Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 10:52
On l'appelle désormais le protocole Ibiza...

 

On l'appelle désormais le protocole Ibiza... c'est là que Jean-Michel Blanquer a passé une partie de ses vacances de Noël... 

Ibiza connue pour ses plages, sa vie nocturne et festive...

 On vient également d’apprendre, que le chef de cabinet de Castex était au courant du voyage et lui avait déconseillé d’y aller.

En pleine crise du coronavirus où l'on demande aux Français de restreindre leurs festivités, le ministre se rend à Ibiza.

 

Et c'est de là que le ministre a dévoilé son protocole, la veille de la rentrée scolaire, un protocole totalement abscons, irréalisable qui a désorganisé l'école, bouleversé la vie des enfants, des parents, des enseignants...

De l'art de compliquer la vie des gens, de l'art de les "emmerder..." Je n'aurais pas utilisé ce terme si le Président de la République ne l'avait pas lui-même employé...

 

Evidemment, tout cela ne fait pas très sérieux.

Donc, petit mea culpa de Jean-Michel Blanquer : le ministre de l'Education a dit regretter la symbolique du lieu choisi pour ses vacances...

"J'aurais dû choisir un autre lieu", concède le ministre... Est-ce qu'il regrette aussi la complexité de son protocole ?

 

"Je ne suis pas parfait", avait aussi argumenté le ministre, face aux critiques qu'on lui adressait.

Interrogé sur la grève des enseignants survenue le jeudi 13 janvier, le ministre de l’Éducation avait présenté ses excuses.

 "Si vous souhaitez un mea culpa, je n’ai aucune difficulté à le faire", a d’abord déclaré l’homme politique, avant de poursuivre : "Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs et je n'ai aucun problème à dire que je suis désolé de certaines choses", a-t-il conclu.

Jean-Michel Blanquer a ensuite tenté de se défendre. Il a rappelé que la gestion de l’épidémie dans les écoles, dont les enseignants se plaignent, n’a pas tenu qu’à lui et que les décisions n’ont pas été uniquement de son ressort. "C’est important aussi de ne pas être dans une logique de cristallisation excessive sur une personne quand on connaît le processus de décision", a insisté le ministre de l’Éducation, qui a plaidé pour une responsabilité collective de la gestion de la crise sanitaire à l’école.

 

Ce qui veut dire que le protocole en question a été concocté par un collectif, un ensemble de personnes ?

Mais c'est d'autant plus grave : comment ces gens en responsabilité n'ont-ils pas perçu le caractère infaisable de ce protocole ? Ils ont réussi à instaurer le chaos dans les écoles...

Personne dans ce collectif n'a émis de réserves sur cet ensemble de mesures ?

 

La valse des protocoles sanitaires dans les écoles au cours des dernières semaines a provoqué la colère des enseignants, dont une partie s’est mise en grève le 13 janvier, un mouvement largement suivi. Plusieurs syndicats ont appelé à une nouvelle journée d’action pour ce jeudi 20 janvier, qui pourrait se traduire par une nouvelle grève.

 

 

 

 

 

On l'appelle désormais le protocole Ibiza...
Partager cet article
Repost0
17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 12:28
Un meeting en immersion : du grand spectacle !

 

C'est nouveau ! Le premier meeting politique en immersion s'est tenu à Nantes, sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon ! Un coup d'éclat !

Mais c'est quoi, au juste, un meeting en immersion ?

Des images spectaculaires de l'espace et de l'Océan dans lesquelles sont immergés les participants : Jean-Luc Mélenchon a joué la carte de la scénographie spectaculaire, à Nantes, ce dimanche 16 janvier.

 

3500 personnes dans la salle, 1500 en plus à l'extérieur... Une expérience visuelle, sonore, olfactive dans un immense cube, 6 mètres de haut sur 50 de large ! Les grands moyens, en somme !

 

Pour le côté immersion, la France Insoumise a vu les choses en grand... les 4 murs de la salle étaient recouverts de toiles tendues qui diffusaient clips vidéos et images, immersion à 360 degrés... pour le côté olfactif, c'était un peu plus compliqué sous le masque FFP2. (obligation de le porter pour les 3500 personnes présentes à l'intérieur.)

