Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 12:10
Des panneaux solaires à la place d'une forêt ?

 

Une étendue de panneaux solaires à la place d'une forêt ? Est-ce possible ? N'est-ce pas une aberration ?

C'est un comble ! Et l'on parle "d'énergies vertes" ?

 

"Dans les massifs des Alpes du sud, les installations de parcs photovoltaïques se multiplient depuis quelques années et suscitent parfois la colère des riverains...

 

Au pied de la montagne de Lure, un petit bois est ainsi menacé : 13 hectares de pins et de chênes qui pourraient laisser place à des panneaux solaires...

Sur place, certains habitants dénoncent un projet contre nature...

 

"Il y a des zones qu'on pourrait équiper : on peut équiper des surfaces commerciales, des abords d'autoroutes, des zones qui sont déjà anthropisées, avant de venir nous priver d'un espace naturel" indique Richard Fay, membre de l'association Amilure et du collectif Elzeard.

"On a déjà des projets partout, notre terreur, c'est que la montagne soit complètement mitée de projets de parcs photovoltaïques et que ça devienne invivable.", déclare une habitante de la région.

Le projet est à l'arrêt : un recours en justice doit être examiné.  

 

Mais à quelques kilomètres de là, sur la commune de Cruis, les travaux ont commencé... une parcelle de 17 hectares entièrement déboisée, créant quelques tensions entre les bûcherons et quelques citoyens venus défendre la forêt.

Terrible ! 5 jours plus tard, le terrain est à nu : les tronçonneuses ont fait leur oeuvre de destruction.

"C'est devenu un désert, tout ce qui était végétal, vivant a été massacré..." commente une habitante de la commune de Cruis.

 

L'entreprise chargée de construire le parc est ici dans son droit, elle a obtenu les autorisations nécessaires de la préfecture.

Les opposants au projet ne comprennent pas.

"Je ne suis pas contre les énergies renouvelables, mais ça me désole vraiment profondément, couper des arbres pour produire de l'électricité, pour moi, on est tombé sur la tête..." déclare une habitante de Cruis.

 

En louant son terrain à l'opérateur, la commune de Cruis s'assure une recette de 120 000 euros par an, pendant 50 ans.

Le maire a refusé une interview à des journalistes, mais par téléphone, il assume son calcul : "On va vers des énergies propres, renouvelables, et puis, il y avait la manne financière pour la commune."

 

On le voit : l'argent, les lobbies triomphent un  peu partout dans ces implantations contre nature...

 

Dans le développement du photovoltaïque, les terrains forestiers sont pourtant à proscrire : c'est une recommandation du ministère de la transition écologique, les opérateurs sont donc tenus de privilégier les terrains déjà artificialisés, par exemple des friches industrielles."

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/panneaux-solaires-les-parcs-photovoltaiques-installes-a-la-place-de-forets-font-polemique_5397625.html

 

En complément, un poème de Ronsard :

 

https://litteraturefrancaise.net/fr/oeuvre/ronsard-contre-les-bucherons/

 

Des panneaux solaires à la place d'une forêt ?
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2022 3 12 /10 /octobre /2022 09:59
Le prix Nobel de la paix 2022 attribué à l’ONG russe Memorial...

 

Memorial est une association essentielle sur la mémoire du totalitarisme soviétique : Memorial a documenté, raconté et entretenu la mémoire de millions de crimes du stalinisme, c'est une sorte de  Soljénitsyne collectif, que Poutine a interdit.

 

Memorial vient de recevoir le prix Nobel de la Paix : une ONG qui travaille depuis longtemps sur les crimes du stalinisme, qui a été contrainte de fermer ses portes 3 mois avant la guerre, ce qui a été vu par beaucoup d'observateurs comme un prélude à l'invasion de l'Ukraine.

Staline reste encore aujourd'hui très populaire en Russie...

Lev Ponomarev est un militant politique russe, engagé dans la défense des droits de l'homme, il a été un des créateurs de Memorial...

 

Il est né en 1941, pendant la seconde guerre mondiale, il a connu la fin de Staline, la chute de l'URSS, un début d'ouverture à la démocratie, puis le régime de Poutine.

