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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 14:56
Françoise Héritier ou le bonheur de la curiosité...

 

 

 

"La curiosité, toujours envie d'aller voir ce qu'il y a derrière les choses... de comprendre ce qui paraît nébuleux à première vue... Cette curiosité a été le moteur et continue à être le moteur de mon existence...", déclarait Françoise Héritier sur le plateau de l'émission La Grande Librairie, le 9 novembre 2017.

Voilà un bel éloge de la curiosité, du désir d'apprendre et de comprendre le monde.

 

Françoise Héritier fut avide de cette curiosité : historienne, géographe, ethnologue, anthropologue, spécialiste des sociétés africaines, de la question du rapport entre les sexes, militante féministe, glaneuse de sensations, elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d étude comparée des sociétés africaines.

 

La curiosité devrait être ce moteur qui anime chacun d'entre nous.

Le mot est ancien et vient d'un terme latin "cura" qui désigne le soin, l'attention... une attention portée aux autres et aux choses.

 

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

La lecture nous offre la possibilité de nous intéresser à toutes sortes de sujets et dorénavant internet est aussi une fenêtre ouverte sur le monde.

 

Françoise Héritier, qui nous a quittés récemment le 15 novembre 2017, avait aussi le goût et la passion des mots. 

 

"Pour moi, il est essentiel de dire très précisément ce que l'on a l'intention d'exprimer et souvent le voile des mots ne nous permet pas de le dire (...)", affirmait encore Françoise Héritier. "La recherche du mot juste qui décrit exactement les choses est quelque chose qui me motive, je dirais presque passionnément et puis il y a, par ailleurs, la curiosité qui est portée simplement à tout ce qui se passe autour de vous." 

S'étonner des mots, analyser leurs sonorités, débusquer la langue de bois, les expressions toutes faites...

Les mots peuvent être ainsi objets de curiosité permanente...

Sonorités, étymologie, significations, musique des mots, composition, figures de style, les mots peuvent susciter tant d'intérêt !

Françoise Héritier nous invite à redécouvrir le goût des mots, l'occasion de célébrer notre langue, d'en percevoir les nuances.

L'occasion de s'attarder sur mots qui nous paraissent familiers mais dont on oublie l'importance.

Les mots qui sont un héritage du passé nous offrent tout un champ de découvertes...

Les bonheurs simples du quotidien sont aussi une occasion de saisir des moments fugitifs de grâce. C'est le thème qu'aborde Françoise Héritier dans un autre ouvrage intitulé Le sel de la vie.

 

Avec modestie, humilité, Françoise Héritier nous donne, ainsi, une des clés essentielles du bonheur : la curiosité permanente, l'éclectisme qui permet de prêter attention à toutes sortes de sujets.

 

 

 

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/personne-francoise-heritier

 

 

 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 14:42
Cultiver les savoirs "inutiles"...

 

 

 

Nos sociétés ont tendance à privilégier une forme d'utilitarisme...
 Désormais, il faut que tout soit utile ! On en oublie l'essentiel : le rôle de la culture dans la formation de l'individu...

 

Mieux encore ! Les savoirs qui paraissent inutiles nous libèrent : les humanités en font partie...

 

Elles ont été anéanties lors du quinquennat de François Hollande, avec la réforme des collèges initiée par Najat Valaud- Belkacem.

 

Et pourtant, le latin, le grec permettent à des élèves en difficulté de mieux maîtriser les structures de notre langue, de mieux en connaître le vocabulaire.

Ces racines sont essentielles : elles sont notre substrat, nos sources premières.

Elles suscitent la curiosité, elles donnent rigueur, esprit d'analyse à ceux qui les pratiquent.

Le terme même d'humanités associé à ces disciplines nous en montre toute l'importance : dans un monde où les machines occupent de plus en plus de place, dans un monde de technicité grandissante, il convient de préserver cet héritage du passé lié à notre humanité.

Philosophie, théâtre, tragédie, comédie, poésie, la plupart des genres littéraires sont nés en Grèce...


Pour bien vivre le présent, nous avons besoin de cette culture, de ces repères, nous devons nous référer à ce passé qui nous a nourris et nous nourrit encore...

