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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 12:34
L'arbre devient algue mouvante...

 

Reflet de l'arbre sur le canal... image mouvante, soudain animée, étonnamment vivante !

 

 

Les branches dépouillées se meuvent dans le courant de l'eau...

 

 

 

Torsions des branches, qui s'enroulent sur elles-mêmes, vrilles, spirales sur le miroir de l'eau...

 

 

 

L'arbre rejoint le monde aquatique, l'arbre devient algue mouvante...

 

 

 

Les branches dénudées resplendissent sous le soleil de l'hiver, elles révèlent des teintes dorées...

 

 

 

Tandis que des oiseaux, pigeon, merle traversent ce tableau de leur vol majestueux...

 

 

 

 

Tout un spectacle pour s'émerveiller !

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2026 5 06 /03 /mars /2026 13:10
La Maritza, c'est ma rivière...

Une magnifique chanson sur l'exil, la nostalgie du pays natal, en l'occurrence la Bulgarie symbolisée par le nom d'un fleuve : La Maritza, dont on perçoit à travers ses sonorités l'origine slave...

Le mot à lui tout seul représente un pays lointain, et aussi tout un univers de beauté, avec sa voyelle "a" réitéré, ses sonorités féminines... comme une personne ou une mère bienveillante qu'on a dû quitter.

Ce nom qui chante est ainsi lancé en tête du poème et mis en valeur par une personnification.

 

Et aussitôt s'exprime un attachement à cette rivière, comme le montre l'emploi du possessif "ma rivière." On perçoit aussi un texte personnel, intimiste, comme une confidence qui nous touche.

La référence à la "Seine" qui suit : "Comme la Seine est la tienne" suggère bien le fait que cette rivière symbolise tout un pays, un univers. Quand on pense à la Seine, on sait que ce fleuve représente la France.

 

Pourtant, cette mémoire du pays natal est bien lointaine car elle passe par les souvenirs du père de la narratrice qui se désole elle-même d'avoir oublié tout le passé de son enfance.

Les négations viennent souligner ce manque " rien Pas la plus pauvre poupée Plus rien".

 

Mais la transmission demeure grâce à ce père et grâce à un "refrain d'autrefois", un refrain joyeux que nous fait entendre la chanson...

 

Dans le deuxième couplet, d'autres chants sont évoqués : ceux de tous les oiseaux associés à la rivière, des oiseaux qui chantaient la liberté. On voit là tout un art de la suggestion.

On suggère avec ces oiseaux un pays où la liberté était réprimée... et d'ailleurs l'enfant qu'était la narratrice ne "comprenait guère", car l'enfance est un monde d'innocence.

Mais le père, lui, "savait écouter". On retrouve tout un art de la suggestion encore avec cette expression :

"Quand l'horizon s'est fait trop noir
Tous les oiseaux sont partis sur les chemins de l'espoir"

Sans que soient nommés les faits précisément, on perçoit des troubles, la couleur noire symbolisant le deuil, des malheurs.

 

Et c'est vers l'espoir, un avenir meilleur que se tournent les oiseaux et la famille réunie dans ce pronom personnel "nous" :

"Et nous on les a suivis à Paris"

L'exil est ici synonyme d'espoir, de renouveau...  l'image poétique de cette famille qui suit les oiseaux est magnifique et émouvante.

 

Et la narratrice de déplorer tout de même encore ses souvenirs d'enfance perdus :

"De mes dix premières années
Il ne me reste plus rien"

Seule reste la mémoire de ce refrain joyeux de son pays natal chanté par son père...

 

Magnifique chanson qui souligne l'importance des racines, des origines, de l'attachement à la terre natale ! Une chanson à valeur universelle qui parle aussi à toutes les personnes déracinées...

 

La mélodie oscille entre douceur, mélancolie et joie de ce refrain entonné et scandé : "la la la la la"...

 

Pour mémoire :

La chanson sortie en 1968, interprétée par Sylvie Vartan a été composée par Jean Renard et écrite par le parolier Pierre Delanoë.

