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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 13:05
Nuages roses d'un soir d'été...

 

 

 

Les nuées au couchant se teintent de roses empourprés... elles s'effilochent sur l'azur en vaguelettes écumantes...

 

 

Les nuées s'étirent en brumes légères, vaporeuses...

 

 

Tout près, la lune montre son croissant lumineux... étoile étincelante dans le ciel.

 

 

Les pins dessinent leurs silhouettes ombrées sur ce tableau éblouissant...

 

 

Les pins obscurs magnifient les teintes douces des nuées, ils éclairent la scène de leurs éclats d'ombres chinoises...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nuages roses d'un soir d'été...
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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 12:18
Concert de musique baroque... petits égarements en duo...

 

 

Un concert pour découvrir la musique baroque et ses instruments : c'est une belle découverte, et un moment dédié à la sensibilité, l'émotion, aux surprises.

 

Michel Coppé jeune violoniste s'implique dans des démarches créatives, que ce soient des recherches sur la musique ancienne, les oeuvres contemporaines ou encore la musique expérimentale improvisée.

 

Audrey Sabbatier, violoncelliste, a joué divers concerts en solo et avec différentes formations en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne...

 

Les deux musiciens étaient réunis pour un concert baroque donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

Ils arrivent sur la scène, vêtus de noir.  Lui, la barbe naissante, les cheveux en bataille, elle, le visage rond éclairé par une chevelure blonde...

Un long moment pour accorder les instruments, car nous explique plus tard Michel Coppé, les cordes des instruments baroques sont constituées de boyaux...

 

Puis, le concert commence avec le duo pour violon et alto KV 423 en sol majeur de Mozart, morceau adapté pour violoncelle dès 1805.

Légèreté, douceur, gaieté, élégance, vivacité... 

Les instruments pleurent, puis chantent, la musique s'épanouit, virevolte, on est ébloui par des motifs répétés qui s'envolent...

 

C'est à une Fantaisie baroque en 3B que nous invitent ensuite les musiciens : Bach, Bella Bartok, Lucciano Berio... un voyage musical entre des siècles différents...

 

La vivacité, l'harmonie de la musique de Bach nous transportent... les instruments semblent pleurer, la musique se fait mélancolique, sombre, grave...

On entend alors le violon qui grésille dans des sonorités très aiguës :  comme un insecte qui virevolte...

On retourne ensuite à la légèreté, à la délicatesse, au charme de la musique de Bach.

 

Avec Bela Bartok, on entend des rythmes slaves endiablés dans une musique tourbillonnante.

 

On se laisse ensuite bercer par le romantisme du 2ème duo pour violon et violoncelle BI 242 en do majeur de Alessandro Rolla.

Une mélodie dansante qui s'adoucit et s'apaise...

 

Un grand bravo à ces deux musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, la créativité, la fantaisie, le talent...

 

 

 

 

 

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 10:30
Bien dans ses baskets...

 

Je lisais l'autre jour le commentaire d'un agoranaute qui déplorait une certaine mode :  beaucoup de femmes, jeunes ou moins jeunes portent des baskets ou des tennis, et elles sont souvent vêtues de jeans.

Ce commentateur dénonçait la laideur de ces tenues...

 

Et pourtant, quel confort grâce à ces chaussures de sport !

Elles permettent de marcher agréablement, donc avec élégance et assurance.

 

Ces chaussures sont de plus en plus chics et seyantes : il existe toutes sortes de modèles très confortables...

Quel bonheur de marcher dans des souliers souples, sans talons qui empêchent et contraignent la démarche !

 

On voit parfois certaines femmes affublées de hauts talons, se livrant à des exercices d'équilibristes : et là, ce n'est pas très élégant !

 

On trouve maintenant différents modèles de chaussures de sport : des couleurs, des formes, des matières, des motifs variés...

Pour ma part, je les préfère classiques, blanches, en cuir, nouées avec des lacets...

On peut même les porter avec des shorts, des robes ou des jupes...

 

Alors, oui, je recommande à toutes les femmes le port des baskets ou des tennis : c'est une libération indéniable pour le corps...

 

Fini, le carcan des hauts talons, fini, l'inconfort de certaines chaussures qui ont la prétention d'être élégantes...

Ces chaussures permettent de marcher longtemps, sans éprouver de fatigue : elles nous incitent à marcher davantage, à faire du sport.

Le monde moderne est organisé pour que nous restions assis, assis devant un ordinateur, assis devant une télévision, assis dans une voiture... Tout nous incite à rester assis, immobiles.

 

Les chaussures de sport assurent une jolie démarche, sans contraintes...

