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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:08
Finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel...

 

Les prénoms choisis par les parents signent une époque : finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel. Ces prénoms sont désormais désuets, et n'ont plus la cote.

On leur préfère des prénoms d'origine américaine, des prénoms régionaux, des prénoms arabo-musulmans...

Les Kévin, les Dylan, les Eliott, Tom, Alyssa, les Mohammed, les Sofian, Ahmed, les Zohra, les Jasmine, Yassin, Aïcha prospèrent.

Et les Marie disparaissent...

La France fait face à une progression importante des prénoms arabo-musulmans, étrangers, américains et régionaux.


Jerôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion de l'Ifop, publie l'Archipel Français et constate ainsi cette déferlante de nouveaux prénoms.

Cette image de l'archipel renvoie à une fragmentation de la société française : fractures sociologiques, culturelles, territoriales.

 

De fait, les prénoms d'origine chrétienne ont tendance à s'effacer : faut-il voir là un déclin de la religion catholique ?

Il est certain que cette religion perd du terrain : de moins en moins de fidèles, de moins en moins de prêtres, des églises désaffectées à vendre...

Une religion qui est, de plus, traversée par des scandales : pédophilie, agressions sexuelles, nonnes violées.

Le message originel a été perverti et dévoyé par l'église, comme c'est souvent le cas dans le domaine religieux...

 

Pourtant, comment ne pas percevoir la valeur et la grandeur du message originel ?

"Grandeur morale, humaine, spirituelle", comme le souligne bien André Comte-Sponville, dans son ouvrage L'inconsolable et autres impromptus.

La France a changé, la religion catholique est amoindrie, mais le message est magnifique : "amour, souci des plus faibles, justice, charité..."

On ne peut renier deux mille ans de civilisation chrétienne, on ne doit pas renier le message originel.

 

Si les prénoms de consonance chrétienne disparaissent, c'est sans doute un effet de mode pour certains, une forme de réaction pour d'autres, mais  nous ne devons pas gommer des millénaires de culture.

Notre culture, nos arts, notre architecture sont imprégnés de culture chrétienne : tant de chefs d'oeuvre !

 

La France apparaît en tous cas divisée : fractures géographique, religieuse et culturelle.

Comment résoudre ces divisions ? Une tâche difficile : une nation doit se retrouver autour de valeurs communes : la langue française, la culture humaniste, la laïcité, la tolérance, l'amour...

Mais, hélas, la langue est souvent négligée, mise à mal, la culture est battue en brèche, méprisée, la tolérance se heurte souvent à de graves oppositions dans les moeurs, les façons de vivre...

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-07-mars-2019

 

 

 

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 10:05
Peut-on encore avoir des enfants ? Ce qu'en pense Michel Onfray...

  
 

 

Sommes-nous trop nombreux sur cette planète ? Faut-il renoncer à avoir des enfants pour l'avenir de notre planète ? C'est un sujet à la mode.

Nous serons donc presque 10 milliards sur Terre en 2050. Mais les 7,5 milliards que nous sommes aujourd'hui consomment déjà plus que la planète ne peut produire.

 

Pollution, surconsommation, dégradations, déforestations : voilà le résultat d'une surexploitation des ressources de la terre.

On a favorisé longtemps en France une politique nataliste : prestations, mesures fiscales, actions sociales...

Mais, cette tendance semble s'inverser, face aux problèmes de surpopulation. En Europe, notamment, la natalité a baissé, grâce aux nombreux progrès accomplis, grâce à la contraception.

 

Peut-on encore avoir des enfants ? En lisant Sagesse de Michel Onfray, on serait presque convaincu qu'il ne faut pas avoir d'enfants...

"De quel droit un homme et une femme, puis, depuis peu, deux partenaires avec ou sans sexe, voire trois, sans relations sexuelles, décident-ils que leur vouloir suffit à faire sortir du néant un être qui n'a rien demandé, en ne lui proposant pour seul projet que de perdre chaque jour un peu plus de la vie qui le conduira un jour à la tombe ?"

Alors, là, Michel Onfray y va fort !

Plus loin, il écrit : "Ne pas faire d'enfants ne relève ni de l'égoïsme ni de l'individualisme mais de l'altruisme : il s'agit d'éviter d'infliger de la souffrance et de la douleur à autrui, de le préserver de la négativité du monde en ne l'y exposant jamais puisqu'on en a le choix."

