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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 12:41
Les enfants sont de plus en plus éduqués par des machines...

 

 

 

Les machines occupent de plus en plus de place dans nos vies...

Les enfants eux-mêmes sont de plus en plus éduqués par des machines : smartphone, tablette, ordinateur, écrans...

Ils passent souvent plus de temps avec des machines qu'avec leurs parents.

Dès lors, plus de rapport à la nature, plus de rapport aux autres et à l'empathie : hélas, les parents donnent l'exemple, car ils sont eux aussi obnubilés par les écrans... et ils offrent à leurs enfants toutes sortes d'objets connectés.

 

C'est un problème grave... car la parole, la communication directe s'évanouissent.

Or, dans l'éducation, tout passe par le langage...

Il convient donc de limiter l'usage de ces machines à la maison, à l'école.

L'ordinateur est désormais beaucoup trop présent dans les collèges et les lycées.

Toutes les salles de classe sont équipées d'écrans : la révolution numérique est en marche et, en une dizaine d'années, tout a changé... avec l'ordinateur, on privilégie des apprentissages ludiques et on en oublie l'importance de l'effort.

La dispersion favorisée par les images des écrans n'est pas bonne, les élèves ont besoin d'apprendre la rigueur, ils ont besoin de se confronter à des difficultés pour progresser. 

Ainsi, les écrans envahissent tous les espaces.

 

De plus, avec tous ces objets connectés, la connexion à l'intériorité disparaît : les enfants ne savent plus s'ennuyer, rêver, laisser une place à leur imagination.

Ils vivent ainsi dans un monde virtuel et en oublient les réalités les plus simples.

 

Face à cette invasion des écrans, les parents doivent réagir : organiser des sorties dans la nature pour faire percevoir aux enfants la variété des saisons, des paysages, les connecter au cosmos, à l'ordre du monde.

Car la nature offre de vraies leçons : des leçons de poésie et de beauté, des leçons d'humilité, de persévérance...

C'est la nature qui nous donne aussi une vraie conscience du temps, grâce au déroulement des jours, des saisons...

C'est la nature qui nous apprend la patience, des joies simples, des plaisirs renouvelés...

C'est la nature qui nous montre l'ordre du monde, ses lois, ses difficultés, ses peines...

 

L'humain a besoin de ce contact avec la nature pour se ressourcer, retrouver une harmonie dans un monde où tout s'accélère.

 

 

 

Source : une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/conferences/college-des-bernardins/il-faut-savourer-lennui

 

 

 

 

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 13:49
Quand la neige paralyse la France...

 

 

Trains annulés, avions supprimés, autocars paralysés, automobilistes bloqués sur la route... La France a connu un épisode neigeux exceptionnel, et aussitôt, ce fut la panique.

Certains automobilistes ont passé la nuit dans leur voiture sur la N 118.

739 kilomètres de bouchons en Ile-de-France !

"Episode exceptionnel..." nous dit-on... oui, sauf que ce n'est pas la première fois que de tels problèmes se produisent...

 

A une époque où les moyens de communication sont particulièrement développés, à l'heure des réseaux sociaux, comment se fait-il que les gens n'aient pas été informés et que certains automobilistes aient été piégés sur les routes ?

 

Il faut imaginer le désarroi de tous ceux qui sont contraints de prendre des transports en commun pour aller travailler, il faut imaginer les difficultés de tous ceux qui sont soumis à des horaires de correspondance, s'ils doivent prendre plusieurs transports.

Incroyable ! Certaines gares de la SNCF n'ouvrent qu'à 7 heures 30 : les usagers sont contraints d'attendre leur train dans le froid, en plein hiver.

Pourquoi si ce n'est pour faire des économies aux dépens des voyageurs ?

Certains trains ont été annulés car les conducteurs n'ont pas pu accéder à leur lieu de travail.

 

D'autres trains ont été immobilisés en raison des intempéries... pour 5 centimètres de neige !

"Caractère brutal de ces chutes de neige..." nous dit-on.