"Memorial sauvait la réputation de la Russie dans le monde, par exemple, en Allemagne, quand il y a eu la vraie dénazification, les Allemands se sont complètement débarrassés aux yeux du monde entier de leurs nazis, et du sentiment qu'ils sont coupables devant le monde entier. Petit à petit, ils ont perdu ce sentiment de culpabilité.

Et en Russie, cette politique de désoviétisation ou de destalinisation n'a jamais eu lieu...

Lorsqu'on me demande, je dis toujours qu'en fait, le prix Nobel aurait dû être attribué à 3 personnes qui sont en prison : Navalny, Iachine et Kara-Mourza, parce que c'est eux qui l'ont vraiment mérité...

Ce prix Nobel est un geste symbolique, Poutine fait du commerce des otages, ces 3 personnes sont des otages du régime de Poutine.

Donc, par exemple, s'ils avaient eu des prix Nobel, le prix de ces otages aurait augmenté, ce serait beaucoup plus probable qu'ils ne soient pas tués, s'ils avaient eu des prix Nobel.", déclare Lev Ponomarev.

 

Ce prix Nobel a été décerné à Memorial mais aussi à une ONG ukrainienne et à un opposant biélorusse, l'idée était de récompenser trois formes d'opposition de trois sociétés civiles au régime de Poutine.

 

"Memorial c'est pratiquement la seule ONG russe qui a essayé de sauver la Russie de son passé, c'est quasiment la seule ONG qui sauve l'honneur de la Russie"...

 

Tout un peuple a été lobotomisé, privé de sa mémoire, frappé d'amnésie : il faudra continuer ce combat pour lever le voile sur les crimes staliniens...

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4144906-emission-du-lundi-10-octobre-2022.html

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 12:20
Des élèves qui ne maîtrisent pas les outils de la langue...

 

Sans la maîtrise de la langue, point de pensée, point de réflexion, point de compréhension des idées...

Les apprentissages de la langue, de la grammaire, de l'orthographe sont essentiels : pourquoi les avons nous abandonnés ?

 

Au nom de l'égalitarisme, on a voulu supprimer les difficultés, les subtilités, les nuances de la langue française... Quelle erreur !

Car au bout du compte, ce sont de nombreux élèves qui en font les frais : ils se retrouvent démunis devant des textes littéraires, philosophiques, et ils ne les comprennent pas.

 

Dès le primaire, la grammaire de notre langue doit être apprise avec rigueur : la grammaire n'est pas innée, elle doit être l'objet d'un apprentissage précis et minutieux.

Non, l'élève n'est pas apte à construire lui-même son savoir : il faut lui donner les outils, lui apprendre les règles qui régissent notre grammaire.

Cet apprentissage doit passer aussi par la mémorisation de règles...


Or, depuis des années, l'enseignement n'a plus de mémoire, la mémoire a été sacrifiée : autrefois, les élèves devaient apprendre des règles de grammaire et d'orthographe, les mémoriser... Ces apprentissages fondamentaux ont été négligés au profit d'une pédagogie de la découverte.

Désormais, c'est à l'occasion de textes, que s'organisent les leçons de grammaire, si bien qu'elles ne sont pas vraiment structurées, ni mémorisées.

Il faudrait, pourtant, réhabiliter la mémoire qui est essentielle : il faudrait que chaque élève ait l'occasion de former et de développer sa mémoire, par un apprentissage permanent.
 

 

Comment s'étonner de la baisse du niveau quand on sait que dans le primaire l'horaire hebdomadaire de français a été divisé par deux en moins d'un siècle ?

De la même façon, au collège, les heures de français ont été considérablement réduites.

Et que dire de l'enseignement des lettres classiques sacrifié par la réforme du Collège de Najat Vallaud-Belkacem ? Tout organisme vivant, privé de ses racines, est voué à mourir...

 

Trop souvent, aussi, dans des articles de journaux publiés sur internet, on voit des fautes d'orthographe, des erreurs grossières de syntaxe.

Ces articles mériteraient d'être relus et corrigés : c'est la moindre des choses...