 

Les jeunes filles les adoptent de plus en plus en plus et elles ont raison.

Quel progrès dans le confort ! Et n'est-ce pas là l'essentiel ?

 

On peut le dire : les baskets et les tennis participent à la libération et l'émancipation de la femme...

 

 

 

 

 

 

 

Bien dans ses baskets...
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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 12:15
La barbe !

 

La barbe est à la mode... de plus en plus d'hommes jeunes ou moins jeunes portent la barbe...

92 % des hommes de 25 à 34 ans se font pousser la barbe.

 

Pourtant, pendant de nombreuses années, la barbe n'était plus à l'honneur. Elle était un signe de vieillesse, de négligence.

Mais, elle revient, désormais, en force...

Affirmation de virilité, d'autorité, de maturité, phénomène de mode ? C'est possible.

 

En tous cas, la barbe exige un entretien régulier : les hommes vont souvent chez le coiffeur pour se faire tailler la barbe et en prendre soin. 

Il faut voir comme ils se font bichonner la barbe avec des onguents, des huiles, des shampoings spéciaux...

 

Il est vrai que la barbe, en cachant certaines parties du visage, peut masquer certains défauts : un menton fuyant, des joues pendantes.

Mais est-elle vraiment esthétique ?

Sombre, elle a tendance à durcir les traits, grise, ou blanche, elle donne un coup de vieux...

 

Une barbe exige aussi des soins constants : elle doit être lavée, hydratée, brossée ! Bref, ce n'est pas une sinécure...

 

On voit bien que c'est une question de mode : on vit dans une société de consommation...

Et pour entretenir une barbe, il faut utiliser toutes sortes de produits, il faut aussi aller chez le coiffeur pour la faire tailler sur mesure...

 

Pour ma part, je ne suis pas fan de la barbe et je ne trouve pas que les barbus soient plus particulièrement attirants et séduisants.

Un visage bien rasé, net, c'est sympa, c'est clair.

 

Messieurs, ne cédez pas à cette mode de la barbe ! Trop de barbes tuent la barbe ! La barbe est trop tendance, elle se banalise. On voit de plus en plus de barbus !

 

On aimerait que les hommes ne cèdent pas si facilement à cette tendance de la mode...

La barbe des barbus !

 

 

 

 

 

La barbe !
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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 13:53
Ciel doré d'un soir d'été...

 

 

 

Une auréole dorée au couchant : le ciel se nimbe d'éclats étincelants....

 

 

Tout autour, des nuances de roses empourprés...

 

 

Dans le lointain, les arbres dessinent leurs silhouettes sombres : cyprès élancés, rondeurs de pins, hérissements de branches...

 

 

Eclairés par le couchant, les arbres deviennent ombres chinoises...

 

 

En hauteur, quelques nuées vaporeuses flottent dans l'air du soir : grises, festonnées de rose, elles couronnent la scène...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ciel doré d'un soir d'été...
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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:48
Un somptueux récital de piano avec Brice Martin...

 

 

Il s'appelle Brice Martin, "il est né en 1981 et a commencé l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Il donne son premier concert à l'âge de 14 ans et entre à la même époque au conservatoire de Nîmes. Il obtient en 1999 une médaille d'or de piano ainsi qu'un premier prix de musique de chambre. A la même époque, il débute ses études de médecine à Nîmes. Parallèlement à sa formation médicale (il se spécialise ensuite en psychiatrie à Paris), il continue à nourrir sa passion pour le piano qui lui permet de remporter, en 2004, le troisième prix du concours des grands amateurs de Paris. Depuis, il se produit régulièrement, en particulier avec les "grands amateurs" dans le cadre de Pianestival. Il a notamment joué à Paris, Nice, Shanghai et Budapest. Brice Martin réside actuellement à Valence, et exerce en tant que psychiatre à Lyon, au centre hospitalier du Vinatier, dans une unité dédiée à la réhabilitation de patients atteint de pathologie mentale."

 

Brice Martin arrive sur la scène, avec son physique d'adolescent, il se met au piano, et il joue Rêve d'amour de Franz Liszt... 

Et, aussitôt, la magie opère... le jeune musicien nous embarque dans cette mélodie romantique à souhait.

Les notes se déroulent avec harmonie et tendresse... le musicien nous emporte dans un univers de rêve et de beauté. Comment ne pas être sous le charme ?

 

Puis, il nous présente les extraits suivants : Le Roi des Aulnes de Franz Schubert, d'après un poème de Goethe. Différents personnages sont mis en scène... Un père à cheval avec son enfant malade et délirant, il fuit à travers la forêt... il rassure son fils qui a peur, car il vient d'apercevoir le Roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux... 