Mais les usagers régulièrement ne sont pas informés des modifications d'horaires, des retards. Et on ose recommander aux gens de prendre de préférence les transports en commun ?

On comprend qu'ils soient exaspérés. On comprend leur fureur et leur colère.

 

Que dire de tous ceux qui sont privés d'électricité et de chauffage en raison des inondations ?

Comment ne pas comprendre leur désarroi, alors que le froid s'intensifie en ce mois de février qui commence ?

La situation devient invivable pour ceux qui sont envahis par les eaux...

 

Que dire aussi de tous ces SDF qui ne trouvent pas de place dans les centres d'accueil et qui sont contraints de passer la nuit dehors, soumis à des températures glaciales ?

Et, comme chaque année, des SDF vont mourir dans l'indifférence générale.

 

Et, comme chaque année, il semble que la France vient de découvrir l'hiver et ses intempéries !

 

 

 

 

 

 

 

Quand la neige paralyse la France...
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:20
Habiter le présent...

 

 

 

Carpe diem, Cueille le jour ! disaient les anciens... profite de l'instant présent... car seul le présent existe vraiment, le passé est révolu, le futur n'est pas accompli.

"Age quod agis, Fais ce que tu fais..." disaient encore les Romains...

 

Habiter le présent, n'est-ce pas une des clefs du bonheur ?

L'habiter avec intensité, bien sûr et non pas se laisser aller à l'accélération du temps, à cette frénésie du monde moderne qui nous emporte vers de vaines distractions, des jeux vidéo sans intérêt, des écrans factices...

 

Habiter le présent, c'est sans doute, s'étonner, s'émerveiller devant la nature, se livrer à la contemplation des êtres et des choses qui nous entourent.

Savourer un coucher de soleil, en admirer toutes les nuances... Savourer une promenade , observer les arbres, le ciel, se délecter d'une lecture.

S'intéresser aux merveilles de la vie...

 

Etre à l'écoute de ses sensations : le regard est important, il se doit d'être attentif au monde... "Rien ne vaut que par l'attention qu'on lui porte", écrit justement le philosophe André Comte Sponville...

Le verbe "regarder" vient lui-même du verbe "garder" : ainsi l'attention permet aussi de garder en mémoire toutes les merveilles de la nature, de s'en imprégner.

On peut aussi contempler une oeuvre d'art, essayer d'en saisir tous les méandres, toutes les couleurs, toutes les formes...

 

Mais ne négligeons pas les autres sensations : le toucher souvent oublié qui nous permet d'entrer en contact avec tout ce qui nous entoure...

 

La sensation olfactive qui nous offre l'occasion de nous enivrer de senteurs diverses que distille la nature... senteurs de fleurs, d'arbres, odeurs de la mer...

 

Grâce à l'ouïe, on peut être à l'écoute des bruissements d'arbres, des fluttis d'oiseaux, du murmure renouvelé de la mer...

Il est des chants d'oiseaux qui envahissent les paysages... et plus l'oiseau est petit, plus son chant est mélodieux.

 

Le goût nous invite à ne plus engloutir, comme nous le faisons souvent, les aliments, mais à les savourer avec délectation.

Déguster les aliments, apprécier le spectacle d'un coucher de soleil, s'enivrer de senteurs de bois et de fleurs...

 

Prendre le temps de saisir ces instants de la vie... se plonger dans ces instants de bonheur pour en faire des moments d'éternité...

Habiter le présent, c'est refuser de se laisser emporter par la vitesse et l'accélération du monde moderne, c'est vivre intensément des instants de bonheur pour en profiter pleinement.

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Habiter le présent...
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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 14:25
Les langues anciennes enfin réhabilitées ?

 

 

On se souvient que la réforme des collèges initiée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem avait annihilé l'enseignement du latin et du grec.

Ces disciplines avaient été mises au rebut puisque les horaires dédiés à ces deux langues avaient été supprimés au profit d'EPI, ou enseignements pratiques interdisciplinaires, sortes de fourre-tout où ces langues n'étaient plus vraiment enseignées.

