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20 novembre 2024 3 20 /11 /novembre /2024 10:34
Rétablir la note de conduite ?

 

Rétablir pour les élèves la note de conduite ? Cette mesure vient d'être instaurée en Italie face à l'augmentation de l'indiscipline dans les établissements scolaires...

 

"Quels sont les critères les plus importants pour juger de la qualité d'un élève, le travail fourni, les connaissances acquises ou bien le comportement en classe ?

Le gouvernement de Giorgia Meloni a décidé de réhabiliter la note de conduite... elle jouera désormais un rôle clé du primaire au lycée.

Cette réforme s'insère dans un texte qui multiplie les mesures de fermeté à l'école italienne.

La note sera sur 10 : si vous obtenez 5 au collège et au lycée, c'est le redoublement. Avec un  petit 6 sur 10, au lycée, vous devez passer une session de rattrapage en septembre avec interrogation sur les valeurs de la constitution et de l'éducation civique.

 

Et cette note de conduite comptera pour le bac. Le Ministre de l'instruction justifie la nouveauté en affirmant que le climat se dégrade à l'école.

Il met en avant des chiffres selon lesquels les agressions dans les établissements scolaires ont plus que doublé l'année dernière par rapport à l'année précédente.

D'ailleurs, la loi prévoit aussi des amendes jusqu'à 10 000 euros pour les familles dont les élèves ou les parents s'en prendraient à des enseignants.

 

Au delà de la note de conduite, en primaire, il y a un autre changement : les appréciations ne seront plus du type : "Tu as acquis telle notion, tu peux encore progresser dans tel autre domaine". A la place, reviennent les jugements de valeur du style "insuffisant, passable ou excellent".

 

Cette loi est adoptée dans un moment où Giorgia Meloni affiche sa fermeté à tous les étages : un projet de loi sécurité validé par les députés doit passer au sénat. Il supprime le report automatique d'une peine d'incarcération pour les femmes enceintes et prévoit aussi de la prison pour les militants, par exemple écologistes, qui bloquent la route lors de sittings sauvages."

 

Alors pourquoi ne pas instaurer aussi en France une note de conduite, ce qui permettrait de rétablir l'autorité des enseignants ? Trop de laxisme dans nos établissements scolaires, ce qui nuit forcément à l'apprentissage des connaissances...

Les parents qui s'en prennent aux enseignants devraient être aussi sanctionnés.

 

 

Sources :

 

à 8 minutes 20

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-26-septembre-2024-1581330

 

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/college/l-italie-instaure-des-notes-de-conduite-a-l-ecole-20240927/

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/yvelines-une-enseignante-agressee-par-un-collegien-en-plein-cours-22-10-2024-2573351_23.php

Rétablir la note de conduite ?
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8 mars 2023 3 08 /03 /mars /2023 10:28
Encore beaucoup de monde dans la manifestation nîmoise...

 

Malgré un temps maussade, malgré la pluie, ils étaient venus nombreux dans les rues de Nîmes pour manifester contre la réforme des retraites, ce mardi 7 mars...

Un flot continu se déversait dans les allées Jean Jaurès, criant des slogans contre le recul de l'âge de la retraite...

Une foule très diverse : des salariés, des retraités, des familles, et aussi des jeunes, des lycéens, des collégiens...

Parmi les manifestants, Florian et Juliette Cholet sont tous les deux infirmiers. Ils sont venus défiler avec leurs enfants, Salomé et Mona. Lui est libéral, elle travaille au CHU : "On fait partie des infirmiers en colère. Nous, avec la réforme, on sera à la retraite à 67 ans à taux plein. Sachant qu’aucune pénibilité n’est pour l’heure reconnue."

Pas de pénibilité pour les infirmiers eux qui sont saturés de travail dans les hôpitaux ? Quelle injustice !

 

L'ambiance dans le cortège était bon enfant : des chants, des chorégraphies, des slogans scandés par la foule...

Quelques exemples :

Du pognon pour les pensions, pas pour les canons...

