Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 11:48
"Il nous faut travailler davantage..."

 

"Il nous travailler davantage" a martelé Emmanuel Macron lors de ses voeux adressés aux Français...

"Devra-t-on travailler plus longtemps en 2023 ? Là aussi, comme je m’y suis engagé devant vous, cette année sera en effet celle d’une réforme des retraites qui vise à assurer l’équilibre de notre système pour les années et décennies à venir. Il nous faut travailler davantage, c’est le sens même de la réforme de l’assurance chômage qui a été portée par le Gouvernement et votée par le Parlement." a déclaré Emmanuel Macron...

 

Le personnel médical, les infirmières, les infirmiers, les aides-soignants, les caissières, les enseignants apprécieront cette injonction à travailler toujours plus.

Eux qui sont déjà accablés de travail, à tel point que certains renoncent à leur métier et démissionnent...

 

Travailler davantage alors que nombre d'entre eux sont déjà saturés de travail, près du burn-out ?

Travailler davantage alors que leurs conditions de travail se détériorent au fil du temps ?

 

Les hôpitaux manquent de bras, les EHPAD cherchent des aides-soignants, les écoles, les lycées et les collèges manquent de professeurs...

 

Il faut être aveugle ou inconscient pour ne pas voir cette réalité : les métiers du soin peinent à recruter...

Manque de considération, de reconnaissance, salaires insuffisants...

Qui veut encore exercer ces métiers essentiels ? Le mérite attaché à ces professions n'est même pas reconnu, ni récompensé.

Comme le rappelle Sophie Coignard, "L'épisode de Covid a été l'occasion éblouissante de s'en souvenir : un trader est-il plus méritant qu'une infirmière ? A l'évidence, non. Il a peut-être fait de brillantes études de finance, mais son métier est dépourvu de toute utilité sociale. La crise des subprimes a même montré qu'il pouvait nuire gravement à la prospérité collective.

Pourtant un trader peut gagner largement plus d'un million d'euros par ans contre 30 000 euros en moyenne pour une infirmière... Comment le mérite peut-il s'en accommoder ?"

 

Que dire des caissières rémunérées au SMIC qui exercent leur métier dans des conditions difficiles ?

 

Et quid de la situation des enseignants ? Mal payés, déconsidérés par les parents, les élèves, accablés de tâches de toutes sortes...

 

Travailler davantage dans de telles conditions ?

C'est inimaginable.

 

Mais les politiques ont-ils encore une conscience des réalités du terrain, des difficultés de ces métiers dont ils sont bien éloignés ?

"Travail, engagement" a répété Emmanuel Macron... mais on ne peut demander plus à certains.

 

 

 

"Il nous faut travailler davantage..."
Partager cet article
Repost0
1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 12:00
Une bonne année à tous...

 

Une bonne année à tous...

 

 

Dans un monde insensé où règnent la guerre, la violence et la haine...

 

 

Dans un monde insensé qui détruit la nature...

 

 

Il nous faut retrouver le bonheur de nous émerveiller devant la beauté du monde...

 

 

Le bonheur d'admirer un paysage, une fleur, un arbre, un oiseau, un texte littéraire, une poésie, une musique...

 

 

Le bonheur de nous enivrer de toutes les beautés du monde...

 

 

 

Une très bonne année à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 11:38
Un chaleureux concert de Noël...

 

Un concert composé de musiques très connues pour ce spectacle offert aux Nîmois... L'ensemble CALLIOPE et la chorale de Sommières étaient dirigés par Laurent Richard avec la participation de Anne Derym et Mélina Gerbith, sopranos...

Le concert s'ouvrait sur la célèbre symphonie du nouveau Monde de Dvorak : une musique exaltante et triomphante....

"Dvorak écrit sa 9ème Symphonie alors qu’il réside aux Etats-Unis. Les critiques de l’époque ont voulu y voir le début d’une musique américaine. Mais si Dvorak s’est inspiré de différents styles présents sur le sol américain, tels les musiques indienne et irlandaise, la Symphonie du Nouveau Monde reste essentiellement imprégnée de l’âme tchèque du compositeur.

A l’écoute du premier mouvement, certains critiques américains ont cru déceler l’élan d’une jeune nation en marche."

 

Puis, on se laisse bercer par la Barcarolle d'Offenbach... un air langoureux et passionné.