Cette littérature venue du passé nous délivre bien des enseignements...

 

Ainsi, l'Odyssée d'Homère n'est pas un simple récit primitif : comme le montre Luc Ferry, cette épopée nous offre un véritable itinéraire initiatique et philosophique empli de sagesse, l' histoire d'un roi grec qui va du chaos à l'harmonie, de la guerre à la paix, de la haine à l'amour, de l'exil au retour à la maison.

 

L'acceptation de la mort et de la condition humaine, le refus de l'immortalité, l'amour des siens, la victoire sur l'oubli,  une vie en accord avec l'ordre du monde et le cosmos, la volonté d'habiter le présent... Telles sont les leçons philosophiques de cette épopée primitive.

 

Les adeptes du transhumanisme feraient bien de méditer ces messages venus du passé.

 

L'homme doit rester à sa place, ne pas se livrer à l'hybris et ne pas vouloir dépasser sa condition de mortel.

Ainsi, les savoirs antiques nous donnent des leçons de sagesse et de modération.

 

 


Conférence de Luc Ferry sur l'Odyssée :

 

https://www.youtube.com/watch?v=RzjVWUjRYLA&t=2864s

 

 

 

 

Cultiver les savoirs "inutiles"...
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:31
Des médicaments dangereux en vente libre : l'industrie pharmaceutique nous vend n'importe quoi...

 

 

Les "médicaments" sont faits pour soigner, apporter un bienfait, un réconfort aux malades... c'est d'ailleurs l'étymologie du mot qui vient d'un verbe latin "medeor, soigner, traiter."

 

Mais, dans un monde où l'argent est roi, ils deviennent parfois des produits dangereux, des substances délétères mises sur le marché, de manière inconsidérée, par les laboratoires pharmaceutiques... des substances qui provoquent des pathologies graves pour lesquelles sont prévues encore d'autres médications toujours à vendre.

 

Le magazine 60 Millions de consommateurs vient de dévoiler une "liste noire" de produits parmi ceux les plus vendus disponibles sans ordonnance : selon une étude, 28 médicaments sont à proscrire.

 

En bonne place sur cette « liste noire » figurent des substances anti-rhume comme Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume : on le voit, ce sont des médicaments très connus qu'on trouve souvent exposés en tête de gondole dans les pharmacies.

Les effets indésirables sont pourtant très graves : accidents cardiovasculaires, neurologiques, vertiges...

Le magazine dénonce aussi "des pastilles pour la gorge à base d'anti-inflammatoires comme Strefen sans sucre, qui présente inutilement un risque d'hémorragies digestives."

"Également dans le collimateur des fluidifiants bronchiques qui n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité et peuvent être sources d'irritation du tube digestif"...

On pourrait citer aussi tous les produits à base d'ibuprofène susceptibles de causer de graves troubles cardiaques...

Comment de tels médicaments peuvent-ils se trouver en vente libre ?

Comment ? Si ce n'est pour pousser les patients à la consommation dans un secteur médical qui devient de plus en plus une industrie au service de multinationales âpres au gain.

C'est ignoble : le commerce des médicaments devient une manne pour des financiers véreux qui ne songent qu'à engranger des profits colossaux.

Quand les médicaments deviennent des poisons... on peut vraiment s'inquiéter sur le fonctionnement de nos sociétés.

De toutes façons, ces médicaments peuvent être aussi prescrits par des médecins qui se font les complices de l'industrie pharmaceutique, et qui apportent leur caution à ces substances dangereuses.

Ainsi, se met en place le grand marché des médicaments au détriment de la santé des patients.

Plusieurs scandales ont déjà révélé le danger de certains produits médicamenteux : Mediator, Isoméride, Distilbène, Vioxx. Ces produits ont été finalement retirés de la vente, après avoir fait des milliers de victimes.

Quel sera le prochain scandale sanitaire ?

Quelle sera la prochaine substance incriminée ?