Une légère odeur de fumée quand il s'agissait de sentir l'espace, une scénographie qui plongeait les spectateurs au coeur de son immensité.

 

Jean-Luc Mélenchon apparaissait comme à côté de la lune et en devenait presque lyrique.

"Voici l'espace infini contenant, comme l'avait annoncé au 16ème siècle Giordano Bruno, des mondes innombrables, mais parmi ces mondes innombrables, il y a celui-ci que vous voyez là ! C'est la terre, c'est le nid de l'humanité ! Et c'est ce nid que, par dessus tout, il faut protéger !"

 

La poésie continuait quand la mer envahissait les 4 écrans, le public était alors immergé dans l'océan et sentait une très légère odeur iodée...

 

"La mer, Thalassa ! Le cri de l'expédition des Dix-Mille, regardez la, regardez sa puissance, sa force ! s'exclame le candidat insoumis, voilà la sortie du nucléaire, dont nous avons besoin !"

Un sujet épineux entre tous les candidats de la gauche : Jean-Luc Mélenchon se prononce pour la sortie du nucléaire, au même titre que Yannick Jadot ou Anne Hidalgo.

 

En fin de discours, Mélenchon abordait la situation à gauche : "C'est pas d'union dont on a besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire. Vous ne pouvez pas mobiliser si vous donnez l'impression que vous êtes un menteur qui va ensuite arranger ses carabistouilles dans un coin, avec ses copains des autres partis. Je ne suis pas leur copain ! Que cela soit dit, une fois pour toutes !"

 

Bref, toujours pas d'union de la gauche : Mélenchon fait cavalier seul...

On retrouve dans ce meeting tout le talent d'orateur de Jean-Luc Mélenchon...

 

Mais quelle mégalomanie ! Que de dépenses et de débauches de moyens pour un meeting politique !

Du grand spectacle ! Du grand art ! Du cinéma ! Mais est-ce bien l'essentiel pour un meeting politique ? Je suis dubitative, alors que le discours de Jean-Luc Mélenchon contient des messages importants : la fuite en avant dans la crise climatique, la pauvreté qui s'aggrave, les inégalités qui s'accroissent, la destruction des services publics, etc.

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-16-janvier-2022

 

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 11:59
Les nymphes des bois, en silence...

 

L'hiver est là, âpre, tenace...

 

 

 

Le froid s'empare des arbres... les branches noircies, rabougries, s'étiolent sur un ciel gris de neige...

 

 

 

Tout semble mort et morne... les ramures se tordent sous le froid de l'hiver...

 

 

 

Les ramures dessinent des motifs obscurs, ténébreux...

 

 

 

Et, pourtant, là sur les branches racornies : déjà des bourgeons à venir, déjà une renaissance prochaine....

 

 

 

La nature, les arbres préparent déjà patiemment le printemps, la belle saison, des feuilles, des floraisons, des épanouissements, des parfums nouveaux...

 

 

 

Les nymphes des bois, en silence, modestement, dans le froid vif de l'hiver, préparent l'éveil de la nature...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les nymphes des bois, en silence...
Partager cet article
Repost0
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 09:43
Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve...

 

Nous commémorons, en ce 15 janvier, les 400 ans de la naissance de Molière, l'occasion de lire et de relire son oeuvre, notamment la fameuse tirade de Dom Juan, célébrant l'inconstance : un chef d'oeuvre d'élégance, de poésie et de cruauté.


 Dom  Juan apparaît sur scène à l'Acte I, scène 2, après avoir été décrit par son valet, Sganarelle dans la première scène de la pièce :  il s’exprime longuement dans une tirade. On passe d’une vision populaire, d’une esquisse caricaturale, celle de Sganarelle, à une peinture plus approfondie du personnage.


Au début de la scène, Dom Juan confirme qu’il n’aime plus Done Elvire et exprime son intention d’enlever une jeune fiancée, il envisage donc une nouvelle conquête. Sganarelle ose émettre une critique : c’est là que se situe la tirade.
Dom Juan y expose sa propre conception de l’amour : une théorie  mûrement réfléchie, il  développe sa philosophie et celle des libertins de son temps.