Une barcarolle est une musique, généralement composée sur un rythme ternaire qui évoque l’eau, le balancement d’une barque ou d’un petit bateau.
A la base une barcarolle est une chanson qu’interprètent les gondoliers qui naviguent sur les canaux de Venise.
Ce morceau si célèbre est extrait d’un opéra d’Offenbach intitulé : Les contes d’Hoffman. Au cours de cette œuvre, le héros, Hoffman raconte ses amours malheureuses avec trois femmes.

Anne Derym et Mélina Gerbith interprètent magnifiquement cette barcarolle envoûtante....

 

On est ensuite captivé par l'âpreté, la vivacité et la douceur du concerto de Vivaldi, les quatre saisons,  l'hiver... Au violon, deux très jeunes filles : Amandine et Camille Nguyen...

 

Avec le morceau suivant : changement total de registre, c'est la Valse des Fleurs, extrait du ballet Casse-noisette de Tchaïkovski... on est alors entraîné dans un tourbillon féerique et enchanteur...

 

Puis, c'est Le duo des fleurs, chanté par Anne Derym et Mélina Gerbith, un extrait de l'opéra Lakmé de Léo Delibes qui nous séduit et nous entraîne "Sous le dôme épais..."

"Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!"

 

Le célèbre choeur des chasseurs Jägerchor, de Carl Maria von Weber nous transporte alors dans une atmosphère champêtre...

 

On écoute encore un extrait de l'opéra Rigoletto, un opéra populaire composé par Verdi en 1850, à partir de la pièce de théatre de Victor Hugo "Le roi s'amuse".

Il est connu pour le fameux air du Ténor "La Donna è mobile", ainsi que le choeur des courtisans "Scorrendo uniti remota via", repris par quelques publicités... 

 

Un autre air très célèbre : l'hymne à la joie de Beethoven, nous apporte un apaisement infini, une grande sérénité...

 

Une ambiance exotique et un dépaysement garantis avec un dernier extrait : une pièce orchestrale de Albert Ketèlbey,  Sur un marché persan...

 

Un tonnerre d'applaudissements pour l'orchestre, la chorale...  et les musiciens nous offrent le bouquet final avec La Marche de Radetzky de Strauss...

 

Merci à tous les musiciens pour ces merveilleux moments de paix, de bonheur et d'harmonie...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 09:02
Entre le boeuf et l'âne gris...

 

"Entre le bœuf et l'âne gris, dort, dort, dort le petit fils", dit une belle chanson de Noël. Jésus dormant sur la paille est réchauffé dans la nuit d'hiver par deux braves quadrupèdes : c'est ainsi que la tradition chrétienne décrit les premières heures du Christ, offrant à deux humbles animaux un rôle majeur, celui d'assurer la survie de l'enfant Dieu, de le réchauffer. Il ne faut jamais mépriser les plus humbles. C'est là une des belles leçons de Noël.

 

Cette présence bienveillante des deux animaux permet à l'enfant un doux repos prolongé, ce que suggère bien la triple répétition du verbe :

'Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils."

 

La nature, des végétaux entourent aussi le petit enfant, avec l'évocation de fleurs, les plus belles qui soient : "Entre les roses et les lis".

 

Les "pastoureaux" viennent compléter le tableau : les bergers sont là pour admirer le nouveau né.

 

Ainsi se retrouvent associés dans ce texte mondes animal, végétal, humain... comme si toute la création se réunissait pour célébrer l'enfant roi.

On perçoit là une harmonie, comme une union et une symbiose, une solidarité  entre l'animal, le végétal et l'humain...

 

Ne sommes pas dépendants de ce monde animal et végétal ? Et nous prenons de plus en plus conscience de cette unicité et de cette interdépendance dans un  monde moderne où de nombreuses espèces sont menacées.

 

Enfin, dans le dernier couplet, c'est Marie qui est évoquée : une présence protectrice puisqu'elle tient le petit fils "entre ses deux bras."

 

Dans le refrain, pour couronner l'ensemble apparaît le divin avec "Mille anges, mille séraphins qui volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour..."

Car il est bien question d'amour dans ce texte, l'amour qui réunit bêtes, végétaux, humains dans une parfaite harmonie et communion.

 

Quelle simplicité dans ce chant de Noël, quelle limpidité dans la mélodie !

 

Entre le bœuf et l'âne gris est l'un des chants de Noël les plus anciens car il daterait du début du XVIe siècle.