 

La vie ne mériterait-elle pas d'être vécue ? La vie ne serait-elle que douleurs et souffrances ?

Certains ne manquent pas de dire que c'est un parcours d'obstacles, et c'est vrai, mais on ne peut oublier et ignorer tous les bonheurs de la vie.

Ce n'est pas un hasard si beaucoup de gens tiennent à la vie... "Plutôt souffrir que mourir, telle est la devise des hommes", écrivait La Fontaine, dans une de ses célèbres fables, La mort et le bûcheron...

La vie offre tant de découvertes passionnantes : la nature, les paysages, la littérature, les arts, la peinture, la musique. L'être humain est à l'origine de tant de merveilles.

 

Il est vrai que la population mondiale ne cesse de croître... et que les ressources de la planète ne sont pas illimitées -  on consomme déjà plus que de raison.

Il nous faut, sans doute, faire des efforts pour consommer moins, nos modes de vie étant encore voués à une hyperconsommation : c'est cela qu'il faut changer...

Mais est-ce possible ?

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-28-fevrier-2019

 

 

 

Peut-on encore avoir des enfants ? Ce qu'en pense Michel Onfray...
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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 15:05
Lumières d'un soir d'hiver...

 

 

Quelques vagues nuées sur l'horizon... un arbre s'arrondit en bouquet sur l'azur pâlissant....

 

Tout autour, des cyprès, des pins, en ombres chinoises...

 

L'arbre resplendit de ses ramilles sombres... Belle harmonie du soir !

 

L'arbre tisse un réseau de mailles infinies, l'arbre tisse une toile somptueuse...

 

Le micocoulier resplendit sur l'azur teinté de bleu et de blanc... des guipures, de la soie, des envolées de tulle sur l'horizon....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lumières d'un soir d'hiver...
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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 10:19
Ces étranges silhouettes obscures...

 

 

On voit de plus en plus ces silhouettes obscures drapées de noir, couvertes de pied en cap d'un vêtement qui cache tout le corps, ne laissant apparaître que le visage... le corps s'efface, disparaît, mais en même temps, il s'épanche car le vêtement est ample, voyant...

Elles se ressemblent toutes sous ce voile encombrant : pas un cheveu qui dépasse, plus de bras, de jambes, mais une masse informe.

Le voile flotte autour d'elles, il s'empare de leur corps, il envahit l'espace.

 

Pourquoi faut-il cacher le corps de la femme ? Pourquoi cacher leurs cheveux ?

C'est là une conception ancienne et archaïque de la femme impure, séductrice et tentatrice.

 

De plus, ces silhouettes obscures au voile ondoyant sont inquiétantes : à peine voit-on le visage, le corps s'évanouit aussi sous le tissu abondant.

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux éculés ?

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

Le voile correspond à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

 

Nous devons défendre le droit pour chaque femme de s'habiller comme elle le souhaite.
Nous devons défendre cette liberté, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Certains diront que nombre de ces femmes choisissent de se vêtir du voile, mais elles sont, en fait, le plus souvent enfermés dans des traditions séculaires, elles se soumettent à des usages anciens, et l'entourage familial les y contraint.

Il est inquiétant que cet usage se perpétue dans une société moderne : on a l'impression de retourner dans des temps très lointains, où la femme asservie et soumise à l'homme devait lui obéir en tout, porter des vêtements sombres qui cachent le corps, l'annihilent.

 

Pourquoi cette soumission à l'homme perdure-t-elle ?

Est-ce une volonté d'afficher ses convictions religieuses ? Peut-on y voir une forme de provocation ?

En tout cas, ces silhouettes obscures ne correspondent pas à notre conception des droits de la femme.

Et, chose étrange, on voit de plus en plus ces voiles qui cachent le corps, comme si l'emprise de la religion se faisait plus insistante.

En Iran, où le port du voile est obligatoire, des femmes,  malgré les risques qu’elles encourent, se photographient têtes nues dans l'espace public. Elles luttent pour se libérer de contraintes, et manifestent une volonté de combattre le pouvoir religieux.

 

 

 

 

 

 

Ces étranges silhouettes obscures...
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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 10:02
Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?

 

 

Bientôt, la 5 G... encore une innovation qui nous est imposée et à laquelle on ne pourra échapper, comme le compteur Linky ou la TNT.

