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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 08:33
Une célèbre chanteuse russe dénonce la guerre en Ukraine...

 

Elle s'appelle Alla Pougatcheva : elle n'est pas connue en France, mais en Russie, elle est l'une des chanteuses pop les plus célèbres... c'est même probablement la femme la plus célèbre de Russie. C'est un peu l'équivalent russe de Johnny Halliday.

 

50 ans de carrière, débutée sous l'URSS, des chansons qui appartiennent au patrimoine populaire, des divorces à la pelle, autant de mariages, le dernier avec un comédien de 27 ans de moins qu'elle, qui critique régulièrement le pouvoir de Moscou...

 

Elle même n'a pas hésité à dénoncer l'offensive russe en Ukraine dans un message publié sur Instagram.

 

Une sortie particulièrement remarquée dans un pays où la répression dissuade d'évoquer l'invasion de l'Ukraine.

 

Sur son compte Instagram, suivi par près de 3,5 millions de personnes, Alla Pougatcheva, 73 ans, a réagi à l'annonce, vendredi, du placement de son mari, le comédien Maxime Galkine, sur la liste infamante des "agents de l'étranger" en Russie. 

 

"Je vous demande de me classer parmi les agents de l'étranger de mon cher pays", a écrit Alla Pougatcheva, dans un message à l'intention du ministère russe de la Justice.

"Car je suis solidaire avec mon mari, une personne honnête, intègre et sincère, un véritable patriote russe, incorruptible, qui souhaite que sa Patrie prospère et vive en paix", a-t-elle indiqué.

 

Selon elle, "son mari ne souhaite que la liberté d'expression, et surtout la fin de la mort de nos garçons pour des objectifs illusoires qui font de notre pays un paria et qui pèsent sur la vie de nos citoyens."

 

Des propos particulièrement violents qui ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux sociaux. Le porte parole de Vladimir Poutine manifestement un peu gêné n'a pas souhaité commenter cette sortie.

 

Les médias officiels en ont repris uniquement le début mais en omettant toute référence à l'Ukraine.

 

Ainsi, peu à peu, des critiques s'élèvent en Russie contre "l'opération militaire spéciale" de Vladimir Poutine...

 

Cette chanteuse pop ne mâche pas ses mots : elle défend la liberté d'expression dont on connaît les limites en Russie. Elle évoque clairement les résultats désastreux de cette guerre : la mort de jeunes soldats, et elle va même jusqu'à dénoncer des "objectifs illusoires."

 

 

Sources :

 

https://www.tf1info.fr/international/russie-une-superstar-de-la-variete-russe-s-oppose-a-la-guerre-en-ukraine-2232700.html

 

 

https://fr.euronews.com/2022/09/18/russie-la-chanteuse-alla-pougatcheva-critique-la-guerre-en-ukraine

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 11:41
Mademoiselle qui m'avez appris...

 

En ces temps où les enseignants sont mis à mal, déconsidérés, mal aimés, voici une chanson qui leur rend un vibrant hommage... une chanson écrite par Didier Barbelivien et composée par Julien Clerc, intitulée Mademoiselle...

 

Le poète s'adresse directement à celle qui lui a tant appris grâce à cette apostrophe "Mademoiselle"... car l'enseignement est avant tout une transmission de connaissances.

 

L'énumération qui suit : "Les rois de France et mon pays
Les grandes cités industrielles
Les montagnes, les neiges éternelles" souligne bien l'importance de cette transmission... Sont évoquées ici, l'histoire, la géographie, et plus loin dans une autre énumération "la lecture, la poésie, les jolies fables de La Fontaine, Victor Hugo et Paul Verlaine", des apprentissages de base, bien sûr comme la lecture, mais aussi la culture, avec des exemples littéraires de grands auteurs classiques...

 

Et le poète remercie cette Mademoiselle en lui vouant une "reconnaissance infinie", une expression très forte...

 

Mais l'éloge va plus loin encore ! puisque le poète ajoute : "Vous avez embelli ma vie", montrant bien tout le bénéfice apporté par cette culture littéraire et poétique.

L'éducation apparaît bien ainsi comme une force  et une source de bonheur, d'épanouissement, d'espérance...