 
I)  L’ART DE CONVAINCRE : APPEL A LA LOGIQUE (LE LOGOS), UN DISCOURS A  VALEUR GENERALE

  1)On peut d'abord étudier l’énonciation : dans la première phrase : les pronoms « on » «  nous »  l’emportent.
Plus loin: « pour moi, la beauté me ravit … »  on trouve l'emploi de la première personne.
Plus loin « on goûte une douceur extrême… »
Constamment Dom Juan  alterne  « je » et « nous » : il généralise donc son discours et lui donne ainsi une valeur de théorie.
   

2)Dom Juan parle sous forme de maximes ou de proverbes : « la constance n’est bonne que pour les ridicules »  « tout le plaisir de l’amour est dans le changement ». On note l'emploi du présent à valeur intemporelle : un présent de vérité générale et l'utilisation du pluriel à valeur généralisante.


  3)Ce discours bien construit vise à convaincre:
-1ère partie : « Quoi…….sur nos coeurs »  La fidélité est ridiculisée.
-2ème partie :« Pour  moi…je les donnerais tous » Eloge de l’inconstance.
-3ème partie : Les inclinations naissantes…conquêtes amoureuses » Le thème de la conquête.

Ce plan est habile : il va du négatif au positif, de la défensive à l’offensive. Dom Juan renverse les valeurs traditionnelles : il valorise l’infidélité et  discrédite la fidélité : c’est un éloge paradoxal  de l’inconstance.

 

II) LA CRUAUTE  ET LA DUPLUCITE DU PERSONNAGE

 

1) La stratégie de séduction passe par la tromperie : il s'agit de flatter par "cent hommages", de jouer un rôle avec des "larmes, des soupirs".

 

2) Dom Juan s'attache à séduire des femmes jeunes, naïves : "l'innocente pudeur d'une âme".

 

3) La femme devient un objet entre les mains de Dom Juan, un objet qu'il "mène" et manipule à sa guise...

 

 

III) L’ART DE PERSUADER : APPEL AUX SENTIMENTS  (LE PATHOS) APPEL A 
L’AFFECTIVITE, AUX EMOTIONS

     1)Dans la dénonciation de la fidélité,  Dom  Juan caricature la constance.
           -il utilise un ton interrogateur et ironique, au début de la tirade « Quoi   tu veux qu’on se lie.. » : c'est une fausse question qui  contient en elle-même la réponse : Sganarelle n’est même pas invité à répondre. On remarque dans la première phrase un  rythme ternaire insistant.

 

Plus loin, on trouve l’expression « la constance  n’est bonne que pour les ridicules ». Ainsi, la fidélité est associée  au rire et à des  termes péjoratifs « ridicules …. faux honneur ».


-la fidélité est aussi représentée par une succession d’images: « se lier…nous  prend…renoncer au monde….s’ensevelir  …être mort ». Celles-ci évoquent toutes l’idée d’enfermement, le manque de liberté : elles sont classées  dans un ordre croissant. On passe du verbe « lier » à  la claustration religieuse(« renoncer au monde ») plus loin à la mort, avec le tombeau, symbole ultime de l’enfermement.
Ces images de prison et de mort  ont pour but  de susciter la peur. La fidélité est aussi associée à  l’immobilité  et l’infidélité au mouvement  (« demeurer #entraîne  …changement »)


C'est un discours habile qui trouble l’auditeur d’autant que la morale traditionnelle est renversée : l’infidélité devient morale, elle est valorisée : Dom Juan parle en termes de droit : « les justes prétentions ». Ainsi la constance est une "injustice" faite  aux autres femmes. Dom Juan substitue une morale naturelle à la morale traditionnelle,  comme le suggère l’expression : « la nature nous oblige ». Dom Juan semble défendre la liberté, une idée séduisante.


   2)dans l’éloge de l’inconstance : là encore, Dom Juan  sait se montrer persuasif.
-il use d’un langage poétique : « la beauté me ravit partout où je la trouve » : un bel alexandrin suivi de deux octosyllabes. On relève un autre procédé poétique, un oxymore : « douce  violence ». Plus loin des sonorités très douces sont mises en jeu dans la phrase : « les inclinations naissantes ont des charmes inexplicables… » 
des sifflantes « s  z », une chuintante « ch », des voyelles nasalisées  « an    on » qui ralentissent le rythme. Dom Juan sait donner à ses idées une force irrésistible, une grâce poétique : la douceur des sonorités correspond bien à l’idée énoncée : le plaisir l’emporte.
   -le champ lexical du plaisir domine : « charmes, plaisir, goûter, extrême douceur ».
On perçoit la sensualité du personnage, son goût du plaisir.