A bas le turbin jusqu'au sapin !

Non au boulot pour les vieux fourneaux !

Réforme in-femme !

Si tu mets 64, on te mai 68

 

Un discours entendu dans le cortège : 

"Aujourd'hui, ce gouvernement ne veut pas entendre la rue, aujourd'hui, nous sommes conduits dans un certain nombre d'établissements, et de métiers, de corporations, à bloquer le pays, la production, les sites stratégiques : dépôts pétroliers, raffineries, transports...

Dans certains secteurs, c'est plus difficile, comme dans les hôpitaux, lorsqu'on est assigné, on ne peut pas arrêter la production, car les patients ont besoin de soins.

Pour autant, dans les hôpitaux, il y a eu de fortes mobilisations..."

Une réforme qui désavantage les femmes : Selon l'économiste Elena Bassoli, l'augmentation de l'âge de la retraite signifie que de nombreuses femmes ne pourront quitter leur emploi que beaucoup plus tard et sans bénéficier du taux plein par rapport aux hommes...

Une réforme injuste car dans nombre de professions, la pénibilité n'est pas vraiment prise en compte...

Des cortèges nombreux et fournis partout en France, des barrages routiers, des blocages de raffineries, des transports très perturbés..

Mais quelle sera la réaction des Français face aux blocages dans les jours qui viennent ?

 

Je rajoute un débat très intéressant sur le sujet :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4648624-greve-le-blocage-et-apres.html

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 13:35
Retraites : les Français paresseux ou clairvoyants ?

 

Comment la presse étrangère commente-t-elle les manifestations françaises contre la réforme des retraites ?

Le plus souvent, surprise, interrogations, indignation...

"La presse étrangère oscille entre incompréhension et étonnement face aux manifestations dans les rues françaises contre la réforme des retraites. 

"Plus d'un million de personnes ont manifesté en France", commente ainsi un journaliste portugais.

À chaque journée de grève, son reportage sur les ondes étrangères, avec parfois une pointe d'ironie. 

C'est le cas en Allemagne : "Le président français ne semble pas compris, et on connaît la France, hein ? Des manifestations monstres, des grèves et un grand mouvement de contestation qui commence..."

Aux États-Unis, une chaîne d'information a donné la parole à Craig Copetas, un ancien correspondant du Wall Street Journal à Paris, plutôt sévère. "Écoutez, les Allemands partent à 67 ans, les Espagnols à 65 ans, les Britanniques à 66… Vous savez, tout ce qui compte, c'est que tous les syndicats sont contre", a commenté le journaliste.

Le face à face entre Emmanuel Macron et ses opposants interroge en Belgique, en Suisse, en Allemagne.

 Un billet du célèbre New York Times questionne même : "Et si les Français étaient simplement paresseux ?"

Son auteur, Robert Zaretsky, y décrit surtout une vision du travail très différente outre-Atlantique.

Mon premier réflexe a été de me dire : "Mais quelle bande de clochards paresseux ! Comment osent-ils ? Je veux dire : le travail, c'est notre raison de vivre... Mais, en fait, tout bien réfléchi, je crois bien qu'avec le Covid, les Américains, aussi et en particulier les jeunes commencent à repenser la place du travail dans leur vie."

 

Alors, le regard sur les manifestants français serait-il en train de changer ?

C'est aussi l'avis d'un correspondant britannique, chroniqueur d'un magazine conservateur anglais :

"C'est vrai que dans le passé les Britanniques ont vu avec amusement la capacité des Français à descendre dans la rue. On a l'impression que vous faites grève toutes les semaines. Mais je crois que cette fois c'est un peu différent. On ne se moque plus des Français parce que nous avons exactement les mêmes problèmes économiques à présent."

 

Et selon lui, si les journalistes britanniques devaient parier sur l'issue du bras de fer, ils miseraient plutôt sur la ténacité des manifestants français."

