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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 09:24
Toute la beauté du monde...

 

 


Le monde qui nous entoure est étonnant et merveilleux : on n'a jamais fini d'en découvrir toutes les beautés... La nature nous apporte une harmonie de couleurs, des formes si diverses : regardons l'infinie variété des fruits, des fleurs, des arbres, des plantes, de leurs senteurs.

 

La terre sur laquelle nous vivons apparaît comme un pays de cocagne où les splendeurs sont multiples : paysages, ciels lumineux ou plus sombres chargés de nuages, soleil, pluies rafraîchissantes, souffles des vents tempétueux ou plus doux. Les saisons nous offrent aussi leur diversité : l'automne aux couleurs flamboyantes, l'hiver et ses froids intenses, le printemps au renouveau tant attendu, l'été et ses charmes pleins de rêves et de douceurs.

 

L'être humain est tellement habitué à ces merveilles qu'il ne les voit plus et ne les apprécie plus, faute d'y prêter attention.

 

Beaucoup de gens vivent en ville, certes, mais même là, la beauté est présente : le ciel aux aspects nuancés, les arbres, les jardins, les oiseaux et le monde de la ville lui même, quand il n'est pas trop saturé de voitures et de pollution : l'architecture des bâtiments, les balcons fleuris, les monuments, les lumières de la ville...

 

Un simple fruit, une fleur devraient être objets d'émerveillement : les châtaignes mordorées de l'hiver aux coques brunes, aux bogues épineuses qui éclatent en tombant, les fruits de l'été aux saveurs rafraîchissantes et apaisantes, les roses aux parfums somptueux, les lilas en fleurs, les lavandes parfumées, la menthe des jardins si odorante, les feuilles d'automne aux tons d'orange brûlé de brun, aux formes dentelées, aux couleurs si lumineuses !

 

Les nuages dans le ciel aux formes étonnantes, chaloupes, navires en partance, lourdes cotonnades qui s'effilochent dans l'air, soies délicates qui s'évanouissent sur la voûte céleste...

Les couchers de soleil aux teintes triomphantes de rouge, de rose, d'éclairs lumineux, l'astre qui pâlit dans le soir apaisé, les aurores rougeoyantes, les journées d'été qui s'alanguissent...

 

Le monde nous présente tant de spectacles incroyables : une fleur, simple bouton d'abord qui s'épanouit, un arbre aux fleurs éblouissantes de blancheur, cerisier, pécher en robes de soirée... Que dire de toutes les espèces animales aux tailles, aux formes, aux couleurs si variées ? Comment dire aussi toutes les splendeurs des mers et des océans ? Poissons, coquillages dont on ne finirait pas d'énumérer les noms... Infinie variété des vagues et du monde de la mer !

 

La terre si belle nous échappe, car nous ne la voyons plus, nous ne l'admirons plus, nous la croyons éternelle mais il faut la préserver, l'aimer, la contempler, et ne pas croire que tous ces émerveillements sont un dû, que toute la beauté du monde nous est donnée pour être dilapidée et détruite. Veillons à ne pas abîmer notre mère nature, veillons à la respecter, à ne pas gaspiller toutes les ressources qui nous sont données.

Veillons aussi à lui prodiguer nos admirations, à ne pas oublier sa présence dans notre vie de tous les jours...

"Quand oserons-nous déclarer notre amour à la Nature pour elle-même, sa beauté et non pour les fruits qu'elle nous procure ? Quand serons-nous prêts à sanctuariser, à la surface de la planète, d'immenses cathédrales sauvages, préservées de l'homme ?" Sylvain Tesson.

 

 

 

 

 

Toute la beauté du monde...
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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 14:01
Un troupeau de nuages...

 

 

 

Dans le lointain, une horde de nuages, un troupeau compact se profile en ombres grises au dessus des nuées aux teintes de roses pâles...

 

Les nuages semblent avancer lentement, en procession sur l'horizon...

 

Les nuages  suivent une ligne droite et se déplacent dans un paysage doré et lumineux...

 

Des vapeurs étincelantes et roses auréolent la scène...