 

A tel point que le son de la voix est comparé à une "presque chanson". que le poète garde en mémoire...

 

Et il égrène d'autres leçons de vie délivrées par cette enseignante : 

-L'importance de la liberté pour laquelle il faut se battre...

"Mademoiselle qui m'avez appris
Que la liberté a un prix
Pour les chiens et les papillons
Pour les hommes de toutes conditions
Je pense à vous dès que j'écris"

-L'importance de l'esprit critique où il s'agit de reconnaître les vraies aspirations du peuple, d'être fidèle au peuple, aux gens dont on ne parle jamais, le peuple réel et concret désigné par l'expression populaire : "le peuple pour de bon."

"Mademoiselle qui m'avez appris
À ne pas confondre les cris
Des marchands de révolution
Avec le peuple pour de bon
Je me dois de vous dire "merci""

Et on entend encore un remerciement dans ce simple mot : "merci".

 

La simplicité des mots, les auteurs cités, Hugo, Verlaine, La Fontaine parlent à chacun d'entre nous. Qui n'a pas appris dans son enfance des fables de La Fontaine, des poèmes de Hugo et de Verlaine ?

La mélodie joyeuse et rythmée restitue le bonheur de ces années passées sur les bancs de l'école.

Une belle déclaration !

 

 

Le texte :

 

https://www.lacoccinelle.net/1395903-julien-clerc-mademoiselle.html

 

 

 


 

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 12:38
Fleurs de septembre...

 

 

Des éclats de rose pourpre dans le jardin... fleurs en robes froissées tourbillonnantes...

 

 

 

Althéas d'une blancheur éblouissante !

 

 

 

Fleurs discrètes, légères aux teintes de bleu...

 

 

 

Fleurs d'hortensia exubérantes, luxuriantes, volubiles, aux teintes subtiles de rose pâle !

 

 

 

Arceau de fleurs élégantes qui dansent et chavirent sous le vent de septembre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 11:54
Le registre tragique...

 

Le registre tragique est, à l'origine, propre à la tragédie grecque : ce genre littéraire est né dans la Grèce antique au cinquième siècle avant J. C., avec des auteurs célèbres : Eschyle, Sophocle, Euripide...

 

La tragédie a connu aussi un grand succès en France, au 17 ème siècle : Racine, Corneille se sont illustrés dans ce genre théâtral.

 

Mais on peut également trouver ce registre tragique dans le roman, la nouvelle, la poésie.

 

Quelles en sont  les caractéristiques ?

Souvent, le niveau de langue utilisé est soutenu et noble car la tragédie met en scène des rois, des princes... périphrases, métaphores contribuent à donner un ton solennel au texte.

 

Mais le style peut être aussi familier ou courant, dans un roman, par exemple.

Dans un texte de prose, l'auteur peut utiliser des phrases ou des membres de phrases comportant 12 syllabes qui font songer à des alexandrins, les vers employés dans la tragédie classique. C'est ce que l'on nomme "des vers blancs".

Des exclamations, des interrogations, des apostrophes, des invocations, des implorations viennent souligner le désarroi, la souffrance, l'émotion...

Des jeux d'opposition, des antithèses, des parallélismes, des hyperboles, des chiasmes accentuent le déchirement du héros confronté à des décisions ou à des choix contradictoires, obligé de résoudre des dilemmes.

 

Les thèmes associés au tragique sont le mal, la fatalité, la mort...

Le héros tragique est victime d'une puissance qui le dépasse : un destin inéluctable, une fatalité qui pèse sur lui, c'est ce qu'on appelle aussi d'un terme latin, le "fatum".

 

Ce destin peut être représenté par des forces surnaturelles : des dieux, une hérédité ou une malédiction familiale, ou des passions irrépressibles, ou par un autre personnage qui symbolise le tragique.

Le héros subit souvent des passions dévastatrices, comme l'amour, la jalousie, il est exposé à la mort.

Quel est l'effet produit ?

Selon la définition d'Aristote, le tragique doit susciter "la terreur et la pitié."

Il peut provoquer aussi l'admiration à l'égard du héros qui est mis en scène.