"Les paroles évoquent la Maritsa, un fleuve qui coule en Bulgarie avant de se jeter dans la mer Égée le long de la frontière gréco-turque. En effet, Sylvie Vartan est née en Bulgarie et y a vécu jusqu'à l'âge de huit ans avant d'émigrer en France avec sa famille, fuyant la dictature communiste en décembre 1952, quittant aussi son grand-père paternel."

Les paroles :

https://www.paroles.net/sylvie-vartan/paroles-la-maritza

 

 

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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 10:41
Ukraine : les enfants de la guerre...

Des témoignages bouleversants au cours d'un reportage de France2 au JT de 20 heures : des enfants meurtris, brisés par la guerre que mènent les Russes en Ukraine...

Et on sait combien les traumatismes vécus pendant l'enfance ont un impact profond et délétère...

 

"2025 a été l'année la plus meurtrière pour les civils ukrainiens. Les enfants sont particulièrement traumatisés par les quatre années de guerre. Les orphelins sont parfois recueillis dans des familles d'accueil ukrainiennes, où ils tentent de se reconstruire.

 

Une enfance volée. À 58 ans, Natalia, assistante familiale, accueille cinq enfants qui ont réussi à fuir les territoires ukrainiens occupés par les Russes. La plupart sourient, mais Ivan, 12 ans, a le regard dur. Il y a sept mois, le jeune garçon vivait avec sa mère dans la région de Kherson, lorsqu'elle a été tuée par les Russes sous ses yeux.

"Un jour, il y a un militaire russe qui est venu chez nous. Il voulait de l'alcool. J'étais assis dans la pièce, je jouais avec un éléphant et un ours en peluche. Il parlait avec ma mère. Il voulait la violer. Puis j'ai entendu les tirs. Je me suis allongé par terre. J'ai entendu les coups de feu. Au bout d'un moment, ils se sont arrêtés et ensuite il est parti", raconte-t-il.


Le traumatisme est si fort que l'adolescent bégaie désormais. "Je suis vraiment triste pour lui", confie Natalia en larmes. "Je ne sais même pas comment un enfant peut survivre à une chose pareille. En ayant moi-même vécu l'occupation, je n'arrive pas à imaginer sa douleur", poursuit celle qui l'accueille.

Ivan se retrouve sans sa mère et sans son père, qui n'est plus là non plus. Une association l'a aidé à fuir, et c'est avec Natalia qu'il tente maintenant d'avancer. "Je déteste cette Russie, ce qu'ils font avec nous. On avait tout, la maison, c'était le rêve. Puis on a vécu dans la terreur", dénonce l'assistante familiale.


Valeria a aussi connu la russification à marche forcée. À 16 ans, elle a passé 550 jours dans un camp russe. "Dès mon arrivée, j'ai été prise en photo. On était habillés n'importe comment, en fonction de ce qui arrivait avec l'aide humanitaire. Le photographe venait de Moscou, il nous racontait à quel point la vie était belle en Russie", témoigne-t-elle.

Dans le camp, elle n'a plus le droit de parler ukrainien. Sur ses bulletins scolaires, le russe devient sa langue maternelle et l'histoire de la Russie est une matière fondamentale.

"Les Russes m'ont brisé psychologiquement. Tu ne comprends plus rien. Tu parles ukrainien à la maison et on vient vers toi et on te raconte complètement autre chose. Les Russes sont très doués pour la propagande. Ce camp est devenu mon plus grand traumatisme. Mon caractère a changé. Je suis maintenant très fermée, je le sens", appuie-t-elle.

Valeria est parvenue à quitter le camp en obtenant une place dans un convoi humanitaire. Par chance, les autorités se sont montrées peu regardantes. Valeria et Ivan ne se connaissaient pas. Tous deux partagent désormais un passé douloureux lié à la guerre. Comme eux, 2 000 enfants ukrainiens sont revenus des territoires occupés."

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/ukraine-des-familles-d-accueil-recueillent-les-orphelins-de-la-guerre_7825226.html
 

Ukraine : les enfants de la guerre...
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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 13:33
Trump rentre en guerre...

