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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 11:51
J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...

 

 

Drôle, bouleversant, pathétique, le nouveau roman de Houellebecq est arrivé... Un roman qui reflète les réalités de notre temps : le capitalisme qui génère incertitudes et angoisses, les autoroutes et leurs défilés de camions interminables, l'agriculture en perdition, les paysans en détresse, l'horreur des élevages en batterie, la mondialisation, la solitude de l'homme moderne... et bien sûr l'usage d'antidépresseurs dont les effets peuvent être délétères, ce  qui donne son titre au roman Sérotonine, l'hormone du bonheur.

 

Non, ce n'est pas un roman à suspense, mais on ne le lâche pas : Houellebecq pratique l'esthétique de la surprise, de l'étonnement, un humour constamment décalé dans des situations douloureuses et difficiles.

Il dépeint le dérisoire de la vie. 

 

Non, ce n'est pas un roman de style classique : on suit les méandres de la  pensée du narrateur dans de longues phrases sinueuses. Ce n'est pas un hasard si on parle de style Houellebecquien : le style de cet auteur est bien caractéristique.

 

"Montrer la médiocrité du monde, sur le fond d'une aspiration à l'infini...", c'est ainsi qu' Agathe Novak-Lechevalier définit le style de Houellebecq.

 

Alors bien sûr, on retrouve sous la plume de Houellebecq un langage cru, parfois choquant : on y parle de "bite", de "chatte", et les aventures sexuelles du personnage principal Florent-Claude Labrouste jalonnent le roman.

Houellebecq n'oublie pas de passer en revue toutes sortes de déviances sexuelles : zoophilie, pédophilie, nymphomanie...

 

Le monde qu'il décrit est assez désespérant, mais la figure de Camille vient apporter un réconfort au narrateur : une image de jeunesse, de pureté et d'innocence.

Camille est un personnage lumineux, plein de générosité et d'empathie.

Et c'est à cause d'une banale "histoire de cul" que le narrateur perd celle qu'il aime.

 

On est ému aussi par le personnage d'Aymeric, ce fils d'aristocrate devenu agriculteur qui ne parvient plus tout simplement à vivre de son travail... il s'exprime ainsi : "Moi j'essaie de monter quelque chose, je me crève au boulot, je me lève tous les jours à cinq heures, je passe mes soirées dans la comptabilité- et le résultat, en fin de compte, c'est que j'appauvris ma famille."

Triste constat ! Le travail  ne parvient plus à rémunérer correctement les gens, le travail ne fait qu'appauvrir ceux qui triment. 

L'agriculture est sacrifiée, "pour arriver aux standards européens"... "ce qui se passe en ce moment avec l'agriculture en France, c'est un immense plan social, le plus gros plan social à l'oeuvre à l'heure actuelle, mais c'est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet pour BFM.", déclare le narrateur.

 

Certains portraits de personnages sont particulièrement savoureux, par exemple, le docteur Azote dont les prescriptions sont pour le moins étonnantes...

Le narrateur Florent-Claude Labrouste est un anti-héros souvent pris en défaut, un être humain avec toutes sortes de faiblesses et de manques.

Pourtant, c'est souvent avec humour qu'il révèle ses failles, ses difficultés.

 

Houellebecq rend compte de notre monde : c'est un auteur réaliste qui se livre à une satire acerbe de notre société libérale, égoïste, veule, trop repliée sur elle-même.

 

Houellebecq voit, malgré tout dans l'amour la possibilité d'une transcendance, d'un bonheur que souvent l'on ne sait pas saisir et comprendre.

 

 

 

Une émission sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-mystere-houellebecq

 

 

J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...
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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 11:42
Rencontre avec un cinéaste : Jean-Jacques Annaud...

 

Invité au Festival de la biographie, à Nîmes Jean-Jacques Annaud a évoqué sa carrière, son amour du cinéma : il fait d'abord ses armes en réalisant de nombreux films publicitaires...