Déjà on évoque un médicament contre la chute des cheveux :  le Propecia qui pourrait entraîner des troubles sexuels durables... Troubles de l'érection, baisse de la libido, voire impuissance : on imagine le désarroi de ceux qui subissent de tels effets secondaires, pour avoir voulu enrayer une simple chute de cheveux...

 

 

 

 

 

 

Source :

http://www.lepoint.fr/sante/automedication-la-liste-noire-des-medicaments-a-eviter-14-11-2017-2172133_40.php

 

 

 

 

Des médicaments dangereux en vente libre : l'industrie pharmaceutique nous vend n'importe quoi...
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 15:10
Le tabac est un poison licite très dangereux...

 

 

 

Dans le cadre de l'opération "Mois sans tabac"...
 

Combien de fumeurs ont essayé de décrocher de leur addiction au tabac ! L'habitude de la cigarette remonte souvent à des années, les français et les françaises commençant à fumer de plus en plus tôt... Le tabagisme s'installe insidieusement et on éprouve bien des difficultés ensuite à y renoncer. 

 

Pourtant, tout devrait inciter chacun et chacune à un abandon de ce qui est une véritable addiction : tout d'abord le tabac, c'est de l'argent qui part en fumées... les cigarettes deviennent des produits de luxe inabordables, de plus en plus chers !

 

Surtout, comment peut- on continuer à fumer quand on connaît tous les dégâts générés par le tabac sur la santé, le bien être, la forme ou tout simplement sur le bonheur ?

 

Fumer, c'est se priver des plaisirs les plus simples de la vie. Finie la sensation du goût : on ne perçoit plus la saveur des aliments, quand la bouche est sans arrêt infestée par le tabac... On en perd aussi le sens de l'odorat, les parfums sont masqués par les vapeurs de la nicotine. Arrêter de fumer, c'est redécouvrir le plaisir de manger, de savourer, de humer des senteurs de fleurs, d'arbres, de fruits... C'est redécouvrir le bonheur de vivre, de respirer !

 

Le tabac s'incruste, s'immisce partout dans les pores de la peau, les cheveux, les vêtements et  imprègne le corps des pieds à la tête. C'est un poison qui contamine l'ensemble des cellules : les ongles, la sueur, les humeurs, les moindres parcelles du corps sont comme envahies par ces particules de goudron et de nicotine. Le tabac va même jusqu'à altérer la voix, la rendre plus rauque, plus sourde, moins claire, caverneuse...

 

Il a aussi des incidences sur le teint qui devient, sous l'effet des fumées, terne, blafard, triste, blême ou grisâtre... sur les doigts qui jaunissent lamentablement... sur les dents qui noircissent, s'obscurcissent et au bout de plusieurs années se déchaussent et risquent de tomber. Fini de sourire à la vie, aux autres, fini le bonheur de rire à pleines dents....

 

Que dire du souffle et du coeur ? Le tabac induit des essoufflements, un manque de tonus, de vitalité, il empêche parfois de se livrer à des sports d'endurance.

 

La cigarette devient aussi un véritable esclavage, elle emprisonne ses adeptes dans des volutes de fumées, elle les enferme dans des habitudes, des gestes, des rituels : sans elle, les gens sont en état de manque, de frustration, et ont alors un besoin impérieux de s'en procurer, c'est une véritable dépendance, un esclavage...

 

Les fumeurs sont  vraiment prisonniers, aliénés, conditionnés par cette ferveur vouée au tabac.

Retrouver sa liberté après des années de cet enfer brumeux, respirer l'air de nouveau, c'est renaître à la vie ! J'invite les fumeurs à une renaissance ! Je les invite à sortir de cette prison de nuages enfumés, de cette nébuleuse de vapeurs pernicieuses ! Je les invite à ne plus se soumettre au Dieu tabac et retrouver une saine indépendance !

 

Non seulement le tabac est un facteur de troubles divers, mais en plus il altère l'apparence physique, il dénature les sensations essentielles qui permettent d'apprécier la vie et ses petits plaisirs...

 

Je n'évoquerai pas ici toutes les conséquences plus graves sur la santé, le coeur, les poumons ...que tout le monde connaît !