 

 Phèdre est l'héroïne tragique, par excellence : soumise à la fatalité, à une lourde hérédité, à une malédiction divine, elle éprouve une passion irrépressible, un amour interdit pour son beau fils Hippolyte.

On connaît ce vers célèbre de la pièce de Racine "C'est Vénus toute entière à sa proie attachée..." : la déesse de l'amour poursuit Phèdre de sa haine, car elle est la "brillante", la petite fille du dieu Soleil qui avait dévoilé les amours coupables de Vénus et d'Arès. (En grec ancien "Φαίδρα / Phaídra",  signifie "Brillante".) 

Phèdre est ainsi soumise à une malédiction qui la dépasse et qui pèse sur elle et toute sa famille.

 

Un extrait de Phèdre...

Phèdre, Racine
Acte I, scène 3, L’aveu de Phèdre 

Phèdre
 Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;

 Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
 Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
 Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer.
J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
Je respirais, Œnone. Et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence ;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
 De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’Ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus toute entière à sa proie attachée.

 

 

 

 

 

Le registre tragique...
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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 09:41
"En Ukraine, nous n'avons rien perdu..."

 

S’exprimant lors d’un forum économique dans la ville de Vladivostok, située à l’extrême est de la Russie, Vladimir Poutine a déclaré que toutes les actions de la Russie étaient destinées à renforcer la souveraineté du pays et visaient à "aider les personnes vivant dans la région de Donbass, dans l’est de l’Ukraine."

 

"Nous n’avons rien perdu et ne perdrons rien", a déclaré Vladimir Poutine. "En termes de ce que nous avons gagné, je peux dire que le principal gain a été le renforcement de notre souveraineté..."

 

Malgré une pluie de sanctions occidentales, Poutine a affirmé que "la Russie  n’a rien perdu et ne perdrait rien." 

"Rien perdu !" Vraiment ?

 

Dans une guerre de conquête, on perd toujours... Que dire de tous les soldats russes envoyés à la mort, que dire des soldats blessés, mutilés au cours de cette guerre ?

Pas un mot pour eux de la part de Vladimir Poutine ?

 

Et les êtres humains, les familles meurtries ? C'est quantité négligeable ? Combien de Russes morts au combat ? Mieux vaut éviter d'en parler...

Mieux vaut occulter les réalités terribles de la guerre... D'ailleurs, la guerre n'est plus la guerre, elle devient "opération militaire spéciale." aux yeux de Vladimir Poutine.

 

Le chef du Kremlin veut sans doute démontrer que les sanctions n'atteignent pas la Russie : n'est-ce pas un déni de réalité ?

Il est vrai que ces sanctions pénalisent aussi lourdement l'Europe : inflation, crise de l'énergie, pénuries.

Mais la Russie n'est pas épargnée : elle connaît aussi une inflation galopante, des pénuries...

 

On imagine aussi la douleur des familles de soldats morts ou blessés dans ce conflit sanglant, des familles qui restent parfois sans nouvelles de leurs proches.

Une boucherie, car la guerre déshumanise, elle avilit.

L'homme, dans son désir de domination y perd sa propre humanité.

La guerre détruit tout sur son passage : humanisme, générosité, pardon, tolérance, vérité, humanité...

 

L'armée russe subit des revers ces derniers jours : on peut craindre un désir de revanche et une recrudescence des combats.

 

 

Source :

 

https://www.blick.ch/fr/news/monde/declaration-radicale-de-poutine-en-ukraine-nous-navons-rien-perdu-et-ne-perdrons-rien-id17858531.html

 

 

 

"En Ukraine, nous n'avons rien perdu..."
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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 12:15
La smart city : un cauchemar ?

 

La smart city, vous connaissez ? Encore un terme anglais à la mode... Et que nous promet cette ville connectée ? On parle parfois de "ville intelligente."

La dénomination a de quoi inquiéter : il s'agirait de déléguer l'intelligence à des objets, à une ville entière ? Et que devient l'intelligence humaine ?

Des caméras, des capteurs partout, des systèmes électroniques... une ville entièrement connectée...

 

Déjà de nombreuses résidences sont équipées de portails électriques, de caméras de surveillance, elles deviennent des bunkers, des lieux fermés, bien gardés, des prisons...

Au nom de la sécurité, les gens s'enferment, se protègent de toutes intrusions...