    3)dans le thème de la conquête : la quête amoureuse devient une entreprise périlleuse et glorieuse. Ce thème est perceptible  à travers différents procédés :
-une longue phrase suggère les étapes successives de cette quête : « combattre par des transports…larmes, soupirs » : la réussite doit être lente, progressive. De nombreuses relatives permettent de ralentir le rythme dans cette phrase.
-le  procédé de l’énumération de verbes : « voir …combattre …forcer.. vaincre »
-le vocabulaire du combat, de la guerre : « combattre  forcer  vaincre  être maître  triompher, conquérants   victoire ». Ce champ lexical traduit une volonté de domination et de puissance  implacable.


-le registre épique a pour but de provoquer l ‘admiration de l’auditeur : des hyperboles  avec de nombreux pluriels « toutes les autres beautés, toutes les belles. aux autres etc. »
Des nombres : « dix mille,  cent hommages ».


-la dernière partie de la tirade est significative avec la référence à « Alexandre ».
On perçoit l’orgueil démesuré de Dom Juan : il se compare au plus grand des conquérants.


Dom Juan  a le goût de l’absolu : il refuse les limites.  Cet absolu s’exprime à travers une antithèse : « rien…toute la terre ». La phrase mime la démesure de Dom Juan : les membres de phrase  deviennent de plus en plus longs, le rythme s’amplifie...

 

On perçoit dans cette tirade la force et le pouvoir de persuasion du discours de Dom Juan : il fascine, il subjugue Sganarelle mais aussi l'ensemble de l'auditoire.
  

 

Le texte :

 

Dom Juan
Quoi ? Tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait plus d’yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J’ai beau être engagé, l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un beau visage me le demande, si j’en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu’on en est maître une fois, il n’y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

 

 

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 15:05
Ecole : le mépris d'un ministre ?

 

Un protocole sanitaire dévoilé par le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, la veille de la rentrée, un dimanche, sur un journal dont l'article n'était même pas libre d'accès...

Un protocole complexe, si complexe que les parents d'élèves avaient bien du mal à le comprendre et à le mettre en oeuvre....

Un protocole qui a été finalement modifié à deux reprises, face au tollé qu'il suscitait aussi bien de la part des parents d'élèves que du milieu médical....

Mais qui a pu concocter un tel protocole ?

Gabriel Attal au sortir du Conseil des ministres, évoquait des “décisions collégiales” pour lutter contre la pandémie : comment ont-ils pu ne pas percevoir que ce protocole était irréalisable ?

 

Pharmacies, labos saturés, engorgés, école désorganisée... Les écoles restent ouvertes ! Magnifique ! Mais avec quelles conditions de travail ? Des élèves renvoyés chez eux, des classes désertées, des parents et des enfants déboussolés...

Les enseignants sont excédés et fatigués. Ils se sentent méprisés : comment pourrait-il en être autrement ?

Ils ont été informés, ainsi que les parents, du protocole sanitaire, la veille de la rentrée, le soir !

On pourrait dire qu'il y avait urgence, qu'il faut s'adapter à un virus mutant...

 

Mais cela fait des mois que les enseignants réclament dans leurs locaux des masques efficaces, des purificateurs d'air, des capteurs de CO2... peine perdue, ils n'ont pas été écoutés, ni entendus.

Comment ne se sentiraient-ils pas méprisés alors que le gouvernement ne répond pas à leurs demandes et à leurs attentes ?

On leur balance la veille de la rentrée un protocole infaisable : débrouillez-vous avec !

Et les parents peuvent aussi témoigner des difficultés qu'ils ont pu rencontrer avec ce protocole.

Le mouvement de grève prévu ce 13 janvier pourrait rassembler jusqu’à 75 % des enseignants du premier degré, une grève inédite par son ampleur...

L'école, les familles, les enfants, le personnel éducatif dans son ensemble sont en souffrance : la situation est ingérable.