 

Je ne suis pas spécialiste, mais de nombreux scientifiques s'inquiètent de ce déploiement programmé de la 5G... D'autant que ce déploiement va s'accompagner d'une multiplication des antennes relais.

Voici ce qu'on peut lire sur une pétition en ligne :

"Le réseau 5G sera bien plus dense que les réseaux actuels (radio, 3G, 4G). Pourquoi ? Parce que les ondes 5G ont une très faible portée.

Les télécoms vont devoir installer des antennes-relais 5G ABSOLUMENT PARTOUT : sur les panneaux de signalisation, sur les lampadaires devant votre maison, ainsi que dans votre maison (pensez au compteur Linky). Ils ne vendront plus que des ampoules ‘connectées’."

 

La 5G serait, selon ses concepteurs, une véritable révolution à défaut d'être une évolution, un progrès : la 5G, c'est d'abord la promesse d'une meilleure connectivité mobile par rapport à la 4G...

Toujours plus vite ! C'est la tendance actuelle qui nous emporte dans un flux continu d'informations...

 

Dans le domaine de la santé, la 5G et son ultra-connectivité vont permettre de développer de nouveaux services, on pourra réaliser des opérations chirurgicales à distance... 

 

Et surtout, avec la 5G, on pourra mettre en place la voiture connectée et la voiture autonome.

On imagine tout le réseau routier surveillé, quadrillé, tous les déplacements observés à la loupe... le règne de Big Brother est en train de se mettre en place.

En Chine, c'est déjà chose faite, et c'est terrifiant... les citoyens sont sous surveillance, ils sont fichés, notés, évalués en fonction de leur comportement.

La connectivité généralisée nous entraîne vers un monde inhumain, désincarné, triste.

On imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voiture filmées...

 

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

 

Et que dire des ondes électromagnétiques et de leur impact sur la santé ? L'OMS les a classées dans la catégorie des "cancérogènes possibles". Dans ce cas, le principe de précaution ne devrait-il pas s'appliquer ?

Vraisemblablement, les consommateurs seront aussi amenés à payer plus cher les services de la 5G : un business fructueux, une manne pour les opérateurs téléphoniques.
 

 

 

Source :

 

https://youtu.be/LRmun1Kc1Mk

 

 

 

Une pétition :

 

https://petition.neo-nutrition.net/non-a-la-5g-en-france/?utm_source=neonut&utm_medium=emailing&utm_campaign=20190301&base=647&campaignId=342245&segmentId=343360&shootId=357507

 

 

 

Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?
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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 10:46
Tout pour le look...

 

 

Tout pour le look, le regard, les apparences... nos sociétés s'attachent beaucoup à l'aspect extérieur.

Dans les supermarchés, les rayons consacrés au maquillage ne cessent de croître et de prospérer : il faut voir la multitude et la variété des produits... rouges à lèvres sous différentes formes : pinceau, tube, crayons.... les fonds de teint, les fards pour les yeux, les illuminateurs, les crèmes se multiplient à l'infini.

 

La mode connaît aussi un succès grandissant : le marché des vêtements se développe et se renouvelle sans cesse...

Chaque année, les créateurs rivalisent d'ingéniosité pour créer de nouveaux modèles. La mode évolue perpétuellement : formes, couleurs varient en fonction des années et des saisons.

La fripe se vend bien : c'est un secteur en pleine expansion.

 

Je regardais, ces jours-ci, les tenues portées par les ados : c'est cette année encore la grande mode des jeans troués, et ils sont de plus en plus déchirés, laissent voir les jambes, et laissent passer les courants d'air, une façon d'attirer les regards...

 

"Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées en décharge. La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur notre planète. Matériaux utilisés, moyens de transport utilisés, gaspillage... sont autant de facteurs qui font que l'industrie textile contribue amplement à la pollution de l'environnement." peut-on lire dans un article publié sur le Huffpost.

La plupart de ces vêtements sont fabriqués en Chine, en Inde, au Bangladesh, au Vietnam ou en Turquie.

Leur coût de fabrication étant dérisoire, leur prix est particulièrement attractif. "C'est pas cher ! ça vient de Chine !"

Les jeunes achètent ainsi de plus en plus de vêtements bon marché : le temps d'une saison, puis on passe à autre chose.