 

C'est ainsi que Gaspard Koenig décrit la ville intelligente : "Demain, la smart city nous obligera, selon la même logique, à utiliser exclusivement des véhicules connectés... Le coût de la déconnexion se chiffrera en ralentissements de la circulation et en accidents de la route. Mais protéger celui qui souhaite se déplacer à son gré, de manière anonyme et hasardeuse, sans prédéfinir sa destination ni partager son trajet, c'est préserver la liberté du promeneur solitaire et lui assurer la possibilité de dévier de sa trajectoire."

"La smart city, telle que conçue par les puristes de l'IA  est une ville morte. Elle ne peut prendre vie qu'à travers l'exercice de la déconnexion."

 

Sous prétexte d'améliorer la qualité de vie des citoyens, on court le risque de la rendre invivable.

Cette surveillance généralisée a de quoi inquiéter... Les villes chinoises déjà équipées de caméras, de capteurs à tous les coins de rues ne nous font pas rêver.

C'est le règne de Big Brother qui nous menace... 

 

Que dire du nudge ? "Il est déjà partout, il apparaît partout et sans aucune possibilité de délibération, sous forme de publicités, de notifications, de recommandations, de messages sur les réseaux sociaux ou de spams dans nos boîtes de réception. Notre cerveau est soumis à un hacking permanent. Ouvrir internet, c'est exhiber son intimité sur la place publique...", nous met en garde Gaspard Koenig.

Et il ajoute : "Nous passons notre vie numérique à nourrir sans le savoir des IA qui nous manipulent en retour."

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

On peut parler d'une forme de servitude volontaire...

 

 

 

 

La smart city : un cauchemar ?
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11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 12:36
Soleil couchant...

 

 

Voici que derrière le pin, le ciel s'embrase des lumières du couchant...

 

 

Des lueurs diffuses sur les branches, des éclats qui redessinent l'arbre et ses ramilles obscures...

 

 

Des teintes de roses se profilent et nous font voir des entrelacs, des résilles somptueuses...

 

 

Sur l'horizon, des couleurs de roses tendres, de gris léger, de bleu, de blanc... des couleurs qui se mêlent et se rejoignent... un magnifique tableau aux teintes pastel...

 

 

L'arbre se peint en ombre chinoise devant les lueurs intenses du soleil...

 

 

Les pignes, les ramilles, la rondeur, la majesté de l'arbre devant l'or du soir qui tombe...

 

 

Les nuées se teintent encore de dorures empourprées de roses et de brumes adoucies... tandis que sur l'horizon, des cyprès, des pins dessinent leurs formes lointaines, des fuseaux, des ombres familières...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 12:09
"Poutine n'est pas la Russie..."

 

Il s'appelle Pavel Filatiev, ce soldat russe a fui la Russie, refusant une guerre qu'il juge désastreuse et inutile...

"A son arrivée en France, dans les toilettes de l'aéroport Paris Charles de Gaulle, le premier geste symbolique de Pavel Filatiev est de détruire tous ses papiers :

"Voilà, ce sont mes papiers, ma carte d'identité militaire", dit-il, en se filmant avec son portable et il déchire le document...

"Mon passeport de citoyen russe..." Et il le déchire à nouveau. Puis il jette le tout dans la cuvette des toilettes...

"J'aime la Russie, j'aime les Russes, mais Poutine n'est pas la Russie, le gouvernement n'est pas la Russie... Poutine, va te faire voir !", déclare le militaire.

 

Après 48 heures dans un centre de rétention, des journalistes rencontrent l'ancien militaire de 34 ans, désormais considéré comme déserteur par la Russie...

Il va faire avec son avocate une demande de droit d'asile. Son témoignage est accablant sur la guerre en Ukraine, menée par Vladimir Poutine :

 

"On s'entretuait entre militaires russes et ukrainiens, mais je voyais qu'on était aussi en train de tuer des civils, il y a eu beaucoup de civils tués..

Bien sûr, j'ai pu être cruel parfois, mais je ne pouvais pas accepter ce qui se passait : nous arrivions et nous détruisions des villes entières, on rasait tout."