La plupart des enseignants ont fait leur part de travail malgré toutes les difficultés rencontrées lors de cette crise qui n'en finit pas : travail à distance, continuité des cours, suivi des élèves auprès des parents, etc.

Ils n'ont obtenu aucune reconnaissance de la part de leur institution.

 

"À 46 ans, Virginie, directrice d'école témoigne : elle s’apprête à faire grève pour la première fois de sa carrière. À peine plus d’une semaine après la rentrée, cette directrice d’une école en Alsace comptabilise dans son établissement 12 élèves et 2 enseignants positifs. Résultat : familles et enseignants ont déjà dû réaliser au total 136 tests et 272 autotests depuis le 3 janvier. De quoi donner une idée de l’ambiance qui règne à l’école en pleine cinquième vague."

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/education/epuisement-protocole-sanitaire-jean-michel-blanquer-pourquoi-les-profs-sont-en-greve

 

 

 

Ecole : le mépris d'un ministre ?
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 09:41
Houellebecq sous haute protection !

 

Le nouveau roman de Michel Houellebecq est paru ce vendredi 7 janvier... le lendemain, je me rends en librairie pour le feuilleter avant de l'acheter... ce que je fais souvent, avant d'acheter un livre, quel qu'il soit...

Sur un rayon, bien en vue, de nombreux exemplaires du roman... ils étaient tous sous blister, un emballage plastique transparent.

 

J'entreprends alors de déchirer le blister, afin de feuilleter l'ouvrage.

Sacrilège ! La libraire se précipite vers moi, me tance, et m'arrache le livre des mains...

 

Je n'avais pas le droit de le feuilleter et d'en découvrir quelques extraits.

Je lui rétorque alors : "On n'a pas le droit de voir ce que l'on achète ? Tous les autres livres sont à disposition, et on peut les feuilleter..."

Peine perdue. La libraire emporte le livre pour le mettre à l'abri ! (Il est vrai que l'édition est soignée : une belle couverture cartonnée, un signet rouge...)

Aussitôt, je lui dis : "Bon, alors, je vais acheter le livre ailleurs ! Je rebrousse chemin en lui lançant : "Bonne après midi, Madame !"

J'ai trouvé cette dame très pointilleuse et ce n'est pas la première fois : c'est elle qui avait vertement réprimandé un client lorsqu'il avait simplement enlevé son masque anti-covid pour se moucher !

 

Je suis donc allée à la FNAC pour découvrir le livre...

Un exemplaire était en libre accès, je l'ai feuilleté et j'ai été aussitôt intriguée par un message crypté, illisible, écrit avec des caractères inconnus et mystérieux, au début du roman, et je l'ai acheté : peut-être serai-je déçue ?

J'avais particulièrement apprécié Soumission, Sérotonine : des romans emplis de surprises, d'humour.

 

Houellebecq a amorcé un renouveau en littérature : c'est un auteur atypique qui surprend, étonne, Houellebecq dépeint la déprime, la misère de l'homme moderne, mais il nous fait rire.

Et le rire est salvateur, bénéfique.

J'aime le personnage et j'aime l'écrivain : un auteur qui étonne, qui surprend par son humour décalé, par ses références au monde moderne, un auteur qui vit dans son temps et qui se fait l'écho de notre époque...

 

J'ai vu quelques critiques sur France Culture : elles ne sont pas bonnes.

"Un roman plat, ennuyeux, la construction est complètement bancale, un personnage plat..."

"Un roman de la banalisation de l'extrême-droite... un roman misogyne, un niveau de réflexion problématique..."

"Ce n'est même pas un roman d'anticipation..."

"Une grande place accordée au catholicisme : il montre l'horreur du monde sans Dieu, mais ce n'est pas original."

Bref, des critiques plutôt sévères...

De toutes façons, je lirai le roman pour m'en faire une idée précise...

A suivre, donc...

 

 

https://www.franceculture.fr/litterature/lire-ou-pas-aneantir-le-nouveau-roman-de-michel-houellebecq

 

https://www.franceinter.fr/emissions/parcours-critiques/michel-houellebecq-episode-4

Houellebecq sous haute protection !
Houellebecq sous haute protection !
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 12:11
Après le casse-tête des attestations de sorties, voici le casse-tête des tests...