Les humanités avaient été aussi depuis longtemps reléguées, placées dans les emplois du temps des élèves en fin de journée....

A terme, était programmée la disparition de ces disciplines, avec un recrutement toujours plus réduit d'enseignants de lettres classiques...

Ainsi, avec la réforme du collège, le nombre d'établissements situés en REP+ qui ne proposent pas de latin est passé de 40 à 160 !

Au nom de l'égalitarisme, on s'est attaqué à ces disciplines comme si elles avaient tendance à creuser les inégalités.

 

Mais c'est une absurdité : ce n'est pas en supprimant des enseignements exigeants et formateurs que l'on va sauver l'école.

On a prétendu que ces disciplines sont élitistes : quelle erreur !

Elles permettent, au contraire, à des élèves volontaires d'approfondir leur connaissance de la langue, d'acquérir une certaine rigueur, de s'intéresser à l'histoire, la mythologie, la littérature antique.

 

Comme le souligne un rapport de Pascal Charvet, ces enseignements sont bel et bien des "facteurs d'intégration scolaire".

Dans ce rapport intitulé "les humanités au cœur de l'école" qu'il vient de rendre au ministre de l'Éducation nationale, Pascal Charvet réhabilite enfin ces disciplines.

 

Le latin, le grec développent la curiosité des élèves qui peuvent ainsi s'intéresser à l'étymologie, l'origine des mots, leur histoire.

Les élèves ont l'occasion de traduire des textes antiques qui sont le substrat de notre culture : poésie, théâtre, comédie, tragédie, fables, discours, tous ces grands genres littéraires sont nés en Grèce...

 

Oui, ces disciplines sont exigeantes : elles réclament des efforts, de la volonté, de la persévérance, et en ce sens elles sont particulièrement formatrices.


Le latin et le grec ne sont pas des langues mortes, comme on le dit trop souvent : ces langues vivent à travers le français, elles sont omni-présentes, elles survivent même là où on ne le soupçonne pas, des termes très modernes sont, ainsi, empruntés au grec, "le canapé, la vidéo, la télévision, le cinéma, l'astronomie", pour ne citer que quelques exemples...
 

Il faut souhaiter que ces enseignements soient effectivement remis à l'honneur le plus rapidement possible, qu'ils retrouvent toute leur place dans les établissements scolaires, que soit enfin rétabli un véritable recrutement de professeurs de lettres classiques.


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, au substrat de notre culture et de notre langue.
 

 

 

 

Source : un article du journal Le Point :

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-latin-grec-le-requisitoire-contre-najat-vallaud-belkacem-01-02-2018-2191295_2134.php#xtmc=latin-grec&xtnp=1&xtcr=1

 

 

 

 

 

Les langues anciennes enfin réhabilitées ?
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 15:04
L'eau se couvre d'écumes évanescentes...

 

 

 

Soudain, la pluie est arrivée : des trombes d'eau pendant la nuit... 

 

La source, gonflée par cette manne, déborde... l'eau s'emporte, s'agite, bouillonne, crée des tourbillons vertigineux.

 

L'eau grossit, s'enfle, murmure, gronde...

 

L'eau frémit, se couvre d'écumes évanescentes, cascade, ruisselle, dessine des embruns.

 

Le Nymphée retentit d'échos sonores : bruissements de l'eau, éclats lumineux, transparences, mouvements impétueux....

 

Les colonnes antiques battues par l'eau résonnent de bruits et de fureurs...

 

Les colonnes antiques sont cernées d'écumes étincelantes...

 

Voici le spectacle de l'eau qui fascine et attire tous les regards...

 

Voici le spectacle de l'eau qui se diapre de teintes nuancées, qui crée des vagues, des remous, qui renvoie la lumière, répercute le ciel et les fûts des colonnes...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 09:20
Vieillir...

