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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:09
Défendons le droit de ne pas être importunées !

 

 

 

Certaines réclament et défendent le droit d'être importunées : quelle maladresse et quelle incongruité dans le propos !

Quelle confusion dans les déclarations !

 

Après l'outrance de "Balance ton porc", voilà que la réplique se veut cinglante et que dans une tribune, une centaine de femmes réclame "la liberté d'importuner"...

On peut regretter la violence de l'injonction "Balance ton porc", mais on ne peut que déplorer la stupidité de ce droit à "importuner".

 

Parmi ces femmes, Catherine Deneuve, Elisabeth Lévy, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani défendent le "droit d'importuner", regrettant le retour à un certain puritanisme et le système de "délations" des réseaux sociaux. 

Oui, la délation peut être dangereuse, irréfléchie, car elle passe par nos moyens modernes de communication qui sont instantanés.

Mais, comment ne pas voir la stupidité de certaines déclarations, celle de Brigitte Lahaie, en particulier : "On peut jouir lors d'un viol..." ? 

Et comment ne pas voir le danger de cette expression : "le droit d'importuner" ? 

 

Leïla Slimani qui connaît le problème et la difficulté d'être femme encore à notre époque, dénonce à juste titre ce droit d'importuner, elle évoque justement "celles qu'on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunées."

Ces femmes qui sont contraintes de vivre cachées, voilées, sous des vêtements amples, ces femmes qui n'ont pas le droit d'avoir un corps.

Ces femmes considérées comme des images de tentation, contraintes de se masquer sous des carcans vestimentaires.

 

Non, le droit d'importuner n'est pas admissible : la femme doit être libre de ses mouvements, de ses vêtements, dans une société moderne.

Elle ne doit pas être rendue responsable des violences qu'elle subit.

"Importuner" ? 

Qu'est-ce que cela veut dire ?

L'importun est celui qui dérange, qui en vient à insulter si on ne supporte pas ses avances.

L'importun est celui qui agresse verbalement, qui se croit tout permis.

Pourquoi accepterait-on d'être importunée dans la rue ou au travail par des mots ou des gestes déplacés ?

 

L'importun n'a pas sa place dans une société civilisée : chacun doit respecter l'autre, et le mépris n'est pas admissible.

Il ne s'agit pas, bien sûr, de se réfugier derrière un puritanisme outrancier, il ne s'agit pas de dénoncer à tort et à travers, mais il faut condamner ce qui relève du mépris de la femme, de ce qui la rabaisse et la ravale au rang d'objet.

Le droit d'importuner, nous n'en voulons pas, nous n'en voulons plus.

Le droit au respect et à la dignité de la femme, c'est ce que nous revendiquons.

Alors, bien sûr, il faut refuser les dénonciations à outrance sur internet, les "Balance ton porc", à l'emporte-pièce, mais on ne peut admettre ce "droit d'importuner" qui peut conduire à des comportements déplacés.

Les mots ont un sens : "importuner", qui voudrait l'être ?

 

 

 

 

 

 

 

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 11:04
Rééditer les pamphlets de Céline ? Quel intérêt si ce n'est un intérêt financier ?

 

 

Céline a écrit un chef d'oeuvre, Le voyage au bout de la nuit : avec un  style original, populaire, en abordant des thèmes universels, Céline nous dévoile dans ce roman un condensé de l'humaine condition...

 

La guerre et son inhumanité odieuse, les souffrances intolérables de la vie sur le front pendant la première guerre mondiale, les horreurs du colonialisme, le rêve américain qui se révèle être une illusion, la dureté du monde du travail  avec la description infernale de l'usine Ford à Détroit, le capitalisme triomphant et le culte voué au  DIEU   DOLLAR... la misère humaine transparaît  dans toutes les pages du roman...

Et quel style flamboyant ! Quelle dérision dans l'horreur !

 

Mais les pamphlets antisémites de Céline, eux, n'ont aucun intérêt littéraire, si ce n'est quelques rares fulgurances, ils ne sont qu'un concentré de haine et de mépris, et on peut les classer dans la catégorie des ouvrages de propagande...