 

Le texte :

"Entre le boeuf et l'âne gris
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à  l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les roses et les lis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les pastoureaux jolis
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les deux bras de Marie
Dort, dort, dort le petit fils.
Mille anges divins, mille séraphins
Volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour."

 

 


 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 13:23
Danseuses et danseurs Ukrainiens...

La danse pour oublier les horreurs de la guerre... la danse pour retrouver une vie normale, loin des périls de la guerre... C'est vital en temps de guerre et de bombardements à l'aveuglette...

 

"Une arrivée à Paris tout en grâce, après un long voyage en provenance d'Ukraine...

 Il y a quelques jours, Natalia Matsak et Sergii Kryvokon se trouvaient chez eux, à Kiev. Couple sur la scène et dans la vie...

"Paris est toujours belle, même sous la pluie. Ici, l'ambiance est complètement différente de celle de notre pays. Il n'y a pas de guerre, on peut retrouver une vie normale", déclare Natalia.

 

Ces deux danseurs étoiles font partie de la troupe du ballet national d'Ukraine, accueilli pour les fêtes de fin d'année par un grand théâtre parisien.

 

Au programme, Giselle, célèbre classique du répertoire romantique français...

 Première répétition pour le corps de ballet et pour le chef d'orchestre, venu lui aussi d'Ukraine. C'est la première fois depuis le début de la guerre que ces artistes quittent leur pays.

"Etre à Paris, en France, c'est respirer une bouffée d'air fais, c'est faire de nouvelles rencontres..." dit ce chef d'orchestre.

 

Dans ce cocon parisien, les danseurs renouent avec un confort qui n'est plus qu'un lointain souvenir. À Kiev, leur quotidien sur scène, ce  sont les bombardements, les coupures d'eau et d'électricité. 

Mais chacun, là-bas, tient à maintenir coûte que coûte un spectacle pour la population ukrainienne. 

"En Ukraine, nous dansons pour les gens, afin de leur donner du plaisir, afin qu'ils gardent espoir dans la vie. Nous dansons pour la paix pour apporter un peu de joie..."

 

Arrive le grand soir, celui de la première devant le public parisien.

Ultime échauffement... la guerre a bouleversé les rangs de la Compagnie. Des ballerines mettent leur carrière entre parenthèses pour s'occuper de leur famille. Certains danseurs deviennent soldats.

Un de ces danseurs a choisi de servir dans un bataillon de secours aux blessés...

"Je ne voulais pas être face à face avec l'ennemi, mais je me suis dit que je pouvais quand même être utile sur le front. C'est pour cela que j'ai suivi, avant de partir, une formation paramédicale."

Après quelques semaines en première ligne, le danseur étoile a réintégré le ballet et a retrouvé sa famille.

Mais le combat se poursuit d'une autre manière... "Il est important pour nous de lutter sur le plan culturel : nous sommes là, nous sommes vivants, nous avons notre culture, nous voulons la préserver." dit Sergii Kryvokon.

 

Dans quelques minutes, levée de rideau.

"A Kiev, lorsqu'il y a une alerte aérienne, le public descend dans l'abri, mais les danseurs, eux, continuent à s'échauffer. On ne sait pas combien de temps cela va durer, c'est vraiment un grand stress émotionnel." témoigne Natalia Matsak.

 

À Paris, les arabesques des danseurs se sont faites plus légères et les applaudissements du public ont fait taire les sirènes d'alerte."

Un peu de répit pour ces artistes ukrainiens dont le quotidien est bouleversé par la guerre.

Mais, en Ukraine, pas de trêve de Noël et les Russes continuent cette guerre insensée : seize morts dans les frappes russes sur le centre de Kherson. Au total, 64 personnes ont été blessées dans les attaques.

 

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/fetes-de-fin-d-annee-a-paris-le-ballet-national-d-ukraine-danse-pour-son-pays_5560728.html

 

 

 

Danseuses et danseurs Ukrainiens...
Partager cet article
Repost0
25 décembre 2022 7 25 /12 /décembre /2022 12:01
La crèche de Noël...

 

La crèche de Noël ! Toute une tradition en Provence ! Quelle famille ne possède pas des petits santons en argile, ces petites figurines colorées qui représentent le boeuf, l'âne, l'enfant Jésus, Marie, Joseph, les bergers, les anges etc.

 

Un peu de mousse, du houx pour décorer la crèche, et c'est tout un monde d'autrefois qui surgit...

 

C'est une tradition à laquelle je suis très attachée, peut-être parce qu'elle remonte à l'enfance...