 Trump le "pacificateur" se transforme en chef de guerre au risque de déboussoler les MAGA.
En lançant une offensive militaire contre l'Iran, Donald Trump rompt avec son image de pacificateur. L'absence de stratégie claire et les risques économiques et humains pourraient revenir le hanter lors des élections de mi-mandat.

La guerre, c'est la paix ?

 

"Samedi 28 février, les États-Unis ont lancé l'opération "Epic Fury" contre l'Iran. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président américain a affirmé vouloir "veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde".

 

Pas d'allocution solennelle à la nation. Mais une vidéo de Donald Trump postée sur les réseaux sociaux pour justifier une guerre, longtemps annoncée, et finalement déclenchée samedi 28 février. Quels sont les objectifs affichés par le président américain ? "Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera totalement, encore une fois, anéantie. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde", a-t-il ainsi déclaré.

Après de vaines négociations, la guerre est la seule solution, selon Donald Trump, pour éviter que l'Iran ne menace la sécurité et les intérêts des Etats-Unis dans le futur. Quel est le dispositif américain ? Pour mener l'opération "Epic Fury", Donald Trump a déployé un dispositif inédit depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Il comprend au moins 14 navires de guerre, des destroyers et deux porte-avions, ainsi qu'environ 200 avions de chasse. Ce dispositif s'ajoute aux moyens des bases américaines permanentes dans la région, pour un total de 50 000 soldats.

Le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald R. Ford, a rejoint la zone vendredi 27 février, après avoir fait le plein de vivres et de munitions. Des avions ravitailleurs américains ont aussi été photographiés en Israël. Pour tenir. Car l'opération est appelée à durer et pourrait se dérouler par vagues.


Selon les experts, les forces déployées restent insuffisantes pour une campagne prolongée, notamment en termes de logistique et de munitions. En face, quelle capacité de riposte ? Lors des frappes américaines et israéliennes en juin, seules 30 % des capacités militaires iraniennes auraient été détruites.

Il reste à Téhéran des drones et des centaines de missiles. Ces derniers auraient une portée d'au moins 2 000 km, soit de quoi toucher plusieurs bases américaines. Et ces armements ne sont pas si simples à détruire.

"Les sites ont été renforcés parce qu'ils s'attendaient à des attaques israéliennes et américaines. Et certaines rampes de lancement de missiles sont mobiles, l'Iran peut les déplacer, donc vous ne pouvez pas forcément les frapper de façon exacte", explique Marion Messmer, chercheuse en relations internationales.

Dans son allocution, Donald Trump prépare les Américains à la mort éventuelle de soldats. Mais selon lui, il s'agit d'une noble cause, essentielle pour le futur des États-Unis."

 

Certes "le guide suprême" est mort ainsi que sa garde rapprochée. Mais le régime iranien, lui, se maintient.

Et la riposte à cette attaque n'a pas tardé : bombardements contre Israël, contre de nombreux pays voisins et contre des bases américaines.

L'embrasement est régional : des explosions ont retenti à Riyad en Arabie saoudite, à Abou Dhabi, à Doha au Qatar, à Dubaï, au Koweït ou encore Manama, capitale de Bahreïn.

Est-ce qu'on s'achemine vers une guerre longue et incertaine ?

A l'issue de cette guerre, est-on sûr que l'Iran ira vers une transition démocratique ?

N'oublions pas les risques économiques : dans le détroit d’Ormuz, la guerre en Iran a déjà des conséquences sur l’économie mondiale. Le blocage de ce passage clé du commerce du pétrole par l’Iran va perturber l’approvisionnement en or noir et faire monter le prix du baril en flèche.

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/iran-quel-est-le-plan-de-donald-trump_7837190.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/dans-le-detroit-d-ormuz-la-guerre-en-iran-a-deja-des-consequences-sur-l-economie-mondiale_260983.html

Trump rentre en guerre...
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1 mars 2026 7 01 /03 /mars /2026 13:43
Quel beau déhanché !

 

Une carpe déambule majestueusement dans l'eau bleue du canal...

 

 

 

On admire sa danse chaloupée, sinueuse, pleine d'élégance...

