leurs réflexes xénophobes.Mihaloliakos va même plus loin ,puisque ,selon ce chef du parti néo nazi Hitler est "une grande personnalité historique du 20ème siècle". 

Voilà qui nous rappelle les tonitruantes déclarations de Jean Marie Le Pen qui avait aussi en son temps mis en doute l'existence même des chambres à gaz ,les traitant de "détails de l'histoire". Voilà qui révèle aussi la progression des idées d'extrême droite en Europe dans une période de crise...

On ne peut que condamner de tels propos qui visent à jeter le trouble ,à dénier des réalités historiques et surtout à présenter Hitler comme un héros .

Il faut aussi s'inquiéter de la progression de ces partis qui ne pensent qu'à propager la division ,le rejet ,la haine...La crise est bien évidemment à l'origine de leur succès et on voit bien tout le danger que représentent de telles idées...

 

aube dorée








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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:43

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Eclatant dahlia il resplendit de mille couleurs chatoyantes : rouge,rose, jaune, blanc, mauve…Sa fleur est bien la plus riche en pétales serrés, compacts,s’élargissant sur la périphérie. Une fleur rayonnante, fastueuse , superbe par ses teintes variées, par la multitude de ses pétales...

 

Nul parfum pour cette fleur somptueuse, mais ses couleurs variées nous étonnent, nulle fleur ne se décline en autant de nuances, en autant de teintes… Les feuilles épaisses exhalent une odeur d’herbe assez prononcée, bien perceptible. Le feuillage dense, touffu laisse dépasser la haute tige de la fleur qui se dresse, se hausse pour se montrer au regard de tous... Il faut voir avec quelle audace la fleur se hisse pour attirer l'attention ! et comme le spectacle des pétales nous séduit, nous fascine, nous charme !

 

La fleur affirme ses formes bien dessinées de manière géométrique, avec une perfection dans l’agencement des pétales dont la taille très petite au centre s’élargit sur les bords... Etonnant dahlia ! Il nous paraît tout droit sorti des mains d’un artiste amateur de couleurs et de formes concentriques...

 

Surprenant dahlia ! dont le nom mystérieux nous attire, nous enchante, nous entraîne dans son sillage : le son « a » redoublé nous appelle, forme comme un écho, étrange .

De la famille des astéracées comme le gazania ,cette fleur originaire du Mexique fait songer à un astre rayonnant… Les Aztèques vénéraient le dahlia et lui vouaient un culte particulier… Les indigènes l’appelaient alors d’un nom local : « chichipatli » ou « acocotli », mots aux sonorités exotiques, pleines de saveur et de charme. La découverte du dahlia remonterait au 16ème siècle, lors de la conquête du Mexique par l’espagnol Cortès..

 

Le dahlia nous offre une fleur pleine d’exotisme et de d’exubérance : ses pétales éclatent de couleurs, une multitude de pétales semblent exploser en mille éclats sous nos yeux...

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:38


"Pourquoi évoquer cet enseignement qui  paraît démodé, désuet, ringard ?"diront certains.

Oui, le latin est oublié, dédaigné, négligé, il devient un enseignement marginalisé : le nombre d’élèves qui choisissent cette option diminue chaque année, dans certains établissements, le latin n’est même plus proposé aux élèves et quand il l’est, les horaires eux-mêmes sont dissuasifs et montrent que cette discipline est mise au rebut : les cours de latin sont placés en fin de journée de 16 heures à 18 heures ou entre midi et 14  heures…


C’est certain, le latin n’est plus à la mode, pourtant il a connu ses heures de gloire, autrefois n'était-il pas une marque de culture, n’était-il pas prisé, recherché ? Les classes de latinistes littéraires ne regroupaient-elles pas les meilleurs élèves ? Dorénavant elles se raréfient...


Comment expliquer un tel déclin ? Pourquoi méprise-t-on cette langue qui constitue le substrat du français moderne ? Il semble que l’on veuille privilégier les enseignements plutôt scientifiques : les mathématiques, l’économie devenue obligatoire en seconde ou encore les langues vivantes qui ont aussi leur utilité…

Pourtant, le latin représente un héritage inestimable, notre langue est constituée, dans sa plus grande partie, de mots qui viennent directement du latin. « La loquacité, le soliloque, l’allocution, l’éloquence, la grandiloquence », autant de mots qui viennent du verbe latin « loquor » parler. « La fée, la fatalité, la faconde » sont issus d’un même radical verbal : fari qui signifie aussi « dire parler. »« Le verbe, l’adverbe, le verbiage », l’adjectif « verbeux » ont pour origine le nom « verbum » qui désigne le « mot ».

