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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 11:59
La douceur subtile de l'anthémis...


L’anthémis ! Fleur de lumière ! Elle ressemble à un astre brillant d’autant que l’anthémis est souvent paré de la couleur du soleil… jaune d'or et d'éclat doré !

 

Le nom de la fleur anthémis ne contient-il pas le mot ἄνθος, anthos "la fleur" en grec ? Et l' anthémis évoque d'autres fleurs connues ou moins connues : "le chrys-anthème"  ou la fleur d’or, l’anth-urium, plante tropicale, l’anth-yllis, fleur laineuse qu’on trouve parfois sur le pourtour méditerranéen, qui aime à la fois le soleil et les embruns de la mer.


 
L’anthémis, la fleur par excellence, par son nom même ! Quelle floraison nous offre cette plante luxuriante et abondante ! De véritables bouquets de fleurs, à n’en plus finir, les tiges hautes nous font voir le spectacle de pétales éclatants de couleurs : jaunes, blancs, roses.


 
Les fleurs se dressent telles de petites marguerites dont le centre plein ressemble au toucher et à l’œil à un doux nid d’abeille soyeux et précieux.


 
Le feuillage vert léger, volatile, très souple fait danser la fleur au vent. L’anthémis nous touche par sa petite corolle qui ressemble à s’y méprendre à un bijou serti de pétales.


 
Au soleil, les couleurs de l’anthémis sont encore plus éclatantes et resplendissent parfois de nuances subtiles du jaune pâle au plus foncé, du rose tendre au fuchsia … un bouquet aux teintes subtiles qui fait songer à une aquarelle.


 
Les fleurs roses aux couleurs nuancées peignent des tableaux pleins d'harmonie, de beauté, de splendeur et de charmes...


 
Les fleurs dorées de miel et blanches nous enchantent par leurs douceurs feutrées et soyeuses...


 
Les pétales autour de la fleur rayonnante s'arrondissent en des cercles de lumières...
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La douceur subtile de l'anthémis...
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31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 11:52
La France en manque d'eau...

 

 

"La sécheresse la plus grave de notre pays" a déclaré la Première ministre Élisabeth Borne, le vendredi 5 août... . Partout en France, des récoltes sont détruites, faute d’arrosage. Plusieurs communes sont privées d’eau potable. Une situation caniculaire qui s'est prolongée, des incendies dévastateurs...

 

"La France a soif et la France s'affole... La sécheresse, ce n'est pourtant pas nouveau, en fait.

 

Tous ceux qui observent un tant soit peu la nature voyaient très bien, ces dernières années, les cours d'eau atteindre des niveaux angoissants.

Oui, enfin, cette année, c'est plus grave, on s'y intéresse et puis il y a une fenêtre de tir médiatique : on peut entre le Covid qui s'est apaisé, la guerre en Ukraine qui a lassé, parler enfin d'une sécheresse qui est absolument dramatique...

 

Mais encore faut-il passer du constat à l'action... les moyens de s'adapter, puisqu'en fait le sujet c'est ça, on peut expliquer qu'il va falloir réduire les émissions de gaz à effet de serre, c'est vrai, protéger la biodiversité, bien entendu, c'est même encore plus urgent.

Mais réduire les émissions de gaz à effet de serre, ça aura un effet, si tant est qu'on le fasse réellement, dans 40 ou 50 ans.

Donc, il faut le faire... mais la question, c'est de s'adapter au changement climatique qui est là...

Les canicules, elles sont là.

Alors, qu'est ce qu'on fait ?

 

Il y a un exemple typique : la Mairie de Paris, par exemple... la façon dont sont gérées les rues et les places parisiennes. C'est quand même censé être une majorité avec des élus écologistes, une maire de Paris qui se prétend plus écologiste qu'Europe Ecologie Les verts.

 

Mais les Parisiens auront remarqué que chaque réfection de place donne lieu à la mise en place d'une pierrade, c'est à dire qu'on cuit, tout simplement.

Alors, il y avait, par exemple, la promesse de forêt urbaine sur la place de la Bastille.

La forêt urbaine, ce sont, en fait, des dalles de pierres avec des arbres en pot dessus !