            

 

 

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/l-ecole-republicaine-a-t-elle-un-avenir-3621509

 

 

Des élèves qui ne maîtrisent pas les outils de la langue...
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 12:21
Doré, l'automne !

 

Des reflets d'or sur le canal : l'automne s'invite sur l'eau et répand des teintes éblouissantes...

 

 

 

Des arbres roux, aux éclats de xanthe, un soleil doux qui éclaire les ondes...

 

 

 

Des lumières ondoyantes sur les murs qui longent le canal...

 

 

 

Ombres et lumières sur l'eau : des teintes contrastées qui enchantent le regard !

 

 

 

L'automne rayonne, l'automne flamboie !

 

 

 

L'automne s'installe...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 11:45
Vladimir Poutine : déni de réalité ?

 

 Un haut responsable russe appelle l'armée à ne plus "mentir" sur ses défaites : il se nomme Andreï Kartapolov, il est à la tête du Comité de Défense de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, et ancien commandant militaire.

 

Alors que les troupes de Moscou reculent sur plusieurs fronts, ce haut responsable parlementaire russe a appelé mercredi l'armée à "arrêter de mentir" sur ses défaites. Les forces ukrainiennes ont revendiqué ces derniers jours de nouveaux gains territoriaux dans l'Est et le Sud du pays.

 

"Les gens savent. Notre peuple n'est pas stupide. Et il voit qu'on ne veut pas lui dire ne serait-ce qu'une partie de la vérité. Cela peut entraîner une perte de crédibilité", a déclaré Andreï Kartapolov.

 

 "L'ennemi est sur nos terres. Tous les villages frontaliers de la région de Belgorod sont pratiquement détruits", a-t-il ajouté, alors que les tirs se sont multipliés dans cette région située à la frontière entre la Russie et l'Ukraine.

 

Ainsi, le ministère russe de la Défense ne reconnaît, lui, que très rarement les revers de ses troupes, se contentant de publier chaque jour un rapport dans lequel il énumère les lourdes pertes qu'il assure infliger à son adversaire.

Ces pertes sont probablement considérables, mais le ministère évite d'évoquer les défaites et les reculs de l'armée russe...

 

Un déni de réalité : cette guerre repose sur des mensonges, des faux-semblants, une forme de négationnisme...

Et là, le mensonge semble particulièrement grossier, à tel point qu'un responsable politique le dénonce.

 

De la même façon, Vladimir Poutine se présente comme l’agressé depuis le début du conflit. Il voit l’Ukraine comme une partie historique de son territoire.

Ce faisant, il nie la réalité...

Le nombre de soldats russes morts en Ukraine est aussi un sujet tabou : un secret d'état... De nombreux soldats auraient été envoyés à la guerre, sans savoir qu'ils partaient à la guerre : on leur a dit qu'ils allaient faire des entraînements...

 

Dès l'invasion de l'Ukraine, Poutine évoquait "une opération militaire spéciale", niant la réalité de la guerre qu'il mène depuis des mois : c'était déjà un déni de réalité.

 

Mais le discours de Poutine se fissure de plus en plus face à l'opinion publique, notamment depuis qu'il a annoncé la mobilisation de réservistes...

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-philosophie/le-deni-peut-il-etre-une-bonne-strategie-5960121

 

 

 

 

 

Vladimir Poutine : déni de réalité ?
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 09:52
Une société de zombies ?

 

Nous subissons tous plus ou moins l'influence d'internet surtout quand nous sommes inscrits sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook...

Sur ces réseaux, "chacun est nudgé en fonction des données qu'il a fournies...", nous met en garde Gaspard Koenig.

"Nudgé ? " Quel est ce mot barbare aux allures sympathiques ?

 

La théorie du nudge ou "coup de coude" en anglais, a été développée par le prix Nobel d'économie 2017 Richard Thaler. Cette technique issue de l'économie comportementale se propose d'influencer nos comportements dans notre propre intérêt. Une approche qui intéresse les pouvoirs publics.

 

Pour résumer : la théorie du nudge part du principe que "l'homo oeconomicus" qui prendrait toujours des décisions dans son propre intérêt, n'existe pas.