Pourquoi rééditer ces écrits honteux qui vilipendent les juifs d'une manière ignominieuse, et qui ne sont qu'une incitation à la haine ?

Au nom de la liberté d'expression, disent certains...

 

Et cette liberté est précieuse et fondamentale, j'en suis persuadée, mais quand la liberté passe par des propos ignobles, dégradants, elle perd de sa substance, elle devient haine dégoulinante.

Peut-on parler de censure ? Non, ce terme est  injustifié, car ces ouvrages peuvent être consultés en ligne ou dans les bibliothèques. Personne n’est empêché d’y avoir accès.

 

Alors pourquoi rééditer ces pamphlets si ce n'est pour des motifs purement mercantiles et financiers ?

Il s'agit pour les Editions Gallimard de faire du profit avec ces ouvrages qui sentent le soufre...

Notre monde est encore et toujours celui de la marchandisation.

Tout se vend et tout s'achète.

L'argent est au centre de tout : chaque jour, sont lancés de nouveaux produits, chaque jour, on invente de nouvelles taxes pour générer des profits.

La consommation est devenue le Graal de nos sociétés : elle est le moteur de nos économies...

Et les pamphlets de Céline sont encore une occasion de faire du fric, de vendre des livres sans véritable valeur littéraire mais qui par leur réputation sulfureuse, vont attirer quelques chalands et quelques lecteurs friands de saloperies.

 

D'ailleurs, Céline, de son vivant s'est opposé à la publication de ces écrits.

Pourquoi ne pas respecter cette volonté?

Aucune véritable qualité littéraire dans ces pamphlets, aucune âme, aucun souffle.

Ce ne sont que déversoir de haines et chapelet d'insultes.

 

En un temps où l'antisémitisme ressurgit, est-il besoin de l'alimenter encore par ces écrits outranciers et vulgaires ?

Le culte du Dieu DOLLAR que fustigeait Céline va-t-il encore l'emporter avec cette publication ??

Ce serait désolant et regrettable....

L'argent encore et toujours gouverne notre monde : le commerce s'érige en une divinité toute puissante.

Les pamphlets antisémites de Céline ne méritent pas publication, ils ne sont qu'un ramassis de propos dégradants.

 

 

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/faut-il-reediter-aujourdhui-les-pamphlets-antisemites-de-celine

 

 

 

 

 

Rééditer les pamphlets de Céline ? Quel intérêt si ce n'est un intérêt financier ?
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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 11:13
Ils ont osé : le robot pour chien !

 

 

On n'arrête pas le progrès ! L'intelligence artificielle pour les chats et pour les chiens arrive sur le marché...

Une start-up française Camtoy a inventé Laïka, un robot qui surveille et amuse votre toutou. 

Parce que, bien sûr, quand vous partez travailler, toutou s'ennuie à la maison : il a besoin d'une compagnie, il a besoin de se distraire...

Il aura ainsi l'impression de n'être plus tout seul, abandonné...

Il pourra être réconforté par la présence d'un robot qui le rassure.

 

Laïka est un compagnon robot pour les chiens : il surveille votre animal quand vous êtes au boulot.

Décidément, l'intelligence artificielle est partout : elle envahit nos demeures et propose toutes sortes d'objets connectés.

 

Chiens et chats vont pouvoir bientôt s'amuser avec cet objet qui roule, qui intègre même un lanceur de friandises.

On pourra aussi mesurer l'activité du chien, son sommeil, visionner l'animal avec un smartphone, l'entendre aboyer.

De quoi rassurer aussi le maître !

 

Le robot peut se recharger tout seul en allant sur sa base de rechargement...

 

Qui va se laisser séduire par cette nouvelle application de l'intelligence artificielle ?

On peut se poser la question : un nouvel appareil connecté dans nos maisons, une nouvelle intrusion de la robotique dans nos intérieurs...