Alors, on a expliqué : c'est parce qu'en fait, on avait pas suffisamment de sol en dessous pour planter des arbres.

Et pourtant, une petite pelouse, cela aurait fait du bien, parce que justement l'enjeu est là : l'enjeu, c'est la circulation de l'eau, c'est la fin de l'artificialisation, c'est donc la mise en place de terre, avec de l'herbe.

 

L'exemple le plus extraordinaire, c'est la place de la République qui était composée d'étendues d'herbe et qui s'est transformée en une vaste étendue grise, luisante, qui réfléchit la chaleur avec au milieu un cube qui sert de terrain de jeu pour les tagueurs...

Une gestion écologiste de la ville de Paris !

Les Parisiens s'étonnent beaucoup...

 

Toutes les métropoles sont confrontées à peu près au même problème, mais il serait temps de prendre des dispositions..."

 

Source :

https://tv.marianne.net/focus/secheresse-et-si-les-villes-francaises-s-ada

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/meteo-la-france-affronte-une-secheressehistorique_5295367.html

 

 

La France en manque d'eau...
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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 12:11
L'armée russe recrute...

 

"Six mois après le début de ce qu'elle appelle "une opération militaire spéciale", trouver de nouveaux soldats est pour l'armée russe un défi de taille...

Dans un immense forum militaire, près de Moscou, à côté des chars alignés et des fusils d'assaut, les bureaux de recrutement sont en bonne place...

"Il va falloir que tu passes un examen médical sur ton lieu de résidence..." dit la recruteuse à un jeune homme.

Il n'a que 17 ans mais il veut déjà s'engager...

"Cette opération spéciale, ça ne t'inquiète pas ?" demande une journaliste.

"Non, parce que, pour moi, c'est clair : je veux protéger mon pays natal. Peu importe que ce soit dangereux ou non. Je peux dire que je suis prêt à sacrifier ma vie pour mon pays, pour ma patrie.", répond le jeune garçon.

 

Mais, pour convaincre ces futures recrues, l'armée russe n'utilise pas que l'argument patriotique... en opération, un soldat peut gagner plus de 3000 euros par mois, quatre fois le salaire moyen !

"Les soldes sont très correctes et ça pour tous les soldats. Il y a aussi beaucoup d'avantages et des primes.", commente une recruteuse.

Si l'armée propose à ses recrues de confortables avantages financiers, si la région de Saint-Pétersbourg promet à chaque nouvel engagé un accès privilégié au parc pour ses enfants, et même un terrain pour faire bâtir sa maison, c'est que Moscou aurait cruellement besoin d'hommes.

Même si la Russie ne communique pas officiellement sur les pertes subies, il lui faut remplacer les nombreux soldats tués, blessés ou faits prisonniers sur le champ de bataille.

Pour l'heure, Vladimir Poutine se refuse à en appeler à une mobilisation générale.

Les jeunes Russes n'y sont pas favorables non plus...

"Je ne vois pas l'intérêt de tout cela, c'est des bêtises, franchement, non merci..." déclare un jeune Russe.

"Pour moi, la mobilisation générale de toute la Russie, cela n'a pas de sens.", affirme un autre.

 

Pour renforcer les effectifs des troupes pro Moscou, des profils d'un nouveau genre seraient désormais courtisés : des détenus russes.

Il y a quelques jours, la télévision officielle relayait pour la première fois l'histoire d'un prisonnier de droit commun, libéré pour aller combattre en Ukraine et tué peu après son arrivée.

Des journalistes ont pu obtenir ce qui est présenté comme l'enregistrement d'un ex-détenu d'une prison du centre de la Russie.

Il y raconterait son recrutement non pas par l'armée, mais par le groupe de mercenaires Wagner.

"Nous avons signé une demande de grâce en deux exemplaires. J'ai aussi signé un document disant que j'acceptais de participer à l'opération militaire en Ukraine. Il n'y avait rien d'indiqué sur la durée de l'engagement. Au début, la prison a sélectionné 400 personnes et à la fin, 68 ont été retenus."

Ce témoignage qui n'a pas pu être authentifié de manière indépendante a été confié aux journalistes par une responsable d'une ONG de défense des droits des prisonniers.