 

 

Alors que certains scientifiques de renom nous annoncent et nous promettent l'immortalité ou une vie quasi illimitée, nombre de personnes âgées croupissent dans des maisons de retraite, à l'abri des regards.

Abandonnés de tous, maltraités, les vieux se retrouvent dans des ghettos, où ils connaissent les plus grandes détresses.

Les personnels des maisons de retraite racontent ce désamour et cette désaffection : ils n'ont pas les moyens d'assurer la dignité et le respect de ces personnes.

Ils en sont réduits à bâcler leur travail : une forme de maltraitance qui ne dit pas son nom...


Mal payés, pas assez nombreux, sous pression, les personnels des Ehpad dénoncent leurs conditions de travail toujours plus précaires. 

 

Et on nous fait croire, Google en tête, à une quête de l'immortalité, et on nous fait croire que la lutte contre le vieillissement est en passe d'être gagnée.

Face aux milliards qui sont dépensés pour ces recherches, ne serait-il pas plus pertinent de penser d'abord à s'occuper des personnes qui souffrent et qui sont à l'abandon dans des maisons de retraite ?

 

La vieillesse, la mort vaincues ? Mais qui peut y croire ?

Quand on voit la multitude de maladies qui existent, quand on voit les effets délétères de certains médicaments destinés à soigner, comment peut-on envisager une vie éternelle ?

On nous vend du rêve et des fantasmes... avant de nous vendre des produits miracle censés guérir tel ou tel symptôme.

 

La mode du jeunisme s'empare de nos sociétés : il faut rester jeune, maîtriser son corps...

De la même façon qu'on nous avait promis une société de loisirs plus humaine, plus vivable, on nous fait miroiter une éternité bienheureuse.

Comme si cela était envisageable et même souhaitable.

Comme si la vie n'était pas justement appréciable parce qu'elle est aussi limitée dans le temps...

Comme si l'homme pouvait s'abstraire des lois de la nature et du cosmos...

 

Nous vivons dans un monde d'illusions savamment entretenues par la publicité et les médias.

Tuer la mort ? Devenir immortel ? Quelle hybris s'empare ainsi des hommes ?

Il convient de rester dans la réalité, de la regarder en face et nous préférons l'oublier, nous préférons ne pas voir ces personnes âgées à l'abri des regards dans des maisons de retraite.

Les gens vivent plus longtemps, oui, mais souvent dans quel état de délabrement et d'abandon ?

D'ailleurs tout un business s'organise autour de ces maisons de retraite...


Ces établissements sont gérés comme de véritables usines qui doivent être rentabilisées. Mais que reste-t-il d'humain dans ce management ?

Le profit encore et toujours est au centre de nos sociétés...

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieillir...
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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 09:10
Les profs seraient déconnectés du réel ?

 

 

On tombe des nues quand on voit ce rapport pondu par Aurore Bergé et Béatrice Descamps sur les relations parents-professeurs...

 

Selon les deux députés auteurs du texte, Aurore Bergé (LREM) et Béatrice Descamps (UDI), il existe un problème majeur dans les établissements scolaires en difficulté : les professeurs ne seraient pas en phase avec les quartiers dans lesquels ils peuvent être mutés, ils seraient même "déconnectés de la réalité". "Ainsi donc, les professeurs ne peuvent pas comprendre leurs élèves car ils ne leur ressemblent pas."

 

Les enseignants déconnectés ? Alors qu'ils sont confrontés tous les jours à des problèmes innombrables : classes surchargées, élèves indisciplinés, bavardages, insolence, incivilité...

 

Il semble que ces deux députés aient l'art d'inverser les rôles : ce sont les hommes et les femmes politiques qui sont déconnectés du réel, qui n'ont pas conscience de toutes les difficultés que rencontrent les enseignants.

 

D'ailleurs les conseils donnés par ces "responsables" politiques relèvent d'une rare inconscience : par exemple, "les enseignants devraient se retenir d'écrire des "remarques désobligeantes, voire stigmatisantes sur le bulletin scolaire..."

ou encore "les enseignants devraient arrêter d'utiliser un vocabulaire volontairement opaque..."