Il souffre de biais de comportements causés notamment par son environnement. Ce qui lui fait parfois prendre des décisions qui ne sont pas les bonnes pour lui (manger des frites à la cantine plutôt que de la salade, ne pas jeter ses déchets dans la bonne poubelle, ne pas attacher sa ceinture de sécurité, etc.) Le nudge vient alors modifier son environnement, et donc son "architecture de choix" pour l'inciter (et non le contraindre) à prendre la bonne décision. 

Oui mais le nudge peut s'apparenter aussi à une technique de manipulation...

 

Et les réseaux sociaux sont particulièrement aptes à nous influencer et à créer une véritable addiction, ils peuvent agir comme une drogue.

Et comme l'écrit Gaspard Koenig " on croit toujours que les addicts, ce sont les autres..."

 

Il explique bien comment fonctionne cette addiction : "Le business model repose sur l'accumulation des données. Pour extraire de la donnée, il faut générer de l'activité. Pour générer de l'activité, il faut créer une addiction. Pour créer une addiction, il faut jouer sur nos instincts les plus primaires : récompenses (likes), conflit (tweet clashes), compétition (nombre de followers). L'abêtissement du débat public, l'hystérie partisane, la dictature de l'émotion, le retour de la morale publique et la désinformation de masse sont des conséquences directes du titillement permanent que les réseaux sociaux exercent sur nos circuits neuronaux."

 

Et il ajoute : "La palette des sentiments humains se résume au smiley et à l'insulte, deux faces d'une même régression infantile. Les réseaux sociaux, tels qu'ils sont conçus aujourd'hui, minent nos démocraties."

 

La solution serait, dès lors, de se déconnecter... Mais l'addiction est si forte que la déconnexion devient de plus en plus difficile, voire impossible...

Une servitude volontaire dont nous sommes à la fois les victimes et les acteurs...

Il faut prendre conscience de l'emprise qu'exercent sur nous internet, les réseaux sociaux, pour éviter de devenir des esclaves du système...

 

Allons nous devenir une société de zombies ?

 

 

Sources :

Gaspard Koenig : La Fin de l'individu (Voyage d'un philosophe au pays de l'intelligence artificielle)

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/hashtag/connaissez-vous-le-nudge-6076911

 

https://www.lepoint.fr/culture/diktats-des-reseaux-sociaux-les-stars-aussi-se-rebellent-06-09-2022-2488786_3.php

 

 

 

Une société de zombies ?
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 12:19
Féminicides : "des crimes de propriétaires"...

 

 En Iran, une jeune femme a été d'abord interpellée, arrêtée pour avoir mal porté son voile. A l'issue de cette arrestation, elle est décédée...

Choquées par la mort de Mahsa Amini, les Iraniennes se lancent dans des manifestations qui secouent le pays, n’hésitant pas à retirer leur hidjab.

Déjà au moins 92 décès au cours de ces manifestations...

 

Des féminicides intolérables : un phénomène qui touche aussi la France...

L’an dernier, malgré les décisions qui faisaient suite au Grenelle des violences conjugales ouvert en 2019, 122 femmes ont été victimes de féminicide en France, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2020. Et d’après les derniers décomptes des associations, 94 femmes seraient déjà mortes cette année sous les coups de leur conjoint, ex-conjoint ou d'un membre de leur famille.

 

"Je trouve que c'est très important que ce terme fasse irruption depuis quelques années" insiste la ministre Isabelle Lonvis-Rome, "notamment lors du Grenelle des violences conjugales en 2019, parce qu'il fait bien état de ce que sont ces meurtres. Des meurtres qui potentiellement peuvent toucher 52 % de l'humanité. Je trouve que c'est un terme qui est très percutant, parce qu'il renvoie à la construction de la société qui a pu justement s'édifier sur des rapports de domination patriarcale du masculin sur le féminin. Et je pense que c'est la mise en exergue de cette domination qui ne passe pas forcément dans notre pays".

 

L'historienne Christelle Taraud propose la formule de "continuum féminicidaire" : "parce que ce sont toutes les violences faites aux femmes, de la naissance à la mort qui peuvent être des violences physiques, sexuelles, psychologiques, symboliques aussi. C'est cet agrégat de violences, qui constitue le crime de féminicide, étant entendu que le point d'acmé du féminicide, c'est bien sûr le meurtre de femmes parce qu'elles sont des femmes, dans un contexte individuel, mais aussi dans un contexte collectif".