 

Somptueux cortège d'un soir d'été !

 

Somptueux spectacle qui s'illumine des lueurs nuancées du couchant !

 

Peu à peu, les ombres envahissent la terre... les cyprès, les pins, les cèdres hérissent leurs silhouettes sur l'horizon...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un troupeau de nuages...
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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 10:42
Arrivées Eva-naissantes en direct de la Gare Saint-Charles à Marseille...

 

Un spectacle poético-chorégraphique, un spectacle loufoque, où sont évoqués de nombreux personnages qui se croisent dans une gare, un spectacle pour rire de notre société et de ses travers, un spectacle pour rêver, voilà de quoi séduire et enchanter tous les publics.

 

L'action se situe à Marseille, à la gare Saint-Charles....

Deux comédiens, une comédienne font vivre une galerie de personnages hauts en couleurs...Les dialogues sont ponctués par un percussionniste de talent qui nous berce d'une douce musique...

 

D'abord, est campé le personnage de la jeune fille qui angoisse de partir, de rater son train, d'être à la mauvaise place, la jeune fille qui rêve d'amour... la poésie est convoquée pour suggérer cette envie d'amour qui la submerge... "elle veut tomber amoureuse de l'amour, elle rêve d'un wagon d'amour..."

Puis, c'est un personnage avec des écouteurs sur les oreilles : il scrute la jeune fille en train de manger, image du désir amoureux...

Au rythme des percussions, la jeune femme se met à danser une chorégraphie emplie de charme et de sensualité, elle fait danser ses bras, s'enroule sur elle-même...

Cette danse se double d'une chorégraphie filmée en arrière plan...

 

Puis, un acteur joue le rôle d'une "professeuse violentée par le ministre", elle hurle, éructe contre le sort qu'elle subit, elle crie : "Je gueulante, j'en peux plus, c'en est fait, je me casse, je demande ma mut" (mutation)."

Ensuite, c'est la comédienne qui évoque une scène de révolte des femmes armées de leurs gilets roses... Elles veulent transformer la gare Saint-Charles en gare Sainte-Charlotte, féminiser tous les mots : "la traine pour le train, la wagone pour le wagon..."

 

Des personnages fugitifs sont esquissés : une vieille dame anglaise qui s'écrie à plusieurs reprises : "Et vive la France !", une jeune fille toujours en retard... et bien sûr elle a raté son train.

 

Avec l'accent, on entend aussi un retraité de la SNCF : "Ce mistral, putain, con, dis, qué mistral, fan de chiche, le mistral est toujours gagnant !"

Il raconte des blagues et termine son discours en disant : "Je prendrai bien un pastaga..."

L'occasion de savourer le bel accent de Marseille...

 

Un des acteurs imite alors le bruit d'un train, et il énumère toutes les stations autour de Marseille : "Aubagne, La Pomme, La Blancarde, Miramas etc."

Il déclare au passage : "Nous subissons un retard de 195 jours... veuillez nous excuser..."

On croise aussi le stéréotype sudiste, celui qui dit : "Putaing, fan de chichourle..."

Et, bien sûr, on écoute aussi la voix si douce, imperturbable de la SNCF... et tout d'un coup, la voix se transforme, elle éructe : "J'en peux plus, je voudrais inventer des phrases."

 

Enfin le veilleur de nuit de la gare s'exprime : "Allez, on ferme, il faut partir maintenant, et vous aussi, Monsieur le Maire de Marseille, il faut partir..."

Ainsi, l'actualité apparaît constamment en arrière-plan du spectacle...

Les acteurs arrivent à restituer à merveille l'ambiance fébrile d'une gare, ses bruits, ses personnages... 

 

Poésie, rire, tendresse, douleur, dérision, douceur, tous ces éléments se conjuguent dans ce spectacle original où se mêlent musique, danse, théâtre.