 

Les différents personnages sont illustrés par des thèmes musicaux différents que nous fait entendre le musicien, avant de jouer les extraits.

Ainsi, le musicien se fait aussi pédagogue... et il déclare modestement : "Je vais essayer de jouer ce morceau..."

 

Puis, on écoute la mélodie tantôt sombre et ténébreuse quand l'enfant exprime ses inquiétudes, tantôt adoucie quand le Roi de Aulnes essaie de séduire l'enfant et de l'attirer vers lui....

Somptueuse mélodie ! Somptueuse interprétation !

Le musicien est alors applaudi longuement par l'assistance.

 

Il se lance ensuite dans une interprétation époustouflante de différentes études du compositeur Alexandre Scriabine, successivement Etude, op. 8 n° 3, n° 11, Etude op. 42 n° 5, puis Vers la Flamme, op. 72.

Quelle virtuosité ! Les doigts du musicien courent avec agilité sur le piano... on est ébloui par le jeu du virtuose, sa dextérité, sa sensibilité.

On peut encore s'émerveiller à l'écoute du Köln Concert, part II C de Keith Jarrett : une musique rythmée et fluide qui nous enchante.

 

Le récital s'achève avec un morceau de Erroll Garner : I' ll remember April. Du jazz, du rythme encore qui nous entraîne dans un tourbillon étourdissant de notes...

 

Bravo à Brice Martin pour ce récital éclectique et somptueux. Bravo pour ce moment de rêve et d'émerveillement...

 

Ce récital a été donné au Carré d'Art, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:49
Nouvelles découvertes passionnantes près du rempart romain à Nîmes...

 

De nouvelles fouilles archéologiques effectuées au mois d'août sous la direction de Richard Pellé ont permis de mettre au jour encore de nombreuses sépultures d'enfants et de foetus sur la colline Montaury, au pied du rempart romain.

 

Les ossements d’enfants ont été retrouvés dans des coffrages en pierre ou des amphores, ce qui prouve un soin attentif accordé par les parents.

 

Un dépotoir a été aussi découvert : de nombreux éléments de vaisselle, pichets, couvercles, marmites, gourdes, gobelets, toute la panoplie, nous dit Richard Pellé.

 

Sur la zone, d’autres sépultures ont été retrouvées dont les ossements d’une femme portant bijoux et chaussures et qui reste un mystère pour les archéologues. 

La personne portait des éléments de parure, deux bagues à l'annulaire, l'une sur l'autre, un bracelet en fer, une autre bague, des chaussures dont est conservée la forme des semelles.

Une des bagues est probablement orné d'un décor qui sera révélé après nettoyage.

On a trouvé aussi deux petits anneaux qui pouvaient être une parure pour les cheveux.

Il est rare de trouver ainsi autant d'éléments de parure.

Elle avait une main plaquée contre le visage, une autre sur le ventre, on ignore quel était le statut de cette femme.

Le mystère reste entier : la suite des investigations dévoilera peut-être un peu plus son identité et son statut...

 

J'ai pu, comme chaque année, accéder au chantier de fouilles et voir le travail patient et minutieux des archéologues... dur labeur ! Ils travaillent sous un soleil accablant, remuant et déplaçant des pierres, ils oeuvrent avec la plus grande minutie, quadrillant le terrain...

 

Ils travaillent à la truelle, au pinceau, afin de dégager ces vestiges précieux venus du passé...

Il faut les voir accroupis sur le sol, dans la poussière en train de gratter la terre avec soin, et précaution...

 

Les ossements, les objets découverts vont être maintenant étudiés, datés avec précision...

Le travail archéologique se poursuit mais les fouilles ne seront probablement pas reconduites l'année prochaine... 

Dommage car le terrain recèle probablement encore d'autres trésors enfouis.

 

 

 

 

 

Nouvelles découvertes passionnantes près du rempart romain à Nîmes...
Nouvelles découvertes passionnantes près du rempart romain à Nîmes...
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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 12:08
L'art perdu de la description...

 

 

L'attention n'est plus au coeur de l'école : elle se disperse, elle se délite de plus en plus. Les élèves ne savent plus se concentrer, écouter, être attentifs. 

Or, "la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études..." a fort justement écrit Simone Veil.

 

Quand on n'écoute pas l'autre, quand on ne porte plus attention au monde, on perd le contact, on perd l'essence du monde.

"On ne peut pas conserver la nature, sans l'identifier, sans la décrire... il est inconcevable de pouvoir conserver quelque chose que l'on ne nomme pas, que l'on ne connaît pas..."

 

Et pour décrire, il convient d'être particulièrement attentif...