 

Emmanuel Macron nous a fait part de son envie d'emmerder les non vaccinés... 

 

Aurait-il eu envie précédemment d'emmerder les Français avec l'instauration des attestations de sortie ?

 On se souvient de la multiplication des attestations dérogatoires de déplacement pour les familles, lors des confinements : un véritable casse-tête !

 Attestation pour emmener les enfants à l’école, celles des enfants pour aller à l’école, attestation permanente de l'employeur, attestation pour aller au travail, attestation pour les courses en sortant du boulot et celle pour la sortie d’école. attestation pour faire un peu de sport, etc.

Un véritable cauchemar !

 

Et voici que les familles se retrouvent à nouveau confrontées à un autre problème : la multiplication des tests en milieu scolaire !

Ainsi, les protocoles sanitaires imposés par l’Éducation nationale, en particulier dans le primaire, ont de quoi rendre fous les parents les plus conciliants.

 

Jugez plutôt : 3 cas de Covid dans une classe, fermeture provisoire de la classe, tous les élèves doivent subir un test PCR ou antigénique. Si le test est négatif, l’enfant peut revenir dès le lendemain.

Or, les laboratoires et les pharmacies sont pris d'assaut pour la réalisation des tests : des files d'attente interminables...

Mais ce n'est pas tout : on rajoute l’obligation supplémentaire de deux auto-tests à J + 2 et J + 4 ("délivrés gratuitement en pharmacie"), à condition qu'il n'y ait pas de rupture de stock, bien sûr !

Les parents peuvent aussi remplir une fausse attestation sur l'honneur, quelle farce !

Et quand on a plusieurs enfants, les problèmes d'organisation s'accumulent...

 

Vive la simplification !

Mais où est-elle ? On la cherche désespérément...

 

Les politiques semblent, une fois de plus, déconnectés de la réalité que vivent les Français...

Certains affirment que le problème vient du fait que le  président n'a pas d'enfants à charge.

Est-il si difficile de se mettre à la place des autres ? Est-il si difficile d'imaginer leurs difficultés ?

 

Finalement, devant les récriminations des parents d'élèves, le protocole, annoncé par Jean-Michel Blanquer, je le rappelle, la veille de la rentrée, a été un peu allégé : si un nouveau cas positif est recensé dans les sept jours, les élèves n’auront pas à recommencer leur parcours de trois tests.

 

Malgré tout, les pharmacies, les labos sont pris d'assaut, la plateforme SIDEP est saturée : de très nombreux Français ont ainsi dû attendre plusieurs heures pour savoir s’ils étaient négatifs ou positifs ces derniers jours.

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/monsieur-le-president-si-vous-aviez-des-enfants-a-l-ecole-vous-sauriez-07-01-2022-2459515_23.php

 

https://www.lepoint.fr/education/covid-19-a-l-ecole-le-protocole-sanitaire-finalement-allege-07-01-2022-2459490_3584.php

 

Après le casse-tête des attestations de sorties, voici le casse-tête des tests...
Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 13:58
L'univers du conte : l'histoire de Yule...

 

Un spectacle qui met à l'honneur l'univers du conte : bien sûr, on y croise un loup, une mère-grand, Pégase, Peter Pan, etc.

On y trouve tous les ingrédients du conte : un héros confronté à des obstacles, des difficultés, des épreuves, à la peur... on y trouve du merveilleux, de l'étrange, un personnage malveillant...

Un spectacle dans un cadre somptueux : les Arènes de Nîmes...

On y fait la connaissance d'un héros : Yule... Mais d'où vient ce nom ?

 

"En Islande, la fête de Noël existait bien avant l'adoption du christianisme en l'an 1000. Elle portait le nom de Jol (ou Yule) et les vikings y célébraient le solstice d'hiver et l'inversion de la course du soleil augurant le rallongement des journées. La fête durait plusieurs jours remplis de ripailles, de beuverie, de danse, de jeux et de joutes sportives...

Avec l'arrivée de l'hiver, curieusement, on fête la renaissance du Dieu Soleil : les jours s’allongent de nouveau, grignotant la nuit de quelques minutes chaque jour…

Le solstice d’Hiver marque ce point de bascule où renaît l’espoir des jours meilleurs… Dehors le froid se fait plus mordant et la nature semble morte mais il n’en est rien ! Dans le sein de la Terre, à l’abri des regards comme dans le ventre de la mère, la magie de la vie opère !"