Dans ce secteur, l'adage "jette, achète" fonctionne à plein.

 

La chirurgie esthétique connaît aussi un succès grandissant auprès des jeunes : les adolescents se conforment à des modèles vus dans des magazines, ils n'hésitent pas à subir des opérations parfois lourdes, augmentation mammaire, rhinoplastie, liposuccion.

 

C'est le règne du paraître qui s'impose partout : un conformisme inquiétant...

Pourtant, c'est le naturel qui fait le charme des personnalités de chacun, et ce naturel se perd au profit d'une sophistication grandissante.

Une jeune fille trop maquillée sombre facilement dans la vulgarité, un jean déchiré donne une impression de négligence et de laisser aller...

Le diktat de la beauté, de la mode s'impose partout, le naturel perd ses droits...

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/conferences/reunion-des-musees-nationaux-grand-palais/etre-belle-par-choix-ou-par-devoir

 

 

 

Tout pour le look...
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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 14:46
Entre les pins, l'hiver hésite...

 

 

L'hiver hésite et cède peu à peu la place au printemps...

 

Le soleil s'épanouit, s'attarde et fait naître des floraisons nouvelles : viburnums, renoncules, éclats de fleurs blanches sur les arbres.

 

Entre les pins, un arbre dresse sa silhouette frêle, fragile, aux fleurs légères, aériennes, aux teintes pastels, jolis festons d'opale sur l'azur...

 

Entre les pins, on voit poindre le printemps, un renouveau, des couleurs douces, apaisantes...

 

L'air est plus doux, plus serein : la nature attend encore pour faire éclore toutes les splendeurs exubérantes du printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Entre les pins, l'hiver hésite...
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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 15:01
Commode, l'empereur qui rêvait d'être un gladiateur... une conférence passionnante d'Eric Teyssier...

 

 

Invité lors du festival de la biographie à Nîmes, Eric Teyssier, éminent spécialiste de la Rome antique, est venu présenter une biographie de Commode, dernier empereur de la dynastie des Antonins.

Petit fils d'un empereur, Antonin le Pieux, fils d'un empereur Marc-Aurèle, fils d'une impératrice, Commode appartient à une véritable dynastie.

Commode rêvait de devenir un gladiateur couvert de gloire... de la même façon, Néron, lui, se rêvait acteur de théâtre, et bien sûr, ce faisant, il ridiculisait la fonction.

On peut s'étonner que ce jeune empereur ait éprouvé une passion pour le métier de gladiateur mais la gladiature était alors, au deuxième siècle de notre ère, un sport national, c'était un fait de société.

Les gladiateurs étaient des sportifs entraînés, tout le monde se passionnait, à cette époque, pour les spectacles des amphithéâtres. Les gladiateurs étaient de véritables stars : on les connaissait par différents supports, les lampes à huile, les mosaïques, les statues, les fresques.

Le public participait aux combats, il encourageait ces héros avec ferveur et enthousiasme... les dames romaines appréciaient beaucoup ces athlètes virils.

 

Dès qu'il accède au pouvoir, âgé seulement de 19 ans, Commode est acclamé : il organise des cérémonies, des jeux, des combats de gladiateurs. Le peuple en est reconnaissant.

 

Mais, influencé par son oncle par alliance et en même temps son beau frère,  Lucius Verus, un débauché qui ne s'intéresse qu'aux courses de chars, aux combats de gladiateurs, aux orgies, Commode va peu à peu se laisser entraîner sur la mauvaise pente.

Il faut préciser que le jeune Commode a dû affronter très tôt des épreuves : la perte de son frère jumeau, un complot qui aurait été organisé en 175 par sa propre mère, Faustine : celle-ci aurait encouragé un général à s'emparer du pouvoir.

Mais, ce qui va surtout faire basculer Commode, c'est le complot de sa propre soeur, Lucilla... En 182, Lucilla a voulu tuer son frère. Commode avait épousé une jeune aristocrate, Crispina, et dès lors, Lucilla avait été mise un peu de côté : elle ne l'avait pas supporté.

Commode sombre alors dans la paranoïa, se replie sur lui-même, se réfugie dans le palais des Quintilii.

En 182, les Quintilii soupçonnés de complot avaient été mis à mort par l'empereur Commode qui avait confisqué tous leurs biens, y compris leur villa qui sera intégrée aux propriétés impériales pendant trois siècles. 