 

Quand verra-t-on des objets connectés pour surveiller les personnes âgées, les enfants, pour les distraire ?

En fait, ces objets existent déjà : ils peuvent avoir une utilité, mais ils sont une nouvelle preuve de la silicolonisation du monde.

La grande collecte des flux de la vie a commencé : ces objets sont connectés en permanence.

Les capteurs sont partout : vêtements, montres, téléviseurs, capteurs sur les chiens et les chats, capteurs dans les domiciles...

 

Ainsi, les gens choisissent de connecter leur vie à des géants du commerce mondial.

Ainsi, on suggère aux gens des produits qui correspondent à leurs besoins.

Les GAFA se lancent à la conquête de la vie : il s'agit de créer un monde totalement connecté.

Et même les animaux de compagnie sont susceptibles d'être connectés.

Jusqu'où ira l'hyper-connexion ? Y a t-il des limites ?

Il semble qu'elles n'existent pas et que les promoteurs de l'intelligence artificielle n'ont pas fini de nous proposer de nouveaux services et de nouveaux produits...

 

 

 

Source : un article du journal Le Point

 

http://www.lepoint.fr/technologie/ces-de-las-vegas-des-ia-pour-chiens-et-chats-est-ce-bien-raisonnable-09-01-2018-2185034_58.php#xtmc=robot-pour-les-chiens&xtnp=1&xtcr=3

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 13:47
Elle avait ce charme de la sincérité et de l'émotion...

 

 


France Gall nous a quittés ce dimanche, à l'âge de 70 ans... On se souvient de nombreuses chansons de son répertoire : Il jouait du piano debout... Résiste... Débranche... 

Et puis aussi de ce bel hommage à une chanteuse de jazz nommée Ella Fitzgerald, à la voix sublime... tout le monde connaît le thème de cette chanson composée par Michel Berger, intitulée Ella, elle l'a...

L'interprétation de France Gall qui oscille entre douceur et enthousiasme souligne bien le rayonnement de cette voix.

Le texte évoque, d'abord, une sorte de bonheur contenu dans la voix : "une gaieté, un sourire"... puis, il fait allusion à "quelque chose", expression volontairement vague qui traduit le mystère et la magie de cette voix "qui paraît nous dire "viens" 
Qui nous fait sentir étrangement bien..."

On entend un murmure qui apaise, et qui séduit.

Cette voix qui attire irrésistiblement, est, d'ailleurs, admirablement soulignée par la mélodie de Michel Berger, entraînante et légère.

Le poète procède par comparaisons, pour mieux nous faire percevoir tout le charme de cette voix qui semble contenir tout un monde et tout un passé culturel : "C'est comme toute l'histoire Du peuple noir..."qui oscille entre "amour et désespoir".
L'antithèse souligne bien toute la richesse et les subtilités de cette voix unique, ainsi que les vicissitudes du peuple noir soumis à l'esclavage, au désarroi, à la misère.

Jouant sur le prénom de la chanteuse, "Ella", Michel Berger met en évidence tous les dons qu'elle possède : "Elle a...Ce je n'sais quoi 
Que d'autres n'ont pas 
Qui nous met dans un drôle d'état..."

On retrouve ce vague de l'expression qui restitue un certain mystère :"ce je ne sais quoi..." qui transforme l'auditeur, le bouscule et provoque une émotion particulière.

Le refrain qui retranscrit ce pouvoir par la répétition du son "ou" nous fait percevoir une sorte d'évasion et de bonheur plein de douceur.

L'auteur évoque aussi "un don du ciel", une voix quasi-divine, accordée par les dieux, qui sublime la chanteuse et la rend "belle".
D'autres expressions viennent compléter cette impression : "ce tout petit supplément d'âme 
Cet indéfinissable charme 
Cette petite flamme".

Des mots pleins d'intensité, "flamme, charme" traduisent la force de cette voix, son pouvoir infini de séduction et la voyelle "a" répétée semble restituer une forme d'admiration à l'égard de la chanteuse.
Les sonorités de fricative "f", de sifflantes "s et de chuintante "ch" très douces insistent sur une forme d'ensorcellement.