Retrouver le bonheur de sentir, de goûter, de respirer normalement ! N'est -ce pas là tout simplement retrouver le bonheur de vivre ??

 

Arrêter de fumer, c'est aussi ne plus enrichir le lobbying très puissant de l'industrie du tabac et par conséquent aussi celui de l'industrie pharmaceutique pour les années à venir ! 

 


 

 

 

 

Le tabac est un poison licite très dangereux...
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 14:36
C'est l'automne en guipures...

 

 

 

L'arbre d'automne se pare de guipures somptueuses : des résilles sombres sur l'azur, des branches qui s'enroulent et révèlent des dentelles...

 

Des motifs éblouissants, des envolées de branches et de brindilles légères...

 

L'arbre dessine des figures acrobatiques, des arantèles délicates, des arabesques subtiles.

 

L'arbre fait apparaître une silhouette sinueuse, vaporeuse, aux embruns de nuées sombres sous le soleil de l'automne.

 

C'est l'automne en guipures, c'est l'automne qui dénude les branches du marronnier...

 

C'est l'automne aux teintes de rouilles qui dessine en arrière plan des arbres colorés de rousseurs et de xanthe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

C'est l'automne en guipures...
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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 11:05
Et le soleil se levait sur le no man's land...

 

 

 

Cette chanson de Pierre Bachelet s'ouvre sur une envie de liberté, dans une nature accueillante et prodigue : là sont réunis tous les éléments d'un décor généreux... "un chemin, un peuplier, des foins, un sentier, plein de rosée, un ruisseau."

 

Le narrateur s'exprime à la première personne et dans sa fuite à travers la nature, il profite de tout ce paysage qui s'offre à lui : on le voit "boire" au "ruisseau", "regarder" l'eau, faire le plein de sensations.

 

Dans le refrain, son regard s'attarde aussi sur le "soleil qui se lève", symbole d'espoir et de renouveau,  des "oiseaux" qui s'en vont vers le "no man's land".

L'expression désignait pendant la première guerre mondiale la zone située après les barbelés entre les deux tranchées opposées.

 

Et bien sûr, on comprend alors que le personnage fuit l'enfer de la guerre, essayant de se fondre dans une nature complice et bienveillante.

 

On perçoit les pensées du personnage qui nous semble ainsi très proche et familier : "je croyais voler... On me chercherait bientôt, bientôt je ne serai plus là..."C'est un personnage qui rêve d'évasion et de liberté...

 

Et le contraste de la vision qui suit est saisissant : "j'ai vu sur le versant Un faisan à aigrette qui marchait tranquillement, repéré la frontière du côté opposé, plein de militaires, un champ de barbelés".

La guerre symbolisé par "les militaires, les barbelés" s'oppose à une nature somptueuse et tranquille représentée par ce "faisan à aigrette".

 

"J'rentrerai pas ce soir, j'rentrerai plus jamais
Je m'suis caché pour voir le côté liberté..." pense et affirme le personnage, comme pour se rassurer. Et on est sensible à son humanité, à ses espoirs réitérés.

L'emploi du futur marque une sorte de certitude et d'assurance, de même que la négation absolue : "plus jamais."

 

Le personnage s'attarde alors pour contempler le paysage :

"En bas dans la vallée y avait comme un hameau
Et de tendres fumées. fumées qui donnaient chaud", on perçoit une image réconfortante de bonheur faite de tendresse, de chaleur.

 

Il lui reste "cinquante mètres à faire" et soudain, sa fuite est interrompue : 
"J'ai entendu tirer, je suis tombé par terre..."

Une nouvelle sensation apparaît : le bruit d'un fusil, et le personnage s'affaisse... on assiste à la mort en direct du soldat.

 

On entend encore les pensées du personnage : 

"J'ai la vie qui s'enfuit au milieu de ma chemise
Mais que c'est beau la vie, même s'il y a des surprises."

 

On perçoit la blessure qui l'a atteint et aussi tout l'amour de vie qu'il ressent à travers cette structure exclamative : "Mais que c'est beau la vie..."