 

Nous avions chez nous une vieille crèche napolitaine, en carton bouchonnée et chaque année, on la décorait avec amour à l'occasion de Noël...

 

Cette tradition se perpétue encore dans de nombreuses églises en Provence...

Crèches confectionnées par des enfants, des adultes, une exposition leur était consacrée comme chaque année en l'église Saint-Charles de Nîmes...

 

Crèche en bois entourée de feuillages ondoyants, crèche rustique en carton où les personnages sont figurés par des pignes de pin...

 

Crèche où les personnages sont dessinés en relief, crèche au bord de l'eau, décorée de galets et de fougères...

 

 Crèche en bois recouvert d'écorces, crèche où les personnages sont enfermés dans des bulles transparentes, crèche photographique, crèche avec des santons cubiques où sont représentées toutes les ethnies, avec même des diables tentateurs...

 

Crèche encadrée avec un voile lumineux sur le côté... crèche en carton à étages...

 

Mais, incontestablement, la plus rustique, la plus originale est cette crèche faite de pignes de pins, avec des manteaux et des couronnes  de feuilles pour les personnages...

 

Le boeuf, l'âne sont réalisés avec des pignes de pins, le berceau de l'enfant roi est lui-même constitué d'écailles de ces pignes.

 

De belles créations, beaucoup d'inventivité et d'imagination pour ces crèches de Noël version 2022 !

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

La crèche de Noël...
Partager cet article
Repost0
23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 09:40
Une jolie découverte lors d'un concert de Noël : Albert Ketèlbey...

 

Une musique envoûtante, celle du compositeur britannique : Albert Ketèlbey...

Ses œuvres, en général courtes, présentent souvent un caractère mystique ou oriental. Parmi les plus connues figurent Sur un marché persan, Dans le jardin d'un monastère et Dans le jardin d'un temple chinois.

 

Lors du récent concert de Noël donné à Nîmes par l'ensemble CALLIOPE, sous la direction de Laurent Richard, j'ai été subjuguée par ce morceau intitulé Sur un marché persan...

Une musique si suggestive, si évocatrice qu'elle nous fait voyager vers l'orient, ses mystères...

Ketèlbey nous fait entendre, nous fait voir même toute une ambiance orientale : on visualise des personnages, des scènes pittoresques...

Premier tableau : c'est l'entrée des chameliers et la démarche majestueuse de leurs montures... une musique chaloupée, rythmée par des tambours, très orientale...

 

Deuxième tableau : on entend le chant des mendiants demandant l'aumône : "Bakshish bakshish Allah, empshi empshi..." des cris joyeux, insistants qui ponctuent la musique...

 

Troisième tableau : changement total de rythme et d'ambiance avec un chant langoureux à souhait qui suggère la danse d'une belle princesse... quelle douceur enivrante !

 

Quatrième tableau : le rythme s'accélère avec un numéro de jongleurs et se fait ensuite doucereux avec des charmeurs de serpents...

 

Cinquième tableau : on annonce le passage solennel du Calife visitant le marché... une musique triomphante...

 

Puis, de nouveau le chant des mendiants, la danse de la princesse et la caravane des chameliers qui s'éloigne, figurant le marché qui se vide peu à peu au soleil couchant... la musique s'atténuant peu à peu...

 

Quelle magnifique représentation d'un marché oriental ! On s'y croirait...

 

Et aussi une belle interprétation de l'ensemble Calliope et de la chorale de Sommières, sous la baguette de Laurent Richard...

 

 

 

 

 


Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2022 3 21 /12 /décembre /2022 10:54
Les mutilés de la guerre...

Dans les guerres, on énumère souvent le nombre de morts et on oublie d'évoquer tous les blessés, les mutilés, les estropiés.

Un reportage en Ukraine nous fait voir les horreurs de la guerre, ses conséquences terribles. La guerre tue, et elle fait aussi des victimes, des gueules cassées, des amputés, des corps meurtris pour toujours.

Ils sont jeunes, très jeunes, et leur vie a basculé : des blessés de la guerre en Ukraine sont accueillis dans un centre de réhabilitation. Ce sont des mutilés de guerre.

 

"Le sourire est léger, mais il est bien là. Andrei, 20 ans, amputé des deux jambes, victime d'une frappe de missile sur son bataillon, près d'Odessa, en mars dernier...

20 ans seulement !  Un tout jeune homme, au visage frêle.

