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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 12:54
Quand la pudeur disparaît...

 

 

Les adolescents sont le reflet de nos sociétés : il faut voir certains élèves se comporter en classe comme s'ils étaient devant leur poste de télévision...

 

Inattentifs, bavards, affalés sur leur bureau, certains toussent, bâillent sans aucune retenue, certains mâchent du chewing-gum, d'autres, des filles, se coiffent et se regardent dans un miroir, d'autres sortent plus ou moins ostensiblement leur portable.

Où est passée la pudeur ? Qu'est devenue la retenue ?

 

Certains élèves refusent de prendre des notes, arrivent systématiquement en retard, se permettent de commenter haut et fort la tenue de l'enseignant ou de l'enseignante...

 

Certains sont incapables de tenir en place pendant une heure de cours : il leur faut bouger, aller aux toilettes ou à l'infirmerie pour le moindre prétexte.

Comme si l'école, l'éducation qui leur sont accessibles et gratuites n'étaient pas une chance pour eux...

 

Trop de permissivité a été accordée aux élèves : il convient que la classe soit "vivante, débridée, active !', tel est le credo des inspecteurs.

Mais, bien sûr, ces inspecteurs ne sont pas tous les jours à la tâche devant les élèves. Ils sont même bien éloignés du terrain et n'en connaissent même plus les réalités.

 

Le cours magistral n'est plus à la mode, les élèves doivent participer... 

Certes, ils doivent être actifs, mais encore faut-il qu'ils écoutent et soient concentrés ! Encore faut-il qu'ils respectent l'enseignant !

 

Désormais, les jeunes croient détenir la science infuse grâce à internet, certains d'entre eux ne se privent pas d'ailleurs de faire des copiés-collés.

S'imaginant détenteurs du savoir, ils pensent qu'il est inutile d'apprendre...

 

De nombreux parents eux-mêmes ne respectent plus l'institution scolaire. Comment leurs enfants pourraient-ils le faire ?

C'est aussi le règne de la permissivité qui s'instaure dans de nombreuses familles. A l'enfant tout est dû, l'enfant-roi a désormais tous les droits.

 

La pudeur n'est plus à la mode... elle est désuète, dévalorisée, honteuse même, les réseaux sociaux cultivent le scandale, l'impudence... dès lors, comment inculquer la pudeur et la retenue à des adolescents ?

 

 

 

 

 

 

Quand la pudeur disparaît...
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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 14:21
Automne sur le canal...

 

 

 

Sur le barrage, des feuilles échouées dessinent des brouées automnales, des camaïeux de rouilles et de rouge hyacinthe, des embruns de xanthe.

 

 

Les feuilles vernissées brillent sous l'eau ruisselante, étoiles éphémères qui s'offrent aux regards du passant...

 

 

Le canal s'illumine de ces teintes chaleureuses, de ces tableaux colorés qui surgissent au fil de l'eau...

 

 

 

Les miroir de l'eau se peuple de reflets, de verdures ondoyantes, de vagues, de tourbillons, d'arabesques lumineuses...

 

 

Le miroir de l'eau se teinte de bleu et de verts comme pour sublimer les couleurs chatoyantes de l'automne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Automne sur le canal...
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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 12:29
Un spectacle empli d'émotions : Victor Hugo, un géant dans son siècle...

 

Ecouter la voix de Victor Hugo, l'écouter raconter son parcours, l'entendre dire ses poèmes : c'est là le sujet d'un spectacle plein d'émotions qui évoque la vie et l'oeuvre d'un des plus grands poètes que la France ait connu.

  A la fin de sa vie, le poète se raconte. Né en 1802, il mourra en 1885, embrassant à lui seul ce XIXe siècle à la fois corseté moralement et génial sur le plan culturel. 

 

Le spectacle est ponctué par des extraits de poèmes et des airs d'accordéon qui viennent souligner les événements de la vie de l'écrivain.

"Je m'appelle Hugo Victor-Marie, je suis né le 26 février 1802 à Besançon..." c'est ainsi que se présente l'écrivain...

 

"Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi. "

 

"Mon père alors capitaine sera plus tard général et Comte de l'empire, il épouse en 1797 Sophie Trébuchet à Paris, mes parents auront deux autres fils, Abel et Eugène..."

 

Et le père entraîne toute sa famille sur les routes de France  et d'Europe et l'emmène dans ses campagnes, en Italie, en Espagne...