 

 

 

Et lorsqu'elle effleure la surface de l'eau, on découvre un visage, des yeux, des traits étonnamment humains, comme une parenté, une proximité émouvantes...

 

 

 

Sous le soleil de l'hiver, la carpe revêt une parure dorée, des teintes de miel, des éclats lumineux...

 

 

 

Elle s'irise soudain de ces rayons solaires, elle resplendit, éblouissante, flamboyante...

 

 

 

Magnifique vision d'un jour d'hiver !

 

 

 

 

 

 

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27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 12:34
L'eau et la musique... la suite...

"La chanson de l'eau, la musique de l'eau..." voilà des expressions que l'on utilise souvent... L'eau serait peut-être l'élément qui a le plus de points communs avec la musique... découvrons les liens secrets qui unissent la musique et l'eau grâce à une conférence musicale de Marc Simon...

 

Ainsi, Suzanne Ciani, pianiste italo-américaine, nous fait entendre la pluie dans une magnifique composition très suggestive...

Marc Simon nous interprète aussi sur ce même thème une chanson célèbre de Claude Nougaro : La Pluie Fait des Claquettes... là encore la mélodie évoque bien les clapotis de la pluie qui est personnifiée et magnifiée... poésie, jeux de mots, un bel hymne à la pluie !

La pluie a inspiré de nombreux chanteurs, et elle peut représenter la tristesse, les larmes, comme avec cette chanson qui pleure de Slim Harpo, un bluesman... Raining in my heart :

"Rainin' in my heart
Since we been apart
I know I was wrong
Baby please come home

Il pleut dans mon cœur
Depuis que nous sommes séparés
Je sais que j'ai eu tort
Bébé, reviens à la maison"

Slim Harpo est l'un des représentants du blues traditionnel d'après-guerre.


Une pluie que chante encore Tom Waits avec sa voix rauque... et avec un texte très surprenant...

"This is how the world will be
Everywhere I go it rains on me
Forty monkeys drowning in a boiling sea
Everywhere I go it rains on me
I went down into the valley to pray
Everywhere I go it rains on me
I got drunk and I stayed all day
Everywhere I go it rains on me


Partout où je vais, il pleut
Quarante singes se noient dans une mer en ébullition
Partout où je vais, il pleut
Je suis descendu dans la vallée pour prier
Partout où je vais, il pleut
Je me suis enivré et j'y suis resté toute la journée
Partout où je vais, il pleut"

 

L'eau prend aussi la forme de ce qui la contient : un élément qui aurait une certaine faiblesse, mais on connaît sa force virulente. La crue du Mississippi de 1927 fut l'inondation la plus catastrophique de l'histoire des États-Unis. Ces inondations provoquèrent la mort de nombreuses victimes et le déplacement forcé de milliers de personnes. Le débordement du Mississippi fut provoqué par d'intenses précipitations au cours de l'été 1926. Au printemps suivant, le Mississippi détruisit les digues en 145 points différents pour inonder 70 000 km2.

When the Levee Breaks est une chanson de blues écrite et enregistrée par le duo Kansas Joe McCoy et Memphis Minnie en 1929. La chanson, dont le titre signifie "quand la digue se rompt", a été écrite à la suite des bouleversements causés par la grande crue du Mississippi de 1927.

Et cette chanson est tombée dans les oreilles de jeunes Anglais qui l'ont reprise : le groupe Led Zeppelin, une musique très rythmée qui semble mimer le retour obsédant de l'eau, avec la batterie qui résonne...

La chanteuse et guitariste américaine de jazz Madeleine Peyroux a repris, elle, une chanson de Joni Mitchell : River... Après une rupture, on peut espérer se retrouver sur un fleuve glacé pour partir, tel est le thème de cet extrait... belle voix, bel univers, une certaine sobriété dans les sentiments...


"I wish I had a river
I could skate away on
But it don't snow here
It stays pretty green

 

J'aimerais avoir une rivière

Je pourrais m'enfuir en patinant

Mais il ne neige pas ici

C'est toujours bien vert"

 

On écoute ensuite un air mystérieux que l'on doit à un groupe allemand : Popol Vuh qui a composé la musique de Aguirre la colère de Dieu, c'est une magnifique évocation du fleuve Amazonie...