Selon elle, les détenus engagés ont reçu la promesse d'une libération après 6 mois de combat.

"Pour les prisonniers, le plus important, c'est d'avoir une chance de quitter la prison, parce qu'il n'y a pas de chose plus affreuse, y compris la guerre, que les prisons russes, avec les tortures et les violences. Selon nous, environ 3000 prisonniers ont déjà été recrutés et plus de 1000 ont été envoyés au combat."

Ces chiffres sont ils plausibles ? Les recrutements de prisonniers sont-ils institutionnalisés ?

Contactés les services pénitentiaires russes n'ont pas répondu aux sollicitations des journalistes."

 

Le Kremlin vient de publier un décret qui prévoit d'augmenter ses effectifs combattants de 10% à compter du 1er janvier 2023. 137.000 soldats sont ainsi attendus pour rallier les rangs de l'armée russe.

 

C'est certain, malgré l'expression utilisée par le Kremlin : "une opération militaire spéciale", la Russie mène une véritable guerre contre l'Ukraine...

Et la guerre tue, la guerre détruit, elle tue des Ukrainiens, des soldats, mais aussi des civils, hommes, femmes, enfants, elle tue aussi des soldats russes...

L'euphémisme employé par Vladimir Poutine n'empêche pas toutes les horreurs et les abominations de la guerre.

C'est dans les langages totalitaires que l'emploi de l'euphémisme comme contour ou détour de la réalité est le plus perturbant, car il s'agit ici de faire passer l'expression euphémique pour la réalité elle-même,

Il s'agit là d'une forme de novlangue, telle qu'elle a été définie par Georges Orwell dans son célèbre roman 1984.

 

"L’élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov, a ainsi été condamné à sept ans de prison vendredi 8 juillet pour avoir dénoncé l’assaut russe contre l’Ukraine...

Alexeï Gorinov avait, lors d’une session du conseil municipal à la mi-mars, qualifié le conflit en Ukraine de "guerre", et non "d’opération militaire spéciale", comme le veut la terminologie officielle. Demandant à ses collègues une minute de silence, le député avait également évoqué la mort d’enfants en Ukraine, ce qui, selon la juge, ne correspond pas aux informations délivrées par le ministère de la défense russe dans ses points presse quotidiens."

On assiste là à une répression de toutes les oppositions et contestations et à une remise en cause des réalités de la guerre...

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-la-russie-en-mal-de-soldats_5324482.html

 

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-armee-russe-veut-gonfler-de-10-ses-effectifs-928585.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/08/guerre-en-ukraine-alexei-gorinov-elu-municipal-russe-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-avoir-denonce-le-conflit_6134004_3210.html

L'armée russe recrute...
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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 10:53
Jets d'eau !

 

 

Les jets d'eau dansent et chantent sous le soleil de l'été...

 

 

 

Sarabande des gouttes d'eau qui virevoltent dans l'air...

 

 

 

Ballet de l'eau éblouissant ! Envolées de brumes sur le ciel de l'été !

 

 

 

 

Eclats de lumières dansantes sur l'azur ! L'eau se donne en spectacle, l'eau jaillit, rebondit, l'eau se pare des reflets ondoyants des arbres environnants...

 

 

 

Frémissements, bruissements de l'eau ! Musique et chanson enivrante de l'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 10:30
Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive...

 

 

Une chanson limpide ! Une chanson qui célèbre l'amour, l'enfance, la jeunesse, la beauté, la liberté !

Cette chanson, c'est L'eau vive de Guy Béart...

Quelle tendresse, quel amour on perçoit dans cette expression qui ouvre la chanson : "Ma petite" !

On entre alors dans l'intimité d'un père qui évoque sa fille avec des termes dont on perçoit aussitôt toute la valeur et toute la dimension affective...

Avec cet emploi, on ressent tout l'attachement d'un père pour son enfant qu'il veut protéger...

 

D'autant que cette "petite" aime la liberté, ce que suggère bien la comparaison avec "l'eau vive, et le ruisseau." Image de fraîcheur et de beauté, elle est aussi un coeur qui ne se laisse pas facilement dompter.

Associée à des verbes de mouvement "courir, poursuivre, rattraper", la petite paraît insaisissable et incontrôlable....