Le jeune Hugo n'aura que des contacts épisodiques avec son père dont la séparation avec sa mère a été difficile à vivre, même si ce père restera à jamais pour Victor un héros...

 

On entend alors ce poème célèbre :

"Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié !  »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.  »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père."

 

Victor Hugo passe aussi une partie de son enfance à Paris au 8 rue des Feuillantines dans cet ancien couvent vendu comme bien national à la Révolution.

 

Et c'est aux Feuillantines que le jeune Hugo découvre avec ses frères les merveilles de la lecture :

"Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles.

Abel était l'aîné, j'étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d'elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d'une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes."

 

Le poète évoque aussi ses débuts littéraires, son mariage avec Adèle Foucher qu'il avait rencontrée aux Feuillantines alors qu'il avait huit ans. Cinq enfants naîtront de cette union : Léopold, Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle.

 

Puis, c'est le récit détaillé et haut en couleurs de la bataille d'Hernani... en 1830, les représentations de la pièce resteront célèbres comme terrain d'affrontement entre classiques et la nouvelle génération des romantiques qui aspirent à une révolution de l'art...

 

Bien sûr, Hugo raconte aussi sa rencontre avec Juliette Drouet, le début d'une merveilleuse histoire d'amour...

Puis, les romans Bug-Jargal, Claude Gueux, Le dernier jour d'un condamné, Notre Dame de Paris, Les Misérables, l'Homme qui rit...

 

1843 : une année terrible, Léopoldine meurt tragiquement dans la Seine à Villequiers, noyée avec son mari, Charles Vacquerie.

Et on est ému par un des plus célèbres poèmes de Victor Hugo : Demain, dès l'aube...

 

Cette même année, Hugo tombe éperdument amoureux de Léonie d'Auney, avec qui il va avoir une liaison de 7 ans.

 

Puis, Hugo commence à s'intéresser à la politique et aux questions sociales, nommé maire du huitième arrondissement de Paris et député de la deuxième république en 1848, en 1849, il est élu à l'assemblée législative.

C'est là qu'il prononce le magnifique discours sur la misère :

 

"Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.

Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ;  car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli. 

La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?"

 

 

Le poète raconte aussi l'exil, la fuite à Bruxelles, à Jersey, Guernesey... la dénonciation de la tyrannie de Napoléon III dans les Châtiments...

Puis, les derniers recueils de poèmes : Les Contemplations, La légende des siècles, L'art d'être grand-père...

 

Ce spectacle écrit et interprété par Pierre Jouvencel fait revivre un des plus grands écrivains français : poète, romancier, dramaturge, pamphlétaire, Hugo a excellé dans tous les genres littéraires.

Pierre Jouvencel incarne à merveille le poète, il nous fait partager toutes sortes d'émotions, on est particulièrement ému par le discours sur la misère qui reste, hélas, par bien des aspects encore d'actualité...

 

 

 

Discours sur la misère :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9truire_la_mis%C3%A8re,_Discours_%C3%A0_l%27Assembl%C3%A9e_nationale_l%C3%A9gislative_9_juillet_1849_(extrait)

 

 

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 12:06
Giorgio Cacchi dans ses oeuvres... au bord de l'étang et ailleurs...

 

 

Un récital de guitare et de musique électroacoustique surprenant et original...

Le guitariste utilise des enregistrements, des machines, des sons réels qui ponctuent ses compositions.

"Vous serez surpris, par moments..." annonce Giorgio Cacchi aux spectateurs...

 

Premier tableau, première journée : au bord de l'étang...

Dans ce premier morceau intitulé Aqua, Giorgio Cacchi nous fait percevoir le son de l'eau, goutte d'eau ou neige qui tombe... On écoute une mélodie très légère, douce, on entend les gouttes d'eau... puis, grâce à une machine acoustique, le son est amplifié avec des effets d'échos... on écoute encore la guitare et on entend la musique de l'eau... légèreté, transparence, délicatesse...

 

Le compositeur utilise aussi des chants d'oiseaux enregistrés, puis la guitare vient évoquer ces chants : légèreté, gaieté, bonheur au programme... le musicien nous fait vraiment entendre avec son instrument les voix des oiseaux...

 

Deuxième jour : un séjour dans un château du 19ème siècle... On écoute des bruits de portes qui craquent, et la mélodie de la guitare se fait plus sombre, avec des sonorités plus graves.