 

La ministre Isabelle Lonvis-Rome le rappelle :  "Une journaliste du nom de Séverine, à la fin du XIXᵉ siècle, les appelait des crimes de proprios, des crimes de propriétaires. (…) Il y a une vingtaine d'années, ces crimes s’appelaient encore des crimes passionnels et étaient punis de six ans, huit ans d'emprisonnement". Mais notre société et notre droit commencent à réagir, "aujourd'hui, on est plutôt sur une fourchette comprise entre 18 ans et perpétuité".

 

Nos mères ont connu cette mentalité archaïque qui imposait à la femme de se soumettre aux diktats de son époux.

Mais ces temps devraient être révolus : c'est loin d'être le cas...

 

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a eu tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

Sources :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/feminicides-1796589

 

https://www.lepoint.fr/monde/comment-la-mort-d-une-jeune-femme-a-relance-le-debat-sur-le-voile-obligatoire-en-iran-19-09-2022-2490519_24.php

 

 

 

 

Féminicides : "des crimes de propriétaires"...
Partager cet article
Repost0
2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 12:08
Senteurs de roses rouges...

 

 

Senteurs de roses rouges du jardin de l'Estaque ! Des petites fleurs d'un rouge sombre s'épanouissaient au fond du jardin, sous des althéas de couleur mauve....

 

 

Le rosier rabougri, chétif, faisait pourtant naître des fleurs aux parfums odorants.

 

 

Rares étaient ces roses aux embruns si doux.... Mais elles exhalaient des senteurs uniques, des envolées de sucs aux teintes de pourpres.

 

 

Parfums de terre et de roses mêlés ! Légers ombrages des althéas voisins et senteurs vives des petites fleurs aux teintes obscures !

 

 

Les parfums nous laissent, ainsi, des souvenirs inoubliables. Parfums de roses rouges ! Senteurs enivrantes et subtiles !

 

 

Dans un recoin sombre du jardin, ces fleurs faisaient vivre des éclats de teintes d'un rouge profond.

 

 

Et chaque fleur rare était appréciée à sa juste valeur.

 

 

On en recueillait, avec ferveur, les parfums, on les respirait d'abondance. On s'imprégnait, au passage, de ces vivacités de senteurs !

 

 

On admirait les effluves de ces envolées de roses ! Sous les althéas, les roses vibraient de tant de parfums !
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 12:41
Manon Lescaut : l'incipit...

 

Le mot "incipit" vient d'un verbe latin à la troisième personne et se traduit par "il commence".

L'incipit désigne donc la ou les premières pages d'un roman... Traditionnellement, l'incipit a deux fonctions essentielles :

- une fonction informative : il s'agit d'informer le lecteur sur les temps, lieux, personnages.

- une fonction attractive : il convient d'inciter le lecteur à poursuivre la lecture, et de susciter sa curiosité...

On retrouve ces deux fonctions dans l'incipit du roman de Prévost : Manon Lescaut...

 

I) Fonction informative dans un récit réaliste :

1) Le narrateur parle à la première personne "je", dès la première phrase : on sait qu'il s'agit du Marquis de Renoncour ( Le roman Manon Lescaut était à l'origine inséré dans un ensemble plus vaste : Les Mémoires d'un homme de qualité.)

Le Marquis évoque sa première rencontre avec les héros de l'histoire : Manon et Des Grieux. Le récit se présente donc comme un véritable témoignage : une façon d'authentifier le récit par l'emploi de la première personne. C'est un témoin fiable, crédible qui s'exprime, un homme de qualité.

2) Des renseignements nous sont donnés sur le cadre : un cadre ordinaire, familier, il s'agit d'une scène de rue où l'on voit la populace, "tous les habitants" se précipiter pour assister à l'arrivée d'un convoi. On perçoit quelques détails réalistes : "mauvaise hôtellerie... deux chariots couverts... des maisons... des chevaux fumants".