 

Et, une dernière fois, il affirme son amour de la nature, en observant les nuages, "les flocons du ciel bleu", belle image poétique qui restitue son attachement au monde :

"Je regarde les nuages, j'aimerais être comme eux
On tire pas au passage les flocons du ciel bleu..."

Les nuages hors d'atteinte lui donnent encore une impression de liberté.

 

Et les derniers vers du poème sont à nouveau une réaffirmation de la beauté du monde que le personnage regarde avec ferveur et admiration :

"Étendu sur le dos, je regarde une dernière fois
Mais que le monde est beau, est beau autour de moi..."

 

Ce poème qui dénonce la guerre avec sensibilité, pudeur est aussi un magnifique hymne à la nature.

La mélodie rythmée restitue une envie de liberté, un amour de la vie qui contraste avec la violence de la guerre.


 

Paroles : Jean-Pierre Lang, musique : Pierre Bachelet.

 

 

 

 

Et le soleil se levait sur le no man's land...
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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 15:01
Ecriture inclusive : arrêtons le massacre !

 

 

La langue française malmenée, défigurée tant de fois, mérite d'être préservée des atteintes de cette nouvelle lubie : l'écriture inclusive qui la dénature un peu plus encore.

 

Il suffit de regarder quelques mots orthographiés selon le principe de l'écriture inclusive : "boulanger.e.s, conducteurs.rices, ingénieur.e.s ou des salarié.e.s, artisan.e.s, commerçant.e.s", pour comprendre les difficultés que soulève une telle pratique.

Notre langue en devient incompréhensible, absconse, obscure.

 

Une telle écriture perturbe la lecture et la rend difficile : l'utilisation de points au milieu des mots est une hérésie totale... Le point doit rester une ponctuation qui marque la fin d'une phrase.

Et ce galimatias serait introduit au nom de l'égalité des sexes ! ?

Mais on croit rêver !

 

 Brigitte Grésy, la secrétaire générale du haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes a même osé déclarer, à ce sujet :
 "Je trouve ça élégant ; cela forme comme des petits nuages à la fin des mots. Surtout, depuis que j’écris ainsi, je ne vois plus un monde uniforme mais riche des deux sexes. Enfin, la moitié de l’humanité, les femmes, apparaît. Car oui, une langue représente le monde. Et cette écriture dite inclusive est une arme massive de visibilité pour les femmes." 

Mais qui ne voit que le combat pour cette égalité doit se situer ailleurs ?

 

L'apprentissage de notre langue est déjà très complexe, avec des règles et des exceptions grammaticales nombreuses.

Avec cette écriture dite inclusive, on risque d'exclure de plus en plus de jeunes qui éprouvent des difficultés à apprendre la langue.

 

Combien d'élèves ne maîtrisent pas des règles d'accord élémentaires entre le sujet et le verbe, entre le nom et l'adjectif ? Et on voudrait rajouter d'autres subtilités grammaticales ?

On voit bien que les promoteurs de l'écriture inclusive n'ont aucune connaissance des réalités de l'enseignement.

 

D'autres  s'insurgent encore contre cette règle grammaticale : "le masculin l'emporte sur le féminin..."

Il faudrait donc que le féminin l'emporte sur le masculin, afin de satisfaire quelques féministes fanatisées ?

Mais ce n'est pas sur ce terrain qu'il faut se battre pour lutter contre l'inégalité des sexes.

Cette cause est trop importante pour qu'on la réduise à des habitudes de langage.

Il existe des problèmes bien plus graves.

 

C'est dans les faits, dans la réalité qu'il faut promouvoir la cause des femmes : lutter contre le sexisme, le harcèlement, les brimades.

La parole se libère de plus en plus pour défendre la cause des femmes et dénoncer leur asservissement.

C'est sur ce terrain qu'il faut continuer à se battre...

La cause des femmes mérite mieux que ces galimatias instaurés par l'écriture inclusive.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture inclusive : arrêtons le massacre !
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 10:36
L'industrie pharmaceutique et ses dérives : un business immoral...

 

 

Des médicaments qui nous soignent ou qui nous empoisonnent ? On peut parfois se poser la question...

Une émission diffusée sur France Culture dénonce le business immoral auquel se livrent les laboratoires pharmaceutiques.