Cette vivacité de l'enfant est aussi soulignée par la répétition du verbe à l'impératif :  "Courez, courez" . 

On est sensible ici à la simplicité du vocabulaire, à sa limpidité : le verbe "être" répété, le style parlé avec les impératifs, l'emploi de la deuxième personne du pluriel....

En même temps, l' enfant n'est pas nommée, ce qui donne à la chanson une valeur universelle...

 

Le deuxième couplet nous montre la jeune fille dans un cadre naturel magnifique, sensuel, avec le chant des pipeaux, la vision de l'eau qui danse, des "troupeaux", des herbes et arbres de Provence qui embellissent le paysage " l'olive, le laurier, le thym et le serpolet..."

On entend même la voix de la petite, ce qui la rend plus proche : "Venez, venez, mes chevreaux, mes agnelets..."

 

Ce tableau charmant, idyllique est brusquement interrompu par une notation temporelle, dans le couplet suivant : "Un jour", et par l'emploi d'un passé simple qui marque une rupture, un événement inattendu : "Vinrent les gars du hameau pour l’emmener captive".

Encore un double impératif pour suggérer l'idée de capture : "Fermez, fermez votre cage".

 

Mais l'eau vive ne se laisse pas si facilement emprisonner, on peut être sûr qu'elle "s'envolera", un verbe de mouvement encore qui souligne une idée de liberté infinie : c'est là l'image d'un oiseau insaisissable...

 

Nouvelle comparaison dans la strophe suivante : ce sont les jouvenceaux qui, cette fois, sont assimilés à "de petits bateaux emportés par l'eau vive", ils sont comme subjugués par les beaux yeux de la petite qui deviennent de véritables paysages  où "les jouvenceaux voguent à la dérive..."

Belle image de l'amour qui rend fou et obsède !

Cependant, ces jouvenceaux peuvent bien voguer, ils sont voués à "accoster", donc voués à l'immobilité, bien loin de l'eau vive qui "n'est pas encore à marier".

 

Pourtant, c'est inéluctable et le narrateur le sait bien : 

"un matin nouveau à l’aube, mon eau vive
Viendra battre son trousseau, aux cailloux de la rive."

Le futur montre bien que la jeune fille un jour prochain est destinée à venir battre son trousseau de mariage et à s'éloigner.

Dès lors, les autres sont invités à "pleurer" devant la solitude du narrateur.

 

Et le texte s'achève encore avec un verbe de mouvement au passé composé : "Le ruisselet, au large, s’en est allé". Comme par enchantement, la petite est devenue elle-même cette eau vive à laquelle elle était comparée au début de la chanson...

 

Cette chanson est un magnifique condensé de vie : l'enfance, le père protecteur, la beauté de la nature, les dangers que l'on peut rencontrer, l'amour, l'envol, le mariage, l'éloignement, la solitude...

 

Voilà un bel hymne à la beauté de l'enfance, à la nature, à l'eau, symbole de vie, de liberté, un bel hommage à sa fluidité, sa magie, cette chanson nous émeut aussi par sa simplicité, son évidence.

 

La mélodie limpide, le texte font songer à une comptine, une chanson enfantine, donc particulièrement adaptée au thème traité...

 

Le texte :

 

https://www.paroles.net/guy-beart/paroles-l-eau-vive

 

 

 

 

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 09:42
Pénuries....

 

Pénurie d’enseignants, de médecins, d’infirmières, de personnels dans la restauration, l’hôtellerie, l’agriculture, pénuries de chauffeurs de cars scolaires, de maîtres-nageurs...

Que de secteurs impactés par ces pénuries !

 

Des enfants privés de transport scolaire pour la rentrée, le 1er septembre... Des enfants, des adolescents privés d'enseignants...

Pourquoi tant de difficultés à recruter dans ces secteurs ?

 

La plupart de ces métiers ne sont plus attractifs : problèmes de rémunération, surcharge de travail, manque de considération et de reconnaissance...

 

C'est le cas des enseignants qui font face à des classes surchargées, dans des locaux parfois vétustes.

Cette année, plus de 4 000 postes n'ont pas été pourvus aux concours des enseignants : des pénuries inquiétantes à quelques jours de la rentrée scolaire...