 

Gone with the River est une composition de Perrine Mansuy, pianiste française :  une belle description,  au piano, du fil de l'eau...

 

Merci encore à Marc Simon pour cette conférence musicale qui nous a permis de voyager au pays magique et merveilleux de l'eau...

 

 

 

 

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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 10:40
In Violentia Veritas : un témoignage bouleversant...

 

Catherine Girard était l'invitée du club de lectures du Carré d'Art pour parler de son roman : In Violentia Veritas...

 

Un roman qui revient sur un fait divers sur lequel on a beaucoup écrit... Catherine Girard est la fille de Henri Girard, plus connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du célèbre roman : Le Salaire de la Peur.

Henri Girard est le fils de Valentine, une intellectuelle et de Georges aristocrate... Accusé d'avoir tué, le 24 octobre 1941, dans le château familial, à Escoire, en Dordogne, son père, sa tante, et leur servante, Louise Soudeix qui sont retrouvés morts, massacrés à la serpe.

Henri Girard est inculpé. Il sera défendu par un ténor du barreau de l’époque, Maître Maurice Garçon. Incarcéré dix-huit mois à la prison Beylleme, à Périgueux, il sera acquitté le 2 juin 1943, après un délibéré de dix minutes.

Innocenté, Henri Girard mène alors une vie de journaliste, d'écrivain, épris de justice, engagé pour l'indépendance de l'Algérie... . En 1962, Girard s'installe en Algérie avec sa famille, où il contribue à la création d'une école de journalisme et lance le quotidien Révolution Africaine.

Et voici qu'en 2025, Catherine Girard publie un roman : In Violentia Veritas où elle raconte le terrible aveu de son père : il est bien l'assassin de son père, de sa tante et de la bonne qu'il a tués au moyen d'une serpe.

Lorsqu’elle apprend, alors âgée de quatorze ans, qu’on la surnomme, à l'école, « la fille de l’assassin », Catherine Girard s’empresse d’aller interroger son père Henri Girard, mieux connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du roman Le Salaire de la peur. La confidence se fait dans une ambiance où la peur le dispute à la tendresse. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans un déni dont elle ne sortira qu’un demi-siècle plus tard, et qui la pousse aujourd’hui à prendre la plume pour confronter ce passé abyssal.

"Une nouvelle énorme, terrible de la part de la personne que j'aime le plus au monde", témoigne Catherine Girard.

"Et mon père a aussi tué celle qu'on appelait alors, dans ce milieu huppé, la bonne, le summum de l'injustice !"

Catherine Girard a travaillé sur les archives, les interrogatoires de police pour écrire son roman...

Et, malgré tout, elle dit toutes les valeurs de justice qui lui ont été transmises par son père, elle redit son admiration pour lui.

"Je voulais comprendre, et le premier ennemi pour comprendre, c'est l'amour porté à mon père. C'est un drame que je n'excuse pas du tout, mais que j'essaie de comprendre."

Catherine Girard évoque aussi la nécessité de se libérer par l'écriture... elle parle de l'amour dévorant de la mère pour son fils Henri, une forme d'emprise. Entièrement dévouée à son enfant, sa mère, bien que souffrant d’une dépression post-partum, élève seule son fils. Son père est au front. Valentine ne travaille plus et assure elle-même l’instruction de son fils. 

Pas d'école, pas de contact avec d'autres enfants. La mère Valentine était hypocondriaque, elle n'envoie pas son fils à l'école, elle avait peur qu'il attrape un microbe, une maladie : une emprise terrible, faite d'amour, certes, mais un enfant a besoin d'autres enfants pour se construire...

Alors pourquoi ces crimes ?

"Henri fut aussi un enfant battu par son père : ce premier crime est pour beaucoup dans la suite de l'histoire... conséquence : la haine, Henri Girard va payer de sa folie la violence de son père.

C'est un cri contre l'enfance bafouée, volée, un cri contre l'injustice, le summum de l'inacceptable.

Henri Girard souffrait d'une maigreur maladive, c'était donc un enfant fragile, et en plus c'était un enfant battu."