 

 

 

 

 

"Arrivées Eva-naissantes, sur un texte de Bruno Paternot. Les scènes se passent à la Gare St-Charles, arrivées et départs en tous genres. Les espoirs et les défaites, les fuites et les retrouvailles sont au centre de la mise en scène : une galerie de personnages dresse le tableau de la société en marche ou plutôt en mouvement du XXIe siècle. Parce qu'une gare est bien plus qu'un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, des gens qui vivent, y vivent et qui éructent. Dans une langue truculente et variée, la parole se libère pour révéler dans la joie et ʺl'allezgraisse ʺ le ʺrire-diculeʺ de notre vie."


Concert-spectacle interprété par Bruno PATERNOT, comédien, Aude COURTIEL, danseuse, comédienne et Tom GAREIL, percussionniste.
Ce Concert-spectacle EN CRÉATION a été présenté au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes 2019
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Arrivées Eva-naissantes en direct de la Gare Saint-Charles à Marseille...
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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 09:51
L'été, pour profiter des bienfaits de la lumière du soleil...

 

Le soleil, s'il est bien dosé,  apporte de nombreux bienfaits pour les os, le moral, le sommeil, la peau qu'il dore et sublime de ses rayons.

En été, on peut se dénuder, s'exposer au soleil, pas aux heures les plus chaudes de la journée évidemment... le soleil du matin, celui du soir sont adaptés pour acquérir un joli hâle, sans brûler.

Les Egyptiens les appelaient Khépri, Atoum, des noms emplis de poésie et de charme.

 

On peut dès lors prendre le temps d'admirer des levers et des couchers de soleil, de véritables spectacles aux couleurs chaleureuses.

A la plage, il faut éviter les heures de début d'après-midi qui sont étouffantes.

 

Rien de mieux qu'une baignade matinale, au moment où le soleil commence à poindre, où les températures sont encore modérées.

On profite, alors, d'une plage déserte, d'une mer limpide, de rayons de soleil adoucis.

On se livre alors au soleil, on se laisse caresser par ses rayons, on se ressource, on s'abandonne à la rêverie, on retrouve une énergie perdue.

 

Les visages se dorent ainsi de teintes lumineuses, les sourires en deviennent plus éclatants, les corps se parent de belles couleurs d'ambre, emplies de lumières !

 

Les bains de soleil nous sont bénéfiques : le corps retrouve enfin sa place, il n'est plus caché par des vêtements, il s'épanouit, il se réchauffe...

 

Le corps retrouve sa vérité, loin des vêtements qui cachent, loin de la mode qui est de plus en plus envahissante.

Le corps qui bronze, qui nage, qui s'unit à la nature, gagne en beauté, en énergie.

Le soleil, la mer, le grand air donnent bonne mine.

 

N'oublions pas de marcher sous ce soleil adouci du matin ou du soir... car la marche est une activité particulièrement bénéfique pour le corps et l'esprit.

Marcher, c'est avoir la possibilité d'observer le monde, de s'enivrer de senteurs, de contempler des paysages, on peut, à son gré, s'arrêter, repartir.
Marcher, c'est s'ouvrir au monde et aux autres.... c'est prendre le temps, dans un monde où s'impose sans cesse la vitesse.

 

 

 

 

 

 

 

L'été, pour profiter des bienfaits de la lumière du soleil...
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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 11:18
Mademoizel Quartet... pour une magnifique soirée tango...

 

 

Elles sont belles, jeunes, pétillantes... elles s'installent, une par une, sur la scène, vêtues de rouge et de noir, et les violons, le violoncelle se mettent à vibrer sous leurs doigts... elles sont trois et elles attendent avec impatience l'altiste : "On a perdu l'altiste"...  "Toujours pareil !" dit une des violonistes..." L'altiste arrive enfin tout doucement, comme pour s'excuser...

  "On peut pas s'accorder, non plus ?" dit une autre musicienne.

Il s'agit bien sûr d'une mise en scène amusante avant de démarrer le spectacle...

 

Et la musique rayonne aussitôt éblouissante...

"De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l'intelligence, incendie l'inventivité..." c'est ainsi que Michel Serres décrit les effets de la Musique...

 

Et c'est ainsi que les quatre musiciennes nous émerveillent de leur talent, de leur enthousiasme...