 

Repenser la place du travail dans la vie, repenser le partage des richesses, revenir à plus de justice et d'égalité dans les salaires : voilà qui est essentiel.

On a vu lors de la crise du Covid toute l'importance de ces métiers : caissière, infirmier, personnel soignant, enseignant... des métiers dévalorisés par des niveaux de rémunérations insuffisants...

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/reforme-des-retraites-qu-en-pensent-les-medias-etrangers_5651912.html

 

 

Retraites : les Français paresseux ou clairvoyants ?
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8 février 2023 3 08 /02 /février /2023 10:38
Les jeunes et la retraite...

Les jeunes se sentent eux aussi concernés par la réforme des retraites : on les a vus encore hier défiler en nombre lors des manifestations contre cette réforme...

 Dans les enquêtes d’opinion et dans les cortèges, la nouvelle génération exprime clairement son rejet du projet.

 

Lycéens, étudiants ou à peine entrés dans le monde du travail, ils descendent dans la rue, occupent leur établissement, postent leur mécontentement sur les réseaux sociaux...

 

Ils n'hésitent pas même à tourner la réforme des retraites en dérision, que ce soit dans la restauration ou dans le secteur de la santé, des métiers particulièrement épuisants.

La jeunesse s'inquiète déjà pour ses vieux jours... et dit non à la réforme.

 

"C'est pas normal qu'on travaille jusqu'à 64 ans." commente un jeune homme.

 

"Moi, au final, je ne sais même pas à quel âge je vais avoir ma retraite." s'interroge une jeune fille.

 

"Ce n'est pas une bonne idée de dire qu'on s'en fiche maintenant pour que quand on arrive au moment où cela nous touchera réellement, on dise : ah j'aurais dû manifester !" déclare un autre jeune homme.

 

Thomas a 20 ans, il est étudiant en licence de géographie et sociologie en région parisienne.

Agathe, Lilloise, a 24 ans, elle est salariée dans une banque.

Tous deux redoutent le recul de l'âge de départ à la retraite...

Pour dénoncer la réforme, chacun son mot : "injustice", "inadaptée".

 

"On nous demande à chaque fois de faire des études longues, d'avoir de plus en plus de diplômes, donc, c'est ce qu'on fait, on nous demande après de trouver un travail, maintenant, on nous dit qu'il faut travailler encore plus longtemps qu'avant, et je pense qu'il y a d'autres moyens de financer les retraites que de décaler l'âge légal."

"Aujourd’hui c’est deux ans, mais qui nous dit que demain ça ne sera pas trois, quatre, cinq ?", s’inquiète Thomas. 

 

La jeune femme n'était pas sûre de faire grève ce mardi, pour des raisons financières, notamment.

Thomas, lui, était dans les précédents cortèges contre la réforme, et il ne compte pas s'arrêter là.

"C'est important de montrer que la jeunesse n'est pas dupe, la jeunesse sait très bien ce qui se passe, elle est motivée, elle pense non seulement à elle mais aux autres."

 

Les syndicats étudiants et lycéens ont appelé au blocage des universités et des lycées mardi 7 février, jour de la mobilisation nationale. 

 

Pour cette troisième journée de grève et de mobilisation ce mardi 7 février, ils étaient encore plusieurs milliers à Nîmes à défiler au départ des Jardins de la Fontaine, à 14 h 30,  jusqu'à l'avenue Feuchères.

Isabelle Calizot, 46 ans, faisait partie du cortège, elle est professeur de français au collège des Oliviers :  "Je travaille en zone d'éducation prioritaire et je me dis que c'est encore la population qui en a le plus besoin qui va pâtir de cette réforme profondément injuste. Et puis comment serai-je après 60 ans ? Mes collégiens ont droit aussi à des profs en forme."

Ne serait-il pas plus cohérent de recruter de nouveaux enseignants plutôt que de prolonger la carrière de ceux qui exercent ce métier ?

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/reforme-des-retraites-la-nouvelle-generation-exprime-son-mecontentement_5642159.html

 

 

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 08:49
Et même les danseuses !

