Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 09:41
Ces héros que l'on appelle les profs de Français...

 

 

 

"Ces héros que l'on appelle les profs de Français... ", on doit cette expression à Emmanuel Macron qui pour les journées de la Francophonie rendait, hier,  un hommage appuyé à ces héros du quotidien...

Et l'hyperbole employée par le Président de la République n'est pas usurpée, elle reflète bien la réalité d'un métier exigeant.

 

Oui, les professeurs de Français exercent un métier difficile et complexe.

 "Le professeur de français est cette figure centrale qui forge l'esprit, la sensibilité, la mémoire, la curiosité, car la grammaire, le vocabulaire, l'étymologie et la littérature sont le terreau où nos vies s'enracinent", a précisé Emmanuel Macron, estimant que "tous ici avons une dette à l'égard de ces éveilleurs."

 

Nous avons, ainsi,  tous en mémoire un enseignant de français qui nous a transmis le goût de la littérature, de la langue, du beau style, de la poésie...

Nous nous souvenons plus particulièrement de ces professeurs de lettres qui nous ont appris à apprécier de grands auteurs : Montaigne, Rabelais, Molière, Racine, Corneille, La Fontaine, Voltaire, Rousseau, Hugo, Baudelaire et tous les autres...

 

On s'en souvient car ils nous ont façonnés, ils ont su éveiller en nous un esprit de curiosité et de découvertes.

Ils nous ont transmis la passion de la langue, de notre langue française...

Ils nous ont inculqué l'amour de la lecture et des livres.

La lecture et les livres qui sont de plus en plus concurrencés, de nos jours, par internet, les smartphones, les tablettes, les jeux vidéos....

Et dorénavant, les professeurs doivent réaliser des prouesses pour inciter les jeunes élèves à lire.

Ils sont aussi confrontés à un public de plus en plus réticent face à la culture classique jugée trop difficile.

 

Les réformes successives ont amoindri les cours de grammaire, d'orthographe qu'il convient de réhabiliter.

L'apprentissage de la langue ne peut se passer de ces disciplines fondamentales.

 

Le Président de la République a raison de souligner le rôle essentiel des enseignants...

Mais, il devrait avoir à coeur de ne pas supprimer des postes de professeurs dans des écoles rurales.

Il convient de remettre l'Education au centre de nos sociétés, en revalorisant le métier et lui accordant une priorité.

 

Il ne suffit pas de se payer et de se gargariser de mots : si les enseignants sont des héros, ils méritent plus de considération, ils méritent d'être reconnus comme des acteurs essentiels d'une société moderne.

Ils méritent d'être écoutés : au lieu de leur imposer des réformes improvisées, le ministère devrait les consulter.

Ils méritent de retrouver un respect, une considération quelque peu perdue et oubliée dans l'ensemble de la société.

 

 

 

 

 

 

 

Ces héros que l'on appelle les profs de Français...
Partager cet article
Repost0
20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 13:38
Pour célébrer la langue française : l'accent !

 


 

Pour célébrer la semaine de la langue française et de la Francophonie du 17 au 25 mars 2018...

Dis-moi dix mots sur tous les tons...

 

L'accent ! Tout le monde connaît ces signes orthographiques, qui ornent les voyelles, l'accent aigu, grave, circonflexe...

Mais ce mot désigne, aussi, une intonation sur certaines syllabes, une façon d'élever la voix.

Certains accents chantent, modulent les mots dans une ronde musicale : on rejoint, ainsi, l'étymologie de ce terme, venu du nom "accentus" issu, lui-même,"d'un verbe latin "accino", composé sur un autre verbe "cano", "chanter"...

De nombreux mots appartiennent à cette famille : "chanson, chansonnette, chansonnier, chant, chanterelle, chanteur, chantonner, chantre", avec des évolutions phonétiques différentes.

Le nom lui-même, "accent" virevolte, avec sa voyelle nasalisée "an", les consonnes gutturale et sifflante juxtaposées qui forment un contraste saisissant.

Certains accents sont reconnaissables entre mille : l'accent de Toulouse, celui de Marseille, celui du Nord.

L'accent, lié à la musique, nous fait entendre des voix chantantes, des mots qui résonnent de prononciations particulières... 

L'accent rocailleux de Toulouse, la ville rose, l'accent de Claude Nougaro, aux éclats du sud...

L'accent de Pagnol, celui de Giono qui chante des collines imprégnées de lumières et de soleils, les paysages du sud, la garrigue, des parfums de thym, de romarin...