 

On est sidéré par de tels conseils venus d'un personnel politique totalement éloigné des réalités du terrain.

On est sidéré par ces remarques désobligeantes pour le corps professoral, comme si les enseignants usaient à dessein d'un vocabulaire compliqué, comme s'ils n'avaient pas à coeur d'expliquer et de transmettre des savoirs accessibles à tous.

 

On exige aussi des professeurs qu'ils soient bienveillants voire indulgents dans leurs appréciations, il serait peut-être même bienvenu de leur part qu'ils mettent de bonnes notes à tous leurs élèves ?

Comment ose-t-on donner de telles directives aux enseignants ?

Quel est ce mépris dans lequel est tenue la fonction enseignante ?

 

Il serait temps de prendre conscience des réelles difficultés de ce métier au lieu de faire semblant de prodiguer des conseils absurdes au personnel de l'Education nationale...

 

Plus loin dans le rapport, on trouve encore cette proposition surréaliste : la création d’une "semaine du goût où chaque parent pourrait apporter une spécialité culinaire de son pays".  Une façon de vivre de meilleures relations avec les parents !

 

On a vraiment l'impression que ces "responsables" politiques se moquent de ceux qui sont sur le terrain, confrontés tous les jours à un métier exigeant et complexe... confrontés à des élèves qui ne lisent plus, qui sont branchés sur Facebook, qui sont obnubilés par toutes sortes d'écrans.

Qui est déconnecté du réel ? Qui ne voit plus le monde tel qu'il est ?

Qui vit dans sa bulle ?

Qui prétend donner des leçons à ceux qui travaillent dans des conditions difficiles ?

 

Je le constate et je l'ai constaté à plusieurs reprises dans mon activité d'enseignante : ce métier est complètement déconsidéré par la société, l'administration  et par les instances politiques...

Et encore une fois, ce rapport en est la preuve...

 

 

 

 

 

 

 

Les profs seraient déconnectés du réel ?
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 09:19
Alexia Daval victime d'un féminicide ?

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval a finalement avoué avoir tué son épouse par "accident" : non, Alexia Daval n'a pas été tuée alors qu'elle effectuait un jogging, non, Alexia Daval n'a pas été victime d'un inconnu, d'un rôdeur.

Mensonges, mise en scène, dissimulation, voilà des actes qui accablent le meurtrier...

Après avoir nié les faits, le suspect a été confondu par différents indices présents sur la scène du crime et par de nombreuses incohérences dans ses déclarations.

 

On a vu ce mari éploré et dévasté lors des obsèques de sa femme, on a vu ce mari effondré et on pouvait difficilement penser qu'il était à l'origine de la mort de sa femme.

On imagine le désarroi des parents d'Alexia, eux qui avaient toute confiance en leur gendre.

Le crime a vraisemblablement  été commis au domicile familial.

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Alors, bien sûr, on peut imaginer une dispute qui a mal tourné et qui a abouti à la mort de la jeune femme.

Mais le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

Il s'agit bien d'un "meurtre sur conjoint"... Un de plus : 140 femmes sont tuées chaque année en moyenne, en France, par leur conjoint...

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, ce n'est pas le cas vraisemblablement dans cette affaire.

Pourtant, le crime se double ici d'une volonté de faire disparaître le corps de la jeune femme, de brûler son cadavre, d'échapper à la justice.

C'est horrible.

 

Le meurtrier a menti pendant 3 mois aux parents d'Alexia. Pendant 3 mois, il a été reçu chez ses beaux parents, il a joué un rôle.

Les parents ont été ainsi manipulés par Jonathann Daval.

On sait que la jeune femme de 29 ans avait été asphyxiée et battue, c'est ce qu'avait révélé l'autopsie.

 

Jonathann Daval paraissait fragile, il semblait comme écrasé par l'acte qu'il avait commis, il était comme pris au piège de son mensonge et de l'horreur de son crime.