 

 

 

Emmanuel Macron a réussi, avec sa réforme des retraites, à focaliser toutes les oppositions : et même les danseuses et les danseurs de l'Opéra de Paris se sont mis en grève pour protester contre ce projet de réforme...

Finie la retraite à 42 ans pour ces professionnels du spectacle...

 

Sur le parvis de l'opéra, le corps de ballet, l'orchestre, les techniciens ont présenté sur une scène improvisée un extrait du Lac des Cygnes, une façon d'alerter et de se mobiliser contre la réforme des retraites...

Les danseuses en tutu ont offert un mini-spectacle au public.

En grève, les danseurs craignent de voir disparaître leur pension.

 

Enseignants, cheminots, conducteurs de bus, routiers, policiers, pompiers, personnel aérien, surveillants pénitentiaires, marins, infirmières, salariés d'EDF, tous se révoltent contre cette "réforme" qui les inquiète et menace leurs acquis sociaux.

 

Pour calmer la colère des enseignants, le gouvernement envisage d'augmenter leur salaire, mais sans donner aucune garantie précise.

 

Pour éteindre les contestations des professionnels du spectacle, le gouvernement propose de faire intervenir la fameuse clause du grand-père : seuls les danseurs et danseuses qui entrent dans la carrière en 2022 seraient concernés par la réforme.

 

Mais en quoi ces danseurs seraient-ils susceptibles d'accepter une réforme que récusent les professionnels d'aujourd'hui ?

 

C'est absurde ! Le gouvernement louvoie, traite les problèmes au coup par coup, preuve d'un amateurisme inquiétant.

Du côté de la SNCF, le gouvernement a repoussé l'entrée des cheminots dans le nouveau système, qui concernera les personnes nées à partir de 1985 pour les conducteurs au statut  et celles nées à partir de 1980 pour les sédentaires...

 

De toute évidence, la réforme des retraites a été mal pensée : d'ailleurs, le gouvernement ne cesse de proposer des amendements et des bricolages aux uns et aux autres.

Tout cela dénote un manque de rigueur et de sérieux.

 

Ne serait-il pas plus cohérent de retirer ce projet de réforme qui suscite des oppositions si nombreuses ?

 

 

 

 

 

Et même les danseuses !
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 12:16
Une rentrée scolaire à hauts risques...

 

 

Cette nouvelle rentrée scolaire se place sous le signe des réformes : réformes du lycée, du Baccalauréat...

Des réformes qui posent problème, car, une fois de plus, elles sont initiées dans la précipitation : ainsi, il faut craindre des difficultés dans la mise en oeuvre de la réforme de la classe de première.

 

Les filières L, S, ES disparaissent au profit d'enseignements de spécialités, ce qui va générer une grande complexité dans les emplois du temps...

À la fin de l’année de seconde, les lycéens devront choisir trois enseignements de spécialités parmi douze : cela fait 220 combinaisons possibles. Aucun lycée n’en proposera autant !

 

Tous les lycéens, quels que soient leurs profils, seront regroupés dans des classes surchargées à 35 élèves.

 

De plus, des oeuvres obligatoires sont à nouveau instaurées en français... ce qui va entraîner plus de contraintes, un surcroît de travail pour les enseignants.

 

"Les syndicats évoquent les risques psycho-sociaux inévitables qui découlent des réformes en elles-mêmes, des méthodes employées et du rythme choisi pour imposer à marche forcée une transformation structurelle du lycée et de l’organisation des examens tout au long des deux années de Première et de Terminale.


La préparation de la rentrée 2019 provoque d’ores et déjà dans les lycées et les rectorats nombre de tensions. 
L’employeur est donc prévenu officiellement des risques qu’il fait courir à ses personnels.


La nouvelle organisation des enseignements liée aux réformes du lycée et du baccalauréat impacte en effet considérablement les conditions d’exercice des personnels, dans un contexte de remodelage à la hussarde, par le gouvernement, de toute l’organisation du travail dans l’Education nationale."