Qui veut désormais devenir enseignant ? Posez la question autour de vous...

 
Qui veut être muté, en début de carrière, dans une région lointaine, inconnue ? Qui veut affronter la violence ordinaire, l'indiscipline des élèves ?
 
Qui accepte d'être déconsidéré, méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?
 
Qui a envie de corriger des copies de plus en plus indigestes, mal orthographiées, mal rédigées, des copies de plus en plus nombreuses, car les classes sont de plus en plus chargées ?
 
Qui souhaite entrer dans un métier où l'enseignant est taillable et corvéable à merci ? Rencontres avec les parents, organisation de bacs blancs, de devoirs communs, correction des épreuves orales du baccalauréat, parfois dans des villes fort éloignées du lieu de travail et de résidence...
 
Qui a envie d'être contrôlé par des inspecteurs qui sont totalement coupés du terrain et n'en connaissent plus la réalité ?

 

Triste constat ! Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n'est plus au coeur de ce métier, or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion...
 

Pour répondre à la crise de recrutement, des contractuels ont été embauchés dès juin grâce à des "job dating", entretiens organisés dans plusieurs académies. Les personnes retenues, qui doivent avoir au minimum une licence – quelle qu'elle soit –, enseigneront dès la rentrée, avec souvent quelques jours de formation seulement, proposés à partir de cette semaine.

Ces personnes recrutées en hâte ne sont bien évidemment pas véritablement formées pour enseigner...

C'est du bricolage !

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/societe/une-rentree-scolaire-sous-tension-marquee-par-la-penurie-d-enseignants-23-08-2022-2487017_23.php

 

 

Pénuries....
Pénuries....
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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 10:58
Des éoliennes près de chez vous ?

 

Une ristourne de plusieurs centaines d'euros sur votre facture d'électricité contre une éolienne près de chez vous ?

Vous accepteriez, vous ?

 

"C'est le marché que propose le gouvernement pour accélérer l'installation de l'énergie renouvelable !

Seraient concernées toutes les habitations dans un rayon de 5 kms autour d'une éolienne...

 

Dans un village de l'Allier, sept ont déjà été installées et surplombent la commune. Trois autres devraient être installées prochainement... mais cette fois-ci, c'est trop.

Même avec l'offre, une habitante ne veut plus d'éolienne près de chez elle.

"On vous donne des dédommagements, puis on ne vous dit plus rien et ça ouvre la porte à d'autres projets éoliens, ça, je suis contre..."dit-elle.

 

Plus loin dans le hameau, la question divise également.

"La ristourne, ce n'est pas le facteur qui fera que j'accepterai mieux la chose...", déclare un autre habitant...

 

Aujourd'hui, 70% des projets éoliens subissent des recours devant les tribunaux.

Mais octroyer des ristournes pour inciter les habitants pour inciter les habitants à accepter des éoliennes près de chez eux sera insuffisant, selon certains observateurs, car le principal problème, c'est le manque de concertation.

 

"Il faut que les personnes soient intéressées au projet, qu'on puisse prendre en compte véritablement leurs avis, qu'ils aient le sentiment qu'ils puissent pouvoir s'exprimer sur le projet et pouvoir influer sur le développement...", déclare Romain Garcia, consultant dans l'acceptabilité des projets d'énergies renouvelables.

 

Davantage de renouvelables, une urgence pour le gouvernement qui est déjà en dessous de ses objectifs de production. 

Le projet de loi devrait être présenté en Conseil des ministres à la rentrée..."

 

Curieuse façon de procéder tout de même ! Offrir une ristourne, c'est d'une certaine façon payer les gens pour qu'ils acceptent la proximité d'éoliennes...

 

Evidemment, les pauvres, les plus démunis seront plus enclins à accepter ce marché... et seront ensuite contraints de subir les nuisances des éoliennes...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/energie-une-reduction-de-la-facture-d-electricite-en-cas-d-eolienne-a-proximite_5310178.html

 

 

 

 

Des éoliennes près de chez vous ?
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21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 09:58
Les volcans... une part de merveilleux...

 

"Les volcans. Il faut qu´on parle des volcans..."