L'accent de Marseille, celui de l'Estaque qui nous fait sentir les embruns de la Méditerranée et des collines environnantes...

L'accent de la langue grecque, si ondoyante, qui chante les îles, Paros, Amorgos, Samos, Santorin, les vagues redoublées de la Méditerranée, des temples antiques de marbre blanc.

L'accent permet, aussi, dans chaque langue, d'exprimer des sentiments divers : joie, surprise, désarroi, tristesse, colère, indignation.

L'accent nous fait entendre la vie, ses joies, ses peines, ses difficultés... des éclats de voix qui s'exaspèrent, qui souffrent, se révoltent, d'autres qui exultent de bonheur.

Les accents ornent, aussi, les mots, les voyelles, de petits signes qui sont comme des repères : l'accent circonflexe coiffe harmonieusement certaines voyelles, indique, parfois, des consonnes disparues ou un allongement... "pêcheur, âpre, pâle, vêtement, tâche, icône, île, pâtre, théâtre..."

Les mots sont comme embellis par ces légers embruns qui les auréolent... ils en acquièrent plus de mystères, de charmes.

Le nom "théâtre" revêt, ainsi, une dimension particulière avec sa voyelle "a", surmontée d'un accent circonflexe, venu d'une ancienne voyelle longue.

Ce mot issu d'un verbe grec "théaomai", "voir, regarder" semble suggérer toutes les harmonies du spectacle théâtral, on peut percevoir, dans l'accent circonflexe, toute la solennité de l'art théâtral.

L'accent n'est-il pas l'image même de la vie ? Associé à la musique, au chant, il révèle de nombreuses nuances, il signe une région d'origine, il peut exprimer des sentiments, nous faire remonter à l'étymologie des mots.

Quelles richesses dans ce seul mot ! L'accent nous fait découvrir un univers plein d'harmonie, de diversité, de contrastes, d'exotisme...

 

 

 

Les dix mots sélectionnés cette année :
 

accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile

 

 

 

Photo : rosemar

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne frappe pas une femme...
Partager cet article
Repost0
18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 13:34
La jeune fille et le cygne...

 

 

 

Un ballet de séduction...

 

Caresser un cygne ! Sentir sous ses doigts son plumage soyeux... percevoir la douceur de son duvet... approcher l'oiseau somptueux...

 

Habilement, la jeune fille sait éviter tous  les coups de bec de l'animal.

 

Et elle parvient à se jouer de sa hargne, elle parvient à le dompter avec adresse et vivacité.

 

Alors que le cygne déploie son long cou, elle l'effleure avec délicatesse.

 

Puis, lorsque l'oiseau splendide virevolte, elle effleure encore ses ailes, comme pour s'imprégner de toute la douceur de l'oiseau...

 

Les ailes ébouriffées par le vent déploient alors toute leur légèreté, toute leur élégance, éventails ondoyants...

 

Magnifique ballet... danse de l'animal qui tourbillonne !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 09:12
Pour le bonheur de parler...

 

 

 

Semaine de la langue française et de la Francophonie du 17 au 25 mars 2018...

Dis-moi dix mots sur tous les tons...

 


La parole, c'est ce qui caractérise l'homme, qui lui permet de s'épanouir, de progresser, d'inventer, de créer....

La parole, c'est une multitude de combinaisons, d'associations, c'est toute la richesse de la pensée humaine, la littérature, la poésie, les sciences, et toutes les connaissances humaines !

Que de mots associés à l'oralité !

 

Avant l'écriture, la littérature elle même a commencé par la parole : des poésies récitées ou chantées au son d'un instrument de musique...

Des aèdes, chez les grecs, des "griots" en Afrique contaient des histoires devant un auditoire émerveillé...

Tout un art du récit mis en oeuvre dès l'antiquité ! Tout un art du conte ! Tout un art de subjuguer ceux qui écoutent !

 

D'ailleurs, la "voix" humaine n'est-elle pas elle-même une mélodie, une façon de souligner les mots, de les faire chanter, grâce à des intonations, des "accents" variés ? Elle exprime des sentiments, des émotions, une sensibilité, colère, joie, tristesse, mélancolie, révolte...

Le nom "accent" ne vient-il pas du verbe latin "cano" qui signifie "chanter" ?

 

Et certains ont un beau "bagou"... certains ont le verbe facile...

Le mot "bagou" très expressif et familier restitue un bonheur de parler, de s'imposer par l'éloquence...