 

On se laisse bercer par un tango célèbre de Carlos Gardel : Por una Cabeza... Le titre espagnol signifie "juste pour une tête", sous-entendre "d'un cheval". La chanson parle en effet d'un parieur compulsif sur des courses de chevaux, il compare alors son addiction pour les chevaux avec son attirance pour les femmes...

 

On écoute, ensuite, un tango d'Astor Piazzolla, plein d'intensité et d'émotions... douceur et âpreté alternent...

 

Le morceau suivant Oblivion de Piazzolla encore nous enveloppe dans des notes envoûtantes emplies de sensibilité... Cette oeuvre traite musicalement le douloureux sentiment de l’oubli –  "oblivion" étant le terme poétique en anglais désignant cette pénible réalité. 

 

Puis, on est séduit par un tango empli de charme de Madis Jarvi, Eine Kleine Nacht Tango...

 

Un autre tango tendre nous enchante de ses notes langoureuses...

 

Les tangos se succèdent, nous enveloppant dans des musiques enivrantes, sublimes... 

 

On entend ensuite une des mélodies les plus célèbres : Besame mucho, chanson de variété écrite et composée dans les années trente par la pianiste mexicaine Consuelo Velázquez, d'après une aria d'Enrique Granados. Un tango envoûtant dont on connaît les paroles sensuelles et enivrantes...

 

Le récital s'achève avec Libertango de Piazzolla, dans un vertige de notes étourdissantes...

Bravo aux musiciennes pour cette soirée éblouissante d'émotions, de passion, de tendresse...

Le Mademoizel Quartet, quatuor à cordes féminin de Music Event Fever, constitué de musiciennes issues des grands conservatoires propose un répertoire large et varié, du classique à la pop et variété, des tangos et musiques du monde , ou encore de l’électro...
 


Violon I Anna Swieton
Violon II Marielle de Rocca Serra
Alto Marie Maillot de Corte
Violoncelle Maude Ferey-Lehodey

 

Ce concert a été donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...
 

 

 

 

 

 

 

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 10:20
L'arbre aux étoiles...

 

 

 

Près du canal, les platanes se couvrent d'étoiles scintillantes : les reflets de l'eau sous le soleil s'emparent des arbres et de leur feuillage somptueux...

 

 

Les reflets de l'eau font frissonner les feuilles parcourues de lueurs étranges...

 

 

C'est la fête des lumières de l'été : entre les branches, le ciel bleu révèle tous ses éclats...

 

 

Sur l'eau, les platanes dessinent des arabesques aux teintes moirées...

 

 

Des motifs géométriques surgissent des ondes, des rosaces, des pelotes de verdure, des écheveaux ondoyants...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 13:35
La marche ou le plaisir des sens...

 

La marche à pieds, plus que toute autre activité, comble tous nos sens...

 

C'est d'abord un bonheur pour la vue : au rythme de la marche, le promeneur peut contempler à loisir les paysages qu'il traverse... les arbres, les fleurs, les pierres du chemin, les formes des arbres, des feuilles, des fleurs, le ciel, les nuages...

La marche permet cette lente observation du monde : le promeneur peut s'arrêter, admirer les paysage et tous les éléments qui le composent.

Les paysages changent souvent en fonction de la lumière du soleil, des saisons, du moment de la journée...

 

L'ouïe est aussi sollicitée lors d'une marche en campagne ou dans les bois : les chants des oiseaux, le bruissement des insectes, le crissement des cigales en été, le joli murmure d'un ruisseau, le mugissement du vent dans les arbres...

Le marcheur est à l'écoute du monde environnant...

 

Comment ne pas évoquer aussi toutes les odeurs suaves venues des arbres, des fleurs ? Des senteurs de pins, des parfums boisés, des effluves de thym, de sarriette, de romarins...

Les senteurs enivrantes des bois sont particulièrement vivifiantes.

 

En marche, on peut aussi s'arrêter et prendre le temps de cueillir et de goûter des baies sauvages, des mûres, des fraises, on peut s'attarder près d'une source et s'abreuver de son eau limpide.

 

Ainsi, la marche nous offre un réservoir inépuisable de sensations.