 

"Il faut qu´on parle des volcans.
Ce fut sublime de grandir au milieu des géants
aux gueules grandes ouvertes." nous dit Cécile Coulon...

 

Les volcans associés au dieu Vulcain, maître du feu !

 

Il faut parler des Volcans ! comment ne pas évoquer le Puy de Sancy, le plus majestueux des volcans d'Auvergne ?

 

Un parcours de crêtes aux paysages grandioses nous mène au sommet du Sancy à 1 885 mètres, dans un relief de vallons escarpés et de couloirs encaissés et sauvages. De nombreuses cascades dévalent les pentes pour donner naissance à la Dordogne.

 

Crêtes acérées, pentes abruptes, vallées encaissées et sauvages, mais aussi courbes douces et rondes des paisibles plateaux d’estive et sérénité des lacs de cratère. Le Massif du Sancy, au centre de la France, un lieu béni des Dieux !

 

Des paysages à couper le souffle sous un ciel bleu empanaché de quelques nuées vaporeuses...

 

Un magnifique panorama sur les monts d'Auvergne !

 

On peut admirer en chemin des fleurs cotonneuses, anémone pulsatille, ou encore un papillon aux teintes éblouissantes, la mélitée orangée...

 

Une somptueuse balade au coeur de l'Auvergne !

 

 

 

 


"Enfant, chaque jour, je m´enfonçais
avec cette vitesse de fille gâtée
dans les profondeurs de la terre.
Il me suffisait de poser une oreille
contre la pierre noire que la forêt avalait
pour sentir le cœur battre ;
ils disent que le feu ne reviendra
probablement jamais.
Ce n´est pas vrai.
C´est une erreur de penser que mille années
suffisent à éteindre
le brasier des géants.
Simplement, ils se taisent ;
de temps en temps ils murmurent,
personne ne les entend."

 

Cécile Coulon

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lecons-de-reves/cecile-coulon-les-volcans-terre-d-imaginaire-9728720

 

 

 

Photos : Christelle

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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 10:09
J'ai confié ma peine au peuple des fontaines...

 

 

Le temps qui passe, le temps qui emporte l'amour, l'eau qui s'écoule et qui symbolise la fuite du temps : on retrouve ces thèmes traditionnels dans une chanson de Francis Cabrel, Peuple des Fontaines...

 

Et le poète sait renouveler ces thèmes, grâce à la poésie de son écriture.

 

Dès le début du texte, le poète exprime ses sentiments de peine et de désarroi avec l'emploi de la première personne dans une tonalité lyrique, mais à qui parle-t-il ? Il s'adresse au Peuple des Fontaines...

Il fait ainsi appel à une image mythologique antique : les Fontaines peuplées de naïades, de sirènes, d'ondines...

Si ces nymphes des eaux ne sont pas citées, ces références font partie de notre culture. De plus, les Fontaines sont personnifiées dans la suite de la chanson.

 

Le poète use aussi de la deuxième personne pour instaurer un dialogue avec la jeune femme qui n'est plus à ses côtés, une façon de faire revivre les moments de bonheur passé :

"Pour qu'un jour tu reviennes te pendre à mon bras..."

 

La jeune femme est partie, et bien sûr, le temps se fait pesant, les jours, Dimanche et semaine deviennent "une chaîne" pour l'amoureux en peine, une belle image qui traduit bien son désarroi.

Le champ lexical du temps : "un jour, dimanche, semaine, ces jours gris, toujours, toujours" souligne la durée de l'éloignement, d'autant que le poète fait intervenir des rimes intérieures qui viennent insister sur la répétition inlassable des jours : "ma peine-fontaines /tu reviennes / semaine-chaîne / Des rues où je traîne / Toujours me reviennent / la Seine-Verlaine".

Et on voit le poète inconsolable traîner sa peine et penser à son amour perdu.

 

La nature, la beauté des fleuves, "le Rhône, la Seine", la poésie même ne sauraient lui apporter un réconfort : et voici notre poète insensible à la poésie de "Rimbaud ou Verlaine" qui ne sauraient le consoler.

L'emploi du futur, du mot "rien" suggère une peine irrémédiable.

 

Et le poète de constater qu'il fait partie de tous ces gens, "amants maladroits" qui "ont gravé les mêmes stupides rengaines, Les mêmes soupirs aux mêmes endroits".

