Ce jour-là, en ville, je vois s'avancer un être entièrement vêtu de noir, une capuche sur la tête, il traîne après lui un chariot à roulettes, et soudain il s'arrête près d'une poubelle de rue, plonge sa main à l'intérieur, la ressort avec un amas informe, puis dépité va son chemin...
Plus loin, un autre miséreux observe attentivement le sol devant un magasin express, il se baisse, ramasse un mégot puis un deuxième...
Et au détour d'une autre rue, un autre pauvre tient un carton pour demander de quoi se nourrir : ses pieds nus sont sales, et il titube en marchant.
Un autre jour, une femme au regard perdu me demande un peu de monnaie pour manger... hélas ! La monnaie se fait rare dans nos sociétés de cartes bancaires, et je ne peux même pas l'aider...
Tous ces gens ont l'air de venir d'une autre planète...
Et tout cela se passe en France...
Alors que nos supermarchés regorgent de nourriture, alors que nous vivons dans une certaine aisance, ce décalage parait inadmissible...
"En 2024, en France métropolitaine, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Le taux de pauvreté est ainsi de 15,4 %. C'est énorme !
Le seuil de pauvreté est fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. Il correspond à un revenu disponible de 1 337 euros par mois pour une personne vivant seule et de 2 807 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans."
C'est pourtant un sujet dont on parle peu...
Alors que la France regorge de ressources, tant de misère paraît inconcevable...
Et les prévisions ne sont pas optimistes..
"Précarité alimentaire : 1 personne sur 10 sera concernée dans les dix ans à venir...
C’est une estimation terrible. Une personne sur 10 risque de tomber dans la précarité alimentaire, en France, lors des dix prochaines années. C’est en tout cas le résultat d’une nouvelle étude sur l’extrême pauvreté qui exploite les données des Restos du cœur, dont l’Agence France-Presse dévoile les conclusions aujourd’hui.
Alors que 5,5 millions de personnes ont eu recours au moins une fois à l’aide alimentaire des Restos du cœur entre 2018 et 2025, les bénéficiaires sont en moyenne pris en charge pendant 18 mois.
Le taux de chômage et l’augmentation des loyers sont les deux principaux facteurs qui expliquent l’entrée dans l’extrême pauvreté. Et qui poussent les gens dans la précarité alimentaire."
Source :
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