Dans un monde de l'action, de la performance, la description n'est plus à la mode...

 

Qui connaît les noms des oiseaux, des arbres, des fleurs, des insectes innombrables qui peuplent encore notre terre ? peut-être pour peu de temps encore...

Des mots qui se perdent, du vocabulaire qui disparaît...

 

Pourtant, il fut un temps où des scientifiques, des naturalistes, des écrivains, des poètes s'attachaient à faire des descriptions très fines et très belles des êtres de la nature.

Bernardin de Saint-Pierre, Humboldt, Wallace, Ponge savaient décrire dans le détail l'arbre, la plante, l'oiseau.

La liane, le papillon, le coléoptère, l'oiseau, l'abeille... qui les décrit, dorénavant ?

 

"Le syrphe, la prêle, le chabot nous sont devenus étrangers..." écrit Romain Bertrand, dans son ouvrage intitulé Le détail du Monde...

Il est vrai que pour la plupart, nous vivons dans des villes où la nature s'efface.

 

"Le syrphe" ! Vous connaissez ? "Le chabot" ? Mais qu'est-ce que c'est ?

Voilà des noms étranges dont on a perdu l'usage...

Ces espèces vont peut-être disparaître et nous n'en garderons plus que le nom.

 

Prendre soin du monde, c'est d'abord le connaître et le nommer...

 

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs...

L'apprentissage de l'attention devrait être une priorité dès le plus jeune âge : apprendre à voir, à observer, à écouter.

 

 

 

 

Source : 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-chant-du-monde

 

 

L'art perdu de la description...
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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 14:08
Déjà des bouquets de rouille...

 

 

 

Déjà des bouquets de rouille dans le jardin, déjà des panaches roux qui s'emparent des arbres...

 

 

Des éclats nouveaux côtoient le vert, des bruns brûlés, des grenats, des brumes de xanthe...

 

 

Près du marbre des statues, soudain, un éclair roux qui annonce l'automne.

 

 

Les feuilles déroulent des teintes somptueuses, elles se parent d'éclats mordorés...

 

 

Au fil des jours, les panaches se multiplient... Au fil des jours, des brouées de roux s'épanouissent et envahissent le jardin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Déjà des bouquets de rouille...
Déjà des bouquets de rouille...
Déjà des bouquets de rouille...
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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 12:41
Des secrétaires devenues des robots...

 

 

Ce jour-là, consultation chez un médecin rhumatologue : le cabinet regroupe 7 spécialistes.

J'entre et je découvre deux secrétaires affublées d'écouteurs et de micros, ce qui leur évite de prendre en mains le téléphone.

 

Je donne mon nom, mon heure de rendez-vous, et en consultant internet, une des deux secrétaires énumère mon adresse, mon numéro de portable, le nom de mon médecin traitant. Je confirme tous ces renseignements.

Tout cela, dans une ambiance glaciale et sans un sourire...

 

On me réclame, alors, ma carte vitale. Je la donne et on m'invite à aller attendre mon tour dans une salle voisine.

Dans la salle d'attente, plusieurs patients attendent leur tour : à côté, les deux secrétaires continuent à recevoir les patients selon le même rituel.

 

Tout cela ponctué par des appels téléphoniques pour des prises de rendez-vous.

On a l'impression d'être non pas dans un cabinet médical, mais plutôt dans une usine.

 

Tout est déshumanisé, automatisé.

Ces secrétaires deviennent des robots...

 

Et le médecin lui-même qui appelle les malades à tour de rôle, suivant leur ordre d'arrivée, n'aura bientôt plus guère le temps de communiquer avec ses patients.

Ainsi, la robotisation est partout, même là où l'attend le moins : la médecine doit rester un domaine où la relation de confiance, où la communication sont essentielles...

 

De plus en plus, le monde s'accélère et on ne prend plus le temps d'un simple sourire, d'une parole bienveillante.

Après une heure d'attente, je suis enfin reçue par le médecin.

La consultation se déroule dans une ambiance plutôt conviviale mais elle reste superficielle : des réponses assez vagues aux questions posées, voire pas de réponse...

 

En sortant du cabinet, je dis haut et fort aux deux secrétaires  : "Merci beaucoup ! Bonne journée !" Pas de réponse... Les deux dames sont trop occupées pour me répondre, bien sûr...

 

On dit que les robots vont bientôt remplacer les êtres humains, mais dans les faits, ce sont déjà les êtres humains qui deviennent des robots.

Avec la numérisation du monde, tout est automatisé, cadré... et les relations humaines s'effacent peu à peu...

 

 

 

 

 

Des secrétaires devenues des robots...
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