 

Puis, ce sera, en 1976, La victoire en chantant, un premier film qui lui vaut l'oscar de meilleur film étranger. Dès lors, les nombreux projets de ce voyageur infatigable le conduiront aux quatre coins du monde, en Côte d'Ivoire, au Canada, en Argentine, en Allemagne, en Espagne, au Kenya, en Italie, en Écosse, au Vietnam, en Tunisie, au Qatar, en Mongolie...

Une vie passionnante vouée au septième art... Il raconte son parcours dans un ouvrage intitulé Une vie pour le cinéma.

 

De nombreux films du cinéaste restent gravés dans nos mémoires : La guerre du feu, L’ours, Le nom de la rose, L’amant, Sept ans au Tibet, Stalingrad…

Ces films sont devenus des classiques. 

 

Bien sûr, tout d'abord Le nom de la rose, adaptation d'un roman de Umberto Eco.

Magnifique film qui nous transporte au Moyen âge dans une abbaye bénédictine du Nord de l'Italie... Morts suspectes, mystère, angoisses... un polar médiéval qui célèbre le rire subversif, véritable danger pour l'église et les pouvoirs en place.

 

On se souvient aussi de La guerre du feu : une épopée préhistorique dont le thème central est le feu, ce symbole de la technique, et donc de la supériorité de l'homme sur les autres espèces.

Jean-Jacques Annaud nous  livre, dans ce film, une conception de l’homme optimiste : ce dernier est un être de connaissance, en perpétuel progrès. La technologie lui permet de passer de l’ignorance au savoir. Ainsi, l'homme apparaît responsable: personne, ni rien excepté lui-même, ne peut le sauver.

Une des prouesses de Jean-Jacques Annaud est de réaliser un film sans réel dialogue : les personnages s'expriment dans un langage primitif.

 

Eh oui ! Le cinéma est avant tout un art de l'image et Jean-Jacques Annaud aime à nous le rappeler.

Quatre ans pour réaliser La guerre du feu !"Quand j'ai commencé le film, mes cheveux étaient bruns, quand je l'ai terminé quatre ans plus tard, ils étaient blancs..."

 

"J'étais enfin là où je voulais être dans un cinéma qui fait fi du dialogue, donc de la littérature, au profit de l'expression visuelle et sonore. J'avais envie de me plonger dans la communication non verbale, j'ai poursuivi dans cette voie avec L'ours et j'ai trouvé mon bonheur là-dedans..."

 

Jean-Jacques Annaud insiste aussi  sur l'importance de la création au cinéma : dans son métier, il a pris des risques, il a cherché à innover et, en ce sens, il se présente comme un véritable créateur.

 

 

 

 

https://www.challenges.fr/cinema/la-guerre-du-feu-l-age-de-pierre-selon-annaud_552217

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 13:13
Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...

 

La nouvelle réforme du lycée sera appliquée dès la rentrée prochaine : la réforme va entraîner des changements de programme, plus ou moins profonds selon les matières. A la prochaine rentrée, certains collègues vont devoir préparer trois programmes (seconde – première générale – première technologique.) On imagine le travail colossal qui les attend, on imagine le stress, la fatigue que génèrent ces réformes perpétuelles : on commence à peine à maîtriser un programme qu'un autre s'annonce.

 

On vit dans une société du changement permanent, un monde en perpétuelle mutation : comment l'être humain pourrait-il s'adapter à ce rythme infernal ?

 

"Dans les entreprises aussi, les nouvelles méthodes de management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur « savoir être » et de la « réalisation de soi » en entreprise. Danièle Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise."

 

Les enseignants sont eux-mêmes entraînés dans un tourbillon de réformes qui se succèdent, le plus souvent, sans réelle concertation : on a déjà connu des réformes du baccalauréat, des réformes du collège...

Et chaque fois, ces réformes sont faites dans la précipitation, et l'urgence, alors que l'enseignement exige réflexions, maturation.

 

Ainsi, François-Xavier Bellamy dénonce dans son ouvrage intitulé Demeure, ce phénomène : "L'activité politique ne joue plus désormais qu'un simple rôle utilitaire, pour administrer aussi rapidement que possible la réforme universelle, la transition de l'ancien au nouveau...  Il faut que tout change, voilà la seule devise."