La marche nous permet de renouer avec le bonheur des sens que nous avons tendance à délaisser et oublier face à la multiplicité des écrans qui nous entourent...

La marche nous ouvre des horizons de liberté, elle développe tous nos sens...

 

Le rythme lent de la marche nous fait retrouver une dimension humaine qui s'efface de plus en plus à notre époque.

Les plaisirs le plus simples nous sont alors accessibles.

 

Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

L'homme est fait pour se mettre ainsi en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive.

 

 

 

 

La marche ou le plaisir des sens...
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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 10:08
NikanOmpa... un beau voyage musical...

 

Un quatuor vocal qui nous fait découvrir la musique mexicaine et ses rythmes exotiques, c'est un dépaysement garanti et une belle découverte...

Ce concert s'est déroulé au Carré d'Art dans le cadre des festivités des Jeudis de Nîmes.

 

Des mélodies anciennes datant du 16ème et du 17ème siècles, des textes en latin, des musiques plus récentes, des chants traditionnels : voilà une beau programme permettant d'appréhender une culture musicale que l'on connaît peu.

 

Le concert s'ouvre sur des chants en latin, d'inspiration religieuse, d'abord "Coenantibus autem illis" de Juan de Lienas, mélodie apaisante, emplie de sérénité... puis, dans le même registre, Lamentatione Hieremiae de Manuel de Sumaya.

La musique sacrée nous transporte dans un monde de paix et d'harmonie : les voix nous enchantent et nous subjuguent.

"Coenantibus autem illis accepit Jesus panem 
Benedixit ac fregit deditque discipulis suis: 
Accipite et manducate hoc est enim corpus meum."

 Puis, on écoute" Xicochi ",  un motet du XVIIe siècle , écrit par Gaspar Fernandes alors qu'il était organiste à la cathédrale de Puebla.

"Xicochi, xicochi, 
Xicochi, xicochi 
Xicochi conetzintle 
Xicochi conetzintle 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco en moi Angelos 
En Angelos moi dans Angelos me 

Alleluia Alleluia"

"Dors, dors, dors, dors 
dors 
mon enfant 
Dors, mon enfant 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (au monde) 

Alleluia, alleluia"

 

La musique exotique des mots, leurs sonorités nous font rêver et voyager vers des contrées lointaines...

Puis, c'est une mélodie emplie de gaieté et de vie qui nous enchante : Convidando esta la noche, de Juan G. Cespedes.

 

"Convidando está la noche
Aquí de músicas varias
Al recién nacido infante
Canten tiernas alabanzas
Ay, que me abraso, ay! divino dueño, ay!
En la hermosura, ay! de tus ojuelos, ¡ay!
Ay, cómo llueven, ay! ciento luceros, ay!
Rayos de gloria, ay! rayos de fuego, ¡ay!
Ay, que la gloria, ay! del portaliño, ay!
Ya viste rayos, ay! si arroja hielos, ¡ay!
Ay, que su madre, ay! como en su espero, ay!"


 

"Convidando está la noche" est un chant de Noël écrit au XVIIe siècle.

Le refrain est une guaracha , une chanson de danse rapide, probablement d'origine espagnole.

 

La mélodie qui suit, intitulé  Xtoles est probablement une des plus anciennes mélodies connues encore vivantes. C'est une chanson de danse guerrière maya au Dieu Soleil. C'est l'occasion de découvrir un curieux instrument de musique : une mâchoire d'âne, utilisée au Pérou ou au Mexique, cet instrument de musique est appelé également Kijada. On le percute sur le côté tout en grattant les dents comme un guiro.

Maya :

"Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Xola mayola, xola mayol, ea, ea, ea, o. 
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.

 


Xtoles se prononce chitolès

Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn.

 

 

Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.*
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève."

 

On peut encore écouter"La bruja", un style de musique dit "jarocho" de la ville de Veracruz. C'est un des plus populaires airs de danse traditionnelle là-bas. 

"La bruja" veut dire "la sorcière". C'est une sorcière qui suce le sang comme un vampire. Cette chanson est l'histoire d'une vieille femme célibataire qui veut attraper un homme (au moins un !).