3) Le lieu est situé précisément : Pacy sur Eure, une ville réelle située en Normandie.

On relève aussi plusieurs noms propres : "Le Havre de Grâce... Paris (Des Grieux a suivi Manon depuis Paris)... l'Amérique : c'est la destination du convoi.

4) Des allusions à l'actualité de l'époque : la Régence... Une nouvelle colonie avait été récemment conquise par Louis XIV : la Louisiane. Pour la peupler, on avait recours à des déportations forcées de filles de joie, de détenues. Pour encadrer ces convois, on venait de créer un corps spécial de militaires : des "archers" avec un uniforme particulier "une bandoulière et un mousquet."

Ces archers avaient mauvaise réputation : ils étaient cupides, brutaux. Un des archers s'exprime dans un discours direct, ce qui authentifie la scène.

5) Quelques détails réalistes émaillent le récit.

"filles enchaînées... la saleté du linge de Manon... l'hôpital" : il s'agit de l'hôpital de la Salpêtrière qui était à l'époque une prison où l'on enfermait les fous, les mendiants, les filles de joie.

 

II La fonction attractive

1) Prévost attire notre regard par une scène spectaculaire, très visuelle : la populace se précipite pour observer un convoi, une scène intense quasi cinématographique.

Le verbe "voir" est utilisé dès le début de l'extrait. Plus loin, on trouve le mot "spectacle".

Les verbes de mouvement traduisent l'élan de la foule attirée par ce spectacle : "se précipitaient... courir... la populace qui s'avançait... se poussant."

2) La curiosité des gens et du narrateur lui-même (le marquis de Renoncour) renvoie aussi à la curiosité du lecteur comme une mise en abîme : le lecteur s'identifie au narrateur et voit la scène en même temps que lui.

3) Les personnages suscitent aussi notre curiosité : 

Manon a un "air et une figure peu conformes à sa condition", elle ressemble à "une personne de premier rang". Manon se distingue des autres, elle apparaît unique.

Pourtant, Manon n'est pas vraiment décrite, elle reste une énigme, sa beauté est suggérée mais n'est pas détaillée. Elle est souvent associée aux verbes "paraître, sembler".

On connaît seulement l'impression, les sentiments qu'elle produit sur les autres : "je vis quelque chose d'assez touchant... du respect et de la pitié... " On a une connaissance lyrique du personnage qui attire immédiatement la sympathie.

Des Grieux, lui, est présenté par un des archers : c'est l'image même de la passion, de la fidélité, une figure tragique associée à des pleurs. On relève des expressions hyperboliques : "enseveli dans une rêverie profonde... je n'ai jamais vu de plus vive image de la douleur."

Le personnage est décrit aussi en termes élogieux soulignés par des adverbes d'intensité : "un air si fin et si noble". Lui aussi apparaît attirant, énigmatique : il n'est pas décrit précisément.

Les deux héros apparaissent distingués et s'opposent au milieu populaire évoqué au début.

 

III La composition du roman et sa technique

1) En fait, dès le début du roman, le lecteur apprend ce que sera le sort de Manon : elle sera déportée en Amérique : avant de connaître en détail l'histoire d'amour des deux héros, leur rencontre, leurs aventures, on sait en partie ce qui va leur arriver.

Quel est l'effet produit ? Une sorte de fatalité pèse sur les personnages comme dans les tragédies antiques où tout est raconté dans le prologue : on entre tout de suite dans le drame.

2) Le roman au XVIII ème siècle est encore influencé par l'esthétique théâtrale : on trouve dans le roman de nombreux aspects qui font songer à la tragédie classique.

Nous avons là une véritable scène de théâtre tragique : Manon est au centre de la scène, la lumière est concentrée sur elle, tout le monde la regarde : la foule, une vieille femme, l'homme de qualité...

Les autres personnages jouent le rôle de figurants. La vieille femme commente l'action comme le choeur dans les tragédies antiques. On peut noter l'expressivité de ses gestes : "joignant les mains et criant que c'était une chose barbare..."

3) On retrouve dans cet incipit les ressorts essentiels de la tragédie classique : "horreur et compassion", la terreur et la pitié, selon la définition d'Aristote. Les exclamations de la vieille femme soulignent le tragique. 