"Ce qui compte, c'est de bouger. Le risque que "nos progrès" aboutissent à une catastrophe n'est jamais évoqué sérieusement, ce serait courir le danger de sombrer dans le pessimisme."

 

On vit dans la politique du mouvement perpétuel : or, l'être humain a besoin d'une certaine stabilité, d'un certain équilibre dans son travail.

Il est vrai que l'on vit dans un monde d'instantanéité : un clic suffit pour s'informer, un clic pour commander et être livré le jour même.

Mais face à cet univers de l'instant, nous avons besoin de nous ancrer dans le passé : à force de courir, nous sommes tous épuisés.

Ce n'est pas là un projet de société satisfaisant.

 

 

 

https://www.bastamag.net/La-dictature-du-changement-perpetuel-est-le-nouvel-instrument-de-soumission-des

 

 

 

 

 

Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 15:14
Nuages dorés de rose d'un soir d'hiver...

 

 

Quelques nuées teintées de roses s'éparpillent, éclairés par le soleil couchant...

 

Les nuées s'étirent, grises, roses, dorées sur le ciel bleu de l'hiver.

 

Les nuages perlés de rose et de dorures illuminent cette fin de journée.

 

Bleu, rose, silhouettes sombres des arbres, quel tableau contrasté de couleurs !

 

Les nuées vaporeuses sur l'azur étirent leurs voiles légers, mousselines ondoyantes, soies aériennes sur l'horizon...

 

Les arbres se détachent en résilles obscures sur les teintes azurées du ciel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nuages dorés de rose d'un soir d'hiver...
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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:51
Un retour aux sources : le panthéisme selon Franz-Olivier Giesbert...

 

Les Occidentaux ne savent plus voir Dieu nulle part. Blasés, cernés par les écrans numériques, ils ne voient plus la beauté du monde, ne savent plus y être attentifs. Franz-Olivier Giesbert nous invite à un retour aux sources : il fait l'éloge du panthéisme.

 

Selon lui, le divin est partout, la nature nous offre de nombreuses occasions d'émerveillements et de bonheurs.

Franz-Olivier Giesbert rejoint ainsi la religion des anciens Grecs : pour eux, tout est vivant dans la nature, les arbres, les sources, les fleuves, les rivières sont peuplés de nymphes et de dieux qu'il convient de respecter.

Dryades, Hamadryades, Hespérides, Hyléores, Méliades, Océanides, Néréides : tant de noms empreints de poésie !

Les mots eux-mêmes soulignent la beauté et l'harmonie du monde.

 

Le journaliste "a rencontré Dieu" et nous fait part de cette expérience vivifiante...

Invité lors du Festival de la biographie, à Nîmes, il fait référence aussi à Saint-François d'Assises, au philosophe Spinoza, dont la formule la plus célèbre était "Deus sive natura", "Dieu ou la nature"...

"La nature et Dieu sont confondus, Dieu n'est pas un personnage, avec une barbe, en haut des montagnes ou sur un nuage, qui nous dit ce qu'il faut faire, Dieu, c'est vous, c'est nous, c'est tout".

 

Cette religion implique le respect des animaux, de la nature environnante, des arbres, des plantes, de la terre que nous habitons.

"Les animaux ont de l'empathie, plus d'empathie que l'homme", affirme Franz-Olivier Giesbert, preuves à l'appui.

Le journaliste est encore imprégné de culture antique quand il cite Sénèque, les Epicuriens.

"Vis, hâte-toi de vivre, comme si chaque jour était une vie en soi", "Apprendre à vivre, ce n'est pas apprendre à laisser passer l'orage, mais à danser sous la pluie".

 

Le problème est que l'homme d'aujourd'hui ne respecte plus la terre, c'est la loi du profit qui s'installe partout : les paysages sont dénaturés, bétonnés, saccagés.

 

Il conviendrait de revenir à une certaine mesure dans l'exploitation de la terre : mais nous sommes tous lancés dans une recherche éperdue de la croissance, comme si c'était le Saint Graal.