 

Pavel Filatiev était un soldat d'élite, un commando parachutiste, il affirme n'avoir commis aucune exaction. Il était prêt à mourir pour son pays, mais après deux mois de guerre en première ligne, il dénonce une guerre inutile.

"Aujourd'hui, beaucoup de militaires russes refusent tout simplement d'aller à la guerre, et ceux qui y vont n'ont pas de motivation. C'est pour cela que Poutine essaie de recruter des gens en prison et des vieux."

 

Blessé en mai, le soldat d'élite est écarté de la ligne de front. Finis les tranchées et les combats, c'est à l'hôpital qu'il va commencer à écrire sur la guerre.

Son récit est intitulé ZOV, un appel à l'aide équivalent à un SOS : il y raconte la désorganisation de l'armée russe et les morts inutiles.

Un site internet russe publie des extraits puis la chaîne d'un militant des droits de l'homme invite Pavel Filatiev.

 

"Vous êtes le seul à briser le silence dans l'armée russe. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes devenu l'homme à abattre ?" interroge une journaliste.

"Moi, je voulais juste réveiller les consciences, que les gens se rendent compte de ce qui est vrai... Si vous allumez la télévision, vous allez entendre les Russes dire qu'ils chassent les nazis d'Ukraine, que cette opération, c'est pour libérer la population de ces nazis.

J'ai appris que mon commandement avait demandé 15 ans de prison pour moi, en m'accusant de diffamation contre l'armée. Mais se retrouver en prison en Russie, c'est être à la merci de l'état : on peut être torturé, humilié... c'est une bonne raison pour quitter le pays.

J'étais devenu pour eux un traître, un ennemi."

 

Dès lors, il a peur pour sa vie et doit quitter le pays dès que possible... après un mois de cavale, il est exfiltré par des lanceurs d'alerte et est arrivé à Paris, il y a quelques jours.

 

"Aujourd'hui, je pense que beaucoup de Russes ne veulent pas de cette guerre, malgré ce que raconte le pouvoir. L'Ukraine, c'est une honte pour notre pays.", déclare encore Pavel Filatiev.

 

“Je sais que je ne peux pas dire le mot ‘guerre’. C’est interdit. Mais je le dis quand même : c’est la guerre. Les soldats des deux camps meurent, tout comme les civils qui ont la malchance de vivre dans un pays contre lequel on a lancé cette guerre, appelée ’opération militaire spéciale’. J’ai 33 ans maintenant et toute ma vie je n’ai dit que la vérité.”

Ainsi commence le récit de ce témoin de la guerre en Ukraine.

 

Il y dépeint une armée russe en lambeaux, à peine équipée et manquant de formation, "dans le même état que ce qu'est devenue la Russie ces dernières années". 

"D'année en année, le bazar et la corruption deviennent de plus en plus prégnants", explique Pavel Filatiev. "La corruption, le désordre, le je-m'en-foutisme ont dépassé les limites de l'acceptable", ajoute-t-il, racontant avoir très vite déchanté après avoir signé son contrat. 

 

Un témoignage qui en dit long sur l'état de l'armée russe et qui peut expliquer les revers subis par cette armée... 

 

 

Sources :

 

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-pavel-filatiev-soldat-russe-transfuge-demande-l-asile-a-la-france

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-un-soldat-russe-desabuse-trouve-refuge-en-france_5342386.html

 

 

 

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 09:34
Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !

 

Eh oui ! Ségolène Royal a réussi cet exploit ! La voici devenue une icône de la TV russe. Il fallait s'y attendre : ses propos sur l'Ukraine ont été largement diffusés par la TV russe...

 

Elle avait dénoncé jeudi dernier "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky et mis notamment en doute la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars.

«Et vous pensez bien que s'il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, on les aurait eus», a-t-elle dit.

 

Jeudi 1er septembre, Ségolène Royal était invitée sur le plateau de BFMTV. L’ancienne ministre de l’Environnement évoquait la crise en Ukraine, en remettant ouvertement en cause certains crimes de guerre dénoncés par le président Volodymyr Zelensky.

Bien sûr, dans une guerre, dans les deux camps, il peut y avoir de la propagande.

 

Mais remettre en cause des crimes de guerre, est-ce admissible ?

Est-elle apte à le faire ?