Banalement, la jeune femme a été tuée par son conjoint, victime de l'homme qui était son compagnon, victime de ce qu'on appelle un féminicide.

 

L'avocat de Jonathann Davall affirme, quant à lui, que le jeune homme était en fait le souffre-douleur de sa femme.

Le garçon aurait été écrasé, dominé, battu par son épouse.

Mais, c'est elle qui a perdu la vie.

Cet argumentaire de l'avocat transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

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Alexia Daval victime d'un féminicide ?
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 14:28
Miroir, mon beau miroir...

 

 

Dans la série : On n'arrête pas le progrès, voici qu'un nouvel objet connecté est né de l'imagination de concepteurs taïwanais...

Il s'agit, cette fois, d'un miroir connecté...


Grâce à une caméra intégrée sur son écran, HiMirror analyse le visage et décrypte toutes les caractéristiques de la peau afin de prodiguer des conseils beauté personnalisés : boutons, points noirs, taches brunes, rides et ridules, poches sous les yeux, pores dilatés mais aussi texture, fermeté, ovale du visage... tous les problèmes peuvent être résolus...

Le comble de la sophistication pour mettre en valeur les apparences...

"Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?"

Doté d'une intelligence artificielle, ce miroir pourra délivrer toutes sortes de conseils pour l'entretien de la peau.

Histoire, sans doute, de promouvoir de nombreux produits de beauté, des crèmes, des élixirs, des fonds de teint, des masques, des baumes, des laits, des savons, des émulsions, des exfoliants...

C'est le nec plus ultra de la société de consommation.

Mais jusqu'où ira-t-on dans la surconsommation ?

Ce miroir pourra être facilement installé dans une salle de bain, par exemple. Fonctionnant grâce au wifi , ce petit bijou de technologie offre même la possibilité d'écouter de la musique, sous la douche ou pendant une séance de maquillage. Ce n'est pas tout : il sera loisible également de consulter la météo ou son emploi du temps du jour...

Comment ne pas s'inquiéter de toutes ces technologies connectées ?

Elles se révèlent de plus en plus intrusives : caméra intégrée, analyse du visage, de ses caractéristiques.

On perçoit tout l'artifice de ces objets qui scrutent les apparences, qui s'intéressent à l'image.

Quelle société se profile derrière ces objets ?

Une société du paraître, de l'artifice, une société où l'être, la personnalité disparaissent.

Une société ou "un camp de consommation", pour utiliser une expression de Natacha Polony, un camp où on est enfermé dans un univers factice...

Un monde de consommation permanente, de collecte de données incessante, un camp où l'être humain s'enferme lui-même et consent à être un animal de laboratoire.

Triste société du repli sur soi, d'une consommation débridée, vouée à une hyperconnexion, où l'homme consent à devenir prisonnier de nouvelles technologies toujours plus envahissantes.

Ce miroir connecté révèle une fois de plus ce que devient notre monde : un univers saturé d'écrans, où l'intimité et le naturel n'ont plus leur place. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miroir, mon beau miroir...
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 13:28
Griffes sur un ciel d'hiver...

 

 

 

Griffes aériennes et ténues sur un ciel ennuagé d'hiver, entrelacs et mailles fines qui s'entrecroisent dans un canevas subtil...

 

Les arbres d'hiver dépouillés déroulent des motifs d'arantèles, des ramilles somptueuses aux éclats obscurs.

 

Les branches graciles dansent des sarabandes sur le ciel...

 

Des elfes échevelés sur le gris du ciel... des envols de ramures si légères...

 

Les arbres tissent des toiles fines, éthérées, des soies et des cripures...

 

Les arbres dessinent des arabesques, des enroulements sinueux de branches, des tourbillons volubiles sur le ciel ennuagé...

 

Les arbres, empreints de mélancolie, racontent l'hiver et ses tourments, le froid, la bise, les brumes matinales, les aurores glacées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Griffes sur un ciel d'hiver...
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