 

De fait, on assiste avec cette réforme à une transformation radicale du lycée...

Les élèves eux-mêmes ont du mal à s'y retrouver. Certains enseignements de spécialité mélangent plusieurs matières de façon peu lisible.

Comment choisir ? 

 

Les enseignants et les élèves vont encore essuyer les plâtres d'une réforme improvisée, mise en place à la hâte, sans véritable concertation...

 

 

 

 

 

Une rentrée scolaire à hauts risques...
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 08:08
Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?

 

Les professeurs de philo sont inquiets : la réforme du baccalauréat qui s'annonce laisse peu de place à cette discipline essentielle qu'est la philosophie.

Voudrait-on supprimer une certaine faculté de penser ? Voudrait-on amoindrir la réflexion ?

C'est préoccupant...

Il est utile de le rappeler : les élèves n'ont qu'une seule année pour se familiariser avec cet enseignement, l'année de terminale.

 

 Jusqu’à présent, les élèves de terminale S avaient trois heures de philosophie, ceux de ES quatre heures et ceux de L huit heures par semaine. Désormais, ce sera quatre heures pour tout le monde.

 

On imagine le désarroi des professeurs de philo : ils pouvaient dans les sections littéraires approfondir l'enseignement de leur discipline pour des élèves qui se destinent à des études littéraires.

Ils pouvaient aussi susciter des vocations et inciter ces élèves à entrer dans la carrière de l'enseignement, afin d'alimenter le vivier des professeurs de philo.

C'est terminé avec cette nouvelle réforme.

 

De plus, le programme a été amputé de plusieurs notions fondamentales : d’abord, la notion de "bonheur", qui avait l’avantage de capter l’attention des élèves tout en posant les problèmes fondamentaux du sens de la vie et de la condition humaine. 

Pourquoi donc évincer cette notion ? Certains y voient une façon de laisser libre cours au totalitarisme de la consommation... Ne pas réfléchir au vrai bonheur, n'est-ce pas la possibilité de se laisser entraîner dans une frénésie de consommation ?

 

Disparue aussi la notion de travail... Pourtant, on a tendance à vouloir faire de plus en plus travailler les gens : nombre d'heures, recul de l'âge de la retraite...

Suicides, burn out, flexibilité,  on en demande toujours plus aux salariés.

Voudrait-on éviter un sujet qui fâche ? Le travail est un sujet qui concerne chacun d'entre nous : pourquoi refuser de l'évoquer ?

 

Enfin, "conscience et inconscient", "autrui", "la perception" disparaissent également... des sujets pourtant essentiels à notre époque.

La philosophie a pour but de développer l'esprit critique et la réflexion et elle devient presque accessoire dans cette nouvelle réforme : voilà qui est très inquiétant...

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/17/reforme-du-bac-la-philosophie-est-en-peril_5451330_4401467.html

 

 

 

 

Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:49
Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...

 


 

Du pouvoir de l'illusion...

Illusion d'une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas, parce qu'elle empiète sur des enseignements fondamentaux...

 

Illusion des EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires censés mobiliser les professeurs de plusieurs disciplines sur un thème commun...

 

Illusion derrière laquelle se cache encore et toujours la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui refuse de voir les réalités du terrain, et les difficultés rencontrées par les enseignants pour la mise en oeuvre de ces EPI...

 

Ce vendredi 17 mars, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au collège Argote d'Orthez, dans les Pyrénées-Orientales a parfaitement illustré la vacuité et l'illusion de sa réforme.

 

On ne pouvait mieux mettre en évidence les "chimères" des enseignements pratiques interdisciplinaires !

On ne pouvait mieux démontrer l'imposture de ces nouveaux enseignements.

 Un enseignement pratique interdisciplinaire autour de Harry Potter : voilà ce que venait célébrer la ministre... elle a d'ailleurs pris part au jeu : elle a revêtu une cape noire bordée de rouge, afin de se livrer avec quelques élèves à une partie de quidditch, le sport national des sorciers.