Le couplet, qui suit, montre bien le bonheur de chanter, à partir de rien : "Tape sur des tonneaux 
Sur des pianos 
Sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains..."

C'est toute l'âme africaine qui ressort et s'emballe, qui aime à s'extérioriser et chanter aussi bien le bonheur que le chagrin.
Le mot "pouvoirs", employé au pluriel, suggère toute la tessiture de cette voix, qu'il faut chercher au plus profond de soi, un bien précieux qui ne s'achète pas :
"Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi 
Tu vois ça ne s'achète pas 
Quand tu l'as tu l'as..."

Le texte et l'interprétation pleine de vérité, d'émotions de France Gall insistent bien sur tous les mystères de cette voix, et la mélodie rythmée, vivante, endiablée, ou plus douce restitue toutes les richesses du talent de la chanteuse...

 

 

 

 


 

 

 

 

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 10:34
L'Epiphanie ou le retour de la lumière...

 

 

Comment ne pas célébrer le retour de la lumière, ces jours qui grandissent peu à peu, en ce début d'année ?

Voici revenu le temps de l'Epiphanie !

 

Le jour qui se lève et fait surgir la lumière, le soleil qui s'attarde de plus en plus : on va guetter au fil du temps la croissance des jours...

Et dès le mois de janvier, on prend conscience de cette progression de la lumière.

 

On connaît l'alternance des saisons, le printemps n'est pas encore là mais on le pressent et on l'espère.

Bientôt, les longs jours ! Bientôt des soleils plus rayonnants !

 

L'Epiphanie est aussi l'occasion d'un partage, celui de la couronne ou de la galette des Rois, un rituel qui se perpétue dans les familles... l'Epiphanie évoquant dans la religion chrétienne la visite des Rois mages venus célébrer la naissance du  Messie et lui offrir des cadeaux somptueux : l'or, la myrrhe et l'encens.

 

Et ce sont les enfants qui deviennent les rois de la fête : ils décident du sort des adultes en désignant quelle part de gâteau revient à chacun.

 

Couronne ou galette ? Peu importe...

Ces deux mots rayonnent : la galette, avec son suffixe de diminutif suggère bien le monde de l'enfance, une certaine tendresse.

 

La couronne, quant à elle, évoque le cercle des saisons qui reviennent inlassablement... c'est une guirlande, une récompense, un signe de distinction et d'élégance...

 

L'Epiphanie est ainsi l'occasion de se réunir autour d'un dessert festif, l'occasion de couronner un roi ou une reine, celui ou celle qui a découvert la fève ou la petite figurine cachée dans la brioche...

Une tradition faite de partages, avec un cérémonial amusant et immuable : la dégustation de la galette se fait dans la bonne humeur et une ambiance chaleureuse...

Nous avons besoin de ces rituels qui ponctuent l'année, qui marquent la progression des saisons, qui permettent de rassembler les gens, les familles.

Gardons nos traditions, préservons ces habitudes, elles font partie de notre culture, de notre patrimoine...

Nos parents, nos grands-parents nous ont transmis ces rituels, ils méritent d'être perpétués.

C'est un héritage précieux qui remonte aux origines du monde : la lumière se doit d'être célébrée...

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 13:32
La Grande Librairie ou le bonheur de la lecture....

 

 

Ce jeudi 21 décembre 2017, une émission consacrée à la littérature Jeunesse lors de la Grande Librairie...

Un beau moment, un vent de fraîcheur et un magnifique éloge de la lecture...

 

Comment inciter les jeunes à lire ?

La lecture n'est-elle pas déterminante dans la construction de chacun d'entre nous ?

Dessinateurs, écrivains étaient invités à cette célébration de la littérature...

Pef, Marcel Rufo, Anne-Laure Bondoux, Grégoire Solotareff, Marie Desplechin étaient sur le plateau de François Busnel.

 

C'est maintenant un fait établi et reconnu : un enfant qui lit dès le plus jeune âge progresse plus vite que les autres... 