On entend des voix "volubiles", des discours qui n'en finissent pas...

 

La "jactance", quant à elle, est moins sympathique : elle se veut ostentatoire, elle est une envie de se mettre en valeur, elle traduit un certain orgueil.

 

On apprécie le verbe "truculent", haut en couleurs de Rabelais : jeux de mots, accumulation, énumérations, expressivité du vocabulaire, Rabelais fait vivre un langage populaire, il anime ses textes de termes amusants...

 

D'autres, au Québec, aiment bien "placoter"... et ça bavarde et ça papote, et ça potine, et ça fait des commérages...

Que de termes expressifs pour restituer ce bonheur de la parole !

 

Les plus discrets se contenteront de "susurrer" quelques mots à l'oreille du voisin : ce verbe restitue dans ses douces sonorités de sifflante un murmure léger, une envie de secret et de mystère...

 

Il existe ainsi tant de façons de s'exprimer ! 

On peut même interpeller familièrement quelqu'un par cette interjection "ohé !".

C'est comme un cri primitif, une façon de restituer les origines du langage...

L'interjection s'accompagne souvent d'une exclamation pleine de vivacité : c'est un cri, un appel, une façon d'attirer l'attention ou d'exprimer des sentiments.

 

L'oralité est à la mode : les nouvelles technologies font de plus en plus appel à la voix, les connexions vocales se multiplient...

La communication orale permet de faire vivre une langue, mais il ne faut pas négliger l'écriture qui est essentielle pour l'expression d'une pensée structurée et organisée...

 

 

 

 

Les dix mots sélectionnés cette année :
 

accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/depliant-2017-2018

http://www.dismoidixmots.culture.fr/atom/3738

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:18
Du mépris pour les profs...

 

 


Qui respecte, désormais, les enseignants ? Les élèves rompus à l'insolence n'hésitent pas à bavarder, à répondre, à mentir effrontément... Les parents ? Souvent, ils contestent les punitions, accordent toutes les excuses à une forme de paresse, de laisser-aller...

 

L'administration considère les enseignants comme des numéros, ne tient pas compte souvent de leurs difficultés, refuse même de les voir, ferme les yeux.

Les inspecteurs éloignés du terrain, se contentent de prodiguer quelques vagues conseils parfois inutiles.

 

La société dans son ensemble rend les enseignants responsables de tous les échecs des élèves, comme si l'éducation n'était pas l'affaire de tous, comme si les parents n'avaient aucun rôle à jouer...

 

Le ministère pond régulièrement des réformes improvisées, inadaptées et les enseignants en font les frais... les professeurs ont ainsi connu la mode des tests de début d'année : des cahiers étaient édités chaque année pour tester les compétences des élèves avec des codages très complexes...

Puis, ce fut la mode des cahiers d'évaluations rapidement abandonnés eux aussi : les enseignants devaient y noter les différents acquis et progressions de l'élève dans l'année...

 

On a connu en français de nombreuses réformes du baccalauréat : programmes obligatoires avec des oeuvres imposées à l'oral, modification des épreuves écrites, introduction du corpus de textes que les élèves doivent étudier sous forme de synthèse, exercice assez difficile qui n'est pourtant notée que sur 4 points.

 

On a expérimenté aussi des innovations dans le vocabulaire de l'analyse : il fallait utiliser l'expression : "discours narratif" qui contribue à perturber et troubler les esprits puisque les élèves avaient appris antérieurement à distinguer le discours et le récit !

Que d'incohérences ! Que d'absurdités et d'aberrations !

 

Faut-il que les enseignants aient été inquiets, soucieux de garder leur travail pour accepter de subir tant de stupidités et de contraintes !

Faut-il que les enseignants aient été dressés à obéir aveuglément à des ordres venus d'en haut !

 

Les contraintes de travail se font de plus en plus lourdes : l'enseignant est taillable et corvéable à merci, c'est un fonctionnaire, il se doit d'obéir aveuglément à tous les ordres, quels qu'ils soient, il se doit d'être un fonctionnaire zélé...

Comment ne pas voir la désaffection que connaît ce métier ? Comment ne pas voir les dérives de nos sociétés de laxisme, de gabegies ?

 

Je viens d'achever la correction d'un paquet de copies bourrées de fautes, l'exercice n'est même pas maîtrisé et compris : que font ces élèves en lycée ? Ils y sont perdus, dans un milieu qui ne leur correspond pas...

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mépris pour les profs...
Partager cet article
Repost0
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:56
La mode des compétences...