L'énumération "Princes et souveraines, simples comédiennes, des dizaines d'amants maladroits" vient conforter l'emploi du mot "rengaines" qui comporte une idée de monotonie et de répétition.

 

L'amoureux se tourne alors à nouveau vers les Fontaines pour trouver un refuge et des solutions à sa détresse : il s'adresse aux Fontaines, en utilisant une apostrophe :

"Fontaines, dites-moi

Vous qui avez tant écouté
Vous qui ne sauriez pas mentir

Est-ce qu'elles savent pardonner
Ces belles pour qui l'on respire"

Cette personnification des Fontaines nous montre une nature bienveillante, qui sait écouter, qui ne sait pas mentir...

Le poète les interroge comme des confidentes remplies de sagesse et de savoirs : il s'enquiert d'un pardon attendu.

Les belles dames ne se confient-elles pas elles-mêmes aux miroirs de l'eau ? Le poète nous les montre "penchées sur le saphir" des fontaines, en train de dire peut-être que "tout peut recommencer."

Belles images de l'eau reflétant le charme des femmes...

"Cherchez bien dans vos souvenirs", insiste le poète...

Et l'amoureux fait référence encore à la poésie de Barbara, à celle de Léonard Cohen qui ne sauraient remplacer son amour perdu :

"Je donnerais tout Göttingen
Toutes les Suzanne de Cohen
Pour ce jour béni où tu me reviendras."

L'emploi du futur marque alors un espoir de retour, comme une forme de certitude....

 

La musique douce et rythmée restitue bien, tout au long de la chanson, cet apaisement que procurent les Fontaines...

 

 

Le texte :

 

https://www.azlyrics.com/lyrics/franciscabrel/peupledesfontaines.html


 

 

 

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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 09:56
Changer de modèle ?

 

Face aux nombreux défis climatiques qui se posent à nous, peut-on ralentir ? Pour la journaliste Juliette Duquesne, spécialiste de l’écologie, les pistes tant rabâchées (voitures électriques, télétravail…) sont plus des impasses que des solutions.

 

Juliette Duquesne remet en cause la rhétorique selon laquelle il faut faire confiance à l'innovation, à l'humain, à sa capacité d'inventer pour faire face aux défis écologiques et pour apporter une solution au réchauffement climatique...

Ce point de vue scientiste, c'est la thématique de la croissance verte : Juliette Duquesne n'y croit pas.

 

"Il n'y a aucune innovation technologique qui permette de réduire la pollution. C'est après la seconde guerre mondiale, au moment où la croissance du produit intérieur brut décolle, que toutes les formes de pollutions explosent : la pollution plastique, les pesticides que l'on retrouve dans la graisse des baleines, les émissions de CO2, toutes ces pollutions explosent au moment où l'on a le plus d'innovations technologiques.

Et aujourd'hui, pour éviter d'accepter qu'il va falloir réduire notre consommation de biens, qu'il va falloir accepter la sobriété, la décroissance, on pense que des innovations technologiques vont permettre de résoudre nos problèmes.

 

Mais on se rend compte que cela ne marche pas. Il va falloir accepter la finitude de la planète et donc réduire notre consommation, parce qu'il n'y aura pas d'innovations miracles qui vont nous permettre de continuer à consommer autant d'eau, d'émettre toujours autant de CO2, de continuer à mettre autant de pesticides dans l'eau ou sur nos terres, parce que les dégâts sont considérables, en fait.

 

Il y a l'effet rebond : des innovations technologiques peuvent effectivement réduire factuellement les émissions de carbone, mais on les utilise davantage : il y a un usage qui annule l'effet positif de l'innovation.

Et c'est particulièrement vrai dans le numérique : même si on gagne en gain d'efficacité, on va augmenter l'utilisation, donc on va consommer plus d'énergie et créer plus de gaz à effet de serre.

 

Par exemple, pour le numérique, quand on va sur internet, on met beaucoup moins de temps aujourd'hui pour faire une recherche, ce n'est pas pour ça qu'on va en faire moins. La 5G va permettre de faire des gains d'efficacité, mais le trafic va augmenter. Les gains d'efficacité, c'est de l'ordre de 10, et l'augmentation va être de l'ordre de 100 !