"Rassurez-vous, je suis normal dans la vie de tous les jours...", nous déclare avec humour le musicien.

 

Troisième jour : l'orage...

Le guitariste nous fait entendre le tonnerre : puis, c'est sa guitare qui gronde...

 

Quatrième jour : une promenade sur une allée de graviers... On entend les sons réels puis la guitare vient suggérer une marche lente, mesurée, douce...

 

Cinquième jour : qu'est ce qui peut bien arriver ? Le silence ! On apprécie, alors, une mélodie apaisante, au cours de laquelle le musicien berce sa guitare...

 

"Mais, la nuit, c'est quelque chose de particulier, je compose la nuit..", nous confie Giorgio Cacchi.

"Un soir d'insomnie, quand on ne dort pas, des objets prennent des proportions particulières..." Le musicien exhibe alors une énorme montre rouge, dont on entend le TIC TAC bruyant, avec un son amplifié.

"Quand on ne dort pas, cela devient insupportable...", et c'est le sujet du morceau suivant intitulé Insomnia.

Avec le TIC TAC de la montre, le guitariste nous joue un air obsédant, amplifié, qui résonne de plus en plus fort, jusqu'au vrombissement...

 

Puis, le musicien évoque un de ses professeurs qui lui a fait aimer la musique : il a alors composé un morceau pour le remercier : une jolie mélodie intitulée Carrousel dans laquelle on perçoit toute la reconnaissance et la gratitude de l'auteur...

"Je lui envoie la partition pour qu'il la corrige, et il me répond avec un autre morceau La ronde", le musicien nous joue, alors, une mélodie virevoltante, pleine de virtuosité et d'élégance...

 

Soudain, on passe à une autre évocation : "Il y a 50 ans, le premier homme sur la lune... aujourd'hui, on peut trouver cela un peu ringard, on ne sait pas si c'est bien vrai, toute cette histoire."

"Mais, il y a quelque chose de mystérieux dans l'espace..."

Et c'est là la partie la plus étonnante de ce concert.

Car le musicien nous fait revivre l'événement : grâce à une guitare électrique avec archet électronique, on entend comme une sonorité de sirène, on écoute aussi l'enregistrement de conversations entre les cosmonautes Aldrin, Armstrong et la NASA.

Puis, c'est le compte à rebours :  ten, nine, eight, seven...

On est vraiment dans l'ambiance. Et c'est alors que le musicien se met au piano pour jouer une mélodie sombre, ténébreuse comme l'espace : on ressent alors toute la beauté et le mystère de l'univers.

Le compositeur revient à sa guitare qu'il frappe de la main, et sur laquelle il interprète un air envoûtant...

 

On passe ensuite à une toute autre ambiance : "Je ne suis jamais allé à Cuba, mais en écoutant des musiques cubaines, j'ai composé ce morceau..."

On est alors saisi par le rythme enjoué de la mélodie : un rythme de bossa nova qui donne envie de danser...

 

On est encore étonné par un dernier morceau... "Quand je suis arrivé dans cette région, j'ai été surpris par le vent, sa violence..." Et le musicien nous joue la musique du vent, d'abord assez douce puis tonitruante, en frappant sa guitare.

 

 Avec sa bonhomie, son accent italien chantant, et avec son  talent de musicien,  Giorgio Cacchi a suscité la curiosité et emporté l’adhésion des nombreux spectateurs venus écouter son récital.

Ce spectacle s'est déroulé au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 13:41
Douces lumières de l'automne...

 

 

 

Ciels brouillés, lumières atténuées, l'automne s'installe peu à peu : les arbres se teintent de bruns, de roux, d'éclats dorés...

 

 

Soudain, les arbres dévoilent des feuilles brûlées, des couleurs chaleureuses...

 

 

Soudain, le vert laisse la place à des roux éclatants...

 

 

Des bouquets de feux et de flammes posés dans le jardin... Des envolées de braises qui éclairent les allées...

 

Des feuilles ourlées de flamboyances qui tapissent le ciel...

 

 

Des cascades de pourpres sur les marronniers, des lumières solaires qui s'emparent des tilleuls !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
Douces lumières de l'automne...
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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 09:56
Aimez-vous les clubs de gym ?

 

 

De plus en plus de gens prennent des abonnements dans des salles de sport : curieuse évolution !

Mais comment peut-on s'enfermer dans un lieu clos pour se livrer à une activité physique ?