Ainsi, les contes de fées, un grand classique de la littérature, font souvent intervenir le thème de la peur, une façon de maîtriser l'angoisse, de se l'approprier, affirme Marcel Rufo.

L'enfant apprend aussi à faire aussi la différence entre littérature et réalité.

 

Marie Desplechin dans l'Ecole de ma vie évoque, quant à elle, un enfant qui n'aime pas lire : beaucoup d'enfants, de nos jours, ont ainsi du mal à entrer dans la lecture.

La lecture peut faire peur : elle est souvent associée au travail, à la relégation, à la punition.

Il faut dépasser cette idée d'effort et le contexte familial est en ce sens important : avec un groupe, on rentre dans l'humanité... lectures du soir faites par les parents, visites à la bibliothèque, choix de livres...

La lecture, c'est d'abord un rapport humain.

 

Pef intervient alors et nous donne une belle leçon de poésie : la première lettre de l'alphabet, dit-il, tout le monde va me dire c'est "a", non, ce n'est pas le "a", mais c'est le premier homme quand il a vu le premier lever de soleil, il s'est écrié : "o !"

Enfant, Pef a pris sa plume, il a tracé un "o", puis on lui a demandé de tracer un "u". Deux petites ficelles d'encre... c'est rien mais ce fut comme une explosion ! Et il a fait "ou ou !", il avait alors le plaisir d'amener tous les loups du monde...

Et c'est depuis ce jour-là que l'écriture est devenue, pour lui, un plaisir !

 

Pef évoque ensuite ses lecteurs, des enfants... Des anecdotes cocasses, émouvantes... des souvenirs pleins de fantaisies, de tendresse, de sensibilité.

 

Anne-Laure Bondoux dans L'aube sera grandiose pose le problème des secrets de famille : comment en parler ?

La poésie est encore convoquée, le temps de l'ennui qui peut faire surgir la poésie...

On évoque une grand-mère qui avait un don pour choisir les mots : plaisir, sensualité des mots...

 

Des conseils de lecture sont ensuite donnés par un libraire : Légendes d'automne, Le guet, Qui es-tu Alaska ?, Et si l'amour, c'était aimer...

 

Grégoire Solotareff, quant à lui,  s'est spécialisé dans la littérature pour enfants.

Il évoque souvent dans ses bandes dessinées la peur, le rire empêché, la différence, tout ce qui peut déranger ou effrayer.

 

Puis, vient un moment de lecture à haute voix, une forme de partage, encore.

Deux enfants invités sur le plateau lisent deux extraits : un passage dans la série Le Manoir, le premier tome L'exil, et un autre de Vendredi ou la vie sauvage.

 

Deux moments forts où les enfants quittent le texte et regardent le public , comme pour passer le texte et le partager.

 

L'émission s'achève avec l'illustrateur du Seigneur des Anneaux de Tolkien,  Alan Lee... Le livre est aussi l'occasion de développer la culture graphique de chacun d'entre nous, avec des talents aussi divers que ceux de Pef, de Grégoire Solotareff, ou d'Alan Lee...

En résumé, une belle invitation à la lecture, à l'art et au partage...

 

 

 

La Grande Librairie :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-10/355293-la-grande-librairie.html

 

 

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 10:56
Rétablir enfin le respect des autorités...

 

 

L'agression violente qui s'est produite à Champigny à l'encontre de policiers est particulièrement révoltante : les faits sont graves... une policière au sol a été tabassée par une foule en délire.

Un capitaine de police a eu le nez cassé, et la gardienne de la paix qui a été rouée de coups souffre de contusions au visage.

 

Ainsi, le respect des forces de l'ordre n'a plus cours : régulièrement, des policiers, des pompiers sont frappés, caillassés, menacés.

Il serait temps de rétablir l'ordre et de remettre à l'honneur cette vertu essentielle qu'on appelle le respect.

 

Et cela commence dès l'école par le respect dû aux enseignants : des mesures strictes doivent être prises pour sanctionner les élèves qui font preuve d'insolence.