"Les violences subies par mon père, alors qu'il était un enfant, expliquent le meurtre. La pire des violences, c'est celle faite à plus faible que soi, et notamment à des enfants. C'est révoltant !", dit encore Catherine Girard.

Et comment a-t-il fait pour échapper à la justice ?

"Il n'a laissé aucune preuve tangible (il a donc tué la domestique totalement innocente) et il était défendu par un ténor du barreau..."

"Puis il a dilapidé la fortune dont il avait hérité : une sorte de règlement de comptes aussi avec l'héritage, le château a été saisi. Il a toujours méprisé l'argent..." ajoute Catherine Girard.

 

Avec ce roman, on perçoit les conséquences terribles d'une enfance battue. Grandir et vivre sous les coups a une inévitable influence sur le développement et le devenir des enfants. 

 

 

 

 

 

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23 février 2026 1 23 /02 /février /2026 12:33
Navalny : encore un opposant empoisonné...

Un pouvoir assassin qui utilise toutes sortes de moyens pour éliminer ses opposants, et notamment le poison...

"Une enquête de cinq pays européens confirme les doutes émis au moment de la mort d'Alexeï Navalny, qui a bel et bien été empoisonné il y a deux ans dans sa prison par une toxine mortelle. Le quai d’Orsay cible Vladimir Poutine, tandis que le Premier ministre britannique salue le courage de l’opposant face à la tyrannie.

 

Officiellement, il serait mort de cause naturelle à 47 ans. En réalité, Alexeï Navalny a été empoisonné, affirment cinq pays européens dont la France, près de deux ans jour pour jour après sa mort en prison.

Selon la cheffe de la diplomatie britannique, une toxine mortelle, présente dans la peau de grenouilles d'Équateur, a été identifiée dans des échantillons prélevés sur son corps.

"Seul le gouvernement russe avait les moyens, le mobile et l'opportunité d'utiliser cette toxine contre Alexei Navalny en prison", a déclaré Yvette Cooper, la ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni.

Paris dénonce également la responsabilité du président russe...


Ces nouvelles conclusions confortent les convictions de la veuve de l'opposant russe. "Désormais ce ne sont plus seulement des mots. Il y a des preuves scientifiques que mon mari Alexei Navalny a été empoisonné et tué par le gouvernement russe et par Vladimir Poutine", a réagi Ioulia Navalnaïa.

Paris aussi dénonce la responsabilité du président russe. "Nous savons désormais que Vladimir Poutine est prêt à utiliser l'arme bactériologique contre son propre peuple pour se maintenir au pouvoir", a partagé Jean-Noël Barrot sur X.

Le Kremlin a déjà été mis en cause dans des empoisonnements retentissants. En 2006 à Londres , l'ancien agent russe Alexandre Litvinenko est tué par une substance radioactive. En 2018, l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille survivent à un empoisonnement au Novichok, relevé sur la poignée de leur porte dans une petite ville anglaise.

 

Une "signature" de Vladimir Poutine ?
"Depuis l'arrivée au pouvoir de Poutine en 2000, le poison a été utilisé dans plusieurs cas. Ça montre au fur et à mesure une signature de Vladimir Poutine qui est un ancien agent du KGB, et ce sont des méthodes du KGB. Le KGB avait un laboratoire des poisons", rappelle Jennifer Deschamps, la réalisatrice des documentaires Les poisons de Poutine (ARTE).

Paris et Londres ont signalé l'empoisonnement d'Alexei Navalny à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques."

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/russie/alexei-navalny/russie-l-opposant-alexei-navalny-empoisonne-par-le-kremlin-selon-une-enquete-menee-par-cinq-pays-europeens_7806068.html

Navalny : encore un opposant empoisonné...
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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 13:12
Un joli ballet de mésanges bleues...

 

Les voici qui déboulent sur mon balcon, prestes, bondissantes, attirées par quelques graines...

 

 

Quel élan ! Quelle vivacité dans ces envols de mésanges bleues !

 

 

 

Et quelles splendeurs dans la parure de ces oiseaux ! Des couleurs contrastées de bleu, de noir, de lumières...