"Je remercie Dieu d'être encore vivant, tout est encore possible.", dit le jeune homme.

 

Ce soldat réapprend à marcher avec des prothèses, il voulait mourir après ce drame, mais ce n'est plus le cas.

Il trébuche encore beaucoup, y compris psychologiquement, mais il est debout.

Il s'appuie difficilement sur des béquilles.

"Comment expliquer ce que je vis ? Ce moment où tu comprends que tu n'as plus tes jambes, que tu ne les sentiras plus jamais... " Long silence. Il ne finit pas sa phrase.

 

Dans ce centre de réhabilitation, 50 victimes civiles et militaires sont soignées.

Ce qui frappe, c'est leur jeunesse, la solidarité entre eux et ce handicap assumé devant les caméras des journalistes.

 

Un autre soldat âgé de 29 ans  a connu les derniers jours de l'enfer d'Azovstal, l'usine de Marioupol assiégée. Grièvement blessé, il a été fait prisonnier par les Russes qui l'ont opéré puis libéré.

Il explique ce qui l' aidé à survivre.

"J'ai compris tout de suite que j'allais être amputé mais j'ai aussi réalisé que mes parties génitales n'étaient pas touchées, et ça, c'était une raison d'espérer. Alors, j'ai fait moi-même les gestes d'urgence, j'ai fait mon garrot, je l'ai serré le plus possible."

 

Des récits terrifiants, pourtant, la plupart de ces hommes souhaitent retourner sur le front.

 

Natalia et son mari sont des civils. Réfugiés à Kiev, ils ont eux aussi vécu des heures terribles : un missile tombé dans leur village, le 15 avril, sa jambe sectionnée sur le coup et la course de son mari pour la conduire sous les bombes vers l'hôpital le plus proche.

"Je ne voulais plus vivre après cela, j'ai eu une sorte d'énorme dépression.", déclare cette femme de 56 ans.

Natalia est suivie dans le même centre que les soldats. Son mari est toujours présent...

 

Depuis qu'elle a réalisé que les combattants amputés sont souvent beaucoup plus jeunes qu'elle, elle refuse de se plaindre et quand elle perd l'équilibre, elle prend le parti d'en rire.

 

Beaucoup d'amputés à travers le pays attendent des prothèses, il faudrait plus de fonds, plus d'argent pour construire un autre centre."

 

La guerre est une abomination : honte à ceux qui la génèrent et l'entretiennent ! Honte à ceux qui la déclenchent et qui s'y complaisent !

La guerre est la pire des infamies : nos parents, nos grands-parents ont connu la guerre, ont affronté les alarmes, les peurs, la mort, les souffrances, la détresse, le désarroi, toutes les misères inhérentes à la guerre... 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-au-coeur-d-un-centre-de-rehabilitation-avec-les-soldats-et-les-civils-amputes_5359195.html

 

 

 

 

Les mutilés de la guerre...
Partager cet article
Repost0
19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 11:54
Réforme des retraites : les Français n'en veulent pas !

 

"Emmanuel Macron a reculé d'un mois les annonces autour de la réforme des retraites... Oh Surprise !

 

Mais le mois de janvier risque d'être assez difficile : c'est le moment où on sera véritablement entré dans le "dur" de la récession, le moment où les problèmes de pouvoir d'achat se combineront avec le retour des problèmes d'emplois...

Qu'à cela ne tienne, on n'en est pas à un revirement près.

 

Evidemment les commentateurs nous expliquent que c'est parce qu'il y aurait des divergences de points de vue entre Emmanuel Macron et Elisabeth Borne : l'un serait plus pour 64, l'autre pour 65...  On ne sait plus...

Bon, on s'en fiche, le problème n'est pas là...

 

Les raisons pour lesquelles Emmanuel Macron recule et temporise, c'est d'abord parce qu'il y a les fêtes de Noël et que ce serait "ballot" d'avoir des manifestations monstres et des grèves au moment des départs en vacances...

Gâcher les fêtes de fin d'année des Français qui n'ont plus que ça pour se rassurer, ce serait assez mal pris...

C'est très bien compris en Macronie.

 

Et puis, sur le fond, les Français n'en veulent pas !

Il y a des raisons très précises...

Bien sûr, l'idée que c'est le retour assuré des grèves, du bazar, mais pas seulement... il y a des raisons de fond.