Ce n'est pas parce que l'on va avoir des gains d'efficacité que l'on va avoir une baisse de la consommation.

 

On sait que le numérique est très polluant : on s'équipe trop, il y a énormément de consommation de métaux... tout remplacer par le numérique, ça ne fonctionnera pas. On ne peut pas remplacer tous nos déplacements par du numérique...

 

Que dire de cette machine qui va capter le CO2 ? Plusieurs études montrent que cela marche très mal de capter le CO 2 et de le stocker dans le sol. Les résultats sont mauvais parce qu'il faut de l'énergie pour stocker aussi tout ce CO2. En fait, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre plutôt que de stocker le CO2.

 

On entend aussi beaucoup parler de ces solutions de géo ingénierie où on va aller mettre du souffre dans la stratosphère pour imiter des éruptions volcaniques et essayer de refroidir la température. Là on joue aux apprentis sorciers.

 

Que dire de la voiture électrique ? Si on remplace toutes les voitures par des voitures électriques sans réduire notre mobilité, cela ne fonctionnera pas.

Si on prend des petites voitures électriques qui sont avec une petite autonomie, pour la ville, cela peut être intéressant, parce qu'elles ne vont pas émettre et polluer la ville. Mais si on prend le cycle de vie de la voiture complète avec la fabrication, les voitures électriques peuvent être aussi polluantes que des voitures classiques.

Les voitures électriques consomment beaucoup de métaux et on sait qu'on va avoir des problèmes pour les métaux dans ces prochaines années. Le pic d'extraction du cuivre devrait être atteint en 2060, cobalt, lithium pour les batteries, il y a aussi l'indium.

Tous ces métaux, il va falloir aller les chercher de plus en plus profond dans la terre, donc cela va demander de plus en plus d'énergie.

La voiture électrique n'est pas la solution à tous les maux et cela ne va pas permettre de continuer à consommer comme on le fait aujourd'hui.

 

Dans la logique transhumaniste, certains pensent que grâce à l'intelligence artificielle, les machines vont pouvoir s'auto perfectionner et qu'on va pouvoir régler tous nos problèmes grâce aux technologies. Mais on est très loin de ces récits de science-fiction...

Le fait de nous vendre des villes intelligentes avec des capteurs partout, des voitures autonomes avec des capteurs partout, quand on regarde les chiffres des métaux, de la pollution, ce n'est pas réaliste.

 

Pour réduire l'empreinte écologique, il faut réduire la consommation d'énergie.

En fait, il ne suffit pas de faire de la sobriété, il faut changer complètement de modèle, un modèle basé sur l'augmentation du produit intérieur brut.

 

Il faut inventer un autre modèle où l'agriculture et l'alimentation seraient beaucoup plus au centre, il faut aussi réduire les inégalités.

En France, si on voulait passer complètement à l'agroécologie, (c'est ce qu'il faudrait faire parce qu'aujourd'hui, il y a des pesticides dans tous les cours d'eau, dans la totalité des nappes phréatiques, les sols sont pollués), il faudrait changer complètement notre agriculture.

Si on passe à l'agroécologie, cela veut dire qu'il y a 30% d'emplois en plus dans les campagnes, si on veut des territoires de plus en plus autonomes énergétiquement, on sait qu'il faut réduire la taille des villes, cela voudrait dire changer toutes nos aides de la politique agricole commune vers une autre agriculture.

Cela veut dire un changement total de vie, avec des vies plus centrées sur les territoires : on aurait moins de mobilité, mais peut-être plus de convivialité.

Cela passe par un consensus démocratique : il faut que les gens aient envie de cela."

 

 

Evidemment, les récents événements climatiques, sécheresse, canicules, incendies dévastateurs semblent donner raison à Juliette Duquesne. Mais les gens sont-ils prêts à changer de modèle ? 

Nous vivons tous dans un environnement qui nous incite à consommer à outrance : publicités, crédits, mode, loisirs, etc.

Et que dire des enjeux économiques, que dire des intérêts financiers des grandes multinationales ? 

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/defis-climatiques-comment-ralentir-avec-julie

Changer de modèle ?
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