Là, c'est l'orgie permanente : il a 300 concubines, et 300 concubins et il est de plus en plus fasciné par la gladiature. Et c'est là qu'il commence à dérailler : il prend de véritables armes contre des adversaires qui ne sont pas armés, ou équipés avec des armes en bois. Evidemment, il gagne toujours et il est applaudi par sa cour de débauchés.

Commode devient secutor, l'adversaire du rétiaire. Il finit par croire qu'il est un véritable gladiateur, un secutor... et Commode en vient à se désintéresser des affaires, il abandonne tout à son entourage.

L'empire part à la dérive, l'empereur n'est plus aux commandes. Seule l'armée reste solide.

Commode se prend même pour Hercule : il apparaît sous l'image de ce héros, avec la peau du lion de Némée, avec sa massue...

Puis Commode veut descendre dans l'arène du Colisée : l'affiche est belle, mais le combat ressemble à une mascarade face à des gladiateurs désarmés. Le peuple mécontent siffle... 50 000 spectateurs le conspuent. Commode dit alors au chef de la garde prétorienne : "Tuez les tous !"

Complètement déconsidéré, Commode est, dès lors, isolé.

Le 31 décembre 192, l'esclave Narcisse ou un gladiateur chargé de cette mission l'étrangle dans son bain alors qu'il avait survécu à une tentative d'empoisonnement, conséquence d'un complot mené par son préfet du prétoire, Laetus, son chambellan, Eclectus, et sa concubine Marcia. Ceux-ci étaient en effet menacés de tomber en disgrâce et auraient donc décidé de prendre les devants.

Commode meurt à 31 ans : c'en est fini de la dynastie des Antonins et une époque de troubles s'ouvre alors. Ce n'est pas tout à fait le début de la fin, mais c'est la fin du commencement pour l'empire romain.

 

 

Autres vidéos :

 

https://youtu.be/uWIgWdTv8mQ

 

https://youtu.be/t-hsD7c0Gts

 

https://youtu.be/RiVOT72lg3c

 

https://youtu.be/cJ60wFbx5cM

 

 

 

 

 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 13:31
Houellebecq Sérotonine, l'incipit...

 

Comment lire l'incipit du roman de Houellebecq Sérotonine ?

 

Comme souvent l'incipit annonce les thèmes principaux de l'oeuvre : le recours à des drogues qui permettent de mieux supporter le quotidien, la solitude du narrateur qui parle à la première personne, le coté dérisoire de la vie, la critique de la modernité et de la société de consommation.

 

La première phrase fait référence au Captorix : "C'est un petit comprimé blanc, ovale, sécable." Mais on ne sait pas encore quels sont les effets de cette substance. Le nom est à la fois amusant et révélateur, il a sans doute un effet addictif, il doit capter et capturer celui qui le consomme.

 

Le réveil du personnage s'organise autour d'un rituel qui semble invariable : "mettre en route la cafetière électrique, boire une première gorgée de café, allumer une cigarette, puis deux, puis trois, et enfin prendre le Captorix, avec un verre d'eau minérale."

Au passage, Houellebecq commente les effets de la cigarette sur son organisme : elle apporte un soulagement, elle est d'une violence stupéfiante". Et il précise : "La nicotine est une drogue parfaite, une drogue simple et dure, qui n'apporte aucune joie, qui se définit entièrement par le manque."

On peut remarquer l'ironie et l'ambiguïté de l'expression "une drogue parfaite", car on en perçoit les effets négatifs et néfastes. C'est bien là une critique de ces drogues modernes à laquelle se livre Michel Houellebecq.

Il évoque d'ailleurs "un besoin qui est à son comble, c'est le moment le plus douloureux de la journée." On perçoit là une véritable addiction.

 

La solitude du narrateur apparaît dès les premières lignes du roman : Michel Houellebecq évoque une scène de réveil où le personnage est seul : "vers cinq heures du matin, parfois six je me réveille".

Un peu plus loin, il se présente : "J'ai quarante-six ans, je m'appelle Florent-Claude Labrouste", comme si dans sa solitude, il s'adressait directement au lecteur.

Il n'a, à côté de lui, personne à qui parler. Il se confie au lecteur, lui révèle qu'il déteste son prénom et le juge ridicule.