 

Les multinationales de cette industrie sont plus puissantes que des états, alors que les fonctionnaires chargés d'évaluer les médicaments n'ont pas les moyens de le faire...

Souvent, les essais thérapeutiques ne sont pas menés avec sérieux et rigueur.

Le docteur Gérard Delépine déclare à ce sujet :"Des essais thérapeutiques sont nécessaires : si c'est un essai pour comparer deux traitements, c'est un essai éthique, car on peut voir, dans ce cas, celui qui a le plus d'efficacité, mais si cet essai n'a pour but que d'obtenir la mise sur le marché d'un produit inefficace, ce n'est pas éthique, c'est au détriment du malade...

 

En fait, l'industrie pharmaceutique ne crée plus rien : depuis 15 ans, les nouveaux produits sont développés par des start-up.

Ainsi, les laboratoires sont devenus essentiellement des instruments de propagande et de pouvoir : ils représentent une puissance financière colossale... c'est le règne des marchands, il s'agit de vendre le plus cher possible... et dans ce but, les labos achètent même les experts et les ministres."

 

Selon Mikkel Borch-Jacobsen, les laboratoires en viennent à créer des pathologies afin d'écouler des médicaments ! Big Pharma est une industrie toute puissante qui joue sur notre santé.

Des anti-dépresseurs peuvent rendre criminels ou suicidaires, des médicaments contre la ménopause sont cancérigènes, des antidiabétiques génèrent des problèmes cardiaques... si les médicaments comportent des effets négatifs, les labos vont tout faire pour ne pas en parler.

 

Et même quand un labo perd un procès, il reste gagnant à cause de tout un système de brevets, et indirectement, cela fait même monter son action en bourse.

En effet, quand une alerte est lancée à propos d'un médicament, il faut beaucoup de temps avant que les agences sanitaires, les pouvoirs publics, les médias obtiennent l'arrêt de ce médicament et le laboratoire continue à engranger de gros bénéfices pendant des décennies.

 

Un exemple de scandale pharmaceutique : la suicidalité provoquée par les antidépresseurs. Des essais cliniques ont été faits :  quand des suicides se sont produits, on a dit : "Ils ont quitté l'étude... "Ou encore, on a pu dire : "C'est normal que des gens déprimés se suicident..."

 

Le profit avant tout ! Le prix des médicaments, c'est le prix maximum que le client est prêt à payer. Les prix dans les pays riches sont souvent excessifs : et comme c'est très cher, les gens ont tendance à croire que c'est bon...

C'est le ministre de la santé qui fixe les prix, et qui accepte tel ou tel prix : les labos font parfois des marges de 99% dans certains pays ! Ainsi, on vole les citoyens, pour engraisser l'industrie pharmaceutique.

 

Par ailleurs, on met de plus en plus souvent sur le marché des médicaments qui sont peu utiles au malade, ou trop toxiques, à la suite d'études pilotes ridicules : 150 malades suivis pendant trois mois...

 

Il s'agit de vendre plutôt que soigner : on oublie l'intérêt du patient, ce qui compte, c'est l'intérêt des actionnaires. Ces financiers à la tête de l'industrie pharmaceutique gagnent des sommes colossales et immorales. Ils corrompent les agences censées les contrôler.

 

La publicité joue aussi  un rôle essentiel et sert à influencer les médecins eux-mêmes. Les labos leur offrent des cadeaux : un stylo, un repas qui doivent être déclarés, mais si le médecin signe un contrat commercial avec un labo, il n'a pas à le déclarer : le secret des affaires passe avant la sécurité sanitaire... C'est Marisol Touraine qui a signé ce décret.

 

Ces dernières années, le paysage psychiatrique a été remodelé : la logique industrielle détermine ce qui va être diagnostiqué. Les labos ont eu cette idée : les dépressifs souffriraient en fait de "troubles bipolaires", on a pu donner à de simples dépressifs des antipsychotiques, avec des effets secondaires graves : diabète, troubles cardiaques, obésité...