 

Jean-Pierre Raffarin  ex-premier ministre et lui aussi ancien président de la Région Poitou-Charentes a commenté les propos de la dame : "Je suis un grand spécialiste des propos  de madame Royal. J’ai une grande expérience de ses erreurs de jugement et là, j’ai découvert ses fausses routes en matière d’éthique. Dans le sens où on ne respecte pas la souffrance de ceux qui sont touchés par la vérité des faits."

 

En tout cas, du pain béni pour les Russes !

Ils se sont emparés de cette déclaration pour la mettre en exergue...

Une bonne propagande pour le pouvoir russe et pour Vladimir Poutine...

Dimanche, Pervy Kanal, la première chaîne publique de télévision, a bien sûr diffusé les propos de Ségolène Royal, les attribuant à "une femme politique française, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007", disant que "les tirs sur la maternité de Marioupol et les provocations à Boutcha étaient inventées afin de bloquer le processus de paix."

 

L’ambassadeur ukrainien en France a quant à lui  invité Ségolène Royal en Ukraine pour "tout voir de ses propres yeux", pour constater les horreurs de la guerre, les morts de civils, les destructions... 

 


Finalement, sur son compte twitter, Ségolène Royal a déclaré que sa parole avait été coupée par BFMTV et a tenu à préciser sa pensée : « Ici la fin de ma parole, coupée dans les rediffusions. Plaider pour la paix c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe. Je n’ai jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé ».

Bon, un rétropédalage qui s'imposait face au tollé provoqué par ses déclarations...

Mais quelle confusion !

 

Oui, Ségolène Royal est désormais une icône de la TV russe... sans jeu de mots ?

 

 

 

 

Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !
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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 12:02
 Pakistan : Apocalypse now...

 

Encore un effet du changement climatique...

Des inondations catastrophiques au Pakistan : un pays submergé par les pluies, un tiers du pays sous les eaux !

 

"Le Pakistan continue de mobiliser tous les moyens à sa disposition pour secourir les millions de personnes touchées par les pires inondations de son histoire. Ces inondations, dues aux pluies de mousson, ont submergé un tiers du pays, causant la mort d’au moins 1.191 personnes, dévastant de larges pans de terres agricoles essentielles à l’économie, et détruisant ou endommageant gravement plus d’un million d’habitations." 

 

Plus de 33 millions de personnes - soit un Pakistanais sur sept - ont été affectées par ce que le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a qualifié de "pires inondations de l'histoire du Pakistan."

Un pays pauvre dévasté.

 

L'OMS a mis en garde contre le risque d'apparitions de maladies liées à l'eau (diarrhée, maladies de peau, infections respiratoires, paludisme, dengue...).

D'autant que cette année, le pays a déjà été confronté à une vague de chaleur qui a parfois dépassé les 50°C, à des feux de forêts ravageurs et à des crues dévastatrices causées par la fonte rapide des glaciers. 

 

Qui peut donc encore prétendre que le changement climatique est une chimère ?

Allez dire aux Pakistanais que le changement climatique n'affecte pas leur vie et leur pays...

 

Et face à cette catastrophe, les grands médias sont étrangement silencieux...

Qui parle du Pakistan et des victimes de ce déluge ?

 

Le Pakistan est responsable de moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais il figure en 8e position des pays les plus menacés par les phénomènes météorologiques extrêmes.

 

Jean-Luc Racine, spécialiste du Pakistan évoque ces inondations : "Comme l’a écrit un journaliste pakistanais, l’expression qui résume le mieux la situation actuelle est « Apocalypse now ». Il y avait déjà eu des inondations très sérieuses en 2010 qui avaient causé la mort de 2 000 personnes, mais celles de cet été n’ont rien à voir : ce sont les plus graves que le pays a jamais connues.

Dans certaines provinces, en particulier dans celle du Sindh, l’eau déborde dans les vallées. On est incapable aujourd’hui d’évaluer précisément l’ampleur des dégâts, on ne la connaîtra que quand l’eau sera asséchée. 33 millions de personnes sont affectées par la catastrophe." 

 

 

 

Source :

 

https://reporterre.net/Inondations-au-Pakistan-2022-est-une-annee-noire

 

 

 

 

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