 

 

 

Tant de délicatesse, d'élégance dans ce ballet de mésanges !

 

 

 

Tant de prudence aussi ! Car elles ne s'attardent pas, et s'envolent rapidement vers les arbres qui les abritent...

 

 

 

 

Un bonheur de les apercevoir au coeur de l'hiver : douceur, finesse, beauté fragile, teintes célestes !

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 13:01
L'eau et la musique... premier épisode...

"La chanson de l'eau, la musique de l'eau..." voilà des expressions que l'on utilise parfois... L'eau serait peut-être l'élément qui a le plus de points communs avec la musique... découvrons les liens secrets qui unissent la musique et l'eau grâce à une conférence musicale de Marc Simon...

 

"Nous allons voyager au pays de l'eau ! Et voir les correspondances entre l'eau et la musique...

L'eau existe depuis bien longtemps, et probablement, on vient de cet élément... le mot "source" signifie aussi l'origine, la provenance." nous dit Marc Simon.

"Notre terre est couverte d'océans, de mers, de fleuves, nous venons de la mer... tout cela est mu par des forces qui nous dépassent : on peut parler des marées dues à la force d'attraction de la lune. On a aussi associé les cycles de la lune aux cycles féminins.

 

L'océan, la mer : notre maman, notre mère. Entre l'eau et la féminité, on trouve beaucoup de correspondances...

La musique n'est pas propre aux humains, les oiseaux, les vagues, les fleuves produisent aussi des sons que l'on associe à de la musique...

Tout le monde n'a pas connu la mer, mais la plupart des humains connaissaient la pluie, la neige..."

Marc Simon nous interprète alors une chanson de neige : image de l'oubli... elle se pose sur les souvenirs... joli blues mélancolique et doux comme la neige... il joue avec un bottleneck qui est un tube en verre ou en métal (ici en métal) que le guitariste place en général sur l'annulaire ou sur l'auriculaire, permettant ainsi de jouer en slide.

 

Puis, on écoute un extrait interprété par une chanteuse mongole : Sainkho Namtchylak, où le murmure de l'eau se mêle harmonieusement à la voix de l'artiste... Etonnant !

 

Une toute autre ambiance avec cette compositrice Vénézuélienne du 19ème siècle Teresa Carreno et ce magnifique morceau intitulé Un rêve en mer... une musique douce qui fait rêver, qui nous fait entendre le roulis des vagues. Teresa Carreno a écrit la plupart de ses oeuvres avant 22 ans, elle a été ensuite happée par sa vie de famille...

 

En 1886, Camille Saint-Saëns compose l'Aquarium : le piano se prête magnifiquement à l'évocation de l'eau ainsi que la guitare et la harpe... et ce morceau de Saint-Saëns restitue à merveille la fluidité de l'eau...

 

Avec Haendel et sa Water Music, pleine légèreté et d'élégance, l'eau se met au service du Roi, c'est une musique honorifique... somptueuse !

 

Marc Simon nous fait écouter alors une musique aux sons cristallins, un air mystérieux, envoûtant... une musique qui évoque Venise et qui restitue bien le côté mystérieux de cette ville où l'eau est présente partout... Merci Nino Rota pour cette belle évocation ! Magnifique !

Nino Rota avait une relation privilégiée avec Fellini : souvent la musique précédait le film et inspirait Fellini...

 

Puis, on est encore ébloui par cette composition de Rita Strohl : Musiques sur l'eau, composées en 1903, Jeux de Naïades : des sons qui s'égrènent, mystérieux, au piano...

 

Une musique qui fait penser à celle de Debussy : La Mer, Jeux de vagues, créée en 1905 à Paris... en l'écoutant, on croit voir et entendre les vagues qui déferlent et s'enroulent. Magique !

 

Puis, on fait un saut dans le temps avec ce groupe allemand Tangerine Dream et ce morceau : Naissance des Pléiades liquides, une musique très mystérieuse, sombre... on a l'impression d'être sous l'eau, dans les abysses !

 

Merci à Marc Simon pour ce merveilleux voyage au pays de l'eau !

A suivre...

 

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