 

 

 

De plus en plus, notre système scolaire s'attache à privilégier des "compétences" plutôt que des savoirs et des connaissances...

C'est ainsi qu'ont été créés des cahiers et des tests d'évaluation visant à mesurer les compétences des élèves, des cahiers avec des codages numérotés particulièrement complexes...

Les enseignants passent beaucoup de temps à corriger ces tests, pour évaluer des compétences très aléatoires, car les tests sont souvent élaborés à partir de QCM dans lesquels le hasard peut intervenir ou à partir d'exercices qui n'ont pas toujours valeur de preuves...

 

Et quid des savoirs ?

Ils ont été sacrifiés au nom de la facilité...

Ainsi, en grammaire, on s'est mis à n'enseigner que les règles d'usage le plus courant...

Fini l'apprentissage du passé simple en primaire ! Aux oubliettes le subjonctif et notamment le subjonctif imparfait !

 

Au lycée la littérature classique a été bannie ! 

Etudier Montaigne, Rabelais, une hérésie ! Trop difficile pour ces chères têtes blondes à qui il faut épargner des efforts trop lourds !

Une façon de mettre à bas notre culture, la culture classique jugée trop lointaine, alors qu'elle constitue nos racines.

 

Grâce à internet, on juge que cette culture est de toute façon à portée de mains... C'est ainsi que les élèves à qui on pose des questions ont parfois le front de répondre à l'enseignant :  "Google vous donnera la réponse : il suffit de consulter un ordinateur !"

 

Mais quel leurre ! La culture n'est pas innée : elle doit être assimilée avec patience et efforts.

C'est le prix à payer pour progresser : c'est l'essence de notre humanité que de vouloir apprendre tous les jours.

C'est ainsi que nous formons notre mémoire...

C'est ainsi que nous pouvons nous enraciner dans une culture, et trouver des repères.

 

Oui, les textes de Montaigne, ceux de Corneille sont difficiles... on peut s'y ennuyer.

Mais comme le dit André Comte-Sponville, si l'ennui n'est pas là, l'apprentissage devient compliqué...

"Le bon élève est celui qui accepte de s'ennuyer... et s' il s'ennuie, c'est parce qu'il manque encore de maturité... de même, on ne peut pas faire de la philosophie sans assumer des moments d'ennui..."

" Si on veut que l'enseignant rivalise avec la télévision ou les jeux vidéos, soit toujours en train de faire du spectacle, on se trompe sur l'enseignement... l'enseignement relève du travail pour les enseignants comme pour les élèves...

Arrêtons de demander aux enseignants d'être aussi divertissants qu'une émission de télévision... Il ne s'agit pas de remplacer, à l'école, l'effort par le plaisir, il s'agit d'aider les élèves à prendre plaisir à l'effort...."

Le bonheur est dans le faire... "

 

L'effort : c'est là un apprentissage essentiel, car toute vie est faite d'efforts et de difficultés à dépasser.

Sans effort, on ne peut assimiler des connaissances, un savoir qui permet de progresser...

 

 

 

 

 

 

La mode des compétences...
Partager cet article
Repost0
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 09:25
Rassemblement national : le pire des choix ?

 

 

La mode est aux nouvelles dénominations : les partis politiques changent de noms, le vocabulaire de l'analyse grammaticale se modifie, avec la promotion du "prédicat", les régions se parent de nouveaux noms...

Comme si le nom avait valeur de progrès, ou de changement...

 

Et voilà que Marine Le Pen propose une nouvelle dénomination pour le Front national... Il deviendrait le Rassemblement national...

Quelle originalité ! Il semble que même pour le choix d' un nouveau nom, les idées manquent...

Ce nom fait songer à cet ancien parti politique français fasciste et collaborationniste, fondé par Marcel Déat en février 1941 : le RNP, ou Rassemblement national populaire.

Triste souvenir ! Triste référence ! Comme si on oubliait  l'histoire et ses horreurs.

Un passé historique lourd de résonances...

Mais au fond, ce nom convient bien à un parti d'extrême droite, héritier du pétainisme.

 

Et au fond, ce nom ne change rien... Certains journalistes évoquent un séisme politique ! Quel leurre !

Changement ? On prend les mêmes, et on recommence !

Le Front national reste le parti d'un clan, d'une famille, la famille Le Pen.

Le Front national reste une entreprise familiale.

 

Sans surprise, seule candidate, Marine Le Pen a été réélue présidente du mouvement, mais elle a montré ses limites lors du débat politique de l'entre deux tours, incapable de maîtriser les dossiers, inapte à une discussion sérieuse et argumentée.