Sans le latin, nous sommes à jamais coupés de nos origines, de nos racines, nous perdons le sens des mots, leur vraie valeur… Sans le latin, nous sommes comme abandonnés sur une terre inconnue... Bien sûr, on peut toujours consulter un dictionnaire mais l’étymologie n’est pas toujours bien lisible car elle entre dans un réseau complexe de significations…


De plus, l’apprentissage du latin exige rigueur dans l’analyse et la traduction : c’est une langue qui connaît des déclinaisons, chaque mot étant marqué par une terminaison spécifique indiquant sa fonction dans la phrase… Apprendre le latin, sans nul doute, c’est aussi apprendre le français et le maîtriser dans toutes ses subtilités grammaticales… c’est mieux maîtriser le vocabulaire, remonter aux origines, origines des mots mais aussi aux origines de la culture... c’est former son esprit, le façonner, le rendre plus aigu.

Apprendre le latin, sans conteste, c’est retrouver sa langue, la vraie, sa mémoire littéraire , philosophique… c’est aussi s’imprégner d’autres langues : l’italien, l’espagnol...


Il faut absolument remettre à l’honneur cette discipline qui pourra redorer le blason des études littéraires, qui assurera aux élèves des bases solides, qui leur permettra de mieux comprendre leur propre langue et de mettre en œuvre leur acuité et leur vivacité d’esprit…




 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:24

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La page est tournée, N. Sarkozy abandonnera ses fonctions le 15 Mai au profit de F. Hollande... Dès lors l’ancien président devrait disparaître de la scène politique, il l’a déclaré à plusieurs reprises.

 

Même s'il a perdu les élections et son poste tant convoité, pour autant, son avenir est assuré : il peut reprendre, s’il le souhaite son ancien métier d’avocat, il peut parcourir le monde et donner des conférences mais il pourra aussi tout simplement prendre sa retraite à l'âge de 62 ans, il pourra profiter alors d’une retraite confortable et aisée : il percevra comme tout ex-président une indemnité de 6000 euros bruts par mois ! S’il décide de siéger au Conseil constitutionnel, il aura alors droit, dès maintenant, à un salaire de 11500 euros ! Avec des primes diverses dites de sujétion, avec des avantages matériels non négligeables : appartement de fonction, voiture de fonction, deux policiers pour assurer sa sécurité, deux chauffeurs à sa disposition, sept collaborateurs, des cartes de circulation illimitées sur Air France et à la SNCF !!

C’est bien là ce qu’on peut appeler de" vrais" privilèges...

L’addition est estimée pour l’état à environ 1,5 million d’euros par an et par président…

 

Quand on pense que ce gouvernement a demandé sans arrêt aux modestes travailleurs, aux fonctionnaires, aux plus humbles de travailler plus pour gagner plus , de se sacrifier pour atteindre une misérable retraite sans cesse reculée à 62 ans …,de renoncer à de soi disant « privilèges » attribués aux fonctionnaires ,de faire des efforts d’économie en matière de santé ,qu’il n’a pas hésité à supprimer des postes d’enseignants…, le sort réservé à notre président sortant apparaît comme la plus criante ,la plus révoltante des injustices …

 

Oui, Nicolas Sarkozy a un bel avenir devant lui et même si les « affaires «  le rattrapent ,il faut parier qu’il s’en tirera encore… comme d’autres l’ont fait avant lui… « Selon que vous serez puissant ou misérable… » tout le monde connaît la fable de La Fontaine et sa morale …

Oui, Nicolas Sarkozy pourra mener une vie pleine de quiétude dans le luxe ,le confort…Qui pourrait inverser la tendance ? Qui pourrait rétablir plus de justice et d’équité ?Je ne vois pas …à moins qu’une nouvelle ère de retour à l’intégrité, à l’honnêteté ne s’ouvre devant nous…Il faut l’espérer…ou le rêver...

fin 4







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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 13:02

 

accuse

 

 

Nouveau meeting de campagne ce vendredi 4 mai aux Sables d'Olonne pour N. Sarkozy qui ne décolère pas et dénonce violemment "les injures, la calomnie, les torrents d'outrance qui se sont déversés contre lui".