 

Rien ne vaut le sport en plein air : marcher, courir dans la nature, dans un parc...

 

Il est vrai que de nos jours, les gens sont de plus en plus sédentaires : assis au bureau, assis devant l'ordinateur, assis devant la télévision, assis en voiture.

Alors certains se mettent en quête de salles de sport pour compenser cette sédentarité...

 

Mais quelle aberration ! Payer pour faire du sport ? Et en plus, les prix sont souvent excessifs.

L'essentiel est de bouger, de s'aérer... On peut le faire chez soi, à l'extérieur, dans un jardin, un parc.

 

Nul besoin de tous ces appareils que l'on trouve dans les clubs de gym. Nul besoin de transpirer à outrance avec ces instruments de torture...

Dans les salles de sport, on voit des gens confinés courir sur des tapis roulants, soulever des poids, souffrir sur des rameurs... On vit dans une société du culte du corps et de la performance...

On voit bien que tout cela n'est pas naturel.

 

Notre société de consommation effrénée s'est engouffrée dans ce créneau du sport intensif : on vend des séances de sport, alors que chacun peut se livrer à une activité physique gratuitement.

Désormais tout se vend, tout s'achète.

 

Les clubs de sport se multiplient, se spécialisent même : pour les enfants, pour les femmes, pour les hommes... Tous les moyens sont bons pour attirer de nouveaux clients.

 

On vit dans une société où beaucoup de gens ne savent plus se prendre en charge : il est si simple de marcher, de bouger, de faire de la gym chez soi.

Pourquoi avoir recours à un club de gym ?

 

 

 

 

Un reportage sur les clubs de gym :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/tendance-la-bataille-des-salles-de-sport-fait-rage-en-septembre_3607505.html

Aimez-vous les clubs de gym ?
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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 11:53
Manger au restaurant ?

 

 

Quel plaisir de manger au restaurant ? On ne sait même pas ce que l'on mange, la nourriture y est souvent grasse, trop sucrée, trop salée.

En dehors des restaurants gastronomiques, on y mange très mal....

 

On mange tellement mieux chez soi : on peut cuisiner des plats très simples, des légumes bio, du poisson, de la viande, des oeufs...


On se nourrit dans le calme, la sérénité... alors que les restaurants sont pleins de bruits, d'odeurs, de monde.

 

De plus, manger au restaurant coûte cher...

Pourquoi payer cher une nourriture qui nuit à la santé ?

 

Que dire des fast foods ? C'est pire ! On connaît les effets négatifs de la malbouffe : problèmes cardio-vasculaires, hypertension, insuffisance rénale, sédentarité, ostéoporose, sont autant de maladies provoquées sur le long terme par cette nourriture.

 

Il est vrai que, dorénavant, les femmes travaillent et qu'elles n'ont pas beaucoup de temps pour cuisiner. Mais on peut fort bien manger simplement, faire cuire des légumes à la vapeur, les assaisonner avec de l'huile d'olive et du citron : c'est délicieux et bon pour la santé.

Quand on y songe, les émissions culinaires se multiplient, faisant assaut de sophistication...

 

Pourtant, les gens cuisinent de moins en moins.

Certains se font même livrer des repas à domicile...

 

C'est une aberration : préparer soi-même sa nourriture est une garantie de qualité... On choisit les produits, on les cuisine à son goût, on sait ce que l'on mange, on sait d'où proviennent les aliments que l'on ingurgite...

 

 

La santé est un sujet de préoccupation pour beaucoup de gens : pour ce faire, il convient de ne pas manger n'importe quoi, n'importe quand et n'importe comment.

Retrouvons le goût de la cuisine d'autrefois : une nourriture simple, frugale, sans sophistication.

 

 

 

 

 

Manger au restaurant ?
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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 13:05
Nuages roses d'un soir d'été...

 

 

 

Les nuées au couchant se teintent de roses empourprés... elles s'effilochent sur l'azur en vaguelettes écumantes...

 

 

Les nuées s'étirent en brumes légères, vaporeuses...

 

 

Tout près, la lune montre son croissant lumineux... étoile étincelante dans le ciel.

 

 

Les pins dessinent leurs silhouettes ombrées sur ce tableau éblouissant...

 

 

Les pins obscurs magnifient les teintes douces des nuées, ils éclairent la scène de leurs éclats d'ombres chinoises...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nuages roses d'un soir d'été...
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