 

"Traditionnellement, en Écosse, les membres du clan partaient dans la forêt dans le but de trouver la plus grosse et la plus belle bûche ou souche, la bûche de Yule : il fallait qu’elle soit assez grande pour fournir chaleur et lumière pendant douze jours. La bûche était décorée avec des végétaux et elle était positionnée sur un tison prélevé sur la bûche de l’année précédente, qui servait à embraser la nouvelle bûche afin de symboliser la continuité de la vie et de la lumière. Le bois de Chêne était favorisé pour sa robustesse et sa densité, et parce qu’il a l’avantage de se consumer lentement. On versait une libation de cidre, de vin cuit, d’huile ou de bière avant d’allumer le feu nouveau. La soirée était alors rythmée par des chants, des contes, des devinettes. La bûche solsticiale recevait la plus grande attention, elle était bénie et lustrée avec un rameau de Buis et accompagnée par les souhaits pour l’année à venir. Les cendres de la bûche consumée, étaient répandues dans les champs et les jardins pour assurer des récoltes abondantes."

 

Laissons Yule nous raconter l'univers des contes :

Il était une fois, moi Yule : mes parents étaient très pauvres et par une froide nuit de Noël, ils m'envoient porter son repas à mère-grand... Ce soir-là, il y avait des milliers d'étoiles !

Au bout de quelques kilomètres, je suis perdu et épuisé..."Allez Pégase ! Emmène moi chez mère-grand !"

"Salut Peter Pan ! Oh doucement ! J'ai pas le permis, moi, Pégase !"

Puis Pégase s'évanouit soudain dans l'obscurité...

 

Yule se retrouve seul dans la forêt...

"Je n'aime pas cette forêt... Maman ! Le loup ! Maman ! Aidez-moi ! Oh ça suffit, il y en a marre d'avoir peur !"

Yule doit affronter le froid, le gel, puis la pluie, la peur...

 

"Oh ça sent le pain d'épices, la crème !" "J'ai une faim de loup !" Yule se met à dévorer le monument...

 

"Avec tout ça, j'ai failli oublier mère-grand..."

 

"Bonsoir mère-grand, ne bouge pas, j'ai tout apporté pour le repas."

On met alors la table...

"Mère-grand, vous allez vous régaler ce soir ! Mais...  mère-grand, vous avez de drôles de mains ! Haut les mains,  loup !"

 

"On est où, là ?" Yule se retrouve prisonnier... "Sésame, ouvre-toi ! non c'est pas ça ! Abracadabra ! Décroche-toi ! Ah non pas plus ! Ah je sais ! Arène, ouvre-toi !"

Et les murs du monument s'ouvrent comme par magie...

 

Le conte s'achève avec cette idée géniale de Yule :

"Et si j'inventais quelque chose ou quelqu'un qui fasse plaisir à tout le monde ?"

 

Et peu à peu, prend forme, sur l'édifice, l'image du Père Noël...

 

Voilà un joli spectacle qui contribue à la magie de Noël !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:21
Le succès du livre...

 

Face à l'avalanche de mauvaises nouvelles que nous subissons, enfin une éclaircie en ce début d'année 2022 : le succès du livre !

 

L'année 2021 a été marquée par des ventes exceptionnelles de livres : elles ont augmenté de 19% en deux ans : confinements, couvre-feux, restrictions nous auraient donc donné des envies de bouquiner...

Une très bonne nouvelle !

 

Il est vrai que les Français ont été saturés d'écrans avec le telé-travail : ils aspirent à autre chose, ils refusent le règne des images.

Le livre, lui, permet une vraie concentration, une attention, une curiosité sur toutes sortes de sujets...

 

J'aime les livres, ils peuvent procurer une détente, une évasion, mais aussi une réflexion sur le monde.

 

Il est important aussi d'offrir des livres à ceux que l'on aime : une forme de partage essentiel...

 

Entrez dans une librairie, c'est tout un monde à découvrir ! Il y a une âme ! Un monde qui fait rêver...