Une société ne peut être régie par l'irrespect, l'inconscience, l'ingratitude...

La police joue un rôle essentiel : nous avons besoin de policiers qui assurent l'ordre, nous avons besoin de tribunaux...

Sans la police, sans des autorités, la loi de la jungle et le désordre s'installent.

 

Il est tout de même symptomatique de faire ce constat : dans nos sociétés, deux métiers sont devenus particulièrement difficiles, deux métiers qui sont confrontés à l'irrespect : l'enseignement et la police.

 

Afin de rétablir l'ordre dans nos écoles, des sanctions strictes s'imposent : exclusions, mise en garde des familles.

 

Il est vrai que l'irrespect règne aussi en maître dans nos sociétés : internet devient un défouloir d'invectives, d'injures grossières.

L'irrespect étant de l'ordre du réflexe, il se répand comme une traînée de poudre : on ne réfléchit plus, on balance des insultes, on agresse l'autre avec virulence.

L'anonymat favorise aussi le manque de respect : on se croit tout permis, on a tous les droits...

 

Ainsi, le respect, autrefois signe d'éducation devient une valeur caduque : je m'en inquiète, car toute société, quelle qu'elle soit, est fondée sur le respect.

 

Alors, bien sûr, il peut arriver que des policiers commettent des bavures, mais ce sont des exceptions, et on doit leur être reconnaissant du travail accompli.

Que dire des sapeurs pompiers qui reçoivent dans certains quartiers des pavés et des cocktails Molotov sur leur fourgon ?

Pourtant, on ne peut nier la fonction éminemment utile et précieuse des pompiers.

 

Il n'est plus temps de s'indigner et de pousser des cris d'orfraie comme le fait le ministre de l'intérieur Gérard Collomb : il convient de rétablir le respect des autorités par des sanctions exemplaires.

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 08:54
Le rituel des voeux pour la nouvelle année...

 

 

Dans un monde éclaté où les égoïsmes s'exacerbent, il est bon de se réunir autour de rituels immuables.

Les saisons elles-mêmes nous entraînent dans des cycles qui recommencent et qui nous permettent de trouver des repères, de vivre plus sereinement.

 

Le rituel de la nouvelle année n'échappe pas à cette règle : il annonce un nouveau cycle, celui des saisons qui déroulent leur magnificence.

Ce rituel offre l'occasion d'une certaine harmonie : souvent, les familles se retrouvent, fêtent le nouvel an, dans une ambiance chaleureuse...

Comme la Noël, cette période signe un moment de trêve, de répit dans la morosité du quotidien...

 

Alors bien sûr, les voeux des hommes politiques relèvent, quant à eux, d'un exercice de séduction et de pures illusions.

Ils nous bercent de mensonges : promesse du maintien du pouvoir d'achat, ce qui est un leurre absolu, puisque si certains salaires sont augmentés, si certaines taxes sont rabotées, d'autres taxes viennent s'alourdir pour les Français les plus démunis et les plus modestes...

Une tradition pourtant maintenue et attendue des Français qui ne se font guère d'illusions sur les promesses des politiques...

Personne n'est dupe de cette mascarade politique.

 

De nombreux Français restent attachés à ce rituel des voeux : dans les familles, le nouvel An est une occasion de se réunir, et d'espérer en une année nouvelle.

Les voeux sont un rite et nos sociétés ont parfois tendance à perdre ces rites, à les oublier.

Alors, bien sûr, le Nouvel An est aussi une occasion de ripailles indécentes où l'on a tendance à surconsommer, à se gaver de nourriture.

Ce n'est pas là le sens que l'on doit donner à cette fête.

 

Il convient de percevoir l'année qui recommence comme un cycle qui nous unit au cosmos : le rythme des saisons qui se succèdent nous montre toutes les beautés de la nature, sa diversité inouïe...

La nouvelle année, c'est le retour immuable du cercle des saisons...