 

 Ainsi, l'industrie pharmaceutique génère des profits considérables, souvent au mépris de la santé des patients.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-44-soigner-ou-vendre

 

L'industrie pharmaceutique et ses dérives : un business immoral...
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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 17:11
Réhabiliter la culture...

 


 

Comment réhabiliter la culture ? Cette culture qui a tendance à disparaître de nos écrans : la télévision nous offre de moins en moins de grandes émissions culturelles et privilégie souvent des divertissements de pacotille.

 

Les jeux vidéo connaissent un succès grandissant auprès des jeunes générations, et pourtant, ils ne sont le plus souvent que vacuité, abrutissement et inculture.

 

On aimerait retrouver sur le petit écran, à des heures de grande écoute, des représentations théâtrales, des émissions littéraires, ou encore des documentaires sur l'art, la peinture, la musique.

 

La culture doit retrouver, aussi, sa place à l'école : c'est à l'école que naît le goût pour la culture, c'est là que se transmettent les savoirs et les connaissances indispensables pour avoir accès à la culture.

La culture est affaire de curiosité et cette curiosité doit être éveillée dès le plus jeune âge.

 

Or, paradoxalement notre école a eu tendance, ces dernières années, à effacer la culture : la pédagogie de la découverte a fait des ravages, l'élève étant censé découvrir par lui-même le savoir.

 

Mais si on ne donne pas aux enfants, aux adolescents les outils pour accéder à la culture, ils ne pourront jamais l'apprécier à sa juste valeur.

Il convient de réhabiliter toutes les disciplines qui permettent d'éveiller la curiosité, de donner le goût des mots, de la lecture : la grammaire, la syntaxe, l'étymologie.

 

Il convient de montrer l'importance des connaissances culturelles, littéraires, historiques, philosophiques, scientifiques, artistiques qui permettent de s'ouvrir au monde.

Et la culture passe d'abord par un apprentissage rigoureux de la langue.

 

Notre école engluée dans l'idéologie de l'égalitarisme en vient à négliger des savoirs essentiels : la grammaire, l'apprentissage de la langue. Sans ces connaissances de base, la culture est inaccessible et lointaine.

Comment apprendre, comme se cultiver si on ne maîtrise pas sa propre langue ?

Toute culture passe par le langage et les mots.

 

Oui, la culture demande des efforts, elle est exigeante, parfois difficile d'accès : elle ne s'accommode pas de paresse intellectuelle.

 

L'art est aussi trop souvent négligé dans l'éducation : autrefois, les cours de dessins étaient obligatoires dans les lycées, dorénavant, les enseignements artistiques sont devenus optionnels.

C'est pourtant lors de l'adolescence que se forment cette éducation et cette ouverture sur les arts.

 

Dans un monde où l'image occupe une place prépondérante, où s'imposent le superficiel et l'artifice, la culture doit permettre à chacun d'échapper à ces tendances.

 

La culture doit permettre de décrypter les réalités qui nous entourent et de mieux comprendre le monde.

Notre monde déverse des flots d'images de toutes sortes, et pourtant, nous ne sommes pas formés à décrypter ces images.

 

 

 


 

 

Réhabiliter la culture...
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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 15:17
Une vraie promenade d'automne...

 

 

 

 

Dans le jardin, l'automne est maintenant bien installé : les feuilles couvrent le sol, frémissent sous nos pas, s'enroulent sur elles-mêmes dans des camaïeux de bruns et de xanthe.

 

Elles forment, près des arbres, des motifs géométriques : des zigzags, des losanges, des lignes sinueuses, dans des tons de roux.

 

Soudain, le vent les emporte, dans un frisson plein de légèreté et d'élégance.

 

Le ciel gris, le temps doux, des lumières atténuées, le canal qui s'illumine de feuilles aux teintes éblouissantes : c'est l'automne dans toute sa splendeur !

 

Les cygnes somptueux sillonnent sur l'eau des nuées de feuilles : leur silhouette blanche de lys magnifient l'éparpillement de ces feuilles si lumineuses.

 

Les cygnes célèbrent l'automne triomphant, ses couleurs, sa douceur, ses éclats...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Une vraie promenade d'automne...
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