Quand l'enseignement devient un jeu de sorciers et de magiciens...

C'est bien là l'illusion à laquelle se livre le ministère.

 

Il s'agit donc de distraire les élèves, car c'est bien connu : les élèves s'ennuient à l'école... ils perdent leur temps.

 

Il faut donc transfomer le collège en un club Méditerranée où l'on passe du bon temps...

Et pour ce faire, on n'hésite pas à sacrifier des heures de français, de mathématiques, de langues.

 

La société du divertissement s'impose même dans les collèges. Comme si les élèves n'étaient pas assez abreuvés de jeux et d'écrans de toutes sortes.

Comme si de nombreux élèves n'avaient pas de difficultés de lecture, comme si on pouvait se passer d'enseignements fondamentaux tels que la grammaire et l'orthographe...

Comme s'il était bon de gommer les difficultés qui sont formatrices...

 

L'école doit rester une école de l'effort, car l'effort permet de progresser.

La réforme des collèges prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser.
 

 

 


 

 

 

 

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:40
Le prédicat sur la sellette...

 

 

 

 

Connaissez-vous cette notion : "le prédicat" ? Ce terme étrange utilisé dans la linguistique moderne désigne "une partie de la phrase qui dit quelque chose à propos du sujet..."

 

Ainsi, dans la phrase : "Le chat boit le lait", le sujet est "le chat", et le groupe "boit le lait" est le prédicat.

 

Voilà qui paraît à la fois simple et vague, mais pourquoi vouloir introduire cette nouvelle notion à l'école à partir du CM1 ?

 

Les professeurs ont découvert cette innovation apportée à l'enseignement, au cours de stages de formation, en vue des réformes initiées dès cette année.

 

Pourtant, on ne perçoit pas l'utilité d'une telle terminologie pour de jeunes élèves, d'autant que, en parlant de prédicat, on efface les termes de COD et COI qui ne seront appris qu'à partir de la classe de 5ème.

 

Encore une innovation qui permet de "réformer" l'enseignement de la grammaire... Encore une lubie de pédagogue qui donne l'impression d'une nouveauté performante et efficace...

 

Pourtant, les notions de COD et COI sont fondamentales dans l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe.

 

On sait que le COD est déterminant pour l'accord du participe passé dans notre langue : peut-on évacuer ce complément, jusqu'à la classe de cinquième ?

 

C'est absurde : est-ce que les concepteurs de la réforme veulent mettre, aussi, au placard, les règles d'accord du participe passé ? Veulent-ils définitivement réformer l'orthographe et certaines structures de notre langue bien installées ?

Par démagogie, on tend de plus en plus à vouloir simplifier la grammaire, afin de la rendre plus facile, plus accessible, mais cette notion de prédicat, on le voit bien, vient brouiller la perception des élèves.

 

Les enseignants ont été mis devant le fait accompli : la notion de prédicat est instaurée dans les nouveaux programmes, dès cette année.

Aucune concertation, un mépris total de l'avis du personnel éducatif...

 

Pourtant, les enseignants sont les premiers concernés par ce changement de terminologie...

 

Est-ce que les concepteurs de cette innovation côtoient des élèves de primaire ? Est-ce qu'ils connaissent leurs difficultés ?

Totalement éloignés du terrain, ils font des réformes à l'aveuglette et se donnent l'illusion d'avoir oeuvré pour l'école : ils justifient, ainsi, leur salaire.

 

Cette notion de prédicat utilisée à l'université dans l'enseignement de la linguistique n'a pas sa place à l'école primaire : les élèves ont besoin de termes clairs, précis, pour analyser des phrases et en comprendre le fonctionnement.

 

Innover pour innover n'a pas de sens : les notions de COD et de COI méritent d'être apprises dès l'école primaire, pour être ensuite révisées et bien assimilées...

 

 

 

 

 

Le prédicat sur la sellette...
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