 

Cette course effrénée est dangereuse : elle nous conduit aux pires excès. Mais peut-on y échapper ?

Nous consommons trop : comment résoudre ce problème ? Ce monde est-il encore tenable ?

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 11:39
La déshumanisation du monde... selon Jean-François Kahn...

 

M comme Monde : on assiste à une mondialisation qui tend à déshumaniser notre environnement...

Jean-François Kahn analyse ce phénomène dans son ouvrage intitulé M la Maudite, une contre-encyclopédie qui lui permet de tout dire sur toutes sortes de sujet.

 

Invité lors du salon de la biographie à Nîmes, Jean-François Kahn évoque notamment la fracture numérique : "beaucoup de gens de 65-70 ans se retrouvent démunis face à la généralisation d'internet, ils ne sont pas formés à ça, on était dans une civilisation où il y a avait une altérité... autrefois, on pouvait réserver une place de train par téléphone, désormais, les réservations se font par ordinateur ou à l'aide de guichets automatiques..."

Jean François-Kahn raconte ainsi une soirée dans la Meuse : impossible de trouver un restaurant.... il reprend de l'essence, dans une station, "naturellement il n'y a plus personne qui sert l'essence, on se sert soi-même et on paye pour faire soi-même le boulot !"

Plus loin, il aperçoit des lumières qui clignotent et il découvre un distributeur : des pizzas, des spaghettis à la carbonara, des frites, de la lessive, des capotes anglaises, de la blanquette  de veau à l'ancienne.

"J'ai eu une espèce de déclic, un cauchemar absolu : c'en est fini de l'italien qui faisait des spaghetti ou de la pizza en chantant des airs, c'en est fini de la ménagère qui fait mijoter des petits plats... tout cela est fini, les machines prennent le relais."

 

Les petits commerçants disparaissent aussi  alors qu'ils avaient une fonction sociale : "on se retrouve désormais dans d'immenses hangars où on ne croise plus aucun regard, où l'autre disparaît encore, on est comme sur des rails..."

 

On a aussi fermé des maternités, des hôpitaux, des services de proximité...

La centralisation crée de nombreuses difficultés : ainsi le mouvement des gilets jaunes dénonce bien ce phénomène, les gens se retrouvent seuls, isolés devant leurs problèmes.

Le lien social a tendance à s'effacer : c'est ce lien social que les gilets jaunes tentent de retisser.

 

Face à une société qui se déshumanise, il est important de se retrouver, d'échanger, de discuter, et de remettre en question certains maux qui pourrissent le monde : l'argent, le profit, les paradis fiscaux, la corruption.

Jean-François Kahn nous invite à la réflexion : il serait temps de revenir à une société plus humaine, il serait temps de tempérer une mondialisation effrénée.

Mais est-ce possible avec l'avènement d'internet ?

 

 

 

 

 

 

Photo vidéos : rosemar

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 11:30
Le culte du jeunisme... selon Michel Drucker...

 

La vieillesse n'est plus synonyme de sagesse, d'expérience, elle est trop souvent dévalorisée dans nos sociétés d'apparence.

Les vieux sont jugés ringards, dépassés, obsolètes : tout incite les gens à rester jeunes, la mode, l'industrie des cosmétiques qui nous vend toutes sortes de produits pour masquer les rides.

 

La publicité, les magazines véhiculent des images de femmes parfaites, jeunes, idéalement belles.

La télévision fait appel à des présentateurs et des journalistes jeunes, et les anciens sont évincés.

 

C'est ce phénomène qu'évoque Michel Drucker dans son ouvrage Il faut du temps pour rester jeune...

Invité au festival de la biographie à Nîmes, afin de présenter son livre, Michel Drucker déplore cette éviction des anciens de la télévision...

 

"Il y a deux ans, j’ai eu l’âge de ne plus faire trop partie du paysage télévisuel puisqu’on a supprimé Vivement dimanche pour “rajeunir les marques”. J’en ai souffert, j’ai eu envie d’abandonner. J’ai 76 ans et, en même temps, je ne me trouve pas vieux, même si je suis le dernier des Mohicans. Tout part de là. D’une blessure, d’interrogations, d’un trouble et d’une forme de combat face au jeunisme ambiant."