 

Houellebecq excelle surtout à décrire le quotidien dérisoire du personnage : un rituel invariable, le matin. Les gestes se succèdent invariablement dans une monotonie acceptée.

On relève dans cet extrait deux marques, pour le café "Malongo", et pour l'eau minérale "la Volvic" : on est là dans un univers moderne de consommation, le narrateur est attaché à certains produits dont il ne peut se passer : on n'est pas dans l'addiction mais presque.

 

Cet aspect dérisoire transparaît aussi dans la façon dont le personnage s'impose de ne pas allumer de cigarette, avant d'avoir bu une première gorgée de café : il parle alors de "succès quotidien qui est devenu sa principale source de fierté." Voilà une victoire bien dérisoire ! Et le narrateur devient ainsi un anti-héros.

 

Cet incipit annonce une histoire qui s'inscrit dans la modernité, le réalisme : Houellebecq décrit un personnage ordinaire qui nous ressemble. 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 12:26
Les opioïdes : mort sur ordonnance...

 

La première fois que j'ai entendu parler des opioïdes, c'est par le témoignage d'une de mes amies : victime d'arthrose, elle prend depuis des années du Tramadol, et n'arrive plus à s'en passer.

En cas, de manque, elle étouffe, elle est prise de malaise. Elle est devenue dépendante de cette substance.

Prescrits en masse pour calmer les douleurs, les opioïdes tuent près de 200 Américains par jour, 72000 en 2017, c'est ce que nous révèle un reportage diffusé lors de l'émission Envoyé spécial...

C'est plus que les armes à feu et  les accidents de la route réunis.

Aux Etats-Unis, un bébé naît toutes les 20 minutes, intoxiqué aux opioïdes, une véritable épidémie.

Tout un pays vacille, contaminé par ces substances : les médicaments se sont mis à tuer, en raison de problèmes d'addiction et d'overdose. Des overdoses sans drogue et sans dealer. Ce qui empoisonne l'Amérique aujourd'hui vient de l'armoire à pharmacie !

Les victimes, des citoyens ordinaires, sont emportés par ce qu'il faut bien appeler une véritable épidémie.

Ces opioïdes sont particulièrement dangereux : ils peuvent provoquer un arrêt respiratoire.

Au cours de l'émission, on entend le témoignage de certains patients : un père de famille de 51 ans, chef de chantier, devenu SDF, toxicomane, après un accident du travail... Il n'avait jamais connu de problème de drogue ni d'alcool. Mais, un jour, il est tombé d'un échafaudage, il s'est cassé la clavicule, arraché une partie de l'épaule... un médecin spécialiste de la douleur lui a alors prescrit des opioïdes en quantité. Il est devenu accro aux pilules.

Il a tout perdu, sa maison, sa voiture, sa famille, il a même volé de l'argent à ses proches pour se procurer ces substances... il avait pourtant confiance en son médecin.

Un autre patient atteint de douleurs d'estomac s'est vu prescrire des opioïdes et il est rapidement devenu dépendant.

Ces médicaments seraient cent fois plus puissants que l'héroïne.

A l'origine de cette épidémie, il y a une pilule miracle présentée comme telle : l'oxycontin, un antidouleur, à base d'opium.

Pendant des années, des médecins ont fait la publicité de ces substances : "pas de dépendance, pas de risque d'addiction", affirmaient-ils. Les ventes ont été dopées, à grand renfort de campagnes publicitaires.

Evidemment, le laboratoire qui fabrique et vend l'oxycontin a fait fortune : Purdue Pharma. A la tête de cette entreprise, la famille Sackler est l'une des dynasties les plus puissantes aux USA.

 

Il faut préciser que ces médicaments sont aussi prescrits en France : 10 à 12 millions de Français en consomment.

Ainsi, le Tramadol est très utilisé dans notre pays, et déjà des patients sont victimes d'addiction.

 

On peut même se procurer du Tramadol, sans ordonnance, auprès de certains pharmaciens complaisants.

Ainsi, le mal qui ravage l'Amérique a traversé l'Atlantique : on consomme de plus en plus d'opioïdes en France. Est-ce là le prochain scandale sanitaire qui va frapper notre pays ?

 

 

Source  : vidéo à 33 minutes

 

https://www.france.tv/france-2/envoye-special/899663-envoye-special.html

 

 

 

 

 

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