On peut feuilleter les livres à loisir, mieux les choisir : on est attiré par un titre, une phrase, un titre de chapitre, un développement...

Oubliez la vente en ligne ! Rien ne vaut une visite chez un libraire pour faire un choix judicieux !

 

La lecture est un moment de repli sur soi, de recueillement, mais aussi d'ouverture sur les autres et le monde...

Vive le livre !

Le livre est un bien essentiel, une respiration, un bonheur à découvrir...

Quand j'ouvre un livre, une curiosité insatiable me saisit...

C'est un outil de discernement, de jugement si important !

Comment a-t-on pu fermer les librairies en temps de confinement ? Quelle erreur !

 

Comme l'écrit Céline Pina dans son ouvrage Ces bien essentiels, "Aldous Huley imagine le type de société que les progrès techniques de son époque pourraient engendrer. La pensée a disparu, la culture se limite au divertissement et l'homme n'est plus conscient de sa condition... Le Meilleur des Mondes est une dystopie ou une contre-utopie. Celle-ci nous montre par le biais de la fiction un univers déshumanisé et totalitaire dans lequel les rapports sociaux sont dominés par la technologie et la science."

Lire est un acte de résistance dans un monde dominé par la technologie...

 

 

Quelques suggestions de lecture :

 

Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose, de Christophe Lamoure

L'Art d'être Français, de Michel Onfray

Ces biens essentiels, de Céline Pina

La joie des larmes, de Francis Métivier

Entrer dans la douceur, de Jean-Claude Guillebaud

L'Autre à distance, de Anne Muxel

Aujourd'hui : parution du nouveau roman de Michel Houellebecq, Anéantir... affaire à suivre...

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/roman/culture-des-ventes-de-livres-exceptionnelles-en-2021_4896939.html

 

Le succès du livre...
Partager cet article
Repost0
5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:14
"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."

 

"J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés...", a déclaré hier Emmanuel Macron...

Une stratégie d'agressivité, du clivage, de la division qui peut poser problème... et qui peut aggraver les fractures déjà bien présentes dans la société française... une façon de mettre de l'huile sur le feu...

 

Une faute de communication dangereuse...

 

Cette déclaration a été faite lors d'un jeu de questions-réponses avec sept lecteurs du Parisien, abordant tout particulièrement le Covid, et le cas des "antivax".

Fustigeant encore "la toute petite minorité réfractaire"— environ 10 % des Français —qui refuse le vaccin, Emmanuel Macron a tancé un "comportement irresponsable et des militants antivax déterminés à saper ce qu’est la solidité d’une nation."

"Un irresponsable n'est plus un citoyen", a même ajouté Emmanuel Macron...

Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas imposer une vaccination obligatoire ?

 

Une stigmatisation des non vaccinés qu'il met tous dans le même panier des antivax.

Or, un grand nombre de Français qui ne sont pas vaccinés ne sont pas des antivax purs et durs.

Il y a tous ceux qui ont bien d'autres priorités que le vaccin : les exclus, les mal logés, les pauvres, les précaires, ceux qui redoutent les effets secondaires du vaccin, parce qu'ils souffrent de certaines pathologies...

 

Alors que le virus se propage, de nombreuses mesures n'ont pas été prises dans les écoles pour stopper cette propagation.

Où sont les purificateurs d'air, où sont les capteurs de CO2, où sont les masques FFP2 ?

Les enseignants les attendent encore...

 

L'hôpital est en détresse depuis des années : des urgences saturées, des soignants en burn-out, des malades en attente de soin dans les couloirs des urgences.

Les politiques ont, eux aussi, une part de responsabilité dans la situation actuelle : manque d'anticipation, manque de matériel, gestion comptable des hôpitaux, pénurie de soignants, lits de réanimation fermés, etc.

Des erreurs ont été commises : mensonges à propos des masques, au début de la pandémie, par exemple... Passé d’accessoire inutile à dispositif obligatoire, le masque pour se protéger soi et protéger les autres de la transmission du Covid-19 a connu plusieurs doctrines en France en l’espace de quelques mois.

 

Dès lors, une forme de suspicion a pu apparaître...

Mais qui a été aussi irresponsable ?

 

 

 

"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."
Partager cet article
Repost0