"J’ai tout fait pour rester jeune, puisque c’est ainsi qu’il faut paraître. En tout cas pour leur prouver que, même s’il est écrit “1942” sur ma carte d’identité, je suis encore en forme. C’est une question de mental. De volonté. Et j’en ai beaucoup."

 

La santé, ça se cultive, c'est vrai : une bonne hygiène de vie, du sport, une bonne alimentation contribuent à l'entretenir.

Mais tout le monde n'a pas la chance de rester en bonne santé : fragilité, maladies, déficiences.

 

Il est vrai que de nombreuses figures célèbres de la télévision ont dû passer la main : Patrick Poivre d'Arvor, Julien Lepers, Claire Chazal, William Leymergie, David Pujadas, Georges Pernoud, etc

C'est là un phénomène révélateur de nos sociétés qui pratiquent le culte de la jeunesse.

Place aux jeunes, bien sûr, mais  des gens qui ont fait leur preuve méritent considération et respect : il est regrettable que nos sociétés aient tendance à reléguer les gens d'un certain âge.

Il convient de réhabiliter les valeurs de l'expérience et du savoir-faire.

Dans une société qui privilégie le changement perpétuel, l'âge devient presque un handicap : le chômage touche de plus en plus de personnes qui ont dépassé l'âge de 50 ans.

C'est un fait : quand on travaille à la télévision, il est souvent facile de se reconvertir, c'est beaucoup moins évident pour les autres salariés...

 

L'entretien s'est achevé avec la lecture d'un texte du Général Mac Arthur sur la jeunesse :

 

"La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini."

 

 

 

 

 

https://www.parismatch.com/People/Michel-Drucker-Le-jeunisme-c-est-demode-1573629

 

 

 

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 13:11
Ciel d'hiver...

 

Le ciel se nimbe de nuées sombres tandis que des nuages légers se dispersent en vagues écumantes...

 

Le soir tombe si vite, le soleil éblouit les branches calcinées des arbres, dentelles subtiles de mailles délicates...

 

L'ombre des maisons, des arbres encercle le soleil à son déclin.

 

Douceur d'un soir d'hiver en camaïeux de gris... douceur des teintes éclairées par un halo de lumières...

 

Le ciel perd ses teintes d'azur, le soleil illumine encore les écheveaux des branches sur l'horizon.

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ciel d'hiver...
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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:01
Les chiens-robots du futur...

 

Après l'invention japonaise du tamagotchi, animal de compagnie virtuel, voici que nous arrive d'Allemagne le chien robot capable de livrer des colis partout...

C'est Continental, l'équipementier automobile qui a conçu ce nouveau robot, avec une association spécialisée dans la robotique.

Ce robot chien livreur peut monter des marches, éviter des obstacles : c'est une voiture autonome qui sera chargée de convoyer les chiens près des lieux de livraison.

Plus de place pour l'humain qui sera ainsi remplacé par des machines intelligentes : c'en est fini du facteur venu pour nous livrer des colis, plus de discussion, plus de convivialité...

Chez Amazon, on imagine aussi de livrer les colis, au moyen de drôles d'oiseaux : des drones qui pourront atterrir dans les jardins, sur les balcons, ou les rebords de fenêtres.

Quelle place pour l'humain à l'avenir ? Quelles tâches lui seront dévolues ? Aura-t-il encore accès au travail ?

Le chômage s'accroît dans nombre de pays, comment pourra-t-on résoudre ce problème, alors que la robotique, l'intelligence artificielle connaissent un développement spectaculaire ?

Que feront les hommes du futur si aucune activité utile ne leur est proposé ?

Voici ce qu'écrit Harari dans son ouvrage Homo deus à ce sujet :

"L'aubaine technologique à venir permettra probablement de nourrir et d'entretenir des masses inutiles, sans qu'elles aient même à lever le petit doigt. Mais qu'est ce qui pourra les tenir occupées et les satisfaire ?