Comme au théâtre, il y a là tout un art de la préparation et de l'attente. Et bien sûr le style direct utilisé à plusieurs reprises dans cet incipit fait songer aussi à l'art théâtral.

 

 

Cet incipit parvient à intéresser le lecteur avide de connaître le destin de ces deux êtres d'exception dans un convoi de déportés. Manon et Des Grieux sont des héros romanesques fascinants.

Manon incarne la fatalité de la passion : c'est une figure de rêve, une beauté idéale qui rayonne et envoûte...

Le style reste classique : plein de pudeur, de retenue : aucune vulgarité dans l'évocation du convoi.

 

 

 

Le texte :

 "Ayant repris mon chemin par Évreux, où je couchai la première nuit, j’arrivai le lendemain pour dîner à
Pacy, qui en est éloigné de cinq ou six lieues. 
Je fus surpris en entrant dans ce bourg, d'y voir tous les habitants en alarme. Ils se précipitaient de leurs maisons pour courir en foule à la porte d'une mauvaise hôtellerie, devant laquelle étaient deux chariots couverts. Les chevaux, qui étaient encore attelés et qui paraissaient fumants de fatigue et de chaleur, marquaient que ces deux voitures ne faisaient qu'arriver. Je m'arrêtai un moment pour m'informer d'où venait le tumulte ; mais je tirai peu d'éclaircissement d'une populace curieuse, qui ne faisait nulle attention à mes demandes, et qui s'avançait toujours vers l'hôtellerie, en se poussant avec beaucoup de confusion. Enfin, un archer revêtu d'une bandoulière, et le mousquet sur l'épaule, ayant paru à la porte, je lui fis signe de la main de venir à moi. Je le priai de m'apprendre le sujet de ce désordre. Ce n'est rien, monsieur, me dit-il ; c'est une douzaine de filles de joie que je conduis, avec mes compagnons, jusqu'au Havre-de-Grâce, où nous les ferons embarquer pour l'Amérique. Il y en a quelques-unes de jolies, et c'est apparemment ce qui excite la curiosité de ces bons paysans. J'aurais passé après cette explication, si je n'eusse été arrêté par les exclamations d'une vieille femme qui sortait de l'hôtellerie en joignant les mains, et criant que c'était une chose barbare, une chose qui faisait horreur et compassion. De quoi s'agit-il donc ? lui dis-je. Ah ! monsieur, entrez, répondit-elle, et voyez si ce spectacle n'est pas capable de fendre le cœur ! La curiosité me fit descendre de mon cheval, que je laissai à mon palefrenier. J'entrai avec peine, en perçant la foule, et je vis, en effet, quelque chose d'assez touchant. Parmi les douze filles qui étaient enchaînées six par six par le milieu du corps, il y en avait une dont l'air et la figure étaient si peu conformes à sa condition, qu'en tout autre état je l'eusse prise pour une personne du premier rang. Sa tristesse et la saleté de son linge et de ses habits l'enlaidissaient si peu que sa vue m'inspira du respect et de la pitié. Elle tâchait néanmoins de se tourner, autant que sa chaîne pouvait le permettre, pour dérober son visage aux yeux des spectateurs. L'effort qu'elle faisait pour se cacher était si naturel, qu'il paraissait venir d'un sentiment de modestie. Comme les six gardes qui accompagnaient cette malheureuse bande étaient aussi dans la chambre, je pris le chef en particulier et je lui demandai quelques lumières sur le sort de cette belle fille. Il ne put m'en donner que de fort générales. Nous l'avons tirée de l'Hôpital, me dit-il, par ordre de M. le Lieutenant général de Police. Il n'y a pas d'apparence qu'elle y eût été renfermée pour ses bonnes actions. Je l'ai interrogée plusieurs fois sur la route, elle s'obstine à ne me rien répondre. Mais, quoique je n'aie pas reçu ordre de la ménager plus que les autres, je ne laisse pas d'avoir quelques égards pour elle, parce qu'il me semble qu'elle vaut un peu mieux que ses compagnes. Voilà un jeune homme, ajouta l'archer, qui pourrait vous instruire mieux que moi sur la cause de sa disgrâce ; il l'a suivie depuis Paris, sans cesser presque un moment de pleurer. Il faut que ce soit son frère ou son amant. Je me tournai vers le coin de la chambre où ce jeune homme était assis. Il paraissait enseveli dans une rêverie profonde. Je n'ai jamais vu de plus vive image de la douleur. Il était mis fort simplement ; mais on distingue, au premier coup d'oeil, un homme qui a de la naissance et de l'éducation. Je m'approchai de lui. Il se leva ; et je découvris dans ses yeux, dans sa figure et dans tous ses mouvements, un air si fin et si noble que je me sentis porté naturellement à lui vouloir du bien. Que je ne vous trouble point, lui dis-je, en m'asseyant près de lui. Voulez-vous bien satisfaire la curiosité que j'ai de connaître cette belle personne, qui ne me paraît point faite pour le triste état où je la vois ? Il me répondit honnêtement qu'il ne pouvait m'apprendre qui elle était sans se faire connaître lui-même, et qu'il avait de fortes raisons pour souhaiter de demeurer inconnu. Je puis vous dire, néanmoins, ce que ces misérables n'ignorent point, continua-t-il en montrant les archers, c'est que je l'aime avec une passion si violente qu'elle me rend le plus infortuné de tous les hommes."