Et ce retour immuable a aussi quelque chose de rassurant : notre monde continue à suivre ce rythme...

Notre monde reste encore celui de l'alternance des saisons : il faut souhaiter que cette alternance se maintienne, malgré les activités humaines, la pollution, le réchauffement climatique...

Un nouveau cycle s'ouvre avec la nouvelle année : n'oublions pas l'origine de ce mot... l'année, c'est le cercle, l'anneau qui s'enroule, les astres qui tournent dans le ciel, l'année nous unit au cosmos et au règne des saisons...

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Le rituel des voeux pour la nouvelle année...
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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 08:58
Le fond et la forme...

 

 

On nous avait annoncé des voeux présidentiels novateurs, on attendait une intervention du chef de l'Etat originale... Eh bien, sommes restés sur notre faim...

Rien de plus conventionnel que ces voeux préparés à grand renfort de publicités...

 

Un Président assis à son bureau qui réitérait son intention de mettre en oeuvre son programme : une prestation classique, banale, ordinaire...

Ce fut un FLOP monumental.

 

On nous avait fait miroiter des nouveautés dans la forme : même pas !

Quant au fond, le discours nous promet une "France plus forte", mais à quel prix ?

En sacrifiant les catégories les plus modestes, en augmentant les taxes, la CSG...

 

Aucune surprise dans ces voeux présidentiels, aucun relief...

Restent des mots, des voeux pieux : "une France plus juste"...

On a du mal à croire ce qui est dit, alors que la France d'en bas va devoir se soumettre à des mesures qui font baisser encore le pouvoir d'achat...

 "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays. Nous sommes capables de l'exceptionnel", a osé le Président...

S'agit-il encore de demander des sacrifices aux catégories les plus modestes ?

Salariés, retraités vont être ponctionnés lourdement : il faudra l'accepter sans sourciller, sans doute, pour la grandeur de la France !

Mais où est la justice quand on s'en prend aux plus fragiles ?

 

Dès le mois de janvier, les Français vont être soumis au régime sec et les gens les plus modestes vont en pâtir.

Augmentation du prix de l'essence, du gasoil, du gaz, augmentation de la CSG, rétablissement de la journée de carence pour les fonctionnaires...

Autant de mesures qui vont peser sur les petits budgets...

Autant de mesures iniques qui vont affecter les Français, les salariés, les retraités.

 

La mise en scène était bien orchestrée pour qu'on attende ces voeux : on espérait un renouveau, au moins dans la forme.

Mais même la forme a déçu... et que dire du fond, du contenu ?

Rien de nouveau, sous le soleil...

Encore des sacrifices, l'injustice fiscale qui continue...

Inexorablement, c'est toujours la même tendance qui se dessine et qui s'aggrave...

 

 

 

 

 

 

 

Le fond et la forme...
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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 11:22
Les saisons nous invitent à une nouvelle année... très belle année à tous...

 

 

Bonne et heureuse année à toutes et à tous...

 

Celles et ceux qui commentent mes articles ou qui viennent simplement lire mes billets...

 

Poésies, nature, chansons, musiques, littérature, cinéma, billets d'humeurs...  

Tant de sujets à partager !

 

Au fil des saisons, la nature nous révèle tant d'harmonies, de paysages, de teintes nuancées...

 

Des arbres somptueux, des ciels changeants, des lumières étonnantes, des reflets éblouissants...

 

Des nuées empourprées du soir, des aurores aux teintes de roses, des soleils triomphants de l'été...

 

Les saisons dansent leur ronde de bonheurs et déroulent des images si variées, des parfums renouvelés.

 

L'hiver ouvre le bal, il s'embrume d'arbres aux silhouettes dépouillées, le printemps lui emboîte le pas, virevolte de bonheurs tandis que l'été fait chanter ses lumières et que l'automne revêt ses habits de pourpre et les fait tourbillonner sous le vent !

 

Les saisons nous invitent à une nouvelle année...

 

Très belle année à tous...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Les saisons nous invitent à une nouvelle année... très belle année à tous...
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