Les gens ont besoin de faire quelque chose, sous peine de devenir fous. Que feront-ils de leurs journées ? La drogue ou les jeux vidéo pourraient être une réponse. Les inutiles pourraient passer toujours plus de temps dans les mondes de la réalité virtuelle, en 3D qui leur procurerait bien plus d'excitation et d'intensité émotionnelle que la glauque réalité extérieure".

Ainsi, sont peu à peu grignotées et menacées les expériences humaines : expérience du travail, du contact avec la réalité, avec les autres.

Quel avenir inquiétant nous est réservé si l'humain perd sa place, si les robots envahissent notre quotidien ?

Quel espoir pour une humanité dominée par des machines, des robots ?

L'être humain a besoin de donner un sens à sa vie et ce sens a tendance à s'évanouir dans un monde robotisé...

Des robots sont conçus également pour remplacer les humains dans une conversation...

 "Nous essayons de créer une société dans laquelle humains et robots cohabitent ", explique un des concepteurs du projet..." Il rajoute même : " Je suis persuadé que les enfants et les personnes âgées apprécieront que quelqu'un les écoute."

Cette dernière remarque n'est-elle pas particulièrement inquiétante ? Comme si les enfants et les vieillards n'étaient plus écoutés par les humains eux-mêmes, comme si ce concepteur prenait conscience que les hommes ne savent plus converser entre eux et prêter attention à leur famille, leur entourage !

 

 

 

Source :

 

https://www.numerama.com/tech/454598-a-quoi-peuvent-bien-servir-les-chiens-robots-a-livrer-des-colis.html

 

 

Les chiens-robots du futur...
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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 12:48
Harcèlement téléphonique...

 

Ce jour-là, je dois recevoir un coup de fil important : un rendez-vous médical doit être fixé... Je reste donc près du téléphone, prête à répondre...

 

Le temps passe : soudain, le téléphone retentit : une voix avec un accent italien prononcé me propose de me vendre des produits typiques de la cuisine italienne. Aussitôt, j'interromps la communication, afin de signifier à cet interlocuteur importun que je n'ai pas de temps à lui consacrer : "je n'aime pas être ainsi sollicitée par téléphone, je suis, de plus, en attente d'un appel important." Le bonhomme raccroche aussitôt, dépité, et sans autre forme de politesse.

 

Le temps de préparer le repas et le téléphone sonne à nouveau : cette fois, c'est la société Argel qui vient me vanter à domicile les mérites de ses produits surgelés. Encore une fois, j'arrête mon interlocutrice, lui expliquant que je ne suis pas intéressée, que je n'ai pas le temps.

 

Après quelques instants, le téléphone retentit encore : je tombe sur un répondeur..."Une anomalie a été détectée dans votre dossier santé. Pour parler à un conseiller, faites le 1."

Alors là, c'est le bouquet !

Ce n'est même plus un message publicitaire mais une volonté d'abuser de la naïveté des gens.

Bien sûr, je raccroche aussitôt, furieuse de tous ces appels qui se succèdent.

 

On peut parler de véritable harcèlement téléphonique.

Dans une société de consommation effrénée, le démarchage à domicile devient une pratique courante : le plus souvent, ces appels se produisent à l'heure du déjeuner, au moment où les gens sont présents à leur domicile.

Et bien sûr, c'est à ce moment qu'ils sont particulièrement importuns : l'heure de préparer le repas, de s'attabler, l'occasion de se détendre...

 

Parfois, ce sont de véritables abus de confiance qui sont organisés : on appâte les gens, en leur faisant croire qu'ils ont gagné un chèque d'une certaine valeur, mais il leur faut alors rappeler un autre numéro qui est évidemment surtaxé... ou on leur fait miroiter un voyage gratuit : " Félicitations ! Vous avez été sélectionné, on vous offre un voyage gratuit pour deux personnes."

 

Le téléphone devient un outil pour tromper, tendre des pièges, pour vendre toutes sortes de produits.

Certaines personnes fragiles se laissent abuser et tombent dans le piège : on peut parler alors d'abus de faiblesse.

 

 

 

 

 

 

Harcèlement téléphonique...
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