Extrait de la première partie de Manon Lescaut - L'abbé Prévost


 

 

Manon Lescaut : l'incipit...
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 09:44
Société : du dédain pour les faibles...

 

Dans une société où triomphent la performance, la rapidité, l'efficacité, les faibles sont les premières victimes du dédain...

On les efface, on veut les oublier, surtout ne pas les voir... comme s'ils dérangeaient la bonne conscience...

 

C'est ainsi que les vieux sont relégués dans des maisons de retraite, désignées par cet acronyme : EHPAD.

"Ces machines à broyer les vieux le font en toute impunité avec la complicité des États. On tue les vieux dans les Ehpad du monde entier. Dans ces zones de non-droit, mauvais traitements et défaut de soins ne sont que des "dysfonctionnements" graves, pour Brigitte Bourguignon, Ministre de la Santé, empêchant la bientraitance, mais qui ne relèvent pas de la justice. Il est pourtant urgent de regarder la réalité en face et d'agir."

 

Les faibles, ce sont aussi les gens malades, parfois abandonnés sur des lits d'hôpitaux, dont on connaît aussi les dysfonctionnements graves : manque de personnel, de moyens, de lits, etc.

 

Les faibles, ce sont encore les pauvres, "un qualificatif minorant exprimant le dédain", comme l'écrit Christian Vigouroux.

Eux aussi, on préfère ne pas les voir : les SDF dans nos rues sont souvent invisibles pour la plupart des passants, on ne les voit pas, on ne les regarde pas...

 

Et puis, il y a les gros, les enrobés, les obèses, ceux qui sont en surpoids...

"Il ou elle souffre, en France, en Allemagne et ailleurs, de l'assimilation trop automatique par les tiers et les employeurs entre surpoids et absence de volonté, de maîtrise de soi au-delà même des canons de la beauté. Cette présomption de faiblesse projetée sur le gros est le premier facteur de dédain à son détriment." écrit Christian Vigouroux.

Et il rajoute : "Le dédain des gros(ses) est aujourd'hui un phénomène d'avenir : l'obésité en augmentation chez les Français, la hausse de l'indice de masse corporelle est particulièrement sensible parmi les plus jeunes. Elle frappe en priorité les milieux défavorisés et concerne plus le Nord-Est que le Sud-Ouest. Le dédain retrouve ses cibles favorites."

 

Ainsi, dans nos sociétés vouées à la vitesse, les catégories les plus faibles sont les cibles et les victimes du dédain : on refuse de les prendre en considération, on les cache, on les occulte, on ne veut pas les voir...

 

 

Sources : 

Un ouvrage de Christian Vigouroux : La société du dédain

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/on-tue-les-vieux-dans-les-ehpad-du-monde-entier-avec-la-complicite-des-etats

 

 

 

 

Société : du dédain pour les faibles...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/