 

"Ay! qué bonito es volar
a las dos de la mañana,
a las dos de la mañana,
¡ay! qué bonito es volar,
¡ay mamá!

 Volar y dejarse caer 
en los brazos de una dama. 
Ay qué bonito es volar 
a las dos de las mañana, 
¡ay mamá!

 Me agarra la bruja
y me lleva a su casa,
me vuelve maceta
y una calabaza.

Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
À deux heures du matin.
Ah !, que c'est beau de voler,
Ah, maman !

 Voler et se laisser tomber
Dans les bras d'une dame.
Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
Ah, maman !

La sorcière m'attrape
Et m'emporte à sa maison,
Elle me transforme en pot de fleur
Et en citrouille."

 

Le récital s'achève avec le célèbre Besame mucho de Consuelo Velazquez :

"Bésame, bésame mucho  Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Como si fuera esta noche la última vez  Comme si cette nuit était la dernière fois,
Bésame, bésame mucho  
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Que tengo miedo tenerte  Car j'ai peur de t'avoir
Y perderte otra vez  Et de te perdre après..."

 

 

Ce quatuor vocal, riche par la diversité de ses membres Ileana MUÑOZ, soprano, Zoé VAUCONSANT MASSICOTTE, contralto, Emilio GUTIÉRREZ TLACAELEL, ténor et Clemente HERNANDEZ, baryton, promeut la musique mexicaine et voyage à travers les époques.

 

 

 

 

 

 

 

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 10:58
On mange trop...

 

 

Nous vivons dans une société de l'abondance : les supermarchés regorgent de nourriture, les rayons débordent d'aliments de toutes sortes, une débauche de produits ultra-transformés...

Et, bien sûr, tout nous incite à consommer : les publicités, les crédits faciles, les cartes bancaires, les supermarchés...

 

De plus en plus, les repas que nous ingurgitons sont pléthoriques : du gras, du salé, du sucré.

Les plats se multiplient : entrées, plat de résistance, fromages, desserts, fruits...

 

Dès lors, nous avons tendance à trop manger...

L'obésité se répand, les maladies chroniques se développent.

 

Dès le plus jeune âge, les enfants sont habitués au goût sucré : on leur offre des bonbons, des friandises, des desserts sucrés.

Et, on le sait : le sucre appelle le sucre...

 

Que dire des fast-foods où l'on sert une nourriture grasse et abondante ?

 

C'est plutôt indécent, si l'on y réfléchit... 800 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde, soit une personne sur dix qui souffre de la faim et des maladies qu’elle entraîne. 

En France, le nombre de SDF ne cesse de croître, ils sont eux aussi mal nourris, dénutris.

 

Sur notre planète, d’un côté on meurt de faim et de l’autre on mange trop ! La malbouffe, trop grasse, trop sucrée et salée, a aussi des répercussions sur la santé. Il serait temps de repenser ce que l’on mange.

Arrêtons de consommer n'importe quoi !

 

Nous mangeons souvent en faisant autre chose : en regardant la télévision, en travaillant, ou en surfant sur internet. Mais manger tout en étant distrait interfère avec les mécanismes de satiété. Il nous faut donc plus de temps avant de nous sentir rassasiés, et ainsi, nous mangeons plus que le nécessaire.

 

Des recherches ont prouvé que le fait de manger en prêtant attention à chaque bouchée réduit la consommation de nourriture.

 

 

 

 

 

 

On mange trop...
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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 14:28
Des tourbillons de nuées sur l'horizon...

 

 

 

Au soleil couchant, des couleurs de flammes s'emparent du ciel... des tourbillons de feux sur l'horizon, des incandescences...

 

Les nuées forment des arabesques aux teintes de pourpre ourlée de gris...

 

 

Les nuées s'enroulent sur elles-mêmes comme tourmentées par le vent du midi...

 

 

Un incendie rougeoie sur l'azur, le ciel s'embrase de lueurs de braises.

 

 

Le ciel est comme parcouru de cendres et de flammèches...

 

Magnifique tableau d'un soir d'été empourpré de lueurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des tourbillons de nuées sur l'horizon...
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