Une candidature unique pour un parti politique : cherchez l'erreur ! C'est là des méthodes qui évoquent une forme de totalitarisme dangereux... on voit bien les dérives de ce mouvement qui reste figé et attaché à une dynastie.

 

Et puis, Marine Le Pen veut-elle vraiment accéder au pouvoir ? Le Front national est avant tout un parti d'opposition et se sent bien dans ce rôle.

 

Quant à l'idéologie, elle reste aussi figée et immuable, celle d'un parti populiste qui joue sur les peurs liées à l'immigration.

Plus que jamais, c'est le cheval de bataille de Marine Le Pen.

Plus que jamais, à l'heure où les partis populistes gagnent du terrain en Europe, la thématique centrale du Front national reste la xénophobie et la politique anti-immigration...

 

 

 

 

 

Rassemblement national : le pire des choix ?
Partager cet article
Repost0
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 13:46
Nuages au couchant...

 

 

Un énorme nuage bourgeonne, éclairé par le couchant : des teintes douces l'illuminent de clartés roses, orangées, grisâtres...

 

Des monts, des pics, des collines neigeuses se dessinent... des embruns aériens, des festons qui ornent les nuées...

 

Les teintes s'intensifient alors que le couchant les inonde de lumière.

 

Plus roses, plus éclatantes, les nuées se hérissent, s'enflent de parures soyeuses...

 

Tout autour, des nuages plus sombres s'effilochent en archipel de cripures légères...

 

Tout autour, des nuées ombrageuses s'étirent sur l'azur.

 

Magnifique contraste de couleurs  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nuages au couchant...
Partager cet article
Repost0
10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 09:06
Au temps du Lagarde et Michard...

 

 

Qui ne se souvient de cette collection littéraire en 6 volumes depuis le Moyen-âge jusqu'au XXème siècle ?

Des extraits, des textes choisis, des fiches de présentation des auteurs, un classement chronologique, une vue d'ensemble de notre littérature...

Des synthèses littéraires précédaient les textes, des illustrations ponctuaient cette collection, oeuvres picturales, photos, gravures...

 

Ces ouvrages nous accompagnaient tout au long de notre scolarité, nous avions le loisir de les feuilleter, de découvrir aussi, au hasard des pages, des textes que nous n'avions pas étudiés en classe...

 

Le classement chronologique permettait une approche progressive de la littérature : on en percevait les différents courants, au fil du temps, on comprenait les évolutions et les mouvements littéraires, en relation avec l'histoire...

Pourquoi a-t-on abandonné cette démarche chronologique ?

Au nom de quelle lubie de pédagogiste ?

 

Désormais, c'est l'approche thématique qui prévaut, brouillant les pistes et les repères chronologiques...

Les manuels sont classés par genres littéraires : poésie, roman, nouvelle, théâtre, essai... et par thèmes : l'éducation, l'autre, les portraits, à quoi sert la littérature ?

Des livres particulièrement lourds, compacts, différents en fonction des niveaux d'étude : seconde, première, terminale...

 

De nouvelles collections sont apparues, suivant les nouveaux programmes, des ouvrages sans cesse renouvelés, car il faut que les éditeurs vendent leurs livres...

Ne vivons-nous pas dans  dans un monde de marchandisation permanente ?

 

Si autrefois des générations d'élèves se transmettaient les éditions du Lagarde et Michard, désormais les livres ne durent qu'un temps : 5 ou 6 ans...

Le temps qu'intervienne une nouvelle réforme des programmes...

 

Les élèves ne disposent plus d'ouvrages de référence : en lycée, les livres leur sont prêtés par l'administration et ils les restituent à la fin de l'année.

Le Lagarde et Michard, c'était la culture littéraire à portée de mains pour chaque élève, c'était une sorte de Bible du savoir.

Mais la culture classique n'est plus à la mode : "trop difficile,  trop élitiste...", affirment certains pédagogistes...

Il convient de baisser le niveau au nom d'une prétendue égalité des chances..

Le Lagarde et Michard donnait une synthèse riche et documenté de notre histoire littéraire.

Hélas ! Notre culture est en péril : il convient de réhabiliter l'étude des classiques, il convient d'expliquer et d'enseigner les racines de notre culture.

Il convient de valoriser une culture en péril face à la mondialisation.

 

 

 

 

 

 

 

Au temps du Lagarde et Michard...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/