 « J'ai été traité de Franco par (Michel) Piccoli, de Laval par l'aimable Mélenchon, de Pétain par le Parti communiste », qui « peut me donner des leçons de démocratie », et le rassemblement du Trocadéro a été comparé à « Nuremberg, selon un militant socialiste », a déclaré le président-candidat, sans citer le généticien Axel Kahn, candidat aux législatives à Paris..

"Qui sont-ils, quels sont leurs titres de gloire (...) ceux qui veulent m'empêcher de parler à 6,5 millions d'électeurs de Marine Le Pen ? " Jamais le peuple de France ne s'est senti autant injurié, acculé, manipulé"

 

Fort des derniers sondages qui le créditent d'un sursaut, Nicolas Sarkozy déclare :"chaque voix va compter, les choses vont se jouer sur le fil du rasoir".

Nicolas Sarkozy s'en prend aux calomniateurs mais il oublie que lui même et les gens de l'UMP n'ont pas été en reste pour ridiculiser et conspuer l'adversaire : François Hollande le lui a bien fait remarquer lors du fâmeux débat. Lorsqu'on utilise soi même la raillerie, la dérision, l'injure a-t-on le droit de le reprocher aux autres ??

 

Nicolas Sarkozy lui même n'a pas hésité à traiter François Hollande de Ponce Pilate, lui reprochant bassement de ne pas avoir connaissance de la vie privée de Dominique Strauss Kahn : les coups ont été portés des deux cotés et F. Hollande a subi mille quolibets qui mettaient en doute ses compétences, ses capacités à rivaliser avec son concurrent... Nicolas Sarkozy a maintes fois ironisé sur le débat ,les débats qu'il aurait voulu multiples..., ce qui en fin de compte l'aurait plutôt desservi, au vu de sa dernière prestation au cours de laquelle il a perdu des points.


En fait, on perçoit un candidat fébrile, qui en appelle sans cesse à l'électorat du F N, qui court à la "pêche " aux voix et tousles moyens sont bons même les plus démesurés : les militants UMP se déploient et font même du démarchage à domicile pour capter l'électorat en perdition. Deux sbires de l 'UMP se sont présentés à mon domicile pour promouvoir le candidat Sarkozy, J’avoue avoir été étonnée de les voir, le Jeudi 3 Mai, venir sonner à ma porte pour m’expliquer, disaient-ils, la politique de leur candidat et les raisons pour lesquelles il fallait voter pour lui !!

 

Fidèle à mes principes, refusant tout démarchage publicitaire à domicile, j’ai refusé de les recevoir mais ils ont malgré tout glissé sous ma porte leur petit papier de propagande avec les 5 raisons de voter pour N. Sarkozy !! et des éloges appuyés : « un président respecté dans le monde …qui a pris des décisions courageuses…il valorise le travail…il a renforcé la sécurité…il défend la citoyenneté… il fait confiance au peuple, veut lui redonner la parole » !! autant d’affirmations vaseuses et contestables..

Incroyable !! Où en arrive-t-on dans cette campagne ? Le démarchage à domicile est-il autorisé dans le domaine politique ? Pour ma part, je ne l’accepte pas, je le condamne… Je refuse l’intrusion d’un quelconque candidat chez moi …

Qui ne voit là, dès lors, une fuite en avant de N. Sarkozy ? Tous les moyens sont bons pour capter de nouveaux électeurs mais à trop vouloir séduire, attirer, se livrer à du démarchage comme on le fait pour un produit publicitaire, l’effet inverse se produit : au lieu d’entrainer l’adhésion, un tel comportement provoque souvent le refus et le rejet …

L’attitude outrancière de N. Sarkozy qui a été condamné tout au long de son quinquennat se perçoit plus que jamais en cette fin de campagne présidentielle… Qui a donc "injurié, acculé manipulé le peuple de France " ?

 

J'accuse N . Sarkozy de mensonge, de calomnie, d'outrances, d'extrémisme, je l'accuse de vouloir se présenter comme une victime, je l'accuse de diviser au lieu de rassembler, je l'accuse de jouer sans arrêt sur le thème de la peur, du danger, je l'accuse d'agiter sans cesse sous nos yeux le spectre de la Grèce ou de l'Espagne, je l'accuse d'avoir pratiqué et organisé la régression sociale , de s'être soumis aux diktats de l'Allemagne, de nous l'avoir présenté comme un modèle à suivre... Je l'accuse d'avoir supprimé l'année de formation pour les jeunes enseignants, d'avoir négligé le monde de l'éducation essentiel pour l'avenir d'un pays, je l'accuse de toutes les promesses faites et qui n'ont pas été tenues...

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