 

La question de l'injustice d'une telle réforme : quand on sait que les cadres ont 12,5 années de plus de jouissance de leur retraite par rapport aux ouvriers... des questions de méfiance aussi. La plupart des Français considèrent qu'on va essayer de les avoir...

 

Et comment leur jeter la pierre ?

Quand ils voient que le Président de la République change d'avis comme de chemise sur cette question.

En 2019, le Président expliquait que quand même "reculer l'âge de la retraite, c'est absurde et que déjà dans l'état actuel des choses, pour un ouvrier, 62 ans, ce n'est pas évident d'y arriver.""

 

Une question de bon sens ! On ne peut pas demander à des travailleurs déjà abîmés par le travail, de poursuivre leur activité jusqu'à 64 ou 65 ans...

Les politiques ont-ils encore le sens des réalités ?

 

 

Source :

 

 

https://tv.marianne.net/focus/reforme-des-retraites-pourquoi-les-francais-n-

 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2022 7 18 /12 /décembre /2022 13:33
Mon beau sapin, roi des forêts !

 

Un bel hommage à la nature et à cet arbre majestueux : le sapin...

 

Dès le début de cette chanson très célèbre, le sapin est magnifié grâce à une personnification : il devient le "roi des forêts" et il suscite l'admiration, la tendresse, ce que suggère bien le point d'exclamation : "Que j'aime ta verdure !"

 

Le poète s'adresse à lui, comme à un ami familier, avec l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

Et il souligne une caractéristique essentielle de l'arbre : sa pérennité, sa verdure inaltérable, quand vient l'hiver...

Alors que la nature est dépouillée, le sapin, lui, garde sa "parure" : encore un terme valorisant pour souligner la beauté et la magnificence de l'arbre... le mot "parure" peut évoquer un bijou précieux...

 

 

Dans le couplet suivant, le sapin associé à la fête de Noël revêt un caractère sacré, avec la référence au "saint anniversaire".

Il réunit aussi la famille autour de lui, dans le foyer, avec l'emploi de la première personne du pluriel : "chez nous".

 

Et puis, bien sûr, entouré de "bonbons et de joujoux", il évoque l'enfance et tous les cadeaux de Noël. Les termes familiers, aux sonorités redoublées "bonbons, joujoux" renvoient aussi à ce monde de l'enfance.

 

La famille est bien présente dans ce deuxième couplet avec l'image de la mère et de ses mains qui ont installé, et même "planté" le sapin à l'intérieur du foyer, comme une sorte de renaissance.

 

 

Dans le dernier couplet, le sapin devient symbole de "fidélité, de foi, de constance et de paix"...

Fidélité, foi, constance en raison de son ombrage toujours vert...

 

Symbole aussi de paix et d'harmonie car il réunit les coeurs et les corps autour de lui...

Le sapin devient la "douce image" de ces symboles...

 

La mélodie à la fois tendre, triomphante et solennelle restitue la beauté majestueuse de l'arbre roi...

 

Pour mémoire :

"Mon beau sapin est un chant de Noël d'origine allemande. Son titre original est : O Tannenbaum. La version la plus célèbre est basée sur une musique traditionnelle et un texte de 1824 composé en allemand par Ernst Anschütz, organiste et professeur à Leipzig, ville qui fait alors partie du Royaume de Prusse. 

 La version française a d’abord porté le titre Le Sapin. Elle a été publiée en 1856 à Strasbourg dans un recueil de chants populaires allemands librement traduits pour le public scolaire français. Les paroles sont de Laurent Delcasso (1797-1887), recteur de l’académie de Strasbourg."

 

 

Les paroles :

Mon beau sapin, roi des forêts,
Que j’aime ta verdure !
Quand par l’hiver bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits,
Mon beau sapin, roi des forêts,
Tu gardes ta parure.

Toi que Noël planta chez nous,
Au saint anniversaire,
Joli sapin, comme ils sont doux
Et tes bonbons et tes joujoux,
Toi que Noël planta chez nous
Par les mains de ma mère.

Mon beau sapin, tes verts sommets,
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui ne ment jamais,
De la constance et de la paix,
Mon beau sapin, tes verts sommets,
M'offrent la douce ima
ge.

 

 

Autres chants de Noël :

 

http://rosemar.over-blog.com/article-chant-de-noel-113740165.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-dans-les-grands-sapins-verts-125249781.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/12/dormez-petits-c-est-noel.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-adeste-fideles-121754183.html

Partager cet article
Repost0